Le forum du site Mythes fondateurs
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Jean Kergrist, le Sous-secrétaire d'étable
Références : Sublimes paroles de Nasr Eddin, éd. Phébus, Pocket et Le cercle des menteurs de J. C Carrière, éd. Plon.
Etienne Duval
Il est grand temps de nous faire rire messieurs les comiques politiques, Sous secretaire d'étables. Les sujets ne vous manquent pas en ce moment je suppose. A quand un grand rassemblement du rire annonciateur d'un vrai changement. Je suis preneur et je veux le croire les adeptes seront nombreux
Sais-tu, Geneviève, que les grands comiques parisiens ont beaucoup de succès à cause de l'angoisse actuelle ? Comme j'ai pu en être parfois témoin, les citoyens ont pu continuer à vivre dans les grandes dictatures, Espagne, URSS, Pologne...grâce à la mutliplication des histoires drôles, qui circulaient sous le manteau. Nous n'en sommes pas là mais nous savons que nous avons à notre disposition un outil très efficace pour affronter les moments difficiles.
MARIE-FRANÇOISE BEAUR.
Auriez-vous envie de sortir du registre comique pour jouer des rôles dramatiques et, pourquoi pas, de méchants ?
J'ai fait un méchant dans un « Navarro », en 1993. Je frappais ma femme et j'enlevais des enfants.
Quand j'ai été connu, TF 1 l'a rediffusé et des gens sont venus me voir en me disant (sur un ton de reproche) : « Nous nous sommes mis devant la télé avec les enfants parce qu'on vous aime beaucoup... » Je ne dis pas qu'il ne faille pas surprendre le public. Mais j'ai la chance d'avoir le don de savoir faire rire. Et cette chance incroyable, je la cultive. Je ne suis pas contre les rôles dramatiques, si c'est une histoire vraie, comme « Joyeux Noël ». Une fiction où c'est juste violent, ça ne m'intéresse pas.
LEILA DOUADI.
Vous donnez l'impression d'être timide, réservé. Vous êtes comme ça dans la vie ?
J'aime bien être discret. Ne pas me faire remarquer. Je vais vous dire : moi, j'aime bien les gens. L'aventure humaine, c'est ma matière première. Quand je suis devenu connu, j'ai eu peur que les gens se taisent en me voyant arriver... Je suis gêné par l'excitation que je crée. En revanche, j'adore qu'on me confonde. Un jour, dans une station-service, un camionneur m'a aperçu et a dit à son copain : « T'as vu, c'est Darry Cowl ! » Ça, j'adore.
« Avec l'âge, je suis plus séduisant qu'avant »
CECILIA MONTEAGUDO.
Pensez-vous que l'humour est la politesse du désespoir ?
Pour moi, le rire est une réparation. J'ai grandi dans les années 1980, on était pleins d'espoir, on pouvait réussir en venant d'un milieu ouvrier, on pensait qu'il y aurait de moins en moins de guerres. Et puis on se rend compte que non. Que le monde sombre encore plus dans l'obscurantisme. Et là, il vaut mieux en rire.
Une première réponse à Dominique
Dès son premier livre, Récits du Mellah, Ami Bouganim
se présentait en clown de Dieu . Depuis, il n'aura cessé de rassembler les éclats de rire de la divinité dispersés aux quatre coins de l'univers. Bouganim est connu au ciel comme l'un des cabalistes les plus cocasses. l'animateur de l'école mystique ludique qui prêche le rire pour mieux arracher les hommes au terrible esprit de sérieux et les initier à l'esprit de légèreté et de dérision. Les lecteurs impatients de découvrir des bribes de sa doctrine, encore en gestation, pourront se distraire, à la lecture de ce recueil de dires talmudiques et philosophiques réunis et présentés
par ses soins.
Michel Kichka reconstitue dans ses dessins l'humour véhiculé par les dires des sages du Talmud et les commentaires d'Ami Bouganim.
A propos de l'auteur :
Ami Bouganim est professeur de philosophie à l'Ecole des cadres supérieurs pour l'éducation à Jérusalem et Consultant pédagogique auprès de l'Alliance israélite universelle. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont les Récits. du Méllah , Le Cri de l'Arbre , Le juif égaré .
Seconde réponse à Dominique : le livre de Daniel LYS (CNRS) "Quand Dieu rit"
De quels rires Dieu rit-il ? Pas moins de treize racines hébraïques servent à exprimer le rire dans le corpus vétérotestamentaire. À partir d'un examen détaillé de ces racines et d'une présentation schématisée de leurs interconnexions, Daniel LYS[1] montre que le rire de Dieu, dans l'Ancien Testament, se décline en de multiples figures dont les variations sémantiques oscillent entre la joie et le sarcasme.
Troisième réponse à Dominique (de l'Islam)
Noms et arributs de Dieu, Sheikh Abou Baker Alm-Djazairi
- Même le Messager d'Allah, le Prophète Mohammed (SA sur lui) a cité ses Attributs dans les Hadiths rapportés par des témoins sûrs. Dieu "rit" à deux hommes: il est vrai que l'un d'eux a tué l'autre, mais tous les deux iront au Paradis.
Merci aussi pour ton coup double sur le rire. J'aime bien ça... mais
le rire est aussi une arme, et je dois confesser ne jamais en avoir
économisé l'usage ! Le pire est son absence, les mondes sans humour. Glaçant et dangereux, souvent ridicules... Affaire de tempérament comme on dit mais aussi de culture. J'ai bien appris des britanniques, dans mon travail, et peut-être bien avant car c'était la culture de mon père...
Je vais essayer de trouver le livre de Kergrist bien que je fonctionne à des lieues de ses élucubrations anarchistes, surtout de tout ce qui rappelle les mauvais souvenirs de l'autonomisme breton, compromis pendant la guerre avec les nazis. Mes parents étaient dans l'autre camp...


L'expédition élyséenne a bien eu lieu (cf article ci-contre). Sur la photo on ne voit, malheureusement pas, les vingt autres membres de l'aventure. Nous avons fait halte à Rennes le samedi, puis à Montreuil pour une animation de rue le dimanche après-midi.
Le lundi matin, quatre motards sont venus "encadrer" notre convoi, dont le mouton géant, à la sortie du périphérique. Après avoir grillé pas mal de feux rouges, nous avons atterri près de l'église St Augustin où une compagnie de CRS nous attendait. Seules trois personnes furent autorisées à accompagner Marc Morvan en direction de l'Elysée. Au portail présidentiel il a fallu encore abandonner derrière nous une des échassière déguisées en bigouden (ou le contraire) car la consigne était formelle : pas plus de trois (comme le cheval) à pénétrer par la grille de la petite porte latérale de service.
Après le passage obligé au détecteur de métal et fouille de mon sac sous-ministériel, Marc a été invité à déposer ses deux statues sur le comptoir. Impossible, malgré notre demande, d'accéder à un quelconque secrétaire ou chef de cabinet. Refus également du préposé à la sécurité de signer le bordereau de dépôt des sculptures.
Au retour, nos accompagnateurs galonnés, plutôt courtois, ont demandé à se faire photographier à nos côtés.
Le mouton géant, qui était aussi de l'expédition, n'a pas pu approcher. Il n'aurait fait qu'une bouchée du petit Nicolas.
PLEIN DE PHOTOS DE L'EXPÉDITION SUR :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/gradlon2/video/x4gazp_moutonparisdm_creation
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Anne-Sophie Péron - 38 rue de l'égalité - 94500 Champigny-sur-Marne tél : 01 48 81 85 92 - 06 61 41 87 89 - courriel : annesophieperon@lafleurquirit.com | |
lafleurquirit.com

"Le petit mendiant" qui rit, qui rit, qui rit...
Le petit mendiant qui va, qui va, qui va, qui va
Rôde par ci par là
Chantant comme ça
Donnez-moi, donnez-moi
Un tout p’tit je ne sais quoi
Le ciel vous le rendra
En plusieurs fois
Moi, j’aime bien le bon Dieu
Il est tout plein gentil
Donnez, mesdames, messieurs
Ce sera pour Lui
Le p’tit mendiant qui va flânant
N’est pas du tout méchant
Il est tout noir avec des yeux blancs
Le p’tit mendiant qui rit, qui rit, qui rit, qui rit
Prend la vie par le bon bout
Il n’est pas fou
Le p’tit mendiant de Bahia
Toute la journée mal habillé
Et mal peigné
Fait son métier
Les gens ne le blâment pas
Ils l’ont au contraire adopté
Car il est orphelin, c’est vrai
Mais le soir au son d’une tumba
Il va danser en tenue de gala
Toutes les aumônes, il les dépense là
Et le lendemain, mal vêtu
Il retend la main dans la rue
Pas pris
Pas vu
Mais qui
L’eût cru ?
Le petit mendiant qui va, qui va, qui va, qui va
Rôde par ci par là
Chantant comme ça
Donnez-moi, donnez-moi
Un tout p’tit je ne sais quoi
Le ciel vous le rendra
En plusieurs fois
Moi, j’aime bien le bon Dieu
Il est tout plein gentil
Donnez, mesdames, messieurs
Ce sera pour Lui
Le p’tit mendiant qui va sifflant
Les cheveux dans le vent
Cherche sur terre un peu de bon temps
Le p’tit mendiant qui rit, qui rit, qui rit, qui rit
Fait de l’œil à la vie
Qui lui sourit
Moi, j’aime bien le bon Dieu
Il est tout plein gentil
Donnez, mesdames, messieurs
Ce sera pour Lui
Le p’tit mendiant qui va sifflant
Les cheveux dans le vent
Cherche sur terre un peu de bon temps
Le p’tit mendiant qui rit, qui rit, qui rit, qui rit
Fait de l’œil à la vie
Qui lui sourit
Le p’tit mendiant qui va, qui va, qui va
Le p’tit mendiant qui va, qui va, qui va
Le p’tit mendiant de Bahia
Mai 1968, un grand éclat de rire
Dominique nous a rappelé très opportunément le mot de Cohn Bendit : "Mai 1968, cela a été un grand éclat de rire". Sans doute tout n'a-t-il pas été parfait. Il y a eu une escroquerie intellectuelle, qui consistait à répéter : "Il est interdit d'interdire". Mais le grand mérite de cette révolution a été de redonner la parole à tous dans une société bloquée par une militarisation sournoise. Or ce n'est pas la violence physique qui a obtenu un tel résutat : c'est la violence de l'éclat de rire. En ce sens, 1968 nous porte encore aujourd'hui et ne sera jamais dépassé.
Nicolas commence à nous faire rire
Nicolas commence à nous faire rire, même à l'étranger, ce qui est un peu inquiétant pour notre prestige ! Il est intelligent : il a compris que nous sommes bloqués par des idéologies dépassées et que le vent qui peut faire avancer la barque de l'Etat n'a pas de couleur, il n'est ni de droite ni de gauche. Il est aussi plus malin que beaucoup d'entre nous. En fait, nous l'avons collectivement élu comme président et nous avons envie qu'il réussisse pour le bien de tous les citoyens. Mais il nous fait rire parce que c'est un petit qui se prend pour un grand. Nous sommes tous petits.Dans la réalité, seul devient grand celui qui accepte d'être petit. Normalement, c'est le passage de l'adolescence à l'âge adulte qui nous apprend cela et nous conduit à renoncer à la toute-puissance infantile. Nicolas est encore infantile et notre rire peut le lui révéler à bon escient pour le faire changer. La preuve qu'il est encore un enfant : il n'a pas appris à se taire pour laisser la parole aux autres. Bien plus il nous parle un peu trop souvent de Dieu. A croire que Dieu lui a parlé. Srulek, le Nasr Eddin polonais nous livre à ce sujet une histoire pleine de saveur. Il s'en va, un jour, voir un rabbin : "Dieu a parlé à Pinkus, il me l'a dit.- Oh, je crois bien que Pinkus est un menteur, réplique le rabbin. - Ah oui ! reprend Srulek. Je ne savais pas que Dieu parlait à des menteurs !"
Le côté "infantile" de Nicolas est encore plus manifeste lorsqu'il prétend faire tout ce qu'il dit. Et les ministres de renchérir : "Oui nous faisons cela parce que Nicolas l'a promis". C'est à croire qu'ils ont perdu la parole, répétant tous à l'unisson ce que le chef a dit. François n'est pas en reste. Chaque fois que Nicolas parle, il se croit obligé de prendre le contre-pied. Du coup, chacun sait à l'avance ce qu'il va dire et personne ne veut vraiment écouter un perroquet. Il s'est lui-même, comme les ministres, laissé piéger par Nicolas.
Il faut savoir parler pour ne rien dire, simplement pour le plaisir. C'est une toute petite hirondelle qui l'a appris au grand Salomon. Salomon était un grand sage qui avait la réputation de tout savoir. Or, un jour, il circulait avec majesté dans le temple qu'il avait construit. En même temps une hirondelle mâle s'amusait avec une hirondelle femelle. Celle-ci ne voulait pas se laisser faire. Alors le mâle, montant sur ses petites pattes, lui dit : "Tu ignores à qui tu parles. Je suis capable de renverser la coupole du temple sur la tête de Salomon". Entendant cela, le roi qui comprenait le langage des oiseaux appelle l'hirondelle et lui fait des reproches : "Comment peux-tu dire de pareilles idioties ? - Tu est grand, reprend l'oiseau, se redressant à nouveau sur ses petites pattes, mais il y a des choses que tu ne comprends pas : il ne faut pas rendre aux sérieux tout ce que disent les amoureux." Alors Salomon a souri et l'a renvoyé, en lui disant : "Allez va-t-en, tu as raison". Il venait de comprendre, lui le grand amoureux, qu'un monde où l'on fait tout ce qu'on dit est un monde où l'amour n'est plus possible.
Il n'y a que Dieu qui ne se prend pas pour Dieu
Un des problèmes de Nicolas, c'est qu'il se prend pour le président de la république. La présidence, c'est sa fonction, ce n'est pas son être profond. Je crois personnellement que Dieu lui-même ne se prend pas pour Dieu. Pourquoi ? Parce que notre image de Dieu est un idole et que Dieu ne peut pas s'identifier à une telle représentation. Et puis, Dieu est aussi un enfant qui naît et renaît sans cesse pour être ce qu'il est. Il n'est pas prisonnier de notre raison limitée ; il est toujours au-delà de qu'il est. C'est pourquoi, me semble-t-il, le rire est inscrit au plus profond de son être. Il sait rire de Lui-même pour pouvoir être, en même temps, ce qu'il est et au-delà de ce qu'il est. Il n'y a que le diable qui ne rit pas : il ne sait que ricaner. Il est le seul à se prendre pour Dieu. C'est là son drame. L'enfer, les camps de concentration, les goulags sont des systèmes où le rire est exclu. Nous n'en sommes pas là, Dieu merci. Si nous rions de Nicolas, ce n'est pas pour l'enfoncer, c'est, comme l'hirondelle, pour lui apprendre à rire de lui-même, à comprendre qu'il doit aussi savoir parler pour ne rien dire, simplement pour rire : nous avons besoin de l'espace du rire pour avoir droit à la parole, penser et aimer.
- Désolé fiston, mais j' ai une mauvaise nouvelle: L âne est mort.
- Bien alors, rendez-moi mon argent.
- Je ne peux pas faire ça. Je l' ai déjà tout dépensé...
- OK alors, vous n' avez qu' à m' apporter l'âne.
- Qu' est-ce que tu vas faire avec.....?
- Je vais le faire gagner par un tirage au sort à une tombola.
- Tu ne peux pas faire tirer un âne mort comme lot !
- Certainement que je peux. Je ne dirai à personne qu'il est mort.
Dans sa situation, le fermier se dit qu'il ne peut pas vraiment refuser. Il amène donc l'âne au petit Nicolas.
Un mois plus tard, il revient voir le petit Nicolas :
- Qu' est devenu mon âne mort ?
- Je l' ai fait tirer au sort. J'ai vendu 500 billets à 2 Euros: ça m'a fait...une recette de 1.000 euros.
- Et personne ne s' est plaint ?
- Seulement le gars qui a gagné. Ça fait que je lui ai rendu ses 2 euros.
Nicolas a vieilli et est devenu président de la République. Et pour gagner plus, il est toujours entouré d' ânes ...
Bonne journée.
Nicolas et la religion (Riyad, Latran, CRIF)
"L'instituteur ne remplacera jamais le pasteur, le curé, le mollah"
Ce n'est pas parce que le cabri fait des crottes comme des pilules
qu’il est pharmacien.(Créole)
Dans les commentaires sur votre texte "La parole qui rit"; il est question du rire de Dieu. A ce propos, il y a un livre de Didier Decoin intitulé "Jésus le Dieu qui riait". Je l'ai lu, il y a quelques années. Malheureusement, je ne l'ai pas retrouvé dans la bibliothèque...
![]() |
"Jésus a-t-il jamais ri? Aucun texte n'en fait mention. Aucune tradition. Aucune œuvre d'art. Grave et ténébreux, tragique et poignant, tel est le visage du Christ en mélancolie, sinon en larmes, que contemplent depuis deux mille ans des millions de chrétiens. Pourtant, Jésus pleinement homme aime l'amitié, les escapades en bateau et les poissons grillés, le bon vin et ces fêtes dont est prodigue le calendrier juif - son calendrier. Pourtant, Jésus pleinement Dieu vient nous annoncer le plus merveilleux et le plus radieux des messages : la mort vaincue, une promesse d'éternité pour chacun d'entre nous. Il y a décidément trop de jubilations dans ces trente-trois années d'Incarnation pour que le rire en soit banni. Et si ce rire a éclaté quelquefois, son écho doit bien résonner quelque part dans les évangiles. Alors, scrutons, cherchons, fouillons. Il ne s'agit pas de détourner les textes mais de les retourner à la manière du champ dans lequel est enfoui un trésor. Ecrit comme un roman (non pour camoufler mes trouvailles mais pour leur donner un écrin, aussi modeste soit-il), ce livre n'est pas toute l'histoire du Christ, mais sa seule histoire joyeuse : la quête et la relation du versant lumineux d'un Dieu saisi par le bonheur d'aimer et partageant ce bonheur avec le monde entier. Ces pages me sont aussi l'occasion, après Il fait Dieu, de confirmer mon éblouissement inusable devant Celui qui nous a donné un sens et un avenir en nous ouvrant les portes de la Joie".
Didier Decoin
Bonjour à toutes et à tous (avec le sourire)..
Le rire ? peut être au moins un vieux réflexe animal archaïque désinhibiteur, témoigant et signifiant la fin d'une lutte par soumission.
"on va pas se détruire,j'arrête, t'as gagné...et je vais pas rester couché à ta merci encore longtemps à produire du cortisol qui m'intoxique... Oh, t'as vu ma mimique ?"
Chez l'homme c'est un peu pareil, en plus doux... mais le rire témoigne tout de même souvent d'un mécanisme de suspension d'une certaine tension sociale désinhibitrice...
Si vous n'avez pas l'impression que notre socio-culture est assez hiérarchisée et productrice de hiérarchies de dominance/soumission, n'allez pas plus loin...
Si oui le rire reflète semble-t-il assez souvent une façon de se déclarer ou positionner dans une relation sociale non pas pour assurer une dominance, mais plutôt une séduction (ce qui serait la version soft d'y parvenir)...
Tout ça combiné à la parole, ce qui n'y change pas grand-chose..
Que ce soit pour essayer de "se défendre", ou "parvenir à ses fins", en "plaisant" ou"charmant"...
Restent les situations où le rire et la parole combinées seraient fondatrices de relations coopérantes....Mais pour se faire il serait nécessaire d'approfondir la biologie des comportements...afin de nous méfier des automatismes (ou inconscients) bio-sociaux-culturels. A suivre, amicalement.
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