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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 14:30

 

Klimt

L'apparition inattendue de ma mère

 

Lorsque je parle de ma mère, je ne voudrais pas m’approprier ce personnage essentiel de la famille car nous étions dix enfants, deux filles et huit garçons. Malgré le déséquilibre entre filles et garçons, je crois que nous avons tous été heureux d’appartenir à une grande famille.

Nous nous répartissions entre deux générations : ceux qui avaient vécu chez les grands-parents et ceux qui avaient bénéficié d’une maison, bâtie spécialement pour nous. Etant le sixième, je me trouvais à la jonction des deux générations : j’ai quitté la maison des grands-parents à l’âge de trois mois. Il y avait, à ce moment, une tension entre la grand-mère et mes deux parents, tension qui s’était inscrite dans mon corps de façon étonnante. A un moment donné, je me suis aperçu que je n’entendais pas bien de l’oreille droite. J’ai alors tout fait pour sortir de ce léger handicap. Mais rien n’y a fait si bien que j’en ai conclu que je devais être sourd de naissance. Là-dessus, en 1986, alors que ma collègue de travail la plus proche critiquait une autre collègue, je ne lui prêtais qu’une oreille distraite. Alors, elle dit : « Tu n’entends pas ? ». Je lui répondis : » Je n’entends pas tout mais je vois tout ». A ce moment même je pars au centre commercial de La Part-Dieu. Tout à coup, je ressens comme un coup de fusil dans l’oreille. L’oreille s’ouvre et je vois de petits enfants qui faisaient du pédalo sur une pièce d’eau, aujourd’hui disparue. Cela me renvoie à ma naissance et je comprends assez vite que je ne voulais pas prêter l’oreille à ma grand-mère critiquant mes parents, si bien qu’elle s’était fermée jusqu'à ce moment précis.

 

Un dimanche après-midi, je suis en train de regarder la télévision

Il y a une quinzaine de jours, un dimanche après-midi, je regarde une émission consacrée aux enfants. Ils sont dans des situations différentes et dans plusieurs pays d’Europe. A un moment donné, on en vient aux fêtes des mères en France.

 

Tout à coup, le visage de ma mère apparaît sur l’écran

Je découvre mon village. On est en train de célébrer les mères de familles nombreuses. Tout à coup ma mère apparaît au premier plan, entourée de fleurs. C’est à peine si je la reconnais : ayant gardé l’image d’une personne âgée, j’ai de la difficulté à identifier ce visage aussi jeune. Ma mère a une quarantaine d’années et elle a mis au monde son dernier enfant, un an et demi plus tôt.

Me voilà plongé dans un très grand émoi.

 

Le nouveau visage de ma mère est transfiguré par une grande beauté

Ma mère n’est pas jolie comme une fille de vingt ans mais elle est très belle. Il y a en elle, de la fierté d’avoir mis au monde dix enfants mais on la sent tournée vers l’avenir car il ne suffit pas d’enfanter. Encore faut-il avec le père conduire les enfants jusqu’à l’orée d’une vie sociale responsable. Cette mère que je croyais connaître, je la découvre toute nouvelle, traversée par l’élan mystérieux de la création. C’est un réel teinté d’éternité qui se présente à moi, en ce moment. Celle que j’imaginais enveloppée par la mort est manifestement vivante : j’en ai maintenant la conviction.

 

Nous sommes encore quatre survivants de la famille

Mes frères et sœur nous quittent les uns après les autres, sans toujours respecter l’ordre des âges. Pour le moment, je suis l’aîné des survivants. Un jour, j’en suis sûr, la mort frappera à ma porte. Je n’ai pourtant pas peur car elle n’aura pas le dernier mot puisque ma mère est vivante.

 

Ma mère est dans l’attente : elle n’a pas fini son travail

Jusqu’ici, je pensais que ma mère était dans la paix. Mais aujourd’hui, je sais qu’elle doit achever sa tâche de mère : elle doit accompagner dans la mort chacun des quatre survivants pour que cette mort soit aussi une renaissance. Elle accomplira ainsi son travail d’enfantement. Sans doute ne puise-t-elle pas, dans son propre fond, les forces de la résurrection. Mais elle est elle-même associée aux forces de l’Esprit.

 

Lorsque nous la reverrons, elle sera encore plus belle qu’à la télévision

Plus encore que lors de la  fête découverte à la télévision, ma mère baigne aujourd’hui dans la lumière créatrice de l’Esprit qui la transfigure, au point de la faire rayonner d’une beauté que nous n’imaginons même pas. Cela est vrai non seulement pour elle mais également pour toutes les autres mères, qui, dans un autre monde, poursuivent leur travail d’enfantement. Chacun est libre d’imaginer les choses autrement. J’ai pourtant la conviction très forte que notre monde est fait pour la beauté et que tous les êtres qui l’habitent seront un jour transfigurés par l’Esprit.

Etienne Duval

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commentaires

C
Encore bonjour,

Je m’émeus à me souvenir de Mémé.

Elle est très belle dans ce dont nous nous souvenons, nous les petits enfants, et même quand vous quatre serez passés de l’autre côté de la cloison, il ne faut pas trop vite penser qu’elle aura fini son œuvre....
Répondre
E
J'avais oublié que Maman était aussi grand-mère. C'est important. Tu fais bien de le rappeler.
Bien affectueusement à toute la famille;
C
Merci Tonton pour cette balade, d’expérience et d’intuitions, entre morts et résurrections.

Je crois fort que chacun expérimente la résurrection, ici et maintenant, et de multiples manières.

Claude DUVAL
Répondre
E
Merci Claude. Nous sommes souvent sur la même longueur d'ondes
M
J'aime bien tes témoignages personnels comme l'article sur ta mère, mais ne vois pas ce que je peux y ajouter.
Répondre
E
Merci Michelle et bonne jouréne !
C
Bonjour Etienne,

Ce mail pour te dire que j’apprécie beaucoup ton blog ainsi que les réponses aux différentes problématiques.

Dans un moment de tristesse, j’ai puisé dans ce réservoir de réflexion.

Je ne sais plus le nom de la personne qui a mis le texte de LAO TSEU, poème magnifique que je lis chaque jour.

L’histoire avec ta Maman est touchante

J’ai vécu aussi quelque chose comme : j’ai eu des nodules sur les cordes vocales et j’ai dû avoir des séances d’orthophonie.
Le moment où je me suis dit « mais je parle à ma famille, et personne ne m’écoute », en fait je parle "pour ne rien dire" car en fait tout le monde s’en fout: plus de nodules au rendez-vous suivant.

Je te souhaite une excellente journée et à bientôt

Christiane B.
Répondre
E
Merci Christiane de ta réaction, qui m’a touché, sans pour autant m’étonner. Tu me révèles une chose que je ne savais pas à propos de tes cordes vocales. En fait, je vois que tu t’en es bien remise. Sans doute est-ce, en partie, cette épreuve qui t’a rendue plus attentive aux autres. Ton texte est beau de sensibilité.
Très bonne journée !
G
Cet artyicle est maintenant référencé par google.
Répondre
J
jean-paul Vesco
17:00 (il y a 56 minutes)
À moi

Ce n'était pas une critique de ta réflexion intellectuelle, qui est ton rapport premier au monde! Simplement la remarque que partir de considérations personnelles qui t'engagent apporte un supplément d'âme!
Jean-Paul
Répondre
E
Oui, j'ai très bien compris.
Merci !
J
Cher Etienne,

Cet article est magnifique, émouvant et fort de bout en bout. C'est cela qui m'a le plus touché, moi qui ai la chance d'avoir encore ma mère, une femme merveilleuse, et maitresse femme. Il me semble te voir évoluer au fil de tes articles, de considérations intellectuelles intéressantes mais parfois un peu cérébrales, à des réflexions beaucoup plus incarnées dans ta vie, et tout aussi intellectuelles!
Très fraternellement à toi,
Répondre
E
Cet article m’a valu beaucoup d’appréciations positives de la part des femmes mais aussi une ou deux oppositions, y compris dans ma famille. Avec le temps, je sais qu’il faut laisser chacun s’exprimer en vérité. Tu le fais toi-même et je suis très sensible à cette attention qui rencontre la mienne. Je tâcherai, à l’avenir, comme tu me le conseilles, de quitter des positions trop cérébrales.
Merci et très bonne journée !
A
Bonjour Etienne,

Un agnostique doute forcément d'expériences personnelles "hors du commun".
Je trouve que c'est une réaction très saine de dire en toute amitié nos

différences. C'est signe que l'interlocuteur est perçu comme capable de
comprendre...la différence

bon courage, bien à toi
Répondre
E
Merci Anne, tu as raison. Je te remercie de ta bienveillance.
G
Ta réponse me touche beaucoup. Tu dis le coeur de l'essentiel. Le "message" de notre mère était seulement son exemple, sans mots ni discours (ce à quoi je déroge trop souvent !). Cet exemple m'a toujours soutenu. A quoi s'est ajoutée ta remarque, un jour d'octobre à La Tourette : "il y a trop de petits chefs". J'en ai tenu compte et j'en ai été très heureux. Grand merci encore.

Gérard
Répondre
E
Merci Gérard. Je ne mets souviens pas d’avoir dit cette parole que tu m’attribues. Mais j’y crois aujourd’hui encore. En tout cas, en ce qui vous concerne, la voie est toute tracée pour aller jusqu’au bout du chemin.
Très bonne soirée !
M
Je réponds à Etienne. Pour moi, Maman fait encore partie de moi-même. Je l’ai accompagné jusqu’au dernier moment, paisible et lasse. Nous étions 7 enfants, 6 filles et 1 garçon, l’avant dernier. La n°7 s’appelait Aurore, l’aurore des parents. Je suis l’aînée, bien consciente d’avoir été favorisée par une position non choisie ! Je faisais tandem avec ma dernière sœur qui disait avec amertume n’avoir eu qu’un septième de mère… alors qu’on bouillait devant le dévouement sans fin de notre mère pour elle, qui avait tant de coups durs.
Nous restons 5 sœurs vivantes, les 2 derniers nous ayant quittés les premiers ; et nous restons très unies car nous continuons à vivre nos valeurs familiales impulsées par Papa, mort jeune, mais surtout vécues intimement grâce à maman qui faisait régner l’ordre, le calme, la beauté et la légèreté sans intervenir.
Car elle était accueil. Notre maison s’appelait l’Arche de Noé et restait pleine en continu. Accueil adapté à chacun, disaient les amis. Accueil très évangélique malgré tant de transformations de la société jusqu’à ses 99 ans. Ses nombreux petits-enfants et même les arrière-petits qui l’ont connu ne l’oublient pas.
Et si devons retrouver son sourire et sa gaieté, ce sera une grande joie.
Marie-Dominique (Mermillod) Dupuy-Roudel
Répondre
E
J’imagine bien cet arche de Noé, où chacun avait sa place, qu’il soit ami, frère, sœur ou étranger. Ton sourire accueillant en porte la marque et Charles, fidèle compagnon et discret à la fois, a su trouver toute sa place dans l’arche reconstruit avec Marie-Dominique et les enfants.
Très bon week-end de l’ascension !.
D
Bien qu'émouvante je doute que cette "apparition " serve la cause de ta béatification le moment venu. Mais rien ne presse.

Dominique.
Répondre
E
Je ne confonds pas ma mère avec la Sainte Vierge ni son apparition sur un film avec celle de Lourdes...
Merci pour ton petit mot d'esprit qui dit les choses sans les dire...
G
Cher Etienne,

Je n’ai pas la chance d’avoir reconnu ma mère dans une belle émission de la Télé. Mais je crois l’avoir bien découverte, ou mieux reconnue, peu à , ces dernières années qui vont vers mes dernières. Je pensais en effet à ce qui restera -en héritage- à mon fils, 49 ans, et à ma fille, 52 ans, à ce qui les fera vivre honnêtement, proprement, humainement. Ce qui m’a rassuré, c’est qu’ils aimaient leur grand-mère, l’un et l’autre, conscients tous deux qu’ils avaient reçu d’elle un fonds solide et particulier à chacun, et que je leur reconnaissais. Et dont je connaissais la provenance.

Mes frères et sœurs aînés sont tous partis, eux aussi dans un ordre qui n’est pas celui d’arrivée –sauf pour le frère aîné et vénéré par tous, parti le premier dès 1975, à 50 ans. Ma mère avait alors 72 ans ; elle a commencé un long infarctus, a vécu jusqu’à ses 95 ans,, le 16 mai 1998, jour de son anniversaire, alors que nos étions tous rassemblés pour cette circonstance dernière si j’ose dire. Nous fûmes là pour une autre. Nous avons tous pensé qu’au fond, elle ne voulait pas nous déranger une deuxième foi. Idée folle, mais tellement vraisemblable !

Nous savions tous que notre mère, avec sa discrétion permanente, son souci constant d’autrui – dont nous, les enfants, bénéficions tous les jours (et un peu de trop, car nous étions tous, pour elle, l’objet d’inquiétudes – et parfois quand même, d’une fierté heureuse mais fort discrète : il ne fallait pas que nous nous croyions plus et plus haut que nous n’étions).

Puis mes deux sœurs et mon frère restant sont partis à leur tour, bien après elle (comme pour lui éviter trop de peine ?) et dans un ordre imprévu. J’ai pensé alors que, elle partie, la famille ne tenait plus. Ou plus de la même manière, et pas seulement parce qu’elle avait l’art de nous réunir tous pour chaque fête. Elle nous rassemblait tous dans une vénération commune et discrète, chacun ayant son histoire et ses raisons propres, un peu secrètes.

Arrivé le dernier, avec 10 années de retard, je n’ai vécu qu’une partie finissante de la vie commune de la famille. Pas la plus heureuse. J’ai appris peu à peu, de mes frères et sœurs, ce qu’a été la période précédente, des années vingt, trente : des moments d’espoir, des projets de mon père, son travail acharné, souvent des échecs lourds – et une fin triste à 63 ans, en février 1964. J’ai vite compris que ma mère a tout porté et beaucoup supporté. De là, probablement, lui venaient cette patience modeste, sa discrétion, ses inquiétudes constantes pour nous tous, son intuition, son extrême finesse dans la compréhension des faits et les rapports avec autrui.

Aussi, je suis heureux et assez émerveillé quand je revois ces qualités-là chez notre fils et notre fille – vécues à leur manière certes, mais le fond est bon et reconnaissable.

C’est en ce sens que je peux dire que ma mère vit toujours, en eux – et pour un petit bout de temps encore, de même, en moi.

C’est peut-être ce qui m’émeut aux larmes quand je lis, et relis, l’Ecclésiaste dans son dernier chapitre 12. J'y vois le rappel plein de douceur, de la continuité de la vie et de sa fin.

Gérard,

13 mai 2021
Répondre
E
Bonsoir Gérard,
J’ai beaucoup aimé le portrait que tu as fait de ta mère. Elle vous a transmis l’humanité dans sa chair mais aussi dans son esprit avec le sens de l’accueil de l’autre et la modestie. Son apport était, en même temps, très local et très universel. C’est aussi ce qui est souligné, pour Marie, dans le magnificat et également, comme tu le dis, dans l’Ecclésiaste : « Vanité des vanités, tout n’est que vanité ». .Je dois dire, après une longue fréquentation, que tu es resté fidèle au message de ta mère.
C
Cher Etienne,
Je viens d’ouvrir le message que tu as eu de ta Maman, mère de tant d’enfants, c’est vraiment inspirant …

Moi aussi je pense que le Seigneur met en nous tous, un « capital » de possibilités chacun en son genre et que nous pouvons, y puiser en fonction
des situations que nous avons à vivre .et qui va fournir la trame de notre existence.

Mais après, c’est notre Liberté, nos choix dans la Société, l’intelligence des situations que nous développons, où pas de suite, qui va nous permettre
De donner du sens à notre vie, en fonction du Bien que nous avons reçu.

Mais, c’est vrai, le déroulement de notre Vie, est très long et lent, c’est pourquoi nous mettons alors en question le bagage même qui est en nous. C’est certainement indispensable de penser à toutes ces questions fondamentales et de ne pas s’investir trop superficiellement, sans approfondir

A bientôt Etienne et Merci à toi
Répondre
E
Merci Claire. Je pense aussi que l'Esprit met en nous un capital où nous puiser pour répondre aux sollicitations de la vie
ien amicalement et bonne fête de l'ascension !
M
Merci Etienne,
Ce texte est fort et me touche car il n’est pas mièvre.
Belle fête de l’Ascension avant nos assomptions qui arriverons à leurs heures.
A quand une occasion de trinquer en « présence » ( je déteste le mot « présenciel » : de plus le correcteur automatique s’acharne à me proposer « préséniles » au pluriel. Les médias ne sont pas toujours le point de départ d’une histoire belle).
Michel A
Répondre
E
Merci Michel. Ta réaction elle-même n’est pas mièvre. C’est aussi pour cela que la résonance que mon texte trouve chez toi me touche aussi. C’esr avec plaisir que je trinquerai avec toi dans les semaines qui viennent. Et donc, à bientôt !l
H
Merci Etienne pour ce texte magnifique et ce partage !
Je suis très touchée par ce que tu dis de toi, de ta mère, de votre famille, et de nous tous finalement.
Merci de nous rappeler ce rôle d'enfantement, jamais tout à fait terminé.
Je vais transmettre ton texte à mes propres sœurs qui sauront, je crois l'accueillir avec le cœur.
Merci
Hélène
Répondre
E
Merci Hélène. Je suis hzureux que ce texte résonne chez la plupart des mères. C’est vrai que leur rôle est mystérieux, jamais achevé, indépendamment des idéologies qui voudraient le manipuler ou même en faire un repoussoir.
Bien amicalement.
N
Merci de cet envoi, pour la mère que je suis il mérite d’être médité. Je vous ferai part d résultat.
Amitiés.
Répondre
E
A bientôt !
G
Cher Etienne !

Je trouve à l'instant ton texte, que j'ai immédiatement lu, avec émotion. Ces temps derniers, je pense souvent, moi aussi, à ma mère - sans doute d'une manière différente en d'autres termes peut -être, mais, je crois, pour des raisons probablement très proches. Il faut que j' y réfléchisse.

A bientôt ? Si je peux !

Gérard
Répondre
E
J'attends avec beaucoup d'intérêt tes propres réflexions.
Bonne soirée !
S
Bonjour Etienne,

Merci pour ce texte très touchant. J’y suis très sensible car le rapport à la mère est pour moi essentiel. Ma mère est un vrai refuge pour moi et je ne conçois pas une vie sans sa protection. Je suis heureux que tu es pu « redécouvrir » la tienne.

J’ai aussi été interpelé par ta surdité passagère. Souffrant d’otites à répétition étant bébé, elles sont réapparues peu après mon expérience au Mexique (qui est pour moi une révélation, je pense que tu t’en doutes) puis ont disparu à nouveau quelques années plus tard. Je me suis demandé si elles avaient un lien avec quelque chose que je ne voulais pas entendre, un peu comme le fait d’avoir une démarche qui fait traîner le regard par terre au lieu de regarder devant soi pour éviter d’être le témoin constant de situations gênantes. Je n’ai que partiellement la réponse à ce jour...

En tout cas merci encore pour ton généreux partage,
Répondre
E
Merci Sami. Je suis touché à mon tour par ta réaction et je suis heureux que nous regardions un peu dans la même direction, quitte à laisser jouer l’inconscient, qui peut nous conduire vers la guérison. Si tu souhaites écrire encore, l’attention à l’inconscient est capitale et le thème de la mère peut être une belle ouverture.
Bonne soirée !
F
J'espère que vous allez bien.

Votre texte est magnifique de Vie, à l'aune de mon expérience toute personnelle, je crois que nous pouvons en dire autant des pères.

Là où ils se trouvent, ils enfantent également leurs enfants. Différemment.

Belle fête de l'Ascension

Bien à vous,

Fadila.
Répondre
E
Merci Fadila. Vous avez sans doute raison pour les pères. C'est un peu moins évident, mais réel quand même. Peut-être plus du côté de la parole, indépendamment de la semence qu'ils apportent.
Très bonne soirée !
F
Merci Fadila. Je vois que nous sommes sur les mêmes longueurs d'ondes et j'en suis heureux. Pour les pères, je me suis posé la question mais leur engendrement s'effectue d'une autre façon. Peut-être plus par la parole, indépendamment de la semence qu'ils apportent. .
Très bonne soirée !
D
Un beau texte. Merci Etienne
Répondre
S
too much j'ai aimé ton retour vers ta mère bec simone
Répondre
J
Très beau texte.
Félicitations, Étienne.
denis
Répondre

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