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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 11:28

Vaccin contre la rage - Figaro

 

Nous cherchons un vaccin pour l’humanité mais le vaccin est déjà là

 

Nous reprenons notre réflexion, là où nous l’avons laissé pour le dernier article du blog. Nous continuons à voyager à la lumière du Bon Samaritain. Or cette parabole nous révèle un maître qui nous dit ce qu’est l’homme en racontant des histoires. Il y a chez lui quelque chose qui nous renvoie au grand philosophe Socrate. Comme lui, il se laisse interpeller par ses auditeurs et répond à leurs questions par de nouvelles questions, jusqu’au terme d’un parcours qui nous fait entrevoir la vérité. Par un certain côté, il cherche à révéler l’homme à lui-même.

 

On ne peut aller vers Dieu qu’en passant par l’homme

Le Christ vit dans un monde très religieux. Tout est orienté vers Dieu. C’est ce qui fait sa grandeur mais aussi sa fragilité. Il lance alors un pavé dans la mare. Ce n’est pas en disant : « Seigneur, Seigneur ! » qu’on peut entrer dans la vie éternelle mais en s’intéressant à l’homme qui est dans le besoin. A ce moment, un ferment révolutionnaire est introduit dans le monde. Et le maître n’en sortira pas vivant.

 

Être un homme, c’est tout simplement aimer son prochain comme soi-même

Voici la conclusion à laquelle il veut amener un légiste qui cherche sa voie et tous les disciples qui sont à son écoute. L’exemple du Bon Samaritain parle pour lui. C’est cet hérétique qui est sur la bonne voie, car il s’approche de l’homme laissé à demi mort par des bandits, sur le bord de la route, pour lui porter secours.  Un prêtre et un lévite, qui sont témoins de la même scène, ont autre chose à faire : leur devoir les appelle au temple pour servir Dieu Lui-même. Qui est-il donc ce Dieu qui laisse mourir les hommes sur le bord de la route ? Il s’agit tout simplement d’une idole.

 

La véritable maladie que le monde est en train d’affronter est la non acceptation de l’autre

Aujourd’hui, l’étranger surgit sur notre route parce qu’il est menacé de mort. Il nous fait peur. La réaction de beaucoup d’entre nous consiste à se protéger. Pour eux l’immigré est un ennemi qui nous apporte le malheur. Nous voici, presque tous, en contradiction avec le commandement essentiel du Christ : aimer son prochain comme soi-même. Car notre prochain n’est pas d’abord notre voisin, celui qui appartient à notre village ou à notre nation, mais la femme ou l’homme qui viennent à notre rencontre parce qu’ils sont dans le besoin. Que nous le voulions ou non, nous ne pouvons être nous-mêmes, nous aimer nous-mêmes si nous ne sommes pas dans l’accueil de l’autre, qui se présente sur notre route.

 

Pour sortir de la maladie qui l’accable, l’humanité trouve son vaccin dans le passage du confinement au déconfinement

Pour simplifier les choses, le vaccin consiste à inoculer la maladie au patient, sous forme atténuée, pour qu’il développe ses défenses.  Ainsi avec le confinement, la société oblige chacun à se tenir à distance de l’autre, le privant de tout rapport de proximité. Un prise conscience se fait alors de tous ceux qui nous manquent. Et puis avec le déconfinement le miracle se produit, la vie reprend son cours avec ses moments de rencontre retrouvés et amplifiés, comme l’exprime Mireille, une amie commune, alors que nous nous retrouvions à quatre, hier, dans un superbe jardin.  « Chantal, Yvan, votre jardin est merveilleux. Quel bonheur de se retrouver parmi les fleurs, leur lumière, leurs couleurs. Après ces mois de retrait, l’amitié qui est là, dans sa simplicité, sa profondeur, fait du bien. »

J’ai l’impression, après cette expérience, que les portes du jardin d’Eden sont ouvertes. Il est désormais possible de s’aimer soi-même en aimant son prochain. Et le prochain qui vient à ma rencontre, comme dans la parabole du Bon Samaritain, peut me révéler l’amour de Dieu lui-même. En même temps, en tant que non croyant, je vais pouvoir aisément trouver ma voie sans me perdre dans la religion.

 

C’est l’Esprit qui réunit en chacun l’incroyant et le croyant et qui réunit, entre eux, tous les hommes, qu’ils soient croyants ou non croyants

Il existe, une Force de vie, immanente et transcendante à la fois. Elle colle à la vie de chacun et ouvre à un avenir inédit. C’est ce que j’appelle l’Esprit. Il cultive, en même temps, la liberté et le dépassement. Pour moi, c’est notre compagnon le plus intime, qui prend toujours notre défense même si nous sommes dans l’égarement. Il sait tout de nous et, pourtant, il ne nous juge pas. Il n’y a pas de plus grand ami possible. S’il frappe à la porte, il ne faut pas hésiter à lui ouvrir. Il nous rendra libres, même de croire ou de ne pas croire. Il sait que la foi elle-même a besoin de l’incroyance.

Etienne Duval

 

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commentaires

J
Merci pour ton dernier article.

Comme tu le soulignes très justement, le déconfinement a permis de recréer des liens directs avec nos proches même si cette liberté retrouvée doit s'exercer avec la plus grande prudence pour éviter une éventuelle reprise de la pandémie.

Malheureusement, les personnes les plus fragiles ou (et) esseulées dans les établissements de soins ne perçoivent sans doute pas le déconfinement comme une bouffée d'oxygène. Pour nombre d'entre elles le confinement faisait déjà partie intégrante de leur quotidien bien avant les mesures adoptées par le gouvernement. En effet, au-delà des contraintes administratives, les entraves à la liberté proviennent aussi de notre propre enfermement.

Jean Marc Dupont
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E
Je suis tout à fait conscient de ce que tu dis. C’est la maladie elle-même qui est confinement. Une amie espagnole me faisait remarquer que cette dimension était inscrite dans la langue castillane puisque le mot malade se dit « enfermo ». Autrement dit, essentiellement le malade est celui qui est enfermé, et que le guérir va peut-être consister à le « désenfermer ». Mais je souhaiterais que l’amie espagnole puisse s’exprimer elle-même sur ce point.
J
Merci Etienne.
Parler de foi en termes de "force de vie " me convient bien ! Tout est là et il nous appartient de la cultiver au contact des autres ...

Porte-toi bien.
Amitiés.
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E
Tu as tout compris Josiane. Je te souhaite une bonne fin de semaine !
A
Appuyer sur Appel international pour avoir la référence de l'article.
Répondre
A
Appel international pour que le futur vaccin contre la Covid-19 soit disponible pour tous
Des recherches sont en cours pour développer un vacccin contre le coronavirus.
14 mai 2020
Santé
Plus de 150 personnalités internationales ont lancé un appel à un accès pour tous du futur vaccin contre la Covid-19.
« Seul un vaccin pour tous - dont l’égalité et la solidarité sont la base - peut protéger toute l’humanité et permettre à nos sociétés de fonctionner en toute sécurité. Un accord international audacieux ne peut pas attendre », souligne l’appel qui rappelle la vulnérabilité de l’humanité d’aujourd’hui face à ce virus.
Dans cette lettre ouverte, elles appellent tous les gouvernements à s’unir derrière un vaccin populaire contre Covid-19. Cet appel a été lancé quelques jours avant que les ministres de la santé ne se réunissent virtuellement pour la 73e Assemblée mondiale de la santé prévue le lundi 18 mai.
L’objectif est de « garantir que les vaccins, diagnostics, tests et traitements de la Covid-19 sont fournis gratuitement à tous, partout. L’accès doit être prioritairement réservé aux travailleurs de première ligne, aux personnes les plus vulnérables et aux pays pauvres les moins à même de sauver des vies », ont-elles relevé.
Face à cette douloureuse pandémie mondiale, le monde sera plus sûr que lorsque tout le monde pourra avoir accès à un vaccin. « Ce qui est un défi politique », ont-ils admis, invitant l’Assemblée mondiale de la santé à parvenir à un accord mondial qui garantisse un accès universel rapide à des vaccins et à des traitements de qualité. Une façon de rappeler que « les besoins sont prioritaires sur la capacité de payer ».
Un vaccin exempt de brevet et gratuit pour tous - Président sud-africain Cyril Ramaphosa
« Des milliards de personnes attendent aujourd’hui un vaccin qui est notre meilleur espoir de mettre fin à cette pandémie », a déclaré le Président sud-africain Cyril Ramaphosa, cité dans le communiqué.
« En tant que pays d’Afrique, nous sommes résolus à ce que le vaccin contre Covid-19 soit exempt de brevet, rapidement fabriqué et distribué, et gratuit pour tous. Toute la science doit être partagée entre les gouvernements », a-t-il ajouté, insistant pour que personne ne soit reléguée « au dernier rang de la file d’attente des vaccins en raison de son lieu de résidence ou de ses revenus ».
Pour toutes ces personnalités internationales, ce n’est pas le moment de favoriser les intérêts des entreprises et des gouvernements les plus riches, au détriment de la nécessité universelle de sauver des vies, ou de laisser cette tâche importante et morale aux forces du marché. Dans l’intérêt de toute l’humanité, elles prônent donc un accès aux vaccins et aux traitements. « Nous ne pouvons pas laisser des monopoles, une concurrence grossière et un nationalisme myope faire obstacle à cet accès à la santé », ont-elles mis en garde.
La lettre ouverte, coordonnée par l’ONUSIDA et l’ONG Oxfam, avertit que le monde ne peut pas se permettre d’avoir des monopoles qui peuvent faire obstacle à la nécessité universelle de sauver des vies.
« Il s’agit d’une crise sans précédent et elle exige une réponse sans précédent », a déclaré l’ancienne Présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf. « Tirant les leçons de la lutte contre le virus Ebola, les gouvernements doivent lever tous les obstacles au développement et au déploiement rapide des vaccins et des traitements. Aucun intérêt n’est plus important que la nécessité universelle de sauver des vies ».
L’Assemblée mondiale de la santé invitée à se rallier à la cause d’un vaccin pour tous
En écho à ces propos du prix noble de la paix libérienne, les dirigeants mondiaux ont d’ailleurs rappelé cette maxime populaire selon laquelle « ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le répéter ».
« Mais nous devons également nous souvenir des victoires révolutionnaires des mouvements de santé, notamment des militants et des défenseurs de la lutte contre le sida qui se sont battus pour l’accès de tous à des médicaments abordables », ont-elles fait valoir.
En plaidant pour un accord mondial, ces personnalités internationales souhaitent que les vaccins, les diagnostics et les traitements contre le nouveau coronavirus soient mis en œuvre sous la direction de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
L’objectif est de garantir le partage mondial « obligatoire » de toutes les connaissances, données et technologies liées à la Covid-19, avec un ensemble de licences Covid-19 librement accessibles à tous les pays. Les pays devraient être autorisés à utiliser pleinement les sauvegardes et les flexibilités convenues dans la déclaration de Doha sur l’accord sur les propriétés intellectuelles et la santé publique afin de protéger l’accès aux médicaments pour tous.
Il s’agit aussi d’établir un plan mondial et équitable de fabrication et de distribution rapide - entièrement financé par les pays riches - pour le vaccin. En somme, garantir la transparence « au prix coûtant réel » et l’approvisionnement en fonction des besoins. Le but est de rappeler l’urgence d’agir pour renforcer massivement les capacités mondiales de fabrication de milliards de doses de vaccins et pour former et recruter les millions d’agents de santé rémunérés et protégés nécessaires pour les administrer.
Dans cette bataille de l’opinion, ces dirigeants mondiaux demandent aux ministres de la santé réunis à l’Assemblée mondiale de la santé de se rallier d’urgence à la cause d’un vaccin pour tous contre cette maladie. Grâce aux efforts inlassables des secteurs public et privés, et à des milliards de dollars de recherche financée par les pouvoirs publics, la découverte d’un vaccin potentiel progresse « à une vitesse sans précédent » et plusieurs essais cliniques ont déjà commencé.
Pour une gouvernance démocratique et transparente sous l’égide de l’OMS
Ce faisant, personne ne peut être laissé pour compte. « Une gouvernance démocratique et transparente doit être mise en place par l’OMS, avec la participation d’experts indépendants et de partenaires de la société civile, ce qui est essentiel pour garantir la redevabilité de cet accord », ont conclu les personnalités internationales.
Parmi les plus de 150 signataires de cette tribune, figurent le Président de l’Afrique du Sud et de l’Union africaine, Cyril Ramaphosa, le Premier ministre du Pakistan, Imran Khan, le Président du Sénégal, Macky Sall, et son homologue du Ghana, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo.
Parmi les autres signataires figurent l’ancienne Présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, l’ancien Premier ministre du Royaume-Uni, Gordon Brown, l’ancien Président du Mexique, Ernesto Zedillo, l’ancien Président brésilien Fernando Henrique Cardoso, l’ancienne Premier ministre de la Nouvelle-Zélande, Helen Clark ou l’ancienne Présidente de l’Irlande, Mary Robinson.
Ils rejoignent d’éminents économistes et des défenseurs de la santé, tels que le prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, l’économiste français Thomas Piketty, le Directeur du centre africain de contrôle et de prévention des maladies, le Dr John Nkengasong, le Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté, Olivier De Schutter ou Dainius Puras, le Rapporteur spécial sur le droit à la santé.
Au sein du système des Nations Unies, il y a aussi Winnie Byanyima, Directrice exécutive de l’ONUSIDA et Vera Songwe, Cheffe de la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique. L’ancienne Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Louise Fréchette signe également cette tribune aux côtés de l’ancienne Présidente de l’Assemblée générale de l’ONU, Maria F. Espinosa ou de Carol Bellamy, ancienne directrice générale de l’UNICEF et Irina Bokova, ancienne Directrice générale de l’UNESCO.
https://news.un.org/fr/story/2020/05/1068792
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M
Bonsoir Etienne

L'accord est assez facile autour de ce bon Samaritain, et je voudrais revenir dans ton dernier paragraphe, sur les termes de "croyants et incroyants"

A une époque j'ai arrêté de demander aux gens s'ils croyaient en Dieu, s'ils étaient "croyants ou incroyants", car ça ne faisait plus sens pour moi; j'ai préféré leur demander dans quelle mesure ils se sentaient appartenir à telle ou telle religion, et qu' ils se disent croyants ou incroyants, en quoi ils croyaient ou ne croyaient pas, quelle représentation ils se faisaient du Divin, quelle expérience ils en avaient.
Et depuis, je n'emploie plus ces termes car je sais de moins en moins ce que sont les croyants et les incroyants : je pense que le Spirituel unit les hommes au-delà des croyances, que celles-ci relèvent davantage de notre culture, de nos pensées ou de nos émotions, et que si elles mènent au Spirituel, elles ne sont pas le Spirituel, qui, au-delà de toute pensée, est une expérience globale de notre être dans l' Etre ". Et qui pour moi est à distinguer de la Foi. ( Chantal dirait encore que je coupe les cheveux en quatre ! . . . )

Et si les pratiques rituelles, qui passent par le corps, diffèrent, elles cherchent toutes à nous relier aux autres, au monde, au Tout, à nous unir à l'invisible qui est UN. Et qui est silence. Qui s'expérimente dans le silence.


Une "incroyante" de "bonne foi"
Michèle


Garanti sans virus. www.avast.com
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E
Je crois que je suis d’accord avec toi. Pour moi effectivement, c’est la force de vie, l’Esprit présent en chaque individu, qui est important. L’essentiel c’est de savoir si je suis fidèle à cette force intérieure, à la Vie elle-même. Si je t’entends bien, « une incroyante de bonne foi », il me semble que tu te situes bien dans ce courant là. Le reste a beaucoup moins d’importance. Tu tiens à la Vie dans ce qu’elle a d’essentiel, mais tu veux échapper aux formulations qui la vident de son dynamisme spirituel (spirituel et matériel à la fois). C’est ce qui me semble saisir dans l’apparente contradiction que tu exprimes (quelqu’un qui n’a pas la foi mais qui est pourtant de bonne foi).
Bien amicalement.
G
OUI !
Répondre
G
Heureux que nous soyons sur la même longueur d'onde. Et heureux de te savoir rassuré. A vrai dire, et à première vue, je vois mal ce qui, dans ton texte, pourrait être mal compris.

Après réflexion, je crois comprendre où est une part de la difficulté.
Elle me semble tenir à l'emploi habituel des termes "croyants" et "incroyants". Le premier terme désigne habituellement ceux qui adhèrent à l'ensemble des croyances élaborées par l'institution y compris ce que nous appelons "la Foi"et qui se trouve confondu avec le reste, les vérités instituées ; le deuxième désigne ceux qui n' adhèrent pas, ou plus, ou plus guère à cet ensemble de "croyances". Ces termes établissent implicitement une opposition hiérarchique qui n'est pas en faveur des seconds, admis cependant comme étant "de bonne volonté". Les connotations de ces termes (positives pour le premier, négatives pour le second) rendent difficile l'abandon de cette hiérarchie, d'autant qu'elle est inconsciente et, en quelque sorte un héritage historique.

Or la "Foi" à laquelle nous pensons se trouve dans un autre registre, où les "croyants" et les "incroyants" (distinction secondaire) s'entendent, se comprennent, agissent avec une même Foi dans "l'Esprit" et la "Force de vie" qui sont en chaque homme (quelque nom qu'on leur donne - et de quelque manière qu'on les vive).

Bon dimanche !
Gérard
Répondre
E
Je crois que je suis entièrement d’accord avec la dernière partie de ton texte, lorsque nous partons tous du même élan de vie. Fondamentalement, je pense, en effet que c’est cela la Foi à laquelle l’Evangile nous appelle, la Bonne Nouvelle qui réconcilie tout le monde et nous réconcilie avec nous-mêmes.
Très bon dimanche !
M
Bonjour Étienne,

Je trouve très beau ce texte du blog de juin que je viens de lire !
Voilà, je voulais te le dire : il m’a touchée.
C’est simple (on dit "d’une simplicité biblique"), cette petite parabole devient tout de suite évidente
Et ça fait du bien !

Je te souhaite un bon été. Ici à Béziers je profite de soleil et de la mer !

Monique
Répondre
E
Merci Monique. Ce que tu me dis me touche à mon tour. La parabole nous dit tout sur une humanité qui peut être en dehors des clous et sur une rectitude religieuse qui finit par s’écarter de l’humain et donc de l‘Esprit.

J’imagine assez bien ta vie car je connais un peu Béziers, avec la mer et le soleil. Mais j’espère bien que tu vas revenir faire un tour à Lyon.

A bientôt !
L
Cher Etienne,

J’avoue que ton texte m’embarrasse. Mais pour une bonne raison : je ne trouve rien à y redire, ni à ajouter, ni à refuser, et pas grand-chose sur quoi pinailler.

Je pense en effet qu’il y a en chaque homme une « Force de vie » et que le devoir vital et fondamental est de faire tout le possible pour la préserver (au moins) en chacun et en soi. Et s’il y a lieu de « croire » à « quelque chose », c’est bien à cela - quelque nom qu’on lui donne : « l’Esprit », « Dieu, plus intime à moi-même que moi-même ». Ne pas « croire » à cette Force de vie en chacun et refuser l’obligation sacrée de la préserver, ce serait accepter la barbarie (l’histoire ne finit pas d’en donner des exemples).

Cette obligation est d’abord de réfléchir sans cesse, d’abord au réel, c’est-à-dire à ne pas « se perdre dans la religion », qui toutefois peut proposer des guides pour la réflexion (en cherchant un peu, on y trouve des axes et des références…). On peut y chercher surtout des questions et non des vérités toutes faites, définitives et infaillibles, qui nous égarent dans une sorte d’idolâtrie. Ce chemin, cette fausse route est devant nous depuis 16 siècles, constamment rafistolée et balisée, imposant un sens obligatoire, faisant oublier le but –s’il y en a un ailleurs- , faisant même en douter.

Nous sommes plus proches d’une « vérité », de cette « Force de vie » dans la beauté d’un jardin (ou des crêtes du Haut-Diois), dans la douceur des amitiés profondes et simples, et dans l’accueil, pratique autant qu’on peut, de nos semblables animés comme nous par leur « Force de vie », spirituelle certes, et fort concrète.

Bien amicalement et bien simplement.

Gérard









> Message du 26/06/20 14:01
> De : "Etienne Chênex"
> A : "Parole-Duval Etienne"
> Copie à :
> Objet :
>
>
Un nouvel article du blog vient de sortir : « Nous cherchons un vaccin pour l’humanité mais le vaccin est déjà là » http://mythesfondateurs.over-blog.com/2020/06/nous-cherchons-un-vaccin-pour-l-humanite-mais-le-vaccin-est-deja-la.html

Je serai heureux d’avoir vos réactions pour que nous puissions échanger.

Vous avez le texte en fichier joint.

A bientôt !

Etienne DUVAL
>

>
> [ b. Blog 2 de juin 2020.docx (27.8 Ko) ]
Pour info.Merci.Tout à fait d'accord.
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E
Je m’interrogeais sur mon texte, par peur de n’être pas compris. Mais je m’aperçois avec grand plaisir que nous sommes sur la même longueur d’ondes. L’Esprit est en chaque homme, qu’il soit croyant ou incroyant. Et c’est la fidélité à cette Force de Vie qui est essentielle et non pas des articles de foi énoncés par une institution humaine et faussement imposés comme condition pour avoir accès à l’Esprit Lui-même. Je suis heureux, grâce à cet Esprit, d’être le frère de tous les incroyants de bonne volonté.

Bonne soirée !
A
A la première lecture de ton blog j'étais un peu hérrisé, car tu commences par citer un passage de l'Evangile: "Seigneur, Seigneur..." ( Matthieu 7,10) en poursuivant sur des paroles qui ne sont pas dites dans ce passage de l'Evangile.
En reprenant la lecture, je me trouve finalement assez d'accord avec ce que tu écris, en particulier sur l'Esprit.
Ca me rappelle ce qu'Edgar Morin, qui s'affiche incroyant, disait sur France inter un matin de cette semaine: "le sens de la vie, c'est l'Amour".
Répondre
E
Sur ta première remarque je suis d’accord. Mais il me semble qu’en définitive le sens est le même. Par ailleurs les paroles du jugement dernier sont sur la même ligne. Enfin j’ai aussi écouté Edgar Morin. S’il est du côté de l’amour comme sens de la vie, il est aussi du côté de l’Esprit.
Bonne soirée !

  • : le blog mythesfondateurs par : Etienne
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