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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 15:09

 
Deluge2.jpg

 

Le déluge

http://www.lefildelaure.fr/

 

 

 

Le mythe grec du déluge et la sortie de crise

 

Etienne Duval

 

 

Les mythes figurent encore aujourd’hui les grands événements qui nous sollicitent. Ils le font  sous forme d’images et de récits qui parlent à notre imaginaire. Or, le dernier article du blog a fait ressortir la logique destructrice qui a conduit à la crise actuelle. Mais ce n’est qu’un premier temps : un temps de lucidité pour imaginer ensuite la sortie de crise elle-même.  Pour nous fournir les instruments nécessaires de réflexion sur un tel sujet, les Grecs anciens, sans que nous puissions en désigner les auteurs, ont élaboré le mythe du déluge. Égarés par la toute-puissance, les hommes ont transgressé et même inversé toutes les lois, qui permettent de vivre dans la cohérence et la paix. Aussi ce ne sont pas simplement les hommes qui en ont subi les conséquences mais l’univers terrestre  tout entier s’est trouvé ébranlé, au point que les limites entre la mer et la terre se sont effacées. Sous l’effet de pluies incessantes, l’eau a fini par recouvrir tout l’espace habité jusqu’au sommet des montagnes. Seul « le Mont Parnasse s’élevait encore au-dessus de l’eau. » Ainsi ce qui était source de vie est devenu source de mort. Au lieu de féconder la terre et assurer la subsistance des animaux et des hommes, l’eau a tout englouti dans la mort.

Il n’est pas difficile de faire le lien avec la situation actuelle. Ce n’est plus l’eau qui est en cause. Mais c’est l’argent, expression des richesses permettant de vivre et de survivre, qui contribue à nous enfoncer dans le désastre. L’argent est sorti du jeu symbolique. Au lieu de promouvoir une économie de l’homme et du sujet, il est devenu un « diviseur ». A force de spéculations financières, les gains faciles des uns entraînent la misère des autres et nous ne savons pas comment sortir de ce monde en folie. Or, voici ce que dit le mythe grec.

Un petit reste, à la marge, qui permet de sortir du système
Il n’est plus possible de permettre au système, conduisant à sa perte, de se transformer par lui-même. Il faut interroger la marge qui s’est mise à distance. Le mythe nous parle d’un « petit bateau dans lequel s’étaient réfugiés Deucalion, fils de Prométhée et Pyrrha sa femme… Prométhée (l’homme prévoyant et critique) les avait prévenus à temps et leur avait donné une solide embarcation (capable de résister au système destructeur). Lorsque Zeus (figure de la raison) vit que les seuls rescapés étaient Deucalion et Pyrrha, tous deux honnêtes justes et pieux, il dispersa les nuages, montrant les cieux à la terre et la terre au ciel. » Il suffit d’un petit reste, qui a conservé le lien entre la terre et le ciel, sans perdre la raison, pour envisager une recréation de l’homme. Deucalion, fils de Prométhée, l’évoque sans détour : « Deucalion soupira doucement : « Chère Pyrrha, dit-il, nous sommes les seuls survivants ; qu’allons-nous faire ? Si seulement, je pouvais comme mon père, créer l’homme avec l’argile ! »

Le temps nécessaire du recueillement pour retrouver l’écoute intérieure
Il semble que la parole créatrice, élan de vie traversant l’univers, parle à l’intérieur de l’homme. Encore faut-il l’écouter pour savoir ce qu’il faut faire. « Les yeux, pleins de larmes, Deucalion et Pyrrha se mirent à prier sur les marches pleines de mousse du temple de Zeus. Ils l’implorèrent de les aider à rendre la vie à la terre ».  Il ne faut pas oublier que la plupart des malheurs de l’homme tiennent à la perte de son écoute intérieure. C’est ce qu’ont bien compris les spécialistes de la psychanalyse. C’est ce qu’avait déjà compris, bien avant eux, Shéhérazade, dans les Mille et Une Nuits. Patiemment, au cours de Mille et une Nuits, elle a travaillé à rétablir, chez le roi, son mari, le lien perdu à la parole créatrice, porteuse de vie. Chaque matin, il faisait tuer la femme avec laquelle il avait passé la nuit ;  l’infidélité de son épouse précédente, lui avait fait perdre l’écoute et donc le lien à la parole créatrice. Et pour réparer un tel traumatisme en ouvrant à nouveau son oreille, Shéhérazade, lui a raconté des contes, qui, comme les mythes, renferment les racines de la vie

Sortir de soi et du temple de pierre pour construire un temple vivant
En réalité, l’homme n’est pas un individu isolé. Même si, comme le dit le mythe, tous les autres êtres humains, à part Pyrrha,  sont morts, il n’en reste pas moins que chacun fait partie d’une humanité plurielle à reconstruire. Or cette humanité où convergeraient les paroles créatrices, en interaction les unes avec les autres, représente le temple vivant qui s’oppose au temple de pierre. Il devient urgent de passer de l'un à l'autre. C’est bien ce que propose Zeus aux deux rescapés du déluge : « Quittez ce temple, voilez vos têtes... » Pour avoir invoqué un tel passage, certains ont été accusés de blasphème  et ont payé de leur vie un projet apparemment destructeur. Mais aujourd’hui n’avons-nous pas construit les temples de l’argent, où du matin jusqu’au soir les plus habiles s’efforcent de multiplier leurs richesses en prenant le pain des pauvres ? S’il ne faut plus s’enfermer dans des temples de pierre, pour passer de la prière à une re-création, comme le prétend Zeus lui-même, combien est-il plus urgent de quitter les temples de l’argent pour construire de nouveaux temples, où chaque pierre serait un être humain, libre et créateur de véritables richesses.

Jeter la mort derrière soi pour en faire surgir la vie
Le conseil de Zeus est plus explicite encore que celui de quitter le temple : « … jetez, derrière vous, dit-il,  les ossements de votre grand-mère ». Comment comprendre un message aussi mystérieux ? « Perdus dans leurs pensées, ils quittèrent le temple sans parvenir à comprendre pourquoi ils devaient ainsi troubler la paix de leurs ancêtres. Ils réfléchirent longtemps quand soudain Deucalion comprit que la grand-mère dont parlait le dieu était la Terre. « La Terre est notre grand-mère à tous, dit Deucalion, et ses ossements ne peuvent être que les pierres. » Il doutait que des cailloux puissent faire revenir la vie sur terre. Pourtant, aidé de Pyrrha, il en ramassa et les jeta par-dessus son épaule. C’est alors que le miracle se produisit : à peine touchaient-elles la terre que les pierres perdaient leur dureté et qu’elles se transformaient en corps humains. La partie la plus dure devenait les os, quant aux veines de la pierre, elles sont à l’origine des veines du corps humain. Les pierres que Deucalion jetait se transformaient en hommes, celles que jetait Pyrrha se transformaient en femmes. »

Mettre l’argent au service de l’homme et de son économie
L’image précédente est amusante, mais elle nous fait comprendre qu’il faut mettre la mort à sa place au service de la vie. Alors, rejetée à l’arrière, dans un passé dépassé, elle devient elle-même source de vie nouvelle. De la même façon, il faut mettre l’argent au service de l’homme et de son économie, en lui enlevant le rôle primordial, fait de toute puissance, qu’il avait usurpé. Autrement dit, comme on l’a déjà suggéré, il convient de sortir du temple des pleurs et de l’argent, et jeter derrière soi les pierres dont il est construit et qui ont fait leur temps, pour faire surgir les pierres vivantes de l’avenir. Et alors, le mythe précise bien que le dépassement à accomplir doit être opéré, en même temps, par l’homme et par la femme.

La naissance d’un homme nouveau
Rien ne sert de réparer un système ébranlé, qui conduit à la mort : il faut en bâtir un nouveau, où chaque homme, devenant sujet à part entière, en associant l’individuel et le collectif, trouvera une place centrale et pourra redonner à l’argent, rejeté à l’arrière, sa véritable signification au service de la vie. Ainsi, il faut faire un détour : passer du temple de la finance à la maison des hommes, faite de pierres vivantes. C’est alors que les problèmes économiques, trouvant leur juste place, pourront être plus facilement résolus par des hommes aguerris par l’épreuve comme l’exprime, à sa manière, la fin du mythe grec : « C’est ainsi que vint au monde une nouvelle race d’hommes, actifs et résistants au travail et à la souffrance, race issue de la pierre dure comme elle ».

 

Etienne Duval

 

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Texte du mythe grec

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commentaires

S
The Greek myth of flood and the crisis is certainly a very good story. I like these sorts of myths and stories and most of these are coming from the Greek. I hope these are just stories and no flood will attack our world due to sin of men.
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E
Thank You for your reflexion !
Y
<br /> <br />
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D
<br /> Je reprends ce que vous écrivez sur le blog de fermaton. Mais je me sens un peu dépassé car je ne suis compétent ni en physique ni en mathématiques. Sans doute<br /> tous les savoirs sont-ils en connexion mais pour percevoir les points de jonction sans doute faut-il un retournement comme dans le bouddhisme.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> A la fin de l'énoncé d'Einstein, comment pouvez vous le banaliser quand vous dites qu'heureusement nous n'en sommes pas là (4 ans pour la fin de la race humaine.<br /> J'ai collaboré avec le Professeur Chaline, spécialiste de la théorie de l'Évolution pour clarifier sa loi mathématique, la loi log-périodique des espèces animales. Mathématiquement, j'ai démontré<br /> le lien qu'il existe entre la conscience (la mémoire) et l'équilibre d'Einstein (La relativité). Oui ! il existe un lien assuré entre la dynamique de l'Univers et la dynamique des espèces<br /> animales. Quand cet équilibre est brisé, c'est le CHAOS. Einstein ne parle pas au hasard quand il mentionne 4 ans. 4 ans est un temps minimal quand cet équilibre est brisé. Le temps pour<br /> l'apparition du CHAOS, se situe entre 4-50 ans. 50 ans est le temps maximal.<br /> <br /> <br /> http://fermaton.over-blog.com/<br />
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C
<br />  Blog(fermaton.over-blog.com), No-2: THÉORÈME DE L'ARCHE ALLIANCE ! La fonction ZÊTA.<br />
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D
<br /> Tes commentaires sont toujours aussi suggestifs et c’est bien ce qui convient pour un blog. J’aime  bien le texte grec du déluge. Il nous livre<br /> des choses que le texte biblique ignore. D’ailleurs le texte biblique n’est pas premier. Il s’est inspiré du récit de Gilgamesh. Presque toutes les civilisations ont leur déluge.<br /> <br /> <br /> En fait, tu es encore plus grec que moi. Mon passage par l’Egypte m’a montré un autre héritage presque plus somptueux que l’héritage grec. Mais j’ai à nouveau du<br /> plaisir à revenir à la Grèce, qui a le mérite de la clarté et de la précision dans la pensée.<br />
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F
<br /> J'ai relu tes deux derniers textes. La comparaison de la crise des  crapules de la finance et du déluge est vraiment une idée frappante ! Au<br /> début, j'ai pensé au récit biblique et j'avais peur que tu ne recommandes de se retirer dans une "arche" en laissant noyer les méchants, ce qui est  le réflexe sectaire et<br /> illusoire de tous les groupuscules "inspirés", souvent sur fond de religion (ou de religion sécularisée, ce qui est souvent pire...)  mais tu t'en sors bien avec ton texte grec<br /> : où as tu  trouvé ça ?  Je l'ignorais complètement, malgré tout ce qu'on a pu lire sur le  texte de la Genèse... La pensée grecque était une<br /> pierre d'attente pour l'universalisme chrétien  quand il a  fait éclater le carcan du soi-disant "peuple élu", grâce à Paul et, sans doute, à pas mal d'autres<br /> moins connus : la majorité des Juifs du premier siècle parlait en  grec et sans doute aussi Jésus lui-même, le galiléen, si l'on en croit Xavier Léon-Dufour et... notre ami<br /> Bruno Guérard. Badiou a superbement compris cela... Le berceau du christianisme a sans doute été ce judaïsme hellénistique, en tout cas hellénophone, et qui était d'une très grande<br /> richesse  et représentait un monde très "urbain". Et ça a fait une transition facile vers le monde hellénistique lui-même. Comme disait Péguy, "les lourdslégionnaires<br /> avaient  marché pour Lui..." Le petit  livre de Sachot (Strasbourg) est assez convainquant là-dessus. Dommage que depuis le regroupement des juifs autour des<br /> rabbis pharisiens à la fin du premier siècle, cette tradition gréco-juive ait été volontairement oubliée, dans le cadre de la polémique avec les chrétiens. Il y a tout de même eu Maïmonide...<br /> Sans parler de la création sioniste de l'hébreu moderne et de toutes les bêtises anti-grecques qu'on a pu entendre chez les cathos ces dernières années. Dieu merci ça commence à passer de mode...<br /> Pour les français, "grec" est identifié au dualisme platonicien... mais, dès qu'on rencontre un allemand ou un anglo-saxon, tout le reste refait surface. Nous avons eu la chance d'avoir de bons<br /> profs ! Alors bonne chance pour lancer les cailloux : tu pourrais envoyer ça à Hollande  mais peut-être faudrait-il aussi noyer les banquiers !<br />
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D
<br /> Je suis d’accord avec tout ce que tu dis. Il est évident qu’il faut sortir de la centralisation  pour arriver à des relations plus<br /> horizontales  et à des interactions du type réseau. Ce mouvement est déjà en marche mais peut-être moins en France qu’ailleurs. Que le système coopératif puisse apporter sa<br /> pierre, c’est tout à fait possible mais cela ne suffira pas.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’en reviens toujours personnellement à la construction du sujet. C’est effectivement par un système d’interactions que le sujet peut se construire. Et c’est à<br /> partir d’une telle perspective que nous pourrons inventer un autre système économique où la dimension créatrice pourrait être sans commune mesure avec ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays,<br /> en tout cas.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour ce qui est de la Chine, la direction très centralisée du parti ne pourra pas tenir longtemps. Tout dépend alors du type d’orientation ou de révolution qu’ils<br /> adopteront pour un changement politique. Ce n’est pas gagné. Mais l’enjeu est considérable.<br />
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A
<br /> En réponse à cet espoir mis dans la Chine je voudrais d’abord partir du cas français en rebondissant sur l’enquête menée par le journal La Croix sur l’état d’esprit des français<br /> face à la crise par comparaison avec les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne, et la Russie. Les français sont parmi les plus pessimistes ou sont parmi ceux qui sont les moins confiants dans leur<br /> avenir, et selon d’autres enquêtes les moins confiants dans leurs hommes politiques et dans leurs semblables en général.<br /> <br /> <br /> Comme l’écrit Yann Algan toutes les relations dans notre pays sont de type verticale ce qui génère un sentiment de défiance et donc contraire à la confiance nécessaire à la<br /> créativité , à l’innovation et finalement à l’économie.<br /> <br /> <br /> Le remède c’est de revenir à des modèles plus coopératifs. L’auteur pense qu’il faudrait dés l’école maternelle habituer les enfants à établir des liens horizontaux c’est à dire<br /> entre eux et donc faire se dissoudre le lien verticlal prioritaire aujourd’hui elève-instituteur. En politique cela veut dire appliquer le principe de subsidiarité, en économie cela devrait se<br /> traduire  par plus de démocratie dans les entreprises et c’est pourquoi je crois à l’Economie Sociale et Solidaire. <br /> <br /> <br /> Comme le confirme l’enquête de La Croix les Chinois sont beaucoup plus optimistes dû probablement au boum économique mais celui-ci provient du passsage d’une société sans liberté<br /> à une société très libérale dans le domaine économique. Mais qu’en sera-t-il lorsque les citoyens de l’empire du Milieu se heurteront dans le domaine politique à la dictature très centralisée du<br /> parti ? Comme certaines études tendent à le montrer il y a corrélation entre centralisation, manque de transparence et corruption , il y a alors tout lieu de penser  que<br /> la  défiance s’installera et que ce pays perdra créativité et innovation.  <br />
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A
<br /> Un déluge d’interventions pour sauver les océans<br /> <br /> <br /> Nous pouvons sauver un million de kilomètres carrés d'océans en participant à la consultation et en adressant un déluge d'avis venus du monde entier. Noyons les<br /> voix des entreprises de pêche commerciale et protégeons nos océans pour les générations à venir. Cliquez sur le lien ci-dessous pour envoyer un message urgent, puis faites suivre l'appel à vos<br /> proches et amis:<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://www.avaaz.org/fr/save_the_coral_sea_fr/?cl=1617527934&amp;v=12857<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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H
<br /> Nous continuons notre investigation sur l’idéologie nazie, qui a conduit à un immense déluge de feu et à la destruction de l’homme. Cette idéologie peut encore aujourd’hui empoisonner<br /> la pensée et provoquer de nouveaux désastres…<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le peuple et la race<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Certaines vérités courent tellement les rues que, précisément pour cela, le vulgaire ne les voit pas, ou du moins ne les reconnaît pas. Il passe le plus souvent<br /> devant elles sans les voir, ainsi qu'il reste aveugle devant des vérités aveuglantes, et qu'il est extrêmement surpris quand quelqu'un vient soudain à découvrir ce que tous devraient pourtant<br /> savoir. Il y a tout autour de nous, par centaines de milliers, des problèmes aussi simples à résoudre que l'oeuf de Christophe Colomb, mais ce sont précisément les hommes du genre de Colomb qu'on<br /> rencontre assez rarement. C'est ainsi que tous les hommes, sans exception, se promènent dans le jardin de la nature, se figurent tout connaître et savoir, et se comportent comme des aveugles à<br /> peu d'exceptions près vis-à-vis de l'un des principes les plus saillants de son action : celui de l'existence de caractères organiques distinguant les espèces entre lesquelles se répartissent<br /> tous les êtres vivant sur cette terre.<br /> <br /> <br /> Race inférieure et race supérieure<br /> <br /> <br /> L'observation la plus superficielle suffit à montrer comment les formes innombrables que prend la volonté de vivre de la nature sont soumises à une loi fondamentale<br /> et quasi inviolable que leur impose le processus étroitement limité de la reproduction et de la multiplication. Tout animal ne s'accouple qu'avec un congénère de la même espèce : la mésange avec<br /> la mésange, le pinson avec le pinson, la cigogne avec la cigogne, le campagnol avec le campagnol, la souris avec la souris, le loup avec la louve, etc. Seules, des circonstances extraordinaires<br /> peuvent amener des dérogations à ce principe ; en première ligne, la contrainte imposée par la captivité ou bien quelque obstacle s'opposant à l'accouplement d'individus appartenant à la même<br /> espèce. Mais alors la nature met tous les moyens en oeuvre pour lutter contre ces dérogations, et sa protestation se manifeste de la façon la plus claire, soit par le fait qu'elle refuse aux<br /> espèces abâtardies la faculté de se reproduire à leur tour, ou bien elle limite étroitement la fécondité des descendants ; dans la plupart des cas, elle les prive de la faculté de résister aux<br /> maladies ou aux attaques des ennemis. Cela n'est que trop naturel : tout croisement de deux êtres d'inégale valeur donne comme produit un moyen terme entre la valeur des deux parents.<br /> C'est-à-dire que le rejeton est situé plus haut dans l'échelle des êtres que celui des parents appartenant à une race inférieure, mais reste en dessous de celui qui fait partie d'une race<br /> supérieure.<br /> <br /> <br /> Le rôle du plus fort est de dominer et non pas de se fondre avec le plus faible<br /> <br /> <br /> Par suite, il succombera, plus tard, dans le combat qu'il aura à soutenir contre cette race supérieure. Un tel accouplement est en contradiction avec la volonté de<br /> la nature qui tend à élever le niveau des êtres. Ce but ne peut être atteint par l'union d'individus de valeur différente, mais seulement par la victoire complète et définitive de ceux qui<br /> représentent la plus haute valeur. Le rôle du plus fort est de dominer et non point de se fondre avec le plus faible, en sacrifiant ainsi sa propre grandeur. Seul, le faible de naissance peut<br /> trouver cette loi cruelle ; mais c'est qu'il n'est qu'un homme faible et borné ; car, si cette loi ne devait pas l'emporter, l'évolution de tous les êtres organisés serait inconcevable. La<br /> conséquence de cette tendance générale de la nature à rechercher et à maintenir la pureté de la race est non seulement la distinction nettement établie entre les races particulières dans leurs<br /> signes extérieurs, mais encore la similitude des caractères spécifiques de chacune d'elles. Le renard est toujours un renard, l'oie une oie, le tigre un tigre, etc., et les différences qu'on peut<br /> noter entre les individus appartenant à une même race, proviennent uniquement de la somme d'énergie, de vigueur,d'intelligence, d'adresse, de capacité de résistance dont ils sont inégalement<br /> doués. Mais on ne trouvera jamais un renard qu'une disposition naturelle porterait à se comporter philanthropiquement à l'égard des oies, de même qu'il n'existe pas de chat qui se sente une<br /> inclination cordiale pour les souris. Par suite, la lutte qui met aux prises les races les unes avec les autres a moins pour causes une antipathie foncière que bien plutôt la faim et l'amour.<br /> Dans les deux cas, la nature est un témoin impassible et même satisfait. La lutte pour le pain quotidien amène la défaite de tout être faible ou maladif, ou doué de moins<br /> <br /> <br /> de courage, tandis que le combat que livre le mâle pour conquérir la femelle n'accorde le droit<br /> <br /> <br /> d'engendrer qu'à l'individu le plus sain, ou du moins lui fournit la possibilité de le faire. Mais le combat est toujours le moyen de développer la santé et la<br /> force de résistance de l'espèce et, par suite, la condition préalable de ses progrès.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Si l’Aryen mélange son sang à celui des peuples inférieurs, c’est la ruine du peuple civilisateur<br /> <br /> <br /> Si le processus était autre, le progrès ultérieur s'arrêterait et il y aurait plutôt régression. En effet, comme les moins bons l'emporteraient toujours en nombre<br /> sur les meilleurs, si tous les individus avaient la même possibilité de survivre et de se reproduire, les moins bons se reproduiraient si rapidement que les meilleurs seraient finalement refoulés<br /> à l'arrière-plan. Il faut donc qu'une mesure corrective intervienne en faveur des meilleurs. La nature y pourvoit en soumettant les faibles à des conditions d'existence rigoureuses qui limitent<br /> leur nombre ; elle ne permet qu'à des survivants choisis de se reproduire ; elle opère alors une nouvelle et rigoureuse sélection en prenant pour critérium la force et la santé. Si elle ne<br /> souhaite pas que les individus faibles s'accouplent avec les forts, elle veut encore moins qu'une race supérieure se mélange avec une inférieure, car, dans ce cas, la tâche qu'elle a entreprise<br /> depuis des milliers de siècles pour faire progresser l'humanité serait rendue vaine d'un seul coup. La connaissance que nous avons de l'histoire fournit d'innombrables preuves de cette loi.<br /> L'histoire établit avec une effroyable évidence que, lorsque l'Aryen a mélangé son sang avec celui de peuples inférieurs, le résultat de ce métissage a été la ruine du peuple civilisateur.<br /> L'Amérique du Nord, dont la population est composée, en énorme majorité, d'éléments germaniques, qu<br />
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D
<br /> Et si la Chine pouvait nous ouvrir des pistes ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il me semble que d’une façon ou d’une autre il faut changer de système. La coopérative est peut-être une des pistes, mais elle ne suffira pas. Je suis assez<br /> d’accord sur ce que tu dis concernant les pays émergents. Mais sans doute vais-je dire une monstruosité. Dans les années 70, je pensais que la Chine pourrait peut-être nous apporter une solution.<br /> C’est vrai qu’elle a beaucoup changé depuis Teng Siao Ping et s’est converti au capitalisme. Pourtant elle continue à jouer sur le couple régulation par l’État et liberté d’initiative des<br /> individus. N’est-elle pas plus avancée que nous pour ouvrir des pistes plus radicales que les nôtres ? Je souhaiterais que l’on creuse cette piste sans trop d’a priori idéologiques.<br /> Concrètement elle a à sa disposition des leviers qui peuvent nous aider …<br />
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A
<br /> Juste un mot pour dire que je doute que les pays émergents apportent les solutions espérées, leurs développements est une copie exagérée du notre(pollution, écarts énormes entre riches et<br /> pauvres, corruptions) simplement ils n'ont pas encore atteint les limites auxquelles nous nous affrontons. Nous pourrions dire qu'ils sont plus hauts sur la pente mais les eaux ne tarderont pas à<br /> les engloutir aussi. Mais alors pourquoi ne pas penser que les solutions alternatives du type économie sociale et solidaire, l'année 2012 est celle des coopératives pour l'ONU, puissent apporter<br /> un début de réponse.<br />
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H
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> vivre un Etat délimité dans l'espace doit plus ou moins échouer. Par suite, il manque à cet Etat la base sur laquelle peut s'élever une civilisation. Le peuple juif<br /> ne possède donc pas, malgré toutes les facultés intellectuelles dont il est doué en apparence, une vraie civilisation, notamment une civilisation qui lui soit propre. Ce que le Juif possède<br /> aujourd'hui de civilisation apparente n'est que le bien des autres peuples qui s'est pour la plus grande partie gâté entre ses mains. Pour apprécier quelle est la position du peuple juif à<br /> l'égard de la civilisation humaine, il ne faut pas perdre de vue un fait essentiel : il n'y a jamais eu d'art juif et, conséquemment, il n'y en a pas aujourd'hui ; notamment les deux reines de<br /> l'art : l'architecture et la musique, ne doivent rien d'original aux Juifs. Ce que le Juif produit dans le domaine de l'art n'est que bousillage ou vol intellectuel. Mais le Juif ne possède pas<br /> les facultés qui distinguent les races créatrices et douées par suite du privilège de fonder des civilisations. Ce qui prouve à quel point le Juif ne s'assimile les civilisations étrangères que<br /> comme un copiste, qui d'ailleurs déforme son modèle, c'est qu'il cultive surtout l'art qui exige le moins d'invention propre, c'est à dire l'art dramatique. Même ici il n'est qu'un bateleur ou,<br /> pour mieux dire, un singe imitateur ; même ici il lui manque l'élan qui porte vers la véritable grandeur ; même ici il n'est pas le créateur de génie, mais un imitateur superficiel sans que les<br /> artifices et trucs qu'il emploie arrivent à dissimuler le néant de ses dons de créateur. Ici la presse juive vient à son secours avec la plus grande complaisance en entonnant les louanges du<br /> bousilleur le plus médiocre, à condition qu'il soit juif, de sorte que le reste du monde finit par se croire en présence d'un artiste, tandis qu'il ne s'agit en réalité que d'un misérable<br /> histrion.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Non, le Juif ne possède pas la moindre capacité à créer une civilisation, puisque l'idéalisme, sans lequel toute évolution élevant l'homme apparaît impossible, lui<br /> est et lui fut toujours inconnu. Son intelligence ne lui servira jamais à édifier, mais bien à détruire ; dans des cas extrêmement rares, elle pourra être tout su plus un aiguillon, mais elle<br /> sera alors le type de « la force qui veut toujours le mal et crée toujours le bien ». Tout progrès de l'humanité s'accomplit, non par lui, mais malgré lui. …<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les Juifs sont des parasites vivant sur le corps des autres peuples<br /> <br /> <br /> L'Aryen fut vraisemblablement d'abord un nomade et ne devint sédentaire qu'au cours des âges, mais parce qu'il n’était pas un Juif ! Non, Ie Juif n'est pas un<br /> nomade, car le nomade a déjà du « travail » une conception d'où peut résulter une évolution ultérieure si les conditions intellectuelles préalables viennent à être remplies. Il y a chez lui un<br /> fond d'idéalisme, bien qu'assez mince ; aussi sa nature peut paraître étrangère aux peuples aryens, sans pourtant leur être antipathique. Une telle conception est inconnue aux Juifs ; aussi<br /> n'ont-ils jamais été des nomades, mais toujours des parasites vivant sur le corps des autres peuples. S'ils ont parfois quitté les régions où ils avaient vécu jusqu'alors, ce ne fut pas<br /> volontairement, mais parce qu'ils furent chassés à diverses reprises par les peuples lassés de l'abus qu'ils faisaient de l'hospitalité qu'on leur avait accordée. La coutume qu'a le peuple juif<br /> de s'étendre toujours plus au loin est un trait caractéristique des parasites; il cherche toujours pour sa race un nouveau sol nourricier.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais cela n'a rien à voir avec le nomadisme, car le Juif ne songe pas du tout à quitter la contrée où il se trouve ; il reste à l'endroit où il s'est établi et s'y<br /> cramponne à tel point qu'on ne peut l'en chasser que très difficilement, même en employant la violence. Son extension dans de nouvelles contrées ne se produit qu'au moment où sont remplies les<br /> conditions nécessaires à son existence sans que pour cela, comme le fait le nomade, il change d'habitat. Il est et demeure la parasite-type, l'écornifleur, qui, tel an bacille nuisible, s'étend<br /> toujours plus loin, sitôt qu'un sol nourricier favorable l'y invite. L'effet produit par sa présence est celui des plantes parasites : là où il se fixe, le peuple qui l'accueille s'éteint au bout<br /> de plus ou moins longtemps.<br /> <br /> <br /> C'est ainsi que le Juif a, de tous temps, vécu dans les Etats d'autres peuples ; il formait son propre Etat qui se dissimulait sous le masque de « communauté<br /> religieuse » tant que les circonstances ne lui permettaient pas de manifester complètement sa vraie nature. Mais, s'il lui arrivait de se croire assez fort pour pouvoir se passer de ce<br /> déguisement, il laissait tomber le voile et était subitement ce que beaucoup n’avaient voulu auparavant ni croire ni voir : le Juif.<br /> <br /> <br /> <br /> La vie que le Juif mène comme parasite dans le corps d'autres nations et Etats comporte un caractère spécifique, qui a inspiré à Schopenhauer le jugement déjà cité, que le Juif est « le grand<br /> maître en fait de mensonges ». Son genre de vie porte le Juif à mentir et à toujours mentir comme le climat force l'habitant du Nord à porter des vêtements chauds. Sa vie au sein d'autres peuples<br /> ne peut durer que lorsqu'il parvient à faire croire qu'il ne doit pas être considéré comme un peuple, mais comme une « communauté religieuse », il est vrai d'un genre particulier.<br /> <br /> <br />  Hitler Mein Kampf<br /> <br /> <br /> http://nsl-archiv.com/Buecher/Fremde-Sprachen/Hitler,%20Adolf%20-%20Mein%20Kampf%20-%20Mon%20Combat%20%28FR,%20354%20S.,%20Text%29.pdf<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> (Page 157 et suivantes)<br />
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H
<br /> Du discours d’Hitler sur la supériorité de certaines civilisations à la conception mortifère du Juif, qui a fait des ravages<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le Juif est le contraire de l’Aryen<br /> <br /> <br /> Le Juif forme le contraste le plus marquant avec l'Aryen. Il n'y a peut-être pas de peuple au monde chez lequel l'instinct de conservation ait été plus développé<br /> que chez celui qu'on appelle le peuple élu. La meilleure preuve en est le simple fait que cette race a survécu jusqu'à nous. Où est le peuple qui, dans les derniers deux mille ans, a éprouvé<br /> moins de changements dans ses dispositions intimes, son caractère, etc., que le peuple juif ? Enfin quel peuple a été mêlé à de plus grandes révolutions que les Juifs ? Ils sont pourtant restés<br /> les mêmes au sortir des gigantesques catastrophes qui ont éprouvé l'humanité. De quelle volonté de vivre d'une infinie ténacité, de quelle constance à maintenir l'espèce témoignent de pareils<br /> faits !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La pensée du Juif ne provient que pour une toute petite partie de son expérience personnelle<br /> <br /> <br /> Les facultés intellectuelles des Juifs se sont développées pendant ces milliers d'années. Le Juif passe aujourd'hui pour « malin », mais il le fut dans un<br /> certain sens en tous temps. Mais son intelligence n'est pas le résultat d'une évolution intérieure, elle a profité des leçons de choses que lui a données l'étranger. L'esprit humain lui-même ne<br /> peut pas parvenir à son complet épanouissement sans franchir des degrés successifs. A chaque pas qu'il fait pour s'élever, il lui faut s'appuyer sur la hase que lui fournit le passé, ceci entendu<br /> dans toute la portée de l'expression, c'est-à-dire sur la base que présente la civilisation générale. Toute pensée ne provient que pour une toute petite partie de l'expérience personnelle ; elle<br /> résulte pour la plus grande part des expériences accumulées dans les temps passés. Le niveau général de la civilisation pourvoit l'individu, sans qu'il y fasse le plus souvent attention, d'une<br /> telle abondance de connaissances préliminaires que, ainsi équipé, il peut plus facilement faire lui-même d'autres pas en avant. Par exemple, le jeune homme d'aujourd'hui grandit au milieu d'une<br /> telle masse de conquêtes techniques faites par les derniers siècles que ce qui restait un mystère, il y a cent ans, pour les plus grands esprits, lui paraît tout naturel et n'attire plus son<br /> attention, quoique étant de la plus grande importance pour lui, en lui permettant de suivre et de comprendre les progrès que nous avons faits dans cette direction. Si un homme de génie, ayant<br /> vécu dans les vingt premières années du siècle précédent, venait subitement à quitter son tombeau de nos jours, il aurait plus de peine à mettre son esprit au diapason du temps présent que n'en<br /> a, de nos jours, un enfant de quinze ans médiocrement doué. Il lui manquerait l'incommensurable formation préparatoire que reçoit pour ainsi dire inconsciemment un de<br /> <br /> <br /> nos contemporains pendant qu'il grandit, par l'intermédiaire des manifestations de la civilisation générale. Comme le Juif - pour des raisons qui ressortiront de ce<br /> qui suit - n'a jamais été en possession d'une civilisation qui lui fût propre, les bases de son travail intellectuel lui ont toujours été fournies par d'autres. Son intellect s'est toujours<br /> développé à l'école du monde civilisé qui l'entourait. Jamais Ie cas contraire ne s'est présenté.<br /> <br /> <br /> Car, bien que l'instinct de conservation soit chez le juif non pas plus faible, mais plus puissant que chez les autres peuples, bien que ses facultés<br /> intellectuelles puissent donner facilement l'impression qu'elles ne le cèdent en rien aux dons spirituels des autres races, il ne satisfait pas à la condition préalable la plus essentielle pour<br /> être un peuple civilisateur : il n’a pas d'idéalisme.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L’instinct de conservation de l’individu<br /> <br /> <br /> La volonté de sacrifice ne va pas, chez le peuple juif, au delà du simple instinct de conservation de l'individu. Le sentiment de la solidarité nationale, qui<br /> semble si profond chez lui, n'est qu'un instinct grégaire très primitif qu'on retrouve chez bien d'autres êtres en ce monde. Il faut remarquer, à ce propos, que l'instinct grégaire ne pousse les<br /> membres du troupeau à se prêter mutuellement secours que lorsqu'un danger commun fait paraître cette aide réciproque utile ou absolument nécessaire. La même bande de loups qui vient de diriger<br /> contre sa proie une attaque commune, se disperse à nouveau quand la faim des individus qui la composaient est apaisée. Il en est de même pour les chevaux qui s'unissent pour se défendre contre un<br /> agresseur, mais qui s'égaillent sitôt le danger passé. Le Juif n'agit pas différemment. Son esprit de sacrifice n'est qu'apparent. Il ne se manifeste qu'autant que l'existence de chaque individu<br /> le rend absolument nécessaire. Mais sitôt que l'ennemi commun est vaincu, le danger, qui les menaçait tous passé, la proie mise en sûreté, la concorde apparente disparaît<br /> <br /> <br /> pour faire place aux dispositions naturelles. Les Juifs ne sont unis que quand ils y sont contraints par un danger commun ou attirés par une proie commune. Si ces<br /> deux motifs disparaissent, l'égoïsme le plus brutal reprend ses droits et ce peuple, auparavant si uni, n'est plus en un tournemain qu'une troupe de rats se livrant des combats sanglants. Si les<br /> Juifs étaient seuls en ce monde, ils étoufferaient dans la crasse et l'ordure ou bien chercheraient<br /> <br /> <br /> dans des luttes sans merci à s'exploiter et à s'exterminer, à moins que leur lâcheté, où se manifeste leur manque absolu d'esprit de sacrifice, ne fasse du combat<br /> une simple parade.<br /> <br /> <br /> Il est donc complètement faux de conclure du fait que les Juifs s'unissent pour combattre, ou plus exactement pour piller leurs semblables, qu'il existe chez eux un<br /> certain esprit idéaliste de sacrifice. Ici également le Juif n'obéit à rien d'autre qu'au pur égoïsme.<br /> <br /> <br /> Le peuple juif ne possède pas une vraie civilisation<br /> <br /> <br /> C'est pourquoi l'Etat juif - qui doit être l'organisme vivant destiné à conserver et multiplier une race - est, au point de vue territorial, sans aucune frontière.<br /> Car la délimitation du territoire d'un Etat suppose toujours une disposition d'esprit idéaliste chez la race qui le constitue et notamment une conception exacte de ce que signifie le travail.<br /> Dans la mesure où cette conception fait défaut, toute tentative pour former ou pour faire vivre un Etat délimité dans l'<br />
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H
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> Mais enfin les conquérants deviennent infidèles au principe, d'abord observé, en vertu duquel ils conservaient la pureté de leur sang ; ils commencent à s'unir aux<br /> indigènes leurs sujets et mettent fin ainsi à leur propre existence ; car le péché originel commis dans le Paradis a toujours pour conséquence l'expulsion des coupables.<br /> <br /> <br /> Hitler Mein Kampf<br /> <br /> <br /> http://nsl-archiv.com/Buecher/Fremde-Sprachen/Hitler,%20Adolf%20-%20Mein%20Kampf%20-%20Mon%20Combat%20%28FR,%20354%20S.,%20Text%29.pdf<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> (Page 151 et suivantes)<br /> <br /> <br />  <br />
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H
<br /> La notion de civilisation selon Hitler ou les idées qui conduisent au déluge des peuples<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je pense que notre Ministre de l’Intérieur n'aurait pas tenu des propos qui évoquent la supériorité de certaines civilisations s’il avait lu l’extrait du Main<br /> Kampf que nous présentons ici.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tout ce que nous admirons aujourd'hui sur cette terre - science et art, technique et inventions - est le produit de l'activité créatrice de peuples peu nombreux et<br /> peut-être, primitivement, d'une seule race. C'est d'eux que dépend la permanence de toute la civilisation. S'ils succombent, ce qui fait la beauté de cette terre descendra avec eux dans la<br /> tombe.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les grandes civilisations sont liées à une race primitivement créatrice<br /> <br /> <br /> Quelque influence que le sol puisse, par exemple, avoir sur les hommes, les résultats de cette influence seront toujours différents suivant les races qui la<br /> subissent. Le peu de fertilité du terrain où vit une race peut être pour l'une d'elles un puissant aiguillon qui la pousse à accomplir de grandes choses ; pour une autre, la stérilité du sol sera<br /> une cause de misère et finalement de sous-alimentation avec toutes ses conséquences. Ce sont les prédispositions intimes des peuples qui détermineront toujours la façon dont les influences<br /> extérieures agiront sur eux. Ce qui réduit les uns à mourir de faim trempe les autres à un dur travail.<br /> <br /> <br /> Toutes les grandes civilisations du passé tombèrent en décadence simplement parce que la race primitivement créatrice mourut d'un empoisonnement du sang.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Toute civilisation dépend des hommes qui luttent<br /> <br /> <br /> La cause profonde de pareilles décadences fut toujours l'oubli du principe que toute civilisation dépend des hommes et non ceux-ci de celle-là ; que, par suite,<br /> pour conserver une civilisation déterminée, il faut conserver l'homme qui l'a créée. Mais cette conservation est liée à la loi d'airain de la nécessité et du droit à la victoire du meilleur et du<br /> plus fort.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Que celui qui veut vivre combatte donc ! Celui qui se refuse à lutter dans ce monde où la loi est une lutte incessante ne mérite pas de vivre. Cela peut paraître<br /> dur, mais c'est ainsi ! Pourtant beaucoup plus dur encore est le sort de l'homme qui croit pouvoir vaincre la nature et, en réalité, l'insulte. Détresse, malheur et maladies, voilà alors la<br /> réponse de la nature.<br /> <br /> <br /> L'homme qui oublie et méprise les lois de la race se prive réellement du bonheur qu'il se croît sûr d'atteindre. Il met obstacle à la marche victorieuse de la race<br /> supérieure et, par là, à la condition préalable de tout progrès humain. Accablé par le fardeau de la sensibilité humaine, il tombe au niveau de l'animal incapable de s'élever sur l'échelle des<br /> êtres.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tout ce que nous avons de civilisation humaine provient principalement de l’activité créatrice des Aryens<br /> <br /> <br /> Ce serait une vaine entreprise que de discuter sur le point de savoir quelle race ou quelles races ont primitivement été dépositaires de la civilisation humaine et<br /> ont, par suite, réellement fondé ce que nous entendons par humanité. Il est plus simple de se poser la question en ce qui concerne le présent et, sur ce point, la réponse est facile et claire.<br /> Tout ce que nous avons aujourd'hui devant nous de civilisation humaine, de produits de l'art, de la science et de la technique est presque exclusivement le fruit de l'activité créatrice des<br /> Aryens. Ce fait permet de conclure par réciproque, et non sans raison, qu'ils ont été seuls les fondateurs d'une humanité supérieure et, par suite, qu'ils représentent le type primitif de ce que<br /> nous entendons sous le nom d' « homme ». L'Aryen est le Prométhée de l'humanité ; l'étincelle divine du génie a de tout temps jailli de son front lumineux ; il a toujours allumé à nouveau ce feu<br /> qui, sous la forme de la connaissance, éclairait la nuit recouvrant les mystères obstinément muets et montrait ainsi à l'homme le chemin qu'il devait gravir pour devenir le maître des autres<br /> êtres vivant sur cette terre. Si on faisait disparaître, une profonde obscurité descendrait sur la terre ; en quelques siècles, la civilisation humaine s'évanouirait et le monde deviendrait un<br /> désert.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Si l'on répartissait l'humanité en trois espèces : celle qui a créé la civilisation, celle qui en a conservé le dépôt et celle qui l'a détruit, il n'y aurait que<br /> l'Aryen qu'on pût citer comme représentant de la première. Il a établi les fondations et le gros oeuvre de toutes les créations humaines et, seuls, leur aspect et leur coloration ont dépendu des<br /> caractères particuliers des différents peuples. Il fournit les puissantes pierres de taille et le plan de tous les édifices du progrès humain et, seule, l'exécution répond à l'esprit propre à<br /> chaque race. Par exemple, dans quelques dizaines d'années, tout l'Est de l'Asie pourra nommer sienne une civilisation dont la base fondamentale sera aussi bien l'esprit grec et la technique<br /> allemande qu'elle<br /> <br /> <br /> l'est chez nous. Seul son aspect extérieur portera, en partie du moins, les traits de l'inspiration asiatique. …<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour sauver la civilisation supérieure, l’Aryen doit maintenir la pureté de la race<br /> <br /> <br />  S'il est prouvé qu'un peuple a reçu de races étrangères les éléments essentiels de sa civilisation, se les ait assimilés et les a mis en oeuvre,<br /> mais s'est ensuite engourdi quand l'influence étrangère a cessé de s'exercer sur lui, on peut dire que cette race a été dépositaire de la civilisation, mais non qu'elle a créé la civilisation. Si<br /> l'on examine les différents peuples à ce point de vue, on constate qu'en fait, presque partout, on a affaire non pas à des peuples qui ont primitivement fondé la civilisation, mais presque<br /> toujours à des peuples qui en ont reçu le dépôt. L'image qu'on peut se faire de leur évolution est la suivante : Des peuples aryens - dont l'effectif est d'une faiblesse vraiment ridicule -<br /> soumettent des peuples étrangers et, sollicités par les conditions de vie que leur présente la nouvelle contrée (fertilité, nature du climat, etc.) ou profitant aussi de l'abondance de la<br /> main-d'oeuvre que leur fournissent des hommes de race inférieure, ils développent alors les facultés intellectuelles et organisatrices qui sommeillaient en eux. En quelques millénaires, ou même<br /> quelques siècles, ils mettent sur pied des civilisations qui, primitivement, portent des traits répondant complètement à leur façon d'être et adaptés aux propriétés particulières du sol indiquées<br /> plus haut et à l'esprit des hommes qu'ils ont soumis<br />
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D
<br /> <br /> Le poisson, symbole de Jésus<br /> <br /> <br /> Iesous Cristos Theou Uios Soter (Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur) : ICHTUS (poisson)<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br />
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J
<br /> <br /> Jonas dans le ventre de la baleine<br /> <br /> <br /> <br /> Dans cette grotte vivante<br /> <br /> <br /> la lumière est donnée<br /> <br /> <br /> par le passeur dont la mission<br /> <br /> <br /> est la plus belle du monde<br /> <br /> <br /> faire accéder à..... A JE NE SAIS PAS ENCORE<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> http://aquaphotocoeur.over-blog.com/article-passeur-de-lumiere-ou-le-ventre-de-la-baleine-91500547.html<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> <br /> Le poisson Matsya qui sauva le monde du déluge<br /> <br /> <br />  Le symbole de la barque s’enrichit puisque la barque finit par évoquer le poisson des origines de<br /> l’homme. C’est pourquoi, dans le christianisme, le Christ lui-même prend la figure du poisson. Il faut retourner à l’origine pour retrouver la dynamique perdue de la création.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> L’arche dans Gilgamesh<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> L’arche de Noé<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> La barque de Deucalion et Pyrrha<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> La barque du déluge et l’arc en ciel font partie d’un même symbole<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Comme certains l’ont déjà souligné, la barque du déluge et l’arc-en-ciel (dans le mythe biblique) font partie d’un même symbole, comme le haut et le bas d’une même<br /> structure. Autrement dit l’alliance entre la terre et le ciel, entre l’humanité et la divinité, passe par le petit reste présent dans la barque (Noé et ceux qui l’entourent ou Deucalion et<br /> Pyrrha). Cela est possible parce que chaque être humain porte en lui, d’une certaine façon, la totalité de l’humanité.<br />
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M
<br /> Mircéa Eliade et l'universalité du mythe du déluge<br /> <br /> <br /> L'eau diluviale (Encyclopaedia universalis)Le déluge est à la fois cataclysme vengeur et fin<br /> purificatrice d'un monde corrompu. Eliade a bien montré l'universalité des mythes diluviaux qui, des Sémites aux populations du Pacifique, de l'Atlantide aux légendes des Andes, associent<br /> l'engloutissement par l'eau au devenir, d'abord sous une forme lunaire, puis au devenir tout court, au Temps. Le déluge fait hésiter l'ethnologue entre une interprétation pessimiste et<br /> héraclitéenne du devenir et une interprétation sotériologique : « Les méchancetés, les péchés finiraient pas défigurer l'humanité ; vidée des germes et des forces créatrices,<br /> l'humanité s'étiolerait, décrépite et stérile. Au lieu de la régression lente en formes sous-humaines, le déluge amène la réabsorption instantanée dans les eaux, dans lesquelles les péchés sont<br /> purifiés et desquelles naîtra l'humanité nouvelle, régénérée » (M. Eliade, op. cit.). La valence positive du déluge est souvent symbolisée par l'arche, dont la barque n'est<br /> qu'un diminutif. Il n'est pas besoin d'insister sur le mythe de l'arche de Noé que chacun connaît (Gen., vi,<br /> 13), mais il nous faut nous arrêter au symbolisme des barques et des nacelles qui toutes sont, si l'on peut dire, le symbolisme « quintessentiel » de l'eau. De même que<br /> l'aspersion par l'hysope est une purification superlative, la barque concentre en elle les vertus de salvation, de fécondité, de naissance des eaux, au sein même de la tempête, de la colère<br /> aquatique et de la mort diluviale (G. Durand, Les Structures anthropologiques, « La Descente et la coupe »).<br /> <br /> <br /> Certes la barque est un symbole très polyvalent : elle est faite de bois, de peaux, de roseaux, matériaux qui renvoient à autant de nuances symboliques :<br /> sa fusiformité peut suggérer tout aussi bien la quenouille des fileuses que les cornes de la lune. Mais la valorisation psychopompe de la barque – fût-elle lunaire – n'échappe ni à la mythologie<br /> égyptienne, où Isis et Osiris voyagent sur une barque funéraire, où chaque momie est accompagnée de barq […]<br /> <br /> <br /> Le déluge (Encyclopaedia Universalis) par Mircéa EliadeExtrêmement répandus, les mythes de catastrophes cosmiques racontent comment le monde a été détruit et l'humanité anéantie, à l'exception d'un couple<br /> ou de quelques survivants. Les mythes du Déluge sont les plus nombreux, et presque universellement connus (bien qu'extrêmement rares en Afrique). À côté des mythes diluviens, d'autres relatent la<br /> destruction de l'humanité par des cataclysmes cosmiques : tremblements de terre, incendies, écroulement de montagnes, épidémies. Évidemment, cette fin du monde n'est pas représentée comme<br /> radicale, mais plutôt comme la fin d'une humanité, suivie de l'apparition d'une humanité nouvelle. Mais l'immersion totale de la Terre dans les eaux, ou sa destruction par le feu, suivie de<br /> l'émersion d'une Terre vierge, symbolisent la régression au Chaos et la cosmogonie.<br /> <br /> <br /> Dans un grand nombre de mythes, le Déluge est rattaché à une faute rituelle qui a provoqué la colère de l'Être suprême : parfois il résulte simplement du désir<br /> d'un Être divin de mettre fin à l'humanité. Mais, si l'on examine les mythes qui annoncent l'imminence du Déluge, on retrouve, parmi les causes principales, non seulement les péchés des hommes,<br /> mais aussi la décrépitude du monde. On peut dire alors que le Déluge a ouvert la voie à la fois à une re-création du monde et à une régénération de l'humanité.<br />
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M
<br /> La fin du monde selon la mythologie nordique<br /> <br /> <br /> Pour les peuples nordiques, nul ne peut échapper à son destin. Le concept de Ragnarök (mort des dieux) est lié à cette idée.<br /> La destruction du monde est donc inéluctable.<br /> <br /> <br /> Ragnarök doit être annoncé par trois années de guerre suivies d’un terrible hiver de trois ans, sans été.<br /> Un immense tremblement de terre brisera alors tous les liens. Fenrir le loup se retrouvera délivré de ses chaînes ainsi que son père Loki.<br /> Jormungand, le serpent cosmique, provoquera un immense raz de marée qui inondera la terre entière.<br /> Les eaux tourbillonnantes emporteront le bateau Naglfar rempli de géants.<br /> <br /> <br /> Fenrir et Jormungand marcheront vers la plaine de Vigrid, lieu de l’ultime bataille, tous comme les dieux, conduits par<br /> Odin.<br /> <br /> <br /> Odin sera tué par le loup Fenrir et Thor succombera à ses blessures après avoir tué le serpent cosmique, Jormungand.<br /> <br /> <br /> A l’issue de ce combat final, des flammes, de la fumée et de la vapeur s’élèveront et le ciel s’obscurcira.<br /> Les étoiles disparaîtront et la terre sombrera dans la mer.<br /> <br /> <br /> Cependant, Ragnarök ne constituera pas la fin du monde. En effet, le monde ressurgira, vert et fertile et ce sera l’avènement<br /> d’un nouvel âge.<br /> <br /> <br /> Le monde des humains sera repeuplé par deux personnes, Lif et Lifthrasir. L’homme bénéficiera donc d’un nouveau départ et le<br /> cycle pourra recommencer.<br /> <br /> <br /> La mythologie nordique fait référence au déluge mais également à l’arche de Noé et au repeuplement de la terre grâce à un couple<br /> épargné par les dieux.<br /> <br /> <br /> http://www.dinosoria.com/mythes_deluge.htm<br />
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A
<br /> Atlantide<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> Le mythe de l’Atlantide : extrait du Timée (Platon)<br /> <br /> <br /> <br /> Solon m’a rapporté qu’en entendant cela, il fut saisi d’étonnement et pria instamment les prêtres de lui raconter exactement et de suite tout ce qui concernait ses<br /> concitoyens d’autrefois. Alors le vieux prêtre lui répondit : « Je n’ai aucune raison de te refuser, Solon, et je vais t’en faire un récit par égard pour toi et pour ta patrie, et surtout pour<br /> honorer la déesse qui protège votre cité et la nôtre et qui les a élevées et instruites, la vôtre, qu’elle a formée la première, mille ans avant la nôtre, d’un germe pris à la terre et à<br /> Héphaïstos, et la nôtre par la suite. Depuis l’établissement de la nôtre, il s’est écoulé huit mille années : c’est le chiffre que portent nos livres sacrés. C’est donc de tes concitoyens d’il y<br /> a neuf mille ans que je vais t’exposer brièvement les institutions et le plus glorieux de leurs exploits. Nous reprendrons tout en détail et de suite, une autre fois, quand nous en aurons le<br /> loisir, avec les textes à la main. Compare d’abord leurs lois avec les nôtres. Tu verras qu’un bon nombre de nos lois actuelles ont été copiées sur celles qui étaient alors en vigueur chez vous.<br /> C’est ainsi d’abord que la classe des prêtres est séparée des autres ; de même celle des artisans, où chaque profession a son travail spécial, sans se mêler à une autre, et celle des bergers, des<br /> chasseurs, des laboureurs. Pour la classe des guerriers, tu as sans doute remarqué qu’elle est chez nous également séparée de toutes les autres ; car la loi leur interdit de s’occuper d’aucune<br /> autre chose que de la guerre. Ajoute à cela la forme des armes, boucliers et lances, dont nous nous sommes servis, avant tout autre peuple de l’Asie, en ayant appris l’usage de la déesse qui vous<br /> l’avait d’abord enseigné. Quant à la science, tu vois sans doute avec quel soin la loi s’en est occupée ici dès le commencement, ainsi que de l’ordre du monde. Partant de cette étude des choses<br /> divines, elle a découvert tous les arts utiles à la vie humaine, jusqu’à la divination et à la médecine, qui veille à notre santé, et acquis toutes les connaissances qui s’y rattachent.<br /> <br /> C’est cette constitution même et cet ordre que la déesse avait établis chez vous d’abord, quand elle fonda votre ville, ayant choisi l’endroit où vous êtes nés, parce qu’elle avait prévu que son<br /> climat heureusement tempéré y produirait des hommes de haute intelligence. Comme elle aimait à la fois la guerre et la science, elle a porté son choix sur le pays qui devait produire les hommes<br /> les plus semblables à elle-même et c’est celui-là qu’elle a peuplé d’abord. Et vous vous gouverniez par ces lois et de meilleures encore, surpassant tous les hommes dans tous les genres de<br /> mérite, comme on pouvait l’attendre de rejetons et d’élèves des dieux. Nous gardons ici par écrit beaucoup de grandes actions de votre cité qui provoquent l’admiration, mais il en est une qui les<br /> dépasse toutes en grandeur et en héroïsme. En effet, les monuments écrits disent que votre cité détruisit jadis une immense puissance qui marchait insolemment sur l’Europe et l’Asie tout<br /> entières, venant d’un autre monde situé dans l’océan Atlantique. On pouvait alors traverser cet Océan ; car il s’y trouvait une île devant ce détroit que vous appelez, dites-vous, les colonnes<br /> d’Héraclès. Cette île était plus grande que la Libye et l’Asie réunies. De cette île on pouvait alors passer dans les autres îles et de celles-ci gagner tout le continent qui s’étend en face<br /> d’elles et borde cette véritable mer. Car tout ce qui est en deçà du détroit dont nous parlons ressemble à un port dont l’entrée est étroite, tandis que ce qui est au-delà forme une véritable mer<br /> et que la terre qui l’entoure a vraiment tous les titres pour être appelée continent. Or dans cette île Atlantide, des rois avaient formé une grande et admirable puissance, qui étendait sa<br /> domination sur l’île entière et sur beaucoup d’autres îles et quelques parties du continent. En outre, en deçà du détroit, de notre côté, ils étaient maîtres de la Libye jusqu’à l’Égypte, et de<br /> l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie. Or, un jour, cette puissance, réunissant toutes ses forces, entreprit d’asservir d’un seul coup votre pays, le nôtre et tous les peuples en deçà du détroit. Ce fut<br /> alors, Solon, que la puissance de votre cité fit éclater aux yeux du monde sa valeur et sa force. Comme elle l’emportait sur toutes les autres par le courage et tous les arts de la guerre, ce fut<br /> elle qui prit le commandement des Hellènes ; mais, réduite à ses seules forces par la défection des autres et mise ainsi dans la situation la plus critique, elle vainquit les envahisseurs, éleva<br /> un trophée, préserva de l’esclavage les peuples qui n’avaient pas encore été asservis, et rendit généreusement à la liberté tous ceux qui, comme nous, habitent à l’intérieur des colonnes<br /> d’Héraclès. Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires, et, dans l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit néfastes, tout ce que vous<br /> aviez de combattants fut englouti d’un seul coup dans la terre, et l’île Atlantide, s’étant abîmée dans la mer, disparut de même. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, cette mer-là est impraticable<br /> et inexplorable, la navigation étant gênée par les bas fonds vaseux que l’île a formés en s’affaissant. »<br /> <br /> Traduction Émile Chambry<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> et l'on recommençait jusqu'à ce que la pierre arrivât sur le plateau des pyramides. Là, on mettait en place la dalle au milieu de<br /> laquelle on perçait un trou ; dans ce trou, on plantait verticalement une tige de fer, puis on plaçait sur la première dalle une seconde percée également d'un trou dans lequel pénétrait la tige<br /> de fer ; puis l'on faisait couler du plomb fondu dans le trou autour de la tige afin d'assujettir les deux dalles et les rendre inébranlables ; on continuait ainsi jusqu'à l'achèvement de la<br /> pyramide.<br /> <br /> <br /> ولما شرع<br /> في بنائها<br /> أمر بقطع<br /> الأسطوانات العظيمة ونشر<br /> البلاط الهائل واستخراج<br /> الرصاص من<br /> أرض المغرب<br /> وإحضار الصخور من ناحية أسوان<br /> فبنى بها<br /> أساس الأهرام الثلاثة<br /> الشرقيّ والغربيّ والملوّن<br /> وكانت لهم<br /> صحائف وعليها كتابة<br /> إذا قطع<br /> الحجر وتمّ<br /> إحكامه وضعوا عليه تلك الصحائف<br /> وضربوه فيبعد بتلك الضربة قدر<br />
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D
<br /> Le déluge et la création des pyramides en Egypte<br /> <br /> <br /> L'écrivain maître Ibrahim Uaçif Shah,<br /> dans son Histoire de l'Égypte et de ses merveilles, en parlant de Sourid ben Sahluq ben Seriaq ben Tumidoun ben Badresan ben Housal, l'un<br /> des rois qui gouvernèrent l'Égypte avant le déluge et qui résidaient dans la ville d'Amsous dont il sera parlé au chapitre de ce livre qui traite des villes de l'Égypte, dit : C'est lui qui éleva<br /> en Égypte les deux grandes pyramides que l'on attribue à Sheddad ben 'Ad ; les Coptes prétendent que, grâce à la puissance de leur magie, les Adites ne purent pénétrer dans leur pays. Voici<br /> quelle fut la cause de l'érection des deux pyramides : trois cents ans avant le déluge, Sourid eut un songe dans lequel il lui sembla que la terre se renversait ; les hommes s'enfuyaient droit<br /> devant eux, les étoiles tombaient et se heurtaient les unes contre les autres avec un fracas terrible. Sourid, effrayé, ne parla à personne de ce songe, mais il fut convaincu qu'un grave<br /> événement allait se produire dans le monde. Quelques jours après il eut un autre songe dans lequel il lui semblait que les étoiles fixes s'abattaient sur la terre sous la forme d'oiseaux blancs<br /> et, saisissant au vol les hommes, les précipitaient entre deux hautes montagnes qui se refermaient sur eux, et ces étoiles brillantes devenaient sombres et obscures. Plein d'épouvante à son<br /> réveil, il se rendit au temple du Soleil, se prosterna, se roula le visage dans la poussière et pleura. Dés que le jour parut, il rassembla les chefs des prêtres de toutes les provinces de<br /> l'Égypte, au nombre de 130. Il s'enferma avec eux et leur exposa ce qu'il avait vu dans son premier et son second songe. Les prêtres expliquèrent au roi qu'un événement extraordinaire devait se<br /> produire dans le monde, et le plus grand d'entre eux, nommé Aqlimoun, lui dit : Les songes des rois ne se produisent pas sans raison, à cause de l'importance des princes. Je raconterai au Pharaon<br /> un songe que j'ai eu moi aussi et dont je n'ai parlé à personne. Il me semblait que j'étais assis avec le roi dans la tour d'Amsous ; le ciel, quittant sa place, descendait et se rapprochait de<br /> nos têtes, formant au-dessus de nous comme un dôme qui nous enveloppait. Le roi élevait les mains vers le ciel dont les étoiles s'entremêlaient en images multiples et en formes diverses ; les<br /> gens couraient, cherchant un refuge vers le palais du roi et demandant secours. Le roi portait ses mains à sa tête, m'ordonnant d'en faire autant et nous étions tous les deux dans une anxiété<br /> terrible. Et voilà que, de la tour où nous étions, nous vîmes une partie du ciel s'entr'ouvrir ; une lumière éclatante s'échappa de cette brèche, le soleil y apparut et nous nous mîmes à<br /> l'implorer. Et le soleil nous dit que le ciel retournerait à sa place première. Je m'éveillai plein d'épouvante, puis je me rendormis et je vis la ville d'Amsous renversée avec ses habitants, les<br /> idoles tombant sur leur tête ; des hommes descendaient du ciel tenant dans leurs mains des fouets de fer dont ils frappaient les mortels : Pourquoi, leur demandai-je, traitez-vous les hommes<br /> ainsi ? - C'est, répondirent-ils, qu'ils se sont montrés impies envers leur Dieu. - N'ont-ils pas, dis-je, quelque moyen de se racheter ? - Et ils répondirent<br /> : Oui, que celui qui veut être sauvé aille rejoindre le maître de l'arche. Là-dessus je m'éveillai plein d'effroi. - Le roi dit alors : "Prenez les élévations des étoiles et voyez ce qui doit<br /> advenir."<br /> Après un minutieux examen, on reconnut qu'un déluge devait avoir lieu après lequel apparaîtrait un feu sorti de la constellation du Lion et qui<br /> brûlerait le monde. - Voyez encore, dit le roi, si ce désastre atteindra notre pays. - Oui, dirent-ils, le déluge en atteindra la plus grande partie et il restera ruiné pendant de longues années.<br /> - Voyez, dit le roi, si ce pays redeviendra prospère comme auparavant ou s'il restera toujours recouvert par les eaux. - Les pays, répondirent les prêtres, retourneront à leur ancien état et<br /> redeviendront prospères. - Et après ? interrogea le roi. - Notre pays sera attaqué par un roi qui exterminera les habitants et s'emparera de leurs richesses. - Et après ? - Un peuple barbare,<br /> venu des montagnes du Nil, l'attaquera et se rendra maître de la plus grande partie du territoire. - Et après ? - Le Nil sera coupé et le pays abandonné de ses habitants. Alors le roi ordonna de construire les pyramides et d'y pratiquer des<br /> couloirs par où le Nil pénétrerait jusqu'à un point déterminé, puis s'écoulerait vers certaines régions de l'ouest et du Saïd ; il<br /> fit remplir les pyramides de talismans, de merveilles, de richesses et d'idoles ; il y fit déposer les corps des rois et, d'après ses ordres, les prêtres tracèrent sur ces monuments toutes les<br /> maximes des sages ; on écrivit donc sur tous les points possibles des pyramides, plafonds, bases, murailles, toutes les sciences familières aux<br /> Égyptiens, et l'on y dessina les figures des étoiles, on y écrivit les noms des drogues et leurs propriétés utiles et nuisibles, la science des talismans, des mathématiques, de<br /> l'architecture, toutes les sciences en un mot, et tout cela était exposé très clairement pour ceux qui connaissent leur écriture et comprennent leur langue.<br /> <br /> <br /> قالوا: ينقطع نيلها وتخلو من أهلها فأمر عند ذلك: بعمل الأهرام وأن يعمل لها مسارب يدخل منها النيل إلى مكان بعينه ثم يفيض<br /> إلى مواضع من أرض الغرب وأرض الصعيد وملأها طلسمات وعجائب وأموالًا وأصنامًا وأجساد ملوكهم وأمر الكهان فزبروا عليها جميع ما قالته الحكماء وزبر فيها وفي سقوفها وحيطانها وأسطواناتها جميع العلوم<br /> الغامضة التي يدّعيها أهل مصر وصوّر فيها صور الكواكب كلها وزبر عليها أسماء العقاقير ومنافعها ومضارها وعلم الطلسمات وعلم الحساب والهندسة وجميع علومهم مفسرًا لمن يعرف كتابتهم ولغتهم<br /> <br /> <br /> Ayant pris cette résolution, le roi fit tailler des blocs,<br /> polir des dalles énormes, extraire le plomb de la terre d'Occident, et des rochers de la région d'Assouan, et l'on jeta les fondations des trois pyramides Orientale, Occidentale et<br /> Colorée. Les ouvriers<br /> avaient avec eux des feuilles (de papyrus) couvertes d'écriture, et dès qu'une pierre était taillée et parée, on posait une de ces feuilles sur la pierre à laquelle on donnait un coup, et ce coup<br /> suffisait pour lui faire parcourir une distance de 100 sahmes (200 portées de flèche; et l'on recommençait jusqu'à ce que la pierre arrivât sur le plateau<br />
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L
<br /> Évocation du déluge chez les Indiens d’Amérique du sud<br /> Chez les Aztèques, il faut se rapporter au mythe de création de l’univers : la « légende des quatre soleils ».<br /> Quatre ères, désignées sous le nom de « soleil », ont précédé la nôtre, toutes ont fini par un cataclysme :<br /> <br /> - Le 1er soleil appelé « 4 tigre » (nahui ocelotl) qui dura 676 ans, les habitants de la Terre furent dévorés par des tigres.<br /> - Le 2nd soleil « 4 vent » (nahui ehecalt) qui dura 364 ans, les humains furent emportés par de terribles vents et les survivants furent transformés en singes.<br /> - Le 3ème soleil « 4 pluie » (nahui quiahuitl) dura 312 ans au bout desquels une pluie de feu détruisit tout.<br /> - Le 4ème soleil « 4 eau » (nahui atl) dura 676 ans. Une terrible inondation y mis fin, dont seul un homme et une femme survécurent.<br /> - Pour info, nous vivons actuellement le 5ème soleil « 4 tremblement de terre » (nahui ollin) qui, comme son nom l’indique, devrait finir dans les secousses sismiques.<br /> <br /> Chez les Mayas, nous allons nous référer au Popol Vuh, encore une fois à la partie relatant la création du monde et de l’humanité :  <br /> <br /> <br /> Les puissances « spirituelles » qui coexistent au chaos primitif, s’en détachent lors de la création. Chaque angle du monde est marque par une borne<br /> de couleur différente et par un Régent, qui sont don au nombre de 4 : Tzakol, Bitol, Alom et Qalohom. A ces 4 Régents viennent s’ajouter les « puissances du ciel » Tepeu et Gucumatz puis Cabaguil<br /> le « Cœur du Ciel ». A eux 7 ils forment le conseil, responsable de la création. La 1ère création fut végétale, mais elle ne les satisfait pas, ils décident alors de faire surgir des êtres<br /> animés. Ainsi naquirent les animaux, les oiseaux, les serpents et les « esprits de la montagne ». Ensuite les dieux entreprirent de former l’humanité. Ils s’y reprennent plusieurs fois : avec de<br /> la boue humide, en les sculptant dans le bois. La dernière mouture de l’humanité est faite à partir du maïs et c’est celle qui réussit le mieux. Mais nous nous intéressons à la troisième<br /> création, celle fait à partir du bois. Cette humanité fut donc composée de mannequins animés. « Ils vécurent, ils engendrèrent, ils firent des filles, ils firent des fils, ces mannequins, ces<br /> charpentés de bois. Ils n’avaient ni esprit, ni sagesse, nul souvenir de leurs constructeurs, de leurs formateurs… Ils ne se souvenaient pas des esprits du Ciel ; c’est pourquoi ils déchurent… »<br /> Incapables de leur rendre hommage, les dieux mirent fin à ces hommes ébauchés par un grand déluge, mais on dit que leur race ne périt pas entièrement et que, chassés, elle survit sous la forme de<br /> singes.<br /> <br /> <br /> http://www.willowheartwicca.fr/le_deluge.htm<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Retrouver la dimension symbolique de la vie<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci Josiane de participer à nos échanges. Cela fait partie des nouvelles pratiques à instituer pour faire naître autre chose : la prise de distance par rapport à la centralisation, les<br /> échanges de toutes sortes et à tous les niveaux, la prise en compte des cultures locales, la reconnaissance de la dimension communautaire, les interactions multiples qui doivent permettre<br /> l’émergence de la responsabilité et de la création partagées. Il y a longtemps que les mythes nous rappellent à l’ordre sur ce sujet. Ils nous disent que la vie est de l’ordre du symbolique où<br /> chaque groupe, chaque individu et chaque dimension de l’existence doivent avoir sa place dans un système fait de réciprocité. Il y a l’idée que le programme doit céder la place à la création, qui<br /> s’épanouit sous la pulsion de l’amour. Même la mort doit avoir sa place car c’est elle qui ouvre l’espace du dialogue et de toutes les dynamiques. Or nous la refusons et en la refusant il est<br /> impossible de l’intégrer. En fait son intégration se fait par l’acceptation du manque et sans manque il n’y a pas de désir humain ni de possibilité concrète d’amour créateur. J’ai toujours pensé<br /> que le cancer était une parabole de notre déluge actuel. A force rejeter la mort pour ne retenir que la vie, c’est la vie elle-même qui se multiplie de façon désordonnée et finalement mortifère.<br /> C’est un point qui n’échappe pas au mythe grec du déluge. Il faut jeter la mort derrière soi pour faire surgir la vie car la mort fait partie de la vie.<br />
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J
<br /> Il ne sert à rien de réparer un système épuisé<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci de me faire partager tes réflexions et  celles de tes lecteurs via le blog. Comme d’habitude, il me semble que tu vises juste, surtout lorsque tu écris que le système ne<br /> peut se transformer par lui-même et qu'il ne sert à rien de réparer un système épuisé. Depuis quelques années je m'intéresse aux SEL etc.  ... ce sont peut-être des formes de "<br /> détour", de nouveaux moyens de vivre mais ils restent à une petite échelle alors qu'aujourd'hui  nous devons raisonner à l'échelle du monde et non des États. Que proposes-tu<br /> concrètement ?<br /> <br /> <br /> Quel candidat porte ce nécessaire espérance ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> As-tu profité des retransmissions de La Folle Journée de Nantes ?  Belle réalisation avec des organisateurs et des artistes qui ont la  volonté de<br /> rendre  la musique classique accessible à un plus grand nombre (concerts dans les prisons).<br /> <br /> <br /> Bien amicalement.<br />
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C
<br /> Le Déluge dans la mythologie chinoise<br /> <br /> <br />              <br /> <br /> <br /> Dans la mythologie chinoise, la déesse Niu-Koua ou Nuwa, représentée en femme à queue de serpent, créa l'humanité à partir de l’argile, après le déluge. Elle fut<br /> l’épouse de Fou-hi, inventeur des huit trigrammes primitifs du Yi King et héros civilisateur, lui-même homme à queue de serpent. Elle apprit aux hommes l’amour et le mariage. La queue de serpent,<br /> attribut de notre Mélusine, symbolise une origine non humaine et le pouvoir de changer de forme entre autres possibilités.<br /> <br /> <br /> <br />               Niu-Koua tua le monstre-Dragon Kong-Kong ou Gonggong qui avait ébranlé les<br /> colonnes du ciel et provoqué le jaillissement des eaux depuis les profondeurs de la terre, submergeant les terres. Niu-Koua répara la voûte céleste pour mettre fin aux calamités et sauver<br /> l’humanité (7).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://vivrevouivre.over-blog.com/article-30306174.html<br /> <br /> <br />  <br />
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L
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> Cette Arche a été financée entièrement par le gouvernement norvégien pour 9 millions de dollars. Cet argent est celui du pétrole ; et c’est encore prendre toutes<br /> les choses à l’envers ! Ceux qui entretiennent la contre-nature veulent solutionner les problèmes qu’elle produit.<br /> <br /> <br />                  La survie de graines pour une durée de plusieurs milliers d’années<br /> est aléatoire. Les évolutions génétiques des lots mis au congélateur sont mal connues au-delà d’une centaine d´années. Que deviennent alors les espèces à multiplication végétative comme les<br /> arbres fruitiers, le café ou le cacao qui ne résistent pas au froid ? Mais qu’en est-il de la survie de l’espèce humaine elle-même ? Le mental humain ne peut trouver de solutions par<br /> lui-même sans s’être connecté au Pôle créateur. Vanité encore des savants de l’Occident de la vie…<br /> <br /> <br /> http://vivrevouivre.over-blog.com/article-30306174.html<br />
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L
<br /> Le Déluge dans la Perse de Zoroastre <br />  <br /> <br /> <br />             Dans la Perse de Zoroastre, le déluge fut de glace. Yima (Jamshid) est le premier<br /> mortel à converser avec le dieu créateur Ahura Mazda. Il règne durant mille huit cents ans et le monde semble parfait, mais le créateur prévient Yima d'une catastrophe<br /> imminente: « O Juste Yima, fils de Vivaŋhat ! Sur le monde matériel sont près de tomber les mauvais hivers, qui amèneront le féroce et mortel froid ; sur le monde matériel<br /> s'abattront les mauvais hivers, qui feront tomber la neige à gros flocons, et même d'un arədvi d'épaisseur sur les plus hauts sommets des montagnes. (4) »<br /> <br /> <br />              L’époque glaciaire annoncée va être un temps de destruction. Ahura Mazda conseille à<br /> Yima de construire un enclos dans une immense caverne enterrée à plusieurs niveaux et de la fournir en eau et vivres récoltés l'été précédent. Il devra la peupler des hommes et des<br /> femmes les plus résistants, ainsi que d’un mâle et d’une femelle de chaque animal, oiseau et plante. Yima y amène environ 2000 hommes.<br /> <br /> <br />              Plus tardivement, au Xesiècle, Ferdowsi, dans son Livre des Rois, conte<br /> que Yima, Jamshid en persan, était le quatrième roi du monde ; il installa l’âge d’or en Perse. Ayant atteint à l’immortalité, il commandait aux anges et aux démons du<br /> monde et était à la fois roi et grand prêtre de Hormozd (Ahura Mazda en moyen persan). Aux hommes vêtus de peaux de bêtes, il apprit la fabrication des armes et des armures, le<br /> tissage et la teinture de la laine, de la soie et du chanvre, la construction de maisons de briques, la recherche des joyaux et des métaux précieux, la fabrication des parfums et la navigation<br /> (5). Il organisa la société en castes sur le modèle traditionnel : les prêtres, qui s'occupaient de la vénération du Dieu ; les guerriers, qui protégeaient les gens par le pouvoir de leurs<br /> armes ; les fermiers, qui faisaient pousser le grain nourrissant le peuple ; les artisans, qui produisaient des biens pour faciliter la vie des gens.<br /> <br /> <br />               Pendant son règne, la longévité augmenta, les maladies furent bannies et la paix et la<br /> prospérité régnèrent. Mais Jamshid commença à oublier que tous les bienfaits de son règne venaient de Dieu. Il se vanta auprès de son peuple pour dire que toutes les bonnes choses<br /> venaient de lui seul, et demanda à ce qu'on lui accorde des honneurs divins, comme s'il était le créateur. A partir de ce moment le peuple commença à se rebeller contre lui. Jamshid se<br /> repentit, mais sa gloire ne lui revint jamais. Il fut tué par un vassal et l'humanité redescendit des hauteurs de la civilisation pour rentrer dans un âge sombre.<br /> <br /> <br />              A la même époque, le sunnite Tabarî évoque Jamshid dans La Chronique, histoire des prophètes<br /> et des Rois[1]. A la question : « Quel fut le<br /> premier homme qui introduisit le culte des idoles ? », Mahomet aurait répondu :<br /> <br /> <br />              « Le culte des idoles vint du roi Djemschîd. La cause de cela fut que Djemschîd était ce<br /> roi qui s'était emparé de la souveraineté de tout l'univers. Or Djem signifie, en langue persane, une chose que rien ne surpasse en beauté. Partout où Djemschîd allait, l'éclat qui<br /> sortait de sa personne se réfléchissait sur les portes et sur les murailles. Il posséda l'empire pendant mille ans, et pendant ces mille ans il ne fut pas un seul instant incommodé ou malade<br /> (6) » Mais Iblis vient le tenter en se faisant passer pour un ange ; il lui dit qu'il<br /> est le Dieu de la terre et du ciel et lui donne pour preuve :<br /> <br /> <br />              « Tu me vois, bien qu'aucune créature ne puisse voir un ange<br /> <br /> <br />               Voilà que depuis mille ans tu n'as pas eu de maladie et tu n'as jamais été<br /> vaincu »<br /> <br /> <br />                Jamshid demande à Iblis de lui donner le moyen d'aller au ciel. Iblis lui dit de<br /> faire un grand feu, de convoquer la population et de leur dire :<br /> <br /> <br />                « Je suis Dieu ; quiconque se prosternera devant moi et m'adorera pourra se<br /> retirer ; et quiconque ne voudra pas le faire, je le brûlerai dans ce feu. »<br /> <br /> <br />                Leur idolâtrie valut aux hommes le châtiment du Déluge de glace.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />                Mais, fait surprenant, l’Arche de glace est à nouveau d’actualité ! A<br /> contre-sens puisque, actuellement, la Terre se réchauffe et que les glaces polaires fondent ! Certains pourtant ont construit une arche de Noé verte pour les graines menacées par les guerres, les tempêtes et la misère qui en découle ! Dans le permafrost norvégien, les sols perpétuellement<br /> gelés des zones arctiques du Spitzberg, dans un endroit montagneux, des chambres froides situées à l’extrémité d’un tunnel de 10 m. de long abritent 4,5 millions de graines issues des cultures<br /> vivrières de la planète (riz et blé, entre autres) maintenues à –18°C. pour plusieurs milliers d’années. Il s’agit d’assurer la diversité végétale présente à<br /> la surface du globe, de « sauvegarder les semences du monde » ! L’arche norvégienne abriterait les doubles des semences conservées dans les quelque 1400 banques de gènes réparties à travers<br /> la planète. Mais voilà ! La fonte des glaces arctiques peut réduire cette entreprise à néant, malgré l’altitude. Cette Arche<br />
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M
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> (Mârkandeya dit :)<br /> <br /> <br /> 33. Il répondit au poisson : "Ainsi je ferai !" Puis, après s'être salués, ils s'en allèrent tous deux où bon leur semblait.<br /> <br /> <br /> 34. Alors, ô grand roi, Manu, avec toutes les semences que lui avait indiquées le poisson, navigua dans sa belle arche sur l'océan qui débordait.<br /> <br /> <br /> 35. Manu évoqua le poisson, ô roi irrésistible, descendant de Bharata, et celui-ci, devinant l'appel, arriva à toute allure, une corne sur la<br /> tête.<br /> <br /> <br /> 36. Manu aperçut, haut comme une montagne dans les flots de l'océan, le poisson portant, comme il l'avait dit, une corne sur la tête, ô seigneur des rois<br /> (9).<br /> <br /> <br /> 37. Alors, Manu fixa l'amarre tressée à la corne sur la tête du poisson, ô homme(9) vaillant.<br /> <br /> <br /> 38. Le poisson, accroché à l'amarre, tira vigoureusement l'arche sur les eaux salées, ô roi invincible.<br /> <br /> <br /> 39. Avec l'arche, ô roi, il traversa l'océan qui dansait de ses vagues et grondait de ses flots.<br /> <br /> <br /> 40. Poussée par les grands vents, l'arche vacillait en tous sens sur l'immense océan comme une prostituée ivre.<br /> <br /> <br /> 41. La terre, l'horizon, les points cardinaux avaient disparu. Tout l'espace et le ciel n'étaient qu'eau, ô puissant guerrier.<br /> <br /> <br /> 42. Et dans ce monde ainsi bouleversé, n'existaient plus que les sept Grands Anciens, Manu et le poisson, ô Bhârata.<br /> <br /> <br /> 43. Ainsi, ô roi, le poisson tira l'arche pendant de nombreuses années sur l'immensité des eaux.<br /> <br /> <br /> 44. Il la tira jusqu'au seul sommet de l'Himavant (Himâlaya) qui dépassait, ô vaillant descendant de Puru.<br /> <br /> <br /> 45. Puis, souriant légèrement, il dit aux Grands Anciens : "Amarrez l'arche sans tarder à ce sommet de l'Himavant."<br /> <br /> <br /> 46. Sur le conseil du poisson, les Grands Anciens amarrèrent aussitôt l'arche au sommet de l'Himavant, ô vaillant Bh ârata.<br /> <br /> <br /> 47. Sache, ô fils de Kuntî, qu'aujourd'hui encore, ce sommet le plus élevé de l'Himavant (Himâlaya) est appelé "l'amarrage de l'arche".<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> 48. Alors, l'Immortel (10) dit aux Grands Anciens ensemble :<br /> <br /> <br /> (Brahmâ dit :)<br /> <br /> <br /> Je suis Brahmâ, le maître des créatures; il n'y a personne au dessus de moi. Sous la forme d'un poisson, je vous ai sauvé de ce désastre.<br /> <br /> <br /> 49. Par Manu doivent être créés toutes les créatures, les dieux, les démons et les hommes, tous les mondes, ce qui est mobile et ce qui ne se meut<br /> pas.<br /> <br /> <br /> 50. Grâce à une sévère ascèse, il saura les imaginer, grâce à ma bienveillance, il ne fera pas d'erreurs.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> (Mârkandeya dit : )<br /> <br /> <br /> 51. À ces mots, le poisson disparut en un clin d'oeil. Et Manu Vaivasvata lui-même s'efforça de créer les êtres.<br /> <br /> <br /> Mais il ne savait pas comment les créer. Il entreprit une grande ascèse.<br /> <br /> <br /> 52. Tout en continuant cette ascèse, Manu se mit à créer directement, selon les règles, toutes les créatures, ô vaillant Bh ârata.<br /> <br /> <br /> 53. Je t'ai raconté cette histoire ancienne connue sous le nom de "récit du poisson" : elle enlève les péchés.<br /> <br /> <br /> 54. Qui écoutera constamment cette histoire de Manu depuis le début obtiendra le bonheur, l'accomplissement de ses désirs et il ira au ciel.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://www.utqueant.org/net/pdf/carmanu.pdf<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> Le Déluge indien ou Histoire du poisson<br /> <br /> <br /> - Mahâbhârata III / 185 -<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Vaishampâyana (1) dit :<br /> <br /> <br /> 1. Alors, le fils de Pându (Yudhishthira)(2) dit encore à Mârkandeya : "Raconte-moi l'histoire de Manu<br /> <br /> <br /> <br /> Vaivasvata(3) .<br /> <br /> <br /> Mârkandeya (4) dit :<br /> <br /> <br /> 2. Ô vaillant roi, le glorieux fils de Vivasvant rayonnait comme Prajâpati(5).<br /> <br /> <br /> 3. De plus, il surpassait son propre père et son grand-père en force, en puissance, en majesté et en ascèse.<br /> <br /> <br /> 4. Sous le grand jujubier Badarî (6), ce roi pratiqua une très sévère ascèse, se tenant sur un pied, les bras en l'air.<br /> <br /> <br /> 5. La tête en bas, immobile et sans cligner des yeux, il mena une terrible ascèse pendant dix mille ans.<br /> <br /> <br /> 6. Un jour, un poisson nageant au bord de la rivière Vîrinî (7) dit à cet ascète portant chignon et vêtement<br /> <br /> <br /> d'écorce souple :<br /> <br /> <br /> (Le poisson dit :)<br /> <br /> <br /> 7. Seigneur, je suis un tout petit poisson. J'ai peur des gros poissons, plus forts ! Protège-moi, s'il te plaît, ô<br /> <br /> <br /> ascète.<br /> <br /> <br /> 8. Les poissons les plus forts mangent les plus faibles : telle est l'immuable sort qui nous est imparti.<br /> <br /> <br /> 9. Je t'en prie, sauve-moi de ces flots qui me terrorisent et où je risque la mort. Je te récompenserai de ce que tu<br /> <br /> <br /> feras.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> (Mârkandeya dit :)<br /> <br /> <br /> 10. Manu Vaivasvata, débordant de compassion, prit le poisson dans sa main,<br /> <br /> <br /> 11. Le fit venir à la rive et le jeta, brillant comme un rayon de lune, dans une grande jarre.<br /> <br /> <br /> 12. Le poisson, ô roi, y prospéra comme un hôte de marque. Et en outre, Manu s'éprit de lui comme d'un fils.<br /> <br /> <br /> 13. Longtemps après, le poisson, devenu très gros, ne tint plus du tout dans l'eau de la jarre.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> 14. Alors, il vit Manu et lui dit encore : "Seigneur bienveillant, procure-moi maintenant un autre s éjour !"<br /> <br /> <br /> 15. Manu, le vénérable ermite, le retira de la jarre, le transporta vers un grand réservoir d'eau,<br /> <br /> <br /> 16. Et l'y jeta, ô destructeur de villes ennemies. Le poisson y prospéra pendant de nombreuses années.<br /> <br /> <br /> 17. Ce réservoir avait deux lieues de long et une de large. Mais le poisson n'y tenait plus, au point de ne plus<br /> <br /> <br /> pouvoir bouger, ô royal fils de Kuntî aux yeux de gazelle (Yudhishthira).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> 18. Alors, il vit Manu et lui dit encore : "Seigneur bienveillant, conduis-moi à la reine des rivières, la Gangâ (le<br /> <br /> <br /> Gange) : je vivrai là, mon ami, si tu en es d'accord."<br /> <br /> <br /> 19. À ces mots, Manu obéit : il le mena à la rivière Gangâ et l'y jeta lui-même sans hésiter.<br /> <br /> <br /> 20. Le poisson y prospéra un certain temps, ô seigneur invincible,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> puis il vit Manu et lui dit de nouveau :<br /> <br /> <br /> 21. "Seigneur, je ne peux plus me mouvoir dans la Gangâ, à cause de ma taille. Je t'en prie, conduis-moi à<br /> <br /> <br /> l'océan.<br /> <br /> <br /> 22. Manu lui-même retira le poisson des eaux de la Gangâ, le conduisit à l'océan et l'y jeta.<br /> <br /> <br /> 23. Car, bien qu'il fût devenu très grand, aux yeux de Manu il était facilement transportable et agréable à sentir<br /> <br /> <br /> et à caresser.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> 24. Et quand le poisson fut jeté dans l'océan par Manu, mon cher, il lui dit en souriant :<br /> <br /> <br /> (Le poisson dit :)<br /> <br /> <br /> 25. Seigneur, tu as tout fait, sans rien omettre, pour me sauver. Apprends de moi ce que tu devras faire quand le<br /> <br /> <br /> temps sera venu.<br /> <br /> <br /> 26. Dans peu de temps, ô seigneur méritant, toutes les créatures et toutes les choses sur la terre<br /> <br /> <br /> iront à la destruction.<br /> <br /> <br /> 27. Le temps de la destruction des mondes par le déluge est proche. C'est pourquoi, je vais t'apprendre dès<br /> <br /> <br /> maintenant des choses qui te seront très utiles.<br /> <br /> <br /> 28. Pour tout ce qui est mobile et tout ce qui ne se meut pas, parmi les êtres et les choses, les temps de<br /> <br /> <br /> l'épouvante sont venus.<br /> <br /> <br /> 29. Tu dois construire une arche bien close, munie d'une corde. Tu y monteras avec les<br /> <br /> <br /> sept Grands Anciens (8), ô grand ermite.<br /> <br /> <br /> 30. Dans cette arche, tu feras entrer tour à tour toutes les semences que je t'ai nommées auparavant, bien protégées les unes des autres.<br /> <br /> <br /> 31. Ô toi, l'ami des ascètes, tu m'attendras dans l'arche. Je viendrai, j'aurai une corne sur la tête : à cela tu me reconnaîtras.<br /> <br /> <br /> 32.Voilà ce que tu devras faire. Salut ! Je m'en vais. Ne mets pas en doute ma parole, ô seigneur !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> (M<br />
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L
<br /> <br /> Le récit coranique du déluge<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le Coran parle du déluge et de Nuh<br /> (Noé) en ces termes :<br /> <br /> <br /> « Et il fut révélé à Nuh: 'De ton peuple, il n'y aura plus de croyants que ceux qui ont déjà cru. Ne t'afflige pas de ce qu'ils faisaient. Et construis l'arche sous Nos yeux et d'après Notre révélation. Et ne<br /> M'interpelle plus au sujet des injustes, car ils vont être noyés'.<br /> <br /> <br /> Et il construisait l'arche. Et chaque fois que des notables de son peuple passaient près de lui, ils se moquaient de lui. Il dit : 'Si vous vous moquez de nous, eh bien, nous nous moquerons<br /> de vous, comme vous vous moquez (de nous)'. Et vous saurez bientôt à qui viendra un châtiment qui l'humiliera, et sur qui s'abattra un châtiment durable ! »<br /> <br /> <br /> Puis, lorsque Notre commandement vint et que le four se mit à bouillonner (d'eau), Nous dîmes: 'Charge (dans l'arche) un couple de chaque espèce ainsi que ta famille - sauf ceux contre qui le<br /> décret est déjà prononcé - et ceux qui croient'. Or, ceux qui avaient cru avec lui étaient peu nombreux. Et il dit: "Montez dedans. Que sa course et son mouillage soient au nom d'Allah. Certes mon Seigneur est Pardonneur et Miséricordieux". Et elle vogua en les emportant au milieu des vagues comme des montagnes.<br /> <br /> <br /> Et Nuh appela son fils, qui restait en un lieu écarté (non loin de l'arche): "Ô mon enfant, monte avec nous et ne reste pas avec les mécréants". Il répondit: "Je vais me réfugier vers un mont qui<br /> me protègera de l'eau". Et Nuh lui dit: "Il n'y a aujourd'hui aucun protecteur contre l'ordre d'Allah. (Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde". Et les vagues s'interposèrent entre<br /> les deux, et le fils fut alors du nombre des noyés.<br /> <br /> <br /> Et il fut dit: "Ô terre, absorbe ton eau! Et toi, ciel, cesse (de pleuvoir)!" L'eau baissa, l'ordre fut exécuté et l'arche s'installa sur le Joûdî, et il fut dit : "Que disparaissent les gens pervers"! »<br /> <br /> <br /> — Coran, XI:36-44<br /> <br /> <br />  <br />
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A
<br /> <br /> L’arc en ciel de notre blog<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Merci Danièle de nous ouvrir l’arc-en-ciel et de nous renvoyer à la poussée spirituelle, venue d’on ne sait où  et qui humanise et divinise l’être humain. En étudiant les<br /> mythes, je me rends compte qu’ils nous ramènent au jeu symbolique, qui constitue la vie. Or la mort fait partie de ce jeu et, lorsque nous l’oublions tout se dérègle, non seulement l’homme mais<br /> aussi l’univers. C’est elle qui ouvre l’espace du jeu.<br />
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D
<br /> Le déluge, le plus beau cauchemar de la mythologie<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tu as raison Etienne rien n’est perdu car le déluge est à mon sens le plus beau cauchemar que la mythologie nous ai livré depuis la nuit des temps. Pour ne pas paraphraser entièrement le texte<br /> "Le mythe grec du déluge et la sortie de crise". Voici un extrait du livre Le symbolisme dans la mythologie grecque Paul Diel page 249 et 250.<br /> <br /> <br />  Du collectif au spirituel<br /> Le déluge symbolise le châtiment de la banalisation sous une forme qui n’est plus individuelle, mais collective, caractéristique des époques de déclin culturel où toutes les valeurs se<br /> décomposent. Le feu ravageur est un symbole équivalent (destruction de Sodome et Gomorrhe) Cependant, nuage et pluie sont également symbole de spiritualisation. Elles figurent donc, en même<br /> temps, l’effort pour reconstituer les valeurs, effort non moins caractéristique de ces périodes de désarroi.<br /> <br /> <br />  La renaissance symbolique<br /> Dans ces époques submergées par la souffrance, nul ne peut se sauver excepté celui qui s’abrite dans « l’Arche de l’Esprit », comme le fait Noé dans le mythe judaïque, et Deucalion, fils de<br /> Prométhée, dans le mythe grec. L’un et l’autre créent une nouvelle descendance, purifiée de vice (une nouvelle époque culturelle), comme l’indique, dans le mythe judaïque, le symbole de<br /> l’Alliance, accordée à l’Esprit-Dieu, et concrétisée par le signe de l’arc-en-ciel. Dans le mythe grec, le renouveau est figuré par un symbolisme non moins expressif : les pierres que Deucalion<br /> jette derrière lui. La terre sous forme de pierre est symbole des désirs terrestres banalisés. Deucalion, en accomplissant le geste symbolique, renonce à l’exaltation banale des désirs. De chaque<br /> pierre lancée par Deucalion naît un homme, et par le même geste son épouse Pyrrha naît une femme. Ici comme partout, la naissance symbolique, préfigure la position sublime ou perverse à l’égard<br /> de l’esprit, père mythique de la « Création ». Le symbolisme terminal d’une renaissance grâce à l’attitude sublime de Deucalion est diamétralement opposé à l’image de la création de l’être<br /> conscient par Prométhée. L’être formé de boue, et animé à l’aide du feu dérobé, a subi la pétrification banale. L’âme, se ranime grâce au renoncement sublime, figuré par le rejet de la pierre.<br /> Les enfants de Deucalion, ainsi spirituellement crées, vivrons sous le signe de l’accomplissement, tout comme la descendance de Noé est destinée à perpétuer « l’Alliance ».<br /> <br /> <br />  Les cycles d’élévation et de chute<br /> Mais l’atténuation de la souffrance entraîne de nouveau les génération à l’oubli de l’esprit. L’Intellect révolté n’est que passagèrement vaincu, les cycles d’élévation et de chutes se répète, et<br /> de déluge en déluge, l’être conscient, l’homme, l’humanité, poursuit à travers sa culpabilité vaniteuse son ascension évolutive, la divination de Prométhée : effort évolutif de sublimation et de<br /> spiritualisation des motivations causse essentielle des activités.<br /> <br /> <br />  L’évocation du pardon dans Gilgamesh<br /> Loin de moi l’idée de vouloir initier qui que ce soi à la pensée de Diel ce que je ne saurai faire d’ailleurs.<br /> <br /> <br /> Par contre j’ai aimé ce passage de Gilgamesh et le déluge :<br /> <br /> <br /> Mais toi, le plus sage des dieux, Le plus vaillant,<br /> <br /> <br /> Comment as-tu pu, aussi inconsidérément, décider le Déluge ?<br /> <br /> <br /> Fais porter sa coulpe au seul coupable,<br /> <br /> <br />  Et son péché, au seul pécheur !<br /> <br /> <br /> Ou alors, au lieu de les supprimer, pardonne-leur,<br /> <br /> <br /> Ne les anéantis pas : sois-leur clément !<br /> <br /> <br /> Bonne semaine à tous ! Danièle<br />
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T
<br /> Suite<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> à peine touchaient-elles la terre que les pierres perdaient leur dureté et qu’elles se transformaient en corps humains. La partie la plus dure devenait les os, quant aux veines de la pierre,<br /> elles sont à l’origine des veines du corps humain. Les pierres que Deucalion jetait se transformaient en hommes, celles que jetait Pyrrha se transformaient en femmes. C’est ainsi que vint au<br /> monde une nouvelle race d’hommes, actifs et résistants au travail et à la souffrance, race issue de la pierre dure comme elle. (Mythes et légendes de la Grèce antique, éd. Gründ,<br /> Prague 1991)<br />
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T
<br /> Texte du mythe grec du déluge utilisé mais non affiché<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le déluge (mythe grec)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il vint un jour aux oreilles de Zeus que les hommes étaient devenus tout à fait corrompus et commettaient beaucoup de crimes. Aussi pensa-t-il qu’il devait descendre sur la terre : il<br /> voulait voir de ses propres yeux si réellement les hommes volaient, tuaient, se moquaient des dieux et disaient des mensonges au lieu de la vérité. Il vit avec peine et irritation que les hommes<br /> étaient encore pires que dans les récits qu’on lui avait faits. Un individu volait un autre en lui mentant, les hôtes attaquaient et massacraient leurs invités endormis, les enfants impatients<br /> d’hériter attendaient la mort de leurs parents, les femmes donnaient du poison à leurs maris et les frères s’entre-tuaient. Zeus se sentit soulagé lorsqu’il atteignit des régions rocailleuses où<br /> il n’y avait aucun signe de vie : pas d’hommes, pas de villes ni de villages.<br /> <br /> <br />  Une nuit, il parvint au palais d’un roi arcadien nommé Lycaon. Le peuple, s’étant rendu compte de la présence d’un dieu, se mit à prier. Mais le roi Lycaon se moqua de son peuple :<br /> « Nous verrons bien, pensa-t-il, si ce passant est un dieu : je vais l’éprouver ».  Et, comme il avait au palais des otages de la race des Molosses, il en tua un<br /> et le fit cuire. Il allait offrir un festin au voyageur, et lorsque celui-ci se serait gavé de la chair humaine et aurait sombré dans le sommeil, il le tuerait aussi. Les serviteurs déposèrent<br /> des plats fumants devant Zeus qui, comprenant l’atrocité du festin qu’on avait préparé pour lui, se mit dans une violente colère. Il envoya sa foudre sur le palais de Lycaon et un vacarme<br /> assourdissant se répandit dans tout le royaume. Des flammes s’élevèrent de toutes parts et brûlèrent avec avidité tout ce que le roi possédait. Saisi d’une  terreur mortelle,<br /> Lycaon, lui-même, s’échappa du palais et s’enfuit loin de la colère de Zeus. Il ouvrait la bouche, mais l’horreur l’avait rendu muet et, quand enfin il retrouva la voix, il ne put qu’hurler. Il<br /> tomba à genoux et sentit ses membres et son corps se couvrir de poils et sa tête s’allonger. Il était transformé en loup, toujours assoiffé de sang. Depuis ce jour, il décima les troupeaux<br /> paissant dans les prairies ; ses yeux étincelaient avec autant de férocité que lorsqu’il était encore un homme.<br /> <br /> <br />  Zeus retourna dans les cieux et convoqua les dieux à un conseil. Tous se pressèrent de rejoindre, par la Voie Lactée, le palais de marbre où Zeus trônait, préoccupé et furieux. Dès qu’ils<br /> furent rassemblés, la voix du dieu suprême tonna, décrivant les horreurs de la terre. « J’ai déjà foudroyé un palais, dit-il, mais tous les mortels sans exception doivent être punis. Je<br /> voudrais brûler toute la terre par la foudre, mais je crains qu’un tel incendie atteigne les cieux. Nous connaissons tous la prophétie selon laquelle le monde entier périra par les flammes. C’est<br /> pourquoi j’ai choisi le déluge pour laver la surface de la terre des démons et de l’indigne race humaine qui l’habite. »<br /> <br /> <br />  Alors Zeus enferma dans une caverne le vent du Nord, ainsi que les rafales qui dispersent les nuages, et libéra le vent du Sud. Celui-ci déploya ses ailes ruisselantes et s’élança, un épais<br /> brouillard au front, sa barbe grise dégoulinante de pluie. De sa main droite il pressait et tordait des nuages noirs, exprimant des torrents d’eau. Poséidon, dieu des flots, aidait son frère Zeus<br /> dans sa tâche : il appela les dieux de toutes les rivières et de tous les fleuves et leur ordonna de laisser les cours d’eau sortir de leurs lits, briser les digues et inonder les<br /> habitations. Les eaux envahirent les villages et les villes, recouvrant les champs, les buissons et les arbres. Bientôt le niveau atteignit les toits et même le sommet des tours. Les gens<br /> essayaient de se sauver en nageant mais la pluie les assommait. Quelques-uns parvinrent à gagner le sommet des montagnes, mais bientôt l’eau les submergea, entraînant leurs corps dans les<br /> profondeurs infinies de la mer nouvelle. Ceux qui montèrent dans des barques et dans des bateaux pour essayer de sauver leur vie firent naufrage sur les anciennes montagnes transformées en<br /> récifs. Des poissons étranges nageaient dans les profondeurs – au sommet des arbres -, passaient çà et là à travers les maisons et les temples dont les fenêtres et les portes avaient été<br /> arrachées par la tempête. Les cerfs, les loups et les sangliers luttaient en vain contre les vagues et les forêts étaient peuplées de dauphins. La terre devint une mer immense. Même les oiseaux,<br /> épuisés par leur vol, finissaient par tomber dans l’eau, faute de pouvoir se percher. Celui qui ne fut pas englouti par les vagues mourut de faim.<br /> <br /> <br />  Dans le pays de Phocide, le Mont Parnasse s’élevait encore au-dessus de l’eau. Un petit bateau, dans lequel s’étaient réfugiés Deucalion, fils de Prométhée, et Pyrrha, sa femme, s’avançait<br /> dans sa direction. Prométhée les avait prévenus à temps et leur avait donné une solide embarcation. Lorsque Zeus vit que les seuls rescapés étaient Deucalion et Pyrrha, tous deux honnêtes, justes<br /> et pieux, il dispersa les nuages, montrant les cieux à la terre et la terre au ciel. De même, Poséidon posa son trident qui avait soulevé la mer, appela son fils Triton et lui demanda de souffler<br /> dans sa conque. Triton sut souffler avec une telle force que le bruit emplit toute l’atmosphère. Il souffla et les eaux se mirent à refluer, les rivières retournèrent dans leurs lits et la mer<br /> revint à ses anciens rivages. Deucalion et Pyrrha arrivèrent au Mont Parnasse, se mirent à genoux et remercièrent les dieux de les avoir laissés en vie. Puis ils regardèrent autour d’eux et ne<br /> virent qu’un désert. Les forêts retenaient encore dans les branches des arbres quelques parcelles de terre ; tout était silencieux et privé de vie. Deucalion soupira doucement :<br /> « Chère Pyrrha, dit-il, nous sommes les seuls survivants ; qu’allons-nous faire ? Si seulement je pouvais, comme mon père, créer un homme avec l’argile ! »<br /> <br /> <br />  Les yeux pleins de larmes, Deucalion et Pyrrha se mirent à prier sur les marches pleines de mousse du temple de Zeus. Ils l’implorèrent de les aider à rendre la vie à la terre et le maître<br /> des dieux, ému, leur donna ce conseil : « Quittez ce temple, voilez vos têtes et jetez, derrière vous, les ossements de votre grand-mère ». Perdus dans leurs pensées, ils<br /> quittèrent le temple sans parvenir à comprendre pourquoi ils devaient ainsi troubler la paix de leurs ancêtres. Ils réfléchirent longtemps quand soudain Deucalion comprit que la grand-mère dont<br /> parlait le dieu était la Terre. « La Terre est notre grand-mère à tous, dit Deucalion, et ses ossements ne peuvent être que les pierres. » Il doutait que des cailloux puissent faire<br /> revenir la vie sur terre. Pourtant, aidé de Pyrrha, il en ramassa et les jeta par-dessus son épaule. C’est alors que le miracle se produisit : à peine touchaient-elles la terre que les<br /> pierres perdaient leur dureté et qu’elles se transformaient en corps h<br />
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M
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> troubles encore, mais empruntant déjà leurs routes familières.<br /> <br /> Alors, ils puisent de l'eau, en aspergent leurs vêtements et leur tête,<br /> <br /> puis tournent leurs pas vers le sanctuaire sacré de la déesse :<br /> <br /> le faîte de son temple était sans éclat sous une mousse répugnante ;<br /> <br /> ses autels étaient toujours debout, mais sans foyers allumés.<br />  <br /> Dès qu'ils eurent atteint les degrés du temple, tous deux se prosternèrent,<br /> <br /> tête inclinée vers le sol ; tremblants, ils baisèrent la pierre glacée<br /> <br /> et dirent : « Si de justes prières peuvent vaincre et attendrir<br /> <br /> la volonté divine, si la colère des dieux se laisse fléchir, dis-nous,<br /> <br /> Thémis, quel artifice peut réparer le malheur de notre race<br />  <br /> et, dans ta grande bonté, viens à l'aide de notre monde submergé. »<br /> <br /> La déesse fut émue et rendit un oracle : « Éloignez-vous du temple,<br /> <br /> voilez-vous la tête, dénouez la ceinture de vos vêtements<br /> <br /> et jetez derrière vos dos les ossements de votre grande mère. »<br /> <br /> Ils restèrent longtemps interdits. Et Pyrrha, rompant le silence,<br />  <br /> prend d'abord la parole ; elle refuse d'obéir aux ordres de la déesse<br /> <br /> et d'une voix tremblante implore son indulgence : elle redoute<br /> <br /> d'outrager l'ombre de sa mère en jetant ses os en tous sens.<br /> <br /> Cependant, tous deux repensent aux paroles obscures de l'oracle<br /> <br /> au sens secret et caché ; ensemble ils les tournent et les retournent.<br />  <br /> <br /> Puis le fils de Prométhée apaise la fille d'Épiméthée<br /> <br /> et la rassure par ces paroles : « Ou mon intuition m'abuse,<br /> <br /> ou les oracles respectent la piété et ne conseillent pas un sacrilège.<br /> <br /> La grande mère est la terre ; les pierres dans le corps de la terre,<br /> <br /> ce sont, à mon avis, ses os, que nous devons jeter derrière nous. »<br /> <br /> Bien qu'ébranlée par l'interprétation de son époux, la Titanienne<br /> <br /> hésite cependant à espérer, tant tous deux restent défiants<br /> <br /> devant les avis des dieux ; mais quel mal y aurait-il à essayer ?<br /> <br /> Ils descendent, se voilent la tête, dénouent leurs tuniques<br /> <br /> et sur leurs pas, derrière eux, selon l'ordre reçu, lancent les pierres.<br />  <br /> Ces pierres - qui le croirait, si l'antiquité n'en témoignait ? -<br /> <br /> commencèrent à perdre leur rigidité et leur raideur,<br /> <br /> à ramollir progressivement et, une fois ramollies, à prendre forme.<br /> <br /> Bientôt, quand elles eurent grandi et pris une nature moins dure,<br /> <br /> une certaine forme humaine put sans doute apparaître,<br />  <br /> non évidente toutefois, mais comme des ébauches de marbre,<br /> <br /> pas assez achevées et très semblables à des statues grossières.<br /> <br /> La partie de ces pierres pourtant, constituée de terre mêlée<br /> <br /> à des sucs humides, est métamorphosée pour servir de corps ;<br /> <br /> la partie solide qui ne peut être pliée se change en ossements ;<br />  <br /> ce qui naguère était veine, reste veine, et conserve donc son nom.<br /> <br /> En très peu de temps, par la volonté des dieux, les pierres<br /> <br /> que lancèrent les mains de l'homme prirent un aspect masculin<br /> <br /> et celles jetées par la femme firent reparaître une femme.<br /> <br /> C'est pourquoi notre race est dure, rompue à l'effort ;<br />  <br /> http://bcs.fltr.ucl.ac.be/metam/met01/M01-253-415.html<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> Le déluge selon les métamorphoses d’Ovide<br /> <br /> Déjà Jupiter était prêt à lancer ses foudres partout sur la terre ;<br /> <br /> mais il redouta que, suite à tant de feux, l'éther sacré risque<br /> de s'enflammer, et la longue voûte du ciel de se consumer.<br /> <br /> Il se souvient aussi des destins annonciateurs d'un temps futur<br /> <br /> où la mer, la terre et le palais céleste seront la proie d'un feu ardent,<br /> <br /> qui mettra en péril la masse du monde, entourée de flammes.<br /> <br /> Il dépose les traits qu'ont forgés les mains des Cyclopes<br />  <br /> et décide un châtiment tout différent : anéantir le genre humain<br /> <br /> sous les eaux et faire tomber de l'ensemble du ciel des trombes de pluie.<br /> Aussitôt il enferme dans l'antre d'Éole l'Aquilon<br /> <br /> et tous les souffles qui rassemblent et chassent les nuées ,<br /> <br /> puis lache le Notus. Le Notus aux ailes humides s'envole,<br />  <br /> son visage effrayant est couvert d'un noir de poix ;<br /> <br /> sa barbe est lourde de pluies ; l'eau coule de sa blanche chevelure ;<br /> <br /> sur son front siègent des brumes, ses ailes et son sein ruissellent.<br /> <br /> Dès que sa large main a pressé les nuages suspendus,<br /> <br /> un fracas se produit ; alors de l'éther fondent d'épais nuages.<br />  <br /> Messagère de Junon, revêtue d'un éventail de couleurs,<br /> <br /> Iris rassemble les eaux et apporte aux nuages leur nourriture.<br /> <br /> Les moissons sont couchées sur le sol ; le paysan déplore<br /> <br /> ses voeux anéantis, le travail vain d'une longue année est perdu.<br /> <br /> La colère de Jupiter ne se contente pas de son empire du ciel :<br />  <br /> son frère bleu de mer l'aide de ses flots. Il convoque les fleuves.<br /> <br /> Lorsque ceux-ci ont pénétré dans la demeure de leur maître,<br /> <br /> il leur dit : « Pas besoin maintenant de longs discours.<br /> <br /> Déployez vos forces ; c'est indispensable.<br /> <br /> Ouvrez vos demeures et, après avoir écarté vos digues,<br />  <br /> lâchez la bride à tous vos courants. » Tel était son ordre.<br /> <br /> Les fleuves retournent à leurs sources dont ils dégagent les bouches,<br /> <br /> puis, en une course effrénée, ils se laissent rouler vers les mers.<br /> <br /> Le dieu de son trident frappa la terre qui se mit à trembler,<br /> <br /> et cette secousse ouvrit aux eaux des voies
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D
<br /> Tu mets à la fin de ton déluge :  (Mythes et légendes de la Grèce antique,<br /> éd. Gründ, Prague 1991)O.K. Mais où se trouve l'original ? J'aimerais comparer les 2 versions.<br />
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B
<br /> Madrigal triste (de Baudelaire)<br /> <br /> <br /> Que m'importe que tu sois sage ?<br /> Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs<br /> Ajoutent un charme au visage,<br /> Comme le fleuve au paysage ;<br /> L'orage rajeunit les fleurs.<br /> <br /> Je t'aime surtout quand la joie<br /> S'enfuit de ton front terrassé ;<br /> Quand ton coeur dans l'horreur se noie ;<br /> Quand sur ton présent se déploie<br /> Le nuage affreux du passé.<br /> <br /> Je t'aime quand ton grand oeil verse<br /> Une eau chaude comme le sang ;<br /> Quand, malgré ma main qui te berce,<br /> Ton angoisse, trop lourde, perce<br /> Comme un râle d'agonisant.<br /> <br /> J'aspire, volupté divine !<br /> Hymne profond, délicieux !<br /> Tous les sanglots de ta poitrine,<br /> Et crois que ton coeur s'illumine<br /> Des perles que versent tes yeux !<br /> <br /> II<br /> <br /> Je sais que ton coeur, qui regorge<br /> De vieux amours déracinés, <br /> Flamboie encor comme une forge,<br /> Et que tu couves sous ta gorge<br /> Un peu de l'orgueil des damnés ;<br /> <br /> Mais tant, ma chère, que tes rêves<br /> N'auront pas reflété l'Enfer,<br /> Et qu'en un cauchemar sans trêves,<br /> Songeant de poisons et de glaives,<br /> Eprise de poudre et de fer,<br /> <br /> N'ouvrant à chacun qu'avec crainte,<br /> Déchiffrant le malheur partout,<br /> Te convulsant quand l'heure tinte,<br /> Tu n'auras pas senti l'étreinte<br /> De l'irrésistible Dégoût,<br /> <br /> Tu ne pourras, esclave reine<br /> Qui ne m'aimes qu'avec effroi,<br /> Dans l'horreur de la nuit malsaine,<br /> Me dire, l'âme de cris pleine :<br /> " Je suis ton égale, Ô mon Roi ! "<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les fleurs du mal<br /> <br />
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D
<br /> Appel aux commentaires<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Depuis quelque temps, il y a peu de commentaires. Sans doute est-ce de ma faute: l'article n'est pas assez suggestif. Je ne m'avoue pas perdu pour autant. Vous avez sans doute plein de choses à<br /> dire, de critiques et de suggestions à faire.<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> La crise des années 30 est devant nous<br /> <br /> <br /> Lenglet, François<br /> Perrin , Paris<br /> collection Tempus , numéro 225<br /> Parution :  juin 2008<br /> <br /> <br /> <br /> Résumé<br /> <br /> <br /> <br /> Le directeur de la rédaction du journal«Enjeux, les Echos»dresse un tableau pessimiste de l'avenir général de la France en exposant les équivalences de situations entre la crise actuelle et celle<br /> des années trente (la remise en cause des élites, la montée de l'individualisme, la baisse du pouvoir d'achat, le chômage et la faible croissance).<br /> <br /> <br /> <br /> Quatrième de couverture<br /> <br /> Avec la crise financière, cette fois c'est sûr : le schéma des années 30 est devant nous. Le krach des «subprimes» américains n'est que la partie émergée d'une crise mondiale qui va assombrir la<br /> conjoncture en 2008 et 2009.<br /> <br /> Comme dans les années 30, la crise provient d'une longue période d'argent facile et d'endettement excessif.<br /> <br /> Comme dans les années 30, nous sommes à la veille d'un gigantesque retournement idéologique, qui va remettre en cause le libéralisme et la mondialisation.<br /> <br /> Il y a soixante-dix ans, le repli sur la nation et l'éclipse de la démocratie avaient déclenché un enchaînement fatal jusqu'à la dépression et finalement la guerre mondiale.<br /> <br />
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D
<br /> La colombe et son brin d'olivier<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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  • : le blog mythesfondateurs par : Etienne
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  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.over-blog.com/ Le mythe et le conte sont la parole dans sa première gestation. C'est pourquoi, si la parole est malade, comme le dit Vittorio Gasman, il devient urgent de revenir à ses fondements qui sont encore à notre disposition, à travers les mythes et les contes. Lorsque la parole ne fonctionne pas, c'est la violence qui gagne. Les mythes et les contes, par l'apprentissage du processus symbolique qu'ils proposent, sont là pour nous aider à faire sortir la parole de la violence. C'est de la naissance de l'homme lui-même dont il s'agit.
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