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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 16:02

 

L'arbre aux oiseaux de Jan Van Kessel (1626-1679)

Un grand conte des Indiens d’Amérique rejoint l’intuition qui structurait l’article précédent sur le grand opéra de la création. Le chant est à l’origine de l’homme ; il le conduit aussi à sa perfection.

 

Les chants et les fêtes

Un homme, une femme et leurs trois enfants vivaient ensemble dans une cabane, entre les collines battues par le vent du grand Nord et la mer grise. L’homme était un chasseur redoutable. Parfois, il poursuivait le gibier, dans l’herbe rare, jusqu’à ne plus voir les rochers de la mer. Parfois, dans son kayak, il traquait les phoques et les grands poissons jusqu'à ne plus voir la terre. Il apprit à ses enfants son savoir, son art, ses ruses de chasseur infaillible. Quand l’aîné fut en âge de courir les collines et les landes désertes, il s’en alla fièrement, l’oeil brillant, l’arc au poing. Mais, dans les broussailles, sa trace se perdit. Il ne revint jamais dans la cabane familiale où sa mère pleura longtemps devant le feu, espérant son retour. Quelques années passèrent. Vint le temps où le deuxième fils fut en âge de partir seul, lui aussi, à la chasse au renne et au caribou. Un matin donc, il s’en alla comme son frère, vêtu de cuir et chaussé de mocassins brodés. Mais, comme son frère, il disparut à l’horizon, et jamais on ne le revit. Le visage de ses parents, tant leur douleur fut grande, se couvrit de rides et leur tête de cheveux blancs. Quand leur troisième fils s’en fut par le chemin de la colline, ils le bénirent trois fois, les mains tremblantes et les yeux pleins de larmes. Le garçon leur dit : « Ne vous lamentez pas ainsi. Moi, je reviendrai, je vous promets que je reviendrai ». Et il disparut, au loin, sous le ciel gris.

Or, sur la lande, il vit un grand aigle noir tournoyant au-dessus de lui. Le garçon arma son arc et le tendit vers le ciel. Mais avant qu’il n’ait pu tirer, l’aigle descendit, fonça vers la terre et se posa à côté de lui. Alors son plumage s’ouvrit dans un grand froissement ténébreux, et apparut un homme de haute taille, vigoureux, à la chevelure longue et lisse, au regard vif. Cet homme dit : « C’est moi qui ai tué tes deux frères. Je te tuerai toi aussi à moins que tu n’acceptes de faire ce que je vais te demander. Je veux que dès ton retour chez toi, tu chantes des chansons avec tes semblables et tu fasses de grandes fêtes. « Qu’est-ce qu’une chanson ? répondit le garçon. Et qu’est-ce qu’une fête ? – Acceptes-tu oui ou non ? – J’accepte, mais je ne comprends pas. – Viens avec moi, dit l’homme-aigle. Ma mère t’apprendra ce que tu dois savoir. Tes deux frères n’ont pas voulu apprendre, ils détestaient les fêtes et les chansons. C’est pourquoi je les ai tués. Toi, dès que tu auras appris à composer une chanson, à assembler les mots comme il faut, à chanter et à danser, tu pourras revenir tranquillement chez toi.

L’homme jeta sur son épaule son manteau en plumage d’aigle et s’en alla, avec le garçon, vers la montagne. Ils marchèrent longtemps, traversant des vallées, des cols, des neiges éternelles. Ils arrivèrent enfin devant une maison de pierre, à la cime d’une montagne rocheuse. Cette maison tremblait, vibrait, secouée par un bruit sourd comme un battement grave, lent et profond. « Ecoute, dit l’homme-aigle. C’est le coeur de ma mère qui bat. Entre, n’aie pas peur. » Il poussa la porte. Dans la grande cuisine enfumée, une vieille femme était assise. Son visage était infiniment ridé, elle se tenait voûtée, tristement. L’homme-aigle l’embrassa. « Mère, lui dit-il, tu vas revivre, toi qui te meurs. Ce jeune homme est venu apprendre à composer des chansons, à battre du tambour, à danser. Il enseignera tout cela aux humains qui ne savent rien des fêtes et des chants. Le visage de la vieille s’épanouit. Elle se leva, serra le garçon dans ses bras et lui dit : « Grâce à toi, je vais rajeunir. Tu vas me délivrer de mon savoir, enfin ! Au travail vivement ! Tu vas d’abord construire une grande maison, plus grande et plus belle que les maisons ordinaires. Le garçon, sur la montagne, construisit une grande maison, puis la mère de l’aigle lui apprit à faire un tambour, à battre la mesure, à chanter, à ordonner les mots et la musique, à danser. Et, jour après jour, le dos voûté de la vieille femme se redressa, ses rides s’effacèrent sur son visage, sur sa tête poussa une superbe chevelure noire. Quand elle eut fini de dire tout son savoir, elle était devenue une belle femme majestueuse aux joues lisses, aux yeux paisibles et brillants. Le garçon serait volontiers resté avec elle.

Mais un matin il lui fallut partir. Il redescendit en courant vers la vallée, vers la mer, vers la cabane de ses parents qui croyaient l’avoir perdu à jamais, lui aussi, depuis le temps qu’il s’en était allé. Avec son père, il construisit une grande maison, ils firent ensemble des tambours, puis composèrent des chansons.

Quand tout fut prêt, ils s’en allèrent chercher des convives pour le festin. Ils rencontrèrent des gens étranges par les collines. Les uns étaient vêtus de peaux de loups, les autres de peaux de renard, les autres de fourrures d’ours. Ils les invitèrent tous. Devant les feux crépitants, celui qui savait chanta dans la grande maison, il joua du tambour, dansa, toute la nuit. A l’aube, les invités s’en allèrent, saluant le jeune homme et son père. Alors le jeune homme et son père, les voyant se disperser dans l’herbe grise au petit jour, s’aperçurent que tous ces gens qui avaient fait la fête avec eux étaient des animaux qui s’étaient métamorphosés en hommes et en femmes, le temps d’une nuit. La mère-aigle les avait envoyés pour qu’ils donnent au garçon la dernière leçon, le dernier mot de son savoir. Voici : quand le tambour bat juste, quand la danse est bien rythmée, quand la fête est belle, son pouvoir est si grand qu’il change les bêtes en hommes véritables. (Conte des Indiens du Canada, Henri Gougaud, L’arbre à soleils, Ed. du Seuil)

 

L’ancêtre de l’homme est un oiseau

Dans le conte, le passeur de l’homme est un oiseau. Comme l’aigle, il a de grandes ailes mais son corps est celui d’un homme de grande taille au regard perçant. Avant de parler, il se serait exprimé par des gazouillis différenciés et harmonieux, jouant avec ses cordes vocales comme le musicien avec les cordes de son violon. Sans doute, à un moment de son évolution, a-t-il été un oiseau, volant dans les cieux avant de marcher sur ses deux jambes. Mais il fallait qu’il perde ses ailes pour travailler sur sa voix.


C’est la grand-mère qui apprend à chanter

Il appartient à la mère de prendre en charge l’enfant pour lui apprendre à parler et à écrire. Mais la grand-mère, avant de basculer dans les souvenirs de l’enfant, est celle qui lui apprend à chanter. Elle semble avoir une place primordiale : elle est à l’articulation de l’animal et de l’homme, au moment même où elle est à l’interface entre les anciennes et les nouvelles générations. C’est elle la première thérapeute parce qu’elle met en musique les rapports entre le conscient et l’inconscient.


Refuser d’apprendre à chanter, c’est refuser de devenir un homme véritable

Celui qui refuse d’apprendre à chanter signe sa propre mort. C’est ce que nous apprend l’homme-aigle, notre ancêtre commun. Le chant, qui introduit le nombre dans les gazouillis de l’enfant, le fait basculer du côté de la raison et de l’humanité. Il est la plaque tournante entre l’attitude répétitive de l’animal et l’évolution créatrice de l’homme. Dans l’éducation, l’oubli de la grand-mère et du chant pourrait expliquer bien des maladies psychiques ultérieures.

 

Il appartient au chant de faire vibrer la maison

Lorsqu’il arrive près de la maison de son passeur, le jeune homme entend vibrer la demeure, comme si elle était secouée par un battement régulier. Il découvre alors qu’elle vit au rythme du cœur de la grand-mère, la grande maîtresse du chant. Autrement dit, la maison familiale et la famille elle-même ne peuvent vivre et communiquer la vie que si elles sont animées par le chant. Il ne suffit pas d’écouter de la musique. Encore faut-il que chacun fasse vibrer ses propres cordes vocales par des chants beaux et harmonieux.

 

Le chant est là pour ouvrir l’espace de l’écoute, nécessaire à la parole

Si le chant est si important, c’est parce qu’il contribue à ouvrir l’oreille et à ouvrir l’homme tout entier à l’écoute de l’autre. Nous ne sommes des hommes que parce que nous parlons, mais comment parler si l’écoute est absente ? Aussi apprendre à être des hommes c’est d’abord apprendre à écouter. Dans les Mille et Une Nuits, Chahrazade avait bien compris cette vérité première. C’est pourquoi, pour guérir le roi perturbé dans son humanité profonde, elle a passé près de trois ans à lui apprendre à écouter, en lui racontant, pendant la nuit, des contes qu’elle ne terminait que la nuit suivante. D’une certaine façon ses contes eux-mêmes étaient chantés, dans la mesure même où la langue arabe n’était pas complètement dénouée du chant qui lui a donné naissance. Chahrazade avait aussi compris une autre vérité profonde : l’homme masculin est malade et, avec lui, l’humanité entière, parce qu’il n’entend pas la parole de la femme…

 

Par le chant, l’animal, en l’homme, est remplacé par l’enfant

Le miracle du chant, c’est de faire naître l’enfant dans le lit même de l’animalité. L’enfant est l’animal métamorphosé en homme, il est le secret de l’homme, le secret de sa jeunesse éternelle. Grâce à lui, la violence animale peut se transformer en parole et la grand-mère apparemment usée par le temps est susceptible de retrouver une jeunesse sur laquelle la mort n’a plus vraiment de prise. L’enfant qui est, en chacun de nous, a déjà vaincu la mort.

Blog de mai 2013

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Published by Duval Etienne
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commentaires

Outlook Settings 21/11/2014 08:50

I think it is all about the choices you make. The situation over here is no different. Let us just assess the situation. A man, a woman and three children lived together in a cabin in the hills. They really had no chance.

Duval Etienne 21/11/2014 09:02

Yes the choices are very important, but the symbolical structures don't change. Thank you for your participation.

becky wayne 21/11/2013 00:11

témoignage

Mon nom est Becky Wayne, je tiens à remercier le Dr IGHODO pour ce qu'il a fait pour moi. J'ai été chercher mon rêve l'homme et tous les hommes qui viennent jamais dans ma vie toujours déçu et brisé mon coeur et marchent sans regarder en arrière. Et j'ai essayé de mon mieux pour obtenir un bon homme pour moi, mais tous mes efforts semble avorté . avoir à dire à mon meilleur ami au sujet de ma situation qui m'a dirigé vers le Dr IGHODO HAUTE TENPLE qui a résolu mon problème pour moi dans les 24h. Si vous avez des problèmes au sujet de votre relation , je vous conseille de le contacter par l'email , il est la seule solution à vos problèmes ci-dessous. ighodohightemple@gmail.com

( 1) Si vous voulez que votre ex back.and si vous voulez que votre épouse ou le mari de divorce dos ou votre mari est runing après les autres femmes de côté et vous vous voulez qu'il soit votre seul
(2) si vous avez toujours des cauchemars .
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( 5) Si vous voulez un enfant .
(6) Vous voulez être riche .
(7) Si vous avez une relation brisée
(8) Si vous voulez vous marier à votre homme ou une femme de rêve
(9 ) Les soins à base de plantes
( 10) Si vous avez besoin d'aide financière.
(11) Vous voulez lier votre mari / femme à être le vôtre pour toujours.
(12) Si vous voulez gagner un procès
lui envoyer un courriel aujourd'hui : ighodohightemple@gmail.com est le seul endroit tous les fichiers. Les problèmes peuvent être résolus !

Cordialement,
Becky Wayne

Chœur Abenakis 01/06/2013 09:44

LA LEGENDE DES OISEAUX

Au début du monde, le Créateur, que les Indiens Abénakis appellent Tabaldak créa la terre et pour eux, la terre devint le jardin de Tabaldak. Depuis ce jour, la vieille terre-mère donne les plantes qui nourrissent et les plantes qui soignent. Tabaldak avait créé tout ce dont les hommes avaient besoin pour vivre sur terre. Il avait tout créé ou presque, car pour les Indiens le Créateur n'est pas parfait, sinon il aurait créé tous les Indiens parfaits.
Tous les Indiens étaient en extase devant la création jusqu'au moment où Ours blanc décida de mettre son gros manteau blanc sur le pays et souffla son haleine froide pour faire arriver l'hiver.

À cette époque, les Indiens vivaient la majeure partie de leur temps dans le tee pee et les petits papooses sont vite devenus bien tristes. Ils n'avaient plus rien pour s'amuser, sauf les cendres du feu qui paraissaient à peine tièdes tellement le froid était intense. Durant l'été, ils avaient joué avec les feuilles de l'arbre sacré. Ils en avaient fait des colliers, des panaches, des papillons et ils avaient aussi joué avec le ruisseau. Mais avec la neige qui avait tout recouvert de blanc, tous leurs jouets avaient disparu et ils étaient devenus bien tristes.
Tellement tristes que grand-maman Marmotte le remarqua et décida d'aller voir Tabaldak. : Elle lui dit : Pour lire la suite du conte rendez vous sur: http://www.lespasseurs.com/La_legende_des_oiseaux.htm

Cette légende est encore très vivante dans le village Abenakis d'Odanak au Québec.

Pour entendre le cœur de grand mère : cliquez sur Chœur Abenakis

Didier Varrod 16/06/2013 15:25

Encore amoureux de la musique : Didier Varrod

Jeudi 30 mai 2013, 7 h 24 cap sur le sud de l’Italie avec le dix-septième album du Canzoniere Grecanico Salentino qui est le plus grand et le plus ancien groupe de musique traditionnelle des Pouilles. Fondé en 1975 par Daniele et Rina Durante, c’est désormais leur fils Mauro qui a repris le tambourin, le violon, et le chant pour faire vivre les tarentelles d’aujourd’hui.

C’est un disque de fièvre et de transes. Si la techno possède des racines il se pourrait bien que l’une d’elle se situe du côté de la région du Salento, surnommé « le talon de la botte italienne » où l’on perpétue avec détermination la mystique du tarentisme. Croyance populaire qui énonce qu’une seule piqûre de la tarentule peut transmettre une maladie qui ne peut être guérie que par la danse. Loin des croyances ancestrales, aujourd’hui le besoin d’exorciser les maux de nos sociétés occidentales s’exprime dans ce disque qui transcende les entrailles de la tradition pour interroger notre modernité malade et indécise.
Extrait du chant « Pizzica indiavolata »

Mauro Durante, leader du groupe Canzoniere a appris les rudiments de la technique du grand tambourin salentin, le tamburo, dès l’âge de 14 ans. L’apprentissage du violon et du tamburo au conservatoire de Lecce le conduit à faire des rencontres. Stewart Copeland, l ‘ancien batteur du groupe Police, puis Ludovico Einaudi, et Goran Bregovic. Aujourd’hui dans ce nouvel album on le retrouve au côté de Piers Faccini.
Extrait du chant « La voce Toa »

C’est une musique vivante qui vient de loin. On écoute la voix qui vibre, appel liturgique à la communion par la danse. Puis il y a le rythme, les coups métronomiques sur les peaux tendues du tambourin, les castagnettes ou l’accordéon diatonique qui appelle à l’amour. Le groove italien existe, nous le rencontrons dans ce disque profondément terrien où les forces de l’esprit guident les pas des danseurs.
Extrait du chant « Tira Cavallu »

A l’heure de la peur et de l’impuissance des peuples face à la mondialisation, ce disque est un projet qui redonne à l’identité sa noble place. Loin de l’enfermement, du repli sur soi, le souci de l’identité est ici au service d’un autre monde. Mystérieux, généreux, poétique. Et prodigieusement ouvert.

Transcription d’une chronique de Didier Varrod ! Signalée par ma fille Elise.
Pour (ré)écouter cette émission : Didier Varrod

Danielle Messia 13/06/2013 22:33

Plus intimiste "De la main gauche"

Mon Dieu... 12/06/2013 19:06

Laissez-le moi encore un peu...

Ça sert à ça ! 12/06/2013 16:32

Dis moi Piaf : À quoi ça sert d’aimer ?

Non rien de rien, les paroles 12/06/2013 15:29

Non! Rien de rien
Non! Je ne regrette rien
Ni le bien qu´on m´a fait
Ni le mal tout ça m´est bien égal!

Non! Rien de rien
Non! Je ne regrette rien
C´est payé, balayé, oublié
Je me fous du passé!

Avec mes souvenirs
J´ai allumé le feu
Mes chagrins, mes plaisirs
Je n´ai plus besoin d´eux!

Balayées les amours
Et tous leurs trémolos
Balayés pour toujours
Je repars à zéro

Non! Rien de rien
Non! Je ne regrette rien
Ni le bien, qu´on m´a fait
Ni le mal, tout ça m´est bien égal!

Non! Rien de rien
Non! Je ne regrette rien
Car ma vie, car mes joies
Aujourd´hui, ça commence avec toi!

Recueil 20/05/2013 20:40

L’un des principaux mérite des contes poétiques c’est qu’ils coulent aussi facilement que des notes égrenées. Ils gravent dans les mémoires leur mélodie. (Auteur inconnu)


Charmeur de serpent

Il était une fois sur la place principale d' une ville orientale, un charmeur de serpents qui était assis en tailleur et jouait de son instrument.
Un grand serpent sortait de son panier et ondulait au son de la musique.
Une bande de cavaliers arrive au grand galop et s' arrête près du charmeur de serpent attiré par le spectacle.
Le public est ravi subjugué par la danse de l'animal.Mais d'un coup, on ne sait pourquoi le serpent bondit dans le public et mort cruellement à la cheville un des cavaliers.
Le charmeur de serpent qui s'appelait Mohammed comprend qu'il va avoir de gros ennuis en voyant l'air menaçant des autres cavaliers.
Il enferme son animal à l'aide d'un couvercle et implore le pardon des spectateurs. « Tu vas nous le payer » hurla le plus grand. « Ton serpent a blessé notre frère ! ».
Alors Mohammed eu une idée :Il couru, affolé vers une troupe de danseuses qui évoluait un peu plus loin et il dit à l'une d'entre elles « Shéhérazade ! Toi qui est guérisseuse, vient vite aider un cavalier qui vient de se faire mordre par mon serpent ».
Shéhérazade arriva sur les lieux, se pencha vers le cavalier qui hurlait de douleur et elle imposa les mains sur la cheville blessée de telle façon quel e cavalier cessa de crier et il fut guéri miraculeusement.
Il remercia la danseuse et parti au grand galop avec les autres cavaliers. Après cette malencontreuse aventure Mohammed décida de changer de quartier car beaucoup de monde avait vu la scène. Les gens avait peur de son serpent. Il emporta son animal et marcha longtemps. Il fini par s'installer sur une autre place publique.
Tout à coup arriva une mangouste à l'humeur belliqueuse. Comme chacun sait, cet animal est l'ennemi juré du serpent, elle fonça donc pour l'attaquer et le tua.
Mohammed se retrouva seul et désespéré. Il parti donc en quête d'un autre animal de compagnie dressé qui pourrait lui rapporter de l'argent.
Il fini par trouver un petit singe très intelligent que lui vendit un marchand ambulant. Le marchant lui fit une recommandation « Surtout ne le nourrissez pas après minuit ! Il s'appelle Jumper. Au revoir ».
Mais Mohammed trop heureux d'avoir trouvé son animal n'écouta pas le conseil du marchand.
Un jour, après une longue représentation ou Jumper dansait et jouait du violon il rentrèrent à la maison et Mohammed qui avait faim se prépara un gros sandwich et il en tendit un morceau à Jumper qui avait bien travaillé.
Seulement il était minuit passé et brutalement ce petit singe se tordit de douleur et se transforma en un gros monstre hideux et poilu.
Mohammed prit peur et ... cette créature l'attaqua et le dévora.
Ainsi fini cette triste histoire.

Pour retrouver d’autres poèmes et poésies : Cliquez sur Recueil.

Sur le diapason 432 hz - Yvan Gérard 28/05/2013 17:30

Oui le "la" qui sert de diapason, a été augmenté plusieurs fois pour les instruments contemporains pour augmenter leur puissance ce qui entraine qu'ils ne sont pas à la fréquence initiale créée par les compositeurs. Mais du temps de Bach le "la" n'était pas stable, il n'y avait pas de norme et les facturiers d'orgue plaçaient eux-mêmes le la en fonction des tuyaux. Actuellement les clavecins ont gardé le "la" du XVIIe siècle.

Encore plus impressionnant ! 27/05/2013 22:11

Découvrez en appuyant.

La calligraphie arabe 27/05/2013 10:08

Jacques Pissenem chante l'amour grâce au support de la calligraphie arabe, qu'il fait sortir du bois

« Après Dreux en France et Tanger, le calligraphe Sadik Haddari et le sculpteur Jacques Pissenem ont choisi de se produire, mardi 29 janvier, au pied de la Tour Al Kamra à Asilah. En plus du public zaîlachi, les deux artistes marocain et français ont voulu faire de cette merveille architecturale, surplombant l’ancienne médina, un autre témoin de la naissance de leur œuvre. Dès le lancement de leur spectacle, ils ont réussi à faire impliquer les spectateurs grâce à la beauté des lieux et au morceau de musique originale, choisi spécialement pour ce spectacle. Sadik Haddari était le premier à monter sur scène avec un seul instrument : son pinceau. Il a réussi en très peu de temps à écrire sur une planche en bois (en trois dimensions) le mot Amour «Al houb» en calligraphie arabe. «Nous n’avons pas trouvé mieux que le mot «Amour» pour monter notre spectacle. Nous sommes tous les deux amoureux de notre métier. Et nous nous produisons par amour en public», dit-il.
Ancien batteur d’un groupe musical en France, Jacques Pissenem a pris ensuite le relais sur scène, en entamant son travail muni de sa tronçonneuse, avec une grande énergie et tel un rocker en plein show. Et sculpteur d’arbres de son métier, il a fait voyager le public zaïlachi, grâce à sa force, ses gestes originaux et sa grande dextérité, dans son univers artistique et atypique. Jacques Pissenem a réussi en 20 minutes à sculpter et mettre en valeur une belle œuvre avec son cœur, tout en essayant d’oublier les contraintes techniques pour ne garder que la beauté des courbes de la calligraphie. «J’essaie à ma façon de redonner vie à l’œuvre», affirme-t-il.
Fasciné par les belles lettres en calligraphie de Sadik Haddari, qu’il a rencontré en 2010 lors de son voyage à Asilah, Jacques Pissenem a voulu s’associer en tant que sculpteur en bois avec le calligraphe marocain pour se produire en public. Connu depuis plusieurs années par ses sculptures mises en scène comme lors d’un concert, l’artiste français a voulu d’abord s’initier à la calligraphie arabe pour faire aboutir ce projet. Ayant fait ses études des beaux-arts au Maroc, Sadik Haddari n’a pas trouvé de difficultés à s’imprégner du style artistique de Jacques Pissenem. »
Najat Faïssal Le : 2013-02-01 N° : 2858

http://www.aujourdhui.ma/maroc-actualite/magazine/quand-la-sculpture-se-marie-avec-la-calligraphie-100898.html

Cliquez sur "La calligraphie arabe" pour voir apparaître l'oeuvre de Jacques Pissenem.

Jacques Pissenem 27/05/2013 09:54

Jacques Pissenem le sculpteur à la tronçonneuse

Je viens de faire la connaissance d'un sculpteur impressionnant, qui travaille à la tronçonneuse sur des arbres ou de grosses pièces de bois. Avec trente deux autres artistes, peintres ou sculpteurs, il a présenté son oeuvre à Montrond-les-bains, au cours d'une exposition de grande qualité, initiée par Jean-Pierre Ménard, les 24, 25 et 26 mai. Il trouve son inspiration dans la musique : ancien batteur dans un groupe local, il choisit toujours une oeuvre musicale pour accompagner son travail de sculpteur. Il n'impose pas un personnage ou un objet ; il les découvre dans le bois comme s'ils étaient là depuis toujours et attendaient d'être révélés par un artiste. En très peu de temps, ils surgissent devant les témoins qui surveillent leur apparition. Je signale, aux responsables des communes ou aux propriétaires de moyens et grands espaces, qu'un arbre vénérable, promis à la mort à bref délai, peut retrouver une nouvelle existence en devenant une oeuvre d'art, susceptible d'attirer l'attention de nombreux touristes. Vous avez une bonne présentation de Jacques Pissenem sur une vidéo que vous pourrez voir et écouter en cliquant sur le nom du sculpteur

Etienne Duval 26/05/2013 22:13

Comme toi, je suis prêt à m'enthousiasmer face à ces découvertes, même si elles sont anciennes.

FADO 05/05/2013 21:36

Tranduction du chant de MARIZA O Gente Da Minha Terra

Ô gens de ma terre
Les Gens de ma Terre

Sont miens et les tiens ,Ce fado
le destin de notre amarre
Autant qu'il est né
Des accords d'une guitare ,..

Toujours sort un gémissement
D'une guitare pour chanter
Celui-ci est donc perdu
Ce cri est celui des gens de ma terre

Ô gens de ma terre
Maintenant je me rends compte
Que cette tristesse que j'apporte
De votre âme je l'ai reçue

Et il apparaissait une tendresse
Si tu me laisses l' emballer
Elle sera la plus grande
Et moins triste sera l' amertume
Du chant des gens de ma terre

Ô gens de ma terre
Maintenant je me rends compte
Que cette tristesse que j'apporte
Que cette tristesse que j'apporte
De votre âme je l'ai reçue

MARIZA est une très grande chanteuse de Fado portugais née au Mozambique.
Découvrez la merveille ! en appuyant sur FADO

Danièle Pétel

Duval Etienne 17/05/2013 14:44

Il est étonnant de retrouver dans le précédent article de très fortes similitudes entre le mécanisme vocal et les premières séquences du "grand opéra de la création ".

1. La soufflerie = le souffle créateur
2. Le vibrateur = tout se met à vibrer
3. Les résonateurs = le nombre donne naissance à la musique
4. Le système articulateur = la musique engendre la danse, première forme d'écriture.

Il y aurait donc un lien entre le chant et la danse, comme si la danse était l'écriture de la musique du chant...

Cliquez sur Duval Etienne pour avoir l'ensemble de l'article dont la première partie est présentée dans le commentaire précédent.

PS 17/05/2013 13:26

…Acte d’oubli cliquez sur Ma chanson pour écouter : Qu'est-ce qu'ils ont fait à mon song…

Ma chanson 17/05/2013 12:48

D’après ce dossier c’est tout le corps qui chante :

Savoir chanter, c'est avant tout savoir respirer. Et comme la totalité des humains sont par la force des choses autodidactes en la matière, il nous a semblé qu'un dossier n'était pas de trop pour revenir sur les bases même de la respiration. Prêt pour un grand bol d'air ?

Savoir chanter, c'est avant tout savoir respirer. Et comme la totalité des humains sont par la force des choses autodidactes en la matière, il nous a semblé qu'un dossier n'était pas de trop pour revenir sur les bases même de la respiration. Prêt pour un grand bol d'air ?

La respiration est le souffle de la vie. Elle commence à la naissance par une première inspiration pour se terminer à la mort par une dernière expiration.

Elle est un pont entre le corps et l'esprit car si elle est d'abord physique, elle est aussi directement reliée aux émotions et à la pensée. Le corps humain est d'ailleurs un instrument musical bien particulier, car le chanteur est indissociable de son instrument, il ne peut se séparer de lui comme le ferais un guitariste ou un pianiste.

L'appareil vocal lui même est une combinaison de différents outils qui travaillent simultanément ensemble, mettant au final l'air en vibration. Comprenez par là que la voix n'a pas d'organe en particulier. De la prise d'air à l'émission d'un son, le système phonatoire est ainsi défini comme l'ensemble des phénomènes qui concourent à la production des sons vocaux. Il peut être décomposé en quatre éléments qui concourent étroitement à la production de la parole et du chant : la soufflerie, le vibrateur, les résonateurs et le système articulateur.

A l'évidence, le mécanisme vocal est un mécanisme complet parce qu'il engage tout le corps, et complexe parce que les différentes parties du corps travaillent simultanément, mais ont des mouvements parfois contraires voire contradictoires.

Maîtriser sa voix, c'est donc prendre conscience des diverses interactions qui opèrent au sein de notre corps et en premier lieu du trajet de l'air jusqu'à l'émission du son, d'où ce dossier.

http://fr.audiofanzine.com/techniques-de-chant/editorial/dossiers/la-respiration-pour-le-chant.html

La technique n'est pas une fin en soi, car le plus important reste quand même de jouer et de prendre du plaisir, il ne faut jamais l'oublier...

J'entends chanter mon châtaignier 15/05/2013 17:50

J'entends chanter mon châtaignier de Jean Ferrat. Cliquez !

Duval Etienne 15/05/2013 09:16

Dessine-moi un mouton ! Ce qui est étonnant ici, c'est que l'écriture est première, avant la parole. Il faut dessiner, écrire, pour faire exister. Mais peut-être l'écriture est-elle porteuse du chant des origines, du chant de la rose qui s'éveille... Ecoutez, cliquez !

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