Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 15:45

Les pélerins d'Emmaüs par Rembrandt

 

L’étonnant enterrement de Christian

 

Il y a quelques jours, Christian s’est donné la mort dans des circonstances dramatiques. Comme beaucoup d’autres, j’ai participé à son enterrement. Grâce à l’intelligence de la famille et de ses proches, les funérailles se sont déroulées comme une grandiose thérapie qui nous a redonné la force et le courage de vivre. C’est de cela dont je veux témoigner aujourd’hui.


Une souffrance à en mourir

Depuis plusieurs semaines, Christian souffre intensément. Il dit que la guerre s’est installée en lui. Par judicieuse précaution il écarte ses proches, ouvrant toutefois ses portes aux habitants de la commune. Progressivement la souffrance s’accroît et finit par s’exprimer sous la forme d’un coup de feu, qui lui enlève la vie. Souffrance et coup de feu sont si liés l’une à l’autre qu’on ne peut les dissocier. Le coup de feu ne fait que révéler au grand jour la souffrance invisible.

 

Un immense élan de compassion dans toute la région

Les habitants affluent par centaines. Peut-être sont-ils plus d’un millier. Ils se sont donné le mot dans toutes les vallées avoisinantes. Non ce n’est pas possible, ils ne peuvent pas laisser la famille porter seule le drame qui vient de s’abattre sur elle. Cette histoire est désormais leur histoire ; ils la prennent en charge avec les plus proches dans le souffle intérieur d’une très grande compassion.

 

L‘église trop petite écarte ses murs

L’église a été construite pour les croyants de la paroisse. Mais aujourd’hui elle est bien trop petite. Elle doit accueillir croyants et incroyants, habitants de la commune, voisins et étrangers. Tout à coup les fermetures cèdent et les frontières éclatent dans une sorte de fraternité plus universelle. Il y a plus de gens à l’extérieur de l’église qu’à l’intérieur. De leur côté, les croyants ont atteint leur maturité et sont capables de partager les responsabilités. Pour le signifier plus ou moins consciemment,  le prêtre se met à l’écart afin de permettre aux habitants de la paroisse d’animer eux-mêmes la célébration d’un départ qui concerne l’un des leurs ; ils le feront  avec une grande ferveur, mais aussi avec beaucoup de justesse et de sobriété.

 

En enterrant Christian, la communauté enterre aussi sa fin tragique

Tout est fait pour enterrer non seulement le corps de Christian mais aussi sa fin tragique. Chacun va enterrer une partie de soi-même avec le corps d’un ami ; il va aussi ensevelir son histoire douloureuse qui est maintenant devenue une histoire commune. Assez paradoxalement, la fin tragique de Christian va être mise en terre pour féconder la vie. Comprenne qui pourra. Il y a manifestement des choses qui nous dépassent.

 

Les petits-enfants jouent avec la mort et redonnent vie à Papy

Ce sont essentiellement les petits-enfants qui vont intervenir pour apporter leurs témoignages. Ils le feront à trois ou quatre reprises.

Papy tu t’y es pris d’une drôle de manière pour partir ; tu restes pourtant un papy qu’on aime. C’est vrai que tu avais mauvais caractère, mais tu nous aimais et on t’aimait. Tu te souviens quand tu nous racontais des histoires ! Qu’est-ce que c’était bien ! Tu nous as appris à être droits et justes et cela nous ne l’oublierons pas. Et puis cette biche blanche que tu nous as cachée ! Il paraît que tu avais tué Bamby. On en aurait pleuré, mais tu prenais tellement de plaisir à la chasse ! Quand même tu aurais dû te retenir ! Pourtant ne t’inquiète pas, aujourd’hui on te pardonne.

Grâce au témoignage des enfants, Christian reprend vie, comme s’il était déjà passé de la mort à une forme de résurrection. Les enfants voient des choses que les adultes ne voient pas !

 

Papy transforme discrètement son enterrement en une fête

Maintenant, c’est sûr, Papy est là. Il veut que nous quittions le cimetière pour sortir de la tristesse. De nombreuses rencontres se font et les sourires illuminent à nouveau les visages. Chacun est poussé vers la buvette pour trinquer à la paix retrouvée.

Manifestement quelque chose de fort s’est passé au cours de cet enterrement. J’étais venu un peu enfermé dans l’angoisse de la mort. Et voici que je repars maintenant réinvesti dans la vie et dans une forme de joie indicible.

Etienne Duval

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Y
Merci Etienne, pour nous forcer à nous interroger et à chaque fois tenter de formuler l'indicible.
J'ai retrouvé un texte que j'avais écrit à l'occasion de l'enterrement d'une personne très proche et très jeune, décédé d'une manière accidentelle mais aussi dramatique. Je voulais livrer sur ce blog une partie du texte qui concernait les enfants présents ce jours là :
"A..., comme N..., comme tous les autres, comme celle à qui tu vas donner naissance, S... ; nous le savons bien, ils ont tous, ruisselant de leurs pupilles, de leur regard, de leur sourire, cette délicate et fabuleuse lumière. Il ne s’agit pas d’aller puiser en eux la force qui nous manque, mais il faut fouiller au fond de nos entrailles et retrouver cette même lumière qui parfois avec le temps s’estompe. J’ai la certitude qu’elle est là, présente en chacun de nous. C’est cette force vive qu’il faut aller puiser."
Peut-être parlons nous de la même chose.
Yves
Répondre
E
Merci Gérard pour ta réflexion sur la mort dans laquelle je me reconnais car elle relate une double expérience qui a été en partie la mienne : l’enterrement a été un renvoi à la Vie. Pour moi, il y avait, en plus, avec le blog, la volonté de témoigner de cela, par écrit et donc dans la mémoire de la famille, pour ne pas en rester au suicide lui-même. J’étais volontairement dans la poursuite de l’opération thérapeutique initiée au cours de la cérémonie, de manière à prévenir contre d’éventuelles répétitions. Mais il a fallu que j’en paie le prix par une sorte de mort symbolique, avec de multiples saignements de nez, difficiles à arrêter à cause d’un anticoagulant. J’ai pu supprimer l’anticoagulant et, en dernier recours, c’est la remise en ordre réalisée par l’écriture, qui a mis un terme à cette expérience douloureuse.
G
Comme c’est curieux. Nous avons connu, il y a peu, deux expériences bien semblables à celle que tu relates.

L’été dernier, peu après notre arrivée à Lesches, on enterrait un Leschois, qui vivait un peu en marge du village. Sa mère, qui avait été pasteure, était une personnalité remarquée. Pour ne pas laisser partir seul cet homme que nous ne connaissions qu’à peine, nous nous sommes rendus à l’enterrement qui avait lieu directement au cimetière protestant de Lesches. Il y avait quelques personnes, venues comme nous.

La cérémonie était présidée par une jeune pasteure, qui a fait une homélie bouleversante de pertinence, d’humanité, donc – pour autant que je puisse en juger- d’une grande profondeur théologique. Je lui ai dit ensuite à quel point son prêche m’avait touché, et comme rarement ! Elle m’a gentiment invité à « venir plus souvent au culte ». Je n’ai pas encore suivi le conseil. Peu importe, car cette forte humanité et cet humour nous ont fait sortir ragaillardis de ces obsèques qui s’annonçaient fort tristes.

Cette année un autre Diois mieux connu de nous, mari d’une jeune femme voisine de mon frère à Montmaur (compagne de jeu de nos enfants, il y a trente ans), est brutalement décédé à 51 ans, laissant aussi trois petites filles. Nous avons retrouvé notre pasteure, qui présidait la cérémonie conjointement avec le diacre, dans la cathédrale de Die, archi pleine. Cent à deux cents personnes restaient debout. Notre pasteure a lu l’épître (1ère aux Corinthiens, 13, 1-13) comme jamais je n’ai entendu lire ce texte, tellement utilisé !, et a prêché avec la même profondeur et la même pertinence que l’été précédent. Je dois sire que, par comparaison, X… et la part catholique du rite paraissaient bien convenues et bien creuses, sans âme et sans chaleur. Toute la chaleur se trouvait – outre l’homélie de notre pasteure - dans les témoignages apportés sur cet homme dont nous savions la serviabilité, la vraie gentillesse, la discrétion, la générosité.

J’ai pensé une fois de plus, - notre pasteure aidant – que « avoir la ‘Foi’ », c’est d’abord croire en ce qui fonde radicalement ces attitudes-là, c’est-à-dire de dont parle 1 Cor. 13, 1-13. C’est, somme toute, ne pas désespérer. Puis agir en conséquence, autant qu’on peut. Ce qui ne va pas de soi.

Je suis sorti de cette cérémonie avec ce viatique. Et ce fragile réconfort.

Gérard Jaffrédou, Lesches, 2 septembre 2014
E
Merci Danièle.
D
Merci Etienne pour ce témoignage bouleversant…
Daniéle
E
Je pense que nous parlons un peu de la même chose : la vie est faite de vie et de mort, mais la Vie au sens fort s'opère toujours dans un dépassement de la mort. Ici, la force de mort avait pris le pas sur la force de vie. L'opération thérapeutique devait consister à redonner le primat à la force de vie pour permettre d'éviter les répétitions. C'est ce qui s'est passé dans la cérémonie et, dans le blog, j'ai voulu confirmer une telle opération en révélant ce qui s'était passé.
Bien amicalement à toi, Yves.
D
J'ai lu. Ton ami, s'il a rassemblé tant de monde, avait sans doute beaucoup donné. Mais, pardon pour ma question malotrue : l'église ne condamne plus le suicide ?
Répondre
E
Merci Jacques pour ta sympathie et même ta compassion. Nous ne sommes jamais trop nombreux pour guérir ceux qui sont atteints par le traumatisme qu'a subi la famille de Christian. Je fais le pari, comme beaucoup, que la vraie compassion a une forte vertu thérapeutique.
Bien amicalement.
J
Etienne,
Rentrant de voyage, je trouve avec retard ton dernier texte sur le blog qui relate l’étonnant enterrement de Christian. Je vois que tu as été troublé et je le comprends. J’ai connu une fois une cérémonie funéraire aussi « vivante » et dynamisante et c’est une très étrange sensation. En ce qui concerne le suicide, je suis désarmé, je me souviens cependant que une fois dans ma vie, j’ai vécu de très près la tentative de suicide d’un homme en grande souffrance physique. Étonnamment dès le lendemain, entouré de sa famille aimante, il était comme guéri, vif et semblait heureux. Mais cela n’a pas duré et la maladie a gagné quelques mois après.
Je suis de tout cœur avec toi, amitié,
Jacques
E
Non depuis longtemps, me semble-t-il. Il ne s'agissait pas directement de condamner le suicide mais d'arrêter la contagion, ce qui devait se produire assez souvent surtout dans les campagnes.
Christian était très connu et, sans doute, comme tu le soulignes, avait-il beaucoup donné.
H
Etienne,
Qui est Christian ?
Merci de nous faire partager l'environnement de son départ, ainsi que le symbolisme porté par toutes ces personnes, incroyablement nombreuses, pour célébrer étrangement en quelque sorte la Vie, puisque pour toi cela fut fortement vivifiant !
Or voilà qu'il se trouve que je suis confronté au dilemme cruel d'un ami qui refuse une énième opération d'une tumeur qui sans cesse repousse tant il a déjà souffert, qu'il souffre encore et qu'il préfère en finir ! Mais... il ne sait ou ne peut toujours pas choisir... Je fais le max pour l'aider, c.à.d. en lui offrant ma présence s'il en veut, en le recommandant à l'Ami de coeur (pour moi) : le Christ. Terrible cruauté. Que dire, que faire ???
Hubert
Répondre
E
J'ai simplement voulu montrer que la vie resurgit au coeur de la mort.
P
Merci pour le témoignage que tu m'envoies.
Amitiés.
E
Christian dont j'ai volontairement changé le prénom n'est pas directement de ma famille mais il est d'une famille très proche. Il souffrait beaucoup intérieurement et sa mort a été la révélation de sa souffrance cachée. Ce qui m'a beaucoup frappé c'est l'intelligence de la famille, qui a réussi à faire de la célébration d'une mort une grandiose thérapie pour la famille et pour tous ceux qui étaient là. La plupart des témoignages sont venus des enfants ouverts à la vie. Ce qui aurait pu s'enkyster dans l'histoire familiale pour ressortir inopportunément à un moment ou à un autre a été purifié et mis en terre d'une certaine façon pour produire de la vie. C'est cela qui apparaissait presque magique mais qui était plus simplement la révélation de la compassion de Dieu Lui-même, qui sait faire de la vie avec la mort. Dieu, s'il existe, n'est pas un gendarme : il compatit avec les hommes y compris dans leur incroyance.J'oserais pousser le paradoxe : Dieu est d'abord le Dieu des incroyants avant d'être celui des croyants parce qu'avec les premiers sa compassion est plus grande. Il en va de même avec ceux qui désespèrent. C'est pourquoi il s'est révélé avec une si grande force dans l'enterrement de Christian.
Bonne fin de séjour en Corse et bien amicalement à toi et aux deux Chantal !
J
Cher Etienne

Avec Chantal (GERARD) qui est avec nous en Corse nous nous interrogeons sur la façon de réagir à cette annonce car nous ignorons tout de Christian X, de sa vie personnelle et familiale...

Il est vrai que la mort est un évènement majeur qui nous rassemble de façon souvent grégaire dans la même sidération, les mêmes interrogations, et nous ouvre paradoxalement, en nous rappelant la fragilité des choses, à un souffle venu d'au-dela de nous-même.
C'est le miracle du soleil qui déchire un ciel obscur et inconnu, permet la rencontre des indifférents d'hier, fait se tendre les mains et sécher les larmes.
Il y a quelques dizaines de personnes aux messes dominicales, il y en a 1000 à certains enterrements. C'est fréquemment le cas en Corse où tout et tous s'arrêtent quelques instants devant la mort.

Pourrais-tu nous dire qui était Christian ?

Amicalement.

Jean-Claude (avec l'imprimatur de Chantal Gérard)
E
Merci Anne. Il ne s'agit pas directement de ma famille mais d'une famille très proche. Je suis d'accord avec toi : "Les enfants sont les passeurs d'une spontanéité qui a à voir avec la sagesse".
Bien amicalement.
A
Etienne,

Avec toi par la pensée.

Comme tu le dis, la force de vie des enfants est un guide et il ne faut pas se priver de la joie qu’ils peuvent mettre dans les moments de vie que l’on partage avec eux, même si les circonstances qui rassemblent sont douloureuses.

Ils sont les passeurs d’une spontanéité qui a à voir avec la sagesse

Amitiés
E
Je n'oublie pas que tu descends de la famille de Jeanne d'Arc et j'ai moi-même une grande dévotion pour cette jeune femme très surprenante. Elle a subi elle-même une mort qui me fait toujours frissonner. Merci pour ce lien que tu maintiens et j'aurai du plaisir à te revoir sur Lyon.
P
Bonjour Etienne !

et merci pour tes envois réguliers qui me font souvent plaisir et . . . m'aident à me relier à ce qui nous est essentiel . . . ! !

je suis toujours à Nice, encore pour quelques mois à l'inspection du travail. Je serai en retraite au 1er avril prochain et pense bien en profiter notamment pour me déplacer un peu sur Lyon et retrouver pourquoi pas quelques bons amis !

bonne continuation à toi et j'espère à bientôt

Philippe Maquart
H
Merci !
E
Merci, Marius, de ta réflexion. J'ai voulu simplement témoigner de cette force de vie qui s'est manifestée au cours de l'enterrement, force de vie portée par les enfants mais aussi par la compassion de tous les habitants. Ce fut, pour moi, très impressionnant.
L'église, de son côté, a beaucoup évolué. A une époque déjà ancienne, elle voulait éviter une certaine contagion des suicides. Par la suite, elle a manifestement fait preuve de plus de compassion et c'est heureux.Dans le cas qui nous préoccupe, je pense que Christian n'a pas délibérément choisi de se donner la mort ; c'est plutôt la force de mort qui s'est emparée de lui.
Il me semble que la règle d'or consiste à choisir la vie et il n'est pas impossible, que, dans certains cas, le suicide lui-même soit un choix de vie.
M
Merci cher Etienne, de ce témoignage qui vient en apparence renverser l'opinion traditionnelle du monde catholique selon laquelle mettre fin à ses jours comporte toujours -plus ou moins- une accusation de celui qui s'est supprimé, à l'encontre les membres de sa famille ou d'une communauté qui ne l'a pas secouru dans sa détresse, non sans laisser dans leur mémoire commune le souvenir inacceptable d'une sorte d'abjuration et trahison par le suicidé des promesses du baptême par lesquelles il avait reçu la vie et expliquant probablement le refus de la sépulture chrétienne que la discipline romaine réservait autrefois à cette catégorie d'impénitents perçus comme symboles de l'impénitence finale dont il h'y aura jamais sans doute de transcription psychologique satisfaisante. Car la connotation de protestations contre le destin qu'enveloppe l'acte suicidaire n'est pas l'intention de celui qui passe à l'acte, mais l'intention qui lui prêtent ses témoins à cause de leur espérance de ne pas finir comme lui leur passage sur terre. Sans parler du déni de l'inconnaissance confessante de la mère des 7 Macchabées disant qu'elle ne veut avant de mourir que professer la foi de ses pères qui se sont interdits de revendiquer contre Dieu, s'agissant de leur naissance et de leur mort.
Mais l'élaboration de cette belle doctrine n'empêche en rien que les petits enfants de ce grand père se soient senti convoqués à la vie par sa décision de mourir. Merci de nous l'avoir écrit et des rebondissements de cet évènement dans l'année qui vient. Marius
E
C'est déjà pas mal...
H
Je comprends tout à fait ton respect de l'anonymat de Christian.
Pour le cas de cet ami que j'évoque, il est évident que quelque soit la décision qu'il prendra, ce sera en pleine "liberté", nous en avons déjà discuté... mais c'est en attendant que les choses sont problématiques, surtout pour sa compagne qui veut en finir avec lui... il me reste à confier tout cela à l'Esprit. Je ne peux pas plus. Merci de ta réponse Etienne.
E
Si je n'ai pas mis le nom, c'était pour respecter la famille. Ce que je voulais faire partager c'était cette sorte de prouesse qu'ont réussi à faire la famille (qui est une famille proche) et ceux qui l'accompagnaient, en transformant un acte de mort en acte de vie, grâce à la compassion de tous. Cela je l'ai vécu très intensément. Et je trouve que c'est exemplaire.
De ton côté, tu as plongé dans l'orthodoxie mais pas directement dans la mort, encore que... Personnellement je trouve que les offices orthodoxes sont très beaux, mais ils sont aussi très longs pour nous qui sommes des occidentaux pressés. Te voilà donc dans une paix profonde !
D
A la frontière de l'Ukraine, à Terghet, Roumanie, je reçois ton mail. Tu as fait un excellent blog, sans nom. Pourquoi pas ?
Vie dans une communauté de moines orthodoxes pendant 30 h., environ. Office de 3h. pour la saint Jean Baptiste.
Pas des intellos, mais des hommes de Dieu qui accueillent. Le Tsaret parle roumain.
Très amicalement.
Denis
E
Bonjour Hubert
Chacun a le droit de refuser l'acharnement thérapeutique et c'est ce que semble faire ton ami. Pour le reste, c'est un choix intime, très personnel. Je suppose que Christian n'a pas choisi. Peut-être une des règles essentielles qui doivent dicter ta conduite, c'est de l'amener à faire un choix libre. Si son choix est libre, il me semble qu'il sera dans la vie, au-delà même de toutes les formes que prendra son choix.
R
Bonjour Etienne
Tu m'envoies ce texte, cela me donne à réfléchir. Je ne connaissais pas ton ami, mais comme il est appelé Papy, je pense qu'il avait un certain âge. Il devait souffrir de désespoir et de dépression, peut-être de maladie aussi.

Je pense que les mots que l'on sort de soi-même sont l'une des choses les plus importantes qui soient. Même les personnes qui ne croient en aucun au-delà de la vie ont besoin de parler lorsque la vie de quelqu'un s'arrête.

Alors, je ne peux que te dire : merci d'avoir partagé.

Et, peut-être, à une autre fois,
Répondre
E
Merci Rabiaa de ta sympathie !
R
Je suis touchée par ton texte !
Toutes mes condoléances !!!!
Cordialement
Rabiaa
E
Merci Anne-Marie.
A
Je ne connais pas le nom de la famille. Ton texte est très bien c'est super .Bien des choses .A M Miege
E
Renée, merci pour ces paroles de compassion, qui s'adressent aussi à la famille de Christian.

  • : le blog mythesfondateurs par : Etienne
  •   le blog mythesfondateurs par : Etienne
  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.over-blog.com/ Le mythe et le conte sont la parole dans sa première gestation. C'est pourquoi, si la parole est malade, comme le dit Vittorio Gasman, il devient urgent de revenir à ses fondements qui sont encore à notre disposition, à travers les mythes et les contes. Lorsque la parole ne fonctionne pas, c'est la violence qui gagne. Les mythes et les contes, par l'apprentissage du processus symbolique qu'ils proposent, sont là pour nous aider à faire sortir la parole de la violence. C'est de la naissance de l'homme lui-même dont il s'agit.
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Blog De Mythes Fondateurs

Liens

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -