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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 14:53

milarepa2.jpg

Milarepa

 

 

 

http://milarepa.edublogs.org/about/

 

Pour le blog, le café philosophique et le groupe de la parole, nous nous intéresserons au bouddhisme, au cours de la nouvelle session 2012-2013. Ici, à chaque fois, nous associerons une citation de Bouddha et un conte bouddhiste. Le va et vient entre l’une et l’autre devrait permettre à la pensée de tous de pouvoir s’exprimer. Chacun est donc invité à entrer dans la réflexion et le débat.

 

 

Les nuages ne disparaissent pas, ils se transforment en pluie (Bouddha)

 

 

Milarepa attaqué par les démons

 

 

Alors que Milarepa était en retraite, un jour, en rentrant dans sa grotte, il se trouva face à une horde de démons terrifiants avec des yeux grands comme des soucoupes. Ils exhibèrent leurs pouvoirs faisant trembler le sol et déployant toutes sortes de manifestations terrifiantes. Milarepa essaya différents moyens pour les chasser : il adressa des prières à son lama Marpa, médita sur la divinité protectrice, menaça les démons, et tenta toutes sortes de stratagèmes. Ils se moquèrent de lui : A en croire son attitude, il semble qu’il ait perdu son équanimité et que nous l’ayons troublé.

 

Alors Milarepa se dit : Marpa Lodrakpa m’a enseigné que toutes les apparences sont projections de l’esprit, et que la nature de celui-ci est vide et lucide ; considérer ces démons comme extérieurs et vouloir les expulser est illusion.

 

Réalisant alors que la nature de l’esprit ne pouvait être affectée par ces manifestations, et qu’elle demeurerait inchangée même devant une myriade des démons les plus terribles, il comprit les démons comme l’expression des fixations et des pensées dualistes de son esprit. Alors, dépassant ses peurs, il accepta la présence des démons, et fit naître envers eux une compassion authentique.

 

Il se dit : Si ces démons veulent mon corps, je les leur offre ; la vie est transitoire, il est bon que je puisse aujourd’hui faire ainsi une offrande bénéfique. Cette attitude de profonde compassion et de compréhension de la vacuité apaisa les démons et finalement leur chef s’adressa à Milarepa : Croyant que tu avais peur de nous, nous pensions pouvoir te nuire ; mais si la pensée des démons n’apparaît jamais dans ton esprit, tu n’as nulle crainte à avoir. Puis ils disparurent.

Kalou Rinpoché, La voie du Bouddha, Points Sagesse, 2010,  p. 225-26.

 

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commentaires

P
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D
<br /> Charles, je retiens ta leçon, qui est, pour moi, extraordinaire : être heureux, c’est partager. Autrement dit l’aboutissement de l’action humaine, c’est la<br /> création, c’est-à-dire le partage, c’est-à-dire finalement le bonheur. Décidément les Grecs avaient tout compris. Il y avait vraiment chez eux du daimôn ! Nous finissons par retomber dans le<br /> bouddhisme car l’éveil, c’est le bonheur. Et faire le vide c’est rejeter tout ce qui n’est pas de l’ordre du partage. Quelle lumière !<br />
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C
<br /> Belle  "re-connaissance" Etienne ! Marcel Mauss  ne disait-il pas<br /> déjà, tu le sais mieux que moi, qu’à l’origine de l’échange, il y a le don ! ( Essai sur le don<br /> 1923)<br /> <br /> <br /> Oui, δαίμων : dieu, en tant qu’il intervient dans la destinée humaine, et déjà chez Homère δαίομαι c’est<br />  partager. Pour L’Alchimiste de Paulo Coelho<br /> δαίμων  c’est, chacun, "sa légende personnelle". Quant à ευδαίμονία le bonheur ce n’est pas « que du bonheur ! » comme de gagner<br /> au tiercé ; Aristote le définit comme "l’activité la plus parfaite de l’esprit humain en possession de son objet le plus élevé." (Ethique à Nicomaque X et VII,1). Mais ce bonheur ainsi défini, est-il accessible à tous ? Si sa contemplation strictement rationnelle tourne court,<br /> c’est peut-être, comme tu le dis, parce qu’elle ne fait pas "sa part à l’autre" ! <br /> <br /> <br /> Charles<br />
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P
<br /> <br /> <br /> Le Buisson ardent<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> « Celui qui ne perd rien de ce qu’il est en faisant sa part à l’autre »<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Charles, j’ai beaucoup aimé ta retraduction du prologue de Jean : « Au début était la Médiation… » avec l’idée d’un Dieu qui fait des parts. Or,<br /> après, tu revisites la Révélation du nom divin : « Je suis celui qui suis ». Dans cette traduction, il me semble que l’on a laissé tomber le plus intéressant. Il y a, en effet deux<br /> révélations de Dieu : celle que tu signales et une autre basée sur la figure du Buisson ardent. Le Dieu qui se sacrifie (le feu du sacrifice)  ne<br /> perd rien de ce qu’il est, en faisant sa part à l’autre et donc à l’homme. Autrement dit : le faire sa part à l’autre est inclus dans la définition de Dieu ainsi présenté. J’aurais presque<br /> l’audace de dire que c’est là la vraie révélation de Dieu, celle qui le rapproche intrinsèquement de l’homme.<br />
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C
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Jésus "un homme qui a vécu pour une certaine idée de Dieu, qui a vécu l’idée que Dieu a de lui-même,( p.191), ce qui fait que Dieu l’a re-suscité" έγείρω fait lever que tu relèves pp. 272 et 339 chez Marc, employé 53 fois alors que  άναστήναι  (Jn 20,9)<br /> n’y est que 19 fois et renvoie à l’anastasis, la croyance juive en la résurrection générale des morts. Et si Dieu l’a ressuscité, (re- surrection comme dans in-surrection), ce n’est pas que la mort de Jésus de Nazareth rende compte de ce que fut sa vie et lui donne sens, mais<br /> c’est au contraire ce que fut sa vie qui rend compte de ce que fut sa mort. D’où l’importance sur laquelle tu insistes du Jésus historique.<br /> <br /> <br /> Car "l’explosion des egos" n’est possible que par l’opération de construction-déconstruction qui est celle, incessante, de la connaissance ; qu’est-ce en<br /> effet que la connaissance si ce n’est une œuvre, un acte : la construction de l’objet connu par le connaissant dans une mouvance, comme tu tends à le dire p.70, qui est celle de l’histoire,<br /> d’où la connaissance de Dieu par Jésus comme par nous-mêmes au sens de construction-déconstruction, ce qui n’enlève rien à la transcendance de Dieu et laisse entière la question de l’altérité,<br /> parce que, lorsque je dis Dieu, mon Dieu n’est pas celui de Feuerbach mais plutôt celui de Simone Weil et des mystiques quand dans sa Lettre à un religieux elle écrit, ce qui m’a d’abord interrogé, que "l’idée d’une quête de l’homme par Dieu est d’une splendeur et d’une profondeur<br /> insondables. Il y a décadence quand elle est remplacée par l’idée d’une quête de Dieu par l’homme."<br /> <br /> <br /> D’où ce que tu appelles p.289 sq.,  le thème johannique de "l’inhabitation à quatre" (le Père, le Fils, l’Esprit et<br /> bientôt les disciples) avec la relation très orientale de maître à disciple et la transmission d’une génération à l’autre de ce que Pierre Legendre appelle L’inestimable objet de la transmission  qui ne mène pas à la<br /> confusion des places, serait-ce au prix d’une certaine réelle incommunicabilité puisque le Père n’est pas le Fils qui n’est pas l’Esprit, chacun dans sa fonction propre, "inhabitation en cascade"<br /> qui opère une réelle excentration suite à l’explosion des egos et de l’anthropocentrisme, y compris de celui supposé de Dieu, à savoir qu’après Copernic, Darwin et Freud, nous interroge Jacques<br /> Pohier, l’homme n’est peut-être pas tout pour Dieu !<br /> <br /> <br /> Tu conclues p.355 sur un Dieu "qui a été, et sera peut-être encore longtemps, le Dieu obscur de tous les siècles obscurs", soit ! Mais que sera alors pour<br /> toi un Dieu qui ne sera pas celui des siècles obscurs et que dis-tu quand tu dis Dieu, ou ne le dis pas ? Un Dieu pour nous apprendre à nous pourvoir nous-mêmes "de sécurité sociale, de<br /> gouvernance universelle, d’instruction obligatoire, de systèmes de paix générale" ? Vaste programme d’une religion qui ne serait plus l’opium du peuple mais, comme le dit Régis Debray, au<br /> moins la vitamine des plus défavorisés ! Mais alors, jusqu’où va notre propre compréhension du thème johannique de "l’inhabitation" et du : « mon royaume n’est pas de ce<br /> monde » qui, il est vrai, n’est pas qu’une question religieuse ?<br /> <br /> <br /> Déjà dès ta préface p.3, tu affirmes que "le but de l’Ancien testament était de justifier religieusement l’accaparement d’une terre par un peuple. […] Le Nouveau<br /> Testament, quoiqu’en dise l’évangile de Matthieu sur le respect intégral du vieux testament, s’est construit au contraire sur une tentative de redressement pacifique de ces anciens livres<br /> guerriers et fondamentalement colonialistes." Que ça plaise à Michel Onfray pourquoi pas, mais c’est occulter toute la part symbolique, mythique du 1er testament, celle non pas<br /> d’une  terre sainte mais d’une "terre de la sainteté" (Ex 19, 6) et des lois de la Parole, avec la<br /> présence de Yahvé au temple par mode de Schekinah, "terme formé sur la racine Schakan : demeurer<br /> comme sous une tente, c.à.d. ni présent comme une possession, ni absent comme quelqu’un qui manquerait mais présent dans un espace ouvert : ni vide et creux, ni plein et clos, ouvert et<br /> aussi peu vide que le sont des paumes ouvertes." D’où le malaise que je ressens dans l’opposition entre Ancien et Nouveau testament, comme si la « bonne nouvelle » des évangiles allait<br /> régler ses comptes à l’Ancien ! Je suis persuadé pour ma part que chacune des trois religions du Livre a ce qu’il faut, la "reconnaissance",  pour opérer ses propres déconstructions et<br /> non pas destructions.<br /> <br /> <br /> N.B. p.86 la référence à la pêche miraculeuse que tu commente p.346 avec beaucoup de finesse,  c’est Jn 21,11 et non 22,11<br /> <br /> <br /> Charles<br />
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C
<br /> Bruno Guérard, « Jean, le disciple adolescent », édition Golias, Juin 2012<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bruno bonjour,<br /> <br /> <br /> De ton Jean, le disciple adolescent que tu viens de faire paraître<br /> en juin chez Golias, Etienne Duval qui l’a lu me disait que tu ne manques pas de courage ; c’est aussi ce que je pense, non pas tant pour la rigueur de ta démonstration et la patience que ta<br /> recherche a demandée, la notre aussi à te lire, bien que pour nous autres ignorants, d’une lecture étonnement limpide, mais pour ton audace à nous mener, par une méthode dégagée d’a priori<br /> idéalistes, à découvrir sous l’accumulation de vingt siècles de christianisme ce qui coulait de source : un Jean adolescent, non pas apôtre mais seulement disciple et trilingue plus encore<br /> que son maître, un " Jésus de l’histoire ".<br /> <br /> <br /> Tu nous entraînes ainsi à relire ce que nous avions laissé de côté, tel le catéchisme de notre enfance, et tout particulièrement celui des quatre évangiles qui<br /> pour moi demeure le plus savoureux. Aussi, avec ces thèmes propres à l’évangile de Jean, c’est à un véritable travail de "déconstruction", comme dirait Jacques Dérida, auquel tu nous<br /> convies.<br /> <br /> <br /> Ainsi de cet « agneau de Dieu » qui, écris-tu p.91, "va nous conduire vers cette religion sans temple, sans prêtre et sans dogme, sans culpabilité et<br /> sans liaison avec les pouvoirs, qui sera celle sortant de Galilée au lendemain immédiat de Pâques ", mais, ajoutes-tu p.355, "johannisme primitif des années 30 à 50 de l’ère, étape à la fois<br /> première et extrêmement brève".<br /> <br /> <br /> Par contre p.69, quand tu entends dans le Prologue λόγος au sens dans le monde juif d’un Dieu personnel, je trouve que tu passes à côté de l’influence de la<br /> culture grecque chez Jean alors que tu y insistes par ailleurs ; est-ce parce que tu considères que dans cette culture la mythologie avec sa multiplicité de dieux était devenue comme une<br /> fable à laquelle personne ne croyait ? Je pense au contraire que la mythologie, comme elle l’est redevenue maintenant, peut-être avec l’aide de la psychanalyse et de la pensée orientale,<br /> notamment chez Avicenne à la différence d’Averroès avec sa notion d’intellect séparé et d’une pensée plus intuitive que déductive parce que réceptacle d’une révélation, était chez les grecs prise<br /> très au sérieux. Simone Weil dans sa Lettre à un religieux  notait que "le fait même d’avoir traduit «Logos» par « verbum » indique que quelque chose  a été<br /> perdu, car λόγος veut dire avant tout rapport, et est synonyme de άριθμός nombre ; rapport c.à.d. proportion, c.à.d. harmonie, c.à.d.<br /> médiation : Au commencement était la Médiation. " Ce qui pour moi rejoint le sens de δαιμων :" le dieu qui fait les parts". Simone Weil trouve du reste le Prologue très obscur<br /> s’interrogeant sur le fait que si le Logos est la lumière véritable illuminant tout homme qui vient au monde, ce n’est donc pas le baptême selon la doctrine catholique qui opère cette venue, le<br /> baptême, c’est seulement ensuite l’entrée dans la filiation personnelle d’un Dieu Père.<br /> <br /> <br /> Mais il est vrai qu’avec notre "laïcité" bien française qui prend en compte l’athéisme, le christianisme comme tu l’écris p.293 "crée ou tente de créer, en<br /> Occident, une coupure radicale entre le religieux et le système du monde, à la différence probable des systèmes asiatiques qui intègrent les forces cachées et obscures dans le monde naturel." Je<br /> me suis, à ce propos, trouvé participer pour le MRAP le 25 septembre dernier à la 21ème session des droits de l’homme aux Nations Unies à Genève et sur la question notamment de la<br /> lutte contre les discriminations j’ai pu entendre les représentants d’états islamiques mentionner dans leur déclaration le nom du Prophète en l’accompagnant de la formule usuelle : « Au<br /> nom du Dieu Miséricordieux, SLSB (Sur Lui Salut et Bénédiction),  que la paix soit avec Lui ». Pourquoi pas, la formule a au moins le mérite de<br /> n’être entachée d’aucune violence !<br /> <br /> <br /> J’en viens à l’analyse que tu fais p.248 sq., sur la question qui m’est restée longtemps inaperçue, celle du blasphème, le réel motif de la condamnation de<br /> Jésus : « Je suis celui qui suis ! », formule qui renvoie à l’anagramme de Yahvé, comme tu le dis, hautement blasphématoire pour un juif ! Et ce que je trouve très<br /> intéressant c’est ton approche de cette question du blasphème, centrale chez Jean avec la conscience identitaire progressive de « l’heure » p.61 et de "l’explosion successive des egos",<br /> expression très parlante que tu utilises et qui d’abord intrigue le lecteur ; car paradoxalement, c’est parce que la conscience identitaire de Jésus se situe progressivement sur un plan<br /> symbolique qu’elle va faire exploser ses egos successifs qui, eux, sont demeurés au plan imaginaire : c’est la métaphore du Berger, celle que Jean est le seul à nous rapporter qui nous met<br /> en garde contre ce qu’on nomme aujourd’hui  "le syndrome du Berger" dont sont victimes tous les fusionnels des sectes. Et en se situant à un niveau<br /> symbolique, qu’il ne faut pas entendre comme idéaliste car ce serait en rester à l’imaginaire, c’est en cela qu’il est, comme tu dis, "producteur de théologie" et qu’il encourt l’accusation de<br /> blasphème. Quand Jacques Pohier que j’ai connu au Saulchoir écrit Quand je dis Dieu en 1974, c’est<br /> aussi cela qu’il veut dire : Jésus "un homme qui a vécu pour une certaine idée de Dieu, qui a vécu l’idée que Dieu a de lui-même,( p.191), ce qui fait que Dieu l’a re-suscité" έγείρω fait lever que tu relèves pp. 272 et 339 chez Marc, employé 53 fois alors que  άναστήναι  (Jn 20,9)<br /> n’y est que 19 fois et renvoie à l’anastasis, la croyance juive en la résurrection générale des morts. Et si Dieu l’a <br />
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K
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P
<br /> La théorie des idées de Platon<br /> <br /> <br /> A mettre en relation avec la philosophie de Bouddha contemporain de<br /> Socrate<br /> <br /> <br /> C’est la première version de la théorie de Platon concernant les Idées. Elle introduit un dualisme entre deux mondes, une séparation que Platon cherchera à<br /> réduire dans ses écrits tardifs.<br /> <br /> <br /> Le sensible est partagé entre les contraires qui le constituent. Ne se laissant décrire qu’au sein d’interrelations mouvantes par essence, le sensible ne paraît<br /> pas offrir de fondement stable au logos.<br /> <br /> <br /> L’opposition de l’un et du multiple à travers le langage recouvre le fait qu’on puisse donner plusieurs noms à une même chose, mais aussi un même nom à<br /> différentes choses. Cette contradiction prend, pour Platon, une valeur métaphysique : ce ne peut-être le langage, univoque, qui est cause de cette opposition, mais bien l’être.<br /> <br /> <br /> Pour parvenir à un logos stable, il faut se limiter à ce que la chose est en elle-même, remonter à l’être propre des objets que l’on cherche à définir,<br /> en dehors de toutes relations. Si on s’en tient aux apparences qui découlent des interrelations, on se condamner à ne rien connaître vraiment.<br /> <br /> <br /> Les Idées<br /> <br /> <br /> L’invention de l’Idée découle à l’origine de l’obligation d’unicité de la définition socratique, et traduit la difficulté d’atteindre un véritable logos<br /> de l’être, sans se laisser égarer par la contradiction du sensible.<br /> <br /> <br /> L’Idée est la résolution du multiple, sensible, dans l’un. C’est un modèle abstrait et parfait, éternel et immuable, dont on retrouve les instances faillibles<br /> dans le monde physique. Tous les phénomènes naturels ne sont que les ombres de formes ou d’Idées éternelles.<br /> <br /> <br /> L’Idée a une double polarité :<br /> <br /> <br /> <br /> C’est une unité générique qui met fin au paradoxe d’une même prédication effectuée sur des sujets multiples et différents, en synthétisant le divers dans<br /> l’un<br /> <br /> <br /> Une unité principielle de réalité qui permet de repenser l’unité de l’identité concrète dans la hiérarchie de ses déterminations propres et relatives.<br /> (????)<br /> <br /> <br /> <br /> Chaque Idée est engagée dans de vastes et nombreuses interrelations, incluant verticalement les identités concrètes qui tirent d’elle, par participation, leur<br /> réalité, et horizontalement des rapports ontologiques de communauté et de hiérarchie avec d’autres Idées.<br /> <br /> <br /> Il est alors possible de penser les contraires de façon disjonctive, c'est-à-dire par exclusion mutuelle les uns des autres. Un objet peut ainsi être caractérisé<br /> comme le contraire de quelque chose d’autre.<br /> <br /> <br /> http://www.systerofnight.net/religion/html/platon.html<br /> <br /> <br />  <br />
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P
<br /> Le bouddhisme du petit véhicule<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> Le bouddhisme du grand véhicule<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> Présentation plus succincte du Grand Véhicule et du Petit Véhicule<br /> <br /> <br />  © Ralph Stehly, Professeur d’histoire des religions,<br /> Université Marc Bloch, Strasbourg<br /> <br /> <br />  " Véhicule " est pris au sens de " véhicule permettant de traverser l’océan de la<br /> souffrance ".<br /> <br /> <br /> Le Grand Véhicule (Mahâ-yâna) est une forme de bouddhisme plus récente que le Petit Véhicule (Hîna-yana). Elle est<br /> apparue 400 ans environ après le parinirvâna du Bouddha. Alors que le PV se réfère au seul enseignement du Bouddha à Bodh-gaya, le GV se réfère à un deuxième enseignement donné par le Bouddha au Pic des Vautours.<br /> <br /> <br /> Les différences entre le GV et le PV portent sur les points suivants..<br /> <br /> <br /> <br /> Le PV conteste l’existence d’un être en soi derrière les apparences et se montre réticent devant les spéculations métaphysiques. Le<br /> GV enseigne par contre l’existence d’un Absolu (aux différentes dénominations). Selon le GV, même dans les réalités les plus éphémères dont est bâtie la personne et le monde on peut reconnaître<br /> un Absolu. Cet absolu réside précisément dans leur vacuité. La vacuité est donc positive. Il y a une bouddhéité en chacun d’entre nous, qu’il s’agit de réaliser.<br /> <br /> <br /> Gautama, le Bouddha historique, est interprété comme la projection de l’Absolu. Sa figure terrestre n’était qu’une apparence<br /> illusoire (docétisme !). Pour le PV, Gautama est un homme et un maître de la même nature que les autres hommes.<br /> <br /> <br /> Selon le PV, la libération doit être réalisée par ses propres forces. Le GV, par contre, enseigne que la libération peut se faire<br /> avec l’aide d’entités transcendantes, les Bouddhas transcendants ou les bodhisattvas transcendants par le transfert de mérites karmiques sur d’autres personnes de la part, par exemple, des<br /> bodhisattvas.<br /> <br /> <br /> Le canon du PV est en pâli, celui du GV est en sanskrit, celui du véhicule tantrique est en tibétain. Les sûtra-s du GV<br /> sont datés entre le – 1er s. et le + 6ème s.<br /> <br /> <br /> <br />  http://stehly.perso.infonie.fr/grandvehicule.htm<br />
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L
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Deuxième conséquence : Pour le Petit Véhicule le nirvâna marque l’arrêt du samsâra et se présente donc comme quelque chose de différent du<br /> samsâra. Alors que pour les mahayanistes, le nirvâna est identique à l’inconditionné, à l’absolu, à la Réalité, et le samsâra n’est qu’une apparence.<br /> <br /> <br /> Somme toute nous pouvons dégager les points essentiels qui distinguent le Mahayana du Hinayana :<br /> <br /> <br /> - l’idéal de salut est universel pour le Mahayana, et non plus seulement individuel;<br /> - une interprétation métaphysique et religieuse de la nature du Bouddha par le Mahayana remplace l’interprétation historique et éthique du Petit Véhicule;<br /> - le monisme idéaliste du Mahayana se substitue au pluralisme réaliste de Hinayana.<br /> <br /> <br /> Deux écoles naîtront du Grand Véhicule. Ce sont l’école des théoriciens de la voie moyenne, fondée au IIe siècle de notre ère, et l’école de “rien<br /> que la conscience”, fondée au IVe siècle.<br /> <br /> <br /> a) La voie moyenne. Elle tend à revenir à l’enseignement originel du Bouddha. On la dit moyenne parce que le<br /> Bouddha répugnait les extrêmes (ascétisme et hédonisme par exemple). Là où notre esprit, vicié par l’ignorance et l’illusion, perçoit et conçoit une réalité, il n’y a en fait qu’un vide. Cette<br /> école est aussi appelée l’école de la Vacuité.<br /> <br /> <br /> b) Pour la seconde école rien n’existe hors de la conscience. Cette école s’accorde avec la première pour admettre que tous les êtres ordinaires vivent<br /> dans l’illusion constante. Mais elle se distingue en tentant de substituer un substrat spirituel à ce vide absolu dont participent cependant tous les phénomènes. Le monde est une création de<br /> notre esprit qui tend à objectiver tout. C’est cette école de “rien que la conscience” qui justifie l’exercice du yoga. Elle affirme que la vérité absolue ne peut être obtenue que par<br /> l’expérience intérieure du yoga, et non par la logique conceptuelle.<br /> <br /> <br /> Ces deux écoles du Grand Véhicule représentaient le sommet de la pensée bouddhique en Inde. Par la distinction entre la vérité supérieure et les vérités<br /> conventionnelles, elles tentaient de concilier les spéculations métaphysiques, intelligibles seulement pour une petite élite de moines, conciliantes avec les croyances et pratiques populaires<br /> qu’elles acceptaient comme des vérités d’ordre inférieur, utiles et bienfaisantes seulement pour ceux qui ne pouvaient accéder à la vérité supérieure. Mais cette attitude trop tolérante à l’égard<br /> des croyances populaires entachées de superstition et de fétichisme allait exposer le bouddhisme à tous les dangers de la contamination, et lui faire perdre peu à peu et son originalité<br /> doctrinale et sa vitalité religieuse.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Disparition du bouddhisme en Inde<br /> <br /> <br /> Au Ve siècle le bouddhisme atteint son apogée en Inde. Mais au VIIe siècle se manifestent les premiers signes de son déclin.<br /> <br /> <br /> Le bouddisme commence à se métamophoser dans la pratique et dans les principes, donnant naissance à un mélange de symbolisme magique, de rites magiques, de<br /> formules magiques, d’exercices de yoga liés à une philosophie empruntée aux deux écoles. C’est l’apparition de ce mouvement qu’on appelle le tantrisme, qui se rapproche de l’hindouisme et<br /> s’éloigne du message originel du Bouddha.<br /> <br /> <br /> Le Petit Véhicule et le Grand Véhicule se replient, s’enferment dans des monastères. L’invasion musulmane achèvera de ruiner le bouddhisme en Inde sur le plan<br /> institutionnel au début du XIIe siècle. C’est désormais au Sri Lanka, en Thaïlande, au Cambodge et au Laos que survit le Petit Véhicule. C’est en Chine, en Corée, au Japon que s’est perpétué le<br /> bouddhisme du Grand Véhicule.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> G. LERO, le 27 mai 2008<br /> <br /> <br />  http://www.questionsenpartage.com/le-bouddhisme-du-petit-v%C3%A9hicule-au-grand-v%C3%A9hicule<br /> <br /> <br />  <br />
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L
<br /> Suite<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> b) L’école partisane des Textes sacrés, Sautrântika <br /> <br /> <br /> Ses membres estiment, selon l’enseignement originel du Bouddha, que seul le présent est réel. Il n’y a pas trois modalités temporelles, comme pour les<br /> Sarvâstivâdin qui expliquaient qu’une existence en son présent est responsable en son présent des actes de l’existence passée, et que de même l’existence future est responsable des actes de<br /> l’existence présente, et ceci tout en niant la réalité du passé et de l’avenir, mais en admettant néanmoins que nos actes contiennent des germes aptes à fructifier dans une autre existence. La<br /> position est ambiguë. Le bouddhisme se présente comme une philosophie qui tente de justifier à la fois la responsabilité des actes commis au cours de l’histoire, d’une part, et la non efficience<br /> des actes du passé, d’autre part.<br /> <br /> <br /> L’école partisane des Textes sacrés n’admet comme réels que les dharma du présent. Mais c’est en même temps attribuer à ces réalités une existence si<br /> éphémère qu’elles n’ont jamais de réalité consistante, puisque l’instant présent disparaît aussitôt qu’il est né. Une telle position prépare déjà à concevoir tous les dharma comme vides<br /> de substantialité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> MAHAYANA, le Grand Véhicule<br /> <br /> <br /> Les enseignements du Grand Véhicule ont été révélés plus tard, à ceux qui atteignaient la maturité intellectuelle et spirituelle. Les premières traductions en<br /> chinois du mouvement Mahayana paraissent vers 150 après J.-C.<br /> <br /> <br /> Le Mahayana ne rejette pas le Hinayana, mais prétend le dépasser, et réaliser son achèvement.<br /> <br /> <br /> Quels sont les points essentiels du Mahayana ? Ils portent sur trois aspects : l’idéal religieux, la nature du Bouddha, et la pensée philosophique. Ces trois<br /> points le distinguent de Hinayana<br /> <br /> <br /> a) L’idéal religieux. Le Mahayana reconnaît du mérite à celui<br /> qui sauve son prochain. Ainsi peut-il devenir bodhisatva, aspirant-Bouddha, au seuil de l’éveil. Le bodhisatva renonce à accéder au nirvâna tant qu’il reste d’autres êtres à<br /> conduire vers la délivrance. Par la compassion, en se substituant à chacun. Pour cela le bodhisatva requiert des vertus. Il doit se conduire bien, être patient, énergique, concentré,<br /> sage, et naturellement il doit être généreux. On voit ici que la figure du bodhisatva se rapproche plutôt du type chrétien du saint.<br /> <br /> <br /> Nota : Cette grâce faite aux autres est absolument étrangère au Petit Véhicule qui fait de l’homme isolé<br /> l’ouvrier de son propre salut selon la loi inexorable du karma. L’idéal religieux des adeptes du Petit Véhicule est de parvenir à l’état de saint (arhat), de se préoccuper<br /> soi-même de trouver son salut dans l’éternel repos, le nirvâna.<br /> <br /> <br /> b) La nature du Bouddha. Le bouddhisme du Grand Véhicule déifie<br /> le Bouddha. Souvenons-nous qu’aussitôt après sa mort le Bouddha a été l’objet d’un culte, ses reliques ont été vénérées —elles sont aussi fait l’objet de marchandages—, des statues ont été<br /> édifiées, et des lieux saints définis. Les “vies” du Bouddha se sont multipliées, embellies par des miracles. Ainsi, Le Lotus de la Bonne Loi présente Bouddha, prêchant en haut<br /> d’une montagne, entouré d’innombrables Bouddhas et de bodhisatvas; une lumière jaillit d’un globe lumineux situé entre les sourcils du Bouddha qui éclaire tout l’univers. Le Bouddha est donc ici<br /> représenté comme un être surnaturel.<br /> <br /> <br /> Le Grand Véhicule a élaboré la doctrine des trois corps du Bouddha <br /> <br /> <br /> - un corps créé, celui de Siddharta, qui fut seulement une apparition du corps réel du Bouddha, qui naquit, grandit, connut la faim, la soif, la<br /> vieillesse, qui s’est métamorphosé en quelque sorte. Mais ce n’est qu’une ombre du corps réel. On a affaire ici à une sorte de docétisme (1) .<br /> - un corps qui jouit du fruit des actes méritoires accomplis au cours des existences antérieures. C’est le corps de béatitude, exonéré enfin du samsara.<br /> - le troisième corps est appelé corps de la Loi, ou corps réel. C’est la nature parfaite du Bouddha, sa véritable réalité, qui est spirituelle, co-extensive à l’univers. Ce corps<br /> représente le Cosmos. Il est immanent aux êtres multiples du monde des phénomènes. On a ici affaire à une sorte de panthéisme.<br /> <br /> <br /> Nota : On mesure ici toute la différence qui s’établit entre le Grand Véhicule et le Petit Véhicule, pour lequel<br /> le Bouddha Gautama n’était pas différent des autres hommes et ne prétendit pas être sauveur divin.<br /> <br /> <br /> c) La pensée philosophique. Le Petit Véhicule s’est toujours<br /> appuyé sur un pluralisme radical d’éléments, les dharma, qui fondent le tout. Le Mahayana, au contraire, affirme que non seulement tous les êtres existants sont impermanents et irréels,<br /> mais que les dharma sont également irréels, purs produits de l’imagination, conceptions illusoires. Ainsi le Grand Véhicule affirme que toutes les parties du Bouddha prises en soi ne<br /> sont rien et que seul est réel le Grand-Tout. La véritable nature du Bouddha c’est son corps de la loi. C’est la Réalité absolue, une, éternelle, immanente au monde phénoménal des êtres temporels<br /> et multiples.<br /> L’absolu est vide de toute détermination.<br /> <br /> <br /> Première conséquence : Il y a une vérité supérieure, celle que possèdent les Bouddhas, et la vérité conventionnelle que possèdent les êtres voilés par l’ignorance<br /> et qui vivent dans le monde des apparences.<br /> <br /> <br /> Deuxième conséquence : Pour le Petit Véhicule le nirvâna marque l’arrêt du samsâra et se présente donc comme quelque chose de différent du<br /> samsâra. Alors que pour les mahayanistes, le nirvâna est identique à l’inconditionné, à l’absolu, à la Ré<br />
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L
<br /> Le bouddhisme du Petit Véhicule au Grand Véhicule<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Notes de l’exposé du 26 mai à l'intention des participants aux soirées théologiques de Saint-Bonaventure<br /> <br /> <br /> À sa mort Bouddha a laissé derrière lui un ordre monastique sans avoir pris soin de désigner un successeur. La belle unité originelle de la communauté n’y a pas<br /> résisté. Les moines se sont réunis pour fixer les textes (les sutras) relatant les discours du Bouddha et ses entretiens avec ses disciples, ainsi que la règle monastique. <br /> <br /> <br /> HINAYANA, le Petit Véhicule<br /> <br /> <br /> Deux partis se dégagent du sein de la communauté primitive : celui des Anciens, et celui de la<br /> Majorité.<br /> <br /> <br />  Les Anciens<br /> <br /> <br /> L’école des Anciens, considérée aujourd’hui par beaucoup comme la seule école orthodoxe du bouddhisme, au Sri Lanka, en Thaïlande, en Birmanie, au<br /> Cambodge, prétend posséder dans le canon en langue pâlie la reproduction fidèle du discours du Bouddha. Les Anciens ont décomposé avec soin la personnalité humaine et le monde extérieur<br /> en éléments impersonnels, distincts et irréductibles, les dharma. Certains sont indestructibles (l’espace vide, le nirvâna). Les autres, destructibles, sont en état de dépendance les uns<br /> par rapport aux autres.<br /> <br /> <br /> Ces dharmas sont nombreux. Il y a d’abord les 4 éléments terre - eau - feu - air, mais aussi l’énergie vitale, les facultés de voir, d’entendre, les<br /> sensations, les impulsions de la volonté, les opérations intellectuelles, la conscience, la haine, le désir, la richesse, le sommeil, la faim, la maladie, le vieillissement, la mort etc., bref<br /> tous les aspects du monde qui nous emprisonnent dans le cercle de la transmigration.<br /> <br /> <br /> Les 5 premiers dharma composent notre moi illusoire (qui n'est qu'une fausse apparence, qui trompe) :<br /> - les formes corporelles<br /> <br /> <br /> -          les sensations<br /> <br /> <br /> -          <br /> - les perceptions<br /> <br /> <br /> -          <br /> - les impulsions de la volonté<br /> - la conscience<br /> <br /> <br /> Certains traités présentent une liste de 70 dharmas, qui naissent, s’affaiblissent, disparaissent dans un mouvement incessant, à la manière des nuclides<br /> instables, ou radioactifs, qui modifient leur structure.<br /> <br /> <br /> Ici se pose une question : si le moi, finalement, est fait d’éléments impersonnels, de dharmas qui se dégradent et changent, comment expliquer<br /> la rétribution des actes ? Comment postuler à la fois pour une responsabilité d’actes commis dans une existence passée et en même temps ne pas accepter la permanente réalité d’un moi responsable<br /> de ses actes ? Il y a là une antinomie qui surgit à l’intérieur même des fondements du bouddhisme. Le moi présent n’étant pas identique au moi du passé, c’est comme si un être devait<br /> répondre des actes d’un autre.<br /> <br /> <br /> D’autre part le monde dont ce moi a l’expérience forme avec le monde un tout indivis. N’existent donc finalement qu’une quantité infinie de<br /> courants de vie, non de personnalités réelles et stables.<br /> <br /> <br />  Les Majoritaires<br /> <br /> <br /> Moins élitistes, plus proches des laïcs, plus libéraux, ils doutent de l’infaillibilité attribuée par les Anciens aux saints moines. En revanche, ils<br /> regardent le Bouddha comme un être supra mondain, transcendant. Comme les laïcs ils déifient en quelque sorte le Bouddha, pour en faire un objet de culte.<br /> <br /> <br /> Au sein de ce groupe majoritaire des divisions se produisent dès le IIIe siècle av J.-C. De ces divisions naissent deux écoles. La première est celle qu’on peut<br /> appeler l’école du “Tout existe”; l’autre est celle où se rassemblent les partisans des Sutras, des Textes sacrés.<br /> <br /> <br /> a) L’école du “Tout existe”, Sarvâstivâdin<br /> <br /> <br /> Leur canon référentiel est un traité du IIe siècle av J.-C. Les tenants de cette école affirment que non seulement les dharma paraissant dans le moment<br /> présent sont réels, mais qu’ils le sont dans le passé et dans l’avenir, bien qu’ils ne soient perçus que comme agissant dans le présent.<br /> <br /> <br /> b) L’école partisane des Textes sacrés, Sautrântika<br /> <br /> <br /> Ses membres estiment, selon l’enseignement originel du Bouddha, que seul le présent est réel. Il n’y a pas trois modalités temporelles, comme pour les<br /> Sarvâstivâdin qui expliquaient qu’une existence en son présent est responsable en son présent des actes de l’existence passée, et que de même l’existence future est responsable des actes de<br /> l’existence présente, et ceci tout en niant la réalité du passé et de l’avenir, mais en admettant néanmoins que nos actes contiennent des germes aptes à fructifier dans une autre existence. La<br /> position est ambiguë. Le bouddhisme se présente comme une philosophie qui tente de justifier à la fois la responsabilité des actes commis au cours de l’histoire, d&rs<br />
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G
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P
<br /> Les 8 états d’éveil dans le bouddhisme<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le 1er Esprit Éveil : Prenant conscience que les éléments (physique et mental) formant l’être et ceux de l’environnement sont soumis à la<br /> loi de l’impermanence, sans état réel, sans notion de l’existence d’un ego, d’un moi, il faut s’en libérer. Il faut savoir que l’esprit est l’origine des méchancetés, il faut se détacher de la<br /> vision que le mental est réel et qu’il est le moi. Sachant que cette illusion n’est pas réelle, il ne faut pas l’accepter et ni courir derrière ce moi illusoire. Et en sachant aussi que ce corps<br /> est une jungle de mauvaises actions, il ne faut pas l’accepter comme réel et comme l’existence d’un moi. En se regardant, en prenant conscience cet état d’illusion due au changement, on<br /> s’éloignera de la souffrance due au cycle de renaissance et de mort.<br /> <br /> <br /> <br /> Le 2e Esprit Éveil : Il faut savoir que l’esprit possession, l’esprit de désir de tout avoir, sans être rassasier, est la source d’une<br /> grande souffrance. L’existence du cycle des existences (renaissance-mort) est soumise à cet état de désir, de posséder toute chose du monde. C’est pour cette raison qu’il faut diminuer cet état<br /> de désir. Lorsque que le mental s’éloignera du désir et du souhait de posséder, le bonheur et l’harmonie reviendront. On dit souvent que l’esprit de possession n’a pas de fond.<br /> <br /> <br /> <br /> Le 3e Esprit d’Éveil : Ceux qui développent de plus en plus l’état de désir et de possession, développeront de plus en plus les mauvaises<br /> actions. C’est dans cet éveil qu’il faut détruire l’état de désir et de possession et les souhaits qui y sont liés. A n’importe quel moment, il faut diminuer cet esprit de vouloir et savoir que<br /> c’est suffisant, dans un esprit juste on garde le chemin des mérites et de pratique, pour développer la Sagesse et la prendre comme but ultime pour la vie, sans laisser le mental capturer l’état<br /> d’orgueil et de renommée par la richesse mondaine.<br /> <br /> Le 4e Esprit d’Éveil : Une personne soumise à l’état de paresse, ne créera pas de mauvaises actions, mais n’avancera pas dans le<br /> développement de la Sagesse de la pratique. C’est pour cette raison que la persévérance dans la pratique permet de détruire l’ignorance et l’instabilité intérieure, de s’écarter de<br /> l’emprisonnement des 5 visions illusoires et des 3 sphères spirituelles.<br /> <br /> Le 5e Esprit d’Éveil : L’origine de l’existence du cycle de naissance et de mort est due à l’ignorance. C’est dans cette conscience qu’il faut écouter les enseignements, grâce à cela la<br /> Sagesse se développera et on aura le niveau pour aider les êtres.<br /> <br /> <br /> <br /> Le 6e Esprit d’Éveil : Le non-équilibre mental, psychologique et matériel est dû à l’état d’ego. Il implique un manque chez l’être. Être<br /> conscient de ce manque et que l’état d’ego est à l’origine de la non-stabilité du corps et de l’esprit, permet de s’élever dans le remède qui permet de détruire cette maladie. Et le remède qui<br /> permet de ramener le bien être et l’équilibre chez les êtres, c’est l’éveil sur la générosité et sa pratique. Cet éveil ouvre les portes sur 3 formes de pratique et leur niveau résultant : le don<br /> matériel le don spirituel : le dharma le non de la non-peur<br /> <br /> <br /> <br /> Le 7e Esprit d’Éveil : La vie mondaine agit fortement sur le développement du désir et de l’attachement, entraînant l’état de saisi continu.<br /> En élevant cet éveil, l’être doit, bien que sa Sagesse est présente, apprendre à détruire la saisi des choses du monde, en prendre la voie du détachement et du non-saisi : la voie monastique vers<br /> le développement de la compassion et de la bienveillance.<br /> <br /> <br /> <br /> Le 8e Esprit d’Éveil : Si on ne cherche pas à savoir la cause de notre existence dans ce monde par la compréhension du samsara, on ne pourra pas développer la voie de la compassion<br /> (Véhicule du Mahayana). L’éveil s’élève lorsqu’un être fait le souhait de libérer les êtres de la cause de leur souffrance ainsi de détruire l’état de leur souffrance.<br /> <br /> Ces 8 états d’Éveil des Bouddhas et des Bodhisattvas sont en chacun des êtres « ordinaires », mais ces êtres sont tellement prisonniers de leur états karmiques qu’ils ne peuvent s’éveiller, c’est<br /> comme dans un désert de sable, se trouvent des perles de lumière : si on n’apprend pas la générosité (le temps qu’on se donne à l’action), la patience, la persévérance, l’attention, la<br /> concentration, la sagesse dans la façon de procéder et à être méticuleux dans la recherche, on ne parviendra pas faire remonter ces perles de lumière à la surface du sable. Ces perles sont les<br /> états d’éveil, et les moyens sont les qualités qui permettent à faire fleurir la nature de l’esprit.<br /> <br /> <br /> Source Pagode et Bouddhisme<br /> <br /> <br /> http://unefamilledelumiere.forums-actifs.com/t6215-les-8-etats-de-l-eveil<br />
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P
<br /> Qu'est-ce que la méditation en pleine conscience ?<br /> <br /> <br /> <br /> Commençons d'abord par expliquer ce que la méditation n'est pas et qui correspond pourtant à de nombreuses croyances erronées. Dans la<br /> méditation, il n'est pas question de religion ou de croyance. La méditation n'a ainsi rien à voir avec la vie de moines qui chercheraient à se couper du<br /> monde.<br /> <br /> <br /> La méditation est aussi très différente de la relaxation qui elle, recherche un état particulier de détente.<br /> L'approche fondamentale de la méditation en pleine conscience est de comprendre la nature de son mental plutôt que de batailler contre lui (1). En méditant, on cherche seulement<br /> à être là, ici et maintenant, au moment présent, en accueillant ce qui ' vient ' sans jugement. Vous n'avez pas besoin de changer votre vie pour vous ouvrir à la méditation. La méditation est une qualité simple en<br /> vous : un détachement ou une vigilance intérieure, et une pleine conscience dans le moment présent.<br /> <br /> <br /> La méditation n'est pas une technique, c'est une compréhension, une prise de conscience de ce que nous sommes réellement. La plupart du temps, nous sommes<br /> emportés ou dominés par nos pensées ou nos sentiments et nous avons tendance à croire que nous sommes ces pensées et ces émotions. La méditation est cet état d´Être, simplement être, une pure expérience sans interférence du corps ou du<br /> mental. C´est un état naturel dont nous avons oublié l'accès, car nous sommes habituellement plus dans le faire que dans l'être.<br /> Méditer signifie ' devenir un témoin ', pour simplement observer les pensées, les émotions et les sensations physiques qui sont en nous. C'est un processus pour ne plus s'identifier avec la<br /> personnalité extérieure, permettant d'accéder à plus d'acceptation de nous-mêmes et sans jugement. La méditation nous aide simplement à ne plus être esclave de ce monde de<br /> pensées et d'émotions, mais d'en devenir un observateur, un témoin silencieux qui acquiert la faculté naturelle de savoir ce qui correspond vraiment à sa propre nature.<br /> <br /> <br /> http://www.e-sante.fr/meditation-en-pleine-conscience/actualite/1120<br />
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C
<br /> <br /> <br /> Journée pleine conscience sur Nantes<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br />
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P
<br /> Pleine conscience bouddhiste et thérapie<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Depuis quelques dizaines d’années, Jon.Kabat-Zinn, docteur en biologie<br /> enseigne Mindfulness dans les hôpitaux, dans un contexte ni spirituel, ni religieux et constate son efficacité pour les problèmes d’anxiété, de sommeil, cardio-vasculaires ou cutanés, les<br /> douleurs chroniques, le stress et ses conséquences. Il a finalisé un programme en 8 séances et l’a intitulé MBSR, ou réduction du stress basée sur la pleine conscience.<br /> <br /> <br /> D’autres chercheurs en psychologie ont constaté les propriétés thérapeutiques de la pleine conscience : M.Linehan pour les personnalités borderline, P.Philippot pour les acouphènes, A.Marlatt pour les dépendances…<br /> <br /> <br /> Trois psychologues, Z.Segal, J.Williams et J.Teasdale, ont associé la thérapie cognitive à la pleine conscience, dans le but d’éviter les rechutes dépressives, et l’ont nommée thérapie cognitive basée sur la pleine conscience, MBCT.<br /> <br /> <br /> Notre site ayant une vocation d’information concernant les applications psychologiques et médicales de Mindfulness, il est rédigé par des psychologues et des<br /> médecins, mis à jour aussi régulièrement que possible, et reçoit avec bienveillance toute autre information et toute remarque.<br /> <br /> <br /> Dans la colonne de droite, vous pouvez cliquer sur différentes rubriques :<br /> <br /> <br /> <br /> La présentation de notre organisme de formation, suivie de quelques définitions.<br /> <br /> <br /> Puis les différentes applications thérapeutiques dont l’efficacité est démontrée, de même pour les risques psychosociaux en entreprise.<br /> <br /> <br /> Et vous trouverez les formations que nous proposons.<br /> <br /> <br /> <br /> Nous vous invitons à consulter nos différentes rubriques présentes et à venir, et vous souhaitons une agréable lecture.<br /> <br /> <br /> http://www.pleineconscienceetpsychologie.fr/<br /> <br /> <br />  <br />
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M
<br /> <br /> <br /> Posture de méditation bouddhiste.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Suite<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Contempler les émotions <br /> <br /> <br />  Focaliser son attention sur la respiration et les expériences sensorielles, et de plus, constater ses expériences<br /> émotionnelles.<br /> <br /> <br /> - Chaque fois qu’un sentiment particulier s’élève, le constater mentalement,<br /> comme ‘’aimer’’,’’aversion’’, ‘’colère’’,’’tristesse’’,’’peur’’,’’ressentiment’’,’’anxiété’’,’’culpabilité’’, etc… et le laisser partir.<br /> <br /> <br /> - Ne pas se laisser entraîné dans les émotions, les constater et revenir<br /> ensuite à l’attention sur la respiration.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Souffler et éclairer intérieurement<br /> <br /> <br />  - En expirant, imaginer que tous nos karmas négatifs, nos erreurs, nos<br /> incompréhensions et nos émotions quittent notre corps avec la respiration. Visualiser cette énergie comme étant une fumée noire, qui s’échappe vers l’extérieur et disparaît dans l’espace.<br /> <br /> <br /> - En inspirant, imaginer que toute l’énergie positive de l’univers pénètre<br /> notre corps avec la respiration. Visualiser l’énergie positive en tant qu’une pure lumière blanche qui entre par tous les pores de notre corps, elle traverse tous les atomes et toutes les<br /> cellules. Se réjouir de cette lumière.<br /> <br /> <br /> - Si l’on se sent confortable, utiliser chaque respiration pour inspirer la<br /> lumière blanche et expirer la fumée noire et les problèmes.<br /> <br /> <br /> - Si l’on est distrait par des pensées, simplement les observer sans se<br /> laisser entraîner, les transformer en fumée noire et les expirer vers l’extérieur.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Corps de lumière<br />  <br /> <br /> <br /> - Visualiser au dessus de sa tête une boule blanche de lumière, d’une<br /> certaine façon aussi petite que notre tête. Elle n’a pas une forme réelle et elle est pure énergie blanche. Ne pas se concentrer sur les détails, mais juste essayer de penser qu’elle est bien<br /> là.<br /> <br /> <br /> - Imaginer que cette lumière renferme tout l’amour pur de l’univers,<br /> l’accomplissement du plus haut potentiel des êtres vivants.<br /> <br /> <br /> - Visualiser la boule devenir petite, environ de la taille de notre pouce, et<br /> elle pénètre la couronne de notre tête, et descend au niveau du cœur.<br /> <br /> <br /> - Ensuite, la lumière se répand et illumine notre corps en entier. Tous les<br /> composants de notre corps se dissolvent en lumière. Ce qui reste, est un corps de lumière sans forme.<br /> <br /> <br /> - Se concentrer sur la sensation procurée par ce corps de lumière, tous les<br /> problèmes et les négativités ont disparu, seuls la paix et le bonheur demeurent.<br /> <br /> <br /> - Quand des pensées vagabondes s’élèvent, les dissoudre simplement en<br /> lumière.  <br /> <br /> <br />  ….<br />
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D
<br /> Suite<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Quelques formes de méditation <br /> <br /> <br />  Contempler sa respiration<br /> <br /> <br />  Les préliminaires effectués, concentrez votre esprit sur le bout de votre nez, et<br /> sentez la respiration aller et venir.<br /> <br /> <br /> Il est possible, afin d’aider la concentration, de compter 1 à chaque expiration et<br /> inspiration, de 1 à 10. A 10, recommencez le comptage. Toute l’attention est tournée vers la sensation au nez et le comptage, rien de plus, rien de moins.<br /> <br /> <br /> Parfois, vérifiez si vous êtes toujours concentré et si tel n’est pas le cas, il ne sert<br /> à rien de s’énerver ou de se décourager. Il faut reprendre le comptage.<br /> <br /> <br /> Juste avant la fin de la séance, relâchez la concentration sur le comptage et le bout du<br /> nez, et restez simplement attentif  à ce que vous ressentez pendant une minute ou plus. Dédiez ensuite l’énergie positive de cette séance au but désiré en utilisant la prière de dédicace<br /> proposée plus haut.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Beurre sur notre tête<br /> <br /> <br />  Imaginer sur la couronne de notre tête une lampe à beurre de couleur<br /> dorée.<br /> <br /> <br /> - Il fond lentement, et en tout endroit de notre corps, tout stress et<br /> tension du corps disparaît.<br /> <br /> <br /> - Très lentement, il fond sur notre front, tous nos muscles se<br /> relaxent…<br /> <br /> <br /> - Il s’écoule sur nos yeux et nos joues…, notre visage entier se<br /> relaxe.<br /> <br /> <br /> - Derrière notre tête…. Notre cou, nos épaules, ressentir la tension et la<br /> laisser se dissiper…<br /> <br /> <br /> - Bras et mains…. La poitrine le ventre….<br /> <br /> <br /> - Le long de la colonne vertébrale, le dos entier se relaxe….. nos jambes et<br /> nos pieds…<br /> <br /> <br /> - Le corps entier est couvert du beurre doré et on irradie de bonne<br /> santé.<br /> <br /> <br /> - Revenir encore sur tout le corps et souffler tout le stress qui<br /> reste.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Relaxation par étirement<br /> <br /> <br />  Une méthode très efficace pour détendre le corps en étirant les muscles, en maintenant la tension pendant 5 à 10 secondes, et<br /> ensuite en la relâchant.<br /> <br /> <br /> - S‘asseoir ou s’allonger d’une façon décontractée.<br /> <br /> <br /> - Établir une expression tendue sur le visage, en distendant autant de<br /> muscles que possible. Prendre une grande inspiration et la maintenir avec force….<br /> <br /> <br /> - Ensuite doucement, relâcher la respiration et la tension de tous les<br /> muscles du visage, en imaginant qu’on expire tout notre stress.<br /> <br /> <br /> - Inspirer encore profondément et tendre tout le cou et les muscles des<br /> épaules…. relâcher ensuite<br /> <br /> <br /> - Inspirer, fermer les poings et tendre les bras….relâcher<br /> <br /> <br /> - Inspirer, tendre les fesses, les jambes et les pieds….relâcher<br /> <br /> <br /> - Si l’on ressent encore de la tension à certains endroits, rester simplement<br /> détendu, ne pas maintenir la respiration maintenant, mais relâcher toute tension en expirant.<br /> <br /> <br /> - Se réjouir de son corps détendu.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Contempler ses sens<br /> <br /> <br />  Focaliser son attention sur la respiration et les expériences sensorielles.<br /> <br /> <br /> - Chaque fois que l’on remarque quelque chose, se dire mentalement :<br /> ‘’sensation’’, ‘’audition’’,’’goût’’,’’odeur’’,’’toucher’’.<br /> <br /> <br /> - Constater les sens, mais ne pas commencer à parler avec<br /> soi-même, seulement constater l’expérience et revenir ensuite à la respiration.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Contempler les émotions<br /> <br />
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D
<br />  Méditation<br /> bouddhiste<br /> <br /> <br />  J’ai repris ici seulement quelques points<br /> de la présentation de :<br /> <br /> <br /> http://www.amitabha-terre-pure.net/meditation_bouddhiste_amitabha_terre_pure.html<br /> <br /> <br /> Le lecteur pourra se reporter au site s’il veut  avoir une vue plus complète de la méditation bouddhiste. Il n’ y a ici que quelques éléments pour permettre de se faire une idée des exercices<br /> possibles.<br /> <br /> <br /> Préliminaires et Dédicaces<br /> <br /> <br />  Afin de tirer le meilleur parti de n’importe quelle méditation, il est fortement conseillé de développer une bonne motivation<br /> en premier lieu et de dédier l’énergie positive engendrée à la fin.<br /> <br /> <br /> Pour cela, les prières traditionnelles suivantes peuvent être pratiquées, mais vous<br /> pouvez utiliser n’importe quelles pensées, du moment qu’elles sont positives (tournées principalement vers le bien d’autrui).<br /> <br /> <br />  Prendre refuge<br /> <br /> <br />  Je prends refuge en le Bouddha<br /> <br /> <br /> Je prends refuge en le Dharma<br /> <br /> <br /> Je prends refuge en la Sangha<br /> <br /> <br /> … <br /> <br /> <br /> Développer l’esprit d’éveil<br /> <br /> <br />  Par la vertu de la pratique du Don et des autres perfections,<br /> <br /> <br /> Puissé-je devenir un Bouddha pour le bien de tous les êtres<br /> <br /> <br /> Les quatres incommensurables<br /> <br /> <br />  Puissent tous les êtres être heureux, et connaître les causes du<br /> bonheur.<br /> <br /> <br /> Puissent ils être libres de toute souffrance et des causes de la<br /> souffrance.<br /> <br /> <br /> Puissent ils jouir d’un bonheur sans souffrance.<br /> <br /> <br /> Puissent ils demeurer dans l’équanimité, libres de tout attachement, d’agressivité et<br /> d’aversion.<br /> <br /> <br />   <br /> <br /> <br /> La prière à sept branches<br /> <br /> <br />  Avec respect, je me prosterne du corps, de la parole et de l’esprit,<br /> <br /> <br /> Devant les Bouddhas et Bodhisattvas des trois temps,<br /> <br /> <br /> Je présente des offrandes sans limite, réelles ou imaginées,<br /> <br /> <br /> Je confesse toutes mes actions négatives commises depuis la nuit des temps sans<br /> commencement,<br /> <br /> <br /> Je me réjouis de toutes les actions vertueuses des Aryas et des êtres<br /> ordinaires,<br /> <br /> <br /> Je les implore de demeurer à jamais en ce monde afin de venir en aide à tous les êtres et<br /> de tourner la Roue du Dharma.<br /> <br /> <br /> Je fais la dédicace de tous mes mérites et ceux des autres pour l’accomplissement du<br /> grand éveil.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Dédicace<br /> <br /> <br />  Par cette vertu,<br /> <br /> <br /> Puissé-je rapidement atteindre l’état de Bouddha,<br /> <br /> <br /> Et mener tous les êtres à la Bouddhéité.<br /> <br /> <br /> Puisse le précieux esprit d’éveil, pas encore né,<br /> <br /> <br /> Naître et croître,<br /> <br /> <br /> Et une fois né, puisse-t-il ne jamais décliner et grandir à<br /> jamais.<br /> <br /> <br />  <br />
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A
<br /> <br /> Nourrir son âme avec Alexandre Jollien<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> "Sans relâche, j’appelle à une pratique des exercices spirituels qui nous mettent en route vers la libération. Le mot grec askesis (qui a<br /> donné « ascèse ») signifie précisément exercice. Dans l’Antiquité, le prokoptôn, le progressant, devait adopter un style de vie, s’exercer pour être et agir en philosophe. Contrairement à ce<br /> qu’on pourrait penser, l’ascèse ne conduit pas à un retrait du monde, mais nous y ouvre. Car le cheminement intérieur nous conduit à devenir plus vivant en s’ouvrant avec ce qui n’est pas. La<br /> question se pose cependant de savoir quel rapport nouer avec le non soi? Et comment le respecter ?" [...]<br /> <br /> "Pour mieux habiter le monde, usons de nos sens comme autant de moyens pour y adhérer davantage. Laissons nous sans cesse émerveiller par sa richesse, conscients que jamais nous ne le<br /> comprendrons tout à fait. Restons donc ouverts, tout en prêtant, comme les Pères du désert, grande attention à ce qui entre notre esprit pour que seul ce qui est « l’ami de l’âme » y habite.<br /> Notre forteresse intérieure réclame en effet mille précautions pour que nul importun ne l’assiège."<br /> <br /> <br /> http://spinescent.blogspot.fr/2009/06/nourrir-son-ame-avec-alexandre-jollien.html<br /> <br />
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A
<br /> <br /> <br /> Alexandre Jollien<br /> <br /> <br /> <br />
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R
<br /> La Liberté de la conscience Râmeshvar Jhâ<br /> <br /> <br /> Ou l’affirmation du soi dans le shivaïsme<br /> <br /> <br /> J'ai complètement délaissé<br /> <br /> <br /> Ce lien, ce filet qu'est l'existence.<br /> <br /> <br /> Je me suis éveillé à mon Soi, cause de tout.<br /> <br /> <br /> Je me suis uni à la force ma liberté souveraine.<br /> <br /> <br /> Depuis, je me diverti avec<br /> <br /> <br /> Ma chère Puissance de félicité. 453<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ma Puissance de félicité est déployée<br /> <br /> <br /> Car sa nature est de fulgurer sous l'apparence de l'univers.<br /> <br /> <br /> Grâce à la dévotion,<br /> <br /> <br /> Je réuni cette Puissance amoureuse<br /> <br /> <br /> A la Lumière de mon Soi. 454<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pourquoi te caches tu du Seigneur (toujours déjà) connu ?<br /> <br /> <br /> Puisse t-il se manifester dans la perfection de la sublime Puissance !<br /> <br /> <br /> Puisse le Veilleur se réveiller instantanément,<br /> <br /> <br /> Plein de Puissance,<br /> <br /> <br /> Après avoir pour ainsi dire dormi dans le devenir, bien qu'il le transcende. 455<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Doué d'une Puissance unique,<br /> <br /> <br /> Je brille à chaque instant à travers cette foule de possibilités.<br /> <br /> <br /> Elle est absolument une.<br /> <br /> <br /> Elle a le "je" pour essence.<br /> <br /> <br /> Au-delà du langage, elle est la source du langage. 456<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Celui qui ne peut être démontré,<br /> <br /> <br /> Qui est évident<br /> <br /> <br /> Car il est le sujet (qui cherche à démontrer),<br /> <br /> <br /> S'incarne pour danser la danse immobile. 457<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Dormant profondément, veillant ou rêvant,<br /> <br /> <br /> Notre condition humaine dépend du corps.<br /> <br /> <br /> Mais à la fin de chaque période de veille et avant le sommeil,<br /> <br /> <br /> Il y a un repos dans la transparence :<br /> <br /> <br /> C'est Śiva. 458<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Quand je réalise<br /> <br /> <br /> Que le corps et autres phénomènes sont sans réalité,<br /> <br /> <br /> Je connais l'essence consciente,<br /> <br /> <br /> Débordante de félicité et de lumière. 459<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Alors, je vois tout naturellement<br /> <br /> <br /> La conscience,<br /> <br /> <br /> Inséparable de la Manifestation indivise,<br /> <br /> <br /> Depuis le corps jusqu'au vide (du sommeil profond). 460<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Et, débordant de Lumière<br /> <br /> <br /> A l'intérieur et à l'extérieur,<br /> <br /> <br /> Je resplendit du nectar d'immortalité,<br /> <br /> <br /> Libéré de toutes les limites. 461<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Dans le Soi<br /> <br />
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D
<br /> L’absence du soi-sujet<br /> <br /> <br /> L’absence du soi-sujet est une des caractéristiques qui semble opposer bouddhisme et christianisme, puisque le christianisme est l’affirmation de l’homme-sujet,<br /> appelé à la filiation divine. Mais peut-être faut-il poursuivre l’interprétation…<br />
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U
<br /> La voie de la libération<br /> <br /> <br /> La vacuité, cœur de la compassion<br /> <br /> <br /> «On resterait prisonnier de l’expérience directe (de la vacuité) sans action (d’amour) ou dans les actions (d’amour) sans expérience directe (de la vacuité).<br /> Aussi ne faut-il délaisser ni l’une ni les autres.»<br /> Atisha, Bodhipathapradîpa.<br /> <br /> <br /> Quelqu’un qui a reçu les engagements de bodhisattva apprend progressivement bodhicitta relatif : l’amour et la compassion, et bodhicitta ultime :<br /> l’expérience de la vacuité. Il pratique finalement la conjonction de la vacuité et de la compassion.<br /> <br /> <br /> De la compassion à la vacuité<br /> <br /> <br /> L’attitude intérieure de compassion commence, comme nous venons de l’évoquer 1, lorsque nous<br /> prenons conscience de la souffrance des personnes qui nous sont les plus proches et les plus chères ; puis elle se généralise progressivement, jusqu’à l’amour universel. Le bodhisattva qui<br /> pratique ainsi dépasse progressivement toute attitude égocentrée et cultive un état d’esprit vraiment tourné vers autrui. C’est bodhicitta relatif ; il introduit au dépassement de l’ego ou<br /> du soi, c’est-à-dire au non-soi, qui est la vacuité.<br /> <br /> <br /> La vacuité : le double non-soi<br /> <br /> <br /> En pratiquant comme l’enseignent en détail les écritures et les instructions de méditation 2, on<br /> peut arriver à la conclusion indubitable du « non-soi » 3. Cette compréhension commence par l’expérience<br /> d’absence d’existence propre du sujet ; le soi ou le moi est dépourvu d’existence intrinsèque. <br /> <br /> <br /> Ce que nous appelons communément notre esprit, moi, le sujet, n’a pas de caractéristiques en termes de formes, couleurs ou quoi que ce soit. Ce n’est pas une<br /> chose autonome ou identifiable ; il est indéterminable et indéfinissable. Cette absence d’existence comme chose indépendante et définissable est ce qu’on appelle sa vacuité. Mais si nous<br /> pensions que l’esprit est vide parce qu’il n’est rien du tout, il nous faudrait le reconsidérer en tant que connaisseur de toute chose et producteur de la variété de nos pensées et émotions.<br /> C’est ainsi, au moyen d’investigations et d’examens, qu’arrive progressivement, par l’expérience directe, une compréhension indubitable de la nature de l’esprit et de l’absence de<br /> « soi-sujet ». <br /> <br /> <br /> D’ailleurs, les objets du monde extérieur, tout ce qui se présente à nous comme formes, saveurs, sensations tactiles ou comme objets de connaissance de l’esprit,<br /> consistent en projections de cet esprit qui est vacuité. Toutes ces expériences sont par nature semblables à une illusion ou à un rêve. Elles consistent en l’agencement de facteurs<br /> interdépendants et sont dépourvues d’existence propre.<br /> <br /> <br /> La méditation permet la conclusion certaine de l’absence d’entité autonome dans tout objet de connaissance, l’absence de « soi-objet ».<br /> <br /> <br /> L’absence d’entité autonome, de soi, tant dans le sujet que dans les objets est le « double non-soi ». Demeurer absorbé en son expérience est méditer la<br /> perfection de compréhension transcendante ou encore bodhicitta ultime.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> De la vacuité à la compassion<br /> <br /> <br /> Tous les êtres qui n’ont pas la réalisation du sens de ce double non-soi ont été nos parents, nos proches, nos enfants, ceux qui veillèrent sur nous et nous<br /> firent du bien. Aveuglés par leur ignorance, ne reconnaissant pas la nature de la réalité, du double non-soi, ils sont illusionnés par cette propension fondamentale qui leur fait saisir<br /> un je là où il n’y en a pas, et appréhender comme entité autre ce qui n’en est pas une.<br /> <br /> <br /> Entre les deux pôles de cette dualité sujet-objet, je-autre, naissent toutes les passions de l’esprit, sous l’emprise desquelles les êtres accomplissent<br /> d’innombrables actes nuisibles, qui les font errer sans fin dans le cycle des existences, et éprouver les diverses souffrances des six états d’être. Bien qu’aucun ne désire souffrir, tous<br /> accomplissent les actions nuisibles qui sont l’origine des souffrances. Tous n’aspirent qu’au bonheur, mais sont incapables de l’obtenir, ignorant que sa source est la pratique des<br /> vertus ! Une compréhension et une<br /> expérience profondes de cette situation paradoxale et douloureuse nous emplissent de compassion pour eux.<br /> <br /> <br /> Cet exemple montre comment un début de compréhension de la vacuité peut faire se développer une profonde compassion 4.<br /> <br /> <br /> Le bodhisattva médite ainsi sur la conjonction de la vacuité et de la compassion, et finalement sur la vacuité qui a pour cœur la<br /> compassion. C’est le fondement des pratiques du mahâyâna, la voie sans erreur qui conduit à l’état de bouddha.<br /> <br /> <br /> http://www.buddhawiki.fr/bwiki/bin/view/VoieDuBouddha/334<br /> <br /> <br />  <br />
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T
<br /> <br /> <br /> Le tisserand des siècles<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Merci Danièle de venir apporter tes fils de couleur à la toile du blog, à côté  des bodhisattvas (les éveillés) de<br />  tous les temps. Nous avons eu hier une réunion sur le bouddhisme, qui nous a tous passionnés. Nous aurons le café philosophique, samedi<br /> prochain : je souhaite qu’il se passe aussi bien. C’est le travail de toute une année qui s’ouvre sous les meilleurs auspices. Espérons que la pluie viendra féconder la terre de nos<br /> réflexions.<br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Le tableau magnifique de l’humanité, tissé pendant des siècles<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci Etienne. Oui il pleut encore et encore bien. Heureusement ! Merci Minh Thuan Dang pour votre aide à comprendre bouddhisme. Les nuages ne disparaissent pas,<br /> ils se transforment en pluie. Quelque chose me dit que nous avons affaire au temps qu’il fait mais aussi au temps qui passe. Selon Lamartine, l’humanité est un tisserand qui travaille en arrière<br /> à la trame des temps. Un jour viendra, où passant de l’autre côté de la toile, elle contemplera le tableau magnifique et grandiose qu’elle aura tissé pendant des siècles de ses propres mains. Ce<br /> jour là elle saluera la Providence. On me dit aussi que tant que l’homme ne fait que trembler devant les forces de la nature il n’est pas homme...<br /> <br /> <br /> Bonne semaine Danièle<br />
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L
<br /> <br /> <br /> La famille de paysans de Le Nain et le mythe de la caverne<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Du mythe de la caverne à la kénose<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L’idée de Bouddha, me semble-t-il, c’est qu’on ne peut rien connaître du monde si on reste enfermé dans la connaissance rationnelle. C’est à partir de la lumière<br /> que le monde se découvre mais non l’inverse. Une telle attitude est proche de celle de Socrate dans le mythe de la caverne. Socrate souligne bien que si quelqu’un sort de la caverne où les hommes<br /> ne voient que des ombres et qu’il rapporte ce que la lumière lui révèle, les hommes finiront par le tuer. C’est en effet ce qui est arrivé à Socrate et à Jésus dans notre ère culturelle.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> De son côté, la vacuité est assez proche de notre idée du manque ou de la pure disponibilité. C’est vrai qu’il faut passer par là pour atteindre la lumière qui<br /> est donnée. Alors faut-il condamner l’action ? Je ne pense pas parce que la lumière est créatrice. Autrement dit, c’est lorsqu’elle m’enveloppe que je puis entrer dans la création, dans le<br /> mouvement de la création. Car, comme dit l’ami Marx, il ne suffit pas de comprendre le monde, il faut encore le transformer. Mais pour entrer dans la création, il faut accepter de partager comme<br /> la vie elle-même. Or le problème c’est que le capitalisme nous enferme dans le non-partage et bloque ainsi la création.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Que penser finalement de la kénose ? La notion de vacuité est peut-être une bonne entrée pour la comprendre, comme si le Christ voulait d’abord se<br /> positionner en vue d’aider l’homme à se  vider de lui-même pour entrer dans la vraie lumière et la vraie création.<br />
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G
<br /> Trois réflexions<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je n'ai guère eu le temps de beaucoup réfléchir au texte que tu proposes. Trois ou quatre réflexions simplistes comme d'habitude me viennent à première<br /> vue.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> A quoi renvoient ces idées de vacuité (de l'âme) et de fluidité (de l'homme) dans l'univers ? Il me vient à ce sujet un petit poème chinois «  l'homme est comme le nuage qui passe : il ne sait d'où il vient, ni où il va, et disparaît sans laisser de trace » : un appel à l'humilité, qui me plaît<br /> beaucoup.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Accepter en nous la présence des démons n'est pas dans nos habitudes : le démon est, croyons-nous, extérieur à nous, « circuit, quaerens quem devoret -cui<br /> resistite, fortes in fide - Tu autem Domine etc... » Si je me rappelle bien. Jean Pierre Vernant de son côté rappelle que les Grecs n'ont pas -dans leur mythologie- cette conception d'un bien (en<br /> nous) séparé d'un mal à exclure au besoin.. Il suggère que c'est là une conception chrétienne. Pour les Grecs Bien et Mal sont strictement indissociables. (Mais je n'ai pas vérifié ; je dis de<br /> mémoire)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La vacuité évoquée dans le texte me fait penser -ai-je tort ? - à ce que Claude Pont dit de la kénose (Dans son faire part, par exemple). Ce n'est évidemment pas<br /> sans rapport avec tes rappels constants à renoncer à la toute-puissance. Mais pour autant faut-il renoncer à l'action ? Cependant, sachant que le monde va, fluide et plein d'incertitudes, sait-on<br /> sur quoi on agit ? Avec quel résultat, quand ou s' il y en a un ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais je ne suis pas prêt pour le nirvana<br />
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I
<br /> A la rencontre de l’autre<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Le jour où l'on comprendra qu'une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir<br /> enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires.<br /> <br /> <br /> Boris Cyrulnik<br /> <br /> <br /> http://stephan.carbonnaux.over-blog.com/article-a-la-rencontre-de-l-autre-69108148.html<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> L’apprentissage de l’interculturalité<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci Marius de ton intervention. Je crois que tu nous ouvres une voie pour aborder le bouddhisme. Il ne s’agit pas de le confondre avec d’autres pensées, mais de<br /> montrer qu’elle est un point de vue original parmi d’autres, fonctionner entre dissimilitude et similitude. De cette manière on peut naviguer à travers les différentes cultures sans les réduire<br /> les unes aux autres et pourtant en faisant apparaître qu’elles s’appuient sur un même fond commun, défini par les mêmes structures symboliques de l’homme. Finalement l’éveil des Bouddhistes n’est<br /> pas très différent de la conversion à l’Esprit chez les Chrétiens. Et c’est bien à une conversion de l’esprit chez tout homme en recherche de vérité que je cherchais à provoquer en préconisant de<br /> revenir à la lumière des mythes pour mieux faire fonctionner la raison. Et dans un tel échange, le chrétien que je suis perçoit mieux l’originalité du christianisme lui-même qui définit l’homme<br /> comme un sujet promis à la filiation divine.<br />
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M
<br /> Des approches multiples de la réalité des démons<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ce n'est pas du tout facile de laisser résonner ce conte de la tradition bouddhiste et de la raccrocher à quelque chose de connu dans notre univers<br /> judéo-chrétien. Concernant les démons qui sont au centre du débat de Milarepa avec lui-même, (elle-même ?) est-il pertinent de chercher un parallèle avec les démons dont il est question dans les<br /> évangiles, puisqu'on est tenté de trouver une analogie entre le silence qu'a imposé Jésus au démon en lui disant "Arrière Satan" et le silence qu'a obtenu Milarepa en prenant conscience du<br /> conflit intérieur à son âme, le dualisme de sa pensée qu'on ne saurait pourtant confondre avec la notion de conflit intra-psychique de la psychanalyse. Ce sont en effet deux lignes de<br /> commentaires très distincts que l'on peut faire du conte bouddhiste, les deux cordes d'un instrument de musique<br /> <br /> <br /> - 1) L'impossibilité philosophique du multiple bien formulée dans" les nuages ne disparaissent pas, il se transforment" qui évoque la non-acceptabilité de l'idée<br /> de création pour la raison<br /> <br /> <br /> - 2) L'inachèvement et la disharmonie fondamentale de l'appareil psychique déduits de l'observation du vécu pour la psychanalyse où les démons sont de simples<br /> projections de la tension incurable entre les instances du moi dont la fonction n'a rien à voir avec l'exigence de les garder du Malin qui est centrale dans l'enseignement de Jésus. Car le Malin<br /> est toujours  celui qui trouble l'âme, laquelle chez les Chrétiens ne trouve son repos que dans l'abandon à la volonté de Dieu, dont on croirait<br /> qu'elle est davantage une fatalité insondable chez les Bouddhistes pour qui les dieux sont impersonnels et anonymes. Merci d'avoir continué à nous tenir éveillés pendant les vacances et de nous<br /> inviter à reprendre le dialogue en cet automne 2012.Marius Alliod<br />
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A
<br /> <br /> <br /> Nuages et arc-en-ciel<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br />
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E
<br /> Les nuages de la vie<br /> <br /> <br /> « Ne pleurez jamais d'avoir<br /> perdu le soleil,<br /> Les larmes vous empêcheront de voir les étoiles." <br /> <br /> <br />  Rabindranath Tagore<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  "Ne vous affligez pas de votre obscurité ;<br /> affligez-vous de votre incompétence"<br /> Lun Yu<br /> <br /> <br /> "Méfie-toi des pensées négatives,<br /> car elles s’attaquent au corps et à l’esprit.<br /> Elles sont les premiers symptômes du mal.<br /> Guéris ton esprit si tu veux guérir ton corps."  Dugpa Rimpoché<br /> <br /> <br /> "L'échec est le fondement de la réussite." <br /> Lao-Tseu<br /> <br /> <br /> "Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, <br /> la vérité restera dehors."<br /> Rabindranàth Tagore<br /> <br /> <br /> "Le jour de votre naissance, vous avez commencé à mourir :<br /> ne perdez plus un seul instant !"<br /> Dilgo Khyentsé Rinpotché <br /> <br /> <br /> Pensées tirées de :<br /> <br /> <br /> http://www.soriah-mandalame.com/article-sagesse-orientale-81615909.html<br />
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B
<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Pour entrer dans l’ esprit du bouddhisme<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’ai cueilli  dans Soriah - Mandal’Âme . comhttp://www.soriah-mandalame.com/article-sagesse-orientale-81615909.htmlquelques pensées que je vous transmets.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> "Range le livre, la description, la tradition, l'autorité, <br /> et prend la route pour découvrir toi-même"<br /> Jiddu Krishnamurti<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> "On peut se passer de Religion <br /> Mais pas d'Amour ni de Compassion. " Dalaï Lama<br /> <br /> La vie ne peut être comprise<br /> qu'en remontant à sa source première<br /> Cette source est à jamais douce et sans fin."<br /> Swâmi Râmdâs<br /> <br /> <br /> " La meilleure école, c'est la vie.<br /> Le meilleur maître, c'est l'expérience.<br /> Le meilleur livre, c'est la nature.<br /> Le meilleur temple, c'est le coeur.<br /> Le meilleur ami, c'est la vérité."<br /> Yoga Sûtras de Patanjali<br /> <br /> <br /> "Il n'importe pas qu'un êtresoit<br /> croyant ou non :il est important qu'il soit bon."Dalaï Lama<br /> <br /> <br /> "Tu es un Dieu caché<br /> sous le masque de l'humanité"<br /> Ramtha<br /> <br /> <br /> "Deux personnes ont vécu en vous pendant toute votre vie.<br /> Une c'est votre ego, parlant, exigeant,<br /> hystérique et intéressé ;<br /> l'autre c'est l'être spirituel caché,<br /> avec sa silencieuse voix de sagesse,<br /> que vous n'avez entendu ou fait attention très rarement<br /> – vous révélez en vous-même, dans le silence,<br /> votre propre guide de sagesse. "<br /> Sogyal Rinpoche<br /> <br /> <br />  <br />
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B
<br /> <br /> <br /> Arbre de vie et de mort, de Berthold Furtmayr, 1481<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> L’optimisme qui doit guider l’action<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je ne sais pas s’il s’agit de refus de l’action. Je pense plutôt que cette citation fait preuve d’un grand optimisme en ce qui concerne la vie. C’est cet<br /> optimisme qui va guider mon action. Par exemple, en ce qui concerne la santé, je pense qu’il y a en nous des forces de guérison. Mon action va consister à les solliciter c’est-à-dire à aller dans<br /> le sens de la vie. Peut-être que la maladie est, dans certains cas, une réaction du corps pour nous guérir, comme l’inscription de la mort dans la vie. La vie ne peut pas s’épanouir si on refuse<br /> la mort.<br />
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J
<br /> Le refus de l’action ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci pour ces propositions de lecture courtes mais néanmoins profondes ! Je ne suis pas sûre d' avoir bien saisi la portée de ces propos mais ils m'ont fait<br /> penser à ceux d' A Jollien qui parle d' abandon et non pas de lutte contre les " démons ".  Des amis m'ont enregistré un CD  de son dernier livre, je pourrai te l'apporter si tu veux. La citation sur les nuages est rassurante, sécurisante, cependant ne débouche-t-elle pas sur un refus<br /> de l' action ? La Crise passera, par exemple ?<br /> <br /> <br /> Bon travail. Amitiés.<br /> <br /> <br /> Josiane<br />
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T
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D
<br /> Invitation à bouddhéiser<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Comme d’habitude, je me rends compte que les lecteurs ont de la difficulté à entrer dans le blog. Et ici la difficulté est d’autant plus que la plupart ne<br /> connaissent pas le bouddhisme. Mais il n’y a pas lieu de se décourager ; dans un autre conte « Il épousa la vacuité »,<br />  proposé pour le café philosophique, il apparaît que l’étude d’un texte peut être une manière d’entrer dans le bouddhisme à condition de respecter les<br /> étapes suivantes :<br /> <br /> <br /> -          Mémoriser le texte<br /> <br /> <br /> -          Être capable d’expliquer le sens du texte<br /> <br /> <br /> -          Goûter le sens<br /> <br /> <br /> -          Trouver un lieu d’assise<br /> <br /> <br /> -          Entrer dans la chambre nuptiale<br /> <br /> <br /> -          Constater le vide<br /> <br /> <br /> -          Épouser le vide ou la vacuité<br /> <br /> <br /> -          Participer au rire qui sort des entrailles de l’univers<br /> <br /> <br /> Sans doute est-il difficile, au départ d’épouser la vacuité, mais il est possible de passer par les trois premières étapes, jusqu’à la capacité de goûter le sens<br /> du texte. Dans cette optique, chacun est invité à livrer sa propre mélodie, dans un aller et retour entre la citation de Bouddha et le conte lui-même.<br />
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D
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D
<br /> "Prends soin de tes pensées parce qu’elles deviendront des mots.<br /> Prends soin de tes mots parce qu’ils deviendront des actions. <br /> <br /> <br /> Prends soin de tes actions parce qu’ils deviendront des habitudes. <br /> <br /> <br />  Prends soin de tes habitudes parce qu’elles formeront ton caractère. <br /> <br /> <br /> Prends soin de ton caractère parce qu’il formera ton destin,<br /> Et ton destin sera ta Vie…" <br /> <br /> <br /> Dalai Lama<br />
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C
<br /> La marche vers la lumière de Noël dans le christianisme<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> http://www.fureurdesvivres.com/news/sainte-lucie-la-marche-vers-la-lumiere-de-noel<br /> <br /> <br />  <br />
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  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.over-blog.com/ Le mythe et le conte sont la parole dans sa première gestation. C'est pourquoi, si la parole est malade, comme le dit Vittorio Gasman, il devient urgent de revenir à ses fondements qui sont encore à notre disposition, à travers les mythes et les contes. Lorsque la parole ne fonctionne pas, c'est la violence qui gagne. Les mythes et les contes, par l'apprentissage du processus symbolique qu'ils proposent, sont là pour nous aider à faire sortir la parole de la violence. C'est de la naissance de l'homme lui-même dont il s'agit.
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