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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:54

http://fabrice.blanc.cc/ballades/notre_dame/images/lurcat.jpg

 

Tapisserie de Lurçat dans l'église du Plateau d'Assy

 

 

Le grand opéra de la création ou la genèse du monde

 

A force de décrypter, de décortiquer, nous sommes devenus incapables de saisir sous sa globalité le processus dans lequel nous sommes engagés. La création a ses péripéties multiples, ses hésitations et ses drames, mais elle est aussi une fête grandiose. Et le mot le plus adapté pourrait être celui de « grand opéra » qui exprimerait, à sa manière, la gestation du monde, avec un chef d’orchestre mystérieux, que nous hésitons à nommer mais dont nous sommes obligés de reconnaître les immenses talents d’un parfait musicien. Ici la musique se présente comme la matrice de la parole et la parole n’a de véritable justification que si elle conduit à un amour créateur.

 

Au commencement était le souffle créateur

Tout commence par un grand souffle. « Le souffle d’Élohim planait sur la face des eaux », comme le traduit André Chouraqui, au début de la Genèse, dans la bible hébraïque. Et le Nouveau Testament donne la réplique avec le récit de la Pentecôte : « Et c’est tout d’un coup un bruit du ciel, comme la venue d’un souffle violent ; il remplit toute la maison où siègent les apôtres » (André Chouraqui). De leur côté, les différentes cultures ont leur mot singulier avec une sonorité particulière pour exprimer la nature du souffle vital, qu’il soit divin ou humain : ruah en hébreu, er-ruh en arabe coranique, pneuma en grec, prana en sanscrit,  shi en chinois, k’i en japonais, spiritus en latin et esprit en français. Et, depuis les temps les plus anciens, le berger souligne, à sa manière, la naissance de l’amour, en soufflant dans un morceau de sureau qu’il a percé de petits trous.

 

Tout se met à vibrer

Le grand souffle des origines produit une immense vibration. Les savants parlent du big bang. Et aujourd’hui encore la matière résonne de cette vibration des origines,  qui chante et oscille non seulement au niveau de l’atome et du cosmos, mais aussi au niveau de la cellule. A tous les niveaux, la vibration est présente comme une énergie d’information à tel point que le nom et prénom tracent une voie, non complètement écrite, il est vrai, pour le devenir des humains. Ils fonctionnent intérieurement comme un mantra qui peut transformer, en profondeur, les individus.

 

Associé aux vibrations, le nombre donne naissance à la musique

Après l’immense vibration, le nombre intervient comme le grand ordonnateur. Dans Le Timée, Platon écrit : « Lorsque le Tout eut commencé de s’ordonner, tout au début, le feu, l’eau, la terre  et l’air avaient bien quelque trace de leur forme propre, mais, pour l’ensemble, ils demeuraient évidemment dans l’état où il est naturel que soit toute chose d’où le Dieu est absent. Et c’est alors que tous ces genres ainsi constitués ont reçu de lui leurs figures, par l’action des Idées et des Nombres. Car, autant qu’il se pouvait, de ces genres qui n’étaient point ainsi disposés, le Dieu a fait un ensemble, le plus beau et le meilleur. Prenons donc partout et toujours cette proposition-là comme base ». Il devient dès lors possible de représenter la structuration de l’Univers par une approche mathématique. Mais bien avant Platon, Pythagore avait montré que la musique est un acte mathématique. On dit que, « dans une forge, il écoute résonner une enclume par des marteaux de masses différentes. Il comprend que les différences de l’enclume répondent à une loi mathématique. Il établit ainsi la gamme musicale qui repose principalement sur les quatre intervalles consonants (unisson, octave, quinte, quarte). Il montre par exemple qu’à partir d’un do, une corde deux fois plus courte permettrait d’entendre un do élevé d’une octave, une corde trois fois plus courte donnerait un sol… ».

 

La musique engendre la danse, première forme d’écriture

La musique s’imprime dans le corps et le corps peut exprimer, à sa façon, le rythme et les variations qui la constituent, sous la forme de la danse. On pourrait dire que la danse est la mise en musique du corps lui-même. L’homme commence ainsi à écrire avec tout son corps : élaborant le mouvement, il dessine des figures plus ou moins complexes qui traduisent le son  et ses multiples expressions en formes et en figures. Progressivement, à partir du souffle et des vibrations originelles, le monde et l’homme lui-même se construisent, passant d’un niveau à un autre. Pour le moment il est donc en train d’inventer l’écriture.

 

L’écriture est à l’origine du langage et des langues

L’écriture précède la parole, dont elle est la mère, en suscitant intérieurement la pensée, sorte d’écriture intérieure, qui se charge de sens, sous l’impulsion des images qui s’organisent en symboles. Et puis elle invente un langage universel, comme fut inventé récemment le langage informatique, pour que l’homme puisse communiquer aux autres ses propres pensées. Sans doute ce que nous disons en peu de mots a-t-il pris des siècles entiers pour se mettre en place comme si la nature avait tout son temps. Mais le langage ne saurait suffire pour se faire comprendre. L’informaticien est obligé de passer par des programmes ; de la même façon, les hommes inventent de multiples langues, selon leur milieu d’origine, pour communiquer entre eux. Si le langage est unique, les langues se diversifient en se multipliant. Babel essaie bien de confondre le langage et la langue pour unifier l’humanité, mais il sombre alors dans la confusion, c’est-à-dire dans la folie. Comprenant qu’ils s’engagent ainsi sur une mauvaise voie, les hommes se résignent à passer du langage à la langue.

 

Chacun peut parler dans sa langue et la parole est d’abord un chant d’amour

L’élan de la vie, prenant pour véhicule la musique et l’écriture, aboutit à la parole, mais la parole est d’abord un chant. Chant de guerre parfois mais surtout chant d’amour car la violence est là pour opérer les séparations nécessaires à la concorde des hommes. Ainsi le chant de guerre est-il peut-être, paradoxalement, un appel au chant d’amour. C’est ce que soulignent les grands chants qui sont à la base des cultures : l’Iliade et l’Odyssée pour la culture grecque, la chanson de Roland pour la culture française…

 

 Pour Saint François, qui fait passer de la violence à l’amour, en prenant le chemin du détachement,  le chant n’est plus qu’un chant d’amour. « Le chant des créatures », dans lequel il s’exprime tout entier, se présente non seulement comme une des pièces maîtresses du grand opéra de la création mais aussi, plus humblement, comme l’acte inaugural de la littérature italienne. Nous le donnons dans sa version originale pour laisser s’exprimer la musique intérieure qui le soutient.

 

Le cantique des créatures de Saint-François


Altissimu, onnipotente bon Signore,
Tue so' le laude, la gloria e l'honore et onne benedictione.

Ad Te solo, Altissimo, se konfano,
et nullu homo ène dignu te mentovare.

 

Ad Te solo, Altissimo, se konfano,
et nullu homo ène dignu te mentovare.

 

Laudato sie, mi' Signore cum tucte le Tue creature,
spetialmente messor lo frate Sole,
lo qual è iorno, et allumini noi per lui.
Et ellu è bellu e radiante cum grande splendore:
de Te, Altissimo, porta significatione.

 

Laudato si', mi Signore, per sora Luna e le stelle:
in celu l'ài formate clarite et pretiose et belle.

 
Laudato si', mi' Signore, per frate Vento

et per aere et nubilo et sereno et onne tempo,
per lo quale, a le Tue creature dài sustentamento.

 
Laudato si', mi Signore, per sor'Acqua.

la quale è multo utile et humile et pretiosa et casta.


Laudato si', mi Signore, per frate Focu,
per lo quale ennallumini la nocte:
ed ello è bello et iocundo et robustoso et forte.


Laudato si', mi Signore, per sora nostra matre Terra,
la quale ne sustenta et governa,
et produce diversi fructi con coloriti fior et herba.


Laudato si', mi Signore, per quelli che perdonano per lo Tuo amore
et sostengono infrmitate et tribulatione.

 Beati quelli ke 'l sosterranno in pace,


Laudato s' mi Signore, per sora nostra Morte corporale,
da la quale nullu homo vivente pò skappare:
guai a quelli ke morrano ne le peccata mortali;
beati quelli ke trovarà ne le Tue sanctissime voluntati,
ka la morte secunda no 'l farrà male.

 
Laudate et benedicete mi Signore et rengratiate

e serviateli cum grande humilitate.

 
Traduction

Etienne Duval

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Duval Etienne 22/04/2013 09:45

La version overblog vient d'être changée. J'espère que cela n'entraînera pas trop de perturbations et que chacun finira par s'y habituer. Pour le moment, je ne sais pas comment introduire une image dans un commentaire. Si quelqu'un connaît la méthode pour y arriver, je serais heureux qu'il me la communique.

Fleckinger Marie-Louise 13/05/2013 13:15

A propos du grand opéra de la création ou la genèse du monde

Quelques remarques au fil des paragraphes

Premier paragraphe

Pour Etienne Duval : musique  parole  amour créateur.
On pourrait voir normalement la création : origine inconnue et inaccessible = l’amour créateur  Dieu… d’où sort la parole = le Verbe (biblique).

La musique, alors, qui apparaît comme :

• le signe de l’amour créateur et (au-delà et en-deçà) de la parole
• la réponse des humains à l’amour créateur inconnu mais désiré et postulé.
• La postulation entre les humains que la parole que nous pratiquons est insuffisante

La musique est/serait alors :

- la trace de l’amour premier créateur
- le signe d’une absence immédiate
- l’appel à la présence inconnue
- le lieu et le lien des humains en désir


Deuxième paragraphe

Le souffle vital

Ce que dit E. D.
Montre la parenté des mots concernés avec la dominante des consonnes gutturales et fricatives = qui permettent l’audition la plus forte du souffle.

NB. L’allusion au berger et à sa flûte me paraît décalée ici = avec lui, on est dans l’expression d’un sentiment humain à travers un instrument technique.

Troisième paragraphe

La notion de vibration paraît essentielle, certes.

Mais, tout le paragraphe galopant fait des sauts gigantesques – infinis – entre :

• le souffle (supposé) des origines
• la vibration de la lumière
• la vibration de la vie
• la vibration de la voix des géniteurs à travers le prénom…

NB. L’hypothèse actuelle du big bang n’en est qu’une entre plusieurs et met en jeu la notion d’expansion de l’univers…

Quatrième paragraphe

Le monde structuré par le nombre
cf. la philosophie platonicienne (mais aussi aristotélicienne : l’esprit nombre donne forme et ordre)
et déjà Pythagore : musique et nombre, l’harmonie des sphères.

Mais aussi les maths et la physique occidentale depuis les XVIIè, XVIIIè, XIXè, XXè et XXIè siècle

Retour au lien entre musique et nombre :
Soit, en occident = Rameau

Mais question sur les autres musiques :
Sont-elles structurées autrement ?

Genre « naïve » (béotienne, relative…)
Et perfide (ouverture politique !)
La musique occidentale serait-elle la seule à s’inscrire dans l’ordre du monde ?
(voir même ce qui concerne le « nombre d’or »)

Cinquième paragraphe

« La musique engendre la danse, première forme d’écriture », dit E.D.

Tout ce paragraphe est séduisant et me renvoie à une présentation d’un livre (récent) de Pascal Tuignard à lire, sûrement !

Mais alors quelques remarques :

- Pour moi, le corps vivant est déjà musique et danse par tout ce qui est rythme (peut-être plus encore (sensible senti par la femme…) et pulsations
- Bien entendu le corps qui marche, qui trace un chemin, qui danse et invente un parcours … ouvre le tracé de l’écriture.
La musique elle-même accompagne historiquement, semble-t-il les premières scansions poétiques, les premières danses sacrées.
- Le corps vivant, en pulsations, en mouvements, en souffle, en voix criée ou chantée, n’appellerait-il pas lui-même la musique ?

Sixième paragraphe

TRÈS CONFUS  j’y perds le fil…


Quelques remarques amorcées :

1. Historiquement, il est faux de dire que l’écriture précède la parole en suscitant la pensée…

Peuples sans écriture /peuples avec écriture :
Ils parlaient
Pensaient
Créaient déjà

2. Dans l’histoire du développement individuel, l’enfant

- grandit dans le corps d’une femme
- entend sa voix qui parle à d’autres dans une langue définie (ou plusieurs)
- perçoit des voix humaines, de bruits humains


- naît dans un contexte de parole = échange humain
dans langages variés : gestes mimiques + spectacles
d’une langue dominante pour lui


- acquiert progressivement
le mouvement, le déplacement
la compréhension des signes non verbaux, préverbaux
l’usage répétitif de ces signes, puis inventifs
jusqu’à dessiner, écrire, etc.

3. Grosse contestation sur « l’invention des langues »

- Il n’y a pas grand-chose de commun entre
L’élaboration des langues vernaculaires à travers l’histoire des peuples
Même de pensées par les réformateurs, linguistes, etc. (ex. Ronsard et du Bellay au 16è siècle)
Et la fabrication délibérée d’un code : (ex. codes secrets, télégraphe, code informatique ? langage
- L’une des différences majeures, sinon la plus déterminante
• dans un code signifié et signifiant se superposent exactement
• dans tout autre langage humain, il y a du jeu, de la polyvalence, de l’ambiguïté, ce qui permet des interprétations, émergence d’un sens inépuisable – et qui est la chance des humains libres. C’est dans cette épaisseur que jouent images, symboles, archétypes peut-être et que se négocient les rapports entre individus et sociétés et entre les individus eux-mêmes
- Effectivement, la variété des langues donne à l’humanité les chances d’approfondir langages et parole en in-formant la pensée elle-même.

(cf. Livre de Hagège sur l’intérêt pour l’humanité de ne pas laisser l’anglais (basique en plus !) confisquer la recherche scientifique – sauf à mutiler la pensée elle-même !)
Une langue unique n’unirait pas des humains pensants et libres et créateurs, mais colmaterait des clones, objets inertes !

Septième paragraphe

L’élan de vie, dans le corps, passe entre les hommes par
- le déplacement/ la stature
- le geste
- la voix criée
• parlée
• chantée
- le regard
comme autant de langages, expressions d’une parole proprement humaine
• adressée dans l’immédiat local, temporel pi différée dans le temps où l’espace
• médiée par les techniques
• sublimée à travers les arts avec appui et obstacle - de la matière (ex.sculpture/peinture) – des instruments (ex.musique, tous les arts…)

L’écriture trouve sa place :
- support technique/transmission codifiée
- expression artistique = création matérielle, mentale, spirituelle
- élaboration réflexive entre pensée et écriture : la relation est double et circulante (car même l’abandon à l’écriture automatique, censée éliminer la pensée, est encore une quête de connaissance)
- expression à l’intérieur d’une relation interpersonnelle, différée et médiée, elle permet de surmonter la double violence du silence et du geste.

Paragraphe 7 et 8

Il est bien évident que les grandes œuvres collectives ou personnelles - de l’humanité, quand elles sont traces écrites, transmises, écoutées ou lues, ou contemplées, récapitulent un cheminement du désordre à l’ordre (même s’il est brisé), de la violence subie, donnée, submergeante à tout coup, à une forme d’amour, sortie du solipsisme, entrée dans le besoin et la reconnaissance de l’Altérité.

Duval Etienne 30/04/2013 10:41

Pour moi, le huit représente la révélation de la totalité, et c'est le 9 qui représenterait le sujet. Nous ne sommes pas très loin dans nos interprétations. Bonne journée !

Symbole du « uit » 30/04/2013 10:18

En mathématique le symbole de la perfection , de l'infini est représenté par un 8 couché.
Le Nombre 8 est figure l'éternité immuable : Il représente la totalité et la cohérence de la création en mouvement.
Il est aussi le symbole de l'incarnation dans la matière qui devient elle-même créatrice et autonome.
En Chine, le 8 exprime la totalité de l'univers.
Selon les Égyptiens le huit et le nombre de l'équilibre et de l'ordre cosmique.
Les pythagoriciens ont fait du nombre 8 le symbole de l'amour, de l'amitié, de la prudence et de la réflexion.
Il représente aussi le point d'arrêt de la manifestation Divine. « C'est le nombre du repos, après le 7e jour de la création » quelle étrange l'idée ? Pour des raisons de nostalgie à nous de jouer les enfants :
Pour ce faire il nous faut un ruban de papier, de la colle, des ciseaux, un stylo noir. Colorier ce ruban d’un fond blanc de motifs noirs et de l'autre coté de ce même ruban, colorier sur fond noir des motifs Blancs. Coller les deux bouts comme si on voulait faire un cercle avec un dedans et un dehors, mais Attention ! avant de les coller, nous devons effectuer une demi-torsion. Et vous voyez les enfants nous n’avons plus de dedans plus de dehors mais le beau «uit » des oiseaux…
Danièle Pétel

Duval Etienne 30/04/2013 09:45

Merci pour cette belle chanson !

thiery 29/04/2013 21:19

hijo de la luna (fils de la lune)

Einstein et Philippe Labro 21/04/2013 21:05


Le flûtiste invisible


Dans son dernier livre, le grand Philippe Labro nous offre une très belle réflexion sur la vie autour de trois passionnantes histoires mélangeant vécu et
imaginaire. Ce mélange fait de ce livre un hybride entre essai et roman, qui embarque le lecteur page après page sans le laisser décrocher et lui offre une réflexion sur la vie sans que la forme
nuise à une lecture agréable. Et c’est avec plaisir que je vais faire mon premier billet littéraire en traitant de cette œuvre que j’ai dévorer en une petite semaine.


L’explication du titre n’est plus un secret, et est révélée dès la première page du livre. L’expression du « Flutiste Invisible » fait référence à une
citation d’Albert Einstein qui dit que : « tout est déterminé, le
commencement comme la fin, par des forces sur lesquelles nous n’exerçons aucun contrôle. C’est déterminé tant pour l’insecte que pour l’étoile. Les humains, les légumes ou la poussière cosmique,
nous dansons tous au son d’une musique mystérieuse, Jouée de loin par un flutiste invisible. » Ce « Flutiste Invisible » représente ce que Labro appellera dans
son livre « l’élément inconnu », ce fait, cette décision, cette action, qui intervient dans la vie d’une personne et fait que sa vie change. Cette très belle métaphore a l’avantage de
pouvoir convenir à toutes les formes de croyances qui peuplent la terre. Pour certain, ce ne sera que le hasard. Pour d’autre, Dieu, les esprits, les fantômes, ou que sais-je encore ? Nous
connaissons tous cela. Ce petit coup de chance qui fait qu’à un moment, les chose s’arrange et s’embellissent.


Le livre contient trois histoire qui s’imbrique dans une seule scène commune, la pensée de l’auteur. Nous sommes dans sa tête, ce qui nous permet de suivre sa
réflexion sur les histoires qu’il est en train d’entendre. Entre chaque histoire, l’auteur pense et nous fait par de ses idées sur le déroulement de la vie, cet « élément inconnu » qui
survient. Toutes ces histoires le concerne, ont un lien direct avec sa vie personnelle. L’une d’entre elle raconte même l’histoire d’un homme qui, le voyant dans un restaurant, l’aborde et lui
raconte qu’il l’a eu dans sa ligne de mire en Algérie pendant la guerre, mais qu’il ne l’a pas tué. Il se dit alors à lui-même que la vie ne tient finalement à rien. Personnellement c’est mon
histoire préféré, car la chute est inattendue et franchement très belle. Je trouve au contraire la première non pas moins bien écrite, ni moins bien racontée, mais moins en rapport avec la
réflexion globale de l’œuvre, bien que son articulation autour de la musique, et d’un titre de jazz en particulier, m’a séduit. D’autant que le personnage principal féminin est très réussit, je
n’en dirais pas plus.


Après avoir vaguement tracé le contenu du livre, sans trop en dire mais en espérant en avoir raconté assez pour vous donner envie de le lire, revenons à la
réflexion que nous propose Philippe Labro dans son livre. La vie est-elle réellement un immense morceaux de musique dont nous ne voyons jamais la partition ? C’est une idée un peu fataliste. Tout
ne serais que tracé, la lutte serait inutile. Pourtant, si la citation de Einstein va dans ce sens, le récit de Philippe Labro nous amène vers une autre définition de la vie. Dans ses histoires,
les personnages ne sont pas prisonniers de leur destin. Bien au contraire, ils font des choix fort qui ne font pas que changer leur vie, mais qui la bouleverse totalement. Là où intervient cet
« élément inconnu », c’est dans le fait que les choix et actions des différents personnages s’entrecroisent. Si l’Homme est un navire, le cap choisit par le capitaine représente le
choix et l’ »élément inconnu » le vent. Il peut jouer en faveur ou défaveur de l’Homme, mais il n’est pas impossible d’agir même quand le vent est contre nous. C’est là un précieux
enseignement sur la vie, que Philippe Labro nous donne en jouant le rôle qui lui va le mieux, celui du journaliste de l’imaginaire.


http://reflexionnocturne.wordpress.com/2013/03/26/le-flutiste-invisible-lart-de-conter-la-vie/


 


 

Congo 18/04/2013 09:20




Le chant et la danse au Congo



Duval Etienne 18/04/2013 09:11


Merci Marie-Claude pour cet air venu d’ailleurs. C’est bien possible que la danse nous vienne d’Afrique, en même temps que le chant. Au début était le chant et la
danse. Au début était l’Afrique, puisque c’est là où nos ancêtres sont nés.

M-Claude Marchand 17/04/2013 20:36


 ETIENNE EST DANS LE VENT? oui, oui.


 


Culture Mardi, 22 Novembre 2011 10:00


OUVERTURE DU 3E FESTIVAL CULTUREL INTERNATIONAL DE DANSE CONTEMPORAINE AU PALAIS DE LA CULTURE


À l’origine était la danse


Par : Amine IDJER


C’est une cérémonie minimaliste, sans fioritures, que les organisateurs ont proposée au public, dimanche passé, à 18h30, au palais de la culture
Moufdi-Zakaria, en présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi.

Après les courtes allocutions de bienvenue de Fatma-Zohra Namous, présidente d’honneur de l’édition 2011 du festival, et Mme Kaddouri, commissaire de ladite manifestation, l’assistance, fort
nombreuse, a été conviée à découvrir les spectacles prévus en cette occasion. En premier, c’est la troupe El Badr de Tindouf qui a charmé les présents avec une danse en duo, sur des airs de
tindi.
Deux corps, celui d’une femme et d’un homme bougeaient aux rythmes de la musique et des chants. Deux se contorsionnaient, se mouvaient avec aisance. Ils racontaient une histoire, d’amour bien
sûr. Un homme courtise sa dulcinée. La troupe de la maison de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou prend le relais.
Un groupe de filles, telles des nymphes, exécutèrent une chorégraphie que l’on peut qualifier de mix entre le classique et le moderne, et non contemporain (la danse contemporaine fait suite à la
danse moderne et met le corps à l’épreuve, jusqu’aux derniers retranchements). Par ailleurs, l’invité d’honneur du FCIDC 2011, l’artiste mexicaine au talent multiple (musicienne, danseuse et
comédienne), Sonia Amelio a gratifié le public de trois numéros de danse. Celle qui est surnommée dans son pays la Prima Ballerina a émerveillé par son jeu de crotales (ancêtres des castagnettes
espagnoles). Droite comme un I, l’artiste, avec grâce et élégance, commençait à se mouvoir sur des airs de musique classique universelle (Brahms et Liszt) jouant des mains dont les doigts avec
dextérité et légèreté actionnaient les crotales qui reproduisaient le même air musical, plus appuyé, plus intense, l’agrémentant d’une danse où le corps bouge dans tous les sens, au gré de la
musique et du claquement des crotales.
En outre, une projection d’une dizaine de minutes d’images retraçant le parcours de cette artiste a été présentée. Le spectateur a pu découvrir la vie artistique de Sonia Amélio qui a effectuées
plusieurs tournées à travers le monde, décrochant près de 280 prix nationaux et internationaux, obtenant entre autre les clés de la ville de Manille. À la fin de la projection, un projecteur
éclaire la scène : un corps étendu. Aux premières notes, elle se lève avec grâce et commence à battre la cadence avec ses pieds. Des crotales, elle passe aux claquettes… Une vision artistique
flirtant avec différents styles. Avant le tomber du rideau, l’artiste mexicaine a été honorée en compagnie de la doyenne des danseuses au Sénégal Yaye Katy Sene qui ont reçu des mains de la
ministre de la Culture, outre le traditionnel bouquet de fleurs, un burnous blanc brodé. Émues, elles se sont drapées dans cet habit traditionnel. Pour rappel, le 3e FCIDC, placé sous le thème de
“Traces” compte la participation de 16 pays en sus de l’Algérie. Jusqu’au 26 du mois en cours, le public a rendez-vous avec des spectacles de danses, des conférences, des workshops et une
exposition qui se tient en marge du Festival.
Amine IDJER

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