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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 15:18

Aunis TY

Retrouver la dimension créatrice de la parole avec la sortie du covid

 

Nous n’avons jamais bien compris pourquoi les Anciens insistaient tant sur la dimension créatrice de la parole. Il y a manifestement quelque chose qui nous échappe car aujourd’hui la parole est en partie stérile. Sans doute sommes-nous face à un blocage qui empêche cette parole de fonctionner correctement. Nous allons donc nous remettre dans la bonne perspective pour repérer où se trouve le dysfonctionnement.

 

Ma parole devient créatrice lorsque j’autorise l’autre à être soi-même

La vie humaine est un grand jeu entre moi et l’autre, entre les uns et les autres. La création tout entière est suspendue à ce jeu. Parce qu’au départ, je suis l’objet d’un don qui m’échappe, me voilà soumis à un interdit. Je ne peux pas prendre ce qui ne m’est pas dû. Il me faut passer du prendre au recevoir. Je viens d’ailleurs, d’un ailleurs qui m’est inconnu. D’emblée, je suis invité à être dans l’accueil de moi-même. Mais une telle attitude n’est possible que si l’interdit originel est levé, que si quelqu’un (un autre) m’autorise à le transgresser. Tout homme a ce pouvoir extraordinaire, s’il se situe bien dans l’altérité, d’autoriser l’autre à exister et à être soi-même. Chacun a besoin de l’autorisation d’un autre pour entrer dans l’existence et c’est dans ce jeu d’autorisations réciproques que réside la dimension créatrice de la parole.

 

Le cas de Jean-Michel

Jean-Michel, qui a 72 ans, a été victime du covid. Il est actuellement en phase de réanimation, mais son réveil est difficile. Sa femme, Emmanuelle, est amenée à l’aider dans son retour à une existence normale. Après l’anesthésie, elle doit maintenant l’autoriser à vivre. Au départ, elle réveille son oreille, s’assurant qu’il comprend ce qu’elle lui dit. En fait il l’entend bien mais sa parole est inaudible. Pourtant il n’hésite plus à prendre le téléphone. En réalité, son pouvoir sur les mots est inopérant, comme si sa voix n’arrivait pas à articuler des sons, chargés de sens. Pour le moment, Emmanuelle en est là, dans un labeur de tous les jours, qui, de temps en temps, la désespère, mais qui, plus souvent, la plonge dans l’enthousiasme de la création. Elle en est sûre, dans les jours qui viennent, Jean-Michel va retrouver l’usage de la parole.

 

En fait, l’altérité passe d’abord par la séparation

Emmanuella, l’apprend, à ses dépens : elle ne peut aider Jean-Michel à retrouver pleinement la vie que si elle prend de la distance par rapport à lui en sortant d’une trop grande proximité. Spontanément, nous pensons que l’amour s’accomplit dans la fusion, que les besoins doivent être satisfaits par la consommation et que la vie sociale trouve sa plénitude dans la bonne entente, en dehors de tout conflit. Or la fusion produit la confusion et l’aliénation, la consommation étouffe le manque et contrarie le désir, et le rejet de la différence et du conflit ne laisse aucune place à l’étranger. Nous voyons bien que c’est aujourd’hui sur ces problèmes qu’achoppe la société. Nous n’arrivons pas à passer le cap de l’altérité et, parce qu’il n’y a plus vraiment d’autre, nous sommes dans l’incapacité d’entrer dans une parole créatrice, qui doit nous autoriser à être nous-mêmes.

En réalité, la Vie use le plus souvent de subterfuges pour nous remettre sur la bonne voie. Le confinement est précisément le temps de la séparation que nous sommes en train de rechercher. Il finit par faire émerger l’altérité indispensable qui nous manque. Confinement et déconfinement sont aussi nécessaires l’un que l’autre.

Chez Emmanuelle, la maladie de Jean-Michel et son traitement ont déjà séparé le mari et la femme. Jean-Michel est devenu un autre pour Emmanuelle. Le fossé creusé était indispensable pour que puisse s’opérer une renaissance ou une recréation.

 

Une société privée de parole devient stérile

Emmanuelle découvre qu’en dépit de tous les progrès de Jean-Michel, l’accession à la maîtrise des mots devient capitale. Les mots ont cette vertu magique de séparer et de rapprocher, et, par là-même, d’être créateurs de société et d’humanité.

En même temps, avec le covid, les cafés et restaurants se sont fermés et de nombreux lieux de parole ont cessé de fonctionner. Ainsi, à notre insu, la création a déserté notre humanité. C’est pourquoi la sortie du confinement est un enjeu encore plus important que la victoire sur le covid. En tout cas, pour le moins, l’une ne va pas sans l’autre.

 

La sortie du covid va susciter une explosion de création

Maintenant, tout est prêt pour que la parole revienne et redéploie sa dimension créatrice. Déjà les places de La Croix-Rousse et les rues de Saint-Jean s’égaient de multiples couleurs. Femmes et hommes sont au rendez-vous autour des tables dressées pour leurs rencontres. Le manque maintenu pendant des mois a fait surgir un intense désir de parole et de création. Une ère nouvelle pour la société est en train de s’ouvrir. Il y a quinze jours déjà, lorsque les terrasses se sont ouvertes, nous nous sommes rencontrés à quatre autour d’une table. Et là, nous avons parlé pendant six heures. Nous avions besoin de l’autorisation des autres pour sortir des interdits qui comprimaient nos existences.…

 

Etienne Duval

 

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commentaires

G
Bien d'accord ! J'ajouterais que la « connection », la « communication » qui deviennent une obsession, est source de fusions, voire de confusion non seulement des propos et des idées (quand il y en a) mais aussi entre les personnes, par la recherche d'une façon commune de voir, ce qui est rassurant, et le besoin d'être reconnu et accepté dans un groupe ( d'où le culte de « l'identité » ). Or pour qu'il y ait « dynamique » et création, il faut des engagements personnels. L'histoire fournit de multiples exemples : la parole solitaire de de Gaulle - face aux discours lénifiants du vieux Pétain religieusement entendus. Puis cette parole créatrice devient, hors contexte, simplifiée et usurpée, des lieux communs. Et l'Histoire continue.

A la prochaine.

Gérard

envoyé : 27 juin 2021 à 11:39
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E
Je suis entièrement d’accord avec toi. Pour qu’il y ait parole créatrice, il faut un engagement très marqué du sujet. Sinon nous sommes dans l’idéologie ou le bavardage.
Très bonne soirée !
G
L'article du blog est référencé par google.
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E
MON INTERVENTION AUX FUNERAILLES DE jEAN6-MARC

Bonjour Jean-Marc,
Il y a toujours eu, entre nous, une certaine connivence. Nous étions tous les deux haut-savoyards. Nos pères se connaissaient et s’appréciaient. Ton père était le directeur du Crédit agricole d’Annemasse et le mien était un de ses administrateurs. Tu as même passé deux ans au collège de La Roche-sur-Foron où j’ai fait mes études secondaires.
Paradoxalement, ce qui m’a frappé chez toi, au départ, c’est une certaine joie de vivre basée sur un esprit taquin et un humour par rapport à toi-même. Lorsque tu es arrivé à La Direction Régionale, je suis allé visiter ta chambre, près de la rue Moncey. Or tu venais de perdre une de tes lentilles. Sans succès, je crois, nous l’avons cherchée sur un plancher qui n’avait pas vu le balai depuis plusieurs semaines. Nous en avons beaucoup ri tous les deux. Je me souviens aussi de tes joutes, après matchs, avec Horacio, qui faisait semblant de se mettre en colère. Et puis, il y a eu surtout les trois jours à vélo en Ardèche avec René, qui, un peu plus léger, t’a fait suer sang et eau. C’était ton Iliade et ton Odyssée, qui a alimenté de nombreuses conversations. Je pense à ce moine de Notre Dame des Neiges, qui vous a fait acheter une bouteille de liqueur de châtaignes pour y goûter lui-même.
En réalité, ce qui m’a le plus impressionné, c’est ton humanité, qui était ta force dans ta faiblesse. Tu avais des problèmes de santé, mais tu t’es toujours obstiné à faire ton travail, à ne jamais manquer. A la fin de chaque mois, le préfet, les préfectures et les directions départementales du travail attendaient les statistiques du chômage. Chaque fois tu as été là pour produire les chiffres attendus et renseigner de manière très pédagogique les directeurs de service. La faiblesse était ta part d’épreuve mais la force a toujours été là, venant de je ne sais où.
Tu as été malade du covid pendant un mois et demi. A la fin, tu n’arrivais pas à te réveiller. Alors Geneviève a été admirable pour te donner l’autorisation de vivre. Tes progrès étaient continus et nous souhaitions te revoir parmi nous. Mais, à la fin, tu en as décidé autrement : tu as choisi la mort pour être plus à même d’aider ceux qui restaient : je veux parler de Geneviève et Alexandre. Alexandre, tu l’as toujours aimé d’un amour inconditionnel. Et maintenant, je crois que tu vas l’aimer plus encore. Etienne Duval
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E
Je suis d’accord avec toi : nous sommes passés de la parole à la communication. L’important est de rester connecté. On le voit bien dans l’utilisation du portable. Or, en agissant ainsi, c’est oublier ce qu’est la parole. Elle n’est possible que dans la déconnexion, c’est-à-dire dans cet espace qui me sépare de l’autre. Elle est, au départ, créatrice d’un entre-deux, entre deux ou plusieurs personnes. Elle est principalement reconnaissance de ceux qui vont passer de la parole à l’action créatrice d’avenir. Elle est autorisation à entrer dans une dimension nouvelle qui nous est donnée, à entrer dans le don qui est porteur de la création toujours en action. La parole est créatrice dans la mesure où elle nous ouvre à la dynamique de la création toujours en action.
Avant-hier, j’ai dû parler à l’enterrement d’un ancien collègue de travail. Je savais que c’était très important parce qu’il me fallait donner une représentation du disparu à partir de laquelle les survivants allaient pouvoir le faire revivre. Il fallait que j’aille jusqu’à faire entrer les autres dans le mystère de sa personne, porteuse du don de l’être et de l’avenir à construire. Il avait des problèmes de santé, mais la maladie ne constituait pas son identité. J’ai d’abord montré qu’il était dans la joie de vivre et, ensuite, qu’il y avait chez lui une force dans sa faiblesse C’est surtout à partir de ce mystère que les autres allaient pouvoir continuer à la faire vivre.
A bientôt !
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G
Cher Etienne,
Merci pour cette nouvelle invitation et cette reprise (attendue) du dialogue... écrit et via l'informatique, faute de mieux qui serait une parole échangée en chair et en os.
Je suis évidemment bien d'accord : rien ne vaut la parole, c'est-à-dire les mots et la présence. On sait bien que les mots avec leurs multiples sous-entendus, enrichis par la présence, la voix, les intonations, le regard, et les silences : tout ce qui fait la parole infiniment riche de sens. L'ensemble nous rend humains les uns grâce aux autres dans un rapport réel et complexe. L'écrit peut être un substitut acceptable. Le bel exemple que tu donnes à propos d'Emmanuelle et Jean-Michel est très parlant (si j'ose dire) d'humanité.
Je suis, de mon côté très frappé - depuis longtemps – par l'envahissement d'une fausse parole : la « communication ». La radio, la sainte Télé (et certaines conversations) nous imposent un langage appauvri, approximatif, flou, ou sophistiqué. Ma (re)lecture de l'autre soir (Roland Gori, La fabrique des imposteurs, Babel (!) 2013) confirmait (une fois de plus) mon impression : nous subissons jour après jour un discours normalisé et très normatif, que nous adoptons inconsciemment. Il est fourni par la technique toute puissante, adopte son vocabulaire qui se prétend précis savant, mais qui, copié, n'est qu'obscur. Mais il séduit et s'impose. Et nous voilà « connectés » en permanence, nous recevons en masse, « captons » et emmagasinons des « infos », puis « on gère ». À cela, pas de réponse possible, peu de réflexion, peu d'éléments de choix rationnels et argumentés. Qui les entendrait, dans la profusion des discours ? Nous restons muets et quasiment immobiles, désarmés devant la réalité, consentants – par force ? Le résultat en est une solitude désabusée, sceptique, 66,7 % d'abstentionnistes aux élections (celles d'une « démocratie » devenue illusoire), une vie politique en mort cérébrale. Pendant ce temps, des décisions fondamentales sont prises hors de vue, soustraites à la discussion, enveloppées dans des discours abscons et noyés dans des muettes procédures administratives. Des décisions plus que jamais urgentes sont ainsi hors de notre portée. C'est-à-dire de notre voix. Nous n'avons pas la parole.
Ceci me donnerait presque la nostalgie des « réunions publiques » des années 1970, organisées modestement par la cellule, qui réunissaient parfois une foule d'une quinzaine de personnes (au plus), mais au moins : on se parlait ! Et les réflexions avançaient. (Ce qu'elles donnaient ensuite est un autre problème). Désormais le discours politique surplombe les citoyens, est réservé à « ceux qui savent » et « causent dans le poste ». Mais les citoyens « peuvent toujours causer » au Café du commerce.

Il est urgent de retrouver l'usage de la parole, qui est honnêteté et simplicité suscitées par l'échange et la présence réelle. La parole oblige à la vérité par cet échange humain de propos rationnels et le partage de liens affectifs. J'ai enseigné avec plasir (souvent), pendant vingt ans. Mon fils, qui enseigne maintenant, me parle des normes ministérielles (pondues sans aucun doute par des Inspecteurs généraux – très intelligents). Le contenu est précisément défini, les manières de faire strictement réglementées (on appelle ça la « pédagogie », qui est une science !), le tout porté par l'informatique. Autrefois j'enseignais la matière d'un programme, selon ce que mes lectures me donnaient à comprendre, et je rendais compte à mes élèves de ce que j'avais compris -cela, avec les précautions utiles- et librement. Je ne cachais pas mes points de vue, je les signalait ainsi que mes sources. Il s'en suivait souvent des vraies discussions. J'étais, nous étions ensemble, alors, dans « la parole ». Les échanges passionnés étaient dus à la conviction et obligeaient à la précision. Je doute que l'encadrement actuel qui est imposé à l'enseignement et aux enseignants, permette encore cette liberté de parole, essentielle à l'enseignement. Et vitale pour tous. Aujourd'hui et plus encore demain.
Or la pseudo- parole « formatée », issue de la technique continuellement invasive (analysée par Jacques Ellul) et portée maintenant par le « G5 » (=?), entretient confusion, aliénation, rend la parole stérile mais la consommation abondante. Les taux de croissance sont à nouveau à la hausse, c'est l'essentiel. Et là-dessus, il n'y a rien à dire. Mais tout, ou tant est à faire ! Quoi ? Il faut en parler.
Nous sommes passés au XIX ème s. (en Bretagne notamment, remarquait mon directeur de « thèse ») « d'une civilisation de l'oral à une civilisation de l'écrit, d'une civilisation rurale à une civilisation urbaine, de la langue bretonne à la langue française ». Je crois bien que nous sommes sortis de l'écrit, mais pas au bénéfice de la parole ; je ne sais pas quelle langue nous parlons ; et nous sortons – je le crains-, d'une civilisation. Je n'ose pas dire : de la civilisation. Par prudence je retiendrai ma parole. Mais je n'en pense pas moins.
Gérard Jaffrédou,
24. VI. 2021
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E
Ta parole m'intéresse beaucoup. Mais qu'est-ce que la parole? Pour le moment je suis tr-s pris. Je te répondrai dimanche.

Bonne soirée !
N
Tres intéresse par ton blog sur la « dimension créatrice de la parole ». Suis assez d’accord avec ta vision. Sur la créativité de chaque personne, tu aurais pu évoquer l’importance de la lecture, de la musique etc grâce au Covid. S’agissant des compositeurs, des écrivains, musiciens, savants et…, l’isolement est souvent nécessaire. Beaucoup vivent presque isoles du monde. Que dire des nombreux artistes, autistes? Je pense que c’est l’impossibilité, l'interdiction de se voir qui a atteint la psychologie de chacun, qui a donne a la parole cette importance.
Je souris en pensant aux Duval pour qui la parole était rare. !

Bonne soirée. !
Répondre
E
Tu as raison d'insister sur la lecture, l(écriture, la musique...., qui ont aussi une grnde importance. Ce sera pour une autre fois.
Sur la parole dans la famille : elle a pu manquer, mais, avec les années, il me semble qu'elle a pris plus d'ample.
Merci pour tes réflexions.ur.
J
Jean-Marc (Jean-Michel) est mort ce matin, alors que nous attendions son retour parmi nous. Il a éprouvé de nombreuses difficultés dans sa vie mais il nous laisse une leçon de grande humanité teintée de beaucoup d’humour. Il a toujours été là pour faire face. Nous étions tous les deux haut-savoyards et nos pères se connaissaient et s’appréciaient. Geneviève est très éprouvée mais comme lui, elle a su faire face jusqu’au bout. A elle et à Alexandre, je dis toute ma complicité humaine dans ce passage difficile de leur vie.Je crois que Jean-Marc va désormais veiller sur eux.
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C
Bravo cher Etienne pour la nouvelle d’un « heureux evenement » quand meme je ne te savais pas si Révolutionnaire !! A bientôt ;
Bien amicalement
CLAIRE H.D.
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E
Merci Claire. Ce n'est pas moi qui suis révolutionnaire ,Mais c(est la Vie elle-même quand on essaie de b ien la lire.
Très bonne journée !
A
D'accord avec ton dernier article du blog.
Répondre
E
Merci !
J
Merci cher Etienne pour cette réflexion. Intéressant cette notion d'autorisation de l'autre. Une façon de dire que j'ai besoin de son écoute bienveillante, de son respect, et même un peu de son admiration. Finalement la notion d'autorisation peut recouvrir un peu tout cela.
J'enprofite, à titre de partage, pour une fois, de te transmettre la lettre pastorale donnée au diocèse pour la Pentecôte. Elle est aussi un peu mon credo pour notre Eglise en Algérie et ailleurs.
Très fraternellement à toi,

Jean-Paul
Répondre
E
MerciJean-Paul. je vois que nous nous rejoignons. Pour moi, la notion d'autorisation est très proche de la reconnaissance qui con,duit à une renaiossance. Je vais lire avec attention ta lettre pastorale.

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