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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 16:02

 

L'arbre aux oiseaux de Jan Van Kessel (1626-1679)

Un grand conte des Indiens d’Amérique rejoint l’intuition qui structurait l’article précédent sur le grand opéra de la création. Le chant est à l’origine de l’homme ; il le conduit aussi à sa perfection.

 

Les chants et les fêtes

Un homme, une femme et leurs trois enfants vivaient ensemble dans une cabane, entre les collines battues par le vent du grand Nord et la mer grise. L’homme était un chasseur redoutable. Parfois, il poursuivait le gibier, dans l’herbe rare, jusqu’à ne plus voir les rochers de la mer. Parfois, dans son kayak, il traquait les phoques et les grands poissons jusqu'à ne plus voir la terre. Il apprit à ses enfants son savoir, son art, ses ruses de chasseur infaillible. Quand l’aîné fut en âge de courir les collines et les landes désertes, il s’en alla fièrement, l’oeil brillant, l’arc au poing. Mais, dans les broussailles, sa trace se perdit. Il ne revint jamais dans la cabane familiale où sa mère pleura longtemps devant le feu, espérant son retour. Quelques années passèrent. Vint le temps où le deuxième fils fut en âge de partir seul, lui aussi, à la chasse au renne et au caribou. Un matin donc, il s’en alla comme son frère, vêtu de cuir et chaussé de mocassins brodés. Mais, comme son frère, il disparut à l’horizon, et jamais on ne le revit. Le visage de ses parents, tant leur douleur fut grande, se couvrit de rides et leur tête de cheveux blancs. Quand leur troisième fils s’en fut par le chemin de la colline, ils le bénirent trois fois, les mains tremblantes et les yeux pleins de larmes. Le garçon leur dit : « Ne vous lamentez pas ainsi. Moi, je reviendrai, je vous promets que je reviendrai ». Et il disparut, au loin, sous le ciel gris.

Or, sur la lande, il vit un grand aigle noir tournoyant au-dessus de lui. Le garçon arma son arc et le tendit vers le ciel. Mais avant qu’il n’ait pu tirer, l’aigle descendit, fonça vers la terre et se posa à côté de lui. Alors son plumage s’ouvrit dans un grand froissement ténébreux, et apparut un homme de haute taille, vigoureux, à la chevelure longue et lisse, au regard vif. Cet homme dit : « C’est moi qui ai tué tes deux frères. Je te tuerai toi aussi à moins que tu n’acceptes de faire ce que je vais te demander. Je veux que dès ton retour chez toi, tu chantes des chansons avec tes semblables et tu fasses de grandes fêtes. « Qu’est-ce qu’une chanson ? répondit le garçon. Et qu’est-ce qu’une fête ? – Acceptes-tu oui ou non ? – J’accepte, mais je ne comprends pas. – Viens avec moi, dit l’homme-aigle. Ma mère t’apprendra ce que tu dois savoir. Tes deux frères n’ont pas voulu apprendre, ils détestaient les fêtes et les chansons. C’est pourquoi je les ai tués. Toi, dès que tu auras appris à composer une chanson, à assembler les mots comme il faut, à chanter et à danser, tu pourras revenir tranquillement chez toi.

L’homme jeta sur son épaule son manteau en plumage d’aigle et s’en alla, avec le garçon, vers la montagne. Ils marchèrent longtemps, traversant des vallées, des cols, des neiges éternelles. Ils arrivèrent enfin devant une maison de pierre, à la cime d’une montagne rocheuse. Cette maison tremblait, vibrait, secouée par un bruit sourd comme un battement grave, lent et profond. « Ecoute, dit l’homme-aigle. C’est le coeur de ma mère qui bat. Entre, n’aie pas peur. » Il poussa la porte. Dans la grande cuisine enfumée, une vieille femme était assise. Son visage était infiniment ridé, elle se tenait voûtée, tristement. L’homme-aigle l’embrassa. « Mère, lui dit-il, tu vas revivre, toi qui te meurs. Ce jeune homme est venu apprendre à composer des chansons, à battre du tambour, à danser. Il enseignera tout cela aux humains qui ne savent rien des fêtes et des chants. Le visage de la vieille s’épanouit. Elle se leva, serra le garçon dans ses bras et lui dit : « Grâce à toi, je vais rajeunir. Tu vas me délivrer de mon savoir, enfin ! Au travail vivement ! Tu vas d’abord construire une grande maison, plus grande et plus belle que les maisons ordinaires. Le garçon, sur la montagne, construisit une grande maison, puis la mère de l’aigle lui apprit à faire un tambour, à battre la mesure, à chanter, à ordonner les mots et la musique, à danser. Et, jour après jour, le dos voûté de la vieille femme se redressa, ses rides s’effacèrent sur son visage, sur sa tête poussa une superbe chevelure noire. Quand elle eut fini de dire tout son savoir, elle était devenue une belle femme majestueuse aux joues lisses, aux yeux paisibles et brillants. Le garçon serait volontiers resté avec elle.

Mais un matin il lui fallut partir. Il redescendit en courant vers la vallée, vers la mer, vers la cabane de ses parents qui croyaient l’avoir perdu à jamais, lui aussi, depuis le temps qu’il s’en était allé. Avec son père, il construisit une grande maison, ils firent ensemble des tambours, puis composèrent des chansons.

Quand tout fut prêt, ils s’en allèrent chercher des convives pour le festin. Ils rencontrèrent des gens étranges par les collines. Les uns étaient vêtus de peaux de loups, les autres de peaux de renard, les autres de fourrures d’ours. Ils les invitèrent tous. Devant les feux crépitants, celui qui savait chanta dans la grande maison, il joua du tambour, dansa, toute la nuit. A l’aube, les invités s’en allèrent, saluant le jeune homme et son père. Alors le jeune homme et son père, les voyant se disperser dans l’herbe grise au petit jour, s’aperçurent que tous ces gens qui avaient fait la fête avec eux étaient des animaux qui s’étaient métamorphosés en hommes et en femmes, le temps d’une nuit. La mère-aigle les avait envoyés pour qu’ils donnent au garçon la dernière leçon, le dernier mot de son savoir. Voici : quand le tambour bat juste, quand la danse est bien rythmée, quand la fête est belle, son pouvoir est si grand qu’il change les bêtes en hommes véritables. (Conte des Indiens du Canada, Henri Gougaud, L’arbre à soleils, Ed. du Seuil)

 

L’ancêtre de l’homme est un oiseau

Dans le conte, le passeur de l’homme est un oiseau. Comme l’aigle, il a de grandes ailes mais son corps est celui d’un homme de grande taille au regard perçant. Avant de parler, il se serait exprimé par des gazouillis différenciés et harmonieux, jouant avec ses cordes vocales comme le musicien avec les cordes de son violon. Sans doute, à un moment de son évolution, a-t-il été un oiseau, volant dans les cieux avant de marcher sur ses deux jambes. Mais il fallait qu’il perde ses ailes pour travailler sur sa voix.


C’est la grand-mère qui apprend à chanter

Il appartient à la mère de prendre en charge l’enfant pour lui apprendre à parler et à écrire. Mais la grand-mère, avant de basculer dans les souvenirs de l’enfant, est celle qui lui apprend à chanter. Elle semble avoir une place primordiale : elle est à l’articulation de l’animal et de l’homme, au moment même où elle est à l’interface entre les anciennes et les nouvelles générations. C’est elle la première thérapeute parce qu’elle met en musique les rapports entre le conscient et l’inconscient.


Refuser d’apprendre à chanter, c’est refuser de devenir un homme véritable

Celui qui refuse d’apprendre à chanter signe sa propre mort. C’est ce que nous apprend l’homme-aigle, notre ancêtre commun. Le chant, qui introduit le nombre dans les gazouillis de l’enfant, le fait basculer du côté de la raison et de l’humanité. Il est la plaque tournante entre l’attitude répétitive de l’animal et l’évolution créatrice de l’homme. Dans l’éducation, l’oubli de la grand-mère et du chant pourrait expliquer bien des maladies psychiques ultérieures.

 

Il appartient au chant de faire vibrer la maison

Lorsqu’il arrive près de la maison de son passeur, le jeune homme entend vibrer la demeure, comme si elle était secouée par un battement régulier. Il découvre alors qu’elle vit au rythme du cœur de la grand-mère, la grande maîtresse du chant. Autrement dit, la maison familiale et la famille elle-même ne peuvent vivre et communiquer la vie que si elles sont animées par le chant. Il ne suffit pas d’écouter de la musique. Encore faut-il que chacun fasse vibrer ses propres cordes vocales par des chants beaux et harmonieux.

 

Le chant est là pour ouvrir l’espace de l’écoute, nécessaire à la parole

Si le chant est si important, c’est parce qu’il contribue à ouvrir l’oreille et à ouvrir l’homme tout entier à l’écoute de l’autre. Nous ne sommes des hommes que parce que nous parlons, mais comment parler si l’écoute est absente ? Aussi apprendre à être des hommes c’est d’abord apprendre à écouter. Dans les Mille et Une Nuits, Chahrazade avait bien compris cette vérité première. C’est pourquoi, pour guérir le roi perturbé dans son humanité profonde, elle a passé près de trois ans à lui apprendre à écouter, en lui racontant, pendant la nuit, des contes qu’elle ne terminait que la nuit suivante. D’une certaine façon ses contes eux-mêmes étaient chantés, dans la mesure même où la langue arabe n’était pas complètement dénouée du chant qui lui a donné naissance. Chahrazade avait aussi compris une autre vérité profonde : l’homme masculin est malade et, avec lui, l’humanité entière, parce qu’il n’entend pas la parole de la femme…

 

Par le chant, l’animal, en l’homme, est remplacé par l’enfant

Le miracle du chant, c’est de faire naître l’enfant dans le lit même de l’animalité. L’enfant est l’animal métamorphosé en homme, il est le secret de l’homme, le secret de sa jeunesse éternelle. Grâce à lui, la violence animale peut se transformer en parole et la grand-mère apparemment usée par le temps est susceptible de retrouver une jeunesse sur laquelle la mort n’a plus vraiment de prise. L’enfant qui est, en chacun de nous, a déjà vaincu la mort.

Blog de mai 2013

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commentaires

O
I think it is all about the choices you make. The situation over here is no different. Let us just assess the situation. A man, a woman and three children lived together in a cabin in the hills. They really had no chance.
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D
Yes the choices are very important, but the symbolical structures don't change. Thank you for your participation.
B
témoignage<br /> <br /> Mon nom est Becky Wayne, je tiens à remercier le Dr IGHODO pour ce qu'il a fait pour moi. J'ai été chercher mon rêve l'homme et tous les hommes qui viennent jamais dans ma vie toujours déçu et brisé mon coeur et marchent sans regarder en arrière. Et j'ai essayé de mon mieux pour obtenir un bon homme pour moi, mais tous mes efforts semble avorté . avoir à dire à mon meilleur ami au sujet de ma situation qui m'a dirigé vers le Dr IGHODO HAUTE TENPLE qui a résolu mon problème pour moi dans les 24h. Si vous avez des problèmes au sujet de votre relation , je vous conseille de le contacter par l'email , il est la seule solution à vos problèmes ci-dessous. ighodohightemple@gmail.com<br /> <br /> ( 1) Si vous voulez que votre ex back.and si vous voulez que votre épouse ou le mari de divorce dos ou votre mari est runing après les autres femmes de côté et vous vous voulez qu'il soit votre seul<br /> (2) si vous avez toujours des cauchemars .<br /> (3) Si vous voulez être promu dans votre bureau. ou si vous avez un endroit pour travailler et que vous voulez de l'aide<br /> ( 5) Si vous voulez un enfant .<br /> (6) Vous voulez être riche .<br /> (7) Si vous avez une relation brisée<br /> (8) Si vous voulez vous marier à votre homme ou une femme de rêve<br /> (9 ) Les soins à base de plantes<br /> ( 10) Si vous avez besoin d'aide financière.<br /> (11) Vous voulez lier votre mari / femme à être le vôtre pour toujours.<br /> (12) Si vous voulez gagner un procès<br /> lui envoyer un courriel aujourd'hui : ighodohightemple@gmail.com est le seul endroit tous les fichiers. Les problèmes peuvent être résolus !<br /> <br /> Cordialement,<br /> Becky Wayne
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C
LA LEGENDE DES OISEAUX <br /> <br /> Au début du monde, le Créateur, que les Indiens Abénakis appellent Tabaldak créa la terre et pour eux, la terre devint le jardin de Tabaldak. Depuis ce jour, la vieille terre-mère donne les plantes qui nourrissent et les plantes qui soignent. Tabaldak avait créé tout ce dont les hommes avaient besoin pour vivre sur terre. Il avait tout créé ou presque, car pour les Indiens le Créateur n'est pas parfait, sinon il aurait créé tous les Indiens parfaits.<br /> Tous les Indiens étaient en extase devant la création jusqu'au moment où Ours blanc décida de mettre son gros manteau blanc sur le pays et souffla son haleine froide pour faire arriver l'hiver.<br /> <br /> À cette époque, les Indiens vivaient la majeure partie de leur temps dans le tee pee et les petits papooses sont vite devenus bien tristes. Ils n'avaient plus rien pour s'amuser, sauf les cendres du feu qui paraissaient à peine tièdes tellement le froid était intense. Durant l'été, ils avaient joué avec les feuilles de l'arbre sacré. Ils en avaient fait des colliers, des panaches, des papillons et ils avaient aussi joué avec le ruisseau. Mais avec la neige qui avait tout recouvert de blanc, tous leurs jouets avaient disparu et ils étaient devenus bien tristes. <br /> Tellement tristes que grand-maman Marmotte le remarqua et décida d'aller voir Tabaldak. : Elle lui dit : Pour lire la suite du conte rendez vous sur: http://www.lespasseurs.com/La_legende_des_oiseaux.htm <br /> <br /> Cette légende est encore très vivante dans le village Abenakis d'Odanak au Québec.<br /> <br /> Pour entendre le cœur de grand mère : cliquez sur Chœur Abenakis
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D
Encore amoureux de la musique : Didier Varrod <br /> <br /> Jeudi 30 mai 2013, 7 h 24 cap sur le sud de l’Italie avec le dix-septième album du Canzoniere Grecanico Salentino qui est le plus grand et le plus ancien groupe de musique traditionnelle des Pouilles. Fondé en 1975 par Daniele et Rina Durante, c’est désormais leur fils Mauro qui a repris le tambourin, le violon, et le chant pour faire vivre les tarentelles d’aujourd’hui.<br /> <br /> C’est un disque de fièvre et de transes. Si la techno possède des racines il se pourrait bien que l’une d’elle se situe du côté de la région du Salento, surnommé « le talon de la botte italienne » où l’on perpétue avec détermination la mystique du tarentisme. Croyance populaire qui énonce qu’une seule piqûre de la tarentule peut transmettre une maladie qui ne peut être guérie que par la danse. Loin des croyances ancestrales, aujourd’hui le besoin d’exorciser les maux de nos sociétés occidentales s’exprime dans ce disque qui transcende les entrailles de la tradition pour interroger notre modernité malade et indécise.<br /> Extrait du chant « Pizzica indiavolata » <br /> <br /> Mauro Durante, leader du groupe Canzoniere a appris les rudiments de la technique du grand tambourin salentin, le tamburo, dès l’âge de 14 ans. L’apprentissage du violon et du tamburo au conservatoire de Lecce le conduit à faire des rencontres. Stewart Copeland, l ‘ancien batteur du groupe Police, puis Ludovico Einaudi, et Goran Bregovic. Aujourd’hui dans ce nouvel album on le retrouve au côté de Piers Faccini.<br /> Extrait du chant « La voce Toa » <br /> <br /> C’est une musique vivante qui vient de loin. On écoute la voix qui vibre, appel liturgique à la communion par la danse. Puis il y a le rythme, les coups métronomiques sur les peaux tendues du tambourin, les castagnettes ou l’accordéon diatonique qui appelle à l’amour. Le groove italien existe, nous le rencontrons dans ce disque profondément terrien où les forces de l’esprit guident les pas des danseurs.<br /> Extrait du chant « Tira Cavallu » <br /> <br /> A l’heure de la peur et de l’impuissance des peuples face à la mondialisation, ce disque est un projet qui redonne à l’identité sa noble place. Loin de l’enfermement, du repli sur soi, le souci de l’identité est ici au service d’un autre monde. Mystérieux, généreux, poétique. Et prodigieusement ouvert.<br /> <br /> Transcription d’une chronique de Didier Varrod ! Signalée par ma fille Elise.<br /> Pour (ré)écouter cette émission : Didier Varrod
D
Plus intimiste &quot;De la main gauche&quot;
M
Laissez-le moi encore un peu...
Ç
Dis moi Piaf : À quoi ça sert d’aimer ?
N
Non! Rien de rien<br /> Non! Je ne regrette rien<br /> Ni le bien qu´on m´a fait<br /> Ni le mal tout ça m´est bien égal!<br /> <br /> Non! Rien de rien<br /> Non! Je ne regrette rien<br /> C´est payé, balayé, oublié<br /> Je me fous du passé!<br /> <br /> Avec mes souvenirs<br /> J´ai allumé le feu<br /> Mes chagrins, mes plaisirs<br /> Je n´ai plus besoin d´eux!<br /> <br /> Balayées les amours<br /> Et tous leurs trémolos<br /> Balayés pour toujours<br /> Je repars à zéro<br /> <br /> Non! Rien de rien<br /> Non! Je ne regrette rien<br /> Ni le bien, qu´on m´a fait<br /> Ni le mal, tout ça m´est bien égal!<br /> <br /> Non! Rien de rien<br /> Non! Je ne regrette rien<br /> Car ma vie, car mes joies<br /> Aujourd´hui, ça commence avec toi!
N
Toujours dans la même veine, le classique des classiques d'Edith Piaf...
L
Une autre grande amoureuse MARIE DUBAS face à la crise des années 1930 …
U
Nous sommes toujours dans la même veine, légère, entraînante et joyeuse !
M
Dés mon plus jeune âge je me suis entiché ( pour ne pas dire que je suis tombé sous le charme des souliers du québécois Félix Leclerc)
E
Brassens peut aussi nous charmer !
S
J'éprouve toujours un très grand plaisir à écouter cette chanson de Ferrat !
D
C'est le même élan qui nous pousse à la danse et à la joie, de Charles Trenet à Zorba le grec.
Z
La danse de Zorba<br /> <br /> Là-bas, Zorba, dans son pays,<br /> S'élance, il danse, le sirtaki<br /> Déjà, la joie conduit ses pas,<br /> Vient il nous tend les bras.<br /> <br /> Si tu veux couvrir de roses tous ceux que tu vois en gris<br /> Si tu es vraiment morose vient danser le sirtaki<br /> Si tu veux que disparaissent tes soucis et tes tracas<br /> Si tu cherches ta jeunesse vient danser avec Zorba<br /> Vient danser pour qu'on oublie que le jour se lèvera<br /> <br /> Le vent, d'orient, vient d'apporter,<br /> Des notes, qui flottent<br /> Au ciel d'été, déjà, je sens que cet air-là,<br /> Va soulever nos pas.<br /> <br /> Là-bas, déjà, la nuit descend, les jours,<br /> Sont courts, pour les amants<br /> L'été, va bientôt nous quitter,<br /> Il faut en profiter<br /> <br /> Si tu es celui qui vole au temps des instants d'oubli<br /> Qui se méfie des paroles vient danser le sirtaki<br /> Si tu es celui qui pense et au milieu de ces tracas<br /> Au bateau qui se balance viens danser avec Zorba<br /> <br /> Si tu es celui qui vide le bonheur jusqu'à lie<br /> En se moquant bien des rides vient danser le sirtaki<br /> Si tu es celui qui use être fier d'un coeur qui bat<br /> En regardant une rose vient danser avec Zorba<br /> Viens danser avec Zorba, vient danser avec Zorba.<br /> <br /> Paroles: Françoise Dorin. <br /> Musique: M.Théodorakis<br /> <br /> Mais qui est Zorba ! Cliquez
M
Mais oui, un jardin extraordinaire aussi ! Cliquez sur le nom.
Y
On peut chanter en cliquant
T
Après pas mal de manipulations j'ai réussi à retrouver le son et donc aussi la parole...
A
J'ai des problèmes avec over-blog. Il ne m'a pas averti des nouveaux messages auxquels je n'ai donc pas répondu. Par ailleurs il y a un problème avec les vidéos du blog : on voit les images mais on n'entend pas le son. J'ai pu rétablir le son pour les vidéos extérieures à overblog mais pas pour celles qui sont sur ce blog. Peut-être Danielle pourrait-elle demander à sa fille. Jusqu'ici, en tout cas, ce matin, j'en ai perdu mon latin.
M
Et quand ces AUTRES bois d'arbres d'hommes faits servants corvéables à merci dès leur plus jeune âge ont put dire l'hypocrisie - d'un certain amour- qu'ils ne pouvaient hurler ou taire, en chantant :<br /> http://www.tard-bourrichon.fr/musique-chansondupauvre.html
N
Un autre designer Bartholomäus Traubeck vient de mettre au point un tourne disque nouvelle génération capable de lire le chant au cœur d’une « tranche de bois d’arbre »,<br /> <br /> A ce jour j’ai bon espoir pour la musique. Elle redeviendra pour l’homme une expérience étonnante alliant peut être le sérieux de la technologie, la nature et la poésie…<br /> Danièle <br /> <br /> Pour entendre le chant de l'arbre : cliquez sur nature et poésie
V
La designer(e) Amanda Ghassaei vient de mettre au point un système, qui permet de graver des vinyles en bois.<br /> <br /> Madame A Ghassaei nous dit « avoir voulu retrouver le son qu’avait lui-même entendu Edison, ( père inventeur du phonographe en 1877). Comme preuve, s'il en était besoin, que nostalgie ne rime pas toujours avec mélancolie.<br /> <br /> Comme chacun sait le bois de l’arbre… est là pour donner libre cours à notre imagination. Mais bon il fallait oser !<br /> <br /> Pour voir l’objet : cliquez sur vinyle en bois
R
L’un des principaux mérite des contes poétiques c’est qu’ils coulent aussi facilement que des notes égrenées. Ils gravent dans les mémoires leur mélodie. (Auteur inconnu)<br /> <br /> <br /> Charmeur de serpent<br /> <br /> Il était une fois sur la place principale d' une ville orientale, un charmeur de serpents qui était assis en tailleur et jouait de son instrument.<br /> Un grand serpent sortait de son panier et ondulait au son de la musique.<br /> Une bande de cavaliers arrive au grand galop et s' arrête près du charmeur de serpent attiré par le spectacle.<br /> Le public est ravi subjugué par la danse de l'animal.Mais d'un coup, on ne sait pourquoi le serpent bondit dans le public et mort cruellement à la cheville un des cavaliers.<br /> Le charmeur de serpent qui s'appelait Mohammed comprend qu'il va avoir de gros ennuis en voyant l'air menaçant des autres cavaliers.<br /> Il enferme son animal à l'aide d'un couvercle et implore le pardon des spectateurs. « Tu vas nous le payer » hurla le plus grand. « Ton serpent a blessé notre frère ! ».<br /> Alors Mohammed eu une idée :Il couru, affolé vers une troupe de danseuses qui évoluait un peu plus loin et il dit à l'une d'entre elles « Shéhérazade ! Toi qui est guérisseuse, vient vite aider un cavalier qui vient de se faire mordre par mon serpent ».<br /> Shéhérazade arriva sur les lieux, se pencha vers le cavalier qui hurlait de douleur et elle imposa les mains sur la cheville blessée de telle façon quel e cavalier cessa de crier et il fut guéri miraculeusement.<br /> Il remercia la danseuse et parti au grand galop avec les autres cavaliers. Après cette malencontreuse aventure Mohammed décida de changer de quartier car beaucoup de monde avait vu la scène. Les gens avait peur de son serpent. Il emporta son animal et marcha longtemps. Il fini par s'installer sur une autre place publique.<br /> Tout à coup arriva une mangouste à l'humeur belliqueuse. Comme chacun sait, cet animal est l'ennemi juré du serpent, elle fonça donc pour l'attaquer et le tua. <br /> Mohammed se retrouva seul et désespéré. Il parti donc en quête d'un autre animal de compagnie dressé qui pourrait lui rapporter de l'argent.<br /> Il fini par trouver un petit singe très intelligent que lui vendit un marchand ambulant. Le marchant lui fit une recommandation « Surtout ne le nourrissez pas après minuit ! Il s'appelle Jumper. Au revoir ».<br /> Mais Mohammed trop heureux d'avoir trouvé son animal n'écouta pas le conseil du marchand.<br /> Un jour, après une longue représentation ou Jumper dansait et jouait du violon il rentrèrent à la maison et Mohammed qui avait faim se prépara un gros sandwich et il en tendit un morceau à Jumper qui avait bien travaillé.<br /> Seulement il était minuit passé et brutalement ce petit singe se tordit de douleur et se transforma en un gros monstre hideux et poilu.<br /> Mohammed prit peur et ... cette créature l'attaqua et le dévora.<br /> Ainsi fini cette triste histoire.<br /> <br /> Pour retrouver d’autres poèmes et poésies : Cliquez sur Recueil.
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S
Oui le &quot;la&quot; qui sert de diapason, a été augmenté plusieurs fois pour les instruments contemporains pour augmenter leur puissance ce qui entraine qu'ils ne sont pas à la fréquence initiale créée par les compositeurs. Mais du temps de Bach le &quot;la&quot; n'était pas stable, il n'y avait pas de norme et les facturiers d'orgue plaçaient eux-mêmes le la en fonction des tuyaux. Actuellement les clavecins ont gardé le &quot;la&quot; du XVIIe siècle.
E
Découvrez en appuyant.
L
Jacques Pissenem chante l'amour grâce au support de la calligraphie arabe, qu'il fait sortir du bois<br /> <br /> « Après Dreux en France et Tanger, le calligraphe Sadik Haddari et le sculpteur Jacques Pissenem ont choisi de se produire, mardi 29 janvier, au pied de la Tour Al Kamra à Asilah. En plus du public zaîlachi, les deux artistes marocain et français ont voulu faire de cette merveille architecturale, surplombant l’ancienne médina, un autre témoin de la naissance de leur œuvre. Dès le lancement de leur spectacle, ils ont réussi à faire impliquer les spectateurs grâce à la beauté des lieux et au morceau de musique originale, choisi spécialement pour ce spectacle. Sadik Haddari était le premier à monter sur scène avec un seul instrument : son pinceau. Il a réussi en très peu de temps à écrire sur une planche en bois (en trois dimensions) le mot Amour «Al houb» en calligraphie arabe. «Nous n’avons pas trouvé mieux que le mot «Amour» pour monter notre spectacle. Nous sommes tous les deux amoureux de notre métier. Et nous nous produisons par amour en public», dit-il.<br /> Ancien batteur d’un groupe musical en France, Jacques Pissenem a pris ensuite le relais sur scène, en entamant son travail muni de sa tronçonneuse, avec une grande énergie et tel un rocker en plein show. Et sculpteur d’arbres de son métier, il a fait voyager le public zaïlachi, grâce à sa force, ses gestes originaux et sa grande dextérité, dans son univers artistique et atypique. Jacques Pissenem a réussi en 20 minutes à sculpter et mettre en valeur une belle œuvre avec son cœur, tout en essayant d’oublier les contraintes techniques pour ne garder que la beauté des courbes de la calligraphie. «J’essaie à ma façon de redonner vie à l’œuvre», affirme-t-il.<br /> Fasciné par les belles lettres en calligraphie de Sadik Haddari, qu’il a rencontré en 2010 lors de son voyage à Asilah, Jacques Pissenem a voulu s’associer en tant que sculpteur en bois avec le calligraphe marocain pour se produire en public. Connu depuis plusieurs années par ses sculptures mises en scène comme lors d’un concert, l’artiste français a voulu d’abord s’initier à la calligraphie arabe pour faire aboutir ce projet. Ayant fait ses études des beaux-arts au Maroc, Sadik Haddari n’a pas trouvé de difficultés à s’imprégner du style artistique de Jacques Pissenem. »<br /> Najat Faïssal Le : 2013-02-01 N° : 2858<br /> <br /> http://www.aujourdhui.ma/maroc-actualite/magazine/quand-la-sculpture-se-marie-avec-la-calligraphie-100898.html<br /> <br /> Cliquez sur &quot;La calligraphie arabe&quot; pour voir apparaître l'oeuvre de Jacques Pissenem.
J
Jacques Pissenem le sculpteur à la tronçonneuse<br /> <br /> Je viens de faire la connaissance d'un sculpteur impressionnant, qui travaille à la tronçonneuse sur des arbres ou de grosses pièces de bois. Avec trente deux autres artistes, peintres ou sculpteurs, il a présenté son oeuvre à Montrond-les-bains, au cours d'une exposition de grande qualité, initiée par Jean-Pierre Ménard, les 24, 25 et 26 mai. Il trouve son inspiration dans la musique : ancien batteur dans un groupe local, il choisit toujours une oeuvre musicale pour accompagner son travail de sculpteur. Il n'impose pas un personnage ou un objet ; il les découvre dans le bois comme s'ils étaient là depuis toujours et attendaient d'être révélés par un artiste. En très peu de temps, ils surgissent devant les témoins qui surveillent leur apparition. Je signale, aux responsables des communes ou aux propriétaires de moyens et grands espaces, qu'un arbre vénérable, promis à la mort à bref délai, peut retrouver une nouvelle existence en devenant une oeuvre d'art, susceptible d'attirer l'attention de nombreux touristes. Vous avez une bonne présentation de Jacques Pissenem sur une vidéo que vous pourrez voir et écouter en cliquant sur le nom du sculpteur
E
Comme toi, je suis prêt à m'enthousiasmer face à ces découvertes, même si elles sont anciennes.
A
Merci de ces articles bien documentés<br /> <br /> Il y a eu toute une réflexion au seizième siècle avec Zarlino, un chercheur vénitien, sur les tonalités, au coeur de toute la musique baroque. Le texte de Viret sur l'enseignement de la musique au Moyen âge (un très long article sur Internet montre déjà sous-jacente la recherche d'être en phase avec le cosmos, miroir du Seigneur).<br /> <br /> Nous sommes bien ignorants, alors, retourner en arrière pour mieux aller de l'avant, c'est pas mal du tout.<br /> <br /> J'avais lu aussi comment la musique (classique) améliore la qualité du lait des vaches prétendument stupides !<br /> Tout est relié, d'où l'enthousiasme du psalmiste (Ps 142 et suivants entre autres)
L
Un article très intéressant. Dans le même sens : &quot;La musique pour soigner les plantes&quot;. Cliquez sur le titre !
P
Le diapason 432 HZ : « Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. » (Platon)<br /> <br /> <br /> Sacrée Planète : Pour un musicien que signifie de jouer avec la gamme naturelle ?<br /> <br /> Franck NABET : &quot; La mention &quot;naturelle&quot; fait référence à la justesse des harmoniques. L'harmonique est l'une des caractéristiques de la musique avec le rythme et la mélodie. Lorsqu'un instrument peut générer deux sons en même temps qui sont harmonieux, il génère une harmonique. Les harmoniques &quot;pures&quot; sont en résonance les unes par rapport aux autres, c'est à dire qu'elles vibrent en sympathie lorsque l'une d'entre elle est activée. <br /> <br /> Sacrée Planète : Pourquoi et quand le diapason LA 440 Hz est-il devenu le standard ?<br /> <br /> Franck NABET : &quot;Il est vrai que depuis 1953, le diapason en LA 440 s'est vu devenir la référence dans l'accordage des instruments, sans que l'on sache pourquoi. Je ne sais pas si la théorie avancée disant que les nazis utilisaient le La 440Hz pour leur propagande et qu'ils l'auraient imposé comme standard est juste ou non.<br /> Aucune musique ethnique ou ancienne n'est jouée à cette hauteur de note, ce qui nous laisse encore avec des interrogations sur l'utilisation de ce diapason. <br /> <br /> En janvier 1975, le diapason La 440 Hz devient une norme (ISO 16:1975), ce qui définit par la suite son utilisation dans toute les écoles de musique.<br /> Actuellement, de nombreux chanteurs sont obligés de monter leur voix à cause de ce diapason et souffrent de déformations importantes des cordes vocales. Naturellement, nous nous accordons plus facilement sur le La 432 Hz.<br /> <br /> La fréquence de 432 Hz est qualifiée, par des scientifiques, de &quot;naturelle&quot;. Ils ont calculé les fréquences de résonance des atomes et molécules dans la nature. L'oscillation à 432Hz est une fréquence de résonance de l'eau (alors que le 440 Hz ne l'est pas). Rappelons que l'eau est un constituant majeur de toute vie sur terre, de la bactérie jusqu'aux organismes les plus développés. Ceci nous laisse présager de l'incidence d'une telle fréquence sur l'être humain ! <br /> <br /> <br /> Cette fréquence est inscrite jusque dans notre système solaire. La précession de la Terre compte 25 920 années, c'est le cycle apparent de la rotation des étoiles dans notre ciel (360°), produit par le mouvement de la Terre dans l'univers. Quand on divise 25 920 par 360, on arrive au chiffre 72.<br /> <br /> <br /> Sacrée Planète : Que pensez-vous de ces données ?<br /> <br /> Franck NABET : Ces informations sont exactes, 432 Hz correspond à une harmonique de la fréquence terrestre. Chaque matière a une fréquence de résonance qui lui est propre. Tous les éléments à l'origine de la vie se retrouvent être une harmonique d'une note dans l'accordage en 432 Hz, à partir du moment où nous utilisons une gamme respectant les lois harmoniques juste. <br /> <br /> <br /> Quand la musique est accordée à 432 Hz, on remarque que les autres notes correspondent exactement aux fréquences de résonances des éléments naturels comme le sol pour l'oxygène. Le do a une fréquence de résonance qui active le système chlorophyllien des plantes par exemple... L'écoute d'une musique en 432 Hz nous rapproche donc de la nature. Elle nous met en résonance avec elle. En 440 Hz, au contraire, nous nous en éloignons par le décalage avec les fréquences naturelles.<br /> <br /> Comme nous le précise Jacqueline Bousquet (Dr ès Sciences, Biologie, Endocrinologie, Biophysique, Physiologie, Immunologie, chercheur honoraire au CNRS (1962-1997), conférencière internationale et écrivain.) &quot;tout être vivant ne peut se comporter qu'en récepteur ou émetteur d'une gamme de fréquence avec laquelle il entre en résonance&quot;. L'information émise par des musiques en gamme tempérées ne peut donc pas avoir d'effet thérapeutique positif sur notre état puisqu'elles ne sont pas en phase avec notre propre champ vibratoire. <br /> <br /> <br /> A l'opposé, les musiques composées en gamme &quot;naturelle&quot; ont un effet profond sur l'organisme, en procurant rapidement une sédation du système neuro-végétatif et un état de bien-être. Les chants religieux, notamment chez les cisterciens, étaient composés avec cette gamme, on leur reconnaissait des vertus pour la sérénité et l'élévation de l'âme.<br /> <br /> Le 432 Hz est aussi une harmonique du 8 Hz, qui n'est autre que le rythme de la fréquence cérébrale Alpha dans laquelle nos deux hémisphères du cerveau sont synchronisés pour fonctionner ensemble en harmonie. Le néocortex, inutilisé à 90 %, commence à s'éveiller avec cette synchronisation : elle s'installe dans toutes les cellules du cerveau pour créer un flux d'information maximal. <br /> <br /> <br /> Écouter la musique accordée au La 432 Hz harmonise nos hémisphères cérébraux, ce qui nous éveille à l'orchestration de nos pensées dans les cathédrales de nos esprits. <br /> <br /> Sacrée Planète : A t-on testé l'effet sur un auditeur à partir d'un même morceau de musique, l'un en La 432 Hz et l'autre en La 440 Hz ?<br /> <br /> Franck NABET : Oui, une étude scientifique, au Pays-Bas, a démontré que plus de 76 % des gens ont perçu la musique au La 432 Hz comme plus belle rapport à la même musique accordée à 440 Hz. Une autre étude scientifique a même démontré de meilleurs bénéfices sur le rythme cardiaque par rapport à une même musique en 440 Hz. La Hollande s'intéresse beaucoup au 432 Hz et de nombreux musiciens recommencent à composer ou même à mixer sur ce diapason. Des études fleurissent sur l'utilisation du 432 Hz, malheureusement pas toujours bien mises en valeur. Par ailleurs, lorsque je fais des conférences sur ce diapason, je suis surpris par l'impact du 432 Hz sur le public. <br /> <br /> En effet, si je ne dis rien, la plupart des gens le préfèrent au 440 Hz. Par contre si je les présente, alors la préférence ira au 440 Hz. Ceci est logique car cette fréquence ne fait pas appel au même cerveau. En ayant nommé les deux diapasons, le cerveau analytique reconnaît le 440 Hz. <br /> <br /> <br /> Le La 440 Hz nous emmène plus vers une appréciation intellectuelle de l'harmonie musicale, vers la réflexion ; par contre, une musique à 432 Hz nous emmène plus vers une réelle sensation de coeur ou nous facilite la sensation vers nos sentiments les plus intimes en profondeur. En 432 Hz, on arrive plus facilement à sentir la musique, elle arrive plus facilement à nous émouvoir, c'est-à-dire nous mettre en mouvement, elle nous touche sur le plan énergétique, là où sont stockés toutes nos mémoires.<br /> <br /> Toute la musique occidentale est actuellement accordée avec le La à 440 Hz. Cela veux dire que tout les instruments de musique, les diapasons, les programmes de création musicale sont accordés à cette fréquence. <br /> <br /> La musique occidentale n'a pas toujours été accordée à 440 Hz. <br /> <br /> En 1939 les Nazis décident par leur ministre de la propagande Goebbels d'accorder le La de référence à 440 Hz comme standard, bien que la référence la plus utilisée mondialement était encore le La à 432 Hz. <br /> <br /> En 1955 le La à 440 Hz devient le standard mondial ISO. On peut se demander quelles raisons ont réellement poussés les hommes de pouvoir de cette époque à adopter le La à 440 Hz par opposition au La à 432 Hz. Le La à 432 serait beaucoup plus logique, plus riche d'arguments scientifiques et de correspondances qu'on retrouve dans l'univers et la nature qui nous entoure.<br /> <br /> [...]<br /> <br /> Voici la fréquence de chaque note avec le La de référence à 440 Hz, suivi de leur fréquence correspondante de chaque note accordé au La de référence à 432 Hz : <br /> <br /> <br /> Do, C, 261,63Hz, 256 Hz; Ré, D, 293,66 Hz, 288 Hz; Mi, E, 329,63Hz, 324 Hz; Fa, F, 349,23Hz, 342 Hz; Sol, G, 392,00Hz, 384 Hz; La, A, 440,00Hz, 432 Hz; Si, S, 493,88Hz, 484 Hz <br /> <br /> Avec les formules de physique quantique, certains scientifiques ont calculé les fréquences de résonance des atomes et molécules qui nous entourent. C'est alors stupéfiant de voir que 432 Hz est une fréquence de résonance de l'eau et non pas le 440 Hz. Rappelons que l'eau est un constituant majeur de toute la vie sur terre, des plantes aux animaux ou d'une bactérie jusqu'aux organismes les plus développés. <br /> <br /> [...] <br /> <br /> Une étude scientifique récente encadrée par l'université de Florence sur une plantation de vignes a démontré l'effet grandement bénéfique de certaines musiques classiques baroques spécifiques. Ainsi les vignes ont eu une croissance supérieure de plus de 30% et elles étaient beaucoup plus saines, sans maladies par rapport au groupe témoin ! <br /> <br /> <br /> <br /> Quand le la est accordé à 432 Hz au lieu du 440 Hz, toutes les autres notes de musiques sont aussi corrigées vers leurs fréquences harmonieuses correspondant au la de référence et aux fréquences de la nature qui nous entourent. <br /> <br /> Quelques correspondances : <br /> <br /> La : 432 Hz : L'eau, Ondes Alpha cérébrales idéal au repos pour un fonctionnement cérébral harmonieux<br /> Ré : 288 Hz : La précession de notre planète Terre, Battement idéal du coeur humain au repos<br /> Sol : 384 Hz : Oxygène <br /> <br /> Les plantes aussi y réagissent favorablement, elles poussent plus vite et deviennent resplendissantes.<br /> <br /> Le battement du coeur de la planète aurait une pulsation de 144 Hz, la plus saine qui existe. Le battement du cour d'un être humain adulte au repos est idéalement de 72 battements par minute, ce qui correspond exactement à un sixième de 432 Hz ou la moitié de 144. Le 144 Hz est aussi la fréquence du D ou du Ré quand le la est accordé au 432 Hz. <br /> <br /> Le 432 Hz est aussi une harmonique du 8 Hz. Le 8 Hz est le rythme de notre fréquence cérébrale Alpha dans laquelle notre processeur parallèle, ou nos deux hémisphères du cerveau, sont synchronisés pour fonctionner ensembles en harmonie. <br /> <br /> Le néo-cortex du cerveau, 90% inutilisé commence à s'éveiller avec cette synchronisation et elle s'installe dans toutes les cellules du cerveau pour créer un flux d'information maximal. <br /> <br /> Écouter la musique accordée au La naturel harmonise nos hémisphères cérébraux, ce qui nous éveille à l'orchestre de nos pensées, dans les cathédrales de nos esprits. [...] <br /> <br /> 432 Hertz <br /> <br /> Le diapason officiel est depuis 1953 une vibration de 440 Hertz (cycles par secondes). C'est la tonalité la# du téléphone fixe en France. La tendance actuelle est à une dérive vers les aigus. Les groupes de musique moderne et les pianos des solistes sont généralement accordés à 442 Hz, pour rendre la sonorité plus &quot;brillante&quot;.<br /> <br /> La Résonance de Schumann (onde électromagnétique produit par le couple ionosphère écorce terrestre) correspond à 432 Hz (8 x 54 multiplication d'un cycle de 8 Hz) 8 Hz est également le rythme de notre fréquence cérébrale Alpha par laquelle nos deux hémisphères cérébraux sont synchronisés pour fonctionner en harmonie. Le néocortex dont 90% est inutilisé, commence à s'éveiller avec cette synchronisation qui opère par un flux d'information maximal dans tous les neurones via les dendrites. <br /> <br /> Les Dauphins peuvent entendre nos pensées, car ils captent les ultrasons (fréquences supérieures à 20 kHz). Ainsi, nos ondes cérébrales Alpha, autour de 8 Hz, leur parviennent telle une musique.<br /> <br /> Les humains, dans un état non chamanique, ne peuvent pas entendre les 8 Hz, étant limités à une gamme comprise entre 20 et 20 000 Hz. Mais ces harmoniques nous sont audibles à 72 Hz (9 x 8 Hz), 144 Hz (18 x 8 Hz) et bien sûr 432 Hz évoqués plus haut. Toutes ces harmoniques sont semblables à des miroirs qui se réfléchissent en cascade et à travers lesquels passent les 8 Hz.<br /> <br /> En accordant les instruments sur un &quot;la&quot; à 432Hz (au lieu de 440 ou 442), cela a pour effet d'&quot;ouvrir&quot; le système énergétique du corps humain. A l'écoute d'une musique accordée à 432 Hz, l'état de bien-être est extraordinaire, sans avoir recours à une quelconque substance artificielle, unifient la lumière, le temps, l'espace, la matière, le son, le magnétisme, l'ADN, l'intelligence, et la conscience, invitant à une transformation planétaire qui emprunte la voie du milieu<br /> <br /> La fréquence hertzienne 440 est un poison pour notre glande pinéale, nos cellules et donc notre ADN. En 1936, un certain J Goebbels a modifié la fréquence des instruments.
F
Tranduction du chant de MARIZA O Gente Da Minha Terra <br /> <br /> Ô gens de ma terre <br /> Les Gens de ma Terre <br /> <br /> Sont miens et les tiens ,Ce fado <br /> le destin de notre amarre <br /> Autant qu'il est né <br /> Des accords d'une guitare ,.. <br /> <br /> Toujours sort un gémissement <br /> D'une guitare pour chanter <br /> Celui-ci est donc perdu <br /> Ce cri est celui des gens de ma terre <br /> <br /> Ô gens de ma terre <br /> Maintenant je me rends compte <br /> Que cette tristesse que j'apporte <br /> De votre âme je l'ai reçue <br /> <br /> Et il apparaissait une tendresse <br /> Si tu me laisses l' emballer <br /> Elle sera la plus grande <br /> Et moins triste sera l' amertume <br /> Du chant des gens de ma terre <br /> <br /> Ô gens de ma terre <br /> Maintenant je me rends compte <br /> Que cette tristesse que j'apporte <br /> Que cette tristesse que j'apporte <br /> De votre âme je l'ai reçue <br /> <br /> MARIZA est une très grande chanteuse de Fado portugais née au Mozambique. <br /> Découvrez la merveille ! en appuyant sur FADO<br /> <br /> Danièle Pétel
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D
Il est étonnant de retrouver dans le précédent article de très fortes similitudes entre le mécanisme vocal et les premières séquences du &quot;grand opéra de la création &quot;. <br /> <br /> 1. La soufflerie = le souffle créateur<br /> 2. Le vibrateur = tout se met à vibrer<br /> 3. Les résonateurs = le nombre donne naissance à la musique<br /> 4. Le système articulateur = la musique engendre la danse, première forme d'écriture.<br /> <br /> Il y aurait donc un lien entre le chant et la danse, comme si la danse était l'écriture de la musique du chant...<br /> <br /> Cliquez sur Duval Etienne pour avoir l'ensemble de l'article dont la première partie est présentée dans le commentaire précédent.
P
…Acte d’oubli cliquez sur Ma chanson pour écouter : Qu'est-ce qu'ils ont fait à mon song…
M
D’après ce dossier c’est tout le corps qui chante : <br /> <br /> Savoir chanter, c'est avant tout savoir respirer. Et comme la totalité des humains sont par la force des choses autodidactes en la matière, il nous a semblé qu'un dossier n'était pas de trop pour revenir sur les bases même de la respiration. Prêt pour un grand bol d'air ?<br /> <br /> Savoir chanter, c'est avant tout savoir respirer. Et comme la totalité des humains sont par la force des choses autodidactes en la matière, il nous a semblé qu'un dossier n'était pas de trop pour revenir sur les bases même de la respiration. Prêt pour un grand bol d'air ?<br /> <br /> La respiration est le souffle de la vie. Elle commence à la naissance par une première inspiration pour se terminer à la mort par une dernière expiration.<br /> <br /> Elle est un pont entre le corps et l'esprit car si elle est d'abord physique, elle est aussi directement reliée aux émotions et à la pensée. Le corps humain est d'ailleurs un instrument musical bien particulier, car le chanteur est indissociable de son instrument, il ne peut se séparer de lui comme le ferais un guitariste ou un pianiste.<br /> <br /> L'appareil vocal lui même est une combinaison de différents outils qui travaillent simultanément ensemble, mettant au final l'air en vibration. Comprenez par là que la voix n'a pas d'organe en particulier. De la prise d'air à l'émission d'un son, le système phonatoire est ainsi défini comme l'ensemble des phénomènes qui concourent à la production des sons vocaux. Il peut être décomposé en quatre éléments qui concourent étroitement à la production de la parole et du chant : la soufflerie, le vibrateur, les résonateurs et le système articulateur.<br /> <br /> A l'évidence, le mécanisme vocal est un mécanisme complet parce qu'il engage tout le corps, et complexe parce que les différentes parties du corps travaillent simultanément, mais ont des mouvements parfois contraires voire contradictoires.<br /> <br /> Maîtriser sa voix, c'est donc prendre conscience des diverses interactions qui opèrent au sein de notre corps et en premier lieu du trajet de l'air jusqu'à l'émission du son, d'où ce dossier.<br /> <br /> http://fr.audiofanzine.com/techniques-de-chant/editorial/dossiers/la-respiration-pour-le-chant.html<br /> <br /> La technique n'est pas une fin en soi, car le plus important reste quand même de jouer et de prendre du plaisir, il ne faut jamais l'oublier...
J
J'entends chanter mon châtaignier de Jean Ferrat. Cliquez !
D
Dessine-moi un mouton ! Ce qui est étonnant ici, c'est que l'écriture est première, avant la parole. Il faut dessiner, écrire, pour faire exister. Mais peut-être l'écriture est-elle porteuse du chant des origines, du chant de la rose qui s'éveille... Ecoutez, cliquez !
R
Hier encore le petit Prince de notre grand mère dit aux Roses <br /> Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.<br /> <br /> De nos jours <br /> Le Petit Prince, le Renard et la Rose vivent désormais ensemble sur l'astéroïde B612.<br /> Un jour, le Serpent tente de séduire la Rose ; mais cette dernière le repousse. Décidé à se venger, le Serpent projette d'éteindre toutes les planètes de l'univers les unes après les autres. Désormais, seuls le Petit Prince et le Renard sont en mesure d'empêcher le pire…<br /> <br /> Récemment Marie Gillain a prêté sa voix au personnage de la Rose.<br /> <br /> Cliquons pour écouter la Rose
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Ma grand-mère est une rose qui ne fane pas...
M
Ma Grand-mère:<br /> <br /> Ma grand-mère a quelque chose, que les autres femmes n'ont pas<br /> Ma grand-mère est une rose, d'un rose qui n'existe pas<br /> Du moins à ma connaissance, je ne vois pas,<br /> S'immiscer l'ombre d'une chance ici-bas.<br /> <br /> Mes plus lointains souvenirs, remontent jusque dans ses bras<br /> Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi elle seule était comme ça.<br /> <br /> Lorsqu'elle me parle du passé, je vois son regard s'éclairer<br /> Elle ne parle que des bons moments, fait main basse sur les mauvais<br /> C'est malheureux mais quand j'y pense, je ne peux pas,<br /> Imaginer un jour la France, sans qu'elle soit là.<br /> <br /> Mes plus lointains souvenirs, remontent jusque dans ses bras<br /> Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi elle seule était comme ça.<br /> <br /> Eh bien écoutez maintenant : Michey 3d
C
C'est encore la grand-mère que chante Céline Dion, la grand-mère qui nous a tout appris... Cliquez !
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Ecoutez la chanson à la grand-mère en cliquant...
P
L’éducation et la musique chez Platon<br /> <br /> Dialogue entre Socrate (philosophe grec) et Glaucon (disciple, frère de Platon)<br /> <br /> Eh bien, dis-je, Glaucon, est-ce pour les raisons suivantes qu’élever les enfants dans la musique est souverain ? D’abord parce que le rythme comme l’harmonie pénètrent au plus profond de l’âme, s’attachent à elle le plus vigoureusement, et, en conférant de la grâce à ces gestes, rendent gracieux celui qui a été correctement élevé, et disgracieux les autres. Et parce qu’en outre, les objets négligés et mal fabriqués par l’artisan, ou les êtres qui se sont mal développés, celui qui a été élevé dans la musique comme il convenait saurait les distinguer de la façon la plus perspicace : dès lors, son sentiment de déplaisir étant plein de justesse, il louerait les belles choses, en jouirait et les recevrait dans son âme, se nourrirait d’elles et deviendrait un homme de bien, tandis que les choses laides, il les blâmerait avec justesse et les détesterait dès sa jeunesse, avant même d’être capable d’entendre raison ; puis, quand la raison lui serait venue, il la chérirait, reconnaissant d’autant mieux sa parenté avec elle qu’il aurait été élevé ainsi. Oui, c’est bien mon avis, dit-il, c’est pour des raisons de ce genre que l’on élève les enfants dans la musique. (401d)<br /> <br /> (…)<br /> <br /> (411a) Donc, chaque fois que quelqu’un fournit à la musique l’occasion de lui jouer de la flûte et de verser dans son âme, par les oreilles, comme par un entonnoir, les harmonies dont nous parlions à l’instant, celles qui sont suaves, délicates, et plaintives, et qu’il mène à terme sa vie tout entière en fredonnant, rendu béat de joie par le chant, celui-là, dans un premier temps, s’il avait un côté plein de cœur, il l’attendrit, comme on fait du fer, et le rend utile, alors qu’il était inutile et raide ; mais s’il continue et ne cesse pas de se laisser charmer, dès lors il le fait fondre et couler jusqu’à... <br /> <br /> PLATON / LA RÉPUBLIQUE Livre 3 / 401d / 411a – 412b Traduction de Pierre Pachet (1993) / Paris, Gallimard
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Paule, je retiens deux phrases admirables de ton message : &quot;On est joué par la musique qu'on joue&quot;. &quot;Si l'on met en péril la musique c'est la République qui est en danger.&quot; En relisant Platon, je m'aperçois que les Anciens ont déjà presque tout dit.<br /> Oui, il me semble bien que je connais &quot;J'aime chanter les psaumes&quot;, recueil utilisé ailleurs que chez les capucins. Par contre je ne connais pas &quot;L'âme des sons&quot; mais son titre excite ma curiosité.<br /> <br /> Continuez à écouter Capriccio de Strauss en appuyant sur Etienne Duval.
P
Merci pour ce beau conte.<br /> Je te recommande un opéra de STRAUSS qui se donne à l'OPÉRA : CAPRICCIO dont le thème est précisément celui abordé par le conte. L'enjeu est de choisir entre la poésie et la musique......La comtesse n'y arrive pas évidemment. A mon sens elle symbolise la conscience que poésie et musique révèlent en animant l'âme (redondance puisque anima signifie âme), bref c'est un opéra très philosophique et plein d'humour.<br /> Puisque tu m'as fait le cadeau de ce conte je t'offre ces phrases glanées au fil de mes écoutes diverse :<br /> « On est joué par la musique que l'on joue »<br /> « Le virtuose doit être vertueux <br /> Platon:&quot;si l'on met en péril la musique c'est la République qui est en danger »<br /> « Il y a un lien entre éthique et esthétique »<br /> Enfin j'aimerais bien lire un livre intitulé L'AME DES SONS édition du relié. Connais-tu<br /> « J'aime chanter les psaumes » chez mes frères capucins du Bd Pinel, et je leur ai passe un texte à ce propos de Fabrice Hadja qui en parle merveilleusement.<br /> Bien à toi et à bientôt.<br /> <br /> Appuyer sur Paule Sassard pour écouter Capriccio de Riachard Strauss
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Il y a bien un rapprochement à faire entre Isis face à la mort d'Osiris et Marie face à la mort de Jésus. Et cela d'autant plus que, par son chant, Isis va provoquer la résurrection d'Osiris. Ainsi Isis, Marie et Marie-Madeleine sont bien, l'une et les autres, des veuves d'amour. La passion des veuves d'amour est une oeuvre admirable à regarder et à écouter.
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LE MIRACLE DU CHANT D’ISIS<br /> <br /> Viens vers ta demeure, Viens à ta demeure, <br /> Toi qui n'a plus d'ennemis, <br /> Ô bel adolescent, viens à ta demeure pour que tu me voies. <br /> Je suis ta sœur que tu aimes, <br /> Ne te sépare pas de moi, bel adolescent. <br /> Viens à ta demeure, <br /> Je ne te vois pas et pourtant <br /> Mon cœur aspire à te rejoindre <br /> Et mes yeux te réclament. <br /> Cela est merveilleux de te contempler. <br /> Viens à celle qui t'aime, qui t'aime, ô Ounen-Nèfer, <br /> Viens auprès de ta sœur, viens auprès de ta femme, <br /> Toi dont le cœur a cessé de battre ! <br /> Viens vers la maîtresse de ta maison. <br /> Je suis ta sœur, de la même mère, <br /> Ne t’éloigne pas de moi... <br /> Les Dieux et les hommes ont tourné leur visage vers toi <br /> Et tous te pleurent ensemble, car ils me voient. <br /> Je t'appelle et je pleure si fort <br /> Qu'on entend dans le ciel <br /> Mais tu n'entends pas ma voix ? <br /> Je suis la sœur que tu aimais sur terre, <br /> <br /> Pour écouter : Passion des Veuves d’Amour
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Cliquez
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« Rassure-toi. Il t'indique la manière de chanter. Ne t'occupe pas de chercher les mots comme si tu pouvais mettre en forme une musique capable de plaire à Dieu. Contente-toi de jubiler. Bien chanter devant Dieu, c'est jubiler. Mais qu'est-ce à dire ? C'est renoncer à comprendre, c'est renoncer à dire avec des mots ce qui se chante dans le coeur. Voyez ceux qui chantent, moissonneurs, vendangeurs ou autres, leur joie s'allume d'abord aux paroles des chansons, mais bientôt elle les envahit, et des paroles seraient impuissantes à la déployer encore, alors ils laissent mots et syllabes et l'on n'entend plus que leur jubilation. Musique sans paroles parce que le coeur veut mettre au jour ce qui ne peut se dire. Tu ne peux dire ce qu'il est et tu ne dois pas non plus garder le silence, alors que faire sinon jubiler, ouvrir son coeur à une joie qui n'aura plus à chercher de mots, dilater sa joie immensément bien au-delà des bornes des syllabes ? » (Commentaire du Psaume 32)
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&quot;On danse, on fraternise, le loup avec l’agneau, le renard avec le corbeau.&quot; Le ton est donné : c'est non seulement l'homme, mais c'est la création tout entière qui est convoquée pour une nouvelle entrée au paradis...
S
LE CARNAVAL DES ANIMAUX<br /> Compositeur Camille Saint Saëns<br /> <br /> Au jardin des Plantes, ainsi nommé d'ailleurs à cause des animaux qu'on y a rassemblés, une étrange ardeur semble régner...<br /> - La marche royale du lion : L'on voit entrer le Lion, très britannique, la mine altière... Vêtu de soieries aux tons chatoyants, soieries de Lyon évidemment.<br /> - Les poules et les coqs : Les uns crient cocorico, très haut, les autres gloussent et caquettent, très bêtes.<br /> - Les hémiones (animaux véloces) : Un hémione c'est un cheval, des hémiones ce sont des chevaux [...]. Il a comme tout animal, ils ont comme tous les animaux leur place dans notre carnaval, comme dans tous les carnavaux !<br /> - Les tortues : Au carnaval, une fois l'an, les tortues dansent le cancan…<br /> - Les éléphants : Les éléphants sont des enfants qui font tout ce qu'on leur défend…<br /> - Les kangourous : Redoutable boxeur, recordman du saut en longueur et champion du saut à la perche…<br /> - L’aquarium : De la baleine à la sardine et du poisson rouge à l'anchois dans le fond de l'eau chacun dîne d'un plus petit que soi…<br /> - Le coucou au fond des bois : Chacun soupire à part soi : Que le son du coucou est triste, au fond des bois !<br /> - Personnages à longues oreilles. : L'Âne s'est mis un bonnet d'homme !<br /> - La volière : Personne au monde ne vous condamnera pour chantage ou pour vol.<br /> - Les fossiles : Dinosaures, brontosaures, Nabuchodonosors et autres trésors.<br /> - Les pianistes : Ce mammifère concertivore digitigrade... [...] Amateurs de gibiers, ne tirez pas sur le pianiste !<br /> - Le cygne : Comme un point d'interrogation tout blanc sur le fond de l'eau verte, le cygne, c'est la porte ouverte à toutes les visions.<br /> - Finale : On danse, on fraternise, le loup avec l’agneau, le renard avec le corbeau...<br /> (Texte de Francis Blanche)<br /> <br /> PS : Cliquer sur Saint Saëns pour écouter un extrait.
T
Pendant deux jours, en Europe, les opéras ouvrent leurs portes à tous les publics. C'est bien le signe que la musique porte un message universel pour rassembler les hommes. Il s'en est passé du temps depuis cet événement mythique et réel à la fois où une grand-mère a formé son &quot;petit-fils&quot; et l'a invité à organiser des fêtes où la musique, le chant et la danse auraient la première place, et les deux journées européennes de 2013, qui vont réunir peut-être plusieurs millions de personnes. Le but reste toujours le même : rassembler les hommes dans une communion de pensées et de sentiments pour les sortir de la violence et les rendre plus humains.<br /> Appuyer sur le titre pour plus d'informations.
A
Cliquez pour connaître le problème. Si encore l'ours nous faisait chanter, ce serait pas si mal.
E
C'est une bien belle histoire. Mais il me semble que nous avons perdu le fil. Nous sommes en effet partis de la fête, du chant, de la danse, et de leur pouvoir pour faire passer de l'animalité à l'humanité. Si nous voulons avancer dans notre réflexion, nous avons tout intérêt à revenir à notre sujet. Nous étions sur le bon chemin lorsque furent évoqués le long chant d'oiseau et l'orchestre d'Auschwitz. Mais apparemment nous nous sommes égarés avec les 4 épisodes de Koan. A moins que...
C
Kōan IV<br /> <br /> Et en fin ( la version de cette chère Dame Clarissa Pinkola Estés )<br /> Elle fit demi-tour et dévala la montagne à toutes jambes. Elle courut sous les arbres dont les feuilles étaient en forme d’étoiles en criant « arigato zaishô » pour remercier les arbres de soulever leurs rameaux afin de lui livrer passage. Elle trébucha sur les rochers qui ressemblaient à de grosses miches de pain en criant « arigato zaishô » pour remercier la montagne de lui permettre de marcher sur son corps.<br /> Malgré ses vêtements en lambeaux, sa chevelure défaite et son visage maculé, elle descendit en courant les marches de pierre qui conduisaient au village, emprunta la route de terre battue, traversa la petite bourgade et pénétra dans la cabane où la vieille guérisseuse était en train d’attiser le feu.<br /> « Regardez, regardez ! s’écria la jeune femme. Je l’ai, je l’ai trouvé. Je l’ai obtenu, le poil de l’ours au croissant de lune ! »<br /> « Bien », dit la guérisseuse en souriant. Elle regarda la jeune femme, prit le poil d’un blanc pur et l’éleva vers la lumière. Elle le soupesa dans sa veille main, le mesura avec un doigt et s’exclama : « oui c’est là un authentique poil de l’ours au croissant de lune.<br /> Puis, elle fit soudain volte face, et je tale poil dans le feu, où il se consuma dans les flammes orange avec de petits crépitements.<br /> Oh non ! cria la jeune épouse. Qu’avez-vous fait ?<br /> Calme – toi. C’est bien. Tout va bien, dit la guérisseuse. Tu te rappelles chaque pas que tu as fait pour escalader la montagne ? tu te rappelles chaque pas que tu as fait pour gagner la confiance de l’ours ? tu te rappelles tout ce que tu as vu, tout ce que tu as entendu, tout ce que tu as ressenti ? »<br /> « oui, dit la jeune femme, je me le rappelle parfaitement »<br /> La vieille guérisseuse lui adressa un doux sourire. « Eh bien maintenant, ma fille, dit-elle, rentre chez toi avec cette compréhension nouvelle et suis la même méthode avec ton mari ».<br /> <br /> Pour rencontrer le Maître du mot Kōan : cliquez sur Chan Yunmen
O
Kōan III<br /> <br /> Elle cherche toute la journée. Au crépuscule, une silhouette gigantesque se découpe sur la neige, sans jamais l’avoir vu elle sait que c’est lui. <br /> Avec un rugissement furieux l’ours entre dans sa tanière balançant son gros corps d’une patte sur l’autre. Notre jeune femme ouvre son sac, prend le bol offrande le remplit de nourriture, le dépose sans faire de bruit à l’entrée de la tanière, et court vite se mettre à l’abri. Alléché par l’odeur de la nourriture, l’ours sort de sa tanière en se dandinant, s’approche de la nourriture, en dessinant un cercle, humant le vent, avale les aliments en une seule bouchée. Ceci fait, il se lève sur ses pattes arrières, et pousse un grondement si fort que des petites pierres se détachent de la montagne. Fait demi-tour pour regagner son antre.<br /> Le lendemain soir, l’épouse recommence, elle dépose de la nourriture dans le bol à offrande, mais cette fois, elle reste à mi-chemin entre la nourriture et son abri. Comme la veille, l’ours hume la bonne odeur, s’extirpe de sa tanière, pousse un rugissement à décrocher les étoiles, dessine un cercle autour des aliments, et finit par engloutir la nourriture, retourne dans sa tanière. Les choses se passent ainsi pendant plusieurs jours<br /> Finalement un soir de pleine lune la femme ne ressent plus aucune peur. Elle prépare le bol de nourriture comme les autrefois, le pose à terre et demeure là debout très prés de l’entrée de la tanière. L’ours sort d’un pas pesant, il découvre, sa nourriture habituelle, ainsi qu’une paire de petits pieds bien humains. Il tourne sa grosse tête de côté et pousse un rugissement si puissant que les os vibrèrent dans le corps de la femme.<br /> L’ours se dresse sur ses pattes de derrière, fait claquer ses mâchoires, rugit si fort que la femme peut voir jusqu’au fond de son palais rouge et brun. La femme tremble, mais ne recule pas, elle se décide à parler « S’il te plait, cher ours, supplie-t-elle, j’ai fait tout ce chemin parce que j’ai besoin d’un remède pour mon mari ». L’ours repose ses pattes avant à terre en faisant jaillir la neige et dévisagea la femme. Un moment, elle croit voir dans le vieux, vieux regard de l’ours, le reflet des chaînes de montagnes, de vallées, de rivières, de villages et une grande paix l’envahit..<br /> « S’il te plait, cher ours, je t’ai nourri tous ces derniers soirs. Pourrai–je-avoir l’un de tes poils du croissant de lune sur ta gorge ? » L’ours fait une pause. Cette petite femme est de la nourriture facile pour lui. Mais soudain, une vague de pitié à son égard le submerge. « Il est vrai, dit l’ours, que tu as été bonne pour moi. Tu peux prendre l’un de mes poils, mais fais vite, puis va-t-en » .<br /> L’ours lève son mufle, dévoilant le croissant de lune blanc sur sa gorge, et la femme voit les pulsations de son cœur, qui battait là. Elle pose une main sur le cou de l’ours, et de l’autre saisit un seul poil brillant, puis tire un coup sec. L’ours recule et pousse un cri de douleur, qui laisse bientôt la place aux grognements de quelqu’un que l’on dérange ;<br /> « Oh, merci, cher ours, merci beaucoup » la femme fait de petits saluts, encore et encore. L’ours rugit à l’adresse de la femme des mots qu’elle ne pouvait comprendre et qu’il lui semblait pourtant connaître depuis toujours. <br /> <br /> Pour voir le fond du palais de l’ours brun. Ouvrir la lucarne en haut à gauche
M
Kōan II <br /> <br /> Et la femme chante un « arigato », pour saluer la montagne. Que nous pouvons traduire par «merci de me laisser escalader ton corps ».<br /> Elle escalade les premiers contre forts, les rochers sont comme des grosses miches de pain, puis elle parvient au un plateau recouvert la forêt, les arbres aux longs rameaux semblables à des draperies et des feuilles pareilles à des étoiles « arigato Zaishô », chantonne-t-elle. C’est sa façon de remercier les arbres de soulever leur chevelure afin qu’elle puisse passer en dessous. Elle progresse dans la forêt et reprend son ascension.<br /> Des fleurs pleines d’épines s’accrochent à l’ourlet de son kimono et des rochers égratignent ses mains graciles. Au crépuscule des oiseaux noirs étranges volent au-dessus de sa tête. Elle a très peur. Mais elle sait que les muen-botoke, sont les esprits des morts sans famille et elle chantonne des incantations leur intention : « je serai votre parente. Je vous permettrai de connaître le repos ».<br /> Elle continue de grimper, car c’était une femme au cœur courageux. Elle grimpe et aperçoit la neige sur le sommet de la montagne. Bientôt, ses petits pieds sont froids et humides. Elle continue cependant de grimper, de plus en plus haut, car c’est une femme amoureuse. Une tempête se lève : la neige lui entre dans les yeux et dans les oreilles, l’aveugle. Elle continue cependant de grimper. Et quand la neige cesse de tomber, la femme chantonne « arigato zaishô », pour remercier les vents d’avoir cessé de l’aveugler.<br /> Elle s’abrite dans une caverne profonde, si étroite qu’elle a du mal à s’y glisser. Son sac est empli de provisions, elle ne mange pas, elle se recouvre de feuilles et s’endort. Au petit matin, tout est calme. « Bon, se dit-elle, cherchons maintenant l’ours au croissant de lune »<br /> <br /> Pour arriver au pied de la montagne : Ouvrir la fenêtre en haut à votre gauche : Maison de thé
A
Kōan I<br /> <br /> Au Japon il y a de cela très longtemps, Voyez c’était le temps des samouraïs… On raconte qu'une jeune femme très migonne et très timide vivait dans une forêt de pins odorants et de mimosas. Dans cette région les mimosas sont toujours en fleurs. Le mari de cette femme était enrôler dans l’armée pour faire la guerre. Cette guerre fut très longue et très cruelle, comme toutes les guerres. <br /> Un jour pourtant la guerre se termine. L’homme rentre chez lui épuisé avec une humeur de chien mouillé. Il n’ose pas entrer dans sa maison, il s’enfuit vers la forêt, trouve une pierre pour dormir à la dur comme au vieux temps, et se met à vivre là avec les animaux.<br /> Pendant ce temps sa jeune femme si contente de voir son mari sur le chemin du retour, court vite faire son marché, revient, et cuisine des plats et des plats, trois sortes de poissons, trois sortes d’algues, de grosses crevettes, des oranges froides, des monceaux de riz blanc saupoudré de piment rouge, des bols et des bols d’exquis fromage de soja. Elle prépare un grand plateau et met dessus le superbe repas qu’elle avait préparé et se dirige vers la forêt à la recherche de son mari « après un bon repas il se sentira mieux » Ah ! le voilà, elle dépose le plateau tout prés de lui. C’est alors que l’homme se lève d’un bond, donne un coup de pied dans le plateau,. le fromage de soja se renverse, les poissons les sautent en l’air, les algues et le riz s’éparpillent sur le sol, les grosses crevettes oranges roulent sur le sentier.<br /> « Laisse- moi seul ! » Rugit-il. , d’une telle rage qu’elle prend peur. Néanmoins le lendemain et les jours suivants elle recommence, et cela se termine toujours par la même violence « Va-t-en, va-t-en, laisse-moi tranquille, laisse-moi tout seul ! » <br /> En désespoir de cause notre jeunesse va consulter la femme médecine du village, pour avoir au moins une potion qui libérerait son homme de ce mal étrange. <br /> La guérisseuse dit hélas : « Il existe bien un remède, mais je ne peux te le préparer car il me manque un ingrédient particulier, c’est un poil de l’ours brun qui vit dans nos montagnes. Tu vois il y a une petite chance que ton mari guérisse de sa rage ; pour cela tu dois toi-même escalader la montagne, trouver l’ours brun. Ensuite tu arracheras, un poil mais pas deux, un seul tu m’entends. Le poil blanc, du croissant de lune que son pelage forme sur sa gorge. Et tu me l’apporteras. »<br /> Tâche qui aurait découragé plus d’une, mais pas une épouse aussi douce qu’opiniâtre, Elle remercie affectueusement la guérisseuse, elle se prépare son sac de voyage et part à la recherche de l’ours au croissant de lune. <br /> <br /> Si vous êtes à la recherche d’une panoplie de samouraïs tapez sur l’Asiemuté
D
L’orchestre des femmes d’Auschwitz<br /> <br /> L’orchestre des femmes d’Auschwitz est un orchestre uniquement féminin du camp de concentration d’Auschwitz. Il a été créé en Juin 1943 par un professeur de musique polonais, Zofia Czajkowska, sur ordre de la SS. Il est composé d’environ une quarantaine de prisonnières, et le fait d’être engagé dans cet orchestre les a, pour la plupart, sauvées des chambres à gaz.<br /> Czajkowska a ensuite été remplacé par Alma Rosé, la nièce de Gustav Mahler qui avait déjà dirigé un orchestre de femmes dans sa ville natale de Vienne.<br /> L’orchestre joue à la porte lorsque les équipes de travail sortent et lorsqu’elles reviennent. Les derniers mois de l’Holocauste, alors que la déportation massive des Juifs d’Europe orientale s’accélère et qu’un grand nombre de Juifs, sont envoyés directement aux chambres à gaz, l’orchestre joue aussi pour accompagner ces femmes, ces enfants et ces vieillards qui partent vers la mort.<br /> «Entendre la musique permettait d’oublier l’horreur quelques secondes, de se souvenir de la vie normale» diront des déportées, car «à Auschwitz – Birkenau, rien n’était normal».<br /> Nombre de musiciens et musiciennes seront malgré tout assassinés et seuls quelques-uns survivront.<br /> C’est le cas de Fania Fénelon, qui a écrit ses mémoires dans un livre intitulé «Sursis pour l’orchestre». Née le 2 septembre 1922, elle est la fille de Jules Goldstein, ingénieur et de Maria Davidovna. Elle étudie le piano au Conservatoire de Paris, et obtient un premier prix (en dépit de sa petite taille et de ses mains très petites).<br /> Au début de la seconde guerre mondiale, elle entre dans la Résistance française contre les nazis. Elle est arrêtée, puis est déportée à Auschwitz Birkenau où elle entre dans l’orchestre de symphonique de filles d’Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, jusqu’à ce qu’elle soit libérée le 15 avril 1945. A la libération des camps, elle es malade du typhus, ne pèse que 30 kg, ce qui ne l’empêchera pas de jouer à l’arrivée des libérateurs.<br /> Les musiciennes avaient un statut que les autres détenues leur enviaient. Fania Fénelon raconte : « La plupart des femmes étaient très méchantes car nous étions des privilégiées […] nous avions un baraquement, un poêle, il ne faisait pas froid, nous étions bien habillées… nous pouvions nous doucher tous les jours…» Elles avaient aussi un autre privilège, celui «d’avoir une chance de survivre. Quand les SS avaient besoin de vous, ils ne vous envoyaient pas dans la chambre à gaz ».<br /> http://meteormagazine.co.il/lorchestre-des-femmes-dauschwitz/<br /> <br /> En cliquant vous aurez l'évocation d'Alma Rosé, &quot;l'ange&quot; qui dirigea l'orchestre d'Auschwitz
L
Le long chant d’oiseau<br /> <br /> <br /> On raconte qu’en Italie un saint homme traversait une forêt<br /> En méditant sur cette parole des psaumes :<br /> « Mille années devant tes yeux sont comme le journée d’hier, qui est passée. »<br /> <br /> Soudain, son attention fut captée par le chant d’un oiseau,<br /> Sur la haute branche d’un arbre. <br /> Le saint homme leva la tête et écouta le chant merveilleux de cet oiseau,<br /> Pendant une heure, dans le plus grand ravissement. <br /> Après quoi, il se dit qu’il était temps de rentrer et se mit en route. <br /> <br /> Mais, au sortir de la forêt, en s’avançant dans un paysage autrefois familier,<br /> Il ne reconnaissait rien. <br /> Des maisons où on l’accueillait avec chaleur, le matin même,<br /> N’étaient, dans l’après-midi, que ruines offertes aux ronces. <br /> D’autres demeures s’élevaient là où, au matin de ce même jour,<br /> Il n’y avait que terre et roches.<br /> Quant aux gens qu’il rencontra,<br /> Outre que leurs vêtements lui parurent singuliers,<br /> Il ne les connaissait pas. <br /> <br /> Le saint homme avait passé trois cents ans <br /> A écouter le chant de l’oiseau, trois siècles entiers. <br /> Les feuilles étaient tombées trois cents fois, autour de lui, <br /> E, trois cents fois, elles avaient reverdi,<br /> Mais l’homme conservait la même apparence,<br /> Oublieux du poids de la chair, de la fatigue,<br /> Des hurlements de la faim, de la voracité du temps. <br /> Captivé par une goutte invisible <br /> De ce que les chroniqueurs ont appelé le paradis,<br /> Il s’était vu protéger de la nuit, de la vieillesse et de la mort. <br /> <br /> Après quoi, il reprit sa vie, attentif à tous les chants d’oiseaux.<br /> Il revint, à plusieurs reprises, à la même place, dans la forêt. <br /> Mais le phénomène de ravissement ne se produisit jamais plus. <br /> (Le cercle des menteurs de J.-C. Carrière)<br /> <br /> Laissons-nous conduire au paradis par le chant des oiseaux de Clément Janequin : cliquez !
M
&quot;L'homme est une création du désir pas du besoin&quot;, nous dit Bachelard. Il vient du feu, il vient du coeur, il vient de l'amour. Lorsque la Bible nous dit que la femme sort de la côte de l'homme, elle veut tout simplement nous dire qu'elle vient de son coeur. Alors écoutons le &quot;chant&quot; de Ronsard en cliquant.
E
Pour faire le lien entre le feu et le chant, je vous soumets un conte des Indiens d’Amérique. Je n’en dirai pas plus pour que chacun s’exerce à l’interprétation. Simplement il y a, à la racine du chant, un feu qui est celui de l’amour…<br /> <br /> <br /> Le chant éternel<br /> <br /> <br /> C’était la nuit.<br /> Le pays indien était enveloppé d’une telle obscurité<br /> Que personne ne pointait le nez hors de son teepee.<br /> Seul le vent soupirait dans les hauteurs lointaines.<br /> <br /> Pourtant un groupe d’hommes s’avançait <br /> Sur le sentier longeant la Baie des Serpents, sous le couvert de taillis touffus.<br /> Ils allaient à pas de loup, évitant de faire craquer les brindilles et sans souffler mot.<br /> Les Dakotas s’étaient élancés sur le sentier de la guerre<br /> Et, ici, nous voyons une compagnie de guerriers<br /> Se hâter pour surprendre l’ennemi avant le lever du jour. <br /> Ils marchaient ou couraient, toujours en silence.<br /> Des éclaireurs les précédaient,<br /> Tandis qu’une arrière-garde les protégeait de toute surprise. <br /> <br /> Le sentier, quittant la prairie, les conduisit à un petit bosquet.<br /> « Faisons halte ici, » dit leur chef, élevant la voix pour la première fois.<br /> « L’endroit est isolé – nous pouvons même y allumer un feu. »<br /> A l’instant, les guerriers firent un tas d’herbes sèches et de bois mort,<br /> Et les flammes brillèrent aussitôt.<br /> <br /> Tout autour, ils s’installèrent confortablement,<br /> Les uns se mettant à réparer leurs mocassins déchirés,<br /> D’autres passant en revue leurs arcs et flèches,<br /> D’autres encore s’affairant à la préparation d’un repas. <br /> En attendant le souper, les plus âgés se mirent à raconter des histoires.<br /> Naturellement, il s’agissait de batailles et d’aventures étranges,<br /> Arrivées il y a bien longtemps. <br /> Ils parlaient d’un puissant talisman qui avait protégé de nombreuses vies.<br /> Ils disaient comment un carquois magique <br /> Transformait les flèches ennemies en boomerang,<br /> Qui retournaient percer au cœur celui qui les avait lancées ;<br /> Comment de belles jeunes filles étaient venues du Pays des Ombres,<br /> Pour séduire les plus braves et les entraîner avec elles<br /> Dans les régions d’où l’on ne revient pas. <br /> Le feu écoutait tous ces contes<br /> En lançant silencieusement sa fumée jusqu’aux vertes frondaisons. <br /> Mais, au moment où un vieil Indien chenu se levait pour dire la prière solennelle,<br /> Il se mit à pétiller et à craquer, lançant des étincelles dans toutes les directions. <br /> <br /> Au même instant, se produisit un phénomène plus étrange encore.<br /> On entendit un chant s’élever des arbres voisins.<br /> <br /> La voix monta, s’amplifia jusqu’à remplir tout le bosquet d’une triste mélodie,<br /> Puis s’amenuisa, se fit ténue et se confondit avec les soupirs du vent. <br /> « Eteignez le feu ! » chuchota le chef.<br /> L’arc tendu, prêt à tirer, il s’éloigna dans l’obscurité. <br /> Comme obéissant à un ordre secret, la Lune sortit des nuages<br /> Et son pâle reflet illumina les troncs argentés des bouleaux.<br /> Les guerriers s’avancèrent prudemment dans l’herbe humide,<br /> Observant avec méfiance les ombres des branches tordues,<br /> Qui se balançaient au vent. <br /> Le chant se poursuivait toujours<br /> Et il devenait plus net, au fur et à mesure<br /> Que l’on se rapprochait d’un orme plus haut que les autres, à l’extrémité du petit bois. <br /> Les guerriers formèrent alors un large cercle autour de l’arbre mystérieux,<br /> Avançant lentement, pas à pas. <br /> Leur cercle se rétrécissait et le chant montait,<br /> Montait jusqu’à une note aiguë,<br /> Et s’éteignait aussi vite qu’il avait commencé. <br /> Les guerriers, concentrés maintenant au pied de l’orme vénérable, <br /> L’examinaient de haut en bas,<br /> Scrutant son tronc ravagé par les intempéries et ses racines emmêlées. <br /> <br /> Et alors, dans un creux des racines,<br /> Ils découvrirent un petit tas d’ossements blanchis.<br /> C’étaient les restes d’un guerrier inconnu.<br /> Près du crâne gisait son arc brisé<br /> Et, un peu plus loin, quelques flèches étaient éparpillées. <br /> « Ce que nous venons d’entendre et de voir indique<br /> Que ceci est le dernier lieu de repos d’un héros qui a sacrifié sa vie pour les autres, »<br /> Dit le chef, rompant le silence qui s’était établi. <br /> Et il poursuivit :<br /> « La mort même ne peut faire taire la voix d’un tel héros.<br /> Son chant se poursuit inlassablement<br /> Jusqu’à ce qu’enfin il soit perçu par des oreilles vivantes<br /> Qui captent son message. <br /> C’est ce qui vient de se produire.<br /> Et maintenant, c’est à nous qu’il incombe<br /> De porter ce chant et son message sur le devoir le plus sacré,<br /> Celui de nous sacrifier pour les autres. <br /> Ce chant, nous devons le garder dans notre mémoire et nous plier à son ordre<br /> Jusqu’à ce qu’à notre tour nous rejoignions le Pays des Ombres.<br /> Alors notre chant à nous, lui aussi, deviendra immortel et éternel. »<br /> (Conte des Indiens d’Amérique, Gründ)
L
&quot;Quand j'étais malade, mon père faisait du feu dans ma chambre. Il apportait un très grand soin à dresser les bûches sur le petit bois, à glisser entre les chenets la poignée de copeaux. Manquer un feu eût été une insigne sottise. Je n'imaginais pas que mon père pût avoir d'égal dans cette fonction qu'il ne déléguait jamais à personne. En fait, je ne crois pas avoir allumé un feu avant l'âge de dix-huit ans. C'est seulement quand je vécus dans la solitude que je fus le maître de ma cheminée. Mais l'art de tisonner que j'avais appris de mon père m'est resté comme une vanité. J'aimerais mieux, je crois, manquer une leçon de philosophie que manquer mon feu du matin.&quot;<br /> [Gaston BACHELARD, La psychanalyse du feu, Paris : Gallimard, 1949, p. 25]
Q
&quot;Aux dents de la crémaillère pendait le chaudron noir. La marmite sur trois pieds s'avançait dans la cendre chaude. Soufflant à grosses joues dans le tuyau d'acier, ma grand-mère rallumait les flammes endormies. Tout cuisait à la fois : les pommes de terre pour les cochons, les pommes de terre plus fines pour la famille. Pour moi, un œuf frais cuisait sous la cendre. Le feu ne se mesure pas au sablier : l'œuf était cuit quand une goutte d'eau, souvent une goutte de salive, s'évaporait sur la coquille. Je fus bien surpris quand je lus dernièrement que Denis Papin surveillait sa marmite en employant le procédé de ma grand-mère. Avant l'œuf, j'étais condamné à la panade. Un jour, enfant coléreux et pressé, je jetai à pleine louchée ma soupe aux dents de la crémaillère : &quot; mange cramaille, mange cramaille ! &quot;. Mais les jours de ma gentillesse, on apportait le gaufrier. Il écrasait de son rectangle le feu d'épines, rouge comme le dard des glaïeuls. Et déjà la gaufre était dans mon tablier, plus chaude aux doigts qu'aux lèvres. Alors oui, je mangeais du feu, je mangeais son or, son odeur et jusqu'à son pétillement tandis que la gaufre brûlante craquait sous mes dents. Et c'est toujours ainsi, par une sorte de plaisir de luxe, comme dessert, que le feu prouve son humanité. Il ne se borne pas à cuire, il croustille. Il dore la galette. Il matérialise la fête des hommes. Aussi haut qu'on puisse remonter, la valeur gastronomique prime la valeur alimentaire et c'est dans la joie et non pas dans la peine que l'homme a trouvé son esprit. La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire. L'homme est une création du désir, non pas une création du besoin.&quot; <br /> [Gaston BACHELARD, La psychanalyse du feu, Paris : Gallimard, 1949, pp. 37-38]
G
Il n'y a pas de séparation entre le vertical et l'horizontal, puisque l'histoire (l'historicité, dirait peut être Jolif à ce propos ? ) fait justement passer de l'une l'autre, avec retour, ce qui te donne pleinement raison.J'ai été frappé par le foisonnement des thèmes contenus dans l'histoire, et dont Bachelard fait une analyse ... impressionnante, que j'ai eu grand plaisir à redécouvrir. A la prochaine.Gérard
E
Il y a bien, dans le texte, un mouvement vers le haut dans la verticalité et un retour vers le bas dans l'horizontalité, mais l'originalité du récit consiste à montrer comment se fait l'articulation entre les deux. Elle se fait par la fête, le chant et la danse. C'est ce que j'appelle l'espace intermédiaire. Autrement dit, le texte nous donne la structure qui permet de passer de l'animalité à l'humanité : l'axe vertical, coupé par l'axe horizontal, avec à gauche l'animal et à droite l'homme, et puis au centre, à l'articulation du vertical et de l'horizontal, le jeu qu'opèrent la fête, les chants et la danse. Et c'est ce jeu qui permet le passage de l'animalité à l'humanité.
E
Tu m'impressionnes par le sérieux de tes analyses. Personnellement, très marqué depuis longtemps par l'espace intermédiaire et l'entre-deux, je verrais la vie humaine non pas dans l'horizontalité, mais dans le jeu entre verticalité et horizontalité ou horizontalité et verticalité. Et j'aurais tendance à mettre dans le bas de l'axe vertical, l'inconscient lui-même qui contient les forces créatrices. Un tel jeu est celui du symbolique, qui définit pour moi la vie humaine. La vie humaine se joue dans le symbolique. Mais, comme tu dis beaucoup de choses, j'essaierais, demain de revenir sur ton texte.
G
Avec l'aide de Bachelard, je propose la lecture suivante. L'histoire se meut dans le vertical, puis dans l’horizontal, en utilisant et en reliant des thèmes d'une très grande puissance symbolique. Dans un axe vertical, signalé par la montagne, on trouve l'arc tendu vers le ciel, puis l'aigle qui descend parler au petit homme, puis tous deux montent vers la cime, où se trouve la maison qui tremble d'une vibration évidemment cosmique, et dans laquelle se tient cette femme - vieille-, une mère, qui attend. Cette maison de pierre, refuge terrestre, presque une caverne, et proche du ciel, donc : cosmique, est le lieu de la transmission, par la femme, la mère, de l'art du chant : c'est à dire du souffle, du rythme, des modulations de la voix, de la création du lien entre les hommes. Par cette transmission, la vieille femme devient une femme jeune. L'enfant devient un homme. Ils sont (devenus) l'un pour l'autre. Mais il faut se séparer. (On ne peut vivre éternellement dans la fusion cosmique !). Retour dans l'horizontalité, où a commencé l'histoire, sous le signe de la mort posée d'emblée par la disparition des frères et le désespoir du père. Mais, par ce retour (sur terre), on échappe à la mort, on reste (provisoirement ?) dans la vie, par la force de la retransmission du savoir vital, celui de l'art du chant, c'est-à-dire de la vie : le rythme juste des tambours et de la danse et le souffle ; retransmission assurée cette fois par l'homme puisque -grâce à la femme- il est devenu adulte. L'horizontalité se retrouve dans la connivence – dans la familiarité, au sens fort – entre l'homme et l'animal, comme une garantie de vie (supplémentaire, - ou fondamentale ?). C'est dans l'horizontalité que se construit la vie humaine, mort comprise (qui nous rend, d'ailleurs, définitivement horizontaux....). Je ne sais trop si ceci est très pertinent , ni si Bachelard approuverait l'utilisation que je fais de ses grands textes relus -plutôt consultés à toute vitesse, et découverts il y a peu de temps. (L'Air et les Songes ; La terre et les rêveries du repos ; La terre et les rêveries de la volonté). Mais les correspondances entre les thèmes du texte et ceux étudiés par Bachelard m'ont frappé. Ce qui confirme (s'il en était besoin !) ce que dit Bachelard : nos rêves -et nos vies- sont structurés par des frayeurs, des désirs, des forces qui sont universels, communs à tous les hommes, voire aux animaux. Il est passionnant de s'en rendre compte. Gérard Jaffrédou, 6 mai 2013.<br /> <br /> PS. Cliquer sur Gérard Jaffrédou pour avoir un extrait de &quot;L'Air et les songes&quot; de Gaston Bachelard
E
Je vois Cesaria Evora et Mariza comme la petite-fille et la grand-mère. Et, heureuse perspective, le message est bien passé de l'une à l'autre...
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Oui Etienne, l’Afrique nous renvoie en écholalie. Ce langage de la Grand’mère, qui n’est plus notre langue maternelle. Mais une sorte de rappel heureux d’un événement malheureux un peu comme le Sodade si cher à nos amis Portugais... <br /> Pour l’entendre, cliquez sur 'Sodade'
E
L'Afrique, c'est comme la grand-mère, qui va nous réapprendre à chanter, sachant que le chant est l'inconscient de la parole.
L
C'est extraordinaire cette aventure de l'orchestre symphonique de Kinshasa, composé d'amateurs, et qui finit par se produire aux Etats-Unis et aujourd'hui à Monte Carlo. A travers lui, c'est comme l'inconscient de l'Afrique qui vient féconder notre vieux continent. Nous pensons communément que la solution de nos problèmes viendra avant tout de la Chine, surtout au niveau économique. Personnellement je pense que nous nous trompons : c'est l'Afrique qui est aujourd'hui l'avenir de l'humanité car elle porte non seulement l'inconscient créateur d'un continent mais surtout celui de l'humanité entière. Peut-être que la Chine elle-même l'a compris depuis longtemps car c'est un de ses terrains privilégiés d'investissement. A moins qu'il ne s'agisse d'un projet de colonisation plus que de développement, ou peut-être les deux à la fois... Inconsciemment, la princesse Caroline de Monaco semble l’avoir compris elle aussi. En offrant à l’orchestre, une grande harpe ancienne, qui est un peu l’archétype des instruments de musique, elle semble bien signifier que l’Afrique porte aussi les archétypes de l’humanité.<br /> <br /> « Ils maîtrisent aussi bien le Beau Danube bleu de Johann Strauss que la Symphonie inachevée de Franz Schubert et pourtant, ils viennent de loin. Pour la première fois, une soixantaine de musiciens congolais ont posé leurs valises et leurs instruments à Monaco pour assister au festival du «Printemps des arts de Monte-Carlo». Ils font partie du seul et unique orchestre symphonique d'Afrique centrale installé dans l'une des plus pauvres capitales du monde, à Kinshasa. »<br /> Par Carmen Lunsmann<br /> http://www.rfi.fr/emission/20130408-orchestre-symphonique-kinshasa<br /> <br /> Ecoutez, cliquez
E
Merci Danièle. Comme beaucoup j'adore le fado. Et j'aime bien cette image d'un chant qui sort de la terre, c'est-à-dire des forces inconscientes et créatrices de notre monde.
A
LA LEGENDE DU BOUFFADOU<br /> <br /> Bouffanelle était une sorcière, au temps où, dans les grandes forêts du Gévaudan, il nous en restait quelques-unes.<br /> Bouffanelle avait une spécialité : le bâton du diable.<br /> Elle avait coupé un jeune bouleau de bois blanc, en avait enlevé l'écorce et l'avait creusé pour en faire un tuyau de bois. Il lui suffisait alors, ams tram gram pic et pic et colégram, de souffler dans le tube et, à l'autre extrémité, apparaissait un diablotin dans sa culotte rouge ; un petit bonhomme rempli de malices et qui, tant que durait le souffle de la sorcière dans le chalumeau, dansait la danse du diable.<br /> Dans les veillées, dans les fêtes votives, dans les kermesses paroissiales, au dessert des repas de noce, avec son bâton du diable, Bouffanelle faisait un tabac.<br /> Tant, que cela suscita la convoitise de beaucoup.<br /> Certains allèrent dans la forêt, coupèrent de jeunes bouleaux, en fabriquèrent des sarbacanes dans lesquelles ils soufflèrent de tout leurs poumons.<br /> Avaient-ils oublié la bonne formule ? N'avaient-ils pas l'âme assez sorcière ?<br /> Aucun diable n'apparaissait au bout du tube et les apprentis sorciers en étaient pour leur honte.<br /> Cependant, par ce simple bâton creux, la fortune arriva à l’un d’eux : Bouffarel, de la paroisse de Bouffassol.<br /> A la veillée, devant le feu de l’âtre, pour la centième fois, Bouffarel soufflait dans son tuyau. Sans résultat.<br /> Minuit approchait. Le feu s’était éteint peu à peu ; et, parmi les cendres, quelques braises timides clignaient de l’œil avant de s’endormir.<br /> Soufflant toujours, Bouffarel approcha, sans le faire exprès, l’extrémité du tube des braises qui subitement, se réveillèrent.<br /> Le souffle de l’homme, par l’intermédiaire du bâton creux, leur avait rendu la vie. Et, sous les yeux étonnés du faux sorcier, un feu tout neuf se mit à danser dans le foyer.<br /> Bouffarel venait d’inventer l’appareil à rallumer le feu sans se brûler les moustaches.<br /> Né de la sorcière Bouffanelle, mis au point par Bouffarel, on l’appela : le &quot; Bouffadou &quot;<br /> Auteur : Syndicat d'Initiative du canton de Grandrieu <br /> <br /> Si vous voulez entendre L'Amour Sorcier &quot;cliquez&quot;<br /> <br /> Si vous voulez entendre L'Amour Sorcier cliquez
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E
Merci pour cette très belle histoire et ce très beau ballet. Lorsque les femmes et les hommes dansent, c'est aussi le feu (créateur) qui danse...
M
Mohamed et la flûte de roseau<br /> <br /> <br /> Un jour, Mohamad dévoile des secrets à Ali. <br /> Son gendre doit les garder à tout prix. <br /> Le prophète lui interdit de les répéter. <br /> Ali s'efforce de tenir parole. <br /> Mais est-ce si facile de conserver de grands secrets ? <br /> <br /> Au bout de quarante jours, il n'en peut plus. <br /> Il s'en va au désert, espérant trouver ici <br /> L'énergie de la fidélité par le silence et la prière. <br /> Malgré sa bonne volonté, les secrets se pressent à la porte de sa conscience. <br /> Il les maîtrise avec beaucoup de difficulté. <br /> Finalement, ils sont plus forts que lui. <br /> Se penchant sur l'ouverture d'un puits, <br /> Il les crache un à un, dans l'eau, pour s'en débarrasser. <br /> <br /> Peu de temps après, un roseau pousse dans le puits. <br /> Un berger passe par là. Il découvre le roseau, le coupe, <br /> Y perce des trous et se met à jouer du chalumeau. <br /> Ses mélodies sont d'une très grande beauté. <br /> Elles deviennent rapidement célèbres. <br /> Des multitudes se pressent pour l'écouter avec ravissement. <br /> Les chameaux eux-mêmes font cercle autour de lui, <br /> Prêts à s'agenouiller pour l'entendre mieux encore. <br /> <br /> La nouvelle parvient au prophète. <br /> Il fait venir le berger et lui demande de jouer. <br /> Aussitôt, les assistants entrent en extase. <br /> Mohamed est saisi lui aussi par l'harmonie inattendue des mélodies. <br /> Il reconnaît les secrets qu'il a confiés à Ali. <br /> Mais ils sont maintenant habillés d'une beauté <br /> Qu'il n'avait pas lui-même imaginée. <br /> <br /> Peut-être, lorsque la lumière est trop forte, <br /> Faut-il la rejeter dans le puits de l'inconscience, <br /> Pour qu'elle rejaillisse ensuite, comme parole humaine <br /> Que d'autres pourront entendre ? <br /> (D'après le Dictionnaire des symboles, <br /> Robert Laffont, collection &quot;bouquins&quot;, p. 451)
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L
&quot;C'est le feu de l'amour qui est dans le roseau&quot; : appuyer...
E
Nous retrouvons ici le chant des origines, porteur de la force créatrice. Il est enfoui dans l'inconscient des hommes mais il finit, en dépit de toutes les fermetures, par se révéler dans toute sa beauté. Autrement dit le chant qui donnera naissance à la parole contient toute la beauté de l'univers et tout l'avenir du monde.
L
Beaucoup de mes amis sont venus des nuages<br /> Avec soleil et pluie comme simples bagages<br /> Ils ont fait la saison des amitiés sincères<br /> La plus belle saison des quatre de la Terre<br /> <br /> Ils ont cette douceur des plus beaux paysages<br /> Et la fidélité des oiseaux de passage<br /> Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse<br /> Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse<br /> Alors, ils viennent se chauffer chez moi<br /> Et toi aussi, tu viendras<br /> <br /> Tu pourras repartir au fin fond des nuages<br /> Et de nouveau sourire à bien d´autres visages<br /> Donner autour de toi un peu de ta tendresse<br /> Lorsqu´un autre voudra te cacher sa tristesse<br /> <br /> Comme l´on ne sait pas ce que la vie nous donne<br /> Il se peut qu´à mon tour je ne sois plus personne<br /> S´il me reste un ami qui vraiment me comprenne<br /> J´oublierai à la fois mes larmes et mes peines<br /> Alors, peut-être je viendrai chez toi<br /> Chauffer mon cœur à ton bois<br /> <br /> NB. Appuyer sur le titre pour entendre la chanson de Françoise Hardy
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A
S'il est vrai que le chant est à l'origine, il est souhaitable de faire tous ses premiers apprentissages en chantant. N'ayez pas peur, essayez. Appuyez !
A
Une petite leçon de chant en appuyant sur le titre.
L
C'est drôle cette histoire de grillon que Jules Renard compare à une montre. Récemment des ennuis grippaux m'ont fermé l'oreille. Pour vérifier son état, j'essayais d'écouter le tic tac de ma montre. Mais rien n'y faisait. Finalement mon oreille s'est ouverte et le grillon est revenu pour ma plus grande joie !<br /> <br /> Découvrez une superbe montre ancienne en appuyant sur le grillon.
L
LE GRILLON<br /> C'est l'heure où, las d'errer, l'insecte nègre revient de promenade et répare avec soin le désordre de son domaine.<br /> D'abord il ratisse ses étroites allées de sable.<br /> Il fait du bran de scie qu'il écarte au seuil de sa retraite.<br /> Il lime la racine de cette grande herbe propre à le harceler.<br /> Il se repose.<br /> Puis il remonte sa minuscule montre.<br /> A-t-il fini ? Est-elle cassée ? Il se repose encore un peu.<br /> Il rentre chez lui et ferme sa porte.<br /> Longtemps il tourne sa clé dans la serrure délicate.<br /> Et il écoute :<br /> Point d'alarme dehors.<br /> Mais il ne se trouve pas en sûreté.<br /> Et comme par une chaînette dont la poulie grince, il descend jusqu'au fond de la terre.<br /> On n'entend plus rien.<br /> Dans la campagne muette, les peupliers se dressent comme des doigts en l'air et désignent la lune.<br /> <br /> Ecoutez Ravel en appuyant sur le grillon...
E
J'adore cette histoire d'Amérindien. Il y a toujours un grillon que nous n'entendons pas. C'est peut-être la grand-mère que nous n'entendons plus, celle qui tricotait près de la cheminée, celle qui nous ouvre au passé lointain et surtout au passé caché. Alors Jean Ferrat peut nous aider à l'écouter à nouveau, comme vous l'avez pensé vous-même.
J
Un amérindien et son ami, en visite au centre ville de New York, marchaient près de Times Square dans Manhattan. C'était durant l'heure du lunch et les rues étaient bondées de monde. Les autos klaxonnaient de plus belle, les autos taxi faissaient crisser leurs pneus sur les coins de rue, les sirènes hurlaient et les bruits de la ville rendaient presque sourd. Soudain, l'amérindien dit, &quot;j'entends un grillon.&quot;<br /> Son ami répondit, &quot;Quoi? Tu dois être fou. Tu ne pourrais jamais entendre un grillon au milieu de tout ce vacarme!&quot;<br /> &quot;Non, j'en suis sûr,&quot; dit l'amérindien, &quot;j'entends un grillon.&quot;<br /> &quot;C'est fou,&quot; dit l'ami.<br /> L'amérindien écouta attentivement pendant un moment, puis traversa la rue où poussaient quelques arbustes. Il regarda à l'intérieur du bosquets des arbustes, sous les branches et avec assurance il localisa un petit grillon. Son ami était complètement stupéfait.<br /> &quot;C'est incroyable,&quot; dit son ami. &quot;Tu dois avoir des oreilles super-humaines !&quot;<br /> &quot;Non,&quot; répondit l'amérindien. &quot;Mes oreilles ne sont pas différentes des tiennes. Tout ça dépend de ce que tu cherches à entendre.&quot;<br /> &quot;Mais ça ne se peut pas !&quot; dit l'ami. &quot;Je ne pourrais jamais entendre un grillon dans ce bruit.&quot;<br /> &quot;Oui, c'est vrai,&quot; repliqua l'amérindien. &quot;Ça dépend de ce qui est vraiment important pour toi. <br /> Auteur inconnu<br /> NB. Appuyer sur le titre &quot; j'entends un grillon &quot; si vraiment c’est important pour vous
C
Chants soufis : Le samaa<br /> Les séances de sama constituent une modalité particulière de l’invocation divine au sein des confréries soufies. La poésie mystique chantée a capella dans le sama associe les thèmes de l’amant et de l’aimé, de l’ivresse spirituelle, de la nostalgie de la séparation…<br /> Les chants soufis sont des chants sacrés, ils véhiculent et communiquent à ceux qui les écoutent des significations subtiles et une aspiration spirituelle qui orientent les esprits vers la source divine. Ils suscitent chez celui qui se trouve en état d’ouverture et de réceptivité spirituelle, des états de joie ou de tristesse, de contentement ou de chagrin, voire une forte sensation de chaleur ou encore une douce brûlure intérieure qui correspond à ce que les soufis nomment l’émotion extatique.<br /> Ces états intérieurs sont les effets de l’ivresse spirituelle qui se traduit par une sensation de submersion et un oubli de soi-même dont l’aboutissement est l’extinction dans la présence divine. Ainsi l’audition mystique agit-elle comme un remède pour les âmes et une nourriture pour les cœurs.<br /> http://www.isthme.org/spip.php?rubrique34<br /> <br /> NB. Appuyer sur le titre pour avoir le chant des anges (chant soufi)
J
Chant grégorien et musique médiévale<br /> <br /> La recherche et la réflexion de Jacques Viret se réfèrent essentiellement à la notion de Tradition, telle que l’a définie René Guénon dans la ligne du pérennialisme (ou Gnose) : non comme la conservation d’un héritage figé, plus ou moins ancien, mais comme la manifestation, diversifiée selon les cultures, les époques, les disciplines, d’une Vérité sacrée, universelle et intemporelle, source féconde d’inspiration, de créativité, en perpétuel devenir et renouvellement. Pour la musique, Pythagore demeure, à cet égard, une référence permanente. La série des harmoniques apparaît ainsi, en tant qu’expression audible des nombres et proportions, comme une image de l’ordre cosmique. Le Principe créateur de l’univers est symbolisé par la fréquence fondamentale dans l’ordre harmonique, par la tonique des modes dans l’ordre mélodique (toute musique traditionnelle est d'essence modale). Notamment par la tonique sol, « soleil » en latin, élément central du cryptogramme théologique et ésotérique que Jacques Viret a découvert en 1978 dans les notes de la gamme (ut, ré, mi…, extraites de l’hymne à saint Jean-Baptiste Ut queant laxis) et dont Jacques Chailley a complété l’explication.<br /> Chant liturgique officiel de l’Église catholique romaine, le chant grégorien est surtout l’expression par excellence de la Tradition pour la musique d'Occident. Jacques Viret l'étudie sous cet angle. Il met en évidence, en amont, l’enracinement de ce corpus dans les autres traditions musicales du monde, notamment orientales (et, probablement, l’antique musique celtique) ; en aval, son importance comme terreau nourricier de la musique d’Europe, tant savante que – en partie – folklorique. Cette approche réellement traditionnelle éclaire le chant liturgique latin sous son véritable jour et permet de retrouver, autant que faire se peut, son interprétation authentique (cf. rythme) d’avant l’an mil, bien différente du style instauré au XIXe siècle par les bénédictins de l’Abbaye Saint-Pierre de Solesmes. Elle n’en tire pas moins profit de l’étude minutieuse des neumes faite par Dom Eugène Cardine et ses élèves (« sémiologie grégorienne », paléographie musicale). Il s’agit d’un comparatisme tributaire de l’ethnomusicologie, dans la mesure où il met en rapport mutuel les écrits du Moyen Âge (manuscrits notés, traités) et les traditions actuellement vivantes. Cette démarche est aussi illustrée par les travaux du musicologue hongrois Benjámin Rajeczky, ainsi que par les interprétations de Marcel Pérès.<br /> Selon le même esprit, la collection Diaphonia, créée par Jacques Viret en 2000 aux éditions À Cœur Joie, Lyon, procure aux choristes amateurs un répertoire de chants médiévaux transcrits en notation musicale moderne avec une grande précision, de manière à restituer toutes les finesses des notations originales et à y ajouter des données qui n’y figurent pas et proviennent d'autres sources.<br /> <br /> NB. Appuyer sur Jacques Viret pour retrouver le site d'où est tirée cette contribution.
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D
Il est intéressant de constater que le Sol représente le soleil et soit situé au milieu de la gamme.
O
Origine des notes de la gamme<br /> <br /> Les noms des notes : Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do sont issus d' une poésie religieuse chantée, L'hymne à Saint Jean-Baptiste, écrite vers 770 après J.C. par le bénédictin lombard Paul Diacre.<br /> C'est le musicien italien Guido d'Arezzo, qui en constatant que l'hymne s'élevait à chaque vers fit ressortir les premières syllabes et celles qui suivent l'hémistiche (moitié du vers) et leur attribua leurs noms et un son de plus en plus haut.<br /> Voici le texte en latin : <br /> <br /> Ut queant laxis resonare fibris<br /> Mira gestorum famuli tuorum<br /> Solue polluti labii reatum<br /> Sancte Iohannes<br /> <br /> Traduction :<br /> <br /> Pour que tes serviteurs fassent résonner <br /> les prodiges de tes hauts faits<br /> par leurs cordes vocales bien souples,<br /> efface le péché de leur lèvre souillée<br /> Saint Jean.<br /> <br /> Afin de mieux établir les variations d'un chant, il créa une modulation pour la note B à laquelle il ajouta le « B molle » et le « B quadratum ». De là se généralisa à toutes les notes l'appellation « bémol » et « bécare ».<br /> La note Ut est la seule commençant par une voyelle. Elle a été remplacée par « Do » au XVI ème siècle par les religieux italiens. Do étant la première syllabe de Domine (Seigneur en latin).<br /> La note Si est obtenue par les initiales de Sancte Iohannes à qui était destiné le poème.<br /> Les notes Ré, Sol, Ut constituent le mot résolution. Le suffixe io se trouve dans Iohannes.<br /> L'analyse musicale utilise désormais ce terme pour exprimer « la manière satisfaisante pour l'oreille d'enchaîner une dissonance à une consonance ».<br /> La note Sol rayonne au milieu du mot résolution. Il s'agit bien sur du soleil.<br /> Les notes Fa et La peuvent se lire en verticale et forment ainsi une croix latine.<br /> Enfin la note Mi représente la plus grande et la plus petite valeur numérologique : mille et unum.<br /> Elle décline ainsi l'idée de l'infiniment grand et de l'infiniment petit.<br /> <br /> NB. Appuyer sur le titre pour retrouver le site d'où est tirée cette information
M
J'aurai pu aussi faire part d'un grand moment vécu récemment avec mes deux grands-petits-fils (16 et 17 ans ) lorsque nous sommes allés ensemble voir &quot;Claude&quot; l'opéra de Robert Badinter. La voix, la musique pour signifier l'horreur de la Centrale de Clairvaux,...Mireille<br /> <br /> NB. Appuyer sur &quot;Mireille&quot; pour voir et écouter une partie de l'opéra de Badinter.
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E
Ce que tu dis nous montre bien que la musique exprimée par la voix est porteuse de signification avant même que les paroles n'explicitent le sens. C'est bien, pour cette raison, que l'homme a surgi de l'animal avant même de naître à la parole.
M
Ton dernier blog me touche, tout près de ma vie : ma mère (née en 1912) chantait des comptines apprises aux genoux de sa grand-mère (née en 1862). C'était des épisodes de l'ancien testament les plus folklos. Quant à moi, j'ai été surprise il y a bientôt cinquante ans, d'entendre mon fils, parlant à peine, fredonner un matin &quot;ferme tes jolis yeux&quot; une chanson de Berthe Silva il me semble, que ma grand-mère (née en 1889) lui chantait lorsqu'elle venait le garder le soir. C'était leur secret. Et moi,( née en 1935,) j'ai chanté des centaines de fois à mes quatre petits enfants &quot;à Paris à Paris sur mon petit âne gris&quot;. C'est un peu idiot, ça cassait les oreilles de toute la famille, mais ils adoraient…
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E
Ton témoignage me ravit. En lisant le conte et en me référant à mon expérience j'avais bien le sentiment que les grand-mères avaient une place essentielle. Mais, en même temps, j'avais besoin de le vérifier. C'est pourquoi ton témoignage est, pour moi, important. J'espère que d'autres pourront témoigner de la même façon..
O
Un bien bel article en ce début Mai, entre cerises et muguets ; avec les oiseaux qui chantent ! Merci !
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L
Découvrez la cigale et la fourmi de Grandville, en appuyant sur le titre.
L
Merci à Olivier de signaler à ses lecteurs le nouvel article dans son blog de blogs, que vous pouvez découvrir en appuyant sur le titre du commentaire.
F
La fourmi et la Cigale, version de Françoise SAGAN<br /> <br /> LA FOURMI ET LA CIGALE<br /> <br /> La Fourmi, ayant stocké<br /> <br /> Tout l'hiver<br /> <br /> Se trouva fort encombrée<br /> <br /> Quand le soleil fut venu :<br /> <br /> Qui lui prendrait ces morceaux<br /> <br /> De mouches ou de vermisseaux ?<br /> <br /> Elle tenta de démarcher<br /> <br /> Chez la Cigale sa voisine,<br /> <br /> La poussant à s'acheter<br /> <br /> Quelque grain pour subsister<br /> <br /> Jusqu'à la saison prochaine.<br /> <br /> &quot; Vous me paierez, lui dit-elle,<br /> <br /> Après l'oût, foi d'animal,<br /> <br /> Intérêt et principal. &quot;<br /> <br /> La Cigale n'est pas gourmande :<br /> <br /> C'est là son moindre défaut.<br /> <br /> &quot; Que faisiez-vous au temps froid ?<br /> <br /> Dit-elle à cette amasseuse.<br /> <br /> - Nuit et jour à tout venant<br /> <br /> Je stockais, ne vous déplaise.<br /> <br /> - Vous stockiez ? j'en suis fort aise ;<br /> <br /> Eh bien ! soldez maintenant. &quot;
E
Le conte me dit que vous avez tout à fait raison de vous réunir ainsi pour chanter ensemble. C'est sans doute, pour chacun, une cure de santé inappréciable. Finalement je crois que la cigale avait choisi la meilleure part, en chantant tout l'été, contrairement à ce qu'on nous a enseigné. Elle accumulait des réserves de bien-être alors que la fourmi se contentait de réserves de nourriture.
H
Ce conte est très joli, je l'envoie à notre groupe &quot;chansons sympas&quot; qui se réunit une fois par mois quasiment toujours aux mêmes dates et heure que ton activité !...<br /> Nous sommes de quinze à vingt, des vieux de la vieille, et nous chantons toutes sortes de chansons. Je les accompagne à la guitare.
D
Merci Olivier de ce mot sympathique. Je n'avais jamais imaginé que les oiseaux étaient un peu nos ancêtres au sens où nous avons exercé nos cordes vocales pour chanter avant même de savoir parler. J'imagine ainsi que le chant a une grande importance dans tous nos apprentissages.
N
Miracle au poulailler de l’opéra de Rome
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D
Merci pour cette splendide variation musicale !
L
La Légende de l'Homme-Oiseau à l’île de Pâques <br /> <br /> Tous les printemps, la plus grande fête de l'année avait lieu. C'était une compétition où chaque participant doit s'emparer d'un oeuf. Elle est précédée d'une cérémonie religieuse consacrée au culte de l'Homme-Oiseau. C'est la fête de «Tangata Manu». L'objectif de cette fête est de désigner un second roi sur l'île pour un an. Le concurrent (une personne influente) est représentée par un serviteur (le Hopu). <br /> Celui ci se dirige avec les autres concurrents à la falaise d'Orongo et se rend vers l'île de l'Homme Oiseau qui est la plus éloignée (environ à 2 Kilomètres de la côte). Ils doivent ramener le premier oeuf de sterne (des hirondelles de mer ou Manutara dans le langage local) pondu sur l'îlot de Moto Nui. Il faut pour cela, grimper une falaise à pic de 180 mètres et ramener l'oeuf sur sa tête sans évidemment le briser. <br /> Pendant la compétition, la population observe sur la pente en face de l'îlot pour attendre le vainqueur et bien veiller au respect des règles. Le site d'Orongo était situé sur la partie de la crête du cratère du Rano Kao qui surplombe les hautes falaises noires où se trouve un village avec des maisons en forme de pirogue faites de pierres. <br /> Celui qui ramène l'oeuf à son maître, prend alors le nom d'Homme-Oiseau (ou dans la langue locale le Tangata manu); il incarne sur Terre le Dieu Maké Maké : le créateur de l'univers. <br /> Le maître gagnait un pouvoir considérable pour une année : il devenait le second roi de l'île ou obtenait un titre de chef militaire (quand on sait que les tribus se bataillaient régulièrement, on peut mieux percevoir l'importance de cet homme). <br /> Cette compétition dura jusqu'à la fin du XIX eme siècle, elle finira par disparaître du fait de la présence de très peu de pascuans d'origine au fil des années, les traditions se perdant. <br /> Après la fête, le guerrier qui rapporte l'oeuf se fera raser le crâne et devra séjourner pendant un an (jusqu’à la prochaine célébration) dans une grotte. Très peu de personnes ont le droit de le voir et ses repas sont préparés par les quelques personnes habilitées au faire (essentiellement des prêtres). Il était soumis à de sévères interdits du fait de son caractère sacré.
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D
L'article est référencé par google.
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  • : le blog mythesfondateurs par : Etienne
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  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.over-blog.com/ Le mythe et le conte sont la parole dans sa première gestation. C'est pourquoi, si la parole est malade, comme le dit Vittorio Gasman, il devient urgent de revenir à ses fondements qui sont encore à notre disposition, à travers les mythes et les contes. Lorsque la parole ne fonctionne pas, c'est la violence qui gagne. Les mythes et les contes, par l'apprentissage du processus symbolique qu'ils proposent, sont là pour nous aider à faire sortir la parole de la violence. C'est de la naissance de l'homme lui-même dont il s'agit.
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