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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 11:14

 

Joseph présente ses frères à Pharaon (psautier de Saint Louis)

http://galatea.univ-tlse2.fr/pictura/UtpicturaServeur/GenerateurNotice.php?numnotice=A1170


Joseph et la crise

 

Je travaille dans un atelier de sémiotique sur l’histoire de Joseph, dans l’Ancien Testament. Or j’ai découvert avec stupeur un texte que la Bible de Jérusalem intitule « La politique agraire de Joseph ». Jusqu’ici Joseph m’était apparu comme la figure même du Juste : jalousé par ses frères et vendu par eux à des marchands madianites, il devint, grâce à son art d’interpréter les songes, le second personnage de l’Égypte, après le Pharaon. Ayant prévu la succession de sept années de vaches grasses et sept années de vaches maigres, il avait su faire des réserves de blé suffisantes pendant la période faste pour aborder sereinement la période de disette. Mais comme l’argent avait fini par manquer, sous la pression de la faim, il avait réussi à acquérir, au profit de Pharaon, tous les troupeaux et les terrains des habitants affamés. Et c’est ainsi que ceux-ci durent finalement livrer leur propre personne pour devenir des serfs du Royaume. La boucle de l’asservissement était ainsi bouclée et la toute-puissance tyrannique du roi était aussi affirmée.

Pour moi ce texte pose deux types de questions :

 

-         Comment Joseph peut-il être honoré comme un gouverneur avisé alors qu’il asservit complètement le peuple ?

-         Ce texte, qui se présente comme une forme de structure en période de crise, n’est-il pas un avertissement pour nous aujourd’hui ? Si la monnaie et le système financier ne peuvent plus jouer leur rôle, ne courons-nous pas le risque de sombrer dans la tyrannie ? L’exemple du nazisme en lien avec la crise de 1929 ne devrait-il pas nous faire réfléchir ?

A la lecture du texte, chacun peut se poser encore d’autres questions et entrer dans une réflexion collective (au travers du blog de Mythes fondateurs) sur la crise actuelle, et contribuer à faire de nous des citoyens avisés.  

 

Gn 47:13- Il n'y avait pas de pain sur toute la terre, car la famine était devenue très dure et le pays d'Égypte et le pays de Canaan languissaient de faim. 

Gn 47:14- Joseph ramassa tout l'argent qui se trouvait au pays d'Égypte et au pays de Canaan en échange du grain qu'on achetait et il livra cet argent au palais de Pharaon.

Gn 47:15- Lorsque fut épuisé l'argent du pays d'Égypte et du pays de Canaan, tous les Égyptiens vinrent à Joseph en disant : Donne-nous du pain ! Pourquoi devrions-nous mourir sous tes yeux ? car  il n'y a plus d'argent. 

Gn 47:16- Alors Joseph leur dit : Livrez vos troupeaux et je vous donnerai du pain en échange de vos troupeaux, s'il n'y a plus d'argent. 

Gn 47:17- Ils amenèrent leurs troupeaux à Joseph et celui-ci leur donna du pain pour prix des chevaux, du petit et du gros bétail et des ânes; il les nourrit de pain, cette année-là, en échange de leurs troupeaux.

Gn 47:18- Lorsque fut écoulée cette année-là, ils revinrent vers lui l'année suivante et lui dirent : Nous ne pouvons le cacher à Monseigneur : vraiment l'argent est épuisé et les bestiaux sont déjà à Monseigneur, il ne reste à la disposition de Monseigneur que notre corps et notre terroir.

Gn 47:19- Pourquoi devrions-nous mourir sous tes yeux, nous et notre terroir ? Acquiers donc nos personnes et notre terroir pour du pain, et nous serons, avec notre terroir, les serfs de Pharaon. Mais donne-nous de quoi semer pour que nous restions en vie et ne mou

Gn 47:20- Ainsi Joseph acquit pour Pharaon tout le terroir d'Égypte, car les Égyptiens vendirent chacun son champ, tant les pressait la famine, et le pays passa aux mains de Pharaon. 

Gn 47:21- Quant aux gens, il les réduisit en servage, d'un bout à l'autre du territoire égyptien. 

Gn 47:22- Il n'y eut que le terroir des prêtres qu'il n'acquit pas, car les prêtres recevaient une rente de Pharaon et vivaient de la rente qu'ils recevaient de Pharaon. Aussi n'eurent-ils pas à vendre leur terroir.

Gn 47:23- Puis Joseph dit au peuple : Donc, je vous ai maintenant acquis pour Pharaon, avec votre terroir. Voici pour vous de la semence, pour ensemencer votre terroir. 

Gn 47:24- Mais, sur la récolte, vous devrez donner un cinquième à Pharaon, et les quatre autres parts seront à vous, pour la semence du champ, pour votre nourriture et celle de votre famille, pour la nourriture des personnes à votre charge. 

Gn 47:25- Ils répondirent : Tu nous as sauvé la vie ! Puissions-nous seulement trouver grâce aux yeux de Monseigneur, et nous serons les serfs de Pharaon. 

Gn 47:26- De cela, Joseph fit une règle, qui vaut encore aujourd'hui pour le terroir d'Égypte : on verse le cinquième à Pharaon. Seul le terroir des prêtres ne fut pas à Pharaon.

(Bible de Jérusalem)

 

Etienne Duval

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Published by Duval Etienne
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commentaires

Etienne 28/01/2009 15:34

Je m'excuse : le schéma n'est pas très bien passé mais il est lisible. Il nous permet de voir que le symbolique qui va permettre de symboliser, c'est-à-dire de donner du sens dans l'optique de la constitution d'un sujet, est basé sur des strutures paradoxales. Ainsi vont favoriser la symbolisation :- La fécondité- ...- L'amour- La vérité- La Parole- Le dépassement- La place de l'autre- La libération- La reconnaissance...Vont aller dans le sens d'une désymboliation :- La stérilité- L'infantilité- L'envie- Le mensonge- Le meurtre- La régression- Egoïsme- La libération...Ainsi l'argent, s'il veut avoir une fonction de symbolisation, doit  respecter et instaurer la place de l'autre pour favoriser l'échange et le partage, ce qu'il ne fait pas aujourd'hui du fait de la spéculation...Personnellement j'oppose le symbolique à l'idéologie. Comme tu le sais, l'idéologie instaure une vision du monde en fonction de ma situation sociale, qu'elle cherche plus ou moins à permanentiser : ici le paradoxe disparaît ainsi que la perspective de la construction d'un sujet social et donc de l'édification d'une société juste...

Etienne 28/01/2009 15:05

Pour éclairer la notion de symbolique, je vais te donner le schéma des structures symboliques que j'ai établi à propos des Mille et Une Nuits :
Les structures symboliques dans les Mille et Une Nuits
(Etienne Duval)
 




 
 


 


 


 


 


8
JUGEMENT / ÉQUITÉ
 
Positif : Reconnaissance
 
Négatif : Injustice
 


 


 


 


 


 







 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 




 


 


1
FÉMININ / MASCULIN
 
Positif : Fécondité
Négatif : Stérilité
__________________________
SOUS-JACENT
PERE-MERE / ENFANTS
 
Positif : Adulte, homme, femme
Négatif : Infantilité
__________________________
INTÉRIEUR / EXTÉRIEUR
 
Positif : Extraverti/Intraverti
Négatif : Manque d’intériorité ou d’ouverture sur l’extérieur
 


 


7
LIBERTÉ / LIMITE
 
Positif : Libération
 
Négatif : Asservissement
 


 


 







 


 


 


 


 


 


 


 


 


 




2
DÉSIR / MANQUE
 
Positif : Amour
 
Négatif : Envie


 


9
MISÉRICORDE / ABAISSE-MENT
 
Positif : Gratification
 
Négatif : Châtiment
 


 


6
MOI / AUTRE
 
Positif : Place de l’autre
 
Négatif : Égoïsme







 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 




 


 


3
DÉVOILEMENT / VOILE-MENT
 
Positif : Vérité
 
Négatif : Mensonge, dissimu-lation


 


 


5
EMOTIONS /  PAROLE
 
Positif : Dépassement
 
Négatif : Régression
 


 


 







 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 




 


 


 


 


 


4
VIE / MORT
 
Positif : Parole
 
Négatif : Meurtre-Traumatisme
 


 


 


 


 


 




 

Gérard Jaffredou 28/01/2009 12:14

Je ne sais si je contribue à faire avancer ta réflexion ! Mais la mienne avance. Tes dernières remarques m'aident à mieux penser le lien entre le réel et la symbolique, par l'intermédiaire du sens, que tu introduis dans l'affaire.
Sous ton contrôle -et toujours schématiquement :
C'est dans une situation réelle donnée , historique, caractérisée et analysable, que je cherche à donner un peu de sens à la vie qui est la mienne. Je puise, pour cela, dans le symbolique (un ensemble plus ou moins disparate, plus ou moins commun et plus ou moins stable de symboles, principes, valeurs, croyances ..). C'est par référence à tel ou tel symbole, que mes choix -ou non choix- dans les situations concrètes prennent sens à mes yeux , ou pour mes contemporains, voire pour la postérité ; c'est à dire qu'ils prennent une intelligibilité, éventuellement cohérente et parfois rationnelle.
Ceci est élémentaire sans doute.
Mais je me représente mieux, ainsi, le fonctionnement, l'emprise de l'idéologie. Beaucoup de nos choix, ou non-choix , sont déterminés par un arsenal symbolique et ,surtout, se font, plus ou moins, dans l'ignorance, délibérée ou non, des situations concrètes. Le Smicard de chez Renault devenu CRS -par nécessité -, peut cogner sans trop d'états d'âme, pour sauver l'Ordre social et la Nation (ignorant par quels mécanismes il a revêtu ce bel uniforme, et surtout quels mécanismes mettent ces manifestants dans la rue) ; le même ou tout autre, dans les djebels, cassait du fellagha sous les Plis Sacrés du Drapeau, ou au nom de la Force Principale des Armées (sans chercher à savoir ce qui conduit les fellaghas à se battre). Etc etc etc . Acceptés sans que soit fait le lien avec les situations concrètes, les symboles deviennent facilement des sortes d' absolus, indiscutables par nature et au sens propre, puis qu'on est dans l'absolu. Des idoles, comme tu dis. L'argent, par exemple. Et suffisent à donner cependant du sens.
(Je me dis, en passant, qu'on ne doit pas être très loin -par antinomie- de ce qu'on appelle "l'incarnation" ? : un Absolu au plus intime du réel ? )
On peut, inversement, comme ton jeune homme, trimer sans cesse et, sans jamais voir l' horizon, affronter les "situations concrètes", y être noyé, ne pas pouvoir (?) ou vouloir se référer à d'autres principes qu'une résignation et une obstination radicales, ce qui, dans son cas, fait sens, et consacre un enfermement dans le réel subi où il se trouve dépossédé de lui-même, de son travail. Certains diraient : "aliéné".
(Je fais, de l'histoire, une lecture sans doute un peu simplifiée .)
On peut penser aussi, de cette manière, l'enfermement dans l'univers des choses et de la consommation, destructeur de sens - et plus personne pour les dire- , l'univers symbolique étant quelque peu disqualifié. La création de sens , par des sujets choisissant, agissant et pensant, est remplacée par les exhortations moralisatrices et culpabilisantes adressées à des individus atomisés ( "travaillez plus, méritez, enrichissez-vous" etc.) qui incitent à des attitudes soumises, qui sont à l'inverse des luttes et projets politiques. Et menacent finalement la démocratie. On peut même penser que déjà il n'en reste plus grand chose, pour ces raisons. Marie-Georges est à 1,93 %. Avec Sarko à 53 % et Ségolène, à 47 %, qui tient un discours moralisateur fondamentalement de même nature, nous allons vers le parti unique. Nous y sommes déjà.
Ta distinction est féconde. Elle me fait penser un peu plus qu'il y urgence à penser le politique, en imaginant un horizon ouvert (et non prédéterminé par les données actuelles) , et en le rendant - chacun suivant ses moyens- possible en "analysant aussi, concrètement, les situations concrètes". Ceci peut encore donner "du sens" à une vie, même si, jour après jour, diminue le nombre de nos lendemains. Ceux-ci chanteront peut être pour nos descendances.
Bien amicalement
Gérard
Je jette un  coup d'oeil dans Platon, la République. Je crois me souvenir qu'il y a des choses intéressantes au livre VIII ou IX.
 

Etienne 24/01/2009 22:10

Merci Gérard pour tes précisions, qui permettent d'aller plus loin dans la réflxeion : je suis d'accord sur la différence entre argent et argent. Le symbolique est du côté du sens, qui construit le sujet. C'est pour cela qu'avec l'argent du partage nous sommes dans le symbolique alors que nous ne le sommes pas avec l'argent de la spéculation. "Athées, oui, nous le sommes : athées des faux-dieux " (Saint Irénée ?) Quelle belle formule. Je souhaiterais qu'elle soit de Saint Irénée, mais j'avoue que j'en doute un peu.Bonne suite dans ta réflexion qui nous fait avancer et qui, peut-être, te fait avancer toi aussi.

Gérard Jaffredou 24/01/2009 22:03

Je trouve ta réflexion assez suggestive encore qu'elle donne du fil à retordre
Ceci m'étonne un peu ! Ma démarche et mon propos me semblent très élémentaires, comme mes formulations : que peut nous dire la sagesse des peuples sur le fonctionnement réel du monde, au risque de schématiser et la sagesse et le monde… par pure paresse : c'est plus lisible que le Kapital (quoique bien subtil…) ; est-ce plus, ou moins, pertinent ? (ma question n'est pas de méfiance, au contraire) . C'est l'effet de quelques années de militantisme.
. Voici comment je l'interprète : - Ton monde de l'empereur serait une projection de la toute-puissance de l'homme dans un autre monde.
Peut être, mais je ne me retrouve pas dans cette formulation. Je veux dire simplement ce que je crois observer (dans les "débats" et commentaires divers, et l'histoire …) : le pouvoir politique s'entoure volontiers -ou systématiquement- de "mythes", se présente comme émanant d'un monde autre : divin ou calé dans les principes , tend à échapper à l'analyse, s'abrite derrière une complexité alléguée, la prend comme excuse d'inaction ou d'actions dont le sens doit échapper, est accessible aux seuls experts. Je connais très peu d'auteurs, pratiquement aucun journaliste, et plus guère de politiques, qui cherchent à élucider, à dire  la vraie nature du pouvoir, qui reste plus que jamais dans les lointains extrêmes.   - Le monde de l'argent serait une concrétisation sur terre de la toute-puissance de l'empereur. Autrement dit l'argent serait l'image inversée de cette toute-puissance, passant ainsi d'un monde imaginaire à un monde réel.
Peut être… Je dirais plus simplement, de mon point de vue, qu'il y a argent et argent. L'argent détenu par les puissances économiques ( à l'abri de leurs alliés politiques ), en termes clairs : les capitalistes financiers et industriels,  n'a pas le même poids, dans la réalité, ( donc dans le symbolique sans doute ? - mais ceci est pour moi secondaire )  que le salaire du Smicard ou même celui du cadre : ceci n'est pas tant une question de volume que de fonction dans l'économie. Posséder un (plus ou moins modeste) compte-chèque ou posséder , contrôler des réseaux bancaires ou / et industriels -donc politiques - ce n'est évidemment pas la même chose, pas le même argent (?) .  Or les débats et commentaires (voir plus haut) n'opèrent quasiment jamais cette distinction, ignorant toujours une définition saine et classique (celle que je connais depuis mon lycée !) du capitalisme. On parlera de "société entrepreneuriale, créative et responsable"  (!),   de "société de marché, libre et créatrice  de richesses"  (!) etc, etc,  etc… Ne nommant pas les choses,  on (s')  interdit de les critiquer. Tabou. Et on continue de "réfléchir" (????)  dans la confusion.  Dans laquelle on peut dire n'importe quoi, qui n'est ni vrai ni faux, puisque sans rapport avec le réel, ne tire pas à conséquence, entretient l'idéologie qui protège le pouvoir, le rend invisible.  - Dans ce cas, ce que tu es en train de décrire, c'est Mammon, une idole, qui va vider l'homme de sa substance en le réduisant à l'état de marchandise.
On peut dire ça. Les commentateurs sont les prêtres de Mamon (médias et PS compris) -Autrement dit, l'homme, en voulant se débarrasser d'une fausse image de Dieu qui l'opprime,
Je ne sais pas si le problème est là.
 fait passer cette image dans le domaine du réel.
Soit …- Mais alors il se piège car, à travers l'argent, l'oppression imaginaire devient oppression réelle.
Ce qui fait que l'oppression est réelle, c'est que l'argent du salarié de chez Renault n'a nullement la même fonction , le même poids -sans parler du volume ! - que celui des patrons de Renault…. L'oppression est d'autant plus forte que le pouvoir réel des patrons de Renault est occulté, installé dans un monde invisible (fort peu visible !), protégé par les prêtres (dont certains viennent dire : "on ne peut pas tout demander à l'Etat" !).  En somme l'oppression, d'abord réelle, est bloquée par l'oppression "imaginaire" , l'idéologie (Cf. Althusser) qui rend aveugle et sourd aux réalités et ferme et paralyse. C'est mon obsession depuis longtemps : comprendre ce mécanisme, y échapper pour ma part,  sans tomber dans d'autres verrouillages. Tu me mets sur la piste car ce que je recherche, dans le domaine du symbolique, qui doit conduire à la construction du sujet, c'est exactement l'inverse.
(je ne suis pas sûr de bien comprendre ceci)
 Et alors, c'est par la régulation du politique, constamment refusée, en ce domaine, que le passage au symbolique peut se faire
( idem ) Le politique institue , en même temps que du symbolique ( ?) , un fonctionnement social. La démocratie -dans la mesure où elle est réelle (ce que n'est pas suffisamment la "démocratie représentative" ) devait permettre de nommer et voir les réalités, notamment celles du pouvoir, laisser toujours ouverte et concrètement possible la discussion, ainsi, par conséquent que l'action sur les réalités en cause. Les limites posées par les cadres, les tabous implicites, le gauchissements opérés par le langage, sont innombrables.
. Et cela serait d'autant plus vrai aujourd'hui que la constitution du sujet, du fait de la mondialisation, est devenue une exigence primordiale du politique.
Soit . Urgence que se construisent des sujets auto- nomes, (au sens premier) , dans des collectivités auto-nomes, échappant aux idéologies surplombantes…..
 
 
 
Rendez à Cesar
….on ne saurait mieux dire . Revenons à César. Qui ne saurait être le représentant de Dieu, ni son porte-parole. Qu'il soit à Washington, Paris, Bruxelles …. Etc…  ou au Vatican.
 
Je trouve personnellement que cette parole de l'Ecriture est intéressante pour le sujet qui nous préoccupe. Notre rapport à l'argent révèle la nature de notre rapport à Dieu. Je m'approprie Dieu comme je m'approprie l'argent. C'est donc que je fais de Dieu une idole, même si je crois que c'est le vrai Dieu. Il y a des formes d'athéisme qui ne sont rien d'autre que le refus des idoles, de certaines conceptions courantes de Dieu souvent liées à ma manière de me situer par rapport à l'argent.
Je suis tout à fait d'accord avec ça : "athées, oui, nous le sommes : athées des faux-dieux " (Saint Irénée ?) Jésus ici assainit le débat en mettant chaque élément à sa place. Dieu, ce n'est pas moi qui l'invente, il est ce qu'il est, il est qui il est, au-delà de toutes mes projections. S'il existe, il est l'Autre que je laisse être ce qu'il est, dans la relation. Quant à l'argent, il dépend de César c'est-à-dire du politique : il est une fabrication de l'homme
Certes !
Il y a un choix à faire pour donner sens à sa vie. Concrètement, en dehors de toute croyance, la dialectique est entre le sujet et l'argent.
A condition de distinguer argent et argent (voir plus haut) sujet et sujet, sinon on reste dans l'abstraction.
Le sujet est ouverture à l'inconnaissable et en constante voie de constitution
Oui …
. L'argent est un outil,
 C'est exactement ce que je voulais te dire mais qui t'a fait sauter en l'air.
un instrument au service du sujet, (oui mais quel sujet ? )
sans doute un outil indispensable pour faire fonctionner l'économique...
la question restant de savoir au bénéfice de qui fonctionne l'économie, donc ce qu'elle produit, "concrètement" sur les "sujets" ; comment "l'argent" , lequel ?,  y joue des rôles concrets divers,  selon qu'il est entre les mains de tel ou tel "sujet" : outil de (sur)vie / outil d'oppression. Je reste dans des schémas simples, horizontaux …. Il me faut (re)lire Marx.
 

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