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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 15:13

 

Les Noces de Figaro par Giorgio Strehler

 

Compte tenu de la situation en France, j’ai pensé qu’il fallait abandonner, en décembre, le thème du bouddhisme pour donner sa place à un sujet d’actualité : le mariage pour tous.  Le texte n’est qu’une proposition dont il faut débattre, et chacun, s’il le souhaite, est invité à faire part de sa position et de ses critiques.

 

Le mariage pour tous, perspectives

 

 

Très sensibilisé à la symbolique par l’étude des mythes, je me suis interrogé sur le mariage pour tous. Il m’a semblé qu’on s’attaquait  à une structure symbolique fondamentale de l’être humain, qui associe le féminin et le masculin. Le rapport à l’autre qui marque l’humain passe par le rapport de l’homme à la femme et de la femme à l’homme. Or, très souvent le mythe ne restreint pas ce rapport à l’extériorité ; il s’intéresse aussi à la double polarité de chacun des êtres humains. Il y a du masculin et du féminin aussi bien dans l’homme que dans la femme. Et un des manques qui est pointé plus particulièrement est une relative absence de féminité chez l’homme ; l’homme n’écoute pas la parole de la femme (mythe de Rê et Isis, Narcisse, Les Mille et Une Nuits…).

Or si les homosexuels aujourd’hui demandent le mariage, c’est pour faire reconnaître qu’ils sont bien dans le rapport à l’autre parce qu’il y a aussi dans leurs échanges du masculin et du féminin et donc de l’altérité. Et, s’il en est ainsi, la demande du mariage par les homosexuels serait une revendication de sens : l’humain est entièrement présent dans leur choix de vie et leurs relations. Et cela nous ne pouvons pas le dire à leur place. Par ailleurs, du côté de la société, le fait d’accepter le mariage pour tous serait un pari pour faire progresser l’humain en soulignant que les homosexuels sont soumis aux mêmes exigences que les autres : fidélité, souci de l’autre dans toutes les circonstances de la vie. Il le serait encore plus pour les hétérosexuels en manifestant que le féminin et le masculin doivent s’enraciner et se cultiver dans chacun des individus quels qu’ils soient et qu’il devient urgent, notamment pour les hommes, d’intégrer leur féminité s’ils veulent progresser dans l’écoute de la femme. Car si la femme n’a pas sa place dans le monde d’aujourd’hui, c’est parce que l’homme n’entend pas sa parole.

Je ne prétends pas tout dire sur le problème posé. J’essaie seulement, pour moi d’abord et peut-être pour les autres, de pratiquer une ouverture en prenant au sérieux la parole et la demande des homosexuels. Ce texte n’est qu’une proposition de réflexion parmi d’autres, un moment dans le débat sur le mariage pour tous.

 

Etienne Duval, le 21 novembre 2012

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commentaires

Q
enfants en attente de ... maintenant, et plus tard, de.... qui est donc celle qui m'a mise au monde?<br /> Bon je sais que la science peut évoluer: une greffe d'utérus, ai-je entendu de la bouche d'un chirurgien...<br /> <br /> En attendant <br /> http://www.la-croix.com/Actualite/France/GPA-la-Cour-de-cassation-tranchera-le-3-juillet-2015-06-19-1325587?xtor=EPR-9-[1300863717]<br /> <br /> attendons sans "gester" dans nos tripes.
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W
The title of the article “Marriage for All” caught my attention. This idea of constructing relationships in all communities seemed to be a fair decision. The relationship of men and women with each other is given a new meaning here. But there are also others like who do not belong to these two categories.
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M
<br /> Christine Berrou : De l'importance de prendre de la hauteur<br /> <br /> <br /> Humour<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Boui-Boui, LYON (69005)<br /> <br /> <br /> Du mardi 05 mars 2013 au samedi 30 mars 2013<br />
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S
http://www.la-croix.com/Editos/Mariage-pour-tous-principe-contre-principe-2013-05-17-961523#post_comment
M
çà y est la loi est passée, elle est écrite, F.Hollande promet (mais l'écrit-il?) que tant qu'il sera président il n'y aura pas de gestation pour autrui (ce que je traduis moi par pas de femme ventrisée au service de deux hommes ).<br /> 1- çà dure longtemps un mandat voire deux, voire trois mandats présidentiel?<br /> 2- le président a tout pouvoirs désormais là-dessus?<br /> 3- Adam et Adam et leur descendance : un nouveau mythe à pondre par/pour/ avec/ contre/ l'humanité? Etienne, là c'est toi qui t'y colle?<br /> <br /> (NB n'ayant jamais pris part aux manifestations à Paris ou ailleurs il n'empêche que je fais partie comme tant d'autres de mes relations de ceux qui se sont réveillés de la berceuse poétique de la femme qui a porté cette loi, et d'y voir qu'elle n'a fait bien de coller à d'autres femmes le soin de porter des enfants sans mères légale! Arrrh! <br /> Elle aurait pu attendre la greffe d'utérus artificiels sur l'un des membres puisque d'après un professeur dont le nom m'échappe à l'instant, la chose est faisable. Tant qu'à faire. et se faire génie?
D
<br /> <br />
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D
<br /> A la façon dont vous réagissez, je me demande si vous connaissez bien le bouddhisme. Mais peu importe. Vous avez tout à fait le droit d’exprimer vos opinions sur<br /> la loi, mais à condition que votre position reste ouverte à d’autres positions possibles. Sinon le dialogue constructif est impossible et c’est le non dialogue qui est à la base de toutes les<br /> dictatures.<br />
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Q
<br /> "Sans doute toute transgression n’est-elle pas possible"<br /> <br /> <br /> mais si l'histoire n'a fait que repasser ses plats à ce<br /> sujet.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> mais, comme le souligne le bouddhisme,<br /> <br /> <br /> Ah! Le Boudisme, le boudisle, le boudisme vous-dis-je?<br /> <br /> <br /> l’attachement à ce qui existe à un moment donné est l’obstacle majeur pour atteindre le bonheur, la vérité et surtout la liberté.<br /> <br /> <br /> N'est-ce pas aussi avec  ces proncioes et sloggans là qu'ont éclos ce que par<br /> la suite on a dénommé dictatures?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Par ailleurs le quidam peut bien se demander quels sont les dessous réels de l'urgence de l'éléboration d'une telle loi , et la juger indigne . N'est-ce<br /> pas sa liberté aussi? <br /> <br /> <br /> Quand la Révolution Française a instauré ses déesses de la Raison (pensionnées ) qu'en est-il resté de cette révolution là?<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Je reprends la conclusion de l’article que vous présentez :<br /> <br /> <br /> C’est pourquoi nous pensons que dès lors que le projet de loi Taubira s’en prend à la langue, à la nature, et à une histoire multimillénaire, elle porte en germe<br /> un nouveau  totalitarisme[2]. Cette<br />  dérive, c’est ce que nous voulons à tout prix éviter. Le combat que nous menons, ce n’est pas d’abord un combat pour la religion, ni pour la morale, même pas pour le respect de tous les<br /> enfants, c’est  d’abord un combat pour la liberté.  <br /> <br /> <br /> En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/mariage-homosexuel-derriere-intentions-genereuses-t-on-assez-vu-dangers-ideologiques-theorie-genre-roland-hureaux-635940.html#Y0otlvmO3qBAulo0.99<br /> <br /> <br /> Pour moi, la langue, la nature et l’histoire sont soumises à une évolution constante et sont donc susceptibles, à tout<br /> moment, d’être transgressées dans leur forme actuelle pour permettre cette évolution. Sans doute toute transgression n’est-elle pas possible, mais, comme le souligne le bouddhisme, l’attachement<br /> à ce qui existe à un moment donné est l’obstacle majeur pour atteindre le bonheur, la vérité et surtout la liberté. Mais je ne doute pas qu’il y ait, dans l’article incriminé, des points de vue<br /> qui ne sont pas forcément à rejeter.<br />
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Q
<br /> http://www.atlantico.fr/decryptage/mariage-homosexuel-derriere-intentions-genereuses-t-on-assez-vu-dangers-ideologiques-theorie-genre-roland-hureaux-635940.html<br />
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D
<br /> Je retiens la phrase : « Si vraiment c'est le surmoi qui, par l'humour, s'adresse, plein de bonté et de consolation, au moi intimidé ou épouvanté, cela<br /> nous rappellera qu'il nous reste encore beaucoup à apprendre de l'essence du surmoi. » Je retrouve tout à fait cette forme d’humour chez Christiane Taubira dans son discours, après le vote<br /> de la loi, à l'Assemblée nationale :<br /> <br /> <br /> "Il y a des choses que ce texte ne pourra pas accomplir. Il ne supprimera pas le jeu amoureux, ni chez les homosexuels ni chez les hétérosexuels", a-t-elle lancé.<br /> "Il restera toujours beaucoup beaucoup de femmes, pour vous regarder, messieurs, pour vous observer, pour essayer de percevoir derrière vos carapaces la tendresse qui parfois vous habite, pour<br /> essayer de percer les défauts qui se cachent parfois sous des dehors affables, et pour discerner dans l'entrelac de vos talents et vos faiblesses si vous êtes capables de tracer des chemins sur<br /> la mer, comme l'écrivait Antonio Machado" (poète espagnol, ndlr), a-t-elle dit.<br /> <br /> <br /> "Une fois qu'elles vous auront jaugés, les femmes décideront soit de vous faire languir, soit de vous séduire", a-t-elle ajouté. "Vous serez toujours, soit en<br /> grâce, soit en péril!" a-t-elle dit, avant de citer le philosophe Lévinas: "'Penser autrui relève de l'irréductible inquiétude pour l'autre'. C'est ce que nous avons fait tout au long de ce<br /> débat. <br /> <br /> <br /> "Comme elle l'avait déjà fait, elle s'est aussi adressé aux Ultramarins. "Les outremers n'ont aucune raison ni historique ni culturelle, d'être en retrait sur les<br /> libertés", a lancé l'ancienne députée de<br /> Guyane. <br /> <br /> <br /> Après avoir salué l'adoption de ce texte, "une étape importante" mais "pas la dernière", Christiane Taubira a aussi remercié les députés de la majorité, "actifs"<br /> et qui lui ont envoyé "une très belle énergie", ainsi que "la ténacité" des députés de l'opposition durant les deux semaines de débat. <br /> http://www.lexpress.fr/actualite/politique/video-mariage-gay-l-envolee-lyrique-de-christiane-taubira-apres-le-vote-du-projet-de-loi_1219897.html
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D
<br /> L’humour,en<br /> psychanalyse c’est le « witz » de Freud, basé sur le fait qu’un même mot peut avoir deux sens, mot<br /> d'esprit jouant sur la consonance d'un mot avec un autre et induisant un glissement de sens que l'auteur du mot d'esprit n'a pas voulu.<br /> <br /> <br /> Exemple : Le délinquant mené à la potence un lundi s'écrie: « La semaine commence bien! »,<br /> <br /> <br /> Extrait du livre de Sigmund Freud "Le mot d'esprit et ses rapports avec<br /> l'inconscient " paru en 1905. <br /> <br /> <br /> Freud conclut son livre ainsi :<br /> <br /> <br /> L'humour semble dire : « Regarde! voilà le monde qui te semble si dangereux! Un jeu d'enfant! le mieux est donc de plaisanter! »<br /> <br /> <br /> Si vraiment c'est le surmoi qui, par l'humour, s'adresse, plein de bonté et de consolation, au moi intimidé ou épouvanté, cela nous rappellera qu'il nous reste<br /> encore beaucoup à apprendre de l'essence du surmoi.<br /> <br /> <br /> Tous les hommes d'ailleurs ne sont pas également capables d'adopter l'attitude humoristique ; c'est là un don rare et précieux, et à beaucoup manque jusqu'à la<br /> faculté de jouir du plaisir humoristique qu'on leur offre. Et finalement, quand le surmoi s'efforce, par l'humour, à consoler le moi et à le préserver de la souffrance, il ne dément point par là<br /> son origine, sa dérivation de l'instance parentale.<br /> <br /> <br /> Sigmund Freud (1905), Le mot d'esprit et ses rapports avec l'inconscient<br /> <br /> <br /> Oui, l’humour est une nécessité ! Danièle Pétel<br />
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D
<br /> Je ne sais pas trop qui se cache derrière le quidam ? Mais tu n’es absolument pas obligé de livrer ton nom.<br />
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&
<br /> "Et nous nous serons morts , mon frèèère!"<br />
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D
<br /> L’avenir fera apparaître les dysfonctionnements et, comme je suis de nature optimiste, je pense que, dans un certain nombre de cas, il sera possible de rectifier<br /> les débordements. Ainsi va la vie. Comme disent les Bouddhistes : « J’ai fait cela, ce n’est pas une bonne chose, on corrige ».<br />
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M
<br /> Au sujet de la légalisation de l'union de deux personnes de sexe identique c'est bien ce que je pensais, un flop possible.<br /> mais alors que de temps et de nuits blanches passées par nos élus pour çà, quant aux "Pandora" c'est avec l'applaudissement  et la victoire  au  mariage  élargi<br /> qu'elles ont ouvert pour d'autres femmes , ou plus exactement autorisé quasi normalement et en  conséquences, des "boîtes" (pardon associations)  y compris par voie de pubs (cf<br /> certaines pop up que j'ai déjà reçues) proposant femmes et  ovocites pour fournir choix bébés de qualité à ces messieurs mariés . tant qu'à<br /> faire. J'en ai froid à ma féminité.... Dans quelques siècles ne s'insurgera-t-on pas contre le faits d'enfants de commande sans mères biologiques maternantes, et ce  exprés<br /> et non plus à cause d'un triste aléat de la vie du couple mère (=femme)-enfant, de la même manière qu'on s'est insurgé contre le fait qu'il existe des esclaves dans un monde où l'esclavage<br /> faisait objet de loi?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Par ailleurs le mariage devrait obliger à une plus grande fidélité que celle qui est affichée aujourd’hui : un tel aspect est susceptible aussi de freiner<br /> l’ardeur à recourir à un engagement peut-être trop contraignant. Plutôt qu’à l’ouverture de la boîte de Pandore, la loi sur le mariage pour tous pourrait conduire à un certain flop.<br />
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B
<br /> <br /> Pandore<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> La boite de Pandore<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Zeus abaissa ses regards vers la terre et vit la fumée s’élevant des cheminées. Il fut pris de la terrible colère des dieux et immédiatement imagina un nouveau<br /> châtiment. Il fit venir Héphaïstos le dieu boiteux, artiste renommé qui vivait au pied d’un volcan fumant où il avait ses ateliers, et lui commanda la statue d’une femme très belle. Héphaïstos<br /> obéit et bientôt Zeus put contempler une beauté comme personne n’avait jamais pu rêver d’en voir une. La déesse Athéna donna à la jeune fille un voile superbe, un vêtement éblouissant de<br /> blancheur et une magnifique ceinture. La déesse de la beauté, Aphrodite, lui donna une grâce aérienne, et, quant à Hermès, le messager des dieux, il lui offrit une parole éclatante et vive et une<br /> voix splendide. Puis ils mirent une couronne sur sa tête. Zeus lui donna pour nom Pandore – ce qui veut dire ornée de tous les dons – et lui confia une boîte en or. Enfin Hermès emmena Pandore<br /> sur terre, chez le frère de Prométhée, Epiméthée. Prométhée avait souvent prévenu son frère qu’il ne fallait accepter aucun présent des dieux, mais, devant la beauté de Pandore, Epiméthée oublia<br /> toutes les recommandations et l’accueillit dans sa maison, elle et sa boîte en or. Curieux de voir ce que les dieux lui avaient envoyé dans cette boîte, il demanda à Pandore d’en soulever le<br /> couvercle, ce qu’elle fit volontiers. La Maladie, la Souffrance, la Misère et la Détresse s’échappèrent alors de la boîte en sifflant, grognant et geignant. Elles s’élevèrent au-dessus de la<br /> maison et se répandirent partout dans le monde qui jusque-là avait ignoré le mal. Pandore elle-même s’effraya et referma vite le couvercle. Tout ce qu’il y avait de mauvais s’était échappé de la<br /> boîte, et seul l’Espoir était resté dedans : la Maladie et la Détresse l’avaient étouffé tout au fond du coffret de façon que seule une toute petite partie puisse s’en échapper dans le<br /> monde. La Pauvreté et le Mal envahirent les maisons, et la Mort vint sur leurs talons. La Souffrance et l’inquiétude réveillèrent les hommes pendant leur sommeil et les mauvais rêves les<br /> étouffèrent. Seul l’espoir n’était pas répandu, car il était resté presque entier dans la boîte de Pandore. (Mythes et légendes de la Grèce<br /> antique, Gründ)<br />
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D
<br /> Personnellement je ne pense pas qu’on ait ouvert la boite de Pandore pour la raison suivante. Dans leur vie quotidienne, les homosexuels tendent à rester<br /> discrets. Or le mariage officialisera leur situation, ce qui répugnera à un grand nombre. Par ailleurs le mariage devrait obliger à une plus grande fidélité que celle qui est affichée<br /> aujourd’hui : un tel aspect est susceptible aussi de freiner l’ardeur à recourir à un engagement peut-être trop contraignant. Plutôt qu’à l’ouverture de la boîte de Pandore, la loi sur le<br /> mariage pour tous pourrait conduire à un certain flop.<br />
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Q
<br /> La boîte de Pandorre (ou d'autre) est-elle donc  déjà ouverte dans la corbeille de futurs mariages à gestation égalitaire impossible par nature, elle?<br /> <br /> <br /> http://www.la-croix.com/Ethique/Bioethique/Gestation-pour-autrui-l-opposition-s-enflamme-_NG_-2013-01-30-905922<br /> <br /> <br /> On a créé le problème, alors  déjà une propagande américaine d'organisation pffrant  des enfants nés de femmes gestantes pour autrui s'est affichée en pop up. Pop! pop! Abracadabra! et<br /> rire Sardonique!<br />
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D
<br /> L'humour est une idiotie intelligente.  David Katan<br />
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H
<br /> L'humour est une tentative pour décaper les grands sentiments de leur connerie.<br /> (Raymond Queneau)<br />
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C
<br /> Le Hareng Saur<br /> <br /> <br /> Ou l’humour de Charles Cros (1842-1888)<br /> <br /> <br /> ***<br /> <br /> <br /> A Guy.<br /> <br /> Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,<br /> Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,<br /> Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.<br /> <br /> Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,<br /> Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,<br /> Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.<br /> <br /> Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,<br /> Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,<br /> Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.<br /> <br /> Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,<br /> Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,<br /> Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.<br /> <br /> Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,<br /> L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,<br /> Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.<br /> <br /> Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,<br /> Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,<br /> Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.<br /> <br /> J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,<br /> Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,<br /> Et amuser les enfants - petits, petits, petits.<br /> <br /> <br />  <br />
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H
<br /> <br /> Des finitions, euh , définition de...humour selon Le Larousse:<br /> <br /> Forme d'esprit qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité ; marque de cet esprit dans<br /> un discours, un texte, un dessin, etc. : Raconter ses propres mésaventures avec humour.<br /> <br /> Caractère d'une situation, d'un événement qui, bien que comportant un inconvénient, peut prêter à rire : Il n'a pas été<br /> sensible à l'humour de la situation<br /> <br />
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L
<br /> <br /> <br /> Christine Taubira ovationnée pour son humour<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Oui, je l’ai moi-même entendu et j’ai beaucoup apprécié le ton de Madame Taubira. Comme quoi, il faut savoir prendre les textes juridiques avec un certain<br /> humour.<br /> <br /> <br />  <br />
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H
<br /> La ministre de la Justice a conclu son intervention sur un ton plutôt<br /> humoristique et une poésie, déclarant que le texte voté ouvrant droit au mariage pour tous "ne supprimera pas les jeux amoureux, ni chez les hétérosexuels, ni chez les<br /> homosexuels".<br /> <br /> <br /> et sur le même ton, la  consommation effective du nouveau type de mariage aussi?<br /> <br /> <br /> cf rubrique:  mariages en blanc / mariages blancs<br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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B
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les députés réunis à l'Assemblée nationale / AFP / Archives, Bertrand Guay<br />
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A
<br /> Le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe, adopté par l’Assemblée<br /> nationale<br /> <br /> <br /> Après des mois de débats et de mobilisation, l'Assemblée nationale a adopté mardi 12 février par 329 voix contre 229, le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe. Le texte doit encore être examiné à partir du 2 avril au Sénat.<br /> <br /> <br /> Après des applaudissements nourris des députés de gauche, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a remercié députés de gauche comme députés de droite en<br /> insistant sur la "protection du plus ou des plus vulnérables des conjoints" et des enfants qu'apportera ce texte voté dans l'hémicycle.<br /> <br /> <br /> La ministre de la Justice a conclu son intervention sur un ton plutôt humoristique et une poésie, déclarant que le texte voté ouvrant droit au mariage pour tous<br /> "ne supprimera pas les jeux amoureux, ni chez les hétérosexuels, ni chez les homosexuels".<br /> <br /> <br /> Francetv info / LCP<br />
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D
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> assument leur rôle procréateur et prennent généreusement leurs responsabilités humaines et chrétiennes, ils rendent gloire au Créateur, et ils tendent, dans le<br /> Christ, à la perfection. Parmi ceux qui remplissent ainsi la tâche que Dieu leur a confiée, il faut accorder une mention spéciale à ceux qui, d'un commun accord et d'une manière réfléchie,<br /> acceptent de grand coeur d'élever dignement même un plus grand nombre d'enfants.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - Le mariage cependant n'est pas institué en vue de la seule procréation. Mais c'est la caractère même de l'alliance indissoluble qu'il établit entre les<br /> personnes, comme le bien des enfants, qui requiert que l'amour mutuel des époux s'exprime lui aussi dans sa rectitude, progresse et s'épanouisse. C'est pourquoi, même si, contrairement au voeu<br /> souvent très vif des époux, il n'y a pas d'enfant, le mariage, comme communauté et communion de toute la vie, demeure, et il garde sa valeur et son indissolubilité.<br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Alors, la famille chrétienne, parce qu'elle est issue d'un mariage, image et participation de l'alliance d'amour qui unit le Christ et l'Église, tant par l'amour<br /> des époux, leur fécondité généreuse, l'unité et la fidélité du foyer, que par la coopération amicale de tous ses membres.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L'amour conjugal<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> 49. A plusieurs reprises, la parole de Dieu a invité les fiancés à entretenir et soutenir leurs fiançailles par une affection chaste, et les époux leur union par<br /> un amour sans faille Beaucoup de nos contemporains exaltent aussi l'amour authentique entre mari et femme, manifesté de différentes manières, selon les saines coutumes des peuples et des âges.<br /> Éminemment humain puisqu'il va d'une personne vers une autre personne en vertu d'un sentiment volontaire, cet amour enveloppe le bien de la personne tout entière; il peut donc enrichir d'une<br /> dignité particulière les expressions du corps et de la vie psychique et les valoriser comme des éléments et les signes spécifiques de l'amitié conjugale. Cet amour, par un don spécial de sa grâce<br /> et de sa charité, le Seigneur a daigné le guérir, le parfaire et l'élever. Associant l'humain et le divin, un tel amour conduit les époux à un don libre et mutuel d'eux-mêmes qui se manifeste par<br /> des sentiments et des gestes de tendresse et il imprègne toute leur vie ; bien plus, il s'achève lui-même et grandit par son généreux exercice. Il dépasse donc de loin l'inclination<br /> simplement érotique qui, cultivée pour elle-même, s'évanouit vite et d'une façon pitoyable.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - Cette affection a sa manière particulière de s'exprimer et de s'accomplir par l'oeuvre propre du mariage. En conséquence, les actes qui réalisent l'union intime<br /> et chaste des époux sont des actes honnêtes et dignes. Vécus d'une manière vraiment humaine, ils signifient et favorisent le don réciproque par lequel les époux s'enrichissent tous les deux dans<br /> la joie et la reconnaissance. Cet amour, ratifié par un engagement mutuel, et par-dessus tout consacré par le sacrement du Christ, demeure indissolublement fidèle, de corps et de pensée, pour le<br /> meilleur et pour le pire; il exclut donc tout adultère et tout divorce. De même, l'égale dignité personnelle qu'il faut reconnaître à la femme et à l'homme dans l'amour plénier qu'ils se portent<br /> l'un à l'autre fait clairement apparaître l'unité du mariage, confirmée par le Seigneur. Pour faire face avec persévérance aux obligations de cette vocation chrétienne, une vertu peu commune est<br /> requise: c'est pourquoi les époux, rendus capables par la grâce de mener une vie sainte, ne cesseront d'entretenir en eux un amour fort, magnanime, prompt au sacrifice, et ils le demanderont dans<br /> leur prière.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - Mais le véritable amour conjugal sera tenu en plus haute estime, et une saine opinion publique se formera à son égard, si les époux chrétiens donnent ici un<br /> témoignage éminent de fidélité et d'harmonie, comme le dévouement dans l'éducation de leurs enfants, et s'ils prennent leurs responsabilités dans le nécessaire renouveau culturel, psychologique<br /> et  social en faveur du mariage et de la famille. Il faut instruire à temps les jeunes, et de manière appropriée, de préférence au sein de la famille,<br /> sur la dignité& de l'amour conjugal, sa fonction, son exercice: ainsi formés à la chasteté, ils pourront le moment venu, s'engager dans le mariage après des fiançailles vécues dans la<br /> dignité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Fécondité du mariage<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> 50. Le mariage et l'amour conjugal sont d'eux-mêmes ordonnés à la procréation et à l'éducation. D'ailleurs, les enfants sont le don le plus excellent du mariage<br /> et ils contribuent grandement au bien des parents eux-mêmes. Dieu lui-même qui a dit: "Il n'est pas bon que l'homme soit seul" (Gen. 2,18) et qui dès l'origine a fait l'être humain homme et femme<br /> (<br /> <br /> <br /> Gen. 2, 18) et qui dès l'origine a fait l'être humain homme et femme (cf. Mat. 19, 4), a voulu lui donner une participation spéciale dans son œuvre créatrice;<br /> aussi a-t-(il béni l'homme et la femme, disant: "Soyez féconds et multipliez-vous" (Gen. 1, 28). Dès lors, un amour conjugal vrai et bien compris, comme toute la structure de la vie familiale qui<br /> en découle, tendent, sans sous-estimer pour autant les autres fins du mariage, à rendre les époux disponibles pour coopérer courageusement à l'amour du Créateur et du Sauveur qui, par eux, veut<br /> sans cesse agrandir et enrichir sa propre famille.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - Dans le devoir qui leur incombe de transmettre la vie et d'être des éducateurs (ce qu'il faut considérer comme leur mission propre), les époux savent qu'ils<br /> sont les coopérateurs de l'amour du Dieu Créateur et comme ses interprètes. Ils s'acquitteront donc de leur charge en toute responsabilité humaine et chrétienne, et, dans un respect plein de<br /> docilité à l'égard de Dieu, d'un commun accord et d'un commun effort, ils se formeront un jugement droit: ils prendront en considération à la fois et leur bien et celui des enfants déjà nés ou à<br /> naître; ils discerneront les conditions aussi bien matérielles que spirituelles de leur époque et de leur situation; ils tiendront compote enfin du bien de la communauté familiale, des besoins de<br /> la société temporelle et de l'Église elle-même. Ce jugement, ce sont en dernier ressort les époux eux-mêmes qui doivent l'arrêter devant Dieu. Dans leur manière d'agir, que les époux chrétiens<br /> sachent bien qu'ils ne peuvent pas se conduire à leur guise, mais qu'ils<br /> <br /> <br /> ont l'obligation de toujours suivre leur conscience, une conscience qui doit se conformer à la loi divine; et qu'ils demeurent dociles au magistèrede l'Église,<br /> interprète autorisé de cette loi à la lumière de l'Évangile. Cette loi divine manifeste la pleine signification de l'amour conjugal, elle le protège et le conduit à son achèvement vraiment<br /> humain. Ainsi, lorsque les époux chrétiens, se fiant à la Providence de Dieu et nourrissant en eux l'esprit de sacrifice (12), assument leur rôle procréate<br />
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D
<br /> Le point de vue de Vatican II  (Gaudium et spes) sur le<br /> mariage<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le mariage et la famille dans le monde d'aujourd'hui<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  La santé de la personne et de la société tant humaine que chrétienne est étroitement liée à la postérité de la<br /> communauté conjugale et familiale. Aussi les chrétiens, en union avec tous ceux qui font grand cas de cette communauté, se réjouissent-ils sincèrement des soutiens divers qui font grandir<br /> aujourd'hui parmi les hommes l'estime de cette communauté d'amour et le respect de la vie, et qui aident les époux et les parents dans leur éminente mission. Ils en attendent en outre de<br /> meilleurs résultats et s'appliquent à les étendre.<br /> <br /> <br /> <br /> - La dignité de cette institution ne brille pourtant pas partout du même éclat puisqu'elle est ternie par la polygamie, l'épidémie du divorce, l'amour soi-disant libre, ou d'autres déformations.<br /> De plus, l'amour conjugal est trop souvent profané par l'égoïsme, l'hédonisme et par des pratiques illicites entravant la génération. Les conditions économiques, socio-psychologiques et civiles<br /> d'aujourd'hui introduisent aussi dans la famille de graves perturbations. Enfin, en certaines régions de l'univers, ce n'est pas sans inquiétude qu'on observe les problèmes posés par<br /> l'accroissement démographique. Tout cela angoisse les consciences. Et pourtant, un fait montre bien la vigueur et la solidité de l'institution matrimoniale et familiale: les transformations<br /> profondes de la société contemporaine, malgré les difficultés qu'elle provoquent, font très souvent apparaître, et de diverses façons, la nature véritable de cette institution.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - C'est pourquoi le Concile, en mettant en meilleure lumière certains points de la doctrine de l'Église, se propose d'éclairer et d'encourager les chrétiens,<br /> ainsi que tous ceux qui s'efforcent de sauvegarder et de promouvoir la dignité originelle et la valeur privilégiée et sacrée de l'état de mariage.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Sainteté du mariage et de la famille<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> 48. La communauté profonde de vie et d'amour que forme le couple a été fondée et dotée de ses lois propres par le Créateur; elle est établie sur l'alliance des<br /> conjoints, c'est-à-dire sur leur consentement personnel irrévocable. Une institution, que la loi divine confirme, naît ainsi, au regard même de la société, de l'acte humain par lequel les époux<br /> se donnent et se reçoivent mutuellement. En vue du bien des époux, des enfants et aussi de la société, ce lien sacré échappe à la fantaisie de l'homme. Car Dieu lui-même est l'auteur du mariage<br /> qui possède en propre des valeurs et des fins diverses tout cela est d'une extrême importance pour la continuité du genre humain, pour le progrès personnel et le sort éternel de chacun des<br /> membres de la famille, pour la dignité, la stabilité, la paix et la prospérité de la famille et de la société humaine tout entière. Et c'est par sa nature même que l'institution du mariage et<br /> l'amour conjugal sont ordonnés à la procréation et à l'éducation qui, tel un sommet en constituent le couronnement. Aussi l'homme et la femme qui, par l'alliance conjugale "ne sont plus deux,<br /> mais une seule chair" (Mat. 19,6), s'aident et se soutiennent mutuellement par l'union intime de leurs personnes et de leurs activités; ils prennent ainsi conscience de leur unité et<br /> l'approfondissent sans cesse davantage. Cette union intime, don réciproque de deux personnes, non moins que le bien des enfants, exigent l'entière fidélité des époux et requièrent leur<br /> indissoluble unité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - Le Christ Seigneur a comblé de bénédictions cet amour aux multiples aspects, issu de la source divine de la charité, et constitué à l'image de son union avec<br /> l'Église. De même en effet que Dieu prit autrefois l'initiative d'une alliance d'amour et de fidélité avec son peuple ainsi, maintenant, le Sauveur des hommes, Époux de l'Église vient à la<br /> rencontre des époux chrétiens par le sacrement de mariage. Il continue de demeurer avec eux pour que les époux, par leur don mutuel, puissent s'aimer dans une fidélité perpétuelle, comme lui-même<br /> a aimé l'Église et s'est livré pour elle. L'authentique amour conjugal est assumé dans l'amour divin et il est dirigé et enrichi par la puissance rédemptrice du Christ et l'action salvifique de<br /> l'Église, afin de conduire efficacement à Dieu les époux, de les aider et de les affermir dans leur mission sublime de père et de mère. C'est pourquoi les époux chrétiens, pour accomplir<br /> dignement les devoirs de leur état, sont fortifiés et comme consacrés par un<br /> <br /> <br /> sacrement spécial en accomplissant leur mission conjugale et familiale avec la force de ce sacrement, pénétrés de l'Esprit du Christ qui imprègne toute leur vie<br /> de foi, d'espérance et de charité, ils parviennent de plus en plus à leur perfection personnelle et à leur sanctification mutuelle; c'est ainsi qu'ensemble ils contribuent à la glorification de<br /> Dieu.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - Précédés par l'exemple et la prière commune de leurs parents, les enfants, et même tous ceux qui vient dans le cercle familial, s'ouvriront ainsi plus<br /> facilement à des sentiments d'humanité et trouveront plus aisément le chemin du salut et de la sainteté. Quant aux époux, grandis par la dignité de leur rôle de père et de mère, ils accompliront<br /> avec conscience le devoir d'éducation qui leur revient au premier chef, notamment au plan religieux.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - Membres vivants de la famille, les enfants concourent, à leur manière, à la sanctification des parents. Par leur reconnaissance, leur piété filiale et leur<br /> confiance, ils répondront assurément aux bienfaits de leurs parents et, en bons fils, ils les assisteront dans les difficultés de l'existence et dans la solitude de la vieillesse. Le veuvage,<br /> assumé avec courage dans le sillage de la vocation conjugale, sera honoré de tous. Les familles se communiqueront aussi avec générosité leurs richesses spirituelles. Alors,<br />
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D
<br /> Merci à Denis pour ce  bon rappel historique.<br />  <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Suite<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Cet équilibre fut remis en question lors de la crise de civilisation aux XIVe et XVe s. La misogynie, la croyance en l'impossible<br /> maîtrise des sens chez les femmes enclenchent de violentes critiques contre l’Église ainsi que  contre la Réforme protestante avec son puritanisme souvent excessif.<br /> <br /> <br /> Le sacrement de mariage fait son apparition théologique dans les conciles provinciaux dès le VIe s. mais implique, malgré les résistances des<br /> contemporains, le refus du divorce.  Au IVe concile du Latran en 1215, le mariage est intégré dans la liste officielle des sept sacrements de<br /> l'Église.<br /> <br /> <br /> En 1563, le Concile de Trente affirme que la procréation prend place à côté de la réjouissance mutuelle des époux, sans remède à la<br /> concupiscence. La cérémonie religieuse devient obligatoire, les époux donnant leur libre consentement devant un représentant officiel de l’Église.<br /> <br /> <br /> La monarchie d'Ancien Régime refuse de reconnaître cette liberté aux jeunes personnes, et le monopole du discours amoureux passe aux mains des philosophes des<br /> Lumières ; Voltaire propose le modèle de l'amour libre, Rousseau celui du couple fidèle par devoir.<br /> <br /> <br />  La loi du 20 septembre 1792 réalisa la liberté de consentement mutuel dans le cadre du mariage civil, issu du droit romain, mais l'autorisation du divorce<br /> par consentement mutuel provoqua une telle augmentation du nombre de séparations que le code civil de l’an XII le supprima et remit la femme sous l'autorité du mari, même s’il prévoyait la<br /> possibilité de divorcer.<br /> <br /> <br />  Au XIXe s. bizarrement, l'Église fit alliance avec le romantisme. Sur l’idée de saint Paul, le couple chrétien, créé par choix mutuel, libre<br /> et conscient, se généralisa alors. Triomphe alors, avant 1880, un mariage d'amour, même s’il reste entaché de raison, avec choix mutuel du conjoint. D’où la loi de 1884 sur le divorce. Les 2<br /> guerres mondiales remirent encore cet équilibre en cause.<br /> <br /> <br />  De nouvelles représentations de la sexualité, du couple, de la famille s’installent, provoquant des changements de comportement dans la société, mais aussi<br /> chez les chrétiens : vie commune avant le mariage, cohabitation excluant toute démarche par rapport à l'Église ou à l’État, naissance illégitime, accroissement du nombre des divorces, présence<br /> grandissante dans les communautés chrétiennes de divorcés remariés. Ce nouveau contexte impose au chrétien ces nouveaux enjeux et l’oblige à réfléchir sur le sens du mariage comme<br /> sacrement.<br /> <br /> <br />  Une nouvelle crise du mariage s'ouvre à partir de 1960, que reconnaissent, en 1975, la loi sur le divorce par consentement mutuel et en 2009 sa procédure<br /> simplifiée. Enfin arrive le mariage pour les homosexuels et pour les lesbiennes.<br /> <br /> <br />  Le couple chrétien, composé, décomposé, recomposé, est aujourd'hui confronté à un nouveau défi : montrer que le sentiment amoureux ne suffit pas, que la<br /> volonté de mener à bien un projet durable est possible grâce à cette folie de Dieu qui s'appelle la fidélité, version papale.<br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Le<br /> mariage en chantant<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Droit civil.<br /> <br /> <br />  Vers 2000 av. J.C., existe dans les tribus indo-européennes, celtes, germaniques, slaves, indiennes, etc., un régime matriarcal polyandrique, avec des<br /> cellules familiales de 20 à 60 personnes. Ce système, qui donne tous les pouvoirs à la femme, engendre une violence telle qu'elle provoque un renversement en faveur du patriarcat aux alentours de<br /> 1000-900 av. J.C., en Israël, en Grèce et à Rome.<br /> <br /> <br /> L'homme s'octroie le pouvoir. L'exigence de virginité de l'épouse assure aux enfants 2 parents, puisque la paternité est connue. Le droit romain améliore ce<br /> régime en instaurant un contrat juridique avec séparation des biens et divorce possible. Ce droit trouva sa continuation dans le droit écrit des provinces du Sud et dans le droit coutumier des<br /> provinces du Nord de la France.<br /> <br /> <br /> A partir du IIIe s. le mariage romain, jugé trop lié à des intérêts financiers, recule au profit du<br /> concubinage. Dès avant la proclamation du christianisme comme religion d'État, en 392, à partir de sa relecture de l’Écriture, saint Ambroise fonde le couple sur le consentement libre des 2<br /> époux. Malgré le patriarcat et la polygamie en vigueur chez les envahisseurs germaniques, au Ve s. une longue lutte s'engagea alors en faveur de l'égalité de l'homme et de la femme,<br /> dont Grégoire de Tours reste le témoin privilégié.<br /> <br /> <br /> Sacrement<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Matthieu 19/3-6 : Des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve: Ils lui demandèrent : Est-il permis de renvoyer sa femme pour n’importe quel<br /> motif ? Il répondit : N’avez-vous pas lu l’Écriture ? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme, et il leur dit : Voilà pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à<br /> sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !<br /> <br /> <br /> Les Églises chrétiennes reprennent systématiquement ce texte et bien d’autres comme argument d’autorité, canonique ou morale. Oubliant que le chrétien, d’origine<br /> juive, devait lutter contre la résurrection, telle que la concevaient le pharisien, pour imposer son interprétation. Comme le montre l’évangile de Matthieu, la lutte fut sanglante.<br /> <br /> <br /> Jésus obéit à son père. Son problème n’est pas de connaître comment les personnes se fricotent et se tripotent, Jean 8/1-11.<br /> <br /> <br /> De là, saint Paul fit émerger un premier modèle de couple chrétien, la famille nucléaire vivant sous le même toit, la femme étant partenaire de l'homme : ni<br /> pute ni soumise mais compagne.<br /> <br /> <br /> Durant le premier millénaire de l'histoire de l'Église, le mariage se célèbre hors des cérémonies liturgiques, suivant les coutumiers sociaux et familiaux,<br /> assorti des exigences de l'Évangile : monogamie, fidélité, car les baptisés se marient dans le Seigneur (Eph. ch. 5). Au cours de l'assemblée liturgique dominicale qui suit, est prévue<br /> une prière de bénédiction de l'épouse. A son sujet, les débats furent passionnés entre les théologiens, notamment sur 2 points.<br /> <br /> <br /> Le premier concerne la sexualité, considérée comme mauvaise, entachée de péché et donc difficilement acceptable comme matière d’un sacrement. Saint Thomas réfute<br /> cette thèse à mots couverts en y voyant un remède à la concupiscence naturelle.<br /> <br /> <br /> Le second tient à l'enjeu que représenta pour l'Église de gérer, de contrôler et d’administrer le mariage des princes, puis du peuple, l'arrachant en quelque<br /> sorte à son autonomie familiale et sociale. Elle a ses raisons : le mariage des princes est l'occasion d'alliances, de conquêtes de royaumes, qui peuvent mettre en péril son influence, car il se<br /> fait et se défait au gré des intérêts bien plus qu'en fidélité au sens du mariage chrétien, comme le montre le cas d’Aliénor d’Aquitaine. Quant au mariage des gens du peuple, point d’argent,<br /> point de suisse, il se passe de contrat et respecte le choix et la liberté du consentement des conjoints suivant des intérêts sociaux et financiers.<br /> <br /> <br /> Progressivement, le rite coutumier et familial béni par le prêtre, devient un rite obligatoire, et sa présence devient nécessaire pour le contrat et l'échange des<br /> consentements. Celui-ci va prendre la place du père de famille, marieur,  puis devenir au XVIe s. en même temps que le ministre requis pour le sacrement, le notable attitré pour<br /> les contrats. Réalité que confirme la rédaction de chaque Coutume.<br /> <br /> <br /> Cet équilibre fut remis en question lors de la crise de civilisation aux XIVe et XVe s. La misogynie, la croyance en l'impossible<br /> maîtrise des sens chez les femmes enclenchent de violentes critiques contre l’Église ainsi que  contre la Réforme protestante avec son puritanisme souvent excessif.<br />
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T
<br /> Les trois papas brigands<br /> <br /> <br /> <br />
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E
<br /> Mariage gay: l'article 4 de la loi adopté à l'Assemblée nationale<br /> <br /> <br /> Par LEXPRESS.fr, publié le 08/02/2013 à 08:15<br /> <br /> <br /> Les députés ont voté 121 voix contre 42 en faveur de l'article 4 de la loi sur le mariage pour tous, qui concerne les mots "père", "mère" et "parents", après<br /> quatre jours de débat houleux. <br /> <br /> <br /> L'article 4 du projet de loi sur le mariage pour tous<br /> a finalement été adopté dans la nuit de jeudi à vendredi. Le texte, qui prévoit que dans le code civil les termes de "père" et "mère" doivent être compris comme celui de "parents" pour les<br /> couples homosexuels, a été voté par les députés après quatre longues journées de débat houleux. <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://www.lexpress.fr/actualite/politique/mariage-gay-l-article-4-de-la-loi-adopte-a-l-assemblee<br /> nationale_1218233.html?xtmc=Mariage_pour_tous,_adoption_de_l%27article_4&xtcr=1<br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> <br /> <br /> David Cameron<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> Grande-Bretagne: les députés se sont prononcés en faveur du mariage homosexuel<br /> <br /> <br /> Publié le 05.02.2013, 20h29<br /> <br /> <br /> Les députés britanniques se sont prononcés mardi soir en faveur du projet de loi autorisant le mariage entre personnes du même sexe, un vote crucial en attendant<br /> l'adoption définitive de cette réforme qui divise le parti conservateur, mais suscite peu de remous dans l'opinion publique. | Carl de Souza<br /> <br /> <br /> Les députés britanniques se sont prononcés mardi soir en faveur du projet de loi autorisant le mariage entre personnes du même sexe, un vote crucial en attendant<br /> l'adoption définitive de cette réforme qui divise le parti conservateur, mais suscite peu de remous dans l'opinion publique.<br /> <br /> <br /> <br /> A l'issue d'une journée de discussions animées à la Chambre des Communes, le projet de loi a été voté par 400 députés, tandis que 175 se sont prononcés contre.<br /> <br /> <br /> <br /> Plus de la moitié des députés conservateurs ont décidé de ne pas suivre la position du Premier ministre David Cameron, partisan de cette réforme, alors qu'aucune consigne officielle de vote<br /> n'avait été donnée.<br /> "Il y a des opinions tranchées des deux côtés mais je suis convaincu que le vote des députés permettant aux homosexuels de se marier eux aussi est un pas en avant pour notre pays", a réagi le<br /> Premier ministre sur Twitter après le résultat du vote.<br /> <br /> <br /> <br /> Le texte a en revanche obtenu un soutien massif de la part des libéraux-démocrates, qui participent au gouvernement de coalition,<br /> et de l'opposition travailliste. Le vice-Premier ministre "lib-dem" Nick Clegg a estimé qu'il s'agissait d'un "moment-clé pour l'égalité" et le leader du Labour, Ed Miliband, a parlé d'un "jour<br /> de fierté".<br /> <br /> <br /> <br /> Ce vote des députés britanniques intervient alors que leurs homologues français débattent, sur fond de vives polémiques, d'un projet similaire ouvrant aussi la voie à l'adoption.<br /> <br /> <br /> <br /> Ce passage à la Chambre des Communes (chambre basse du Parlement) est une étape décisive, même si le texte doit encore faire la<br /> navette avec la chambre des Lords avant que le Royaume-Uni ne rejoigne la dizaine de pays ayant légalisé le mariage homosexuel.<br /> <br /> <br /> <br /> La réforme prévoit de permettre à des couples de même sexe de se marier civilement. Elle laisse aux diverses confessions la possibilité de célébrer ou non des unions homosexuelles religieuses, à<br /> l'exception de l'Église anglicane majoritaire dans le pays, au sein de laquelle le mariage homosexuel restera illégal.<br /> Le ministère britannique de la Culture, chargé des questions d'égalité, espère que le projet de loi sera adopté "d'ici à la fin de l'année".<br /> <br /> <br /> <br /> Le sujet ne faisait mardi la Une que d'un seul journal, le Daily Telegraph, signe que le mariage entre personnes de même sexe suscite peu de débats dans l'opinion.<br /> <br /> <br /> <br /> Le texte est de fait avant tout symbolique. Les couples homosexuels peuvent en effet s'unir civilement depuis 2005 au Royaume-Uni, dans le cadre d'un partenariat civil. Ils ont aussi les mêmes<br /> droits parentaux que les couples hétérosexuels : ils peuvent adopter et recourir à la procréation médicalement assistée et à une mère porteuse, pourvu qu'elle ne soit pas rémunérée.<br /> <br /> <br /> <br /> Les trois principaux ministres conservateurs - William Hague (Affaires étrangères), George Osborne (Finances) et Theresa May (Intérieur) - avaient tenté de rallier leurs compatriotes dans une<br /> lettre ouverte.<br /> Mais à la Chambre des Communes, les opposants à la réforme se sont fait entendre.<br /> L'ancien secrétaire d'État à la Défense conservateur, Gerald Howarth, a fustigé un "changement massif" qui "affecte profondément le coeur même" de la société.<br /> <br /> <br /> <br /> "Ce projet de loi est mauvais, le processus de consultation a été une imposture, l'Église d'Angleterre est contre, cela a causé des divisions profondes et inutiles au sein du parti conservateur,<br /> il n'y a aucun mandat pour cela et cela peut entraîner de graves conséquences", a-t-il averti.<br /> <br /> <br /> <br /> Une vingtaine de conservateurs avaient remis une lettre dimanche à Downing Street, mettant en garde M. Cameron contre "les dégâts significatifs pour le Parti conservateur en vue des élections législatives de 2015" si la loi était adoptée.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/grande-bretagne-les-deputes-se-prononcent-en-faveur-du-mariage-homosexuel-05-02-2013-2542257.php<br /> <br /> <br />  <br />
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J
<br /> <br /> <br /> Jean-Claude Ameisen<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> Les propos de Jean-Claude Ameisen, président du Comité consultatif national d'éthique, sur la Procréation médicalement<br /> assistée<br /> <br /> <br /> La PMA est "indépendante du mariage"<br /> <br /> <br /> "Un couple homme-femme qui vit ensemble depuis deux ans minimum peut demander l'AMP, il s'agit donc d'une indication médicale indépendante du mariage liée à une<br /> stérilité ou une impossibilité à faire des enfants", a rappelé ce médecin et chercheur, professeur d'immunologie à l'université Paris Diderot.<br /> <br /> <br /> Quid de l'ouverture de ce droit aux couples homosexuels ? "La question est : la médecine doit-elle répondre uniquement à des critères physiques ou répondre<br /> également à des désirs sociétaux ?", a-t-il souligné, tout en précisant que François Hollande n'avait pas encore saisi le conseil. "Nous nous sommes autosaisis sur cette question globale. Nous<br /> pensons qu'elle mériterait des Etats Généraux", a-t-il affirmé.<br /> <br /> <br /> La question de la GPA<br /> <br /> <br /> Interrogé sur la circulaire Taubira, qui ouvre la<br /> voie à la reconnaissance d'enfants français nés à l'étranger<br /> de mères porteuses, Jean-Claude Ameisen a tenu à rappeler plusieurs principes. "Le CCNE a émis un avis négatif sur la GPA (gestation pour autrui). La question est donc : quand des personnes<br /> ont recours en Europe à ces pratiques interdites en France, faut-il les punir ? La réponse est non", a-t-il souligné, citant une décision de la Cour européenne des Droits de l'homme.<br /> <br /> <br /> "Il ne faut pas pénaliser les enfants en réponse au comportement des parents", a poursuivi, exprimant-là son "avis personnel". Et d'insister : "Donner des droits<br /> à un enfant ne signifie en rien légitimer le comportement des parents".<br /> <br /> Concernant les débats, houleux, à l'Assemblée depuis mardi sur le projet de loi pour le mariage pour tous, Jean-Claude Ameisen a regretté que les échanges laissent peu de place au débat de fond. "Il est<br /> nécessaire de valoriser le débat et d'écouter les arguments de chacun".<br /> <br /> <br /> http://www.bfmtv.com/societe/jean-claude-ameisen-xx-437114.html<br /> <br /> <br />  <br />
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T
<br /> <br /> <br /> Christine Taubira<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> La procréation médicalement assistée<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour les questions liées à la PMA (procréation médicalement assistée) elles seront abordées dans le cadre d'une réforme sur la loi famille. Réforme qui sera<br /> examinée par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), ou plus exactement le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé, composé de scientifiques, de<br /> médecins, de philosophes, de juristes, de théologiens de toutes confessions, et de journalistes. Il est présidé par Jean Claude Ameisen. Le Docteur Ameisen, immunologiste, est membre du Comité<br /> d’éthique depuis 2005. Il anime, par ailleurs, une émission de vulgarisation scientifique sur France Inter.<br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Denis Jeanson,, après avoir lu l’article de Danièle Hervieu-Léger ( 171 et suivants), donne sa<br /> conclusion :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Sur ces différents terrains, chaque personne attend la Parole que les Églises peuvent lui adresser. Le mariage homosexuel entre, légalement, enfin, dans la<br /> civilisation européenne. Le fait qu'il constituerait, si les Églises s’amusent à manier l'interdit, un jalon sur le chemin de la fin de toute religion, reste une hypothèse absurde. La loi a<br /> toujours pour but de faire vivre les personnes dans une tranquillité relative et, donc, de régler leurs conflits, et la religion d’affirmer, depuis que l’homme enterre l’homme, qu’il existe une<br /> vie après la vie.<br />
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D
<br /> Quidam citoyen, vous pouvez très bien présenter vous-même les points soulignés sur ce blog, qui mériteraient d’être retenus.<br />
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D
<br /> Voici le parcours d’élaboration d’une loi en France.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bonne journée, Danièle<br /> <br /> <br /> http://www.initiadroit.com/questions.php?theme=Justice&q=106<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le parcours d'une loi commence par le dépôt d'un projet ou d'une proposition de loi auprès de l'Assemblée nationale (composée de députés) ou du Sénat (composé de<br /> sénateurs).<br /> <br /> <br /> Le projet de loi émane du Gouvernement. La proposition de loi émane d'un sénateur ou d'un député.<br /> <br /> <br /> Selon un ordre du jour, déterminé par le Gouvernement et le Parlement (Assemblée nationale + Sénat), le projet ou la proposition de loi est examiné successivement<br /> par les deux assemblées (Sénat et Assemblée nationale). Des modifications -amendements- peuvent être soumises aux votes des députés et des sénateurs.<br /> <br /> <br />  Ensuite, deux situations sont possibles :<br /> <br /> <br /> - soit les assemblées sont d'accord sur le texte,<br /> <br /> <br /> - soit elles ne sont pas d'accord, une deuxième lecture s'engage alors devant chaque assemblée. Si elles ne parviennent toujours pas à un accord, le Premier<br /> ministre demande à une Commission mixte paritaire (composée de 7 députés et 7 sénateurs) de se réunir afin de statuer sur les points de désaccord. La Commission peut proposer un nouveau texte ;<br /> une nouvelle lecture s'engage alors devant chaque assemblée. Si la Commission ne parvient pas à proposer un nouveau texte ou si, après avoir proposé un nouveau texte, les assemblées le rejettent,<br /> le Gouvernement peut demander à l'Assemblée nationale de statuer définitivement.<br /> <br /> <br /> Une fois le texte voté par le Parlement, le Conseil constitutionnel peut être saisi (par le Président de la République, le Premier ministre, le Président de<br /> l'Assemblée nationale, le Président du Sénat, 60 députés, 60 sénateurs). Son rôle est de vérifier la conformité de la loi à la constitution.<br /> <br /> <br /> Si le Conseil constitutionnel décide que le texte voté, en tout ou partie, ne respecte pas la Constitution, le Président de la République doit le renvoyer pour<br /> une nouvelle lecture devant le Parlement.<br /> <br /> <br /> Si la décision du Conseil constitutionnel confirme le respect du texte voté à la Constitution, la loi est promulguée par le Président de la République et publiée<br /> dans le journal officiel de la République française.<br /> <br /> <br /> Depuis le 1er mars 2010, un particulier peut poser la question de la conformité d'une loi promulguée à la Constitution, à l'occasion d'un procès. Cette question<br /> préalable de constitutionnalité est recevable sous 3 conditions :<br /> <br /> <br /> * la loi en question est applicable au procès ;<br /> <br /> <br /> * la loi en question n'a pas déjà été déclarée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel ;<br /> <br /> <br /> * la question est nouvelle ou présente un caractère sérieux.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le Tribunal, après examen, suspend les débats et renvoie la question au Conseil d'État ou à la Cour de Cassation qui, après un nouvel examen, décide de renvoyer<br /> ou non la question au Conseil constitutionnel. Ce dernier, s'il est saisi, a trois mois pour rendre sa décision.<br /> <br /> <br /> S'il décide que la loi n'est pas conforme à la Constitution, la loi est abrogée et disparaît de l'ordre juridique français.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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Q
<br /> Encore, encore, d'autres inconvénients et problèmes ont été pointés.<br />
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L
<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La transgression<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> Les points importants qui ressortent du débat<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> -         La non confusion entre le mariage religieux qui<br /> insiste sur la dimension symbolique du  mariage et le mariage civil, qui met en valeur le contrat civil entre deux personnes<br /> <br /> <br /> -         Le rapport d’altérité qui, d’une certaine façon,<br /> constitue l’homme et qu’il faut préserver<br /> <br /> <br /> -         L’importance de la castration symbolique<br /> soulignée par les religieux et les psychologues pour la structuration des individus<br /> <br /> <br /> -         L’interdit de l’inceste, un fondement essentiel<br /> de la société humaine<br /> <br /> <br /> -         La lisibilité du processus de conception pour<br /> l’enfant<br /> <br /> <br /> -         L’importance de l’adoption pour la filiation, y<br /> compris pour les parents biologiques ; c’est un point qui mériterait d’être davantage souligné pour le sujet qui nous intéresse ici. Que de problèmes pour l’enfant régulièrement conçu mais<br /> qui n’est pas adopté par les parents biologiques !<br /> <br /> <br /> -         L’importance de la transgression pour passer à un<br /> autre niveau sur le plan de la morale et de la législation. Il faut nécessairement transgresser l’ordre ancien pour passer à un ordre nouveau. La culpabilité sous-jacente amène de nombreux<br /> individus à rejeter la transgression parce qu’elle est considérée comme une faute, sur le plan individuel comme sur le plan social.<br />
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D
<br /> Oui, je sais que les situations des uns et des autres sont disparates et qu’il y a des problèmes particuliers, pour les parents initiaux,  qui ne seront pas réglés par les nouveaux textes. A ceux qui les subissent, il faudra aussi donner la parole, mais tout ne se fait pas en un jour. Vous faites<br /> bien d’en parler surtout si vous les portez vous-même au jour le jour, dans la difficulté, ou si plus simplement vous en êtes témoin autour de vous.<br />
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Q
<br /> Mais les questions suite à votre remarque sont restées pendantes, au moins sur ce blog,<br /> <br /> <br /> "c’est aux homosexuels et à leurs enfants qu’il faut finalement donner la parole, même si la vision de chacun<br /> est utile si ce n’est nécessaire."<br /> <br /> <br /> Bien sûr, çà parait évident Etienne, n'est-ce pas ce qui a été fait?<br /> <br /> <br /> Pour autant, les homosexuels sont-ils une comunauté une et indivisible en matière de revandication?<br /> <br /> <br /> Quand à "leurs" enfants,  en ce moment, ne sont-ils pas en majorité de ceux<br /> <br /> <br /> -à avoir effectivement légalement leur père biologique ( souvent autant qu'affectif aussi) bien que leur mère ait divorcé et opté pour un<br /> nouveau ménage, lesbien celui-là?<br /> <br /> <br /> -à avoir effectivement déjà légalement une mère (biologique autant qu'affective) bien que leur père ait divorcé et opté pour un nouveau<br /> ménage, gay ?<br /> <br /> <br /> Le recul  et la conscience bien pesée de la responsabilité des effets à long terme de la modification de l'article 1, sont-ils <br /> vraiment suffisants pour parler , s'agissant du mariage entre homosexuels,   de  "leurs" enfants comme fruit de leur ménage ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il semblerait qu'en haut lieu législatif on pense au  tiers qui s'occupe de<br /> l'enfant, et là c'est encore une autre paire de manches affective en raison de l'autre parent initial existant et aimant, parent normal ayant bien le droit de défendre ses droits<br /> à amour, normalité et prérogatives voir suprémacie  en découlant comme "normales" aussi...<br /> <br /> <br /> Il ne faut jamais avoir été parent  pour ignorer  les dolls  non<br /> étalés au  grand jour, concommitants  aux démélés judiciaires dans les familles et entre familles,  préjudiciables à la vie terre à terre de chaque jour, et même au "pain des<br /> enfants"... L'égalité forcée, çà peut en bouffer aussi des choses.<br /> <br /> <br />  <br />
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D
<br /> Merci pour ce retour intéressant à Buridan, qui était un bon logicien. J'en conclus que Buridan était loin d'être un âne. Mais peut-être qu'à force de jouer à<br /> l'ange dans les hautes sphères de la logique et de la métaphysique il devait retrouver ses esprits en jouant à la bête, au ras de la réalité la plus concrète. Il nous enseigne pour le moins que<br /> la vie est un jeu et que le débat lui-même doit entrer dans le jeu pour échapper à la violence. C'est un peu ce que vous avez fait en glissant de l'âne à Buridan.<br />
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  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.over-blog.com/ Le mythe et le conte sont la parole dans sa première gestation. C'est pourquoi, si la parole est malade, comme le dit Vittorio Gasman, il devient urgent de revenir à ses fondements qui sont encore à notre disposition, à travers les mythes et les contes. Lorsque la parole ne fonctionne pas, c'est la violence qui gagne. Les mythes et les contes, par l'apprentissage du processus symbolique qu'ils proposent, sont là pour nous aider à faire sortir la parole de la violence. C'est de la naissance de l'homme lui-même dont il s'agit.
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