Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 10:07

http://www.decitre.fr/gi/05/9782847460605FS.gif

 

 

Confrontation hommes/femmes : Rê et Isis

 

Il y a deux problèmes très importants que révèlent les mythes : la violence et la confrontation hommes/femmes. Nous avons souvent évoqué le problème de la violence. Il s’agirait pour le cycle 2010-2012 de regrouper nos forces et notre capacité d’investigation pour y voir plus clair en ce qui concerne la confrontation hommes/femmes. C’est ce problème qui est souligné dans les mythes de la chute, dans ceux de Ré et Isis, d’Œdipe et Antigone, Orphée et Eurydice, sans oublier Chahrazade. Une telle question nous interpelle particulièrement en ce moment à travers les évocations du voile, de la burka, de la place faite aux femmes dans la vie sociale et politique. Qu’est-ce qui se cache derrière la peur que soulève le rapport hommes-femmes, en deçà et au-delà même de la sexualité ?

 

Je propose que nous commencions par le mythe égyptien de Rê et Isis, où se profile une des figures du couple primordial. Chacun sera confronté au texte d’origine sans passer par la réflexion personnelle de l’un ou l’autre d’entre nous. Le dialogue entre tous les intervenants pourra puiser ainsi immédiatement aux sources de la pensée, ce mois-ci comme tous les autres mois qui suivront. Une recherche semblable sera faite au café philosophique interculturel de Formidec et au groupe de la parole mais avec une méthode renouvelée.

 

Chacun est invité maintenant à entrer dans la pensée en choisissant un des angles d’attaque que lui offre le texte.

 

 

Rê et Isis (mythe égyptien)

   

Paroles du dieu qui vint à l’existence de lui-même, qui créa le ciel, la terre et l’eau, le souffle de la vie et le feu, les divinités et les hommes, le bétail, les serpents, les oiseaux et les poissons ; le roi des hommes et des dieux réunis dont les limites vont au-delà des années, et possédant beaucoup de noms, inconnus de celui-ci ou inconnus de celui-là.

 

Isis souhaite connaître le nom de Rê

Isis était une femme intelligente ; son cœur était plus habile que celui de millions d’hommes ; elle avait plus de discernement qu’un million de dieux ; elle était plus judicieuse qu’un million d’esprits. Elle n’ignorait rien de ce qui était dans le ciel et sur la terre, à l’égal de Rê, qui avait créé ce qui est sur la terre. Mais elle souhaitait, en son cœur, connaître le nom de ce dieu auguste.

 

Elle façonne un serpent sacré

Rê, chaque jour, entrait à la tête de son équipage et s’asseyait sur le trône des Deux Horizons. Le grand âge du dieu rendait sa bouche molle ; aussi laissait-il tomber sa salive sur le sol, ou bien il crachait en la jetant à terre. Isis (un jour) la pétrit en ses mains avec la terre sur laquelle elle se trouvait ; elle lui donna la forme d’un serpent sacré, et le modela tel un trait prêt à s’élancer. Mais, devant elle, il ne bougea pas ; aussi put-elle le placer à la croisée des chemins que le dieu auguste avait coutume de suivre, selon son désir, sur le Double Pays.

 

Le dieu mordu par le serpent sacré

Le dieu fit son apparition hors des portes de son palais, tandis que les divinités du palais étaient en sa suite, afin de se promener, comme chaque jour. Alors le serpent sacré le mordit, et le feu de la vie sortit de lui, puis l’animal se cacha dans les roseaux. Le dieu ouvrit la bouche et la voix de Sa Majesté atteignit le ciel. Son Ennéade dit : « Qu’est-ce donc ? Qu’est-ce donc ? » ; les dieux dirent : « Quoi donc ? Quoi donc ? » Il ne pouvait leur répondre, ses lèvres tremblaient, ses membres étaient secoués, car le poison avait pris possession de son corps, de même que le grand Nil charrie tout derrière lui.

 

Le grand dieu affermit alors son cœur et il appela ceux qui étaient en sa suite : « Venez à moi, vous qui êtes venus à l’existence hors de mon corps, dieux qui êtes issus de moi, afin que je vous fasse connaître ce qui m’est arrivé. Une chose douloureuse m’a mordu. Mon cœur ne la connaît pas, mes yeux ne l’ont pas vue, ma main ne l’a pas faite. Je ne reconnais en elle aucun des éléments de ma création. Mais je n’ai jamais ressenti une souffrance comme celle-là ; il n’y a rien de plus pénible que cela. Je suis un Souverain, fils de Souverain, une semence divine venue à l’existence comme dieu. Je suis le Grand, fils du Grand, celui dont le nom fut pensé par son père. J’ai beaucoup de noms et beaucoup de formes. Ma forme est aussi en chaque dieu. Je suis celui que l’on appelle Atoum et Horus le loué. Mon père et ma mère m’ont dit mon nom, et je l’ai caché en mon corps hors de portée de mes enfants de peur qu’un pouvoir soit donné à un magicien contre moi. Or je sortais pour voir ce que j’avais créé, je me promenais sur le Double Pays que j’avais fait, lorsqu’une chose me mordit que je ne connais point. Ce n’est pas le feu, ce n’est pas l’eau, mais mon cœur brûle, mon corps tremble et mes membres ont froid. Que mes enfants, les dieux me soient amenés, avec des paroles bénéfiques – les dieux qui savent les formules magiques et dont la connaissance atteint le ciel ».

 

« Je tremble »

Alors les enfants du dieu vinrent à lui, chacun d’eux se lamentant. Isis s’en vint avec son pouvoir et ses incantations magiques, possédant le souffle de la vie, avec ses incantations magiques pour repousser la maladie, avec ses paroles capables de rendre la vie à une bouche qui étouffe. Elle dit : « Qu’est-ce-donc ? Qu’est-ce donc ?  ô mon divin père ! L’un de tes enfants aurait-il levé la tête à ton encontre ? Alors je le ferai tomber grâce à mon pouvoir magique parfait, et je ferai qu’il soit chassé de la vue de tes rayons ».

 

Le dieu auguste ouvrit la bouche : « En vérité, je marchais sur le chemin, je me prosternais dans le Double Pays, mon cœur souhaitant de revoir ce que j’avais créé, lorsque je fus mordu par un serpent que je n’aperçus même point. Ce n’est pas le feu, ce n’est pas l’eau, mais je suis plus froid que l’eau et plus chaud que le feu ; tout mon corps transpire, et je tremble ; mon regard n’est pas ferme, je ne vois plus ; et le ciel fait que l’eau inonde mon visage comme au temps de l’été ».

 

« Dis-moi ton nom »

Isis répondit : « Dis-moi ton nom, mon divin père ! Car un homme revit lorsqu’il est appelé par son nom ».  – « Je suis celui qui a fait le ciel et la terre, qui a lié les montagnes, qui a créé ce qui existe sur eux. Je suis celui qui a fait l’eau, de telle sorte que la vache nommée Mehet-Ouret put venir à l’existence. J’ai fait le taureau pour la vache, de telle sorte que la jouissance sexuelle vînt aussi à l’existence. Je suis celui qui a fait l’empyrée et les mystères des deux horizons, j’ai placé là les ba des dieux. Je suis celui qui fait venir la lumière lorsqu’il ouvre les yeux, et amène l’obscurité lorsqu’il les ferme. L’eau du Nil coule selon son ordre, celui dont les dieux ignorent le nom. Je suis celui qui a fait venir à l’existence les heures et les jours, je suis celui qui a établi la répartition des fêtes de l’année, et qui a créé le fleuve. Je suis celui qui a fait le feu de la vie, afin de donner existence aux œuvres des temples. Je suis Khepri au matin, Rê au zénith, Atoum dans le soir/ »

 

Mais cela n’arrêta pas le poison dans sa course, et le grand dieu ne se remettait point. 

 

Isis dit alors à Rê : « Ton nom n’est pas parmi ceux que tu m’as dits. Dis-le-moi donc, et le poison sortira, car un homme revit lorsque son nom est prononcé ».

 

Le grand dieu divulgua son nom auprès d’Isis

Le poison brûlait de toute sa brûlure, il était plus fort que la cuisson du feu. Alors Rê dit : « Prête-moi tes oreilles, ma fille Isis, de telle sorte que mon nom passe de mon corps dans ton corps. Le plus divin des dieux l’a caché, pour que ma place soit vaste dans le navire des millions d’années. Lorsqu’il sera sorti de mon cœur, dis-le à ton fils Horus, en le liant par un serment divin, en ayant placé Dieu devant son regard ». Et le grand dieu divulgua son nom auprès d’Isis, la Grande Magicienne.

 

« Rê vit, le poison est mort »

« Ecoule-toi, poison du scorpion. Sors de Rê et de l’œil d’Horus ! Sors du dieu, ô brûlant, selon mon incantation ! Je suis celle qui agit et je suis celle qui chasse. Va-t-en dedans la terre, puissant poison ! Vois, le grand dieu a divulgué son nom. Rê vit, le poison est mort ! » - Selon les mots d’Isis, la grande magicienne, la maîtresse des dieux, qui connaît Rê par son nom.

 

Paroles à prononcer sur une image d’Atoum, Horus le loué, une figure d’Isis et une image d’Horus, peintes sur la main du malade et qui doivent être léchées par cet homme. Cela peut être fait aussi sur une bande de lin très fin que l’on placera sur la gorge du malade. Ceci est un procédé pour agir contre le poison du scorpion. Ou bien encore, on pourra agir de même avec de la bière et du vin qui seront bus par l’homme qu’un scorpion a mordu. C’est cela qui détruit le poison. Vraiment efficace, un million de fois.

(Textes sacrés et textes profanes de l’ancienne Egypte II, traductions et commentaires par Claire Lalouette, Connaissance de l’Orient, Gallimard)

 

 

Télécharger le texte de Rê et Isis

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Duval Etienne
commenter cet article

commentaires

Duval Etienne 29/09/2010 10:05



Pas de fine bouche en ce qui concerne wikipedia


 


Je trouve personnellement que nous sommes tous très hypocrites en ce qui concerne wikipedia. Beaucoup d’entre nous trouvent souvent dans cette encyclopédie une
première approche qui permet d’aller plus loin. C’est moi, d’ailleurs, qui ai mis l’article sur le phallus ; il n’était pas lumineux mais il était loin d’être nul. Wikipedia me paraît être
une invention extraordinaire, démocratique et très souple. C’est vrai que le manque de contrôle nous fait courir le risque de tomber sur des auteurs pas très sérieux voire un peu farfelus. Il
peut y avoir aussi des règlements de compte. Mais les avantages me paraissent de beaucoup supérieurs aux  dérives possibles. Il est évident que si j’étais directeur de thèse, je
ne tolèrerais pas les références wikipedia mais je n’interdirais surtout pas au thésard d’aller y jeter un œil. Alors si un article assez simple peut nous éclairer, je ne vois pas, pourquoi, dans
le blog, on devrait se priver de cet éclairage facile. Par contre, il est vrai, comme le reconnaît Yvon, que l’important ici est d’apprendre à penser par soi-même sans toujours se référer aux
grands auteurs ou aux encyclopédies.



charles lallemand 28/09/2010 20:22



D'accord avec Yvon, wikipedia et autre jargon psychanalytique mal digéré sur google ne font que brouiller les pistes.


Par contre si, pour ma part, j'ai eu recours au concept lacanien  de "jouissance phallique" et de "jouissance autre", c'est parce que je trouve que ce concept peut fonctionner 
efficacement dans notre réflexion sur la confrontation hommes/femmes, comme j'en fais moi-même l'expérience avec les "causeries" d'une psychanalyste grenobloise,
Anne-Marie Dransart auxquelles je participe, et apporter de l'eau (celle du Nil ?) à notre moulin.


Lacan a fait un grand pas depuis Freud dont la notion de différentiation était encore de nature anatomique et biologique, en fabricant son concept de "sexuation" et le tableau qui le shématise.
Mais bien sûr, c'est à utiliser comme un outil conceptuel et pas du tout tel le "discours de l'universitaire" auquel google pourrait nous renvoyer. Il reste que c'est d'un maniement délicat;
aussi, sur la notion très lacanienne de "jouissance", j'ai trouvé à ce mot dans le Dictionnaire de psychnalyse
d'Elisabeth Roudimesco et Michel Plon éd.Fayard un commentaire qui a le mérite d'être lisible.


Charles


 



Socrate 28/09/2010 17:16



La mort de Socrate, l’accoucheur


 






Duval Etienne 26/09/2010 16:37



Dialogue


 


Excuse-moi si j’ai mis sur le blog ce que tu considérais comme personnel. J’ai trouvé que ta réflexion pouvait intéresser tout le monde.


 


Je suis mille fois d’accord sur le décontenancement. Il faut toujours se laisser questionner. C’est, me semble-t-il, dans chaque cas, le point de départ. Mais après
tu dis qu’il faut sans cesse garder l’interrogation posée par le mythe. Le problème c’est qu’en commençant on est obligé de tâtonner car l’interrogation elle-même n’est pas claire. Souvent ce
n’est qu’après bien des tergiversations que l’on peut percevoir plus clairement ce dont il était question. Ici, d’ailleurs, je te rejoins, car tu soulignes que la vérité recherchée est plus un
horizon qu’un socle.


 


J’ai bien compris que tu tenais au thème de la féminité. Mais si ce thème n’a pas accroché, c’est que tu étais beaucoup plus dans la rationalité classique que dans
l’interprétation à partir des symboles. Cette interprétation laisse l’espace très ouvert et donne même une place au rêve. Alors les intervenants n’aiment pas bien passer d’un registre ouvert à un
registre plus fermé.


 


Tu me rends un service en me faisant remarquer que j’ai tendance à tirer la discussion vers mes thèmes favoris, car si je m’en aperçois, je pense souvent que mes
thèmes favoris peuvent être une nouveauté pour les autres. C’est là tout l’intérêt du dialogue au sein du blog et dans notre agora !



Yvon Montigné 26/09/2010 16:15



Réflexion sur le travail effectué


 


Merci pour ton commentaire de mon intervention  et aussi pour la  critique implicite qu'il contient. La suite de ton commentaire
établit  d'une manière limpide un lien de cohérence entre les différents  commentaires et est très instructive, car ce n'est pas toujours évident.


Je voudrais d'une manière plus abrupte revenir sur le sujet. Je suis d'accord avec toi sur le principe du décalage. Mais avec  quelques
nuances.


 


Accepter de se laisser décontenancer


Mais je pense qu'il faudrait perdre davantage de temps pour se laisser  décontenancer par le mythe. Ce blog a eu du mal à démarrer, et
on  aurait pu penser qu'il n'allait pas démarrer du tout. Mais en effet,  c'était un moment essentiel. Moi-même, comme je l'ai dit n'étais
pas 


très enthousiaste. Mais ensuite, sans vouloir me poser en modèle, et  sans doute un peu inconsciemment, je me suis laisser prendre par
le  thème du serpent.


 


Le thème de la féminité


Ensuite, j'ai laissé tourner mon esprit autour du  couple mythe-thème de la féminité. Je regrette en passant que la  multitude
de "spécificités"  (à vérifier) que j'ai essayé de pointer,  n'ait pas déclenché de réactions, ou si peu. Car je pense qu'on était  là près
d'une certaine lecture du mythe. De même avec le thème de la  mort et des oeuvres, ou avec le thème suggéré de la dégénérescence ou  de la mort.


 


Le phallus


De la féminité, on est passé au Phallus et autres organes  masculins avec plus d'enthousiasme. Je pense, et j'ai été conforté là dessus par une
émission que j'ai  écouté ce dimanche midi tout en mangeant,( sur France Culture,  interview d'un professeur lacanien sur le thème de
l'interprétation  des textes, très passionnant) qu'il faut rester longtemps et revenir  sur le texte.


 


Le mot et son contexte culturel


Evidemment, il y a toujours un risque. D'abord on est  forcément dans  une traduction. Dans chaque langue, chaque mot
est  pris dans une gangue étymologique entre autres qui lui donne toute sa  saveur. Et ça on le perd dans la traduction. Ensuite le mot a 
considérablement évolué de sens. Enfin, le mot est choisi par l'auteur  initial pour son contexte culturel. Le mot rat ou le mot loup, ou  encore serpent,
ours, etc sont d'une diversité énorme de référence, de  valeurs, d'évocations. Et ce différent dans chaque culture. A ce sujet on est plus ou moins ignare. Et les spécialistes
sont intéressants  mais risquent aussi de nous détourner vers leurs propres marottes.


 


Quelques conditions d’un bon travail


Donc d'accord pour le décalage de proche en proche mais à plusieurs  conditions:


1) Garder toujours dans sa tête l'interrogation posée par le mythe. Je  te reprocherai amicalement de trop tirer le récit initial
vers  l'illustration de tes thèmes favoris, ce qui risque d'appauvrir considérablement les débats. Le récit doit déranger tout le monde dans  ses convictions.
Autrement tout le monde s'engouffre dans la brêche,  et même si c'est intéressant, on a perdu l'essentiel. Et de blog en  blog on risque de se répéter.


2) Concernant les références aux auteurs. Pourquoi pas.  Mais le blog n'est pas une somme de connaissances. De grâce pas de 
Wikipedia, même si j'ai été voir sur Wikipedia le nombre de Ptolémés  pour dire que j'en ignorais le nombre en consultant les noms les plus  fréquents de
Pharaons du même nom. Je préfère aux citations le miel de  l'assimilation personnelle. D'accord pour quelques citations. Je  reprocherai à Charles d'être trop
dans l'explication technique de  Lacan. On s'en fout. Ce n'est pas l'objet du blog, et ça devient vite  jargonesque avec des mots ou des constructions de
phonèmes  incompréhensibles si on n'a pas lu Lacan. Je respecte que pour lui  Lacan soit une source d'enrichissement et qu'il nous en fasse
part. 


Mais j'aimerais que ce soit à sa manière, d'une manière simple, et que  le lien avec le thème initial soit plus explicite.


3) Je crains les belles formules pleines d'émotion. Je comprends que  certains ou certaines aient besoin de s'épancher. Bon enfin je respecte.
C'est pas ma manière. d'autres peuvent détester mon humour  grinçant ou mon changement de style technique-vulgaire.


4) Pour moi la vérité est plus un horizon qu'un socle. On s'en  approche dans l'humilité, l'obscurité, la tolérance. Si notre route croise celle
d'un contradicteur, c'est peut-être la rencontre de deux  sinuosités vers le même but. Et finalement la vérité quand on s'en  approche n'a peut-être pas grand
chose à voir avec celle qui nous a  mis en route.  Si tu as le temps, écoute cette émission; c'est très instructif. Amitiés, Yvon



  • : le blog mythesfondateurs par : Etienne
  •   le blog mythesfondateurs par : Etienne
  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.perso.cegetel.net/
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Blog De Mythes Fondateurs

Liens

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -