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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 22:55
http://www.pagesorthodoxes.net/fetes/images/noel.jpg


http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_noel_naissance.htm



Ma plus belle histoire de Noël

 

Marine Four (http://domino-marineslife.blogspot.com/), qui blogue tous les jours, m’a donné une idée pour cette période de fêtes : raconter chacun sa plus belle histoire de Noël.

Je vais vous raconter la mienne :

J’ai trois ans et demi. Il y a donc bien longtemps. Le « Petit Jésus » vient de m’apporter dans la cheminée une superbe voiture rouge. Mes frères plus grands, un peu délaissés parce que leur parrain, plus pauvre que le mien, leur apporte des jouets plus communs, s’acharnent sur la voiture et, en quelques jours, la laissent dans un piètre état. Je crie mon désespoir à qui veut bien m’entendre. Mon père qui passe par là essaie de me consoler et, voyant que c’est inutile, me propose de laisser ma voiture dans la cheminée, le soir même. Au cours de la nuit, je dors à peine, épiant tous les bruits de la maison.  A cinq heures du matin, n’y tenant plus, je saute de mon lit, descends précipitamment les escaliers et me dirige vers la cheminée. Ô miracle ! La voiture est là, remise à l’état neuf. Je regarde comment travaille l’artisan du ciel : il a utilisé un tout petit fil de fer pour raccorder les pièces disjointes. Il travaille comme mon père ! Ce jour là, pour moi, le ciel et la terre se sont étrangement rapprochés. Cette histoire restera comme un des plus beaux souvenirs de mon enfance. Toute ma vie reprenait sens : le ciel s’intéressait à moi. Et, aujourd’hui, où je ne crois plus vraiment comme à trois ans et demi, je découvre que  mon père a souvent été dans la ligne de la fête de Noël.

Pour vous convaincre, je vais vous raconter une histoire plus spectaculaire encore. Cette fois, j’ai huit ans. Je viens de sortir de l’école, et, au lieu d’aller au catéchisme, avec quelques camarades, je monte sur un arbre fruitier, dans un verger voisin, pour y cueillir des cerises. Les fruits sont si bons que nous oublions le catéchisme. Le curé s’impatiente, fait sa petite enquête et vient, à grands pas, nous chasser du paradis. Surpris en plein travail, l’un après l’autre, nous descendons de l’arbre, dans l’état piteux de ces êtres qui se sentent coupables d’une faute qu’ils n’ont pas commise. Nous voilà conduits devant une grande croix en bois sculpté au tournant d’une route. C’est le lieu du supplice. Comme des pénitents nous devons nous agenouiller pour offrir nos joues aux gifles de notre curé. Manifestement le bon prêtre, sans bien s’en rendre compte, perd le sens de la mesure et, pour faire bon poids, nous impose de recopier cinq cents fois une phrase dont j’ai oublié le contenu. Le lendemain matin, je suis malade, incapable de reprendre le chemin de l’école. Mon père, qui a bien saisi ce qui s’était passé, me dit : « J’ai une petite affiche à faire pour convoquer à une réunion. C’est toi qui vas l’écrire ». Et aussitôt, il va chercher son stylo waterman muni d'une plume en or, avec un réservoir qu’il remplissait à l'aide d'une pipette. Habituellement, c’était ma mère qui en avait la garde et malheur à qui se hasarderait à usurper le pouvoir du père. Maintenant, le père lui-même franchit l’interdit : je dois utiliser son stylo personnel pour recopier le texte de l’affiche. Sans critiquer le prêtre, il dénonce ainsi son attitude insensée et s’efforce de guérir le traumatisme qu’il a provoqué injustement. Dieu lui-même, si je crois qu’il existe,  est en train de changer de camp, et c’est là que surgit la révélation de Noël. Il n’est pas dans l’autorité abusive du curé qui s’est égaré, il est dans l’attention bienveillante du père qui cherche à faire de son fils un homme véritable.  C’est peut-être là que devrait résider la signification du Père Noël…

Je viens de raconter mon histoire ; à chacun maintenant de rapporter la sienne.

Etienne Duval, le 26 décembre 2009

 

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commentaires

D
<br /> Il me semble qu'il y a dans le christianisme une nouveauté radicale. J'essaie d'être objectif sans forcément adopter la position du croyant pour laisser libres ceux qui ne croient pas. Pour le<br /> croyant, Celui qu'on appelle le Fils de Dieu est transformé au coeur de Lui-même. Il ne peut plus être pensé sans son humanité, sans l'humanité. Il y a une sorte de conception nouvelle opérée par<br /> le Père et l'Esprit. Et, du coup, nous assistons à une sorte de nouvelle gestation de Dieu dans sa globalité. Sans doute beaucoup ne sont-ils pas d'accord avec une telle formulation parce qu'ils<br /> sont contaminés par une certaine appréhension philosophique de la divinité, une divinité immuable. Dans le christianisme, ce n'est pas seulement la créature qui change, c'est Dieu Lui-même parce<br /> qu'il ne peut plus être pensé sans l'humanité du Fils.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> "ce que dit la foi n'est pas évident pour beaucoup d'entre nous" écrivez-vous, Etienne. mais j'ajouterais même pour un croyant !<br /> mais croire pour moi, c'est espérer. et sans doute que chacun espère.<br /> le dieu auquel s'adresse Job, était celui des hébreux. Est-ce le même que celui des chrétiens, celui des musulmans, des soufis, le bouddha, cette énergie de la nature, ou cet Autre de Lacan ?<br /> pour moi oui. <br /> j'ai toujours trouvé le terme "dieu" très étriqué, et pour cela j'aime comment les musulmans le définissent par ce qu'il n'est pas.<br /> nous retrouvons le manque, qui est très lié au désir.<br /> le désir de l'homme est le désir de l'Autre, pense Lacan. Je suis d'accord avec vous, Charles, on peut s'y perdre... car de quel autre s'agit-il ? celui qui est extérieur à moi, ou celui qui est<br /> intérieur à moi, tous deux si difficiles à accepter...<br /> alors, comme je suis limitée comme une fourmi à qui on demanderait d'additionner 1+1, j'aime penser plutôt en "altérité".<br /> car, l'altérité est ce qui altère, ce qui change l'état d'une chose, comme les dièses ou bémols qui modifient les notes naturelles. Mais c'est aussi ce qui désaltère, quand nous avons soif, notre<br /> gorge est altérée.<br /> voulez-vous essayer de vous asseoir en tailleur ? vos jambes vont naturellement se croiser d'une certaine façon. observez votre assise. puis, un petit temps après, décroisez-les, et recroisez-les<br /> différemment, la jambe qui était dessous allant dessus. et vous serez altérés.<br /> j'ai soif d'être guidée.<br />  <br /> <br /> <br />
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C
<br /> "Expliciter", oui c'est cela Étienne, comme de "déplier" la belle nappe à la venue d'un hote inattendu, ou le linge dont va être délicatement enveloppé le nouveau-né,<br /> et Lacan, avec son expérience clinique que je n'ai pas, est plus explicite encore quand il écrit que : "si cette parole est accessible pourtant, c'est qu'aucune vraie parole n'est seulement<br /> parole du sujet, puisque c'est toujours à la fonder dans la médiation à un autre sujet qu'elle opère, et que par là elle est ouverte à la chaîne sans fin -mais non sans doute indéfinie, car elle se<br /> referme- des paroles où se réalise concrètement dans la communauté humaine, la dialectique de la reconnaissance." Ecrits I<br /> (Points 9€ p.352)<br /> Cette "chaîne sans fin" pourrait, il me semble, servir de prologue, ou plus modestement de premier ou dernier commentaire  à ton "histoire du chauffeur de car" que déjà tu contes à nos mille et une nuits, décidément "en avance d'un métro", pardon "d'un car", certains métro ne<br /> disposant malheureusement déjà plus que de "télé-conducteurs".<br /> Charles<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Je crois que tu explicites ce que je voulais dire par l'absolu du désir. Tout dépend de ce qu'on entend par désir de l'Autre : au-delà de l'autre, je désire l'Autre, ou l'Autre lui-même désire et<br /> définit l'horizon du désir...<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Ta réponse Étienne, porte à la réflexion : " Il y a dans la référence à l'Autre, écris-tu, que Dieu soit nommé ou non, la certitude que l'absolu est au cœur du désir et comme la<br /> condition de ce désir." Mais qu'est-ce que "l'absolu" et qu'est-ce que ce grand Autre ?<br /> Jacques Lacan pose comme une énigme que "le désir de l'homme est le désir de l'Autre" (Écrits 814) (cf.<br /> Le vocabulaire de Lacan de Jean-Pierre Cléro) :<br />  l'Autre non pas comme un "semblable" (autrui), mais comme  le lieu symbolique de la loi,<br />  "de" comme "la détermination subjective" (disent les grammairiens), à savoir que c'est en tant qu'Autre qu'il désire, véritable portée de la passion humaine.<br /> Va comprendre, Charles !<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Je me rends compte que la pensée chemine, s'approfondit, se développe, et c'est bien là le but de ce blog. Je vois que Lucette et Charles tracent le chemin de l'amour qui sauve à travers la pensée.<br /> D'abord l'épreuve, qui est une écriture, inscrivant le manque dans le corps et l'esprit. Le manque finit par susciter le désir de l'autre et même le désir de l'Autre au-delà de l'autre. Il y a dans<br /> la référence à l'Autre, que Dieu soit nommé ou non, la certitude que l'absolu est au coeur du désir et comme la condition de ce désir. Et si je lis bien Lucette, en période d'épreuve, comme celle<br /> de Haïti, il est important de réveiller l'absolu du désir pour qu'il donne naissance à l'Amour qui sauve. Être sauvé consisterait à accepter que l'Amour puisse nous sortir du malheur parce qu'il<br /> est le Secret même de la création et de la recréation. Haïti ne pourra s'en sortir sans une sorte de recréation. Et c'est là le contenu d'une Parole nécessaire, qui doit réveiller l'espérance pour<br /> inventer une voie nouvelle au-delà d'un prétendu destin.<br /> <br /> <br />
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C
<br />      À  vous lire femmes, Geneviève, Lucette, Danielle, Barbara..., à lire votre écriture si subjective parler à ce point votre corps, je me dis que l'histoire de Noël,<br /> c'est d'abord votre histoire de femmes, une histoire d'enfantement.<br />      Vous avez, vous, la réponse à cette question que quelque part Albert Camus pose dans le Mythe de Sisyphe et nous<br /> avec lui : comment faire pour que la douleur ne soit pas le dernier mot de la vie ? Nous autres avec notre lamentable "objectivité" et sous prétexte de compétitivité, nous sommes<br /> comme Sisyphe aux enfers, ou nous imaginant dans la peau des Haïtiens d'aujourd'hui, à pousser éternellement l'énorme rocher qui toujours retombe avant d'atteindre le sommet. (Mais eux, les<br /> Haïtiens, à entendre leurs poètes ce matin à la radio avec Régis Debray, ce qu'ils espèrent ce n'est pas un retour à la mise sous tutelle, ni une fédération des Caraïbes, il y a trop<br /> d'antagonismes, mais une prise de conscience à un niveau vraiment international, celui de notre planète terre).<br />      Vous, femmes, vous êtes comme l'Isis du mythe égyptien qu'Etienne, tu viens de nous rappeler si justement et que nous avions lu avec toi au Café philo. du 17 février 2007.<br /> Isis, la grande magicienne, a pris de la salive tombée de la bouche du vieux Rê-Atoum et, mélangée à la terre, en a modelé un serpent qui va le mordre "à la croisée des chemins" (de la mort et de<br /> la vie, entièrement dans la vie et donc vulnérable à la mort), sans qu'il sache que c'est un serpent, parti se cacher dans les roseaux de son inconscient; un serpent "tel un trait prêt à s'élancer"<br /> qui va introduire le pharmacon (poison et remède) et prendre possession de son corps "de même que le grand Nil charrie tout derrière lui".      Ce "trait", c'est<br /> l'écriture : graphein, graben en allemand : creuser, graver, introduire le manque et la parole : "une chose douloureuse m'a mordu...Je n'ai jamais ressenti une souffrance comme<br /> celle-là".<br />      Et l'écriture est mentale avant d'être écrite; le mythe muthos, c'est cela : "Tout ce qui est dit par la bouche et qui vient au langage, ce dont il est question."<br /> C'est ainsi qu'Iris amène Rê-Atoum à sortir de son bavardage (et nous autres de notre douleur), à faire silence et à se dire lui-même par une sorte de transfert où la parole est transmise de façon<br /> très corporelle, orale, de bouche à oreille, tel le mythe : "Prête-moi tes oreilles, Isis, de telle sorte que mon nom passe de mon corps dans ton corps".<br />      Cette transmission de la parole, comme tu nous le rappelle Etienne et vous, femmes, par l'écriture, comment dire, du corps de votre parole ou de la parole de votre corps,<br /> c'est elle qui va faire que l'amour d'Iris pour Rê, son philtre d'amour de magicienne va agir, tel le venin du désir (venes, Venus), mais ne sera pas un poison; car à l'inverse, l'amour<br /> deviendrait poison s'il n'y avait pas de parole dans l'amour. Alors le premier cri de la vie, celui que, les premières, femmes vous entendez,  demeurerait à jamais "l'effroyable cri" !<br /> Charles<br /> <br /> <br />
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L
<br /> Il y avait jadis, au pays de Uç, un homme appelé Job ; un homme intègre et droit qui craignait Dieu et se gardait du mal. Il n'avait point son pareil sur la terre.<br /> Il perdit tout, ceux qu'il aimait, ce qu'il possédait, puis sa propre santé. tant est si bien qu'il en vint à maudire la jour de sa naissance. "pourquoi ne suis-je pas mort au sortir du sein ?"<br /> <br /> Trois de ses amis, vivant dans des pays lointains, décidèrent d'aller le plaindre et le consoler. Chacun éclata en sanglots en le voyant, déchira son vêtement et se jeta de la poussière sur la<br /> tête. Puis, s'asseyant à terre, ils restèrent ainsi durant sept jours et sept nuits. Aucun ne lui adressa la parole, au spectacle d'une si grande douleur.<br /> Un temps de silence est nécessaire, avant qu'une relation véritable s'installe.<br /> <br /> C'est Job le premier qui ouvrit la bouche.<br /> "toutes mes craintes se réalisent <br /> et ce que je redoute m'arrive."<br /> Job est dans la peur, mais il garde sa confiance en Dieu.<br /> "Non, la misère de sourd pas de terre, la peine ne germe pas du sol. C'est l'homme qui engendre la peine comme le vol des aigles recherche l'altitude.<br /> Pour moi, j'aurais recours à Dieu,<br /> à lui j'exposerais ma cause".<br /> Il s'ensuit un long échange entre les amis et Job.<br /> l'histoire se termine bien, Job repartira de nouveau vers son advenir, mais il aura fallu deux conditions essentielles :<br /> la première, que des TIERS soient là pour qu'un discours s'installe, des paroles soient dites, que les ombres soient nommées, prises en compte, sortent du corps.<br /> la seconde, que dans ce contexte, Job s'adresse DIRECTEMENT à Dieu.<br /> "Et maintenant, la vie en moi s'écoule,<br /> les jours de peine m'ont saisi.<br /> il m'a jeté dans la boue, je suis comme poussière et cendre.<br /> Je crie vers Toi et tu ne me réponds pas : je me présente sans que tu me remarques."<br /> Job expose à Dieu toute sa détresse.<br /> "J'ai dit mon dernier mot : à Shaddaï de me répondre ! Le libellé qu'aura rédigé mon adversaire, je veux le porter sur mon épaule, le ceindre comme un diadème. Je lui rendrai compte de tous mes pas<br /> et je m'avancerai vers lui comme un prince."<br /> Job assume : il a été travaillé par les épreuves, mais il croit en Dieu, toujours, puisqu'il lui parle. Et Yahvé répondit à Job du sein de la tempête.<br /> C'est écrit au chapitre 38 du Livre de Job.<br /> et cela peut aider à traverser l'horreur de Haïti.<br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />
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H
<br /> <br /> La plus belle histoire d’Haïti<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Vidéo "espoir - un enfant de 16 mois sauvé des décombres" de Fred-Lille (Actualité > Reportage / Doc<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Vous établissez indirectement un lien entre la tempête qui se passe entre les deux rives et le séisme de Haïti. Vous avez peut-être raison mais personnellement je n'ose pas aller jusque là. En ce<br /> qui vous concerne la première expérience de la mort vous a structurée comme le font toutes les initiations. Et si la tempête se représente, c'est pour vous le signe d'une Présence, puisque vous<br /> savez que vous ne serez plus seule face au danger de la mort. Vous posez le problème de l'accompagnement au moment de la mort de chacun. Pour les croyants, est-ce que Dieu est là pour les<br /> accompagner à faire la traversée jusqu'au-delà de la mort ? Peut-être mais il peut aussi le faire, en partie, par l'intermédiaire de certaines femmes ou de certains hommes. Mon expérience me montre<br /> qu'on peut être sollicité pour orienter sur le bon chemin des personnes qui viennent de mourir... Mais vous savez que ce blog est fait pour tout le monde et non seulement pour les croyants. Ce que<br /> dit la foi n'est pas évident pour beaucoup d'entre nous et il est important de respecter la position de chacun.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> ah ! frère Etienne.<br /> accompagner la traversée sur l'autre rive... et vous savez que c'est en tempête. <br /> mais je suis toute petite ! j'ai claqué des dents devant ma mort, déjà une fois.<br /> mais si Dieu me met cela sur ma route, je dirai "me voici". <br /> ce qui me questionne, c'est comment sentez-vous ce qui est déjà en moi ?<br />  <br /> <br /> <br />
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Y
<br /> <br /> <br /> <br /> Salutation au soleil<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> A Lucette et ceux qui s’intéressent à mon KA<br /> <br /> <br />  Notre dentiste de famille est très intéressé par votre blog ; je me suis permise de lui donner votre adresse.<br /> <br /> <br /> A l’âge de 8 ans il a été décelé sur ma petite personne un trouble de l'acquisition de la coordination. J’ai eu la chance d’avoir des parents aimants qui ont<br /> accepté mon handicap. Ils m’ont accompagné vers une rééducatrice psychomotricienne chaque jeudi pendant 4 ans.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La Psychomotricité<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Sorte de gymnastique accompagnée de mots. Et c’est par mon corps, que j’ai relié mon cerveau droit et mon cerveau gauche, ce qui me donne aujourd’hui un état mental<br /> qui  est il est vrai assez sensible.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais qu'est-ce que cela par rapport à Haïti où des corps vivent avec des fractures ouvertes et vous avez tellement raison ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je vous remercie. Danièle<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> Danièle, je note votre sensibilté au corps, relié à un état mental.<br /> j'ai appris qu'en sanscrit "mudra" signifiait le "sceau". comme lorsque notre corps entier, assis, une jambe allongée, une repliée ouverte sur le sol, et les mains appuyées sur le genou de la jambe<br /> allongée : mahamudra ou le grand sceau. notre corps est alors dans un triangle scellé qui fait ressentir ce qui est ainsi scellé : notre espace intérieur.<br /> donc, mains jointes répondrait à cette intention de sceau.<br /> il est vrai aussi que les mains ouvertes sont très présentes en inde, mais le corps est dans une autre intention, celle d'ouverture dans le donner-recevoir.<br /> quant à la salutation au soleil, la personne qui m'a transmis le yoga était très réservée quant à sa pratique. je suis d'accord avec cette idée. ainsi les bras et la tête (levés) le plus haut<br /> possible, peuvent "casser" la courbure des cervicales... chacune des postures qui la constitue est un tout, qu'il est prudent de travailler avant de les assembler.<br /> autrement, je trouve que l'on bouge de la viande, sans faire de lien. mais c'est très gratifiant pour l'ego.<br /> le yoga m'a appris à trier, observer un lieu précis, éviter l'amalgame qui provoque la confusion. c'est une belle voie, jamais aboutie. <br /> ha !, d'ailleurs je n'arrive toujours pas à faire un mouvement particulier de cette salutation : passer vers l'avant avec le seul soutien des bras !<br /> mais est-ce si important quand à Haïti des corps vivent avec des fractures ouvertes....<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Ecologie au sens élargi<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les deux images concernant Haïti nous font tous constater que L'homme d'aujourd'hui, par la vie artificielle qu'il mène et par la retenue que lui impose son<br /> éducation, est coupé de toutes les possibilités qui s'offraient autrefois à lui, de s'unir à la nature et à ses manifestations. Pire encore, dans ses cages de béton, il ne voit même plus le<br /> soleil se lever et n'a plus le temps d'écouter au petit matin les oiseaux chanter.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pourtant, la salutation au soleil, inspirée sans doute par nos amis les singes, est toujours effectuée par les hommes de l'Inde, le seul pays au monde qui a gardé<br /> presque intactes ses traditions.<br /> <br /> <br /> N'est-il pas étonnant de regarder les yogis pratiquer la salutation au soleil, issue d'une série de gestes instinctifs, mais codifiée de façon subtile et parlante<br /> et surtout consciente. Dans cette salutation qui se fait évidemment face à l'Orient le premier mouvement véritable est de lever les bras et la tête le plus haut possible, de façon à ce que les<br /> paumes des mains soient tournées vers le ciel. Si le singe salue le soleil de façon instinctive et quelque peu anarchique, celui qui pratique la salutation yogique, non seulement le fait<br /> sciemment, mais savamment : la salutation se décompose en onze positions. De même, toujours en Inde, dans les mudras (gestes rituels des mains) de prière, les mains sont toujours représentées les<br /> paumes tournées vers le haut. Les chrétiens du Moyen-Orient prient d'ailleurs ainsi et non pas les mains jointes. Si les Égyptiens de nos jours ne pratiquent plus la salutation au soleil, les<br /> brahmanes au bord du Gange font toujours cette salutation, et leurs instruments de musique, font toujours sans exception et depuis quatre mille ans, lever le soleil.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’airerai ajouter « Éveille toi, Dieu du Tout qui modèle les hommes, les animaux petits et grands, les serpents, les poissons, les oiseaux, qui sépare les membres,<br /> colore les peaux et tourne de façon différente leurs langues pour s'exprimer! Knoum-Rê, Seigneur d'Esna, Bélier magnifique lors de la première fois.<br /> <br /> <br /> Tu es le regard même de Rê, l'enfant sacro-saint né à l'aurore. »<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Danièle<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Le mur des lamentations<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Le mur silencieux<br /> <br /> <br />  Une jeune journaliste de CNN avait entendu parler<br /> d'un très, très vieux juif qui se rendait deux fois<br /> par jour prier au mur des lamentations,depuis toujours. Pensant tenir un sujet, elle se rend sur place et voit un très vieil homme marchant lentement vers le mur. Après<br /> trois quarts d'heure de prière et alors qu'il s'éloigne lentement, appuyé sur sa canne,  elle s'approche pour l'interviewer: "Excusez-moi,<br /> monsieur, je suis Rebecca Smith de CNN. Quel est votre nom ?"  "Morris<br /> Zilberstein" répond-t-il. "Depuis combien de temps venez-vous prier ici ?" "Plus de 60 ans" répond-t-il. "60 ans ! C'est incroyable ! Et pour quoi priez-vous ?" "Je prie pour la paix entre les<br /> Chrétiens, les Juifs et les musulmans, Je prie pour la fin de toutes les guerres et de la haine. Je prie pour que nos enfants grandissent en sécurité et deviennent des  adultes responsables,<br /> qui aiment leur prochain." "Et que ressentez-vous après 60 ans de prières ?" "J'ai l'impression de parler à un mur ! !"<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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H
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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H
<br /> <br /> Haïti : de la danse à la terreur<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> je viens de passer 3 heures seule dans les vignes.<br /> je pensais à ces morts et survivants de HaÏti.<br /> j'avais ces pensées en regardant la terre marron apparaissant par plaques entre la neige, avec cette poterie de Chagall, "la terre est lumineuse" dans mon esprit.<br /> je ne cherche plus qu'à expirer le plus profondément possible.<br /> dans le dénuement. nous n'en pouvons rien.<br /> et là encore, il ne reste plus qu'à se laisser pétrir par ce que je nomme Dieu. <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Ce que je comprends à partir de tout ce que venez de dire, c'est que vous êtes là pour nous aider à faire le passage, de l'invitation à naître au désir de naître et du désir de naître à son<br /> accomplissement. Accompagnement de la vie et je parie qu'un jour vous ferez de l'accompagnement des mourants : invitation à traverser la mort. Si tel est bien votre appel, c'est une très belle<br /> vocation...<br /> <br /> <br />
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L
<br /> pneuma : je cherche dans le Littré son origine, mais ne la trouve pas.<br /> il me semble que pneuma, du moins dans la pensée indienne, veut parler du Souffle.<br /> le Souffle nous est donné, et nous le rendrons. Dans cette tradition, on le décrit comme "ce sans quoi, nous ne pouvons ni respirer, ni manger, ni boire, ni vivre". car si pneuma concernait<br /> seulement la question de l'air, et des poumons, il ne suffirait que d'insuffler de l'air dans les poumons d'un mort pour qu'il vive.<br /> vous m'enrichissez de constater comme tout cela peut être vécu différemment pour nous tous.<br /> Vous avez constaté que la respiration a 4 temps, c'est une merveille ! Inspir, poumons pleins (PP), expir, poumons vides ((PV), puisque vous sentez le manque dans ces temps (PP-PV), parce que ce<br /> sont des temps de "silence, d'ouverture, de présence, à ce qui est là". on n'est plus dans le faire, ou le contrôle. cela peut nous provoquer dans une peur.<br /> c'est là que j'ai appris lentement à comprendre ce qu'est la confiance, qui pour moi est un onguent au manque. mais attention aux lombaires, et faire après une contre-posture les genoux repliés sur<br /> le buste, tenus par les mains.<br /> merci à vous.<br /> geneviève, c'est vrai que notre chair restera marquée par les blessures des mots malheureux des uns et des autres. c'est vrai aussi que lorsque l'on a une épine dans le doigt, on prend une autre<br /> "épine" pour l'enlever, et on jette les deux. donc, si les mots nous ont blessé, ils peuvent nous panser. j'en porte ici témoignage. il est ici aussi question de confiance dans l'autre. car c'est<br /> par les mots d'un autre que l'on peut guérir.<br /> "Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement UNE parole et je serai guéri".<br /> <br /> je suis très étonnée que personne n'ait relevé dans la question du DESIR DE NAITRE, l'autre possibilité que celle de se reconstruire : "prendre chair" qui est aussi très juste, et le but de notre<br /> vie me semble-t-il. l'assomption du sujet, son accomplissement.<br /> mais, cette autre possibilité que nous ayons désiré nous incarner. je vous dis cela, parce que personnellement j'ai ce souvenir. je ne sais pas où j'étais, ni sous quelle forme j'y étais, mais de<br /> là j'ai compris que c'était "mon tour" dirions-nous avec nos pauvres mots. je n'avais pas du tout envie d'y aller, j'ai regardé autour de moi, et comme c'était bien moi que cela concernait, je me<br /> suis dit "bon, alors, tant qu'à y aller, autant être utile aux autres". je n'en reviens pas !<br /> et maintenant que ma vie va en se terminant, je comprends pourquoi vers 8 ans, après avoir aidé une vieille dame à traverser une rue, je me suis sentie toute chaude, comme lumineuse. pourquoi<br /> enfant, je me suis coulée dans ce qui rendrait mes parents heureux, pensant longtemps y avoir perdu de moi-même,et pourquoi j'ai enseigné à des ados en rupture, à des réfugiés politiques...et<br /> pourquoi je suis là dans un travail d'écoute aujourd'hui...<br /> bref, ce souvenir est-il hérétique ? je ne sais, mais ne peux le renier. <br /> qu'en dites-vous ?<br /> <br />  <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> Pour Lucette que je remercie de prendre en compte ma modeste participation et de me permettre de poursuivre humblement sans vouloir choquer, Mamifère debout c'est bien ce que nous sommes et la<br /> parole n'arrange rien dans cette transmission parents enfants.<br /> <br /> <br /> Tous ces mots que l'on nous a dit que l'on a dit et qui font mal sont incrits pour toujours. Les regrets et les remords n'y changeront rien. Le desir de naître ou plutot de renaître est un besoin<br /> personnel qui ne peut pas se transmettre.<br /> <br /> <br /> Etienne, j'aime bien ta reponse au pauvre père Noël mais comment acceptons-nous que nos rêves  detruisent ceux qui ne peuvent pas rêver ?<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> En effet il y a du manque dans le temps suspendu entre deux respirations...<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Etienne. Je viens de comprendre le nœud émotionnel qui m’a fait commettre cette erreur. Car (couper, tailler, rogner)- (frapper, abattre) me fait penser à une effusion de sang, ce qui me semble mal<br /> venu pour le cœur.<br /> Je ne sais pas si le mot poumon vient de pneuma mais le mot pneumonie ainsi que le mot pneumatique (non pas le pneu mais mécanique pneumatique ) m'évoquent le travail de la cage thoracique. Le<br /> manque est peut être le temps suspendu entre deux respirations.<br /> L’écriture devrait me permettre ciseler ma pensée émotionnelle et phonétique.<br /> Je vous remercie de votre remarque. Mais tout ceci n’est pas vraiment une belle histoire !<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Attention, Danièle, l'étymologie est très intéressante, mais à condition d'être très précis. Circoncire et circoncision ne viennent pas de circumscribere, mais de circumcidere (couper, tailler,<br /> rogner), avec le verbe caedere (frapper, abattre).<br /> Il est possible que poumon vienne de pneuma, mais je n'en suis pas complètement sûr. Par ailleurs, je ne vois pas comment vous arrivez à la notion de manque à partir de pneuma.<br /> La pensée est un cisèlement mais elle ne peut naître dans l'approximation même étymologique.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> A Lucette Daubrée et à tous les autres<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais c’est une vraie ruche ce blog !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Oui le terme circoncision est étymologiquement très parlant. Circonscrire du latin circumscrībĕre, de scribere « écrire ». Limiter alentour. (Géométrie) Décrire<br /> autour. Espace très circonscrit, très resserré, fort peu étendu .Circonscrire une figure à un cercle, Tracer une figure dont les côtés touchent le cercle. Ainsi le cœur délimité, purifié (vidé)<br /> de ses passions inutiles et monstrueuses (les toxines ).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Oui la cage thoracique peut faire penser au manque : elle abrite le cœur entouré des poumons. Poumon, pneuma, mot grec qui veut dire souffle, et par extension<br /> esprit. Il désigne, dans la cosmologie des Gnostiques, le germe vital intellectuel dans le monde, provenant du Dieu suprême, éternel et bon, par opposition à la Psyché, germe vital physique. La<br /> notion de pneuma a également été à la base d'une doctrine médicale de l'Antiquité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le rythme respiratoire et en plein accord avec les rites, les mythes et les Saintes Écritures. Dieu est un être infini, qui ne se peut circonscrire ni par les<br /> lieux, ni par les temps.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Danièle<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Je pense personnellement que Cocteau et Françoise Dolto avaient raison car le christianisme a eu tendance à détruire le merveilleux sous prétexte que tout était contenu dans le Christ. Le Christ<br /> présenté était triste sans le merveilleux qui entoure sa naissance. Et, en même temps ce merveilleux a besoin de résonner avec tous les merveilleux de la terre. Par contre, s'il y a débauche de<br /> cadeaux, le merveilleux se trouve réduit en marchandise et donc pratiquement détruit. En même temps le "Casse-toi pauvre con" m'énerve car il dissout le merveilleux dans le rationnel et la vertu de<br /> la décroissance... Que ferons-nous sans rêve ?<br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> Pauvre Père Noël !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> A propos des contes de Noël, j' ai lu dans le Nouvel Obs. une histoire extraordinaire. Nous sommes à  Dijon en 1951. Les pères Noël et coca cola envahissent la<br /> ville et les grands magasins. Un curé trouve ce détournement de l'esprit de la crèche inadmissible. Il brûle l'effigie du père Noël sur les grilles de la cathédrale. Une polémique naît bien vite<br /> et se répand au-delà de nos frontières. Les uns le blâment ;  les autres le félicitent.  Ceux qui sont pour le père Noël entre autres Jean Cocteau,<br /> Françoise Dolto, approuvent le côté merveilleux qui permet aux enfants de rêver les contre dont  Gilbert Cesbron pensent qu'il ne faut pas confondre le père Noël et le Christ ni la Cène avec<br /> le réveillon. D’autres encore actuellement trouvent monstrueux la débauche de jouets pour nos enfants qui sont fabriqués par des enfants qui n'ont pas de quoi se nourrir.  Le<br /> journal de la décroissance de janvier titre "Casse toi pauvre con". Nous sommes loin des mythes qu'en penses tu?<br /> <br /> <br /> Je vais répondre à  Lucette. A bientôt Geneviève.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> C'est bien Lucette de nous servir de caisse de résonance, de décrypter avec une grande simplicité les sens des récits, qui recèlent, pour nous, une force de guérison. Vous contribuez à libérer<br /> cette force pour qu'elle nous atteigne au niveau de notre corps, de notre âme et de notre esprit.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> Isis apprend à faire resentir à Atoum qu'"il lui manquait le manque pour être en relation avec les autres"<br />  merci pour ces peintures qui illustrent vos propos, comme des poésies, des pensées colorées et oniriques.<br /> cette histoire est remarquable par sa concision !<br /> *isis fabrique un serpent en limon qui prend vit quand le soleil arrive à sa hauteur. je note une double action, celle du soleil sur le serpent, et celle du serpent sur le soleil. et c'est là que<br /> se fait la première prise de conscience, la perte de l'omnipotence. (qu'ont les enfants)<br /> *Isis peut le guérir, mais il doit auparavant lui "donner" son nom.<br /> et là, il lui parle de son personnage, pas de sa Personne. on pourrait dire que le Sujet n'est pas advenu, il est dans le faire, dans l'extériorité, dans le paraître, dans le pouvoir, la<br /> possession, comme disait Danièle.<br /> *prête moi ton oreille, et le lui dépose dans le secret. nous avons besoin d'un autre. d'abord pour qu'il nous nomme, ensuite, pour qu'il nous reconnaisse.<br /> <br /> vous voulez essayer chacun(e)une posture, pour questionner physiquement le manque ?<br /> couchez vous sur un tapis, avec un traversin (dans le sens de la colonne vertébrale) soutenant votre dos et votre crâne. seuls le bassin et les jambes touchent le tapis, de même que les mains et<br /> les avant-bras.<br /> respirer calmement.<br /> pourquoi une grande ouverture de la cage thoracique, peut-elle me faire penser au manque ?<br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> <br /> La terre est si lumineuse<br /> <br /> <br /> (mais pas de vraie lumière sans ombre)<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Chagall<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Pour aller plus loin encore et me rapprocher davantage encore de Noël, je voudrais évoquer un petit événement qui a transformé ma vie. Enfermé dans la vision d'un Dieu immuable, je n'arrivais pas à<br /> comprendre que le Christ des chrétiens puisse être, en même temps, homme et Dieu. Si je l'enfermais dans l'immuabilité de Dieu, je risquais de le vider de son humanité. Et puis j'ai fini par<br /> comprendre, que, grâce à l'Esprit Saint, la personne traditionnelle du Verbe a été complètement transformée : en acceptant de devenir homme, il a introduit en Lui-même une limite, un manque, qui<br /> l'a entraîné vers une plus grande plénitude. Les Egyptiens avaient eu une parfaite intuition de ce phénomène. Isis trouvait que le super-Dieu Atoum était trop parfait. Il était inaccessible. Il<br /> avait tout mais il lui manquait le manque pour être en relation avec les autres. Elle imagina alors de confectionner un serpent avec du limon, serpent qu'elle plaça sur la trajectoire du soleil.<br /> Lorsque le soleil arriva à sa hauteur, le serpent prit vie et piqua le Dieu Atoum. Celui-ci s'étonna de l'action d'un être qu'il n'avait pas créé, enfla et crut qu'il allait mourir. Isis arriva<br /> alors pour le secourir. Elle lui dit : "Je peux te guérir mais il faut que tu me donnes ton nom." Alors Atoum réagit comme nous le faisons nous-mêmes : il exprima tout ce qu'il faisait dans la<br /> journée. Isis lui fit alors remarquer que ce qu'il faisait n'était pas son nom. Poussé à bout le pauvre Dieu dit à Isis : "Prête moi ton oreille". Elle lui prêta son oreille dans laquelle il déposa<br /> son nom en secret. Et, à partir de ce moment, le Grand Dieu Soleil n'était plus enfermé dans sa solitude : parce qu'il avait accepté le manque, il pouvait entrer en relation d'amour avec les autres<br /> dieux et peut-être avec les hommes.<br /> <br /> Ce qui manquait à Atoum, comme au Dieu chrétien, c'était le manque, notion autour de laquelle nous tournons depuis un long moment : élimination, purification, circoncision du coeur, réduction du<br /> nombre de bourgeons sur le sarment de vigne.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> La discussion avec Lucette nous rapproche de Noël dans la mesure où elle nous renvoie indirectement à une renaissance, à un redépart dans la vie. La vigne repart, au printemps avec plus de force si<br /> on ne laisse que deux ou trois bourgeons sur le sarment. La parole peut ouvrir le coeur de l'autre pour créer une relation nouvelle. Et, dans une perspective spirituelle, la Parole invite à se<br /> défaire de l'inessentiel pour accepter le don de l'Esprit et accéder ainsi à la plénitude de la Vie.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> oui, je suis d'accord Etienne sur le côté "purification" de l'égo. j'ai compris  ce mot en le cisellant. car purification peut entraîner vers un côté rigide et enfermant. <br /> je dirais simplification.<br /> rendre simple : j'ai un exemple que je vis et qui m'a aidée à comprendre.<br /> je suis aussi vigneronne, je fais du Côte Rôtie. Le plus nordique des vins des Côtes du Rhône. A partir de maintenant, par tous les temps, sauf les pluvieux, je taille la vigne. je la simpllfie.<br /> des dizaines de bourgeons que porte un sarment, en quelque bel état que je les trouve, je n'en garde que deux. les plus près du sol, de la terre, de l'énergie vitale.<br /> je trouve un grand intérêt à être en lien avec vous tous.<br /> cela vient de faire naître deux idées en moi :<br /> aller relire le Moïse Egyptien de sigmund Freud, je voudrais co-répondre à Etienne Duval, sur la question de l'Egypte<br /> puiis réouvrir les textes de Ibn Arabi pour quelques questions avec Ibrahim. je suis fascinée par la voie soufie. la voie mystique de l'islam, n'est-ce pas ? comme les derviches ?<br /> il me semble qu'il y a tant de chemins pour ressentir dieu !<br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Il me semble que Jacques Brel et Danièle Petel répondent à l'appel de Lucette sur le désir de naître : <br /> Merci pour le désir incroyable<br /> de vouloir se construire...<br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Jacques Brel<br /> <br /> <br /> J'EN APPELLE<br /> <br /> <br /> 1957<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J'en appelle aux maisons écrasées de lumière<br /> <br /> <br /> J'en appelle aux amours que chantent les rivières<br /> <br /> <br /> A l'éclatement bleu des matins de printemps<br /> <br /> <br /> A la force jolie des filles qui ont vingt ans<br /> <br /> <br /> A la fraîcheur certaine d'un vieux puits de désert<br /> <br /> <br /> A l'étoile qu'attend le vieil homme qui se perd<br /> <br /> <br /> Pour que monte de nous et plus fort qu'un désir<br /> <br /> <br /> Le désir incroyable de se vouloir construire<br /> <br /> <br /> En se désirant faible et plutôt qu'orgueilleux<br /> <br /> <br /> En se désirant lâche plutôt que monstrueux<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J'en appelle à ton rire que tu croques au soleil<br /> <br /> <br /> J'en appelle à ton cri à nul autre pareil<br /> <br /> <br /> Au silence joyeux qui parle doucement<br /> <br /> <br /> A ces mots que l'on dit rien qu'en se regardant<br /> <br /> <br /> A la pesante main de notre amour sincère<br /> <br /> <br /> A nos vingt ans trouvés à tout ce qu'ils espèrent<br /> <br /> <br /> Pour que monte de nous et plus fort qu'un désir<br /> <br /> <br /> Le désir incroyable de se vouloir construire<br /> <br /> <br /> En préférant plutôt que la gloire inutile<br /> <br /> <br /> Et le bonheur profond et puis la joie tranquille<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J'en appelle aux maisons écrasées de lumière<br /> <br /> <br /> J'en appelle à ton cri à nul autre pareil<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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B
<br /> <br /> Histoire de Noël et histoire d’amour,<br /> <br /> <br /> c’est un peu la même chose<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Barbara<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Ma plus belle histoire d'amour<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Paroles et Musique: Barbara   1966<br /> © Warner Chappell Music France<br /> <br /> <br />   <br /> <br /> <br /> <br /> Du plus loin, que me revienne,<br /> L'ombre de mes amours anciennes,<br /> Du plus loin, du premier rendez-vous,<br /> Du temps des premières peines,<br /> Lors, j'avais quinze ans, à peine,<br /> Cœur tout blanc, et griffes aux genoux,<br /> Que ce furent, j'étais précoce,<br /> De tendres amours de gosse,<br /> Ou les morsures d'un amour fou,<br /> Du plus loin qu'il m'en souvienne,<br /> Si depuis, j'ai dit "je t'aime",<br /> Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,<br /> <br /> C'est vrai, je ne fus pas sage,<br /> Et j'ai tourné bien des pages,<br /> Sans les lire, blanches, et puis rien dessus,<br /> C'est vrai, je ne fus pas sage,<br /> Et mes guerriers de passage,<br /> A peine vus, déjà disparus,<br /> Mais à travers leur visage,<br /> C'était déjà votre image,<br /> C'était vous déjà et le cœur nu,<br /> Je refaisais mes bagages,<br /> Et poursuivais mon mirage,<br /> Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,<br /> <br /> Sur la longue route,<br /> Qui menait vers vous,<br /> Sur la longue route,<br /> J'allais le cœur fou,<br /> Le vent de décembre,<br /> Me gelait au cou,<br /> Qu'importait décembre,<br /> Si c'était pour vous,<br /> <br /> Elle fut longue la route,<br /> Mais je l'ai faite, la route,<br /> Celle-là, qui menait jusqu'à vous,<br /> Et je ne suis pas parjure,<br /> Si ce soir, je vous jure,<br /> Que, pour vous, je l'eus faite à genoux,<br /> Il en eut fallu bien d'autres,<br /> Que quelques mauvais apôtres,<br /> Que l'hiver ou la neige à mon cou,<br /> Pour que je perde patience,<br /> Et j'ai calmé ma violence,<br /> Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,<br /> <br /> Les temps d'hiver et d'automne,<br /> De nuit, de jour, et personne,<br /> Vous n'étiez jamais au rendez-vous,<br /> Et de vous, perdant courage,<br /> Soudain, me prenait la rage,<br /> Mon Dieu, que j'avais besoin de vous,<br /> Que le Diable vous emporte,<br /> D'autres m'ont ouvert leur porte,<br /> Heureuse, je m'en allais loin de vous,<br /> Oui, je vous fus infidèle,<br /> Mais vous revenais quand même,<br /> Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,<br /> <br /> J'ai pleuré mes larmes,<br /> Mais qu'il me fut doux,<br /> Oh, qu'il me fut doux,<br /> Ce premier sourire de vous,<br /> Et pour une larme,<br /> Qui venait de vous,<br /> J'ai pleuré d'amour,<br /> Vous souvenez-vous ?<br /> <br /> Ce fut, un soir, en septembre,<br /> Vous étiez venus m'attendre,<br /> Ici même, vous en souvenez-vous ?<br /> A vous regarder sourire,<br /> A vous aimer, sans rien dire,<br /> C'est là que j'ai compris, tout à coup,<br /> J'avais fini mon voyage,<br /> Et j'ai posé mes bagages,<br /> Vous étiez venus au rendez-vous,<br /> Qu'importe ce qu'on peut en dire,<br /> Je tenais à vous le dire,<br /> Ce soir je vous remercie de vous,<br /> Qu'importe ce qu'on peut en dire,<br /> Je suis venue pour vous dire,<br /> Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous...<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Devant l’Ego nous sommes Egaux<br /> Ego centrisme : (nombrilisme) magnifiquement illustré dans Ubu roi d'Alfred Jarry. Où il est question d'autosuffisance, de vanité, de boursouflure de moi.<br /> Nous avons tous un nombril. Actuellement les médecins accoucheurs ligaturent le cordon ombilical des nouveau-nés pour qu’ils ne souffrent pas, Ils procèdent ainsi : ils ligaturent, coupent ce<br /> cordon en prenant soin de laisser environs 3 cm de morceau de chair, qui en quelque temps sèche et tombe naturellement car il devient inutile, vain.<br /> Je pense qu’avec par ce geste simple nous pouvons comprendre que la souffrance humaine est uniquement lié à la vanité. Vanité que l’on doit ligaturer et assécher tous les jours afin de renaître à<br /> soi même. Libre, Vierge de toute culpabilité. Et là nous retrouvons notre amour propre dans toute sa fraîcheur et évitons bien des souffrances.<br /> Amitié à tous Danièle<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> sur la responsabilité de mettre au monde un enfant...et d'en être conscients ? ah, geneviève, on pourrait répondre que nous sommes menés par nos hormones ? ou par notre inconscient ? ou par notre<br /> destin ? ou par notre coeur ? on pourrait en rire, aller boire un verre de bière... et penser qu'il fera comme tous les humains. nous serions juste une espèce mammifère debout dans la<br /> perpétuation de son espèce.<br /> mammifère debout, oui, mais - de parole-.<br /> nous avons la parole. le verbe.<br /> dieu nous a créé à son image,cela veut dire pour moi, créateurs aussi. liberté/responsabilité.<br /> dans le récit de la genèse, on voit Dieu en pleine activité créatrice. avec un moment où comme en se reculant, il se demande si ce qu'il a crée est bon : et il vit que cela était bon. (de<br /> mémoire..)<br /> et à travers toute la bible nous lisons les "emmerdements" de dieu avec sa création...et il s'en fait des colères !<br /> Dieu est utile à l'homme, et l'homme est utile à Dieu, sinon, de qui il se ferait reconnaître ? je ne vous ai pas répondu, car je suis comme vous, me questionnant : les relations<br /> parents/enfants... et si le mot responsabilité est à garder, alors elle est partagée comme dans toute relation, en tous les cas elle est à questionner comme vous le faites.<br /> ce n'est pas facile ! qu'en pensez-vous tous ?<br /> et si on avait le DESIR de naître ? beaucoup de spiritualités et de courants analytiques parlent de ce désir, ou non désir de s'incarner.<br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> C'est un bien bel éclairage Lucette ! Et j'aime bien l'expression de la circoncision du coeur. La circoncision n'est pas une mise à mort ou une élimination : elle est une simple purification.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> Un - des intérêts de notre vie, il me semble, est le cisellement de notre "relation" avec notre égo. pas de sa mise à mort. le "circoncisez votre coeur" fait écho en moi.<br /> c'est comme si on disait : ma relation au monde est mauvaise, donc je la coupe ; ou ma relation au monde est mauvaise, donc je la travaille.<br /> dans un même esprit  se travaille notre relation avec le divin, à ma sensibilité.<br /> je suis entièrement d'accord avec la fine remarque d'Etienne Duval. mais qui en fait ouvre un espace immense de liberté pour chacun de nous.<br /> pourquoi de liberté ? mais parce que là où nous en arriverons chacun de nous, ce sera bien, car cela aura été notre possible. et la question de la culpabilité est allégée !<br /> <br /> la tradition indienne du yoga, affirme qu'il y a un bon égo,(un narcissisme nécessaire pour constituer un moi, un être); comme il y a un égo "perturbant" (et non mauvais) qui révèle un trait de<br /> caractère particulier de la relation qu'a chaque être avec la réalité.<br /> mais...entre réel et réalité il y a toutes nos émotions, et la nuit tombe, et c'est une autre histoire ! <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Ibrahim, merci de ton application, mais le mot "élimination" de l'égo me gêne autant que sa "mise à mort". Je pense personnellement qu'on ne peut ni l'éliminer ni le mettre à mort mais simplement<br /> le remettre à sa place, comme je l'ai déjà dit.<br /> Mais je rentre là dans une querelle sans doute inutile.<br /> <br /> <br />
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I
<br /> J’ai repris le texte et j’ai remplacé « la mise à mort » qui dans l’esprit d’ibn Arabi veut dire l’ablation de l’ego ou de la rouille qui corrode ou rouille le métal pur qui est le cœur, par le mot<br /> « ablation » ou « élimination » qui rejoint ce que tu appelles mise en dehors ou « OUT comme diraient les anglo-saxons".<br /> <br /> <br />
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I
<br /> Tu as raison Etienne nous ne sommes pas des mystiques comme eux mais des hommes parmi les hommes capables de nous adapter sans nous soustraire complètement à la société où nous vivons avec ses<br /> alinéas. «  le texte est copié mot à mot du français ce n’est pas moi qui l’ai traduit, si je le trouve en arabe j’essayerai de voir si le vocable mise à mort ne signifie pas « dominer son ego<br /> tout en vivant avec lui»<br /> <br /> Ibrahim<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Ibn Arabi<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> J'admire la fine perception spirituelle d'Ibn Arabi, mais je me demande si l'on peut véritablement mettre à mort l'Ego. Personnellement, je dirais : le remettre à sa place.<br /> <br /> <br />
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I
<br /> A Danièle Petel et à tous les autres<br /> « Le vrai combat ne se livre pas au sabre, mais dans l'âme de l'homme »<br /> <br /> Devant un tel hymne nous ne pouvons que voir la réponse claire des musulmans soufis qui interprètent le mot Jihad ou lutte par justement ce dire du prophète qui a fait dire au Sheikh al akbar<br /> Muhieddine ibn Arabi :  :<br /> <br /> « Le héros c’est celui qui brise les idoles<br /> et l’idole de tout homme c’est son égo.<br /> Le cœur, celui de l’homme parfait<br /> est à la fois l’organe de la connaissance spirituelle<br /> et l’habitacle de DIEU,<br /> mais comme les intempéries corrodent le métal,<br /> l’égo et les passions qu’il génère nécrosent le cœur,<br /> pour le régénérer,  pour lui restituer sa transparence originelle<br /> il n’y a qu’un moyen, une seule voie,<br /> c’est la mise à mort de cette puissante illusion qu’est l’égo »..<br /> <br /> Merci Lucette d’avoir pu récolter comme chacun d’entre nous de tels propos indispensables pour nous faire apprécier nos différentes, mais oh combien complémentaires, cultures spirituelles. Pour moi<br /> Nelson Mendela est un héros de la spiritualité agissante qui a fait preuve de son efficacité telles celles de Gandhi, Martin Luther King et Gibran Khalil Gibran, et plus loin de nous dans le passé<br /> SOCRATE, SAINT AUGUSTAIN et AVERROHES et SAINT THOMAS D’AQUIN et beaucoup d’autres.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> A Lucette Daubrée et Ibrahim Beydoun<br /> Lla Joie exprimée par Lucette m’inspire ceci : Quand nous sommes dans Joie, Dieu vit d’Amour. Oui la vie de Nelson Mendela est riche d’enseignement qui n’est pas sans rappeler le<br /> parcours initiatique décrit dans la Divine Comédie.<br /> Je pense que Nelson Mendela est un être de Vérité, être pénétré d’un amour si fort pour l’humanité que rien ne peut l’atteindre. Son guide est l’Idéal d’Amour de Justice.<br /> Monsieur Ibrahim Beydoum dans son Ode à Shahrazade (femme d’orient, étoile innée de l’Arabie) nous invite à la culture orientale. J’aimerais beaucoup, monsieur Beydoum, que vous nous confiez votre<br /> pensée sur cet hymne de Mahomet : « Le vrai combat ne se livre pas au sabre, mais dans l'âme de l'homme »<br /> Bon dimanche !<br /> <br /> Danièle<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> A Lucette Daubrée<br /> <br /> <br />  Un grand merci à Lucette pour son commentaire lucide et sympathique. Il est si difficile d'être parents comme d'être enfants et  notre responsabillité est grande quand on prend le<br /> risque de faire un  enfant. Mais en sommes vraiment conscients.<br /> Geneviève Pégaz<br /> <br /> <br /> <br />
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