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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 14:47

Echo et Narcisse par Nicolas POUSSIN (c. 1650) © Musée du Louvre, Paris
 

Le traumatisme du jeune Maghrébin et sa difficulté à se reconnaître Français

 

Depuis de nombreuses années, je m’interroge sur la difficulté du jeune Maghrébin à s’intégrer dans la société française. Or un événement récent vient de m’ouvrir les yeux.

 

Un livre de Sami Kdhir : Sursis sans frontières

L’événement dont je veux parler est la parution d’un livre aux éditions Edilivre, écrit par un jeune de 28 ans, qui a pu monter sa petite entreprise, après avoir obtenu un Master en Droit et Commerce international. Son père est originaire de Tunisie et sa mère est d’origine française. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, cette double origine élargit le champ de vision de Sami et l’amène à repérer, à travers la fiction, des phénomènes et des situations que les autres ne voient pas. Et bien que Belgacem, le personnage principal du livre, soit d’origine tunisienne, c’est l’expérience de tous les Magrébins, qu’ils viennent du Maroc ou encore de l’Algérie, qui est ici mise en relief. Et j‘ai même tendance à penser que les jeunes originaires d’Algérie sont plus particulièrement visés, parce que, chez eux, pour des raisons historiques, les problèmes se manifestent avec une acuité renforcée.

 

La dérive de Belgacem

Très rapidement, Belgacem s’adonne à la drogue et devient le numéro deux d’un groupe de dealers, dans la région lyonnaise, passant, pour ses affaires, de Vénissieux à Vaulx-en-Velin, puis à Rillieux. Alors que ses parents étaient bergers au bled, lui est enfermé dans un système mafieux, construit comme une toile d’araignée, qui l’amène à se faire de l’argent illégalement. Parfois, il se prend pour un héros, jouant avec les policiers qui cherchent à mettre la main sur lui, sans arriver à le coincer vraiment. Chaque nuit, sa mère tremble, car elle sait qu’au cours de ces heures sombres, il risque sa vie et sa liberté. De son côté, sans être dupe, le père reste muet mais son regard est désapprobateur. Parce que les oreilles de son fils sont fermées, il parle avec les yeux et Belgacem supporte de moins en moins la présence d’une conscience sur laquelle il n’a aucune prise.

 

Le détour par le Mexique

Et pourtant cette conscience parvient à déchirer une partie de la cuirasse. Notre héros n’est pas entièrement mauvais ; il sait qu’il tisse de jour en jour le filet de la contradiction qui l’asservit et, alors qu’il est encore temps, il cherche vainement à résister. Ce sont les événements qui vont l’amener à trouver une porte de sortie. Les policiers finissent par le cerner : au cours d’une nuit, l’étau est prêt à se refermer sur lui comme il est prêt à se refermer sur tous les membres de sa bande. Jouant d’astuces, il alerte sa petite sœur, qui remplit à toute vitesse un sac de vêtements, y insérant son passeport et une grosse liasse de billets dissimulés dans une armoire. Alors que les policiers frappent à la porte de l’appartement, elle jette le sac par la fenêtre. Belgacem le recueille, et, après bien des péripéties, s’envole pour le Mexique. Il fallait qu’il se dégage d’un environnement qui finissait par l’intoxiquer complètement.

 

Au Mexique, Belgacem découvre qu’il est Français

Avec la prise de distance, sa vie se révèle sous son véritable jour. Jusqu’ici il ne savait pas qui il était. Or les Mexicains lui renvoient sa filiation française. Il se pensait tunisien, maghrébin, mais l’autre français qui pourtant habitait en lui était rejeté. Aussi était-il condamné à vivre dans un monde sans altérité. C’était son drame : il ne savait pas que l’autre fait partie de soi et qu’il constitue, pour une part, son identité. Ce fut une grande révélation. L’autre Mexicain venait de lui renvoyer la bouée de l’Autre français et lui signifiait qu’il n’avait pas à avoir peur : sa destinée était en France. Belgacem recevait un des messages les plus importants de sa vie, message qu’il était appelé à partager avec ceux qui continuaient à s’égarer dans bon nombre de banlieues françaises.

 

L’idée d’un traumatisme révélé par le mythe de Narcisse

En réalité, pourquoi le jeune Maghrébin doit-il passer par l’étranger pour découvrir sa voie ? L’hypothèse que je formule est la suivante : à travers l’étranger, il retrouve l’altérité, en partie détruite dans son univers intérieur. Pour le montrer, je vais faire un détour, non pas en passant par un pays extérieur, mais en faisant appel au mythe de Narcisse.

Narcisse tourne en rond. Il est incapable de tisser une relation de désir avec une fille ou même un garçon. Finalement il croit pouvoir s’aimer soi-même, mais il n’y a pas d’autre en lui. Il est renvoyé à sa propre image. Or l’image ne fait pas partie du soi ; elle l’enferme dans l’illusion qui le conduit à la mort. Le rôle du mythe consiste à rechercher la cause d’un tel dysfonctionnement, qui procède par une série de dédoublements sans pouvoir atteindre l’autre recherché sans succès. Très discrètement, au début du récit, il fait apparaître un traumatisme dès la conception de l’enfant : son père, le dieu-fleuve, appelé Céphise, a emporté sa mère, la Nymphe bleue, Liriopé, dans des tourbillons incessants et a fini par la violer.

Or, il en va un peu de même pour le jeune Maghrébin, et plus particulièrement pour celui qui est originaire d’Algérie. Il porte en lui le traumatisme de la guerre de libération.

 

Le difficile rapport à l’autre (français)

Dans le mythe, l’autre intérieur de Narcisse a été détruit à la racine : c’est en tout cas ce que veut faire entendre le récit. Il devient dès lors difficile d’entretenir des rapports d’altérité avec l’entourage. Chez le jeune Maghrébin (surtout algérien), c’est la filiation française qui a été profondément meurtrie sinon rejetée. Comment dès lors construire un avenir en territoire français, comment surtout établir des rapports sains avec les Français d’origine lorsque le traumatisme intérieur les condamne à l’exclusion ? En ce domaine, le jeune est victime d’une histoire douloureuse qui le précède et il ne pourra s’en tirer sans prendre conscience du mécanisme qu’elle engendre, au point de rendre son insertion très difficile. Il lui faudra alors retrouver sinon « réinventer » sa filiation française, comme a pu le faire Belgacem au Mexique, pour tisser des liens beaucoup plus sereins avec son entourage.

En Algérie même, les conséquences de la guerre ont été désastreuses, car l’autre (français) n’était plus là et le pays a fini par tourner en rond jusqu’au point d’amener ses enfants à s’entredétruire. Un certain nombre d’Algériens lucides ont fini par le reconnaître. Sans doute l’attitude suicidaire de l’OAS a-t-elle contribué à aggraver encore une situation déjà dramatique.

 

La drogue comme symptôme

Souvent les mythes portent dans « leurs sacs » des découvertes, qui nous surprennent encore aujourd’hui. Ainsi le mythe de Narcisse établit un lien entre la destruction de l’altérité qui permet d’être en rapport avec l’autre, et les effets de la drogue elle-même. En effet, le nom de Narcisse lui-même vient du mot grec « narkê », qui veut dire engourdissement. Et le sang de notre anti-héros, qui s’écoule sur le sol, donne naissance à un narcisse blanc à corolle rouge, qui pourrait être l’emblème même de toutes les drogues ; elles finissent par détruire le rapport à l’autre et enfermer sur eux-mêmes, dans un état suicidaire, ceux qui en font un usage désordonné.

Dans son livre, Sami Kdhir, décrit avec beaucoup de détails l’effet désastreux du recours à la drogue et de son commerce illicite dans les banlieues françaises. Nous y voyons l’origine de nombreux maux qui affectent les populations locales. Mais après avoir fait le détour par le mythe, nous pensons que la drogue pourrait être le symptôme d’une situation où l’autre intérieur a été fortement meurtri sinon détruit, au point de faire tourner les individus dans une ronde dont ils n’arrivent pas à sortir.

 

La nécessité de retrouver l’autre en soi

Tout cela signifie qu’il n’y a pas de solution, pour le jeune Maghrébin, s’il ne retrouve pas l’autre français caché en lui. C’est sur cet autre qu’il peut bâtir un avenir plus serein en France sans renoncer à ses origines. Mais il appartient aussi au jeune Français d’origine d’accepter une forme de filiation maghrébine, qui lui est offerte gratuitement aujourd’hui. Lui aussi doit offrir une place à l’autre en soi. Les deux mouvements sont liés et doivent conduire à la construction d’une France plus ouverte aux autres cultures.

Etienne Duval

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Published by Duval Etienne
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commentaires

voyance par mail gratuite 28/06/2014 12:35

Félicitation à tous ceux qui veillent pour le bon déroulement de ce magnifique blog !!

Sursis sans frontières 07/06/2014 10:54

On peut trouver des informations concernant le livre de Sami Kdhir "Sursis sans frontières" sur facebook.
Appuyez sur "Sursis sans frontières".

Etienne Duval 13/06/2014 16:06

Merci de tes nouvelles remarques, qui donnent encore à réfléchir. Point de détail : la mère de Sami que je connais est tunisienne dans le roman mais française dans la réalité. Si tu as encore du temps, j’attends la suite.

Charles Lallemand 13/06/2014 16:05

Comme je te l'ai dit, je ne pourrai être au prochain Café-philo du 21 juin, étant à Paris à l'A.G. du MRAP où il sera, entre autre, question de sujets soulevés dans ton blog avec ton commentaire à partir de Sursis sans frontières de Sami Kdhir que je n'ai pas encore lu mais qui m'a fait réfléchir de nouveau avec Louis Sciara psychanalyste à Nanterre et son livre Banlieues (éd. Ères 2011) sur la question du voile notamment chez les femmes de la deuxième et troisième génération où il faudrait retrouver la distinction que faisait Lacan entre le signe, "ce qui représente quelque chose pour quelqu'un" (ce quelque chose qui verrouille finalement, comme "l'hystérie de destination" de ces femmes dont parle Sciara) et le signifiant qui, nous dit Lacan, est "ce qui représente un sujet pour un autre signifiant", revoyant ainsi le "sujet de l'énoncé", celui de l'identité, au "sujet de l'énonciation", le sujet $ avec son histoire, ses doutes, sa "division subjective" qui ne sombre pas nécessairement dans la schizophrénie ou, suite au rejet de la fonction paternelle restée patriarcale, dans la psychose.
Je te signale à ce propos ta remarque que la mère de Sami est française alors que dans l’interview que j'ai trouvée sur Google, il dit bien que ses parents sont tous les deux tunisiens ; c'est un détail qui me parait important par rapport à la question des deux langues, celle du français et de l'autre langue, quand on sait que la "castration symbolique" se fait dans la langue maternelle. (castration par rapport au grand Autre, le premier Autre pour l'enfant étant la mère, d'où du côté féminin le A barré, "signifiant du manque dans l'Autre", à la différence du grand A non barré : Dieu dans les religions, ce qui fait que chez Jung, à la différence de Freud et Lacan, il y a toujours un Autre de l'Autre qui ne cesse de faire signe, mais imaginaire !). Bon, il faudrait que je trouve le temps de revenir sur ton blog.

Etienne Duval 12/06/2014 21:41

Danièle, tu renvoies Sami et tu nous renvoies nous-mêmes à un grand maître qui peut nous apprendre à bien nettoyer notre miroir.

Rencontre avec Sami Kdhir 12/06/2014 21:16

Deux raisons pour soutenir l’épopée de Belgacem

« L’homme est comme un miroir. Le miroir ne reflète l'image du ciel que quand il est net: L’Esprit ne nourrit les grandes pensées que quand il est libre. Je ne puis, dans l’état de captivité où l’on me retient, nourrir d’autre pensée que celle de ma douleur. » Abd el Kader au comte de Falloux, 1848

« Je n’ai point fait les événements. Ce sont les événements qui m’ont fait ce que j’ai été. » Abd el Kader

Je ne peux que vous conseiller une rencontre avec Sami Kdhir
Danièle Pétel le 12 juin 2014

Etienne Duval 09/06/2014 22:12

Pour moi, en-deçà et au-delà de la raison, il y a le réel qui tient la raison. Ce réel c'est une sorte de lumière indicible, qui finalement a besoin de la raison pour se dire sans arriver à évacuer la question qui reste toujours ouverte.

Google 30/05/2014 08:31

Cet article est maintenant référencé par google.

Malika Sorel 05/06/2014 11:47

Malika Sorel, française d’origine algérienne, s’exprime sur l’intégration

Une frange de notre élite intellectuelle, minoritaire mais puissante, présente encore les immigrés d’Afrique et du Maghreb comme des victimes de la colonisation, envers qui la France aurait une dette inextinguible… Elle clame que les nouveaux migrants sont discriminés, et ceux qui osent les contredire sont aussitôt embastillés dans la case “raciste” ! Or la victimisation est catastrophique : la culture de l’excuse déresponsabilise les étrangers installés en France.
Nous ne les incitons pas à faire les efforts nécessaires à la réussite dans notre société. Pis, nous multiplions en leur faveur les dispositifs dérogatoires au droit commun, nous négocions nos valeurs, nous transigeons. Sous la pression d’une minorité “bien-pensante”, nos dirigeants, droite et gauche confondues, ont renoncé à transmettre à ces populations les codes indispensables à leur intégration.
Nous laissons s’implanter en France des communautés revendiquant des privilèges et s’excluant elles-mêmes de la nation. Ce qui, finalement, ne satisfait personne : ni les immigrés, convaincus qu’ils sont discriminés parce qu’on le leur répète, ni les Français, qui souffrent de ces désordres.

Appuyez sur Malika Sorel pour avoir la totalité de l'entretien

Liliane M. Vassberg 04/06/2014 15:26

Immigration maghrébine en France : l’intégration des femmes
par Liliane M. Vassberg


…..
Le fait qu'elles n'ont pas la liberté de sortir comme leurs frères a aussi des aspects positifs, car les jeunes Maghrébines investissent ainsi toute leur énergie et tout leur temps dans leurs études. Elles sont beaucoup plus nombreuses que les garçons à poursuivre des études universitaires: elles forment
80% des étudiants maghrébins dans les universités, pourcentage qui représente lui-même 10% des effectifs (contre 2% dans les années 1980)13. Elles choisissent des carrières dans le social, l'enseignement, ou l'économie. L'aide économique qu'elles sont en mesure d'apporter à leur famille leur confère un statut et un prestige accrus et leur permet de conseiller ou d’émettre leur avis. Très souvent, les filles ainées défendent les choix ou les aspirations de leurs sœurs cadettes. Elles gèrent souvent les relations entre la famille et l'extérieur, rôle exclusivement masculin dans la société traditionnelle maghrébine. Comme le note Adil Jazouli, elles servent "d'intermédiaire entre les institutions éducatives et sociales et les familles maghrébines qui ont du mal à intégrer un certain nombre de normes et de règles administratives ou culturelles. Ce faisant elles transmettent ou appliquent des règles normatives donc assimilatrices" (Jazouli 182). Les Beurettes sont donc un facteur de changement dans la famille et c'est pour cela que les institutions sociales et les instances politiques
françaises comptent beaucoup sur elles pour accélérer le processus d'intégration des Maghrébins. D'ailleurs même leurs mères dans la société française ont investi le domaine traditionnellement réservé aux maris, telles que la gestion du budget, les achats, ou les relations avec l'administration. Cette intégration dans des normes plus françaises correspond à la désintégration de la famille maghrébine traditionnelle. La méconnaissance et les stéréotypes négatifs mutuels entre Maghrébins et Francais alimentent les peurs françaises et freinent l'intégration des immigrés maghrébins. Si toutes les études récentes s'accordent toutefois à constater que l'intégration est en train de se faire, le but de cet article était d'en montrer les enjeux, les difficultés et les formes d'acculturation spécifiquement féminins. Jazouli parle des capacités "positivement subversives" des jeunes filles face au déracinement, à la distance à parcourir, et à l'effort nécessaire pour s'adapter que connaissent leurs parents en France. Si le rejet de certaines valeurs traditionnelles, l'investissement de domaines normalement réservés aux hommes, et un comportement plus autonome font des jeunes filles des acteurs importants de l'intégration maghrébine, elles ne désirent généralement pas rompre avec leur famille
ou certains aspects de leur culture (Jazouli et Lacoste-Dujardin)…

http://www.academicroom.com/article/immigration-maghrebine-en-france-lintegration-des-femmes

Appuyer sur le titre pour avoir la totalité de l'article.

Etienne Duval 04/06/2014 08:34

Ces très beaux témoignages nous montrent qu'il y a une place, peut-être très importante, pour les femmes dans la question qui nous préoccupe. Il serait important de pouvoir le vérifier sur le terrain. Si quelqu'un peut apporter des données nouvelles à ce sujet, il est naturellement le bienvenu.

Danièle Pétel 03/06/2014 22:44

ESSAI SUR LA GUERRE D'ALGERIE SOUS LE REGARD DES FEMMES
« C’est ma mère. Je la regarde sans mots. De sa vie, de ses quinze ans en Kabylie, je sais peu de choses. Presque rien. Ma mère était paysanne, elle cueillait des olives, elle surveillait les moutons. Elle dormait sur la terre battue et ne connaissait ni l’école, ni la liberté. Longtemps je n’ai pas osé la questionner. Puis j’ai enquêté, je suis partie en Algérie. J’ai découvert que ma mère, timide et discrète, était une héroïne. Qu’elle avait connu, si jeune, le maquis, la résistance, la fuite, le camp. Sans doute la torture et la violence des hommes. J’ai compris aussi qu’elle avait aimé la fraternité et la vraie liberté... »

LA MAQUISARDE
« J'ai seize ans. La guerre me frappe de plein fouet. Comme beaucoup de jeunes filles menacées de mort, je n'ai jamais eu autant envie de vivre. J'ai faim de tout. Le vent glacial ne cesse de souffler. Tout le village vit dans la peur ».
Depuis plusieurs générations, la famille de la narratrice vit paisiblement de l'élevage et des plantations d'oliviers, près de Sidi Ali Bounab. Mais l'armée française confisque les terres et rafles les jeunes hommes. Déplacée dans un camp dont elle réussit à s'enfuir pour gagner le maquis, la jeune femme prend les armes aux côtés des hommes. Elle découvre une liberté, la fraternité combattante et bientôt l'amour. Mais elle est capturée et envoyée cette fois-ci dans un centre où les réfractaires sont torturées jusqu'à la mort. Elle y rencontre Suzanne, une infirmière française qui a soigné clandestinement des Algériens avant d'être elle aussi emprisonnée et questionnée. Une profonde amitié naît entre ces deux femmes, mais Suzanne disparaît…

NORA HAMDI ,
Une artiste, romancier et réalisatrice française, née le 26 avril1968 en France à Argenteuil dans une famille d’origine Algérienne, elle est la sixième d’une famille de douze enfants.

Etienne Duval 03/06/2014 20:04

Alors à bientôt peut-être !

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