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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 16:06

Compassion3.jpg 

 

 

http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article918

 

 

Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle ?

 

 

Bouddha et les injures

 

Il était une fois un religieux qui avait quitté sa maison et abandonné ses richesses pour enseigner la Voie. On appelait cet homme le Bouddha.

Un jour alors qu'il parlait sur une place publique, un homme s'approcha pour l'écouter.
Il avait entendu dire que le Bouddha gardait toujours un grand amour et une grande bienveillance pour les êtres.

La bonté du Bouddha agaçait cet homme, alors il se mit à l'injurier.

Mais le bouddha resta paisible.

Il écouta cet auditeur qui hurlait de plus en plus.

Lorsqu'il eut fini et qu'il reprit son calme, le Bouddha lui demanda :- Si tu fais un cadeau à un homme et que cet homme n'en veut pas, que fais-tu de ce cadeau ?

-         Je le reprends !

-          De la même manière si tu adresses des injures à une personne et que celle ci ne les reçoit pas, tu peux les remporter car celui qui ne  reçoit pas ton cadeau ne peut pas être ébranlé.


Prenez garde de faire le mal. Celui qui jette la poussière contre quelqu'un dans le sens opposé au vent ne salit pas l'adversaire mais son propre corps. De même quand on fait une mauvaise action c'est à soi-même qu'on fait du tort.

 

 

http://forum.psychologies.com/psychologiescom/Spiritualite-s/conte-bouddhiste-sujet_2972_1.htm

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commentaires

W
Really wise words. Its often good not to respond to provoking comments or when people try to insult you. Keeping calm to these will make them stop from what they are doing, further. I really liked the words from Buddha.
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E
Yes, the words of BuBuddha are really wise.
T
<br /> <br />
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D
<br /> Le bouddhisme offre au christianisme la structure anthropologique qui lui convient<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Denis, ton correspondant est naturellement bouddhiste, comme le sont un peu tous les chrétiens sincères. Les bouddhistes eux-mêmes considèrent Jésus comme un<br /> boddhisattva, c’est-à-dire comme un grand éveillé. Sans faire référence au surnaturel ou à la grâce, Bouddha est allé plus loin que les philosophes grecs, structurant la vie humaine autour du<br /> logos ou de la parole : il a perçu que tout s’articule autour de l’état de don (nirvana), qui fonde la compassion ou le partage. Or la mission fondamentale de Jésus, particulièrement mise en<br /> relief dans le récit de la Samaritaine, est d’annoncer l’Esprit, c’est-à-dire la source du don.  L’Évangile lui-même est le règne de l’Esprit. Mais<br /> comme nous continuons à tourner autour de la parole, nous n’arrivons pas à nous décrocher de Jésus pour laisser advenir l’Esprit. Sans savoir pourquoi, le christianisme bloque la venue de<br /> l’Esprit parce qu’il n’a pas la structure anthropologique qui lui convient, c’est-à-dire une structure qui, avec le don et le partage, va au-delà de la parole, comme si l’Esprit était la Parole<br /> non dite, l’indicible de la parole. Mon diagnostic est que le christianisme deviendra lui-même lorsqu’il passera de la structure anthropologique grecque à la structure basée sur le don et le<br /> partage, que lui apporte le bouddhisme.<br /> <br /> <br />  <br />
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F
<br /> Une connaturalité  entre le Christ et l’éveil<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Quels commentaires apporter à ce mail surprenant, faut-il convoquer Bouddha pour une histoire aussi connue et commune? Oserai-je  une pointe de moquerie (dans ta grande mansuétude tu ne m'en tiendras assurément pas rigueur) : te prendrais-tu pour Bouddha ? Une remarque: l'homme retrouve<br /> son calme avant que le B ne lui adresse la parole. Au cours de son procès  Jésus reçoit un coup de la part d'un garde. Jésus  garde bien son calme  mais pose une question : montre moi en quoi j'ai mal parlé (manqué de respect au Grand<br /> Prêtre)  sinon, pourquoi me frappes-tu? La plupart des gens que je rencontre  dans mon<br /> travail  ne sont pas capables de réprimer le premier mouvement de colère  quand on écorche leur amour<br /> propre. La conséquence est qu'ils se mettent dans les difficultés. Mais je crois que la maîtrise de soi  ne doit pas avoir pour but de se préserver<br /> soi même, sinon elle s'assimile à une stratégie de pouvoir, voire de vengeance, mais que le but véritable est de permettre à l'offenseur de renouer une relation de paix avec son vis à vis. Tu<br /> m'obliges à faire des efforts de réflexion dès le matin !<br />
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D
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Je viens de découvrir le petit mot que Zola<br /> adresse à son ami Dreyfus. Même s’il n’a rien à voir avec le sujet que nous traitons je ne résiste pas à l’envie de le partager avec tous. Mais, en fait, la vérité n'est-elle pâs ce qui nous<br /> libère de la violence brutale ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> En effet l’important est de viser la conversion en profondeur : pour le voleur comme pour l’homme violent. Mais peut-on arracher une telle conversion ?<br /> Le terme arracher m’interroge…<br />
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D
<br /> Conversion du coeur<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> De nos jours des millions d’hommes ont lu le Sermon sur la montagne, mais il me semble que seul le penseur Gandhi ait véritablement pris au sérieux ces paroles et<br /> les a traduites en action. L'exemple choisi par Gandhi nous en montre bien l'efficience : face à un voleur, on ne peut en effet en aucun cas se satisfaire d'une condamnation qui le met simplement<br /> provisoirement hors d'état de nuire, mais il faut arracher la conversion du voleur, et l'amener tout simplement à adhérer au bien. Voilà ce que je voulais dire simplement dans ce texte.<br /> <br /> <br /> Bon dimanche Danièle !<br />
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J
<br /> <br /> <br /> Rectificatif<br /> <br /> <br /> Je m'aperçois que j'ai fait deux erreurs dans le texte objet de mon envoi précèdent j'ai cru que l'allusion aux arts martiaux avait été faite deux fois alors<br /> que c'est faux -  j'ai oublié un "et" à la 6 me ligne du 2 me §  " entre la réponse violente à la violence et cette fameuse intégration..".). Je te prie de trouver ci-joint le texte<br /> rectifié qui est plus exact et clair et qu'il convient de choisir de mettre sur le bloc à la place du précédent si tu le juges bon.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> LA BRUTE ET LE MALIN,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il a été cité dans le blog les arts martiaux dits « de défense » dans lesquels on « renverrait » l’agressivité, la<br /> violence de l’adversaire, ma petite expérience des arts martiaux asiatiques me conduit à penser que plutôt que de la renvoyer, on l’utilise en la déviant et amplifiant son geste. Le Maître<br /> dit : « s’opposer geste pour geste, le contrer directement au lieu de le dévier, l’accompagner, amplifier ce geste de l’adversaire pour l’envoyer balader le faire chuter dans son propre élan,<br /> c’est utiliser la force bête, c’est pas Tai Qi…. ». Ne peut-on pas imaginer entre la réponse violente à la violence et cette fameuse INTEGRATION DE LA VIOLENCE si difficile à<br /> comprendre, une TROISIEME VOIE qui serait faite de CANALISATION, RETOURNEMENT, ESQUIVE, et RÉPONSE GRADUEE ?<br /> <br /> <br /> A ce propos on peut voir grâce aux liens ci-dessous deux  vidéos relatives à la pratique du  TUI SHOU, développement à deux partenaires du Tai Qi Quan, appelé en français « POUSSÉE DES MAINS » ou « MAINS COLLEES » dans lequel deux<br /> partenaires/adversaires exécutent un certain nombre de poussées qui sont déviées par l’autre  grâce à des mouvements de ROTATION jusqu’au moment où<br /> l’un d’eux profite du déséquilibre de son adversaire pour l’immobiliser. Dans la première, on voit dans un premier temps (un peu long) comme un round d’observation qui ressemble à une<br /> chorégraphie puis ensuite le véritable combat qui en découle. La seconde montre plus directement les gestes de combat. On peut observer les gestes d’esquives par rotation du buste ainsi que le<br /> déséquilibrage de l’adversaire par l’amplification de son propre mouvement. Si l’on regarde bien malgré l’aspect convenu des prises, les postures des pratiquants, leurs regards simulant<br /> l’indifférence, ce maintien étonnant des « mains collées » etc… on peut imaginer plusieurs réponses aux gestes d’agressions quel qu’ils soient.<br /> <br /> <br /> http://www.youtube.com/watch?v=5r59gWTzKSw<br /> <br /> <br /> http://www.dailymotion.com/video/xpbd7j_tai-chi-combat-tui-shou_sport<br /> <br /> <br /> (Pardon pour la    pub et les costumes)<br /> <br /> <br /> Pratiquer le Tai Qi Quan, n’est-ce pas faire de la philosophie avec les bras et les jambes ? Et les images issues des arts martiaux, ne sont-elles pas assez<br /> bien adaptées pour parler de la violence ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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A
<br /> <br /> <br /> La violence dans les arts martiaux<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> La violence qui entre dans le jeu<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Personnellement je trouve très opportun que tu relances la discussion sur la violence parce qu’il me semble que le bouddhisme nous envoie sur une piste très<br /> intéressante. Tu nous orientes sur les arts martiaux qui font passer de la violence brute à la violence astucieuse. Dans mon langage à moi, tu montres comment on peut détourner la violence en la<br /> faisant dériver dans le jeu du corps. C’est, comme tu dis, accéder à la philosophie avec les bras et les jambes. Et cette philosophie, c’est une première entrée dans  le jeu. Dans le bouddhisme, il me semble que nous allons un peu plus loin : nous entrons dans le jeu de la conscience en ne recevant pas la violence de<br /> l’autre, non pas pour la refouler mais pour éviter qu’elle n’entraîne dans un mimétisme dangereux. « Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle. » A ce moment le<br /> violent prend conscience de sa propre violence, qui n’est pas la violence de l’autre. C’est alors que la violence peut entrer dans le jeu de la parole : puisque tu ne reçois pas la violence<br /> brute, je vais te dire ce qui m’a rendu violent. Et alors la discussion peut s’amorcer et la négociation devient possible. Ici, la violence n’est pas niée, elle passe au niveau du jeu de la<br /> conscience puis ensuite dans celui de la parole.<br />
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J
<br /> Voici une autre réflexion qui m'est inspirée par une nouvelle citation des arts martiaux dans le blog qu'il me paraît bon<br /> de prolonger. Les arts martiaux authentiques me paraissent être des appuis très féconds pour commencer une réflexion sur la violence à partir de Bouddhisme. Les moines de Shaolin ne sont-ils pas<br /> passés maîtres de ces pratiques ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La brute et le malin<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il a été cité une nouvelle fois dans le blog les arts martiaux dits « de défense » dans lesquels on « renverrait » l’agressivité, la violence<br /> de l’adversaire, ma petite expérience des arts martiaux asiatiques me conduit à penser que plutôt que de la renvoyer, on l’utilise en la déviant et amplifiant son geste. Le Maître dit :<br /> « s’opposer geste pour geste, le contrer<br /> directement au lieu de le dévier, l’accompagner, amplifier ce geste de l’adversaire pour l’envoyer balader, le faire chuter dans son propre élan, c’est utiliser la force bête, c’est pas<br /> Tai Qi…. ». Ne peut-on pas imaginer entre la réponse violente à la violence cette fameuse INTÉGRATION DE LA VIOLENCE si difficile à comprendre, une TROISIÈME VOIE qui serait faite de<br /> CANALISATION, RETOURNEMENT, ESQUIVE, et RÉPONSE GRADUEE ?<br /> <br /> <br /> A ce propos on peut voir grâce aux liens ci-dessous deux  vidéos relatives à la pratique du  TUI SHOU, développement à deux partenaires du Tai Qi Quan, appelé en français « POUSSEE DES MAINS » ou « MAINS COLLEES » dans lequel deux<br /> partenaires/adversaires exécutent un certain nombre de poussées qui sont déviées par l’autre  grâce à des mouvements de ROTATION jusqu’au moment où<br /> l’un d’eux profite du déséquilibre de son adversaire pour l’immobiliser. Dans la première, on voit dans un premier temps (un peu long) comme un round d’observation qui ressemble à une<br /> chorégraphie puis ensuite le véritable combat qui en découle. La seconde montre plus directement les gestes de combat. On peut observer les gestes d’esquives par rotation du buste ainsi que le<br /> déséquilibrage de l’adversaire par l’amplification de son propre mouvement. Si l’on regarde bien malgré l’aspect convenu des prises, les postures des pratiquants, leurs regards simulant<br /> l’indifférence, ce maintien étonnant des « mains collées » etc… on peut imaginer plusieurs réponses aux gestes d’agressions quels qu’ils soient.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://www.youtube.com/watch?v=5r59gWTzKSw<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://www.dailymotion.com/video/xpbd7j_tai-chi-combat-tui-shou_sport<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> (Pardon pour la pub et les costumes)<br /> <br /> <br /> Pratiquer le Tai Qi Quan, n’est-ce pas faire de la philosophie avec les bras et les jambes ? Et les images issues des arts martiaux, ne sont-elles pas assez<br /> bien adaptées pour parler de la violence ?<br /> <br /> <br />  <br />
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A
<br /> <br /> <br /> Ahimsa-non violence<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Personnellement je pense que la violence fait partie de l’homme comme le désir lui-même. Et il convient non pas de la refouler mais de la faire passer dans la<br /> parole. La parole a quelque chose à voir avec la violence et c’est en symbolisant cette violence qu’on peut passer à la parole. Je n’ai pas personnellement réfléchi à ce problème en m’appuyant<br /> sur le bouddhisme comme vous semblez le faire vous-même. Peut-être est-ce en ne recevant pas la violence de l’autre que je vais provoquer chez lui sa métamorphose. Personnellement c’est un peu à<br /> ce niveau là que j’esquisserai un début de réflexion.<br />
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M
<br /> La non-violence<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Comme je pense que la vocation première de ces contes est d'abord pragmatique et  s'adresse à tous, j'aimerais rester très terre à terre et traiterai seulement du « refus » de<br /> Bouddha. Il ne renvoie pas l'agressivité, (comme le feraient les arts martiaux dits de »défense » ), il n'a pas à se défendre contre la violence car il ne la laisse pas entrer en lui,<br /> ne se laisse même pas atteindre par elle et elle finit par s'éteindre d'elle-même ; c'est le principe même de la non violence qui comme la célèbre formule anti-sida dit « La violence,<br /> elle ne passera pas par moi »<br /> <br /> <br /> Ceci est le principe « moral » de sagesse. Comment y arriver ? Non pas en refoulant notre colère, notre propre violence, ce qui (tous les psy vous le diront) serait encore pire,<br /> mais en soignant, modifiant notre « terrain » (au sens homéopathique du terme ), pour que la « graine » violence ne trouve pas en nous une terre où elle puisse croître,<br /> qu'elle ne puisse même pas y pénétrer. Par quel miracle ? « Pratiquer » a répondu le maître : pratiquer une discipline qui puisse accomplir ce « nettoyage », et<br />  entretenir « notre jardin » .<br />
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D
<br /> Jacques, je n’avais pas imaginé que la marque « canon » venait  de la boddhisattva Guan Yin, après le<br /> truchement du passage d’une langue à une autre. Sans doute est-ce l’idée de lumière qui se dégage de ce personnage, marqué par la vacuité, qui a séduit l’inventeur de la marque.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’ai bien conscience qu’on ne peut pas tout expliquer. Mon seul but est de provoquer l’échange pour faire pénétrer le bouddhisme dans nos esprits rationnels<br /> d’occidentaux.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci pour ton apport car tu nous apprends des choses.<br />
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G
<br /> <br /> <br /> Guanyin<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> Je viens de lire sur le blog une histoire qui met en scène Guan yin, voici en fichier joint, une courte réflexion que je crois peut-être, un peu<br /> éclairante quand à la difficulté du blog. Vois si c'est utile.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je rebondis sur GUAN YIN, j’aime bien Guan Yin<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  Guan-yin est la forme chinoise de la divinité bouddhiste Avalokitesvara, un des bodhisattvas les plus vénérés qui a<br /> subi une féminisation à compter des Songs sans doute sous pression populaire. Elle aide tous les êtres de la terre à atteindre l'illumination. Dans la tradition bouddhiste Mahayana dite « du<br /> grand véhicule », la BODDHISATWA GUAN YIN  fut d’abord considérée comme un homme, puis devint femme au cours des siècles<br /> (normal, pour la compassion, les femmes paraissent meilleures que les hommes). Elle est l’objet d’un culte fervent dans toute l’Asie. Au Japon, on l’appelle  Kanon et elle a donné son nom (merveilleux orient extrême) à la marque d’appareils photographiques bien connue : CANON.<br /> <br /> <br /> Quand j’ai vu cette représentation dans un temple du centre de la Chine j’ai été tout de suite séduit : la beauté, l’attitude empathique, décontractée, comme<br /> une amie prête à  t’expliquer le monde….  Oui, j’aime bien Guan Yin.<br /> <br /> <br /> Je n’ai pas grand-chose d’autre à dire. Hier, alors que certains parlaient d’un livre qui prétend s’occuper de «  guérir le monde » le Maître a dit<br /> « expliquer, expliquer, pourquoi  vouloir tout expliquer….. Ce n’est pas possible ». Une autre fois, il a affirmé : « pratiquer,<br /> pratiquer, pratiquer avec intention… On ne peut pas trouver dans les livres.»<br /> <br /> <br /> C’est peut-être pour cela, à cause de ce « réalisme », de ce pragmatisme, que le Bouddhisme comme d’autres pensées asiatiques ne se prêtent pas autant<br /> au discours que nos religions du livre ou de la parole.<br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Oui, Monique, je suis entièrement d’accord avec toi. Et en plus, ce que tu dis sur la lecture des textes me réconforte. Mon problème est de susciter un partage de<br /> paroles pour que le point de vue du bouddhisme finisse par s’enraciner en nous. Il y a va un peu de l’avenir de la culture qui est aussi interculture, dans la mesure où le bouddhisme représente<br /> un peu l’Extrême Orient.<br />
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M
<br /> Des textes tellement clairs et explicites<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Et si c'était, parce que ces textes sont tellement clairs et  explicites ! Il est difficile (pour moi) d'écrire<br /> là-dessus tant mon  ignorance de cette philosophie est grande. Mais à défaut de savoir en gloser, je prends beaucoup de plaisir à  lire ces textes. C'est réjouissant et génial !  Et ça parait si <br /> simple ! (Après.) Je remarque que la "morale" de cette histoire est  exactement la même que celle du cadeau retourné. Je suppose que je  retrouverai l'idée dans les autres contes. Dès qu'on accepte de  prendre le point de vue inverse à celui de nos<br /> habitudes, on désamorce  ce qu'on croyait être un problème...<br /> <br /> <br /> Amicalement,<br /> <br /> <br /> Monique<br />
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L
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D
<br /> Il y a sûrement un rapport. L’autre me renvoie l’image de ma personne en train de l’insulter. Il provoque une prise de conscience chez moi et donc un malaise,<br /> puis un amendement possible. Mais le renvoi de cette image suppose que l’autre ne reçoive pas l’insulte et ne soit pas transformé par elle. C’est bien une intériorité qui se construit dans ce jeu<br /> d’images. Tiens je ne savais pas que Jolif était bouddhiste ! Il n’a pas fini de nous surprendre<br />
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G
<br /> Je n'avancerai aucune excuse pour n'avoir pas réagi devant Bouddha (je pourrais dire que j'étais plongé dans Jolif, dont " l'urgence" me paraissait plus<br /> certaine)<br /> <br /> <br /> J'hésitai à te fournir une réaction très banale. Que chaque homme est fait de son ouverture à autrui et des rapports qu'il construit ainsi. S'il génère des<br /> rapports mauvais ou agressifs, il les porte en lui et est le premier à en souffrir. C'est ainsi que celui qui jette la poussière contre quelqu'un dans le sens opposé au vent ne salit pas<br /> l'adversaire mais son propre corps. De même quand on fait une mauvaise action c'est à soi-même qu'on fait du tort.<br /> <br /> <br /> Cela dit, je ne suis pas allé bien loin.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je retourne dans Jolif ... et je tombe sur ceci : "Autrui me renvoie une image de moi-même qui, sans lui, m'échapperait. Cette image m'est renvoyée de façon<br /> irrécusable. Elle est aussi "moi" qu'une intériorité pure" (Cours d'Éthique, 1964-65, Première partie, Ch. IV, Présence de la mort).<br /> <br /> <br /> Y aurait-il un rapport ?<br /> <br /> <br /> Gérard<br />
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M
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M
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> • à droite : animaux, enfers, démons.<br /> <br /> <br /> Dans le cercle extérieur figurent les douze causes inter-reliées menant à la renaissance: ignorance, action, maîtrise, énergie, pensée,<br /> contact, désir, attachement, procréation, accouchement, mort, vie nouvelle.<br /> <br /> <br /> Bouddha, placé<br /> dans le coin supérieur droit, indique la voie de la libération ou du salut.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Livres sacrés:<br /> Les Canons bouddhiques ou trois corbeilles.<br /> <br /> <br /> La première corbeille, le Sutrapitaka contient l’essentiel de la doctrine attribuée au Bouddha (le Dharma).<br /> Pratique de l’entraînement à la discipline morale supérieure.<br /> <br /> <br /> La deuxième corbeille, le Vinayapitaka décrit les règles et préceptes qui gouvernent moines et nonnes. Pratique de<br /> l’entraînement à la concentrationsupérieure.<br /> <br /> <br /> La troisième corbeille, l’Abdhidharmapitaka est un exposé systématique<br /> <br /> <br /> propre à chaque école bouddhique. Pratique de l’entraînement à la sagesse supérieure. Le fruit: la bouddhéité<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Un bouddha est<br /> un être saint ayant atteint la pleine illumination. Il s’est libéré de toute faute, de toute souffrance, de toute perturbation mentale et des obstacles à l’omniscience. La compassion du bouddha<br /> est parfaite et impartiale. Sa sagesse perçoit tous les phénomènes passés, présents et futurs simultanément et distinctement. Son pouvoir lui permet de venir en aide à chaque être vivant pour les<br /> conduire sur la voie de la libération et de la pleine illumination.<br /> <br /> <br /> (Recherche : Musée des religions du monde)<br />
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M
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Dharma :<br /> L’enseignement du Bouddha ou roue de la doctrine condamne la vie charnelle qui est basse, ignoble et matérielle. Condamne aussi la vie ascétique qui est indigne, insensée et douloureuse. Il<br /> préconise la voie du juste milieu, le Noble Chemin Octuple qui conduira au nirvâna (sortir du cercle des renaissances). Il ne perçoit pas d’existence inhérente en un soi universel ou en des soi<br /> individuels, mais perçoit plutôt la relation dépendante de tous les phénomènes.<br /> <br /> <br /> Samgha : La<br /> communauté. L’ensemble de ceux qui, moines ou laïcs prennent refuge dans la communauté bouddhique. Les amis spirituels qui aident à développer des états d’esprit vertueux par leurs explications<br /> des enseignements, leurs encouragements et leur exemple.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> À l’origine, le bouddhisme ne comportait pas de divinité. Certains auteurs parlent même de discipline plutôt que de religion. Puis, il a<br /> été diffusé et s’est implanté dans divers pays d’Asie. Il intègre alors les coutumes ainsi que les croyances des pays hôtes. Des divinités et des démons sont apparus. Les trois traditions ou<br /> véhicules du bouddhisme: le Hinayana, le Mahayana, le Vajrayana.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Hinayana (ou<br /> Théravada ou Petit véhicule) met l’accent sur la discipline de l’esprit et l’abandon des choses de ce monde par la méditation. Les disciples peuvent se protéger afin de ne pas tomber dans les<br /> règnes inférieurs en prenant refuge dans les trois joyaux et en pratiquant la discipline morale, particulièrement se retenir des dix actions non vertueuses, en accord avec les lois du karma. Ils<br /> peuvent aussi se protéger de toutes les sortes de naissances incontrôlées et atteindre le Nirvana en pratiquant les trois entraînements supérieurs: la discipline morale, la concentration et la<br /> sagesse.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mahayana (ou<br /> Grand véhicule) comporte des interprétations plus libres du dharma. Les adeptes ont des boddhisattvas pour les aider à accéder à leur salut.<br /> <br /> <br /> Pour les disciples de grande capacité spirituelle, Bouddha a décrit de quelle manière ils pouvaient protéger tous les êtres vivants de<br /> la souffrance en atteignant la pleine illumination par la prise de refuge dans les trois joyaux avec la motivation d’atteindre son plus haut potentiel pour le bien de tous. Les pratiques<br /> essentielles mahayanistes sont les six perfections: don, discipline morale, patience, effort, concentration et sagesse. Ces pratiques incluent les trois entraînements supérieurs du Hinayana. Ce<br /> courant a éclaté en plusieurs écoles de pensée, dont : La Terre Pure qui a enseigné qu’un bouddha compatissant mènera les fidèles au Paradis Occidental à leur mort ; la secte japonaise Tendai qui<br /> a eu recours aux prédilections du confucianisme pour l’étude et l’harmonie sociale; le bouddhisme Chan ou Zen avec ses techniques de méditation d’influence taoïste.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Vajrayana (ou<br /> véhicule tantrique), voie ésotérique découlant de Mahayana, empreinte de magie qui prône la possibilité d’atteindre l’illumination au cours d’une seule vie. Le tantrisme est surtout pratiqué au<br /> Tibet. Le Vajrayana est appelé la voie non commune puisque, tandis que le Hinayana et le Mahayana peuvent être enseignés ouvertement, ce véhicule peut être enseigné seulement à ceux qui ont reçu<br /> les transmissions de pouvoirs ou initiation appropriées, d’un maître spirituel tantrique. Les pratiques essentielles du Vajrayana sont de maintenir jour et nuit des apparences et des conceptions<br /> pures. Ces pratiques incluent les trois entraînement supérieurs du Hinayaha et les six perfections du Mahayana.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le Karma est l’énergie vitale qui constitue une force considérable, qui n’est pas<br /> détruite après la mort, et qui provoque une retombée dans l’existence qu’on appelle renaissance. Tous les actes, paroles et pensées concourent, quand l’être meurt, à la formation d’un autre corps<br /> et de nouvelles conditions; chaque acte portant en lui-même le germe d’une rétribution. On ne peut revenir sur le passé, mais on peut agir sur l’avenir. Le Karma est le moteur de la roue de la<br /> vie ou Samsara. Sa représentation explique le fonctionnement du cycle dans lequel notre ignorance nous tient enfermé.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La représentation du Samsara est tenue par Yama, Seigneur de la Mort. Au centre<br /> se trouvent trois animaux qui symbolisent les trois poisons mentaux : le désir (le coq), l’agressivité ou la haine (le serpent) et l’ignorance (le porc). Puis, six compartiments évoquent les<br /> règnes d’existence supérieurs et inférieurs dans lesquels tout être peut renaître<br /> <br /> <br /> • à gauche : dieux, esprits supérieurs, hommes<br /> <br />
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M
<br /> Pause pour s’instruire<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le petit guide du bouddhisme<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le bouddhisme est apparu au VIe siècle avant notre ère. Son fondateur Siddhârtha Gautama, fils de roi, est né en Inde du Nord, à la<br /> frontière du Népal actuel. Âgé de 29 ans, Siddhârtha décide de quitter le palais royal et sa famille pour chercher une solution à la souffrance humaine qui le préoccupe. Il devient alors un<br /> ascète errant pendant près de 6 ans. Enfin, il décide d’abandonner la vie d’ascèse, comme il a abandonné la vie princière, préférant la voie du milieu. Poursuivant sa quête, il s’assit sous un<br /> arbre, (qu’on appellera bodhi) pour une longue méditation. Il trouve enfin réponse à son questionnement; il atteint l’illumination. On le reconnaît dès lors comme le Bouddha, ou l’Éveillé.<br /> L’Éveil lui révèle l’origine de la souffrance et indique le chemin qu’il faut suivre pour obtenir la fin de celle-ci; cessation qui mène à sortir du cycle éternel des renaissances et à atteindre<br /> le nirvâna. Il livre son message à cinq de ses compagnons. On parlera du sermon de Bènares.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ce message prend la forme des Quatre Nobles Vérités :<br /> <br /> <br /> 1. La vie n’est que souffrance.<br /> <br /> <br /> 2. La cause de la souffrance est le désir.<br /> <br /> <br /> 3. Il existe un moyen de supprimer le désir pour mettre fin à la souffrance.<br /> <br /> <br /> 4. Ce moyen est la poursuite du Noble Chemin Octuple ou, le juste équilibre dans<br /> les huit domaines suivants:<br /> <br /> <br /> • Opinion ou compréhension juste<br /> <br /> <br /> • Pensée juste<br /> <br /> <br /> • Parole ou langage juste<br /> <br /> <br /> • Activité ou action juste<br /> <br /> <br /> • Moyen d’existence juste<br /> <br /> <br /> • Effort juste<br /> <br /> <br /> • Attention juste<br /> <br /> <br /> • Concentration ou méditation juste<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Trois éléments fondamentaux régissent le Noble Octuple Sentier: la moralité, la concentration et la sagesse.<br /> <br /> <br /> Moralité : 10<br /> interdits: meurtre, mensonge, vol, médisance, luxure, injure,<br /> <br /> <br /> paroles oiseuses, convoitise, méchanceté, vue fausse.<br /> <br /> <br /> Concentration :<br /> Purification de la pensée par des exercices de contrôle<br /> <br /> <br /> corporel et mental.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les trois joyaux du bouddhisme: le Bouddha, le Dharma et la Samgha.<br /> <br /> <br /> Bouddha :<br /> L’illuminé, celui qui a atteint son but.<br /> <br /> <br /> Dharma<br />
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D
<br /> Précisions<br /> <br /> <br /> Rom (ou Rrom) est un terme qui a été adopté par l'Union romani internationale(IRU) pour désigner un ensemble de populations, ayant en commun une origine indienne,<br /> dont les langues initiales sont originaires du nord-ouest du sous-continent indien. « Chacun a sa part de gâteau » comme nous le dit Charles. Avant d’entraîner notre esprit à voyager sur la<br /> large autoroute, marchons tranquillement et surtout attentivement sur la voie. S’il vous plait.<br />
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P
<br /> <br /> <br /> La dame de Poussin et Diotime<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris ce conte. J’y vois la référence à la vacuité (dans son lien avec le féminin) qui ouvre à la véritable connaissance de<br /> l’amour et finalement à la connaissance par excellence qui serait  celle de la beauté. Plus subtilement elle semble avoir le pouvoir de symboliser la<br /> violence pour la faire passer dans la parole (de l’amour). Danièle il va falloir que tu fasses toi-même l’interprétation. Tu nous expliqueras en particulier le lien avec les « ROMS »,<br /> qui seraient une des figures de l’homme accompli.<br />
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D
<br /> Désolée Etienne, impossible de mettre ce texte en forme, je te livre donc sous la forme texte brut mais il me semble<br /> important de dire sur ce Blog : La Vacuité oui mais à jamais sans l’Empathie. Je me suis essayée à ce texte pour en faire une petite démonstration.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le Daïmôn et  l’Anachorète<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il y a des années de cela […], un ermite qui plus tard fut connu comme Saint Sauvin […] vivait dans une des cavernes de cette région. A cette époque, Chéu n’était<br /> qu’un poste à la frontière peuplé par des évadés des camps, des équarrisseurs, des tanneurs, des fossoyeurs, des éboueurs, des chiffonniers et autres saltimbanques. En somme, des aventuriers<br /> venus racoler des complices. Ils se reposaient là entre deux crimes avec leurs marmailles. Le pire de tous […] un sarrasin […] nommé Fed-Gio contrôlait la bourgade et ses environs, faisant payer<br /> des impôts exorbitants aux agriculteurs qui persistaient à vivre de façon digne mais néanmoins honnête.<br /> <br /> <br /> <br /> Un jour, Sauvin descendit de sa caverne, arriva à la maison de Fed-Gio et demanda à y passer la nuit. Alors là Fed-Gio éclata de rire […] Tu ne sait pas qui je<br /> suis un terrrrible hachiiichine, j’ai déjà égorgé beaucoup de gens dans mon pays et ta vie n’a aucune valeurs à mes yeux ! Je sais répondit Sauvin. Mais je suis las de vivre dans cette caverne<br /> seul. J’aimerais passer au moins une nuit ici. Fed-Gio connaissait par oui dire la renommée de l’anachorète, non moindre que la sienne et cela l’indisposait fort, car il n’aimait pas voir sa<br /> gloire partagée avec quelqu’un d’aussi fragile. Aussi décida-t-il de le tuer le soir même, pour montrer à tous qui étaient le seul maître de ces lieux.<br /> <br /> <br /> Ils échangèrent quelques politesses et Fed-Gio ne se laissa pas impressionner par le saint homme. Car c’était un homme méfiant notre Fed-Gio : depuis<br /> toujours il ne croyait plus au bien. Il indiqua à Sauvin un endroit où se coucher et, tranquillement, l’air menaçant, il se mit<br /> <br /> <br /> à affûter son couteau. Sauvin, après l’avoir observé quelques instants ferma les yeux et s’endormit.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Au petit matin quand Sauvin se réveilla, il vit Fed-Gio bol de soupe fumante à la main, en grande conversation avec une femme : […] bien Patronne […] Kãli<br /> comprends c’est la première fois que quelqu’un a passé la nuit chez moi […], promis il le boira. […] Oui lorsqu’il ira mieux.  […] à Athènes oui<br /> pourquoi pas […] à Athènes écouter ce Daïmôn Socrate […] Ah ouiii juste le passage « je vais vous rapporter le discours que j'ai entendu tenir à une femme de Mantinée, à Diotime. Elle était<br /> savante en amour et sur beaucoup d'autres choses. Ce fut elle qui prescrivit aux Athéniens les sacrifices qui suspendirent dix ans une peste dont ils étaient menacés… […]<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Prions Sainte Sara protectrice des Roms. Mais comprenne qui veut : le terme "ROM" signifie " homme accompli et marié au sein de la communauté".<br /> <br /> <br /> Quels enfants laisserons nous à notre planète. ?<br /> <br /> <br /> Danièle<br />
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D
<br /> Mes propos comme les autres sont soumis à discussion. Je ne peux pas m’abstraire du débat. C’est vrai que le bouddhisme ne constitue pas une révélation au sens<br /> habituel du terme mais, manifestement, il porte une part de vérité, même si le sujet, qui constitue un socle de la foi chrétienne, est formellement absent. J’ai beaucoup parcouru les mythes et je<br /> dois reconnaître que nombre d’entre eux sont des textes inspirés, peut-être pas au sens de la théologie mais dans la mesure où ils sont à la base de la pensée et de la réflexion philosophique.<br /> Lorsque j’étais jeune, avant d’avoir entrepris mon parcours initiatique, un maître m’a donné le conseil suivant : « Cherchez la vérité partout où elle se trouve », c’est-à-dire non<br /> seulement dans les canons officiels, mais dans tous les secteurs de l’existence, de la vie quotidienne et de la recherche. Cette devise reste la mienne aujourd’hui et je ne veux pas tomber dans<br /> l’excès que vous reprochez à Salmon Malka, en faisant de l’Évangile le lieu exclusif de la vérité humaine.<br />
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B
<br /> Je me garderai de vous discuter. Confrontation de cultures, plutôt que de révélés (il me semble que le bouddhisme n'est pas une révélation mais un réalisme), et<br /> aussi de deux personnalités les nôtres. Mais toute mise en question du plus solide et du plus acquis, fait avancer. - Tandis que ma femme "squattait" mon ordinateur et ma messagerie, nous sommes<br /> loin de nos bases, je parcourai l'essai de Salmon Malka « Jésus rendu aux siens », c'est-à-dire revendiqué par les Juifs en tant que Juif et divinité comme incarnation reçues en simples<br /> jeux de mots. De belles définitions du judaïsme, mais aussi une démonstration de ce qu'il se considère comme central et donc exclusif.<br />
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V
<br /> <br />
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D
<br /> Savoir respecter la vérité du bouddhisme sans le ramener à l’Évangile<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Personnellement, je ne pose pas d’abord la question du rapport du bouddhisme et de l’Évangile. J’essaie simplement d’être attentif à la vérité que Bouddha cherche<br /> à me transmettre sans tenter d’abord de faire des comparaisons et surtout pas avec l’idée que le christianisme possède la vérité. Nous fonctionnons dans des systèmes de représentations<br /> c’est-à-dire dans un univers rempli d’idoles et d’idéologie et ce que nous prenons souvent pour la vérité du christianisme n’est que l’expression de nos désirs et de nos propres rationalisations.<br /> Il est nécessaire de passer par la vacuité pour atteindre l’éveil. Par ailleurs il y a peut-être des choses nouvelles dans le bouddhisme et qui ne sont pas explicites dans le christianisme, comme<br /> il y en a dans le judaïsme, l’islam ou le taoïsme.<br /> <br /> <br /> Si vous me poussez dans mes retranchements, je dirais que le bouddhisme peut aider le christianisme à se convertir à l’Esprit, à l’Indicible de tout message<br /> spirituel, ce qu’il n’a pas encore vraiment fait et qu’il est susceptible éventuellement d’élargir l’horizon de l’Évangile, tout en nous confrontant avec la culture de l’Extrême Orient. Et cette<br /> culture elle-même peut se découvrir en se confrontant à la culture chrétienne.<br />
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B
<br /> Bouddhisme et christianisme<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Réflexion sur le premier texte (31 Octobre 2012) : une bonté agaçante.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il inspire aussitôt le rapprochement avec les évangiles.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le même ouï dire fait venir au Christ. Mais la rumeur n'est pas sur des qualités exceptionnelles de Jésus, elle est sur un message étonnant, sur une interrogation<br /> d'identité : est-il celui qui ? et aussi sur des faits pratiques : il guérit. Un outil... une question... mettre la main dessus plus que le rencontrer. Le Bouddha est ici quelqu'un qu'on<br /> rencontre. Celui qui l'aborde est du même genre que bien des interlocuteurs de Jésus : les docteurs de la loi, les scribes ou quelqu'un avide de perfection : que dois-je faire ? Justement<br /> aujourd'hui, l'évangile selon Marc  XII 28 à 34, quel est le plus grand commandement.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le Bouddha agace : réflexe individuel. Le Christ agace mais un ordre établi, une hiérarchie temporelle : les autorités religieuses de l'époque (pas l'occupant qui<br /> lui est plutôt favorable, jusques dans le procès ultime qu'il cherche à éviter). La relation est d'homme à homme avec le Bouddha dans l'anecdote de maintenant. Elle part toujours d'un individu<br />  rencontré ou venu pour aller à l'universel, quand c'est le Christ le sujet et l'interrogé.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La conclusion en forme de morale est à rapprocher aussi des évangiles. S'il se trouve quelqu'un pour accueillir votre paix... sinon, elle vous reviendrez. La<br /> leçon bouddhique au mode négatif est la même. C'est toujours nous-mêmes que nous endommageons en nous conduisant mal.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Question... si ce texte renvoie aux évangiles, est-ce à généraliser - dans l'Église d'en ce moment qui recherche comment ré évangéliser ou évangéliser ? S'y<br /> prendre selon son propre fonds, ou selon d'autres fonds, sagesses, etc.  ? Le Christ lui-même parlant par paraboles, ne s'y prenait-il pas ainsi, le<br /> plus souvent.<br /> <br /> <br />  <br />
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L
<br /> La vacuité<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> Il épousa la vacuité<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Dans une certaine ville, une très belle femme apparut soudain comme venant de nulle part. Personne ne savait d’où elle venait ; ses origines étaient complètement<br /> inconnues. Mais elle était si belle, si enchanteresse que personne ne se posa même la question. Les gens se rassemblèrent, toute la ville se réunit et tous les jeunes hommes – ils étaient presque<br /> trois cents – voulurent épouser cette femme. La femme dit : » Regardez, je suis seule et vous êtes trois cents. Je ne puis épouser que l’un de vous, alors faites une chose. Je reviendrai demain ;<br /> je vous donne vingt-quatre heures. Si l’un de vous parvient à répéter le Sutra du Lotus de Bouddha, je l’épouserai. » Tous les jeunes gens se précipitèrent chez eux ; ils ne purent ni manger ni<br /> dormir, toute la nuit ils récitèrent le sutra, ils essayèrent de l’apprendre par coeur. Dix réussirent. Le lendemain matin, la femme vint et ces dix personnes proposèrent de le réciter. La femme<br /> écouta. Ils avaient réussi. Elle dit : "C’est bien, mais je suis seule. Comment pourrais-je épouser dix personnes ? Je vous donne encore vingt-quatre heures. J’épouserai celui qui pourra<br /> également expliquer le sens du Sutra du Lotus. Essayez donc de le comprendre – car réciter c’est quelque chose de facile, c’est répéter mécaniquement quelque chose dont vous ne comprenez pas le<br /> sens. " Le temps était fort court - une nuit seulement ! Et le sutra du Lotus est long. Mais quand on est amoureux on peut faire n’importe quoi. Ils repartirent en hâte et firent de leur mieux.<br /> Le jour suivant, trois personnes se présentèrent. Ils en avaient compris le sens. Et la femme dit : " La difficulté subsiste encore. Votre nombre est réduit, mais cela reste difficile. De trois<br /> cents à trois c’est un grand progrès ; mais de nouveau, je ne peux pas épouser trois personnes – je ne peux me marier qu’avec un seul. Il faut donc encore vingt-quatre heures… J’épouserai celui<br /> qui non seulement aura compris le sens du sutra, mais qui l’aura également goûté. Alors essayez d’en goûter le sens pendant ces vingt-quatre heures. Vous l’expliquez, mais cette explication est<br /> intellectuelle. Bien, c’est mieux qu’hier – vous en avez une certaine compréhension – mais la compréhension est intellectuelle. J’aimerais y trouver un certain goût méditatif, un certain parfum.<br /> Je voudrais que le lotus pénètre votre présence, que vous deveniez un peu ce lotus. Je voudrais en respirer le parfum. Revenez donc demain. " Un seul revint, il avait réussi. La femme le<br /> conduisit à sa maison, hors de la ville. L’homme n’avait jamais vu cette maison ; elle était très belle, c’était presque un pays de rêve. Et les parents de la femme se tenaient à l’entrée. Ils<br /> reçurent le jeune homme et lui dirent : " Nous sommes très heureux. " La femme entra dans la maison, et l’homme bavarda un peu avec les parents. Puis les parents dirent : " Allez-y. Elle doit<br /> vous attendre. Voici sa chambre. " Ils la lui montrèrent. Il alla ouvrir la porte, mais il n’y avait personne. La chambre était vide. Une porte donnait sur le jardin. Il regarda – peut-être<br /> était-elle allée au jardin. Oui, elle avait dû s’y rendre, car il y avait des traces de pas sur le chemin. Il suivit donc ces traces. Il marcha presque un kilomètre. Il arriva au bout du jardin<br /> et se trouva sur la rive d’une belle rivière – mais la femme n’était pas là. Les traces avaient disparu. Il ne restait que deux chaussures dorées qui lui appartenaient. Alors, il fut dérouté. Que<br /> s’était-il donc passé ? Il regarda derrière lui – il n’y avait ni jardin, ni maison, ni parents, rien. Tout avait disparu. Il regarda à nouveau. Les chaussures n’étaient plus là, la rivière avait<br /> disparu. Il n’y avait que le vide - et un grand rire. Il se mit aussi à rire. Il se maria. C’est une belle histoire bouddhiste. Il épousa le vide, il épousa la vacuité. C’est le mariage que tous<br /> les grands saints ont recherché. C’est l’instant où vous devenez " la fiancée du Christ ", ou la gopi de krishna. Mais tout disparaît – le chemin, le jardin, la maison, la femme, même les traces<br /> de pas. Tout disparaît. Il n’y a plus qu’un rire, un rire qui jaillit des entrailles de l’univers.<br /> <br /> <br />   Histoire tirée du livre "Autobiographie d'un mystique spirituellement incorrect" d'OSHO<br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Ce conte est très proche d’un autre conte intitulé : « J’ai épousé la vacuité ». Lorsque j’ai lu ce dernier, j’ai eu la très nette impression que<br /> la vacuité évoquait la féminité et j’en ai ici la vérification. Cela signifie que, dans la spiritualité comme dans la vie courante, le féminin doit croiser le masculin. Il n’existe pas d’éveil<br /> sans vacuité. Cela ne veut pas dire que la femme serait toute entière du côté de la vacuité. Elle est aussi du côté de l’éveil car il n’existe pas de féminin sans masculin. Le corps de la femme<br /> est porteur de la totalité de l’être éveillé (bodhisattva).  Mais peut-être la femme a-t-elle l’art, plus que l’homme, de témoigner de la<br /> vacuité.<br />
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D
<br /> Se faire femme ou épouser la vacuité<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Oui la parole est d’argent, le silence est d’or! Mais les beaux contes font de bons amis.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Regardons donc nos émotions et la confusion de notre esprit comme un fumier que nous n’allons pas jeter aux quatre vents. Mais au contraire le mettre dans notre<br /> jardin comme une richesse, qui va l’enrichir et le rendre beau.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Voici le récit miraculeux de Guanyin au panier de poisson. : Ou un moyen habile des bodhisattva : se faire Femme. Sur une plage de sable à l’ouest du Shaanxi, une<br /> jolie fille avec un panier vendait ses poissons. Nombreux furent ceux qui voulaient l’épouser. La jeune fille leur dit : “Je peux vous apprendre des sûtras et je serai à celui qui pourra réciter<br /> le Chapitre de la Porte Universelle en une nuit.” Le lendemain matin, vingt garçons pouvaient déjà le faire.<br /> <br /> <br /> La jeune fille leur dit de nouveau : “Je ne peux pas épouser tout le monde. Je vous demande de réciter le Sûtra du Diamant.” Le surlendemain matin, la moitié de<br /> ces vingt garçons pouvaient le faire. Cette fois, la jeune fille leur demanda de réciter le Sûtra du Lotus. Trois jours plus tard, il ne resta que le fils de la famille MA, le seul capable de<br /> réciter le sûtra demandé. La jeune fille lui demanda de préparer le mariage. Mais, malheureusement, la jeune fille décéda aussitôt arrivée chez son jeune époux et son corps commença tout de suite<br /> à se décomposer. On fut obligé de l’enterrer. Un jour, un moine vint et essaya de déterrer le corps avec le jeune époux. Ils ne trouvèrent que des os enchaînés avec de l’or. Le moine dit à<br /> l’époux : “C’était l’apparition du bodhisattva pour convertir les gens.” Ayant fait cette révélation, le moine s’envola et disparut. C’est pourquoi il y avait beaucoup de croyants dans la<br /> province du Shaanxi. »<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Dans la mythologie chinoise GuanYin est la divinité de l’observation des sons (ou cris) du monde ». Ce bodhisattva est considéré comme la personnification de la<br /> compassion et de la bonté, patronne des mères et des marins, Certains bouddhistes croient que lorsqu’un des leurs<br /> <br /> <br /> quitte ce monde, il est placé par GuanYin au cœur d’un lotus, puis renvoyé chez lui, en « Terre Pure de Sukhavati ». elle est aussi capable de libérer les<br /> prisonniers de leurs chaînes, de priver les serpents de leur venin, et d'arrêter la foudre.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> En vous souhaitant une belle journée, Danièle<br /> <br /> <br />  <br />
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T
<br /> <br /> <br /> <br /> http://a398.idata.over-blog.com/600x450/3/05/90/31/images/paroles.jpg<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Je savais bien qu’en bon Lyonnais tu respirais naturellement l’oxygène de la doctrine bouddhiste. Mais j’attends la suite car le bouddhiste que je suis moi-même<br /> reste un peu sur sa faim. A moins que ce ne soit la leçon d’un lama inspiré par le bon air de la Drôme : il faut passer par la vacuité du silence pour atteindre le nirvana. Bonne<br /> méditation !<br />
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J
<br /> Cela me fait penser à ce vieux proverbe lyonnais : " Quand on crache en l'air cela retombe toujours sur le nez..."<br />
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L
<br /> <br /> <br /> Le jeune homme riche<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Quitter sa maison et abandonner ses biens<br /> <br /> <br /> Comme je m’aperçois que personne ne se risque à entrer dans le débat,<br /> je vais me lancer moi-même espérant en entraîner d’autres. Il y a une phrase qui me frappe dès le début du texte : « Il était une fois un religieux qui avait quitté sa maison et abandonné ses richesses pour enseigner la Voie. On appelait cet homme le<br /> Bouddha. » Il faut donc se déplacer, créer un<br /> écart, peut-être apparaître déviant pour entrer dans la Voie et la montrer en exemple. Bien plus il est nécessaire d’abandonner ses richesses, c’est-à-dire se défaire de son attachement le plus<br /> tenace pour être dans la vérité de son engagement et de son enseignement. Ce n’est pas la richesse ou l’argent qui sont condamnables en eux-mêmes mais l’attachement qu’ils risquent de provoquer<br /> en détournant de l’essentiel. En langage bouddhiste ils ne sont pas une réalité mais une simple relation. Si je prends la relation pour la réalité je suis dans l’illusion et je risque de perdre<br /> ma vie. Dans le christianisme, l’Évangile ne dit pas autre chose.<br />
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D
<br /> Pour une initiation au bouddhisme aller sur le centre bouddhiste de Paris<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> www.centrebouddhisteparis.org/<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> <br /> Le chemin du ciel<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> L'homme sourit.<br /> <br /> <br /> "Bienvenue chez les Immortels !"<br /> <br /> <br /> Et ils s'en vont ensemble vers la cime.<br /> <br /> <br /> (Conte chinois — L'arbre aux trésors)<br />
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C
<br /> Les injures ne peuvent atteindre celui qui a choisi le chemin du  cœur, qui<br /> est aussi le chemin de l’éveil,  car elles ne peuvent monter jusqu’au ciel…<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le chemin<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tsao est un jeune prince,<br /> <br /> <br /> D'intelligence vive et de grande beauté.<br /> <br /> <br /> Pourtant il vit sans retenue.<br /> <br /> <br /> Il boit, paillarde sans bonheur<br /> <br /> <br /> Tous les soirs de sa vie.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Une nuit, dans le recoin d'une taverne crasseuse,<br /> <br /> <br /> Il empoigne par la taille une jeune adolescente.<br /> <br /> <br /> Elle lui résiste.<br /> <br /> <br /> Ses compagnons de boisson le défient.<br /> <br /> <br /> Il maltraite la fille, la bat<br /> <br /> <br /> Et la laisse inanimée sur une table.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La honte s'empare de lui.<br /> <br /> <br /> Il marche droit devant lui,<br /> <br /> <br /> Sort de la ville,<br /> <br /> <br /> Marche et marche encore.<br /> <br /> <br /> Les brumes de l'alcool se dissipent.<br /> <br /> <br /> Il est déjà dans les montagnes de l'Ouest.<br /> <br /> <br /> Désormais, seule la solitude<br /> <br /> <br /> Lui paraît désirable.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il atteint une grotte,<br /> <br /> <br /> S'y installe<br /> <br /> <br /> Et, pendant trois ans,<br /> <br /> <br /> Vit de fruits, de racines et de noix sauvages.<br /> <br /> <br /> Il aurait souhaité rencontrer une bête sauvage<br /> <br /> <br /> Pour s'abandonner à la mort.<br /> <br /> <br /> Mais la mort n'est pas venue.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Alors il décide de grimper plus haut,<br /> <br /> <br /> Au milieu des rochers,<br /> <br /> <br /> Plus loin encore de la vie débridée<br /> <br /> <br /> Qu'il avait quittée.<br /> <br /> <br /> Il finit par s'interroger.<br /> <br /> <br /> Est-ce bien lui qui a vécu<br /> <br /> <br /> Cette vie de débauche ?<br /> <br /> <br /> Il ne le sait plus.<br /> <br /> <br /> Tout passant, qui le rencontrerait,<br /> <br /> <br /> Le prendrait pour un fou.<br /> <br /> <br /> Il saute de rocher en rocher,<br /> <br /> <br /> Sur ses grandes jambes maigres,<br /> <br /> <br /> La chevelure terreuse mêlée à sa barbe<br /> <br /> <br /> Et le corps entièrement nu.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La cime est couverte de neiges éternelles.<br /> <br /> <br /> Pendant quinze années, il la contemple.<br /> <br /> <br /> Il se sent empli d'une paix infinie.<br /> <br /> <br /> Un jour, un homme presque transparent,<br /> <br /> <br /> Revêtu d'une robe d'un rouge éclatant,<br /> <br /> <br /> Descend des neiges éternelles.<br /> <br /> <br /> Tsao n'est pas surpris de le voir s'approcher.<br /> <br /> <br /> L'immortel vient s'asseoir, à côté de lui.<br /> <br /> <br /> "Te souviens-tu, lui dit-il, que tu fus prince ?<br /> <br /> <br /> - Prince, je ne connais pas ce mot.<br /> <br /> <br /> - Que cherches-tu dans ces montagnes ?<br /> <br /> <br /> - Je suis mon chemin.<br /> <br /> <br /> - Quel est ton chemin ?"<br /> <br /> <br /> Tsao désigne du doigt le ciel.<br /> <br /> <br /> - "Où se trouve le ciel ?"<br /> <br /> <br /> Le prince pose la main sur sa poitrine<br /> <br /> <br /> Et désigne son coeur.<br />
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T
<br /> <br /> <br /> Talleyrand : l’insulte dans un gant de soie<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> Quand Bouddha se fit insulter<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  Version<br /> proche<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Un jour dans la foule venue l'écouter, se trouvait un homme que la sainteté de Bouddha exaspérait. Il hurle des insultes à Bouddha, puis s'en va, fulminant de<br /> colère.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Longeant les rizières du village, sa colère s'apaise, et petit à petit, un profond sentiment de honte l'envahit. Comment a-t-il pu se comporter ainsi ? Il décide<br /> de revenir au village et de demander pardon à Bouddha.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Arrivant devant ce dernier, il se prosterne et demande pardon pour la violence de ses propos. Bouddha, débordant de compassion, le relève, lui expliquant qu'il<br /> n'a rien à pardonner. Étonné, l'homme rappelle les injures proférées.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - « Que faites-vous si quelqu'un vous tend un objet dont vous n'avez pas usage, ou que vous ne voulez pas ? »<br /> <br /> <br /> demande Bouddha.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - « Et bien, je ne le prends simplement pas » remarqua l'homme.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - « Que fait alors le donateur ? » s'enquiert Bouddha.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - « Ma foi, il garde son objet » répond l'homme.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « C'est sans doute pourquoi vous semblez souffrir des injures et des grossièretés que vous avez proférées. Quant à moi, rassurez-vous, je n'ai pas été accablé.<br /> Cette violence que vous donniez, il n'y avait personne pour la prendre » répondit le sage.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://www.unisson06.org/dossiers/art_spiritualite/humour_monde/bouddha_insulte.htm<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.over-blog.com/ Le mythe et le conte sont la parole dans sa première gestation. C'est pourquoi, si la parole est malade, comme le dit Vittorio Gasman, il devient urgent de revenir à ses fondements qui sont encore à notre disposition, à travers les mythes et les contes. Lorsque la parole ne fonctionne pas, c'est la violence qui gagne. Les mythes et les contes, par l'apprentissage du processus symbolique qu'ils proposent, sont là pour nous aider à faire sortir la parole de la violence. C'est de la naissance de l'homme lui-même dont il s'agit.
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