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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 15:06

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L'arc en ciel de Marc Chagall

 

De la faute à la faille de l’homme

 

Je voudrais traduire ici le cheminement qui s’est fait, pour moi, au cours d’une lecture à plusieurs du mythe de la chute aussi bien dans la Bible que dans le Coran. Ici même, sur le blog, mais également dans un groupe de la parole et au sein d’un café philosophique, nous avons croisé nos interprétations en essayant d’être le plus près possible du texte écrit. Or, j’en arrive à la conclusion qu’il n’est pas question d’une faute mais d’une faille de l’homme. Parler d’une faute à l’origine serait une manière de souligner la faille originelle qui affecte tout être humain.

 

Un malentendu qui finit par perturber la conscience des hommes

Parce que le texte a été pris au premier niveau, les hommes ont fini par se sentir coupables d’une faute qu’ils n’avaient jamais commise. Nous n’étions pas dans l’histoire mais dans le mythe et le mythe traduit en images les vérités fondamentales qu’il cherche à faire passer dans la conscience humaine. De mon point de vue, la faute était une image que nous avons prise pour la réalité, si bien que des générations entières de croyants ou même de non croyants ont été façonnées malencontreusement dans une forme de morbidité engendrant la peur au lieu de structurer la responsabilité.

 

La faute originelle fait partie de la création de l’homme

 Tant que l’homme est au paradis, la création n’est pas finie pour lui. Yahvé teste ici les deux êtres qu’il est en train de mettre au monde, il est dans une période d’expérimentation et de validation. C’est le temps de la mise à l’épreuve pour vérifier les forces et les faiblesses d’Ève et de son compagnon. Une telle mise à l’épreuve fait encore partie de l’acte créateur. Or elle révèle une fragilité constitutive de l’homme, qui n’est pas remise en cause par le créateur. Le paradis était la matrice qui permettait la gestation de l’homme et de la femme, et leur expulsion ne semble être rien d’autre que leur acte de naissance et le blanc seing qui les rend aptes à vivre sur terre.

 

Ce qui est en cause est en réalité une faille inscrite dans l’être de l’homme

 Par nature, l’homme est un être divisé. Il n’est pas fait uniquement d’esprit comme l’ange ni simplement de chair comme l’animal. Il est entre les deux et c’est ce qui fait son originalité. Mais l’unité évoquée en partie par la tunique de peau, renvoyant elle-même à un vêtement intérieur, restera toujours problématique. L’être humain doit faire face à une faille intérieure qui le fera osciller entre deux tentations : celle de se prendre pour un ange ou celle de se comporter comme un animal. Assez bizarrement en apparence, il sera aussi tenté de croire qu’il peut retrouver le statut de l’ange en s’adonnant aux plaisirs de la chair. Les textes de la Bible et du Coran se complètent sur ce point, révélant ainsi la complexité de la nature humaine.

 

La faille, c’est du manque

En réalité, l’homme n’est pas fini. Il doit participer à sa propre création et la faille qui apparaissait comme une fragilité indépassable est précisément l’espace de jeu qui lui est réservé pour sa propre promotion. Faite de manque, la faille  va pousser l’homme à travailler à son accomplissement. Et le manque, lieu de l’inaccompli,  est donc aussi le lieu d’une promesse, structurée, en même temps, autour du connu et de l’inconnaissable. C’est ainsi que le cheminement de l’être humain est une aventure, parfois hasardeuse, qui le rapproche du Dieu créateur. Affectant toutes les dimensions de son être, le manque va sans cesse l’obliger à chercher et à avancer. D’abord, à l’intérieur du couple, car la femme manque de l’homme et l’homme manque de la femme. Bien plus l’être humain manque de l’autre. Dans la Bible comme dans les événements de la vie courante, les mises en garde contre la tentation du même sont permanentes car l’avenir est dans le dépassement du même pour entrer dans la relation avec l’autre. L’enfermement dans la chaleur de la communauté va produire le meurtre de Caïn et la mise en tutelle de tous, engendrée par la toute-puissance de quelques-uns, conduira à la destruction désastreuse de la Tour de Babel.

 

Au-delà du manque de l’autre, les textes suggèrent que l’homme manque de Dieu et de la Parole

Qu’il s’agisse de la Bible ou du Coran, le texte suggère que l’homme est un être limité et qu’il doit assumer ses limites. Au-delà de lui-même, il y a le Tout Autre, qui peut être nommé par le croyant ou rester dans le flou ou l’indéfini pour le non croyant. Chacun est amené à se confronter à ce Tout Autre, qu’il soit personnalisé ou non. C’est ainsi que la Bible et le Coran, qui expriment le point de vue de croyants, disent que l’homme manque de Dieu. Il est constamment tenté de ne pas respecter sa Parole présente dans l’interdit. Et l’interdit qui tient compte de l’évolution progressive de l’homme et des précautions à prendre pour cette évolution est là pour l’amener à entrer dans un monde de parole (inter-dit) au-delà de la recherche de l’immédiateté et de la violence elle-même. Aussi en disant que l’homme manque de Dieu, les textes de la Bible et du Coran soulignent en même temps qu’il manque de la Parole. La parole serait donc en constant apprentissage.

 

L’homme est un être de désir qui ne peut s’accomplir que dans le temps

Finalement, les textes de la chute, qui ont culpabilisé indûment des générations entières, sont simplement là pour donner une feuille de route à l’être humain. Il doit entrer dans son manque pour entrer dans son désir. En effet le manque est ce qui fait vivre le désir et le désir est le moteur de la vie.  Sans doute le désir a-t-il besoin d’être régulé. C’est pourquoi en insistant sur le manque et le désir de l’homme, les textes de la chute soulignent aussi l’importance de la parole. Bien plus, il y a, dans ces textes, beaucoup de miséricorde car l’homme fait de chair et d’esprit ne peut s’accomplir que dans le temps. Il ne peut pas être parfait d’un seul coup et ses imperfections comme ses égarements peuvent même accroître l’élan qui le fait avancer. Le jeu dans lequel il doit construire sa vie ne peut exclure les erreurs et les échecs mais ces erreurs et ces échecs sont souvent une des conditions de sa réussite finale dans la mesure où ils enrichissent son expérience de la vie. C’est pourquoi, au-delà de la faille, la faute elle-même peut devenir source d’espérance.

 

Etienne Duval

 

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La chute dans la Bible : Télécharger le texte

 

La chute dans le Coran Télécharger le texte

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commentaires

N
Bonjour je me prénomme nadia mère de 3 enfants. Je vivais à briouze avec mon mari, quand en 2018 il <br /> <br /> décida d'aller en voyage d'affaire à Bresil , où il tomba sur le charme d'une jeune vénézuélienne et ne <br /> <br /> semblait même plus rentrer. Ces appels devenaient rares et il décrochait quelquefois seulement et après du <br /> <br /> tout plus quand je l'appelais. En février 2019, il décrocha une fois et m'interdit même de le déranger. <br /> <br /> Toutes les tentatives pour l'amener à la raison sont soldée par l'insuccès. Nos deux parents les proches <br /> <br /> amis ont essayés en vain. Par un calme après midi du 17 février 2019, alors que je parcourais les annonce <br /> <br /> d'un site d'ésotérisme, je tombais sur l'annonce d'un grand marabout du nom ZOKLI que j'essayai toute <br /> <br /> désespérée et avec peu de foi car j'avais eu a contacter 3 marabouts ici en France sans résultât. Le grand <br /> <br /> maître ZOKLI promettait un retour au ménage en au plus 7 jours . Au premier il me demande d’espérer un <br /> <br /> appel avant 72 heures de mon homme, ce qui se réalisait 48 heures après. Je l'informais du résultat et il <br /> <br /> poursuivait ses rituels.Grande fut ma surprise quand mon mari m’appela de nouveau 4 jours après pour <br /> <br /> m'annoncer son retour dans 03 jours. Je ne croyais vraiment pas, mais étonnée j'étais de le voire à <br /> <br /> l'aéroport à l'heure et au jour dits. Depuis son arrivée tout était revenu dans l'ordre. c'est après <br /> <br /> l'arrivé de mon homme que je décidai de le récompenser pour le service rendu car a vrai dire j'ai pas du <br /> <br /> tout confiance en ces retour mais cet homme m'a montré le contraire.il intervient dans les domaines <br /> <br /> suivants<br /> <br /> Retour de l'être aimé<br /> Retour d'affection en 7jours<br /> réussir vos affaires , agrandir votre entreprises et trouver de bon marché et partenaires<br /> Devenir star<br /> Gagner aux jeux de hasard<br /> Avoir la promotion au travail<br /> Envoûtements<br /> Affaire, crise conjugale<br /> Dés-envoûtement<br /> Protection contre les esprits maléfices<br /> Protection contre les mauvais sorts<br /> Chance au boulot évolution de poste au boulot<br /> Chance en amour<br /> La puissance sexuelle.<br /> agrandir son pénis <br /> Abandon de la cigarette et de l'alcool<br /> <br /> voici son adresse mail : maitrezokli@hotmail.com vous pouvez l'appeler directement ou l 'Ecrire sur <br /> <br /> whatsapp au 00229 61 79 46 97
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D
<br /> <br /> Merci Danièle pour ce très beau poème. Il évoque un certain nombre de choses que nous avons dites au dernier café philosophique sur la reine de Saba.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Le jour où la huppe fait la leçon aux hommes<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il me semble que la chute dans le Coran, met plus l’accent sur la rivalité, la démesure, et l’orgueil "d’Iblis" symbole de la perversion de l’esprit. Tandis que la<br /> bible insiste sur la notion de séduction mensongère "le serpent" banalisation de la possession matérielle qui rend possible l'alibi de la mauvaise foi.<br /> <br /> <br /> Iblis et le serpent seraient ils à l’origine du péché originel transmis de génération en génération chez l’humain peut être? En se qui me concerne je préférerai<br /> tâche originelle. Engageant ainsi l’humain dans la noble tâche ; qui peut survenir dans l’innocence, l’enthousiasme et le sérieux de l’enfance, mais aussi dans l’aide apportée à ceux qui ont<br /> perdu la foi en eux même, retrouver ainsi le sens de l’univers et de la vie.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci Etienne pour le texte La reine de Saba qui se soumet à la Vérité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> En retour voici un extrait du très beau poème persan : "Le Langage des oiseaux" de Farid al-Din Attar.<br /> <br /> <br /> Discours de la huppe aux oiseaux<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les oiseaux du monde se réunirent tous, tant ceux qui sont connus que ceux qui sont inconnus, et ils tinrent alors entre eux ce langage : « Il n’y a pas dans le<br /> monde de pays sans roi ; comment se fait-il cependant que le pays des oiseaux en soit privé ? Il ne faut pas que cet état de choses dure plus longtemps ; nous devons joindre nos efforts et aller<br /> à la recherche d’un roi, car il n’y a pas de bonne administration dans un pays sans roi, et l’armée est désorganisée. »<br /> <br /> <br /> En conséquence de ces considérations, tous les oiseaux se rendirent en un certain lieu pour s’occuper de la recherche d’un roi. La huppe, tout émue et pleine<br /> d’espérance, arriva et se plaça au milieu de l’assemblée des oiseaux. Elle avait sur la poitrine l’ornement qui témoignait qu’elle était entrée dans la voie spirituelle ; elle avait sur la tête<br /> la couronne de la vérité. En effet, elle était entrée avec intelligence dans la voie spirituelle, et elle connaissait le bien et le mal. « Chers oiseaux, dit-elle, je suis réellement enrôlée dans<br /> la milice divine, et je suis le messager du monde invisible. Je connais Dieu et les secrets de la création. Quand, comme moi, on porte écrit sur son bec le nom de Dieu, on doit nécessairement<br /> avoir l’intelligence de beaucoup de secrets. Je passe mes jours dans l’anxiété, et je n’ai affaire avec personne. Je m’occupe de ce qui intéresse personnellement le roi ; mais je ne me mets pas<br /> en peine de son armée. J’indique l’eau par mon instinct naturel, et je sais en outre beaucoup d’autres secrets. J’entretins Salomon et j’allai en avant de son armée. Chose étonnante ! il ne<br /> demandait pas de nouvelles et ne s’informait pas de ceux qui manquaient dans son royaume ; mais, lorsque je m’éloignais un peu de lui, il me faisait chercher partout. Puisqu’il ne pouvait se<br /> passer de moi, ma valeur est établie à jamais. Je portais ses lettres et je revenais ; j’étais son confident derrière le rideau. L’oiseau qui est recherché par le prophète Salomon mérite de<br /> porter une couronne sur sa tête. Tout oiseau peut-il entrer dans le chemin de celui qui y est parvenu avec bonheur par la grâce de Dieu ? Pendant des années, j’ai traversé la mer et la terre,<br /> occupée à voyager. J’ai franchi des vallées et des montagnes ; j’ai parcouru un espace immense du temps du déluge. J’ai accompagné Salomon dans ses voyages ; j’ai souvent arpenté toute la surface<br /> du globe. Je connais bien mon roi, mais je ne puis aller le trouver toute seule. Si vous voulez m’y accompagner, je vous donnerai accès à la cour de ce roi…<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bonne semaine Danièle<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Explicitations<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le texte du Coran précédent oppose deux types de personnages : Salomon et la reine de Saba. Salomon est dans la toute-puissance, prêt à utiliser son armée pour<br /> s’attaquer au royaume de la reine, se prenant même pour Dieu pour obtenir sa soumission. De son côté, la reine de Saba est attentive à l’autre, non seulement à Salomon mais aussi aux petits de<br /> son royaume, évitant le désastre que pourrait produire l’aventure d’une guerre. A la violence, elle préfère la parole et la patience. Bien qu’elle se prosterne devant le soleil, elle a le sens de<br /> sa fragilité et n’hésite pas à reconnaître son manque radical qui l’empêche de se prendre pour Dieu. Si elle prend le parti de Salomon dans son rapport au Dieu de l’Univers, c’est parce qu’elle<br /> est fondamentalement à la recherche de la vérité, pour aller au-delà de sa propre faille. Sa soumission est soumission à la Vérité.<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Suite<br /> <br /> <br /> 36.  Quand le messager vint à Sūlaïmâane, ce dernier lui dit : « Vous me feriez  largesse d’argent ? Mais<br /> Dieu m’a donné davantage qu’à vous ! À vous plutôt,  de faire bombance avec votre présent !<br /> <br /> <br /> 37.  Toi, retourne aux tiens. Je jure de les assaillir avec une armée à laquelle ils ne peuvent faire face, et de les expulser de leur<br /> cité, avilis et humiliés [adillah] ! »<br /> <br /> <br /> 38.   «  Conseil, dit-il, qui va m’apporter son trône avant qu’ils ne viennent à moi<br />  soumis ? »<br /> <br /> <br /> 39.   Un djinn redoutable dit : « Je vais te l’apporter avant que tu ne te lèves de ta  place, et je<br /> suis   aussi sûr que fort »<br /> <br /> <br /> 40.   Celui qui avait une connaissance du Livre dit : « Je te l’apporterai avant que tu n’aies cillé. » Quand<br /> Sūlaïmâane eut vu le trône bien en place auprès de lui, il dit : « Cela n’est dû qu’à la grâce de mon Seigneur, aux fins de m’éprouver : serai-je reconnaissant ou ingrat ? Qui<br /> témoigne de gratitude ne le fait que pour lui-même, qui témoigne d’ingratitude… mon Seigneur est Suffisant-à-Soi, Généreux »<br /> <br /> <br /> 41.   Il dit : « Transformez-lui son trône. Nous allons voir si elle va se guider ou si  elle fait partie<br /> de ceux qui ne se guident pas »<br /> <br /> <br /> 42      quand elle fut venue, il lui fut dit : « Ton trône est-il bien ainsi ? »<br /> <br /> <br /> — « On dirait que c’est lui », répondit-elle. « Mais nous avions été dotés de la science avant elle, étant déjà musulmans (ou de<br /> Ceux-qui-se-soumettent)<br /> <br /> <br /> 43.  tandis qu’elle trouvait un obstacle en cela qu’elle adorait en place de Dieu,  appartenant à un peuple de<br /> dénégation. »<br /> <br /> <br /> 44.   — On lui dit : « Entre dans le palais. » À sa vue, elle crut voir une nappe d’eau profonde et dénuda ses jambes.<br /> Sūlaïmâane dit : « C’est un palais lissé de verre. » « Mon Dieu, dit-elle alors, j’étais ignorante envers moi-même. Avec Sūlaïmâane je me soumets à Dieu, Seigneur des univers<br /> (le Dieu de Vérité). »<br /> <br /> <br /> Internet : http://etienneduval.perso.neuf.fr/cafephilosophique/<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> La reine de Saba qui se soumet à la Vérité<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Salomon et la reine de Saba<br /> <br /> <br /> (Sourate XXVII, « Les fourmis »)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> 16.   Sūlaïmâane hérita de Dâwood. Il dit : « Humains, on nous a enseigné le   langage<br /> des oiseaux, nous sommes gratifiés de tout [outîna min koulli  chaïe]. »<br /> <br /> <br />             — C’était là le privilège éclatant.<br /> <br /> <br /> 17.    Et fut rassemblée par Sūlaïmâane son armée de djinns, d’hommes et  d’oiseaux, à sa<br /> discrétion.<br /> <br /> <br /> 18.   Ils arrivèrent enfin à la vallée des fourmis. Une fourmi dit : « Fourmis,   rentrons dans nos<br /> demeures, que Sūlaïmâane ne nous écrase avec ses soldats,  sans même s’en rendre compte ».<br /> <br /> <br /> 19.   Sūlaïmâane modéra en sourire le rire que lui inspirait ce propos : « Seigneur,  dit-il,<br /> confirme-moi dans l’action de grâces pour le bienfait que Tu m’as dispensé comme à mon père et mère, et dans l’accomplissement de l’œuvre salutaire qui puisse Te contenter. Fais-moi entrer par Ta<br /> miséricorde au nombre de Tes adorateurs justifiés ».<br /> <br /> <br /> 20.  Après avoir cherché parmi les oiseaux, il dit : « Comment ne vois-je pas la huppe ? Serait-elle parmi les<br /> manquants ? »<br /> <br /> <br /> 21.   que je lui inflige une punition sévère ! Ou même l’égorge à moins qu’elle ne  me présente une<br /> justification explicite »<br /> <br /> <br /> 22.    or, sans l’avoir trop fait attendre, elle dit : « J’ai embrassé de mon savoir ce  que tu ne<br /> sais pas. Je t’arrive de Saba avec une information de certitude<br /> <br /> <br /> 23.   J’ai trouvé qu’une femme est leur reine [tamlikouhoum] : elle est comblée de  tout<br /> [outïate min koulli chaïe], possède un trône magnifique [archoune âdîme]<br /> <br /> <br /> 24.  J’ai trouvé qu’elle et son peuple se prosternent devant le soleil en place de Dieu. Satan leur pare leurs actions et les détourne du<br /> chemin, de sorte qu’ils   ne se dirigent pas bien ».<br /> <br /> <br /> 25.   — Quoi ! ne pas se prosterner devant Dieu qui met au jour ce qui est caché  aux cieux et sur la terre,<br /> et connaît ce qu’ils cèlent et ce qu’ils publient<br /> <br /> <br /> 26.   Dieu — il n’est de dieu que Lui —, c’est Lui le seigneur du Trône souverain   [al-archi<br /> l’âdîme].<br /> <br /> <br /> 27.   Sūlaïmâane dit : « Nous verrons si tu dis vrai ou si tu n’es qu’une menteuse<br />  effrontée<br /> <br /> <br /> 28.   pars avec ce mien écrit, et lance-le-leur, et puis prends quelque distance et  observe leur<br /> réponse. »<br /> <br /> <br /> 29.    Elle dit : « Conseil, il m’a été lancé un écrit généreux<br /> <br /> <br /> 30.   “C’est de la part de Sūlaïmâane et c’est au nom de Dieu, le Tout miséricorde,  le<br /> Miséricordieux :<br /> <br /> <br /> 31.   N’allez pas vous croire supérieurs à moi. Venez à moi faire votre soumission<br />                   [mūslimîne].” »[1]<br /> <br /> <br /> 32.   Elle dit : « Conseil, éclairez-moi sur ma décision. Je ne trancherai rien qu’en<br />   votre présence »<br /> <br /> <br /> 33.    Ils dirent : « Nous sommes détenteurs d’une force et d’une puissance  redoutable. La<br />              décision te revient. Vois toi-même que décider »<br /> <br /> <br /> 34.   Elle dit : « Les rois quand ils envahissent une cité, y font grand dégât, et<br />   réduisent les            honorables citoyens parmi son peuple à la vilenie<br /> (adillah]. » — Ils en usent ainsi<br /> <br /> <br /> 35.   c’est pourquoi je leur dépêche un messager avec un présent, puis j’attends  pour voir ce que rapportent les<br /> messagers »<br /> <br /> <br /> 36.  Quand le messager vint à Sūlaïmâane, ce dernier lui dit : « Vous me feriez  largesse d’argent ? Mais<br /> Dieu m’a donné davantage qu’à vous ! À vous plutôt,  de faire bombance avec votre présent !<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> La recherche de la vérité qui permet au sujet de se constituer<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L’intérêt d’un mythe est d’offrir de multiples ouvertures. Tu le prends par le biais de la connaissance qui divise et sépare. Il est bien évident, comme tu le sais,<br /> que la connaissance n’est pas interdite. Mais elle est une tentation qui peut écarter l’homme de lui-même. Car, comme semble le montrer la double lecture de la Genèse et du Coran, ce qui est en<br /> cause, c’est le problème du sujet. Comment l’homme ou la femme vont-ils se retrouver pour pouvoir être eux-mêmes. Pour moi, la réponse est la suivante : ce n’est pas par la recherche de la<br /> connaissance mais par la recherche de la vérité qui renvoie à l’Autre. S’il y a recherche de la vérité non seulement la recherche de la connaissance n’est plus du côté de la toute-puissance mais<br /> elle devient nécessaire et souhaitable. Tout le problème y compris en ce qui concerne la sexualité c’est que l’homme puisse être adéquat à lui-même autrement dit qu’il soit dans la vérité.<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> La connaissance qui sépare et divise<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Comme une des lectures de ce dernier Dimanche était précisément le texte de la Genèse concernant le mythe du "Paradis Perdu",  j'ai relu ce<br /> passage dans la traduction de Frédéric Boyer dans la bible "Bayard": le texte est magnifique. Mais ce qui a retenu mon attention ce n'est pas le problème du péché qui n' inquiète plus beaucoup<br /> nos contemporains, mais c'est l'opposition entre "l'Arbre de vie" et "l'Arbre du bien et du mal". La vie est ici la vie hors du temps, en Dieu, une connaissance qui ne divise ou ne distingue<br /> pas.<br /> <br /> <br /> L'Arbre du bien et du mal  sépare, distingue; il symbolise une connaissance qui se divise dans le temps et l'espace. Ce mythe rejoint, me<br /> semble-t-il, une affirmation plusieurs fois répétée dans l'Ancien et le Nouveau Testaments que l'on est responsable et capable de faute lorsque l'on possède cette connaisssance qui sépare ou<br /> réduit.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Si l’analyse de cet article est éclairante. Tant mieux. Ce qui est sûr, c’est qu’il est absolument nécessaire de faire œuvre de vérité, surtout en ce qui concerne<br /> les mythes, souvent mal compris, qui finissent par déstabiliser la conscience humaine.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> La faille est une ouverture<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci pour ton analysante éclairante et rassurante ! La notion de "péché originel " m'a toujours gênée ; culpabilisée ? Je ne crois pas puisque c'est une faute que<br /> je n'avais pas commise ; cependant ce poids pesait sur mes épaules .La faille est une ouverture, on se relève d’une chute donc ces mots me paraissent plus justes et plus porteurs d’humanité.<br /> Comme Sisyphe qu'il "  faut imaginer heureux " selon Camus  car il met toute sa dignité et sa responsabilité d’homme à hisser son rocher.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Non, Hubert, tu n’es pas à côté de la plaque parce que tu n’es pas à côté de toi-même. Ta poésie traduit bien ce sentiment d’inachevé qu’évoque la faille :<br /> lieu du manque et d’un avenir à construire, lieu aussi d’une rencontre possible sans cesse à reprendre tout au long de la vie… C’est ainsi que ton texte s’ouvre sur quelque chose qui reste encore<br /> à dire.<br /> <br /> <br /> <br />
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H
<br /> <br /> Faille<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il y a comme une langueur<br /> <br /> <br /> Une langueur de début<br /> <br /> <br /> Et de fin non achevée<br /> <br /> <br /> D’inassouvi<br /> <br /> <br /> De fête rompue et d’exaltation brisée<br /> <br /> <br /> Qui jamais ne s’est vraiment éteinte<br /> <br /> <br /> Et revient à la faveur de la nuit, du sommeil, du rêve<br /> <br /> <br /> Aspirant si fort vers la merveille perdue.<br /> <br /> <br /> Un visage, un sourire, un galbe, un élan pirouette<br /> <br /> <br /> L’Amour entrevu,<br /> <br /> <br /> Cœur et corps à embrasser<br /> <br /> <br /> Attachante, entraînante, obsédante…<br /> <br /> <br /> Le matin se levant, l’homme est à son ouvrage<br /> <br /> <br /> envoyant aux gémonies ce qui l’a tourmenté, entravé, scotché<br /> <br /> <br /> Pour une journée percutante de chocs, de hargne, de peurs,<br /> <br /> <br /> de contacts et d’affronts, de mille choses utiles et nécessaires,<br /> <br /> <br /> encourageantes ou terrassantes.<br /> <br /> <br /> Puis le soir tombant, remonte du fond<br /> <br /> <br /> Du fin fond de la tripale obstination<br /> <br /> <br /> la lancinante pensée de l’impossible oubliée<br /> <br /> <br /> Langueur tissée de promesses sans cesse décalées<br /> <br /> <br /> de quiproquos en erreurs sans cesse ajoutées.<br /> <br /> <br /> Quel Esprit salvateur alors pour ne pas sombrer ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Hubert Marrel 12 mars 2011<br /> <br /> <br /> Je verrai après ce que je pourrai écrire... si je ne suis pas à côté de la plaque.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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B
<br /> <br /> <br /> La chute d’Icare<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> L'article est repris en liaison avec la fauille streaming :<br /> <br /> <br /> http://www.over-blog.com/top/cuisine/50/la-faille-streaming.html<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> La notion de chute semble être surajoutée au texte biblique, comme le dit Jean-Marie Perret (ci-dessus). En soi, elle n’évoque pas une faute mais le passage<br /> imaginaire du paradis à la vie sur terre. Et effectivement ce passage intervient après la création du couple. Il semble évident que cette dualité pleine de promesses puisse être<br />  difficile à vivre comme la dualité chair et esprit elle-même, à la recherche d’une unité intérieure problématique. Cela évoquerait la faille originelle dont j’ai parlé.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> La chute et la création du couple adamique<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> En souhaitant que ce petit texte quelque peu surréaliste ne déparera pas avec la très grande poésie des commentaires ce blog.<br /> <br /> <br /> Il me semble que le sentiment de chute survient au moment même de la création du couple adamique.<br /> <br /> <br /> Gn 2:21 Alors, Yahvé Dieu fit tomber une torpeur sur l'homme qui s'endormit<br /> <br /> <br /> Au moment de dormir, on a parfois une impression de chute imminente. Bien que ce sentiment troublant de chute ne présente aucun danger en soi, il peut avoir<br /> néanmoins un fort impact psychologique sur le sujet.<br /> <br /> <br /> Si je m’en tiens au sens littéral du texte qui précède la mise en sommeil d’Adam<br /> <br /> <br /> Gn 2:18 Yahvé Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul<br /> <br /> <br /> Introduisant déjà une notion de mise distance librement consentie de part et d’autre : Yahvé Dieu en haut, seul et sans compagnon, et l’homme ici-bas, avec une aide<br /> assortie. Orientant ainsi notre Adam (l'Homme de la Terre) vers des désirs terrestres partagés par le règne animal<br /> <br /> <br /> Je me permettrai d’ajouter que par cette revendication moïque Adam commence à se différencier du monde animal :<br /> <br /> <br /> Gn 2.20 Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide<br /> semblable à lui.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> En ce qui concerne la notion de faute ou de péché originel il y matière à réfléchir encore et encore...<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> <br /> Un chemin à vivre ensemble<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Merci Gérard de ton texte dans lequel je me reconnais complètement. Comme toi je résonne tout à fait à la belle phrase de Claude Pont : la différence c’est ce<br /> qui nous permet de vivre ensemble. L’ange qui nous séduit ne fait que renvoyer notre propre image ou tout au moins celle de l’idéal, qui ignore le temps et la différence. Ce qui m’inquiète c’est<br /> que toute une part du religieux (mais non la totalité) ne fait que reprendre le langage de l’ange…<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> La différence qui permet de vivre ensemble<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> C'est bien curieux. J'entendais comme souvent le dimanche, la Maison d'Étude. Un auteur, psychanalyste (j'ai mal saisi son nom : Oussam Abbati ?) présentait son<br /> dernier livre "La Bible, aujourd'hui, un livre pour se construire", Éditions Derbi (???) . J'avais lu ton texte. Et venaient quelques réflexions, bien banales sans doute. J'ai entendu des<br /> formulations que je cherchais et pour une part, confirmation de ce que je me mettais à penser. Donc j'ose.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L'idée de la chute fait partie du mythe. Celui-ci aide à comprendre de quoi est faite la condition humaine, par rapport et même par contraste avec le paradis<br /> mythique. L'exclusion prononcée à l'encontre de l'humanité (= homme + femme) signifie la différence radicale entre la condition humaine, faite, précisément, de différences de toutes sortes, de<br /> combats à mener, de science à acquérir, de mal nécessaire à surmonter pour sauver la vie, etc., etc. Le paradis au contraire étant la paix et l'harmonie, la fusion et la confusion, qui ne sont<br /> pas un monde humain.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Celui-ci est caractérisé par "l'incomplétude" essentielle de l'Homme, que soulignent, me semble-t-il, la psychanalyse, et même la psychologie assez élémentaire, qui<br /> sait que l'homme, en naissant, à tout à apprendre. De plus, seule cette "incomplétude" permet, et fait naître la rencontre parce qu'elle fonde notre besoin radical d'autrui, pour devenir, soi<br /> même,... quelque chose. Ce qui n'est possible que dans le respect des différences (qu'on retrouve affirmé par Babel).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> C'est sauf erreur, ce que tu appelles la faille, qui est entre la condition humaine - et une condition divine, paradisiaque, mythique et hypothétique ; entre les<br /> hommes, différents les uns des autres, femmes comprises cela va sans dire, de toutes sortes de manières ; failles et contradictions aussi à l'intérieur même de chacun. C'est ce qui fait avancer,<br /> c'est-à-dire vivre.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je retrouve là la très belle réflexion de Claude Pont, dans son "Faire -part" (Ed. Entre-vues, 3 rue des Sports, Lyon, 3ème -publicité gratuite) sur la kénose et<br /> sur la psychanalyse, sorte de kénose laïque. Mon psychanalyste de ce matin précisait que la différence n'est certes pas un but en soi, mais elle permet de vivre ensemble. Ce qui n'est pas à<br /> négliger.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je n'ai pour le moment rien 'autre à dire que ces banalités, que j'ai hésité à t'envoyer.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bien amicalement et merci encore pour ces aides à ne pas mourir idiot.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Essai de réponse à Monique<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le problème qui s’est posé dès le départ a été la difficulté de l’homme à être homme. Il était ballotté entre l’esprit et la chair.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La séduction de l’ange<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Une des premières perspectives pour s’y retrouver a été la tentation de l’ange, bien mise en évidence par le Coran. C’était un moyen de découvrir une assise solide<br /> qui devait permettre à l’homme d’assumer la chair. Mais en fait l’homme n’est pas un ange et cette mauvaise interprétation de sa condition l’a amené à la pire des déconvenues. Il a eu<br /> l’impression d’avoir été trompé et il a refoulé cette partie de lui-même qu’il a considérée comme un ange déchu. Et puis il y a eu un retour de cette partie refoulée, qu’il a identifiée à Satan.<br /> Cela n’est pas une histoire, c’est l’idée qu’aujourd’hui encore l’homme est séduit par l’idée qu’il est un ange : une séduction qui le trompe parce que le sujet<br /> humain  n’est pas l’ange mais un substrat (subjectum), qui peut articuler la chair et l’esprit dans la mesure où il est ouvert à quelque chose qui le dépasse et le fonde.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L’interprétation culpabilisatrice<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les mythes demandent toujours à être interprétés et il n’est pas du tout anormal que l’on soit passé d’une interprétation culpabilisatrice à une interprétation plus<br /> ouverte, qui permet de mieux structurer le sujet. L’interprétation culpabilisatrice était liée au fait que l’on a pris le mythe pour une histoire alors qu’il était l’expression d’une structure<br /> fondamentale. La redécouverte du mythe est assez récente et la capacité d’interpréter les textes symboliques est aussi liée à une telle redécouverte.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le Tout Autre<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’emprunte l’idée du Tout Autre à Lacan sans en respecter vraiment le contenu. Pour moi l’homme se heurte à une limite : il ne peut se fonder lui-même. Et ce<br /> quelque chose qui le fonde, ce serait précisément le Tout Autre que les croyants nomment Dieu. Mais que je sois croyant ou non, je suis toujours amené à respecter ma propre limite qui révèle<br /> qu’il me manque quelque chose d’essentiel pour rendre compte de ce que je suis.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L’interdit et la parole<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L’interdit renvoie à la Parole fondatrice, qui tient compte de la condition et de l‘historicité de l’homme. C’est sur elle que va se fonder ma propre parole ;<br /> celle-ci va structurer ma relation à l’autre.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Interrogations<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> * L’interprétation que tu nous proposes, Etienne, me convient  parfaitement, jusqu’à : « La faille, c’est du manque : En réalité, l’homme n’est<br /> pas fini. Il  doit participer à sa propre création et la faille qui apparaissait  comme une fragilité indépassable est précisément l’espace de jeu<br /> qui  lui est réservé pour sa propre promotion. Faite de manque, la faille   va pousser l’homme à travailler à son accomplissement. Et le<br /> manque,  lieu de l’inaccompli,  est donc aussi le lieu d’une promesse,  structurée, en même temps, autour du connu et de l’inconnaissable<br /> ».<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il me semble comprendre que c’est le propre des mythes (et des textes  prophétiques) de proposer des textes qui se prêtent  à<br /> des  interprétations diverses et contradictoires, selon les époques. La religion chrétienne à des différentes époques a été  culpabilisatrice. Il y était bien<br /> question de la faute originelle. (Il  n’y a quand même pas si longtemps que le saint curé d’Ars se  flagellait).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> * Plus loin, l’introduction de la confrontation au « Tout autre » que  les croyants appellent Dieu ne m’évoque rien.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L’inter-dit  qui renvoie à la nécessité de la parole me renvoie aux  acrobaties psychanalytiques (pardon).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> * Le dernier paragraphe : L’homme est un être de désir qui ne peut  s’accomplir que dans le temps… entre tout à fait dans notre<br /> manière  actuelle de penser et d’espérer;  je ne peux qu'avoir envie d'y adhérer.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’aurais été curieuse cependant d’une analyse des différences entre  « la chute dans la bible » et « la chute dans le Coran ». Le texte du Coran<br /> me paraît plus rude, plus impératif, et plus <br /> <br /> <br /> menaçant : « nous avons donné les satans comme protecteurs aux  incroyants ». Le texte de la bible est plus imagé, la femme est nommée, le diable<br /> ne l’est pas. Le serpent qui lui sert <br /> <br /> <br /> d’intermédiaire appartient au règne animal.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Monique Douillet<br /> <br /> <br /> http://www.recits-et-reflexions.com<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Dialogue avec Laurent de Die<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> En relisant ce que dit Laurent, je suis émerveillé par la qualité spirituelle de ses propos. C’est d’ailleurs, pour cette raison, que je n’ai pas voulu intervenir.<br /> Je voulais que chacun se sente interpellé avant d’intervenir moi-même, car intervenir trop tôt c’est un peu une manière de s’approprier.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Intégration de mes blessures et guérison<br /> <br /> <br /> Les blessures de mon enfance comme celles de toute mon existence peuvent empoisonner ma vie. Je n’arrive pas à prendre de la distance pour qu’elles puissent<br /> cicatriser. Et toi, Laurent, tu nous donnes un conseil de maître : « Si vous voulez guérir accueillez toutes ces blessures comme faisant partie de vous, intégrez-les et alors vous irez<br /> vers la guérison ». Je croyais que ces blessures m’empêchaient de vivre. En fait, j’en faisais des liens qui enfermaient mon existence et m’empêchaient de respirer. Et toi tu suggères :<br /> « Ces blessures sont une richesse qui vous guérira au plus intime de vous-mêmes, comme si elles avaient servi de feu purificateur. Elles seront aussi l’occasion d’aller beaucoup plus loin<br /> dans votre épanouissement parce qu’elles préparent votre renaissance ».<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La fissure qui me sépare du cosmos est un passage pour rejoindre le tout<br /> <br /> <br /> Je suis séparé du cosmos. Je pense être esseulé, livré à moi-même, écarté des trésors de l’Univers. Et toi, tu nous dis : « C’est précisément cette<br /> séparation qui va vous permettre d’accéder aux richesses du tout ». Je retrouve, dans tes propos, l’inspiration de Khalil Gibran dans Le prophète. Alors, je ne suis plus<br /> seul. Je peux désormais danser avec tout l’univers, goûter à tous ses trésors ; parce que j’ai quitté le prendre et l’appropriation, ce n’est pas moi, qui ai fini par l’atteindre, c’est lui<br /> qui s’est donné à moi.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L’enfant fragile qui pleure devant une fourmi écrasée<br /> <br /> <br /> Laurent, c’est à une complète transformation que tu nous appelles. Il faut renaître comme un enfant fragile, « laisser la place à l’enfant intérieur, qui<br /> ressent, vit sans jugement, ni mental ». J’aime bien ton expression : « l’enfant qui va pleurer devant une fourmi écrasée ». Cela me rappelle le très beau conte indien,<br /> intitulé  Le fil d’araignée. Sakyamuni voit Kandata se débattre au fond des enfers et, parce qu’il se révolte, il voudrait tenter de le sauver. Or il a passé sa<br /> vie à voler, à violer et à tuer. Mais Sakyamuni a un petit souvenir furtif : un jour Kandata fuyait devant l’adversaire. Or il aperçoit sur son chemin une araignée en train de tisser sa<br /> toile. Avec une délicatesse à laquelle il n’était pas habitué, il fait alors un pas de côté et laisse l’insecte terminer son ouvrage. Il n’en faut pas plus au dieu de l’univers pour donner une<br /> dernière chance à Kandata : il lui envoie un fil d’araignée, jusque dans le fond des enfers. Le truand le saisit et commence à se hisser vers le ciel. Mais je ne dis pas la suite…<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Référence du blog en lien avec Chagall :<br /> <br /> <br /> http://www.wikio.fr/news/Marc+Chagall<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> <br /> Aurores polaires<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> L'article est également présent sur le site Mythes et pensée<br /> <br /> <br /> http://etienneduval.perso.neuf.fr/<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://etienneduval.perso.neuf.fr/De%20la%20faute%20%E0%20la%20faille%20de%20l%27homme.htm<br /> <br /> <br /> <br />
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W
<br /> <br /> Wikio a repris le nouvel article du blog : http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1082857.html<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> <br /> Reprise du texte de Laurent de Die, qui a été malencontreusement coupé<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La fissure qui laisse passer la lumière<br /> <br /> <br /> La deuxième faille est liée à la séparation du cosmos, à l'incarnation dans ce corps : chaque forme de vie est obligatoirement une forme limitée de<br /> la Vie. Elle ne peut faire qu'une partie de l'expérience de la Vie : je suis un homme et je ne peux pas être une femme, pas plus qu'un arbre, un oiseau ou une pierre. Depuis la conception, l'être<br /> humain fait l'expérience de forces de vie en lui qui le sépare. Il en ressent de l'incomplétude qui est le commun de tous les humains. <br /> <br /> <br /> Ce qui fait notre différence avec l'animal, c'est que nous avons une conscience et un langage évolué qui nous permettent de constater cette séparation, ce manque<br /> d'une expérience plus totale de la Vie. Il devient possible de faire un chemin<br /> qui peut conduire à une coupure de moins en moins grande entre la forme de vie que je suis et la Vie, le Cosmos,<br /> Dieu, les autres, le non-humain, etc.<br /> <br /> <br /> La fissure est alors le passage par lequel l’Ame peut rejoindre le Tout.<br /> <br /> <br /> C'est le chemin de la spiritualité qui est la quête que certains mènent depuis homo sapiens, depuis les premiers chamanes...<br /> <br /> <br /> Dans cette quête, l’identification à cette forme humaine qui est la mienne, à ce corps, à ces ressentis, à ces émotions n’est plus essentielle ; ce ne sont plus<br /> que des formes du Tout qui méritent tout mon amour au même titre que l’oiseau qui passe, le caillou du bord du chemin, le collègue de travail, le voisin, etc.<br /> <br /> <br /> Il n’y a plus d’attachement égotique à cette forme. Il y a ce fameux lâcher prise total.<br /> <br /> <br /> « Si quelqu'un vient à moi et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses frères et ses sœurs, et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple »<br /> [Luc 14:26]. La vocation de l'être humain est donc de s'ouvrir à plus grand que soi.<br /> <br /> <br /> « Redevenez comme de petits enfants » (Marc 10,14), c’est abandonner toutes les croyances, tous les conditionnements, toutes les apparences dont je me<br /> suis affublé pour survivre ; c’est renaître à nouveau fragile, sensible et totalement en lien, en communion avec toutes les formes que prend la<br /> Vie. Laisser la place à un "enfant intérieur" qui ressent, vit sans jugement, ni mental.<br /> <br /> <br /> Ex : cette enfant qui va pleurer devant une fourmi écrasée, qui va rire avec un galet de la rivière, s’élancer vers un handicapé ou s’effrayer de l’orage qui<br /> tonne…<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Oui, « Il y a une fissure, une fissure dans toute chose,<br /> <br /> <br />           c’est ainsi qu’entre la lumière. »<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Excuse-moi, Laurent, je ne m’étais pas aperçu que ton texte avait été coupé. Ce n’est pas apparent après la déposition du texte. C’est la machine qui le coupe après<br /> coup. Je vais tout de suite restituer la partie manquante. En ce qui concerne mon commentaire, je pensais plutôt t’avoir fait un compliment. En parlant d’écriture, je voulais souligner la densité<br /> et l’originalité de ton texte, qui n’a rien à voir avec les délires psychologisants. Non, tu n’es pas à côté du sujet.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> La fin du texte est coupée sur ton blog... mais peut-être étais-je trop long ! A lire ton commentaire, j'ai le sentiment que ce que je dépose sur ce blog est hors<br /> sujet puisque le sujet est les mythes fondateurs et pas mes délires pseudo-spirituels psychologisants !<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Merci pour ton attention et ta bienveillance.<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> J'ai lu dès réception ton texte sur la "faute" originelle, et je crois  être d'accord avec toi.<br /> <br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> <br /> Des fissures comme une écriture<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Laurent, ton texte n’est pas une parole ; il est une écriture. Il crée la distance et porte la fissure faite, en même temps, de souffrance et de lumière. Aussi<br /> est-il difficile de réagir. Tu nous invites au silence, à l’expérience intérieure, d’où pourra peut-être sortir une Parole.<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> « There is a crack, a crack in everything.<br /> <br /> <br />    That's how the light gets in. »<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Il y a une fissure, une fissure dans toute chose,<br /> <br /> <br />    c’est ainsi qu’entre la lumière. »<br /> <br /> <br />    Léonard Cohen   "Anthem"<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Deux types de faille<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il me semble qu'il y a de la morbidité à utiliser les termes de péché originel, faute, chute...<br /> <br /> <br /> Mots qui créent de la division au sein de l'homme. Que les mythes ou les religions en aient fait usage n'est pas preuve de leur intérêt.<br /> <br /> <br /> Quant à moi, je vois deux types de faille :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La partie blessée en nous<br /> <br /> <br /> La faille liée à mon histoire de vie : c'est la partie blessée en nous. Tout être humain, à travers ce qu'il a vécu dans sa chair comme fœtus, bébé, petit enfant a<br /> grandi, c'est construit grâce à la relation (à la mère principalement). Mais ce lien, cette relation ne peut pas le combler. Il a ressenti au plus profond de lui-même le manque "on<br /> ne peut pas me donner", le sentiment d'inexistence "je ne compte pas", etc.<br /> <br /> <br /> Violence subie à laquelle va répondre une contre-violence : fausses croyances sur soi-même et sur les autres, refoulement, colère tournée vers l'extérieur ou contre<br /> soi-même, mécanismes de défense, comportements inadaptés, etc. Conditionnements familiaux et sociaux.<br /> <br /> <br /> Cette fissure nous la partageons avec l'animal qui vit les mêmes manques dans sa genèse.<br /> <br /> <br /> Ce qui fait notre différence avec l'animal, c'est que nous avons une conscience et un langage évolué qui nous permettent de constater cette fissure-blessure. C'est<br /> le domaine de la psychologie qui est une quête d'un apaisement avec cette incarnation que je suis.<br /> <br /> <br /> Le travail sur soi (thérapeutique ou autre) peut me conduire à prendre conscience de ce passé, de cette partie blessée, de voir ce que j'ai mis en œuvre comme<br /> enfant pour y faire face.<br /> <br /> <br /> "Il s'agit de ma vie, de mon histoire, de ma douleur, de ma vérité. Celles-ci sont intimement liées à moi, elles m'appartiennent et je choisis par conséquent de les<br /> accueillir avec amour, chose que je suis en mesure de faire maintenant que je suis adulte et que tout danger est écarté. Ce n'est que si je suis capable de m'embrasser comme je suis, sous toutes<br /> mes facettes, que l'intégration, c'est-à-dire la guérison, peut avoir lieu ! Toutes les pièces du puzzle que constitue ma vie trouvent enfin leur place."<br /> <br /> <br /> Touts les compétences, les richesses que j'ai développées, enfant, pour survivre font de moi, aujourd'hui, un adulte unique. "Alors je peux me regarder avec une<br /> sincère compassion, sans me juger, et laisser advenir ce qui doit advenir." (PRI Bosch Bonomo).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La fissure qui laisse passer la lumière<br /> <br /> <br /> La deuxième faille est liée à la séparation du cosmos, à l'incarnation dans ce corps : chaque forme de vie est obligatoirement une forme limitée de<br /> la Vie. Elle ne peut faire qu'une partie de l'expérience de la Vie : je suis un homme et je ne peux pas être une femme, pas plus qu'un arbre, un oiseau ou une pierre. Depuis la conception, l'être<br /> humain fait l'expérience de forces de vie en lui qui le sépare. Il en ressent de l'incomplétude qui est le commun de tous les humains.<br /> <br /> <br /> Ce qui fait notre différence avec l'animal, c'est que nous avons une conscience et un langage évolué qui nous permettent de constater cette séparation, ce manque<br /> d'une expérience plus totale de la Vie. Il devient possible de faire un chemin<br /> qui peut conduire à une coupure de moins en moins grande entre la forme de vie que je suis et la Vie, le Cosmos, Dieu,<br /> les autres, le non-humain, etc.<br /> <br /> <br /> La fissure est alors le passage par lequel l’Ame peut rejoindre le Tout.<br /> <br /> <br /> C'est le chemin de la spiritualité qui est la quête que certains mènent depuis homo<br /> <br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Merci à Olivier Schmidt-Chevalier, qui fait référence à cet article dès sa parution dans son blog des blogs : http://blogoliviersc.org/<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Merci pour ton envoi que j'ai parcouru avec intérêt.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Merci Hugues de ton jugement sympathique et assez sûr pour moi, et de ton encouragement discret mais efficace.<br /> <br /> <br /> <br />
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H
<br /> <br /> Merci, Etienne, de cette réflexion sur le péché originel qui mérite une réinterprétation. Celle que tu proposes est très intéressante.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Je suis d’accord avec vous. Votre position n’est pas contradictoire avec la mienne. La seule différence c’est que j’essaie de me situer à l’intérieur de l’analyse<br /> des mythes, sans essayer de faire de la théologie. De votre côté vous semblez vous situer à l’intérieur de la foi, ce qui est tout à fait votre droit. Mais il y a un temps pour tout. Il me semble<br /> que plus on est respectueux des textes et de leur logique plus on élargit l’éventail pour une réflexion philosophique ou théologique.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Cher Etienne Duval,<br /> <br /> <br /> Sans contredire votre interprétation, je vous propose de poursuivre encore votre chemin, et d'examiner avec moi plusiseurs possibilités.<br /> <br /> <br /> La notion de "chute" est étrangère au texte biblique : bien que tirée d'un corpus externe, on persiste à la rapporter aux récits de la Genèse, ce qui est erroné.<br /> <br /> A lire des théologoiens contemporains des plus recommandables (Karl Barth, Robert Jenson), il semble que pas plus que l'Apocalypse ne décrit un "futur" qui devrait fondre sur nous, la Genèse<br /> n'évoque un temps antérieur de l'histoire où tout aurait commencé. Voyons tout cela de préférence comme métaphysiquement contemporain, comme une mise en récit des strates qui nous composent. La<br /> dérobade ou la faille nous habite (je préfèrerais dire : le sentiment de n'être jamais à la hauteur de l'être et de sa plénitude), ainsi que le sentiment involontaire d'y être pour quelque chose.<br /> Mais une promesse nous habite aussi : campant aux frontières de la paix, le désir d'être malgré tout en phase avec la vie n'est pas à jamais trompeur, nous en emportons avec nous la conviction<br /> (que les Livres "inspirés" nous confirment).<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Vous avez fait une très belle découverte que je viens de vérifier sur mon dictionnaire latin. Il me semble assez probable que cette proximité inattendue est bien le<br /> fruit d’une référence au texte de la genèse et surtout à son interprétation non discutée et pourtant discutable, pendant de nombreux siècles. Merci pour votre découverte.<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Merci pour cette éclairante mise au point...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je retourne à mes obsessions linguistiques. Je viens de vérifier qu'en latin , le mot "malum" signifie , à la fois "mal" et "pomme". Cette polysémie est-elle à<br /> l'origine des interprétations culpabilisatrices ? Pour mémoire , "pomum" signifie "fruit"<br /> <br /> <br /> AA<br /> <br /> <br /> <br />
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  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.over-blog.com/ Le mythe et le conte sont la parole dans sa première gestation. C'est pourquoi, si la parole est malade, comme le dit Vittorio Gasman, il devient urgent de revenir à ses fondements qui sont encore à notre disposition, à travers les mythes et les contes. Lorsque la parole ne fonctionne pas, c'est la violence qui gagne. Les mythes et les contes, par l'apprentissage du processus symbolique qu'ils proposent, sont là pour nous aider à faire sortir la parole de la violence. C'est de la naissance de l'homme lui-même dont il s'agit.
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