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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 07:49

 

 

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La voie d’humanisation proposée par l’Islam

 

 

Une révélation divine est d’abord une intuition et il ne nous appartient pas de juger si la Parole de Dieu y est engagée. En même temps qu’elle peut susciter un échange entre l’homme et Dieu, elle est porteuse d’un projet humain qui peut faire avancer ou régresser l’humanité dans son ensemble. C’est à lui seulement que nous nous intéressons ici et nous pensons qu’en ce qui concerne l’Islam il est de grande qualité.

 

Le récit sur la rencontre de Salomon et la reine de Saba

Mohamed nous présente un récit intitulé « Salomon et la reine de Saba » dans la sourate XXVII des fourmis. Il s’appuie sur un passage de la Bible qu'il reprend à sa manière. Il affine ainsi notre compréhension de l'Islam. Il pense en effet que l’attitude profonde de soumission qu’il met en valeur a toujours existé chez les personnes les plus proches de Dieu. Ainsi Salomon et la reine de Saba sont présentés comme deux types fondamentaux  qui illustrent deux pratiques de l’Islam : une pratique, en partie, contestable, celle de Salomon, et la bonne pratique, celle de la reine de Saba.

 

Une voie royale : la fidélité indéfectible  à la recherche de la vérité

 Or, c’est une voie royale que Mohamed propose à toute femme et à tout homme quels qu’ils soient : elle concerne la fidélité dans la recherche de la vérité. Sans doute, la reine de Saba adorait-elle le soleil, mais son attitude intérieure était pure : elle était en recherche de vérité. Et lorsqu’elle s’aperçoit qu’elle est dans l’erreur, elle n’hésite pas à se soumettre à une vérité qui la dépasse et qui, dans son prolongement ultime, se manifeste dans le Dieu de Salomon.

 

Des écueils à affronter

Pour atteindre la vérité, Mohamed sait que l’homme devra affronter plusieurs écueils importants. Ces écueils sont illustrés par le comportement de Salomon.

 

La toute-puissance du masculin

 

Salomon est très étonné lorsqu’il apprend que Saba est gouverné par une femme, « comblée de tout » et possédant « un trône magnifique ». Il pensait que le pouvoir devait appartenir aux hommes. Or la réalité fait vaciller ses principes masculins mais il se rassure car la reine de Saba adore le soleil et n’est donc pas dans la vérité de l’existence.

 

La tyrannie du pouvoir

 

Provoqué, Salomon finit par se prendre pour Dieu Lui-même ; il exige la soumission de la reine de Saba. Son message envoyé à celle qui semble le défier dans sa fierté d’homme et de roi est le suivant : « C’est de la part de Salomon et c’est au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux : n’allez pas vous croire supérieurs à moi. Venez à moi faire votre soumission ». En pure exégèse, il pourrait s’agir d’une soumission à Dieu. Mais, en réalité, Salomon s’appuie sur Dieu pour défendre la suprématie de son pouvoir et demander la soumission de la reine à sa personne.

 

L’utilisation de la violence

 

Les tergiversations de la reine de Saba ne vont pas faire céder le roi. Elle voudrait s’expliquer, parler avec Salomon, entrer en relation avec lui. Pour le moment il n’est pas prêt. Alors il exige de celle qui semble le défier non seulement la soumission mais aussi la reddition. C’est avec son armée qu’il ira assaillir les habitants de Saba, une armée si forte qu’ils ne pourront résister. Il promet de « les expulser de leur cité, avilis et humiliés ».

 

Un itinéraire ambitieux pour dépasser les écueils 

 La reine de Saba n’est pas de nature à céder aux impulsions de Salomon car elle est déjà dans la recherche de la vérité. Elle va nous montrer, au contraire, comment les écueils qu’il met sur sa route suscitent en elle l’énergie nécessaire pour les dépasser. Et c’est donc l’itinéraire à suivre, offert à l’homme désireux d’aller jusqu’au bout de sa recherche de vérité, qu’elle propose à chacun d’entre nous.

 

Faire sa place à la femme

 

Ce n’est pas par hasard que Mohamed a proposé une femme comme modèle. Il connaît le machisme des hommes de son époque et il sait qu’ils ont besoin des qualités de la femme pour dépasser ce travers de leur toute-puissance, incompatible avec la soumission à la vérité. Dans le chef d’œuvre des Mille et Une Nuits, quelques siècles plus tard, Chaharazade inventera une forme de psychanalyse pour guérir l’homme de sa peur de la femme. Bien plus elle manifestera, avec un relief saisissant, la nécessité de faire sa place au féminin pour guérir la société de ses dysfonctionnements.

 

Le nécessaire recours à la parole pour faire face à la violence

 

Lorsque Salomon demande à la reine de Saba de se soumettre, elle fait appel à ses conseillers pour discerner quelle conduite adopter. Ils lui répondent  que le royaume est « détenteur d’une force et d’une puissance redoutable » mais ils lui laissent prendre sa décision. Alors elle réfléchit et leur dit : « Les rois, quand ils envahissent une cité, y font grand dégât, et réduisent les honorables citoyens à la vilenie ».  Elle sait que la violence engendre la violence, et ce sont les habitants qui en supportent les mortelles conséquences. Dans de telles conditions, il vaut mieux ouvrir l’espace de la parole en envoyant un cadeau au roi belliqueux. Sans doute, en un premier temps,  écoute-t-il sa fierté de monarque  et refuse-t-il le présent. Mais ce geste de la femme, à défaut d’ouvrir l’espace de la parole, commence à éloigner la violence en dégageant l’espace de la séduction.

 

Savoir reconnaître ses erreurs

 

C’est alors que Salomon tend un piège à celle qu’il veut connaître. Il demande à un djinn de lui confectionner un double du trône de la reine de Saba. A la grande surprise de tous, « l’image » est aussi belle que la réalité. Mais le roi, retrouvant un peu de sa sagesse, demande qu’on lisse de verre le palais de la souveraine. Lorsque la femme arrive, elle croit reconnaître son trône tout en émettant une certaine réserve (on dirait que c’est lui), et pénètre dans le palais. Alors, découvrant une nappe d’eau profonde tellement le sol a été poli, elle soulève sa robe et dénude ses jambes. Déjà séduit, le roi lui signale sa méprise. Elle n’hésite pas alors à reconnaître son erreur et se soumet, dans son esprit, à la vérité tout entière, en se convertissant au Dieu de Salomon.

 

Une intuition universelle contrariée par le pouvoir

 Pendant les premiers siècles, l’Islam a été un ferment puissant de civilisation, à tel point qu’il a pu se confronter pacifiquement et avec succès aux autres cultures et aux autres religions. Mais dès le douzième siècle, un blocage s’est produit. L’intuition de la fécondation de l’homme par la recherche inconditionnelle de la vérité semble avoir cessé de fonctionner. En prenant le pas sur elle, le pouvoir a contribué à détruire au moins en partie ce qui était un stimulant pour le développement de toute civilisation. Pour l’avenir de l’Islam et le progrès des cultures qu’il peut susciter, il apparaît nécessaire, face aux pouvoirs de toute nature, de redonner la première place à l’intuition universelle qui lui a donné naissance.

 

 

Sulaïmâane et la reine de Saba
(Sourate XXVII, " Les fourmis ")

 

1 Tâ sîne (T S). Ce sont là des signes du Coran et d'un Livre explicite
2 en tant que guidance et que bonne nouvelle pour les croyants
3 ceux qui élèvent la prière, acquittent la purification : ils ont certitude, eux, de la vie dernière
[…]
6 tu reçois certes le Coran du sein d'un Sage, d'un Connaissant.
7. Lors Moïse dit aux siens : " Je perçois un feu. Je vous en rapporterai une information, ou un brandon en flamme dont vous pourriez vous réchauffer ".
8. Quand il y parvint, il fut appelé : " Beni Celui qui est dans le feu et [Celui] qui l'entoure
- O transcendance de Dieu, Seigneur des univers !
9. - Moïse, Moi Je suis Dieu, le Tout-puissant, le Sage […] "
16. Sulaïmâane hérita de Dâwood. Il dit : " Humains, on nous a enseigné le langage des oiseaux, nous sommes gratifiés de tout [outîna min koulli chaïe]. "
- C'était là le privilège éclatant.
17. Et fut rassemblée par Sulaïmâane son armée de djinns, d'hommes et d'oiseaux, à sa discrétion.
18. Ils arrivèrent enfin à la vallée des fourmis. Une fourmi dit : " Fourmis, rentrons dans nos demeures, que Sulaïmâane ne nous écrase avec ses soldats, sans même s'en rendre compte ".
19. Sulaïmâane modéra en sourire le rire que lui inspirait ce propos : " Seigneur, dit-il, confirme-moi dans l'action de grâces pour le bienfait que Tu m'as dispensé comme à mon père et mère, et dans l'accomplissement de l'œuvre salutaire qui puisse Te contenter. Fais-moi entrer par Ta miséricorde au nombre de Tes adorateurs justifiés ".
20. Après avoir cherché parmi les oiseaux, il dit : " Comment ne vois-je pas la huppe ? Serait-elle parmi les manquants ? "
21. que je lui inflige une punition sévère ! Ou même l'égorge à moins qu'elle ne me présente une justification explicite "
22. or, sans l'avoir trop fait attendre, elle dit : " J'ai embrassé de mon savoir ce que tu ne sais pas. Je t'arrive de Saba avec une information de certitude
23. J'ai trouvé qu'une femme est leur reine [tamlikouhoum] : elle est comblée de tout [outïate min koulli chaïe], possède un trône magnifique [archoune âdîme]
24. J'ai trouvé qu'elle et son peuple se prosternent devant le soleil en place de Dieu. Satan leur pare leurs actions et les détourne du chemin, de sorte qu'ils ne se dirigent pas bien ".
25. - Quoi ! ne pas se prosterner devant Dieu qui met au jour ce qui est caché aux cieux et sur la terre, et connaît ce qu'ils cèlent et ce qu'ils publient
26. Dieu - il n'est de dieu que Lui -, c'est Lui le seigneur du Trône souverain [al-archi l'âdîme].
27. Sulaïmâane dit : " Nous verrons si tu dis vrai ou si tu n'es qu'une menteuse effrontée
28. pars avec ce mien écrit, et lance-le-leur, et puis prends quelque distance et observe leur réponse. "
29. Elle dit : " Conseil, il m'a été lancé un écrit généreux
30. "C'est de la part de Sulaïmâane et c'est au nom de Dieu, le Tout miséricorde, le Miséricordieux :
31. N'allez pas vous croire supérieurs à moi. Venez à moi faire votre soumission [muslimîne]." "
32. Elle dit : " Conseil, éclairez-moi sur ma décision. Je ne trancherai rien qu'en votre présence "
33. Ils dirent : " Nous sommes détenteurs d'une force et d'une puissance redoutable. La décision te revient. Vois toi-même que décider "
34. Elle dit : " Les rois quand ils envahissent une cité, y font grand dégât, et réduisent les Honorables citoyens parmi son peuple à la vilenie (adillah]. " - Ils en usent ainsi
35. c'est pourquoi je leur dépêche un messager avec un présent, puis j'attends pour voir ce que rapportent les messagers "
36. Quand le messager vint à Sulaïmâane, ce dernier lui dit : " Vous me feriez largesse d'argent ? Mais Dieu m'a donné davantage qu'à vous ! À vous plutôt de faire bombance avec votre présent !
37. Toi, retourne aux tiens. Je jure de les assaillir avec une armée à laquelle ils ne peuvent faire face, et de les expulser de leur cité, avilis et humiliés [adillah] ! "
38. " Conseil, dit-il, qui va m'apporter son trône avant qu'ils ne viennent à moi soumis ? "
39. Un djinn redoutable dit : " Je vais te l'apporter avant que tu ne te lèves de ta place, et je suis aussi sûr que fort "
40. Celui qui avait une connaissance du Livre dit : " Je te l'apporterai avant que tu n'aies cillé. " Quand Sulaïmâane eut vu le trône bien en place auprès de lui, il dit : " Cela n'est dû qu'à la grâce de mon Seigneur, aux fins de m'éprouver : serai-je reconnaissant ou ingrat ? Qui témoigne de gratitude ne le fait que pour lui-même, qui témoigne d'ingratitude… mon Seigneur est Suffisant-à-Soi, Généreux "
41. Il dit : " Transformez-lui son trône. Nous allons voir si elle va se guider ou si elle fait partie de ceux qui ne se guident pas "
42 quand elle fut venue, il lui fut dit : " Ton trône est-il bien ainsi ? "
- " On dirait que c'est lui ", répondit-elle. " Mais nous avions été dotés de la science avant elle, étant déjà musulmans (ou de Ceux-qui-se-soumettent)
43. tandis qu'elle trouvait un obstacle en cela qu'elle adorait en place de Dieu, appartenant à un peuple de dénégation. "
44. - On lui dit : " Entre dans le palais. " À sa vue, elle crut voir une nappe d'eau profonde et dénuda ses jambes. Sulaïmâane dit : " C'est un palais lissé de verre. " " Mon Dieu, dit-elle alors, j'étais inique envers moi-même. Avec Sulaïmâane je me soumets à Dieu, Seigneur des univers. "

(Traduction de Rédouane Abouddahab)

Mohamed Diab
Etienne Duval
 

 

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commentaires

D
<br /> <br /> Nigra sed formosa !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je suis impressionné par votre insatiable curiosité et votre très grande érudition. Vous évoquez avec bonheur une tradition qui veut que la rencontre entre Salomon<br /> et la reine de Saba soit à l’origine du Cantique des cantiques. Il est vrai que la reine de Saba est noire et très belle comme la bien-aimée du Cantique des cantiques.  En<br /> latin, on avait traduit : « Nigra, sed formosa » (noire mais belle). Manifestement le sed (mais) est de trop, comme le soulignent, apparemment, les traducteurs de la TOB.<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Salomon, la reine de Saba et le cantique des cantiques<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci pour les liens transmis vers les divers blogs consacrés en particulier à la mythologie. Ils contiennent des choses fort intéressantes. Notamment sur la reine<br /> de Saba, également appelée<br /> <br /> <br /> Balcaise, semble-t-il. On peut se demander si c’est la très brève lettre de Salomon citée dans le blog qui a rapproché ces deux êtres exceptionnels, ou bien si les<br /> poèmes composés par le roi ont conquis le cœur de la belle. On dit que les Cantiques des cantiques reprendraient un chant d’amour composé dans ces circonstances. Ils ont valu en tout cas une<br /> sorte d’enfer pour Fray Luis de Leon, qui fut condamné à une lourde peine de prison sur la demande de l’Inquisition, parce qu’il avait osé traduire ce texte en espagnol. Maisle résultat est là :<br /> ce dernier est superbe et plein de poésie.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Excellente fin de semaine. Bien amicalement vôtre, Pierre Monge<br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> Voltaire<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> Une leçon aux croyants que l’on n’attendait pas<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La prière à Dieu de Voltaire<br /> <br /> <br /> Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s’il est permis à de faibles<br /> créatures perdues dans l’immensité, et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui a tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne<br /> regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais<br /> que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages<br /> insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales<br /> devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein<br /> midi pour te célébrer supporte ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; que ceux qui couvrent leur robe d’une toile blanche pour dire qu’il faut t’aimer ne détestent pas ceux qui<br /> disent la même chose sous un manteau de laine noire ; qu’il soit égal de t’adorer dans un jargon formé d’une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ; que ceux dont l’habit est teint en<br /> rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d’un petit tas de boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d’un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu’ils<br /> appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu’il n’y a dans ces vanités ni envier, ni de quoi s’enorgueillir.<br /> <br /> <br /> Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! Qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui<br /> ravit par la force le fruit du travail et de l’industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la<br /> paix, et employons l’instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.<br /> <br /> <br /> Voltaire, Traité sur la tolérance, Chapitre XXIII<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Un avertissement pour les parents<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les barques, ce sont les propres enfants de Tap tap, qui est rattaché à l’arbre de vie (dont il tombe comme un fruit). Mais il ne sait pas s’en séparer ; il<br /> les identifie à lui-même. Aussi lorsqu’il les laisse partir dans la vie, il craint toujours de les perdre. Et s’ils se perdent, c’est lui-même qui se perd. Pour retrouver pied dans l’existence,<br /> il est amené à sacrifier ce qui lui permet de faire prospérer la vie (sa femme, sa vache). Alors il devient encore plus angoissé et veut garder ses enfants plus près de lui. Mais en les attachant<br /> plus à lui, il les rend incapables de faire leur chemin dans la vie : au lieu de les préparer à la vie, il les prépare à la mort et lui avec.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ce n’est qu’une proposition d’interprétation. D’autres peuvent prendre le relais.<br /> <br /> <br /> <br />
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B
<br /> <br /> Intermède proposé par Bernadette<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’ai un conte dont le titre est tap tap....l'histoire d'un bûcheron qui fait des barques, leur donne un nom : tap tap - nom dont ont l'a affublé puisqu'il tombe des<br /> arbres qu'il creuse pour en faire des barques. Ensuite notre "tap tap" fait glisser ses barques sur le fleuve et chaque fois que la barque disparaît, notre homme oublie son nom...un cavalier noir<br /> qui apparaît alors au bord du fleuve lui rappelle son nom, en échange d'une de ses femmes et d'une vache (il en a 3). A la fin du conte, notre tap tap, finit par creuser de nouvelles barques<br /> qu'il garde dans la forêt, mais plus tard il les fait toutes glisser sur le fleuve. Elles disparaissent toutes, et lui aussi finit par disparaître.<br /> <br /> <br /> Je ne sais comment bien interpréter ce conte. Si tu as le temps peut-être pourrais-tu me dire ce que vois comme interprétation possible ?<br /> <br /> <br /> Merci d'avance. Bernadette petiot<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> D’après Jésus, l’homme sera jugé selon son hospitalité<br /> <br /> <br /> Mt 25:31- " Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, escorté de tous les anges, alors il prendra place sur son trône de gloire.<br /> <br /> <br /> Mt 25:32- Devant lui seront rassemblées toutes les nations, et il séparera les gens les uns des autres, tout comme le berger sépare les brebis des<br /> boucs.<br /> <br /> <br /> Mt 25:33- Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.<br /> <br /> <br /> Mt 25:34- Alors le Roi dira à ceux de droite : "Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du<br /> monde.<br /> <br /> <br /> Mt 25:35- Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli,<br /> <br /> <br /> Mt 25:36- nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir. "<br /> <br /> <br /> Mt 25:37- Alors les justes lui répondront : "Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer,<br /> <br /> <br /> Mt 25:38-  étranger et de t'accueillir, nu et de te vêtir,<br /> <br /> <br /> Mt 25:39-  malade ou prisonnier et de venir te voir ?"<br /> <br /> <br /> Mt 25:40- Et le Roi leur fera cette réponse : "En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à<br /> moi que vous l'avez fait. "<br /> <br /> <br /> Mt 25:41- Alors il dira encore à ceux de gauche : "Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges.<br /> <br /> <br /> Mt 25:42- Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger, j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné  à boire,<br /> <br /> <br /> Mt 25:43- j'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli, nu et vous ne m'avez pas vêtu, malade et prisonnier et vous ne m'avez pas visité. "<br /> <br /> <br /> Mt 25:44- Alors ceux-ci lui demanderont à leur tour : "Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé ou assoiffé, étranger ou nu, malade ou prisonnier,<br /> et de ne te point secourir ?"<br /> <br /> <br /> Mt 25:45- Alors il leur répondra : "En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, à moi non plus vous ne<br /> l'avez pas fait. "<br /> <br /> <br /> Mt 25:46- Et ils s'en iront, ceux-ci à une peine éternelle, et les justes à une vie éternelle. "<br /> <br /> <br /> (Bible de Jérusalem)<br /> <br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> L’hospitalité, une autre voie d’humanisation dans l’Islam<br /> <br /> <br /> Muhammad était connu pour sa grande hospitalité, et ceci avant même qu’il ne devienne Prophète. Personne ne repartait jamais les mains vides de chez lui. Il donnait<br /> à manger aux pauvres et aux nécessiteux ainsi qu’aux veuves et aux orphelins.<br /> <br /> <br /> A Médine, son hospitalité n’avait pas de limites, sa demeure restait ouverte à tous, aux riches et aux pauvres, aux amis comme aux ennemis. Tous allaient le voir et<br /> étaient très généreusement accueillis. Les gens venaient le voir, souvent en grand nombre et de toute provenance. Chacun d’eux était soigneusement accueilli et servi par le Prophète<br /> lui-même.<br /> <br /> <br />  Son hospitalité ne se limitait pas aux musulmans seulement. Il accueillait volontiers tout être humain, quels que soient son statut social et ses croyances.<br /> Polythéistes et juifs comptaient parmi ses visiteurs, et étaient tous reçus avec hospitalité. Lorsqu’une délégation chrétienne venue d’Abyssinie arriva à Médine, il en hébergea les membres chez<br /> lui et se chargea personnellement de servir ses invités jusqu’à la fin de leur séjour.<br /> <br /> <br />  Le prophète sas a également dit : « Quiconque a suffisamment de nourriture pour deux personnes devrait la partager avec trois de ses compagnons.<br /> Quiconque en a suffisamment pour quatre personnes devrait en inviter cinq à la partager ». Ainsi, Abû Bakr offrit son hospitalité à trois d’entre eux ; le Prophète, quant à lui, en<br /> invita dix.<br /> <br /> <br />  Abû Hurayrah raconta une expérience pénible de la famine qui l’avait touché lorsqu’il faisait partie des Gens de la Banquette : « Un jour, alors que<br /> j’étais complètement affamé, je m’assis quelque part sur la route principale (…) Le Messager de Dieu vint à passer par là, et lorsqu’il me vit, il me sourit et me dit : « Viens avec<br /> moi ». Lorsqu’il arriva à la maison, il trouva un bol de lait et me demanda d’aller chercher tous les Gens de la Banquette (les pauvres). Je partis les chercher et les ramenai tous avec moi.<br /> Il me tendit le bol de lait et me demanda de le partager avec eux. Je me demandais comment cet unique bol pouvait suffire à apaiser la faim de tout le monde. Je passai malgré tout le bol, et<br /> chacun put en boire à satiété, et en fin de compte, je pus en boire à mon tour suffisamment pour assouvir ma faim. »<br /> <br /> <br /> Miraculeusement, cet unique bol de lait suffit à tous les nourrir.<br /> <br /> <br />   <br /> <br /> <br /> Ainsi notre Prophète sas transmettait-il ses enseignements<br /> <br /> <br /> à ses Compagnons aussi bien par la parole que par la pratique.<br /> <br /> <br /> http://www.assakina.be/articles/general/index.php?option=com_content&task=view&id=382&Itemid=78<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Quelques éléments de réponses<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Soumission et obéissance<br /> <br /> <br /> Le mot soumission, dans l’Islam, correspond à ce qu’on appelle l’obéissance dans la théologie chrétienne. Or l’obéissance est une attitude d’ouverture, de<br /> disponibilité à ce qui me dépasse. Il ne s’agit pas d’obéir à des dogmes, de se soumettre à des vérités imposées par les hommes. C’est beaucoup plus une attitude d’esprit, un peu comme l’écoute<br /> inconditionnelle de l’autre.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Dieu comme point ultime de cohérence<br /> <br /> <br /> Lorsque la reine de Saba reconnaît qu’elle a été inique, cela signifie qu’elle reconnaît être dans l’erreur. C’est pourquoi sa conversion au Dieu de Salomon est une<br /> conversion à la vérité. Dans ce cas là Dieu est l’horizon de toute vérité possible. Il n’impose pas des choses comme vraies ; il est le lieu de cohérence du monde. Même sans être croyant, on<br /> peut penser qu’il y a une cohérence dans le monde et qu’il existe un point ultime de cette cohérence. Dans de telles conditions, il n’est pas possible de posséder la vérité car, par définition,<br /> celle-là nous échappe tout le temps. Autrement dit, nous ne pouvons pas être le fondement de cette vérité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L’ Islam, ferment de civilisation et le blocage au douzième siècle<br /> <br /> <br /> Oui je pense que de nombreux musulmans avertis partagent le point de vue affirmé sur l’Islam comme ferment de civilisation et sur son blocage au douzième<br /> siècle.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Accepter d’être dépassé par un certain mystère de la création pour dépasser son ignorance<br /> <br /> <br /> A la limite, être musulman, cela signifie que je reconnais être dépassé par un certain mystère de la création et qu’il convient de refuser toute forme de<br /> toute-puissance en ce domaine. C’est dans la mesure où j’accepte d’être dépassé que je peux espérer aller le plus loin possible dans la recherche de la vérité et que je peux constamment dépasser<br /> mon ignorance actuelle.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Accords et désaccords<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J'ai lu et relu votre interprétation de ce texte. J'adhère aux points  ci-dessous par rapport au texte tel qu'il m'est apparu :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mes points d’adhésion<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> * En même temps qu’elle peut susciter un échange entre l’homme et  Dieu, elle est porteuse d’un projet humain qui peut faire avancer<br /> ou  régresser l’humanité dans son ensemble.<br /> <br /> <br /> * La reine de Saba n’est pas de nature à céder aux impulsions de  Salomon car elle est déjà dans la recherche de la vérité.<br /> <br /> <br /> * Sans doute, la reine de Saba adorait-elle le soleil, mais son  attitude intérieure était pure : elle était en recherche de vérité.<br /> <br /> <br /> * Provoqué, Salomon finit par se prendre pour Dieu Lui-même ; il exige  la soumission de la reine de Saba.<br /> <br /> <br /> * Alors il exige de celle qui semble le défier non seulement la  soumission mais aussi la reddition.<br /> <br /> <br /> * Elle sait que la violence engendre la violence, et ce sont les  habitants qui en supportent les mortelles conséquences. Dans de<br /> telles  conditions, il vaut mieux ouvrir l’espace de la parole en envoyant un cadeau au roi belliqueux. Sans doute, en un premier temps,  écoute-t-<br /> <br /> <br /> il sa fierté de monarque  et refuse-t-il le présent. Mais ce geste de la femme, à défaut d’ouvrir l’espace de la parole, commence à<br /> éloigner  la violence... en dégageant l’espace de la séduction. ???<br /> <br /> <br /> *<br /> <br /> <br /> Des affirmations qui ne me parlent pas<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais beaucoup d'autres, essentiels, ne me parlent pas :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Elle n’hésite pas alors à reconnaître son erreur et se soumet, dans  son esprit, à la vérité tout entière, en se convertissant au Dieu<br /> de  Salomon. Cela repose sur cette intuition (ou révélation) de la "vérité  supérieure" qui m'échappe personnellement.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il pense en effet que l’attitude profonde de soumission qu’il met en  valeur a toujours existé chez les personnes les plus proches de<br /> Dieu./  Tous les pouvoirs religieux (ou royaux) fonctionnent sur l'exigence de  soumission et disent détenir la vérité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Question : les pratiquants de l'Islam partagent-ils le point de vue ci- dessous ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pendant les premiers siècles, l’Islam a été un ferment puissant de  civilisation, à tel point qu’il a pu se confronter pacifiquement et avec<br /> succès aux autres cultures et aux autres religions. Mais dès le douzième siècle, un blocage s’est produit.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Des phrases qui me rappellent de mauvais souvenirs du catéchisme<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Si j'avais lu le texte seule, ces deux phrases ci-dessous m'auraient  indignée, elles me rappelle le catéchisme tel qu'il m'a été enseigné : notre<br /> religion est la seule vraie, les autres sont dans l'erreur,  inférieurs. Même si le païen est un juste, il est dans l'erreur, il  sera banni.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Mais nous avions été dotés de la science avant elle, étant déjà  musulmans (ou de Ceux-qui-se-soumettent)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Mon Dieu, dit-elle alors, j’étais inique envers moi-même. »<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ce message est personnel. Il n'y a aucun intérêt à l’insérer, il  n'apporte rien à la réflexion,  mon inculture dans ce domaine<br /> étant  totale.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Amicalement,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Monique Douillet<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> La violence se nourrit de l’humiliation et de la désespérance<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il ne s’agit pas de justifier le rapprochement entre Geronimo et Ben Laden. Mais peut-être le rapprochement n’est-il pas fortuit. Il est certain que c’est<br /> l’humiliation qui a provoqué la lutte contre les Américains dans le premier cas. Dans le second, c’est une forme de désespérance qui a engendré le terrorisme face à une domination déshumanisante.<br /> Il est trop simple de mettre le bien d’un côté et le mal de l’autre.<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> Le message de Geronimo, chef apache<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> "Nous sommes en train de disparaître de la surface de la terre, mais je continue à croire qu'il doit y avoir une bonne raison pour que Yoséné [=Dieu] nous ait<br /> crées. Il a donné vie à toute une variété d'espèces d'hommes. Ainsi pour chaque espèce créée, Il désigna un pays particulier. Lorsque Yoséné crea les Apaches, Il leur donna un pays qui se situe à<br /> l'ouest. Pour nourriture Il leur remit des graines, des fruits et du gibier. Afin de soigner les différentes maladies, Il fit croître des plante médicinales. Puis Il leur enseigna où trouver ces<br /> plantes et comment les préparer. Il leur accorda un climat doux et tout ce dont ils avaient besoin pour se vêtir et s'abriter... Cela eut lieu au tout début de la création : car Yoséné créa<br /> simultanément le peuple Apache et son pays. Et quand viendra le jour où les Apaches seront séparés de leur terre, ils tomberont malades et mourront. Combien de temps s'écoulera-t-il avant que<br /> l'on dise qu'il n'y a plus d'Apaches ?"<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://www.medarus.org/NM/NMPersonnages/NM_10_03_Biog_Natives/nm_10_03_geronimo.htm<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> «Géronimo», le nom de code utilisé pour Ben Laden, met Les Indiens en colère<br /> <br /> <br /> Mis à jour le 05.05.11 à 02h53<br /> <br /> <br /> Le nom de code «Geronimo» qui aurait été utilisé lors de l'opération ayant conduit à la mort d'Oussama ben Laden a suscité la colère de certains Indiens d'Amérique<br /> et pourrait s'avérer bien embarrassant pour l'administration Obama.<br /> <br /> <br /> Geronimo, chef apache qui combattit les forces américaines et mexicaines dans la seconde moitié du XIXe siècle, échappa tout comme Ben Laden pendant de nombreuses<br /> années à ses ennemis. Il fut capturé en 1886 et détenu comme prisonnier de guerre jusqu'à sa mort en 1909.<br /> <br /> <br /> Les forces spéciales américaines ont, selon de nombreux médias, utilisé le code «Geronimo E-KIA» (pour Enemy Killed in Action) afin de confirmer la mort de Ben<br /> Laden, tué lundi dans sa résidence du nord du Pakistan. La commission sénatoriale chargée des Affaires indiennes doit débattre jeudi de l'émoi suscité par le lien établi entre le nom de Geronimo,<br /> «l'un des plus grands héros indiens américains, et l'ennemi le plus détesté des Etats-Unis», a déclaré Loretta Tuell, conseillère juridique de la commission.<br /> <br /> <br /> «Douloureux et blessant»<br /> <br /> <br /> Le Pentagone n'a pas confirmé que le nom de code Géronimo avait été utilisé pour l'opération, même si différents médias s'en sont fait l'écho.<br /> <br /> <br /> «Assimiler Geronimo ou quelque autre personnalité indienne américaine à Oussama ben Laden, massacreur et lâche terroriste, est douloureux et blessant pour notre<br /> tribu et pour tous les Indiens d'Amérique», a écrit Jeff Houser, président de la tribu apache de Fort Sill, dans une lettre au président Barack Obama, auquel il demande des excuses.<br /> <br /> <br /> Reuters<br /> <br /> <br /> http://www.20minutes.fr/ledirect/718250/monde-geronimo-nom-code-utilise-ben-laden-met-indiens-colere<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Erreur de frappe dans le commentaire 52   Géronimo  Le guerrier indien<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Ce dimanche 08 mai 2011 de 12h05 à 14h Stéphane Paoli posera cette question à ses invités : <br /> <br /> <br /> <br /> Pourquoi avoir donné le nom d’un héro indien, Géronomo, comme<br /> nom de code de l'opération militaire au cours de laquelle ou Oussama Ben Laden a été éliminé.<br /> <br /> <br /> <br /> http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/journal-3D/avenir.php<br /> <br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> La justice syrienne inculpe des centaines de manifestants<br /> <br /> <br /> publié le 04/05/2011 à 08:14<br /> <br /> <br /> Des centaines de Syriens arrêtés ces derniers jours par les forces de sécurité ont été inculpés de "dégradation du prestige de l'État", une charge passible de trois<br /> années de prison, a déclaré mardi l'Observatoire syrien des droits de l'homme.<br /> <br /> <br /> "Les arrestations massives se poursuivent dans tout le pays en violation des droits de l'homme et des conventions internationales", a ajouté le directeur<br /> de l'organisation indépendante, Rami Abdelrahman.<br /> <br /> <br /> D'autres ONG rapportent que de nombreux jeunes hommes adultes ont été violemment battus dans le cadre de ces rafles qui touchent également femmes, adolescents et<br /> personnes âgées.<br /> <br /> <br /> Les forces de sécurité syriennes ont tué au moins 560 civils depuis le début des manifestations contre le régime du président Bachar al Assad, le 18 mars, estiment<br /> les défenseurs des droits de l'homme.<br /> <br /> <br /> La campagne d'interpellations des derniers jours semble destinée à empêcher de nouvelles manifestations vendredi, jour des prières et seul moment où les Syriens<br /> sont autorisés à se rassembler en masse, même si les policiers ont empêché des milliers de personnes de se rendre dans les mosquées la semaine dernière.<br /> <br /> <br /> "Ils dressent des barrages partout pour prévenir le mouvement. Vendredi sera un nouveau test. Assad a décidé d'employer la violence. Il n'a pas tiré les leçons<br /> des révolutions tunisienne et égyptienne", a déclaré un responsable d'un pays arabe à Reuters.<br /> <br /> <br /> Une semaine après un assaut lancé contre Deraa, le berceau de la contestation dans le sud du pays, les forces de sécurité se sont déployées mardi dans la ville<br /> côtière de Banias, prenant le contrôle d'un nouveau centre urbain où des manifestants rejettent le régime de Bachard al Assad.<br /> <br /> <br /> Un millier de personnes ont toutefois défilé dans le quartier sunnite de la ville, au sud du marché principal, portant des pains en symbole de leur solidarité avec<br /> les habitants de Deraa, a déclaré un militant des droits qui a fourni des photos de la manifestation.<br /> <br /> <br /> Une petite manifestation d'étudiants a eu lieu à l'université d'Alep et plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Kamichli, dans l'Est à majorité kurde du<br /> pays.<br /> <br /> <br /> Jean-Stéphane Brosse pour le service français<br /> <br /> <br /> Par Reuters<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/la-justice-syrienne-inculpe-des-centaines-de-manifestants_989033.html?actu=1<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> "Al Qaïda, la véritable histoire de l'Islam radical" de Jason Burke, La Découverte, Paris, 03/2005 (pour la traduction<br /> française)<br /> <br /> <br /> Fiche de lecture © parue dans le n° 3/2005 de la revue "Politique étrangère" de l'Institut français des relations internationales (IFRI), Paris,<br /> septembre 2005 :<br /> <br /> <br /> Titre étrange pour un livre dont l’argument central est de démontrer que la Qaïda n’est qu’un phénomène marginal et temporaire<br /> dans la réalité ancienne, complexe, foisonnante et éclatée d’un islamisme radical violent dont l’organisation d’Oussama Ben Laden tend à occulter l’existence, les raisons et les dangers comme<br /> l’arbre cache la forêt. Il est vrai, comme le déplore l’auteur lui-même, qu’un ouvrage sur le terrorisme fondamentaliste musulman ne trouve grâce aux yeux des éditeurs ou des rédactions et n’a de<br /> chance d’être publié que s’il contient le nom du milliardaire saoudien perverti ou de l’organisation mythique qui sont à l’origine des attentats du 11 septembre. Son livre semble n’avoir pu<br /> déroger à ce principe réducteur.<br /> <br /> <br /> Œuvre de journaliste appuyée sur de nombreuses références universitaires, l’étude de Jason Burke se présente comme une longue<br /> investigation de terrain menant pendant près de dix ans l’auteur du Maroc à l’Indonésie et des Balkans en Somalie à la rencontre des acteurs de la violence islamique, qu’ils en soient les<br /> idéologues et théoriciens ou les militants de base et les exécutants. De cette quête, l’auteur rapporte sous forme d’une accumulation d’instantanés l’évidence argumentée que, si le monde musulman<br /> connaît – comme d’autres – des phénomènes de violence politique, celle-ci est – comme ailleurs – liée à des contentieux économiques, politiques ou sociaux locaux ou régionaux. Il se trouve que –<br /> comme ailleurs aussi – ces contentieux sont le plus souvent liés aux exigences et aux pressions économiques et stratégiques exercées dans le cadre de la mondialisation par l’hyper-puissance<br /> américaine et ses alliés occidentaux ainsi désignés d’eux-mêmes à la vindicte.<br /> <br /> <br /> À une contestation violente mais éclatée et hétéroclite, la résistance afghane contre l’occupant soviétique a donné des lettres<br /> de noblesse. Les Jamaa Islamiyya, issues de la frange « dure » du wahhabisme saoudien et de la Confrérie des Frères Musulmans d’Égypte, lui ont fourni un référentiel sémantique et<br /> idéologique commun. Enfin, les coups d’éclat – dont le cataclysme du 11 septembre - du groupe marginal constitué par le « Frère » Ayman al-Zawahiri autour du charismatique Oussama Ben<br /> Laden lui ont assuré une dimension mythique et défini un modèle, même si le groupuscule connu sous le nom d’Al-Qaïda n’a pas survécu à la contre-offensive occidentale et à l’effondrement du<br /> régime de ses protecteurs Talibans, évidence que l’auteur rapporte d’une enquête approfondie sur le terrain.<br /> <br /> <br /> Car, comme le souligne Burke, si « …la bonne nouvelle, c’est que la Qaïda n’existe pas », la mauvaise c’est que, d’une<br /> part, la violence politique fondée sur la contestation des modèles occidentaux et le retour aux sources de l’Islam s’en est trouvée décuplée et que, d’autre part, en déclarant une guerre<br /> inexpiable à un groupuscule mythique sous forme de « guerre à la terreur », les États-Unis poursuivent une chimère, sous-estiment ou ignorent délibérément les contentieux<br /> locaux  générateurs de violence, renforcent ces contentieux  par leur soutien à des régimes répressifs et sécuritaires, entretiennent et stimulent aux dépens<br /> de l’occident une « guerre des civilisations » indifférenciée opposant le « bien au mal ».<br /> <br /> <br /> Passant en revue les différents conflits locaux générateurs de violence dans le monde musulman et sur ses frontières, Burke y<br /> discerne des mouvements activistes qui, au delà des apparences ou des proclamations, n’ont en commun avec l’organisation de Ben Laden – ou ce qu’il en reste - que des tics de langage et des<br /> complicités occasionnelles qui ne doivent rien à une stratégie collective ni à une action concertée et organisée. C’est l’occasion pour lui de dénoncer cette dialectique qu’il considère comme<br /> dangereuse de « guerre du bien contre le mal » qui contribue à aveugler l’occident sur les réels problèmes du tiers-monde islamique, à réduire son exaspération à la manifestation<br /> psychotique d’un Ben Laden, à susciter un « choc des civilisations » là où il n’existait pas.<br /> <br /> <br /> Pour, conclure, à la problématique du « comment cela (11/09)  est-il arrivé ? » – question qui<br /> n’amène que des réponses répressives et sécuritaires du type « war on terror » -, Burke suggère que l’occident se pose la question de savoir « pourquoi cela est-il<br /> arrivé ? ». Il est vrai qu’à défaut de réponse à cette question, l’aura d’une Qaïda inexistante mais mythique, exaltée autant par ses admirateurs que par ses adversaires pour les mêmes<br /> mauvaises raisons, ne peut que finir par devenir le symbole unificateur d’un véritable affrontement globalisé.<br /> <br /> <br /> Alain Chouet<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://alain.chouet.free.fr/accueil_references_livres.htm<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Portrait d’Oussama Ben Laden, qui vient de mourir<br /> <br /> <br /> Fils d'une riche famille saoudienne, Oussama Ben Laden s'est forgé un destin de financier islamiste et combattant antisoviétique en Afghanistan, avant de se<br /> radicaliser pour devenir l'inspirateur d'un djihad mondial anti-occidental.<br /> <br /> Rien ne prédisposait le douzième enfant du magnat du bâtiment Mohammed Ben Laden, immigré yéménite devenu richissime, à devenir un révolutionnaire et l'homme le plus recherché du monde, haï par<br /> les uns, adulé et respecté par les autres.<br /> <br /> Né à Ryad en 1957 (la date exacte n'est pas confirmée), Oussama Ben Laden étudie le génie civil et le commerce à la prestigieuse université King Abdul Aziz de Djeddah, au sein de laquelle il se<br /> lie dès 1973 à des groupes islamistes.<br /> <br /> Ses amis de l'époque décrivent un jeune homme pieux, réservé, assidu dans l'étude des textes principaux du wahabisme, forme rigoriste de l'islam sunnite en vigueur dans son pays.<br /> <br /> Appel du djihad<br /> <br /> Son parcours semble tout tracé: intégrer le groupe familial et ses multiples filiales. Mais, après l'invasion de l'Afghanistan par les troupes de Moscou en 1979, il répond à l'appel du djihad,<br /> extrêmement populaire en Arabie Saoudite et dans tous les pays du Golfe à cette époque.<br /> <br /> Avec la bénédiction des autorités saoudiennes, il entreprend d'organiser le soutien logistique aux moudjahidines afghans. Il sillonne la péninsule arabique pour y lever des fonds et s'installe à<br /> Peshawar, base arrière au Pakistan de la guérilla antisoviétique, où il rencontre celui qui deviendra son mentor, le palestinien Abdullah Azzam, l'un des principaux organisateurs de la résistance<br /> antisoviétique.<br /> <br /> Les volontaires, arabes pour la plupart, affluent. Ben Laden les accueille, les encadre, et élabore pour cela une base de données qui se transformera au fil des ans en une organisation, Al-Qaïda<br /> ("la base").<br /> <br /> Lutte contre les Soviétiques<br /> Il lutte contre les Soviétiques (bien que très rarement les armes à la main) avec l'aide indirecte de la CIA, qui fait transiter ses subsides par l'intermédiaire des services secrets<br /> pakistanais.<br /> <br /> Après la déroute russe, en 1989, il rentre en héros dans son pays, où il multiplie les conférences, dans les mosquées et les écoles, sur les succès du djihad.<br /> <br /> Après l'attaque du Koweït par l'armée irakienne, il propose au roi Fahd de bouter l'envahisseur hors de la péninsule avec l'aide de sa "légion islamique" d'anciens de l'Afghanistan. Le souverain<br /> saoudien refuse: Oussama Ben Laden s'estime trahi, estimant que le sol sacré de son pays est souillé par la présence de milliers de soldats américains.<br /> <br /> En 1992, Ryad, inquiet de ses critiques et de son soutien à l'opposition, lui retire son passeport. Il s'installe au Soudan, avec la bénédiction des autorités de Khartoum.<br /> <br /> <br /> Financement de camps terroristes <br /> <br /> Les renseignements américains le soupçonnent de financer des camps d'entraînement terroristes. Sa nationalité saoudienne lui est retirée en 1994, après la publication de "fatwas" dénonçant les<br /> Etats-Unis et la famille royale saoudienne.<br /> <br /> En 1996, le Soudan, soumis à des pressions internationales, lui demande de partir. Il refait surface avec hommes, armes et bagages en Afghanistan, d'où il lance de nouveaux appels<br /> anti-américains, de plus en plus radicaux, juste avant la prise du pouvoir à Kaboul par les talibans.<br /> <br /> Attaque meurtrière<br /> <br /> Ben Laden y met en place des camps d'entraînement terroristes qui attirent des milliers d'hommes venus du monde musulman et planifie une série d'attaques meurtrières qui l'élèvent au rang<br /> d'ennemi public numéro 1 aux Etats-Unis.<br /> <br /> Ses attentats les plus spectaculaires, avant ceux du 11 septembre 2001, ont lieu en août 1998, lorsque des véhicules piégés frappent simultanément les ambassades américaines en Tanzanie et au<br /> Kenya (224 morts).<br /> <br /> Traque mondiale<br /> <br /> Après l'effondrement du World Trade Center, les Etats-Unis lancent une vaste traque pour retrouver le chef d'Al-Qaïda. Ils offrent 25 millions de dollars, plus tard 50, pour toute information<br /> permettant sa capture.<br /> <br /> Ben Laden, qui échappe fin 2001 à l'intervention des troupes américaines en Afghanistan, est localisé pour la dernière fois par des témoins en novembre 2001 à Kandahar dans le sud afghan.<br /> <br /> Les services de renseignements régionaux ou occidentaux ont longtemps estimé qu'il se cache dans la zone bordant la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan. Mais les spécialistes<br /> confessaient en privé qu'ils n'avaient aucune piste sérieuse.<br /> <br /> Nouvelobs.com-AFP<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Lundi 2 Mai 2011 - 05:24<br /> <br /> <br /> http://www.rewmi.com/Portrait-d-Ousama-ben-Laden_a40422.html<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> <br /> Hagar au désert de Marc Chagall<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Gélase 1er mais aussi Saint Augustin<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je ne sais pas trop ce qu’il faut penser de la doctrine des deux pouvoirs. Elle est à replacer au cinquième siècle. Elle a sans doute le mérite d’assurer<br /> l’indépendance de l’Église par rapport à l’État et de sortir de la confusion du temporel et du spirituel. Mais il est vrai que cet évêque kabyle, par ailleurs,  n’a pas perdu<br /> son temps. En quatre ans, il semble avoir fait un travail considérable, notamment pour essayer de régler les rapports entre Rome et Constantinople.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il ne faut pas oublier que cent ans plus tôt, Saint Augustin, le plus grand docteur de l’Église, était originaire d’Afrique du Nord et fut évêque d’Hippone,<br /> l’ancien nom de Bône en Algérie. Son rayonnement fut et reste considérable. Mohamed Diab, un des signataires de cet article,  répète à qui veut l’entendre une des plus belles<br /> phrases qu’il ait jamais prononcées : « Celui qui s’est perdu dans ses passions a moins perdu que celui qui a perdu sa passion ». C’était un homme de passion et de raison, un bel<br /> exemple, pour nous aujourd’hui.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Gélase 1er, un pape né en Kabylie<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Voici un petit texte que j’aimerais adresser à titre de remerciement aux contributeurs du blog "La voie d’humanisation proposée par l’Islam"<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Saint Gélase Ier, est le 49 e Pape de l’Église Romaine (492 à 496), né en Kabylie sous occupation Vandale.<br /> <br /> <br /> Il ne fut pape que durant quatre années, mais ses enseignements sur le péché originel, sur la double nature, humaine et divine, du Verbe ont marqué l’histoire de<br /> l’Église. Il professe la doctrine de Saint augustine dans les questions de la grâce, sans insister sur les problèmes de la prédestination et des diverses efficacités de la grâce divine.<br /> <br /> <br /> Sa contribution aux rapports entre l’Église et l’État est décisive :<br /> <br /> <br /> Il fait parvenir à Anastase Ier, en 494, une lettre où il formule avec clarté le principe qui selon lui doit inspirer les relations entre la papauté et l'empire<br /> :<br /> <br /> <br /> « Deux pouvoirs, auguste empereur, règnent sur le monde: le pouvoir sacré des évêques et le pouvoir des rois. Le pouvoir des évêques l'emporte d'autant plus sur<br /> celui des rois que les évêques auront à répondre au tribunal de Dieu de tous les hommes, fussent-ils rois. Votre pieuse majesté ne pourra donc qu'en conclure que personne, en aucun temps, sous<br /> aucun prétexte humain, ne pourra jamais se dresser contre la fonction absolument unique de cet homme que le précepte du Christ lui-même a placé à la tête de tous et que la Sainte Église reconnaît<br /> comme son chef.»<br /> <br /> <br /> Voici un bref regard sur les difficultés politiques et religieuses de son époque :<br /> <br /> <br /> - Sous la conduite de Théodoric, les Ostrogoths viennent de s’établir en Italie et Rome obéit à un prince arien.<br /> <br /> <br /> - Les abus de pouvoir des empereurs tel Zénon de Constantinople, qui prétendent régenter la foi de ses sujets<br /> <br /> <br /> - En Occident les sectes renaissent de leurs cendres. Ce pape écarte les fêtes "Lupercales" en 496, fêtes romaines de printemps consacrées au dieu Pan, et les<br /> remplace par la commémoration du martyr de Saint-Valentin<br /> <br /> <br /> Telle est la noble tâche assumée par le pape Gélase établissant ainsi un pont entre orient et occident, avec un zèle infatigable.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Grand merci à Latifa lemrani, Mohamed Diab et à Rédouane Abouddahab<br /> <br /> <br /> Danièle<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Quelques versets remarquables du Coran       <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> © Ralph Stehly, Professeur d’histoire des religions, Université de<br /> Strasbourg<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Une parole d'affection qui pardonne vaut mieux qu'une aumône qui blesse<br /> <br /> <br />                                                                                     <br /> (Coran 2.263 )<br /> <br /> <br /> Celui qui sauve un seul homme, c'est comme s'il avait sauvé l'humanité tout entière<br /> <br /> <br />                                                                               <br /> (Coran 5.32)<br /> <br /> <br />  Le Prophète a cru à ce qui est descendu sur lui de la part de son<br /> Seigneur.<br /> <br /> <br />  Lui et les croyants;<br /> <br /> <br />  tous ont cru en Dieu, en Ses anges, en Ses Livres et en Ses prophètes.<br /> <br /> <br />                                                                            <br /> (Coran 2.285)<br /> <br /> <br /> Ne discute avec les Gens du Livre que de la manière la plus courtoise <br /> <br /> <br /> (Coran 29.46)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br /> Suite<br /> <br /> <br /> Il s'agissait aussi de prendre l'islam par le haut, c-à-d par sa mystique, comparer les deux religions au<br /> même niveau, c-à-d au niveau de l'idéal, et non comme on l'a souvent fait pour le passé comparer l'idéal chrétien à l'islam sociologique. <br /> <br /> <br /> Voir aussi: Versets<br /> remarquables du Coran<br /> <br /> <br /> http://stehly.chez-alice.fr/savision.htm<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br /> La vision de l'islam de Louis Massignon<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> © Ralph Stehly, Professeur d'histoire des religions, Université Marc Bloch, Strasbourg<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La notion d'hospitalité<br /> <br /> <br /> Ayant été sauvé lors de l'épisode de la Visitation de l'Etranger, par des Arabes musulmans, grâce au<br /> caractère sacré de l'hospitalité en pays musulman, LM a beaucoup réfléchi sur la notion d'hospitalité dans la genèse de l'islam et dans le développement des rapports entre l'islam et<br /> l'occident.<br /> <br /> <br /> Adam fut un hôte de Dieu dans la création, mais il rompit, par sa désobéissance, les lois de l'hospitalité et fut chassé du paradis.<br /> <br /> <br /> Abraham quitta son pays pour recevoir de Dieu l'hospitalité au pays de Canaan. C'est en fonction de cette hospitalité qu'il intercéda auprès de Dieu pour<br /> sauver Sodome de la main de Dieu.<br /> <br /> <br /> Marie reçut en elle l'hôte divin, le Christ, conçu par l'Esprit. Contrairement à Eve, elle ne rompit pas le pacte proposé par Dieu, mais accueillit le don<br /> de Dieu pour le donner au monde. C'est pourquoi LM met en relation Abraham et Marie qui, tous deux, ont respecté le pacte d'hospitalité divin.<br /> <br /> <br /> <br />  L'hégire d'Ismaël et la vocation abrahamique de l'islam<br /> <br /> <br /> Le renvoi d'Ismaël qui se traduit par son hégire était déjà préfiguré lors de sa conception puisque Hagar, sa mère, personnifie la racine hébraïque "HGR",<br /> qui signifie précisément délaissement, expatriement.<br /> <br /> <br /> Chassé de la tente par Abraham, Ismaël, grâce aux larmes, pourra se désaltérer au désert. Mais il n'y trouvera pas l'hospitalité ou une patrie, ou quelqu'un<br /> qui l'accueille. Il vivra expatrié, exclu et rejeté. La bénédiction donnée par Dieu sur lui, grâce à son père Abraham, est une promesse de fécondité. Ismaël, dit LM; devint le chef d'un peuple<br /> qui veut "reconquérir sur Dieu la promesse écartée, le privilège refusé", parce que le vrai descendant d'Abraham est Isaac.<br /> <br /> <br /> Mohammed quitta La Mecque pour Médine en 622 (hégire !). Ce que Dieu n'a pas donné à Ismaël lors de son premier hégire, a été donné à Mohammed lors de la<br /> nouvelle hégire.<br /> <br /> <br /> L'expansion de l'islam est donc tout simplement l'expansion d'un grand peuple dont Abraham est le père.<br /> <br /> <br /> <br />  Le rapatriement des Hagarènes expatriés ou la non-recherche de la conversion des musulmans<br /> <br /> <br /> Pour aboutir à l'accomplissement total de l'islam, il faut parler du "rapatriement des Hagarènes expatriés", c-à-d du retour à la bénédiction de Dieu sur<br /> Abraham pour Ismaël et Isaac. Cela se fera par des personnes qui vivent en terre d'islam la sainteté du Christ, par des étrangers accueillis en hôte.<br /> <br /> <br /> LM se fait l'avocat d'une présence chrétienne discrète en pays d'islam.<br /> <br /> <br /> De même qu'Abraham, en fonction du pacte d'hospitalité conclu avec ceux qui l'accueillirent au pays de Canaan, s'était cru obligé d'intercéder pour eux, de<br /> même LM intercèdera pour l'islam en fonction de l'hospitalité que lui-même avait reçue en terre f'islam, pour le salut des musulmans.<br /> <br /> <br /> <br /> Substitution<br /> <br /> <br /> L'islam refuse la crucifixion du Christ et ignore le sens de la Croix. Massignon témoignera donc du Christ en acceptant de vivre la Croix à la place des<br /> musulmans.<br /> <br /> <br /> <br />  La colonisation européenne ou l'hospitalité pervertie<br /> <br /> <br /> Lorsque les Européens sont venus en terre musulmane durant le 19ème s., les "colonisés" les ont d'abord accueillis comme des hôtes qui allaient<br /> les enrichir. Or les Européens (ou "colons") n'ont pas compris la participation proposée à la notion de personne, telle que les musulmans la définissent. Ils n'ont pas compris le sens sacré de<br /> leur hospitalité. Surtout intéressés par les richesses du sous-sol et du sol, les colons n'ont eu que commisération pour les colonisés, quand ils ne les exploitaient pas. L'attitude du colon a<br /> détruit l'hospitalité musulmane. Les paroles échangées lors des premiers contacts, la signature des traités, les accords conclus ont été trahis: la parole donnée été reprise.<br /> <br /> <br /> <br /> Comprendre l'islam de l'intérieur et le prendre par le haut<br /> <br /> <br /> Pour LM, il s'agissait d'abord de comprendre l'islam de l'intérieur, depuis son centre vital, au lieu de le juger de l'extérieur, comme un satellite plus ou<br /> moins dénaturé du christianisme. C'est ce qu'il appelle un décentrement à la Copernic, " pour se placer dans l'axe même de la doctrine musulmane, ce point vierge de vérité qui se trouve en son<br /> centre, qui la fait vivre et dont se sustente invisiblement et mystérieusement tout le reste".<br /> <br /> <br /> Ce point vierge est l'héritage d'Abraham, père de tous les croyants. Non pas dans la lignée d'Isaac-Israël-le peuple juif, dont naîtront le Christ et<br /> l'Eglise, mais dans celle d'Hagar et d'Ismaël exclus au désert, héritant pourtant d'une part des bénédictions divines (Gen 16.11-12; 21.17-20). Après plus de 2000 ans, " à l'heure<br /> providentielle symbolique", le peuple arabe issu de la descendance d'Ismaël donna naissance à Mohammed, expatrié lui aussi, comme Ismaël, Mohammed quitte La Mecque pour Médine (en 622, c'est<br /> l'hégire).<br /> <br /> <br /> Le rôle providentiel de l'islam est donc de rassembler les exclus contre les exlusivistes du salut qui veulent le garder pour eux seuls.<br /> <br /> <br /> L'islam, pour LM, est une résurgence du temps des Patriarches, un schisme abrahamique antérieur au décalogue et à la Pentecôte.<br /> <br /> <br /> Il s'agissait aussi de prendre l'islam par le haut, c-à-d par sa mystique, c<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> TESTAMENT DE DOM CHRISTIAN DE CHERGÉ<br /> <br /> <br /> ouvert le dimanche de Pentecôte 1996<br /> <br /> <br /> Quand un A-DIEU s'envisage...<br /> <br /> <br /> S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui -<br /> d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant<br /> tous les étrangers vivant en Algérie,<br /> j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille,<br /> se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays.<br /> Qu'ils acceptent que le Maître Unique de toute vie<br /> ne saurait être étranger à ce départ brutal.<br /> Qu'ils prient pour moi :<br /> comment serais-je trouvé digne d'une telle offrande ?<br /> Qu'ils sachent associer cette mort à tant d'autres aussi violentes<br /> laissées dans l'indifférence de l'anonymat.<br /> Ma vie n'a pas plus de prix qu'une autre.<br /> Elle n'en a pas moins non plus.<br /> En tout cas, elle n'a pas l'innocence de l'enfance.<br /> J'ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal<br /> qui semble, hélas, prévaloir dans le monde,<br /> et même de celui-là qui me frapperait aveuglément.<br /> J'aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité<br /> qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu<br /> et celui de mes frères en humanité,<br /> en même temps que de pardonner de tout coeur à qui m'aurait atteint.<br /> Je ne saurais souhaiter une telle mort.<br /> Il me paraît important de le professer.<br /> Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir<br /> que ce peuple que j'aime soit indistinctement accusé de mon meurtre.<br /> C'est trop cher payé ce qu'on appellera, peut-être, la "grâce du martyre"<br /> que de la devoir à un Algérien, quel qu'il soit,<br /> surtout s'il dit agir en fidélité à ce qu'il croit être l'Islam. Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement.<br /> Je sais aussi les caricatures de l'Islam qu'encourage un certain idéalisme.<br /> Il est trop facile de se donner bonne conscience<br /> en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes.<br /> L'Algérie et l'Islam, pour moi, c'est autre chose, c'est un corps et une âme.<br /> Je l'ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j'en ai reçu,<br /> y retrouvant si souvent ce droit fil conducteur de l'Évangile<br /> appris aux genoux de ma mère, ma toute première Église,<br /> précisément en Algérie, et déjà, dans le respect des croyants musulmans.<br /> Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison<br /> à ceux qui m'ont rapidement traité de naïf, ou d'idéaliste :<br /> "qu'Il dise maintenant ce qu'Il en pense !".<br /> Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité.<br /> Voici que je pourrai, s'il plaît à Dieu,<br /> plonger mon regard dans celui du Père<br /> pour contempler avec lui Ses enfants de l'Islam<br /> tels qu'ils les voient, tout illuminés de la gloire du Christ,<br /> fruit de Sa Passion, investis par le Don de l'Esprit<br /> dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion<br /> et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.<br /> Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur,<br /> je rends grâce à Dieu qui semble l'avoir voulue tout entière<br /> pour cette JOIE-là, envers et malgré tout.<br /> Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie,<br /> je vous inclus bien sûr, amis d'hier et d'aujourd'hui,<br /> et vous, ô amis d'ici,<br /> aux côtés de ma mère et de mon père, de mes soeurs et de mes frères et des leurs,<br /> centuple accordé comme il était promis !<br /> Et toi aussi, l'ami de la dernière minute, qui n'aura pas su ce que tu faisais.<br /> Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet "A-DIEU" en-visagé de toi.<br /> Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux,<br /> en paradis, s'il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. AMEN !<br /> Insha 'Allah !<br /> <br /> <br /> Alger, 1er décembre 1993<br /> <br /> <br /> Tibhirine, 1er janvier 1994<br /> <br /> <br /> Christian<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Je suppose que tu as relevé cette donnée dans le Coran lui-même.<br /> <br /> <br /> Il y a une histoire assez semblable, pour David, avec Bethsabée, la femme d’Urie, qui donnera naissance à Salomon. Pour obtenir Bethsabée, David fera mettre Urie en<br /> position de victime probable dans un combat : « Mettez Urie au plus fort de la mêlée et reculez derrière lui, qu’il soit frappé et qu’il meure » (Deuxième Livre de Samuel, 11, 15).<br /> David se repentira par la suite mais le mal était fait.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais cela ne justifie d’aucune manière ce qui est dit de Mahomet.<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Une donnée:"Safiyya, une juive de Khaybar, est, elle aussi, une prise de guerre. Mahomet la prit comme épouse après avoir fait torturer et tuer son mari Kinânah et<br /> consomma le mariage sans avoir la patience d'attendre d'être revenu à Médine."<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> <br /> La nécessaire conversion de chacun à la vérité<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il s’agit précisément d’écrire ce qu’on pense et non ce qui fait plaisir. L’écriture est un exercice de vérité. Ton écriture est dans cette ligne de la vérité.<br /> C’est pourquoi elle peut être très utile dans ce blog.<br /> <br /> <br /> Je pense que Mahomet a été un mystique et il a précisément reçu le Coran comme une écriture, c’est-à-dire comme un livre à interpréter. Par ailleurs, il ne s’est<br /> jamais présenté comme un modèle et il savait que ses disciples ne seraient pas parfaits. C’est pourquoi la fable de Salomon et la reine de Saba est une sorte de mise en garde par rapport aux<br /> dérives possibles : le machisme, la toute-puissance, la violence. Il semble par ailleurs que le rapport de Mahomet avec les femmes n’était pas machiste.<br /> <br /> <br />   Sur le développement de l’Islam et son rapport avec les autres cultures et religions il y a eu une assez longue période très féconde en Espagne, à tel<br /> point que certains lieux saints pouvaient servir à plusieurs religions. Avicenne et Averroès par ailleurs ont été de grands philosophes reconnus par les autres philosophes. Tu sais peut-être<br /> qu’Averroès s’est battu pour que le Coran soit soumis à l’interprétation.<br /> <br /> <br /> Qu’il y ait actuellement de l’intolérance des Islamistes par rapport aux chrétiens, cela n’a pas trop lieu de nous étonner car le christianisme a eu lui-même ses<br /> moments de sectarisme, notamment avec l’inquisition.<br /> <br /> <br /> Tu parles d’un nécessaire affrontement à la vérité et tu fais bien. Il s’agit, en fait, de cette soumission intérieure à la recherche de la vérité évoquée par la<br /> fable. Cela suppose une réelle conversion personnelle. Et, à ce moment là, peu importe les défauts d’un livre, car l’homme comme l’abeille peut faire son miel de toutes fleurs.<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> La fable de Salomon et la reine de Saba contredite par la réalité<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ton texte sur la sourate des fourmis m'amène à rédiger plusieurs commentaires.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il part d'un certain nombre de données qui ne sont vraies que pour ceux qui les croient. Le Coran a-t-il été écrit par Mahomet ? Mahomet était-il plus un religieux<br /> qu'un guerrier ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La place de la femme dans le Coran ne permet pas ton interprétation du choix d'une femme dans cette parabole comme modèle. L'attitude de Mahomet à leur égard fut<br /> bien contraire à une vision de femme comme modèle. Même ce texte est ambigu à ce sujet. Le problème de la sexualité apparaît d'ailleurs assez obsessionnel en pays islamique, les romans d'auteurs<br /> musulmans en sont souvent une confirmation.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « L'Islam s'est confronté *pacifiquement* et avec succès aux autres cultures et religions » ou l'histoire peut être contredite sans scrupule ou cette phrase ne peut<br /> pas être écrite ainsi. Le développement de l'Islam ne s'est faite que par la conquête, à partir du moment où celle-ci a été stoppée a commencé son enfermement. Quelle a été la place des autres<br /> religions en pays conquis ? Quelle est la place des autres religions dans les pays islamiques aujourd'hui ? Si tu avais raison pourquoi n'entend --t-on quasiment rien de la part du monde musulman<br /> sur<br /> <br /> <br /> les meurtres de chrétiens parce que chrétiens commis dans les pays où la religion musulmane est majoritaire? Pakistan, Égypte, Irak, Algérie, Turquie.... On<br /> aimerait entendre des voix pacifiques venant de ces pays ou des musulmans vivant chez nous.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je ne vois pas d'issue à ces situations tant que le monde musulman ne s'affrontera pas à la *Vérité*. Ce n'est pas en trompant l'histoire que les adeptes du Coran<br /> en prendront le chemin.<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Benoît XVI et l'islam :<br /> <br /> <br /> le symptôme d'un malaise catholique<br /> <br /> <br /> Patrice Perreault<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> C'est avec tristesse et consternation que nous avons entendu les propos proférés par le pape Benoît XVI concernant l'islam. Ceux-ci ont engendré une flambée de<br /> violence. Faut-il s'en surprendre? En effet, la teneur de ce discours prête grandement à ambiguïté et rappelle douloureusement l'histoire des rapports entre le christianisme et l'islam. Elle<br /> rappelle également son rapport avec les autres religions.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La mémoire blessée des peuples se souvient de ce qui est perçu, parfois à juste titre, comme une forme d'impérialisme religieux faisant fi des cultures locales. Si,<br /> sous Jean-Paul II, l'Église catholique a amorcé une timide reconnaissance des erreurs et des souffrances infligées au nom de Jésus-Christ, le pape Benoît XVI a malencontreusement suscité bien des<br /> obstacles dans le dialogue interspirituel.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> S'il s'avère impossible de douter de l'intention bienveillante du Saint-Père, il convient néanmoins de mesurer l'incidence de ses paroles non seulement sur le<br /> dialogue interspirituel, mais aussi sur la relation antagoniste avec la modernité. Les propos de Benoît XVI, tout au long de son récent voyage en Allemagne, révèlent un profond malaise envers nos<br /> sociétés caractérisées par une modernité avancée et le pluralisme religieux. À notre avis, l'incident avec l'islam s'inscrit dans ce contexte plus général.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour Benoît XVI, deux grandes tendances menacent l'Église: le sécularisme et le relativisme. La première fait référence au processus de sécularisation, et la<br /> seconde à la relativisation philosophique. Or, ces mouvements façonnent l'ethos contemporain. Ils remettent en question la prétention de l'Église à détenir la « Vérité ». C'est à ce niveau que se<br /> situe le principal enjeu ecclésial. En effet, il s'agit ni plus ni moins de la compréhension même de la religion chrétienne dans son rapport tant avec elle-même qu'avec le monde.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Or, deux courants majeurs traversent le christianisme actuel: le premier que nous pouvons désigner comme « écohumanisme » et le second dit de la « Révélation<br /> ».<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Absolutisme doctrinal<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ce dernier courant s'inscrit dans une approche dans laquelle la «Révélation» divine est considérée dans une perspective intemporelle. La révélation biblique est<br /> alors perçue comme une donnée objective et immuable correspondant ainsi à la «Vérité éternelle». Toute interprétation du dépôt de la foi est alors considérée comme une dérive potentielle de<br /> l'authenticité évangélique. C'est pourquoi les tenants de ce courant craignent les sociétés sécularisées, à cause de l'apport des sciences humaines et des sciences pures favorisant un regard<br /> critique sur la prémisse d'une «Vérité» anhistorique.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Devant les transformations accélérées des sociétés occidentales conduisant à une redéfinition du statut du spirituel, des institutions religieuses peuvent ressentir<br /> une insécurité conduisant à une certaine forme d'absolutisme doctrinal. Leur analyse du contexte moderne les amène à considérer qu'un raidissement moral et théologique revaloriserait le<br /> christianisme miné par la laïcisation et le relativisme. C'est pourquoi, depuis près de trois décennies, le courant dit de la «Révélation», auquel semble appartenir Benoît XVI, occupe une place<br /> de plus en prépondérante. Cela n'a-t-il pas pour conséquence d'orienter les communautés chrétiennes vers une compréhension plus stricte de la foi?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Approche contextuelle<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Par ailleurs, il est dommage que l'institution catholique ne s'inspire pas davantage du courant théologique que nous désignons par le terme d'«écohumanisme». Ce<br /> courant adopte une approche plus contextuelle. Il resitue le message biblique au coeur de l'histoire humaine pour mieux y déceler l'intuition des personnes croyantes qui nous ont précédés. Il a<br /> donné naissance aux théologies féministes, écologiques ou dites de libération.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Autrement dit, l'école «écohumaniste» favorise une relecture de l'expérience chrétienne en fonction des défis contemporains marqués par la pluralité spirituelle.<br /> Elle invite au dialogue et à l'ouverture, à la différence présente au sein du christianisme mais aussi au coeur de nos sociétés. Par ce chemin, le christianisme pourra offrir une voie<br /> d'humanisation et mieux contribuer à la construction d'un monde plus juste, plus fraternel, pacifique et pluriel.<br />  <br /> <br /> <br /> (Paru dans Le Devoir, mardi le 19 septembre 2006)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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B
<br /> <br /> Benoit XVI et l’Islam dans le discours de Ratisbonne du 12 septembre 2006<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> ….<br /> <br /> <br /> Tout cela m'est revenu à l'esprit quand, tout récemment, j'ai lu la partie, publiée par le professeur Théodore Khoury (de Münster), du dialogue sur le christianisme<br /> et l'islam et sur leur vérité respective, que le savant empereur byzantin Manuel II Paléologue mena avec un érudit perse, sans doute en 1391 durant ses quartiers d’hiver à Ankara<br />  L'empereur transcrit probablement ce dialogue pendant le siège de Constantinople entre 1394 et 1402. Cela explique que ses propres réflexions sont rendues de manière plus<br /> détaillée que celles de son interlocuteur persan. Le dialogue embrasse tout le domaine de la structure de la foi couvert par la Bible et le Coran ; il s'intéresse en particulier à l'image de Dieu<br /> et de l'homme, mais revient nécessairement sans cesse sur le rapport de ce qu'on appelait les « trois Lois » ou les « trois ordres de vie» : Ancien Testament – Nouveau Testament<br /> – Coran. Je ne voudrais pas en faire ici l'objet de cette conférence, mais relever seulement un point – au demeurant marginal dans l'ensemble du dialogue – qui m'a fasciné par<br /> rapport au thème ‘foi et raison’, et qui servira de point de départ de mes réflexions sur ce sujet.<br /> <br /> <br /> Dans le septième entretien (διάλεξις – controverse) publié par le professeur Khoury, l'empereur en vient à parler du thème du djihad, de la<br /> guerre sainte. L'empereur savait certainement que, dans la sourate 2,256, on lit : pas de contrainte en matière de foi – c'est probablement l'une des plus anciennes sourates de la période<br /> initiale qui, nous dit une partie des spécialistes, remonte au temps où Mahomet lui-même était encore privé de pouvoir et menacé. Mais, naturellement, l'empereur connaissait aussi les<br /> dispositions – d'origine plus tardive – sur la guerre sainte, retenues par le Coran. Sans entrer dans des détails comme le traitement différent des « détenteurs d'Écritures » et des «<br /> infidèles », il s'adresse à son interlocuteur d'une manière étonnamment abrupte – abrupte au point d’être pour nous inacceptable –, qui nous surprend et pose tout simplement la question centrale<br /> du rapport entre religion et violence en général. Il dit : « Montre moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l'inhumain comme ceci, qu'il a prescrit de<br /> répandre par l'épée la foi qu'il prêchait ». Après s'être prononcé de manière si peu amène, l'empereur explique minutieusement pourquoi la diffusion de la foi par la violence est contraire à la<br /> raison. Elle est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme. « Dieu ne prend pas plaisir au sang, dit-il, et ne pas agir selon la raison (‘σύν λόγω’) est contraire à la nature de Dieu.<br /> La foi est fruit de l'âme, non pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu'un vers la foi doit être capable de parler et de penser de façon juste et non pas de recourir à la violence et à la<br /> menace... Pour convaincre une âme douée de raison, on n'a pas besoin de son bras, ni d'objets pour frapper, ni d'aucun autre moyen qui menace quelqu'un de mort... ».<br /> <br /> <br /> L’affirmation décisive de cette argumentation contre la conversion par la force dit : « Ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu ». L'éditeur<br /> du texte, Théodore Khoury, commente à ce sujet: « Pour l'empereur, byzantin nourri de philosophie grecque, cette affirmation est évidente. Pour la doctrine musulmane, au contraire, Dieu est<br /> absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, fût-ce celle qui consiste à être raisonnable ». Khoury cite à ce propos un travail du célèbre islamologue français R.<br /> Arnaldez, qui note que Ibn Hazm va jusqu'à expliquer que Dieu n'est pas même tenu par sa propre parole et que rien ne l'oblige à nous révéler la vérité. Si tel était son vouloir, l'homme devrait<br /> être idolâtre.<br /> <br /> <br /> À partir de là, pour la compréhension de Dieu et du même coup pour la réalisation concrète de la religion, apparaît un dilemme qui constitue un défi très immédiat.<br /> Est-ce seulement grec de penser qu'agir de façon contraire à la raison est en contradiction avec la nature de Dieu, ou cela vaut-il toujours et en soi ? Je pense que, sur ce point, la concordance<br /> parfaite, entre ce qui est grec, dans le meilleur sens du terme, et la foi en Dieu, fondée sur la Bible, devient manifeste. En référence au premier verset de la Genèse, premier verset de toute la<br /> Bible, Jean a ouvert le prologue de son évangile par ces mots : « Au commencement était le λογος ». C'est exactement le mot employé par l'empereur. Dieu agit « σύν λόγω », avec<br /> logos. Logos désigne à la fois la raison et la parole – une raison qui est créatrice et capable de se communiquer, mais justement comme raison. Jean nous a ainsi fait don<br /> de la parole ultime de la notion biblique de Dieu, la parole par laquelle tous les chemins souvent difficiles et tortueux de la foi biblique parviennent à leur but et trouvent leur synthèse. Au<br /> commencement était le Logos et le Logos est Dieu, nous dit l'Évangéliste. La rencontre du message biblique et de la pensée grecque n'était pas le fait du hasard. La vision de<br /> saint Paul, à qui les chemins vers l'Asie se fermaient et qui ensuite vit un Macédonien lui apparaître et qui l'entendit l'appeler : « Passe en Macédoine et viens à notre secours » (cf.<br /> Ac 16, 6-10) – cette vision peut être interprétée comme un condensé du rapprochement, porté par une nécessité intrinsèque, entre la foi biblique et le questionnement grec…<br /> <br /> <br /> <br />
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L
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D
<br /> <br /> Un conte qui nous dit ce qu’est l’homme<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ce conte peut être interprété de mille façons différentes, tant il conjugue de symboles qui structurent la vie humaine. Je retiendrai simplement ce qu’il nous dit<br /> de l’homme à travers la figure d’Ayaz. C’est d’abord quelqu’un qui a un secret, dans le rapport qu’il entretient avec soi-même. Il est le seul à pouvoir écouter la parole intérieure qui surgit de<br /> cet espace indicible. L’homme est ensuite un mendiant, travaillé par le manque. Sans le manque il n’y aurait ni désir, ni relation, ni amour, ni spiritualité d’aucune sorte. Enfin ce qui fait<br /> l’être humain concret, c’est le chemin. En définitive, l’homme est un pèlerin perpétuel, toujours en quête de son accomplissement ou peut-être d’un Autre.<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Un des plus beaux contes qu’ait produit la culture de l’Islam<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le secret<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Où se tenait Mahmoud, était Ayaz. Où souffrait Ayaz, souffrait Mahmoud. Il n’était pas au monde d’amis plus proches, ni plus soucieux l’un de l’autre. Pourtant,<br /> Mahmoud était roi et Ayaz son esclave.  « Ayaz à la blanche poitrine » : ainsi l’appelait-on, car il était d’une beauté parfaite. Il était arrivé en guenilles de<br /> vagabond dans la ville où régnait le conquérant superbe et redouté. Il avait longtemps cheminé, sans cesse assoiffé par la poussière des déserts, et plus encore par l’increvable désir d’atteindre<br /> un jour la lumière qu’il sentait brûler dans le fond secret de son âme, au-delà de toute souffrance. Mahmoud l’avait rencontré sur les marches de son palais et l’avait pris à son service, séduit<br /> par son visage et son regard de diamant noir. De cet errant misérable venu du fin fond des chemins, il avait goûté les paroles simples et jamais basses. Il avait fait de lui son conseiller. Il en<br /> fit un jour son frère de coeur.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Alors ses courtisans s’émurent. Que cet esclave leur soit préféré les scandalisa si rudement qu’ils complotèrent sa perte et se mirent à épier ses moindres gestes.<br /> Le vizir attacha quelques sbires discrets à sa surveillance. Un soir, lui fut rapportée une incompréhensible bizarrerie dans le comportement de cet homme qu’il détestait. Il s’en fut aussitôt à<br /> la haute salle au dallage de marbre où déjeunait Mahmoud, et s’inclinant devant le souverain terrible : « Majesté, lui dit-il, tu n’ignores pas que, pour ta précieuse sécurité, je fais<br /> surveiller tous les mortels, humbles ou fortunés, à qui tu accordes le privilège de ton incomparable présence. Or, il me parvient à l’instant d’inquiétantes informations sur Ayaz, ton esclave.<br /> Chaque jour, après avoir quitté la Cour, il va s’enfermer seul dans une chambre basse au fond d’un couloir obscur. Nul ne sait ce qu’il y trame. Quand il en sort, il prend soin de verrouiller la<br /> porte. A mon avis, il cache là quelque secret inavouable. Je n’ose penser, quoique ce soit possible, qu’il y rencontre de ces disgraciés, qui n’ont de désir que de te nuire. « Ayaz est mon<br /> ami lui répondit Mahmoud. Tes soupçons sont absurdes. Ils ne salissent que toi. Va-t’en ! » Il se renfrogna. Le vizir se retira discrètement satisfait : quoi qu’en dise le roi, son<br /> âme était troublée. Mahmoud, demeuré seul, resta, un moment pensif, puis fit appeler Ayaz et lui demanda, avant même de l’avoir embrassé : « Frère, ne me caches-tu rien ? – Rien,<br /> Seigneur, répondit Ayaz en riant. – Et si je te demandais ce que tu fais dans la chambre où tu vas tous les soirs, me le dirais-tu ? » Ayaz baissa la tête et murmura : « Non,<br /> Seigneur ». Le coeur de Mahmoud s’obscurcit. Il dit : « Ayaz es-tu fidèle ? – Je le suis, Seigneur ». Le roi soupira. « Laisse-moi, dit-il. » Il ne put trouver<br /> la paix.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le soir venu, quand Ayaz sortit de sa chambre secrète, il se trouva devant Mahmoud, son vizir et sa suite dans le couloir obscur. « Ouvre cette porte, lui dit<br /> le conquérant. » L’esclave serra la clef dans son poing et, remuant la tête, refusa d’obéir. Alors Mahmoud le prit aux épaules et le gronda : « Si tu ne me laisses pas entrer dans<br /> cette chambre, la confiance que j’ai en toi sera morte. Veux-tu cela ? Veux-tu que notre amitié soit à jamais défaite ? Ayaz baissa le front. La clef qu’il tenait glissa de sa main et<br /> tomba sur le dallage. Le vizir la ramassa, ouvrit la porte. Mahmoud s’avança dans la pièce obscure. Elle était vide et aussi humble qu’une cellule de serviteur. Au mur pendait un manteau rapiécé,<br /> un bâton et un bol de mendiant. Rien d’autre. Comme le roi restait muet devant ces guenilles, Ayaz lui dit : « Dans cette chambre, je viens tous les jours pour ne pas oublier qui je<br /> suis : un errant en ce monde. Seigneur, tu me combles de faveurs, mais sache que mes seuls biens véritables sont ce manteau troué, ce bâton et ce bol de mendiant. Tu n’as pas le droit d’être<br /> ici. Ici commence le royaume des pèlerins perpétuels. Mon royaume. Ne pouvais-tu le respecter ? – Pardonne-moi, dit le conquérant ». Devant l’esclave, il s’inclina et baisa le pan de<br /> son manteau. (Conte arabe, Henri Gougaud, L’arbre aux trésors, Ed. du Seuil)<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> L’ange de l’épaule droite qui fait pencher la balance<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L’homme balance entre deux anges, l’ange du bien et l’ange du  mal. Mais j’imagine que l’ange de droite est là pour faire pencher la balance de<br /> son côté ou plutôt pour faire que le mal lui-même contribue à faire gagner le bien sous le regard du Dieu miséricordieux. Un conte indien (L’araignée) nous montre Sakyamuni regardant les enfers à<br /> partir de son jardin paradisiaque. Il aperçoit Kandata un bandit de grand chemin, qui est en train de se révolter, et pense que cette révolte peut-être salutaire. Il cherche alors une bonne<br /> action du bandit pour le sauver. Or un jour le bandit, fuyant à cheval dans une forêt, a fait un détour pour ne pas écraser une araignée en train de tisser sa toile. Cette toute petite bonne<br /> action, au milieu de tant de crimes, suffit pourtant pour donner sa chance à Kandata. Mais saura-t-il la saisir ?<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> L’Ange de l’Épaule Droite<br /> <br /> <br /> de Djamshed Usmonov<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> II y a dix ans qu’Halima n’a pas vu son fils unique, Khamro. La vieille femme vit seule et pauvrement. Si elle meurt, son cercueil ne pourra même pas passer par la<br /> porte, trop étroite ! Il y a dix ans, Khamro avait commandé une belle porte ouvragée à deux battants, mais il a dû quitter précipitamment le village, laissant la porte inachevée.<br /> Catastrophée à l’idée que son cercueil passe misérablement au-dessus de la porte et non dignement entre les deux battants, Halima se résout, aidée de Rizaev, le maire du village, à faire revenir<br /> son fils en prétendant qu’elle est mourante. Khamro revient à Asht, bien décidé à enterrer sa mère au plus vite, à revendre la maison et à repartir. Pourtant rien ne se passe comme<br /> prévu...<br /> <br /> <br /> Extrait d’un entretien avec Djamshed Usmonov :<br /> <br /> <br /> Selon une vieille légende de l’islam, chaque homme a sur ses épaules deux anges invisibles. L’ange de l’épaule droite consigne les bonnes actions, tandis que l’ange<br /> de l’épaule gauche note les mauvaises.<br /> <br /> <br /> Au jour du Jugement dernier, les bonnes et les mauvaises actions de l’homme sont pesées dans la balance de la justice. L’homme est alors envoyé au paradis ou en<br /> enfer.<br /> <br /> <br /> On raconte cette histoire aux enfants pour qu’ils apprennent la notion du bien et du mal. Cette histoire a profondément marqué mon enfance.<br /> <br /> <br /> Ce film est la première partie d’un diptyque, il sera suivi par « L’Ange de l’Épaule Gauche ».<br /> <br /> <br /> Le tournage a eu lieu en plein hiver car, non seulement la vie est plus rude, mais le désarroi des hommes est plus visible. J’aime cette lumière froide dénuée des<br /> couleurs de l’été où les arbres sont gorgés de fruits mûrs, où les fleurs éclatent à la lumière. J’avais envie de me concentrer sur mes personnages et que le décor soit le plus humble<br /> possible.<br /> <br /> <br /> Le scénario reflète les problèmes de la société tadjike actuelle, confrontée à des bouleversements sociaux-politiques profonds et à une guerre civile de sept<br /> ans.<br /> <br /> <br /> Le personnage principal, Hamro, est la résultante de ces événements, il est cruel. À ses yeux, rien n’est sacré, et, pour satisfaire ses désirs, il sacrifierait<br /> n’importe qui. Cependant cet homme cruel et perdu éprouve l’amour désintéressé de sa mère. Hamro est interprété par mon propre frère, c’est un personnage complexe et sensible.<br /> <br /> <br /> http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/cinema_886/aides-production_5622/films-aides_5623/films-aides-par-fonds-sud_5624/tadjikistan_5626/05.-ange-epaule-droite_5640/index.html<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> <br /> Le dialogue créateur<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> C’est bien dans une démarche interculturelle que nous situons. Comme tu le dis, c’est la seule voie possible aujourd’hui. En tout cas c’est dans cette démarche de<br /> vérité que nous voulons nous situer.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> L’importance d’une démarche interculturelle<br /> <br /> <br /> Bonsoir, Etienne, j'ai lu attentivement ton (votre) texte de réécriture et d'actualisation du texte coranique relatant la rencontre (imaginaire ?) entre Salomon et<br /> la reine de Saba.<br /> <br /> <br /> Pour ma part, je souscris entièrement à votre démarche interculturelle qui vise à faciliter le dialogue dans un but de rejet de l'incompréhension et de la violence;<br /> il me semble effectivement que c'est la seule voie possible à un vivre ensemble qui soit porteur de paix et d'harmonie sociale.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Au vu de la situation actuelle, il me semble que la conception de recherche de la vérité est absente des deux côtés mais n'est-elle pas davantage le fait de la<br /> majorité du monde musulman que nous côtoyons que celui du monde occidental ? Raison de + pour y souscrire, à mon avis.<br /> <br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Hommes de foi nous le sommes tous les deux.  Aussi bien la reine de Saba que le roi Salomon sont témoins de l’existence d’une religion du<br /> Livre.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bonne et fructueuse semaine<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Je respecte l’homme de foi<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci Ibrahim pour tes nouvelles réflexions. Il y a, entre nous, une différence de points de vue. Mais ce n’est pas grave. Toi tu centres l’attention sur Salomon<br /> alors que moi j’attribue une plus grande importance à la reine de Saba et à son évolution. La juste attitude serait de voir les deux personnages dans leurs interrelations. Personnellement j’y<br /> vois une opposition pédagogique pour mettre en valeur l’attitude de la reine de Saba, plus modeste et plus dans la ligne de la vérité que Salomon, qui reste un peu enfermé dans sa<br /> toute-puissance. Mais ce que je veux respecter avant tout chez toi, c’est l’homme de foi.<br /> <br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> C’est par le Verbe que Salomon triomphe<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ce qui est nouveau dans le texte c’est l’importance de la connaissance des<br /> <br /> <br /> langages dont Salomon hérita de David dont il été détenteur de la part de<br /> <br /> <br /> Dieu par préférence ; Il a fait parler les fourmis et la huppe, c’est celle<br /> <br /> <br /> –ci et non pas le djinn qui a tout appris à Salomon mais celui-ci doute et<br /> <br /> <br /> éprouve la huppe en lui donnant une lettre « langage humain » qu’elle<br /> <br /> <br /> transmet à La reine de Saba qui consulte les siens.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Qui de vous m’apportera le trône ? dit Salomon<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> C’est finalement l’homme de science  c’est dire l’homme qui connaît la<br /> <br /> <br /> signification du verbe coranique et non le djinn ’if frit qui le fait  et la<br /> <br /> <br /> reine de Saba dit : Il semble que ce soit lui, la science nous a été donnée<br /> <br /> <br /> et nous fûmes musulmans.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le texte et rien que le texte nous dit comment La reine de Saba « est entrée<br /> <br /> <br /> dans le palais dallé de cristal » autrement dit dans le domaine de Dieu déjà<br /> <br /> <br /> révélé mais non compris. j’ai revu le texte en arabe ce que vous traduisez<br /> <br /> <br /> par soumis veut dire dans le texte arabe « musulmans ». L’Islam étant la<br /> <br /> <br /> religion révélée à Abraham, Moïse Jésus et Mohammad.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> En somme c’est par le verbe que Salomon triomphe.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> encore une fois le mythe véhiculé par la magie du verbe, comme dans les<br /> <br /> <br /> Mille et une nuits, où Shéhérazade transforme le mal en bien, trouve toute sa<br /> <br /> <br /> puissance.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Et apporte à ceux qui veulent le savoir que la religion monothéiste est une<br /> <br /> <br /> et révélée à plusieurs étapes. Ce sont les textes coraniques qui le disent<br /> <br /> <br /> et non pas moi seulement.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Amitiés Ibrahim<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Ibrahim, ton grand savoir t’égare<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’ai bien entendu ce que tu veux dire. Mais je vais te taquiner, car j’aperçois les mêmes déformations dans l’Islam que dans le christianisme. On ne finit par lire<br /> les textes qu’en fonction d’une théologie sous-jacente. Du coup il est impossible de lire le texte tel qu’il est. La théologie dit que Salomon utilise des théophanies pour amener la reine de Saba<br /> à la vraie foi. Or le texte montre l’évolution de la reine de Saba, qui ne veut pas se soumettre à Salomon mais à la vérité. Cela la théologie le biffe et ne nous apprend rien que ce qu’on savait<br /> déjà. Personnellement je suis pour qu’on respecte les textes et que l’on quitte l’idéologie, c’est-à-dire un savoir pré-construit qui détruit la parole. Il arrive souvent que la théologie n’est<br /> rien d’autre que de l’idéologie, qui ne vise qu’à créer la cohérence d’un groupe.<br /> <br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Des théophanies pour en appeler à la raison<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’ai lu ton texte et je suis revenu au Coran : j’ai lu la sourate XXVII du verset 1 jusqu’au verset 46. Voici ce que je peux dire :<br /> <br /> <br /> Salomon, croyant au Dieu des mondes voulait par une théophanie éclairer la reine de Saba, qui l’a vraiment été en disant : « Lorsqu’elle fut arrivée, on<br /> lui dit : « Est-il ainsi ? – Il semble que ce soit lui, la science nous en a déjà été donnée. » On lui dit : « Entre dans la palais. – Elle dit : Je me suis<br /> fait fort à moi-même. Avec Salomon, je me soumets à Dieu, le Seigneur des mondes ».<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ces genres de théophanies sont nombreux dans le Coran, qui en a fait une science pour convaincre en appelant à la raison et non pas seulement au cœur pour<br /> croire.<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> <br /> L’étranger de Michel Alet<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> http://www.michel-alet.com/L%27Etranger.jpg<br /> <br /> <br /> <br />
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W
<br /> <br /> Voir la reprise par wikio news de l'article et de l'ensemble du blog :<br /> <br /> <br /> http://www.wikio.fr/sources/mythesfondateurs.over-blog.com-pj1Z<br /> <br /> <br /> <br />
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O
<br /> <br /> Overblog présente la liste des articles à découvrir :<br /> <br /> <br /> http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1082857.html<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Non, je ne pense pas que ces lignes soient difficiles à comprendre pour toi. Ce n’est pas très bon de se sous-estimer surtout pour quelqu’un qui a été longtemps<br /> professeur de français et je pense bonne professeure. Mais c’est vrai que par ailleurs tu m’encourages à diffuser le message général, que tu as donc parfaitement compris !<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Merci pour ces lignes difficiles à comprendre pour moi . Cependant, je pense que le message général mérite d' être diffusé largement .<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> L’Islam pourrait féconder notre propre culture<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci Jean de ton petit mot reçu par la poste, qui m’a fait plaisir. Je suis heureux de constater que nous sommes un peu sur la même longueur d’onde. L’Islam a<br /> fécondé une culture et cette culture est très loin d’être insignifiante. En dépit des réticences de certains concernant l’immigration, il nous est apparu utile de souligner les promesses d’une<br /> immigration d’origine musulmane. L’Islam  est, pour nous, riche d’avenir, car il peut venir féconder aussi notre propre culture, qui commence à tourner en rond comme le souligne<br /> notre grande frilosité par rapport à l’étranger.<br /> <br /> <br /> <br />
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