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Lundi 17 mars 2008

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Evocation des Mille et une nuits

http://www.jeuxvideo.com/screenshots/00008/00008535_007.htm

 

Le savoir caché des Mille et une nuits

La violence et l’invention d’une forme de psychanalyse
 

 

Plusieurs psychothérapeutes de formation freudienne et lacanienne ont promis d’intervenir pour réagir à ce texte. Mais il n’est pas nécessaire d’être thérapeute pour comprendre l’intérêt d’une recherche vieille de plus de mille ans. A un moment où beaucoup de nos contemporains sont affolés par des violences apparemment incontrôlées de l’islamisme, il est intéressant de constater que les cultures iranienne et arabe, portées par l’Islam lui-même, ont prévu la parade à une situation qui n’est pas nouvelle dans l’histoire de l’humanité. Ce sont les hommes et femmes de toutes les cultures qui sont appelés à venir se ressourcer auprès du savoir caché des Mille et une nuits.

 
Les contes des Mille et une nuits constituent un monument inépuisable de culture pour les populations arabes du Moyen Orient. Il semble même qu’un trésor que l’on n’attendait pas y soit caché. Bien avant Freud, au cours du Haut Moyen Âge, nous assistons à l’invention d’une forme de psychanalyse pour traiter les dérives de la violence.
 
Traumatisme et violence à répétition
Le roi Chahriyâr a été trompé par sa femme. Il ne s’en remet pas. Chaque nuit, il prend une fille du peuple pour dormir avec elle et la tue le lendemain matin. Les matrones se lamentent, tous vivent dans une inquiétude continuelle. Chez le Souverain, le lien qui unit le désir et la violence, soi et l’autre, s’est brusquement effondré sous l’effet du traumatisme. La durée ne trouve plus sa place : l’immédiateté s’impose dans l’assouvissement du désir sexuel et du désir de vengeance. Le roi est sorti du temps pour entrer dans la répétition : répétition des expériences amoureuses, répétition de la violence, en dehors de toute maîtrise.
 
L’entrée dans la gueule du loup 
Il faut arrêter la machine meurtrière pour le bien du peuple et pour le bien du roi lui-même. Chahrazade, la fille du grand vizir, prend le risque insensé d’entrer dans la gueule du loup : elle demande le mariage royal. Devant sa ténacité, le père, habituellement chargé d’exécuter à l’aube les malheureuses partenaires d’une nuit, se fait entremetteur : d’abord étonné et sceptique, le souverain accepte avec joie la proposition. Que le grand vizir lui amène sa fille à la tombée de la nuit !
 
La femme thérapeute crée un espace entre elle et le roi en racontant des histoires
Profitant du temps qui lui est laissé, Chahrazade appelle sa sœur Dounyazade : elle lui confie son projet. Elle la fera appeler, en fin de nuit, dans la chambre royale : la jeune fille demandera à sa grande sœur de lui raconter des histoires.
L’heure venue, le père amène la nouvelle prétendante au palais. Invitée dans la chambre royale, elle pénètre dans le lit de sa Majesté. Mais, après les ébats réussis du couple, elle se met à pleurer. Surpris, le roi lui demande la raison de son chagrin : elle voudrait revoir sa petite sœur avant sa disparition. Aussitôt, un serviteur est envoyé pour ramener Dounyazade. La mission accomplie, la jeune sœur demande à la reine d’une nuit de lui raconter à nouveau les belles histoires, qui ont fait la joie des nombreuses soirées passées. Chahrazade commence le récit d’une grande aventure, mais sans se presser, car elle sait qu’elle doit jouer avec le temps ; elle voudrait le réintroduire dans la vie de son compagnon. Sa blessure ne peut pas guérir en un jour.
 
L’interruption de l’histoire pour susciter l’écoute du roi et son désir de connaître  
L’aube arrive : le récit n’est pas achevé. Et pourtant Chahriyâr doit vaquer à ses occupations. La jeune sœur voudrait entendre la suite de l’histoire. Le roi aussi. Chahrazade promet de reprendre le récit à la fin de la nuit prochaine si son mari lui en laisse le temps. Qu’à cela ne tienne, il remet son exécution à plus tard. Cette interruption délibérée a pour fonction d’ouvrir l’oreille du souverain, qui ne s’écoute plus lui-même, et de susciter son désir de connaître. En face de la violence, il convient de réinvestir le désir, pour qu’il puisse jouer avec elle. Le désir de connaître (l’autre) est en effet la fine pointe du désir lui-même.
 
Interaction progressive entre la violence du souverain et les structures symboliques de l’homme 
A la fin de chaque nuit, les histoires sont interrompues et l’exécution est sans cesse reportée. Il s’agit, en fait, de récits, qui contiennent, dans leur écrin, les fondements de l’homme. Le roi a toute la journée pour confronter sa violence insoumise aux structures symboliques de tout être humain. Dans ce jeu continu, qui se répète de jour en jour, la violence finit par retrouver sa place face au désir ; abandonnant son penchant meurtrier, elle devient peu à peu instance de séparation de l’autre et instaure le manque nécessaire à la vie du désir lui-même. Sollicité par les histoires qui se multiplient et retrouvant la durée que provoquent en lui les interruptions, le patient mène, à son insu, sa propre cure analytique. Jaillissant des récits symboliques, la Parole, comparable à celle des mythes et des grandes Écritures, ouvre le champ de sa conscience et le conduit peu à peu vers la guérison.
 
La naissance de l’autre
Au bout de mille et une nuits, l’autre prend la figure concrète des trois enfants qui sont nés dans l’intervalle. Le souverain les découvre et les reconnaît aussitôt. En même temps, Chahrazade, définitivement écartée du supplice, trouve sa place de reine à la Cour, et dans le cœur de celui qui a appris, pendant de si longs jours, à l’aimer tendrement. La cure est presque terminée. Après de multiples échanges interpersonnels, que le texte n’évoque pas, la parole individuelle du roi a fini par découvrir sa plus juste expression en disant le manque de l’autre, enfin reconnu, et donc le désir lui-même.
 
Le roi réintègre la société des hommes
Sans doute, le roi n’a-t-il pas cessé d’être présent à son royaume. Cependant, par son traumatisme et par ses meurtres successifs, il restait délié de la société des hommes. Il le sait maintenant. C’est pourquoi, marqué par la repentance pour ses dérives passées, il convoque le vizir, le remercie de lui avoir donné une épouse aussi exceptionnelle et le revêt d’un somptueux manteau. Il gratifie aussi de vêtements d’honneur tous les hauts personnages du royaume. Et aussitôt, une grande fête d’un mois est décrétée pour le peuple tout entier. Décorateurs, tambourins, joueurs de flûte, baladins, déploient leurs talents multiples et sont largement rémunérés sur les deniers personnels du souverain. Les pauvres eux-mêmes, bénéficiant de larges aumônes, sont aussi conviés à la fête.
Grâce à Chahrazade et à ses histoires, non seulement le roi mais aussi tous ses sujets ont trouvé maintenant la voie du salut, échappant ainsi aux terribles menaces d’une violence meurtrière et incontrôlée.
 
La restauration de l’image de la femme
Jusqu’ici, la femme apparaissait comme un être animé par la ruse et la tromperie, à l’image de la première épouse du roi. C’est aussi contre une telle conception que Chahrazade réagit. Transformée par sa confrontation aux « Écritures », elle cherche à mettre en relief un autre visage de l’être féminin. Sous son regard et au fil de son expérience, la femme devient celle qui fait passer. Non seulement elle permet à son mari de mieux découvrir son être masculin, mais, grâce à la force de la Parole contenue dans les histoires qu’elle raconte, elle amène le roi à retrouver le sens de son humanité.
 
 
La Parole guérit parce qu’elle permet de renouer le lien de la fraternité
L’humanité ne signifie pas seulement être fils d’un père et d’une mère. Plus fondamentalement, elle consiste à être frère et sœur de tous les êtres humains, ce qui implique, en même temps, égalité et altérité. Je ne peux être frère ou sœur, et égal, que si je suis autre. C’est sans doute en permettant de rétablir ce lien paradoxal de la fraternité que la Parole a suscité la guérison du roi Chahriyâr.
   
Etienne Duval, le 13 mars 2008 
 
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Françoise Dolto

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par Duval Etienne
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Commentaires

Savoir être autre, savoir être soi, c'est  aussi savoir dire NON ; quel
espace la culture ambiante actuelle permet elle pour l'expression de ce NON??  bien peu je trouve!
commentaire n° : 1 posté par : Brigitte le: 17/03/2008 11:37:43
Brigitte, je ne suis pas très sûr d'avoir bien compris ce que tu dis.
commentaire n° : 2 posté par : Etienne le: 17/03/2008 11:39:07
Non à la pensée, au discours dominant etc...
commentaire n° : 3 posté par : Brigitte le: 17/03/2008 12:00:00
Merci Etienne pour ces textes de réflexion.
Après dix jours de Vipassana à Dunière en Ardèche à servir aux cuisines, je pars pour Francfort (mon ami Hermann qui fête ses 70 ans) et Prague chez Jean-Louis leur poser un parquet flottant; Clara enceinte de 6 mois a un peu de tension. J'aurai manqué deux Café philo! Joyeuses fêtes de Pâques, Charles
commentaire n° : 4 posté par : Charles le: 17/03/2008 12:08:10
Charles, tu nous a manqué ! J'ai mis ton mail sur le blog, comme un clin d'oeil.
Le texte du café de samedi était extraordinaire : je veux parler de La légende des deux frères. Elle traitaitit de la relation
fraternelle (égalité et altérité) comme la marque de l'être humain. D'après le texte, l'amour fraternel a quelque chose de divin et d'immortel. Il fonde toutes les autres relations et est appelé à remplacer la structure père-fils, qui, justifiée en soi, entraîne la domination au niveau de la société.
commentaire n° : 5 posté par : Etienne à Charles le: 17/03/2008 14:50:09

C'est intéressant Etienne cette relation "fraternelle": égalité mais
aussi altérité, ce qui inclut la disparité de la différenciation
sexuelle. Quand lacan dit qu'il n'y a pas de rapport sexuel (fusionnel par rapport l'Autre, la mère-origine), il se situe du côté de la structure et sort de la notion freudienne de castration qui renvoie au Père et peut s'entendre comme une impuissance, alors que le non-rapport-sexuel ce n'est pas une impuissance mais un impossible, notamment par rapport à l'interdit de l'inceste et à la toute-puissance. Jacques Pohier observait ("Quand je dis Dieu" p.218) que dans la Trinité il y a une incommunicabilité entre le Père, le Fils et l'Esprit-Saint, le Père est Père, etc.. ce qui nous libère de la recherche de la cause (c'est qui la cause de ceci , de cela, le Père, le Fils..les autres?) et la fraternité, même si on peut y sous-entendre un Père (sauf dans la "fraternité républicaine"), nous libère aussi de cette recherche très conservatrice de la cause, de l'origine.., à condition de ne pas y exclure la disparité des places masculin-féminin de la différenciation sexuelle.

 

commentaire n° : 6 posté par : Charles le: 17/03/2008 15:00:13
Charles, tu nous introduis dans un univers complexe : je n'ai pas tout compris. Lorsque Pohier parle d'incommunicabilité, à propos des personnes de la Trinité, il se situe du côté de la  philosophie du Moyen Âge, qui, précisément, définissait la personne par l'incommunicabilité. Ce qui est personne, en moi, est incommunicable, a fortiori pour Dieu... En tout cas merci de forcer un peu la réflexion.
commentaire n° : 7 posté par : Etienne le: 17/03/2008 15:06:39
Dans son métablog du 17 mars, "Bloguer ou ne pas bloguer", Olivier Schmidt-Chevalier fait référence à ce blog sur Chahrazade :

Chahrazade et la parole qui guérit ; la lecture à faire l’esprit bien reposé et curieux.
commentaire n° : 8 posté par : Olivier Schmidt-Chevalier le: 17/03/2008 22:53:22
Merci à Olivier qui, chaque fois et le jour même, fait référence aux articles, qui paraissent sur ce blog.
commentaire n° : 9 posté par : Etienne le: 17/03/2008 22:55:22

*/La Parole guérit parce qu’elle permet de renouer le lien de la
fraternité/*

L’humanité signifie non seulement d'être fils d’un père et d’une mère mais encore elle consiste à être frère et sœur de chaque être humain, ce qui implique égalité et altérité. Je suis frère ou sœur, égal, si je suis autre. En permettant de rétablir ce lien paradoxal de la fraternité la Parole suscite la guérison du roi Chahriyâr.
Voici ma conclusion à ton texte.
Très bien.

commentaire n° : 10 posté par : Denis le: 18/03/2008 09:03:59
Je suis heureux de voir que nous sommes entièrement d'accord et que tu as lu fidèlement le texte.
commentaire n° : 11 posté par : Etienne le: 18/03/2008 09:05:19
Bien reçu ton message. J'ai enregistré le conte.Jje vais le relire et y réfléchir mais je ne sais si je serai en mesure d'apporter un point de vue pertinent.
commentaire n° : 12 posté par : Jean le: 18/03/2008 10:03:32
Te connaissant, je suis sûr que tes remarques seront pertinentes.
commentaire n° : 13 posté par : Etienne le: 18/03/2008 10:04:43
Et si je voulais pour m’amuser, être aussi créateur que Shahrazade et dire : shahriyâr est une sorte d’amoureux qui attendait pour satisfaire ses pulsions sexuelles et paternelles la femme, belle et intelligente à la fois, pour lui engendrer des enfants dont tout roi rêve, cette femme là a été trouvée en la personne d’une amante idéale sexuellement et intellectuellement car elle était capable de création intéressante et surprenante bien cousue et inachevée pour maintenir le suspens. Ainsi l’image de ce roi assassin tueur de jeunes filles innocentes serait corrigée  et la mort alléguée comme entrée en matière n’était qu’une répudiation qui signifie la mort d’un projet, d’un rêve d’une espérance pour ces filles qui venaient vers le roi, consentantes au départ et non forcées. Nous sommes dans un récit certes inventé mais d’apparence religieuse et morale,  mais ces filles n’ont pas réussi à se faire admirer ni à se faire aimer par cet homme si ambitieux comme tous les rois de ces temps là. Selon mon imaginaire ce roi n’était ni malade ni assassin mais seulement idéaliste, cherchant celle qui, à l’image avérée de shahrazade, l’a conquis ; la preuve en est que ce roi ne parle pas, il n’a rien à soigner en lui et n’ayant nul besoin de psychothérapie.
Excusez mon interprétation personnelle de ce récit merveilleux dépouillé de toute idée morbide qui noircit ce récit si joyeux et qui, en fait, ne visait qu’à plaire à un roi amoureux.
Ibrahim a voulu laisser libre champ à son imagination.
commentaire n° : 14 posté par : Ibrahim le: 18/03/2008 11:58:58
Tu as raison de laisser libre cours à ton imagination pour produire une autre histoire.
Je maintiens pourtant mon interprétation car elle rend l'histoire plus belle encore que celle que tu imagines : guérir quelqu'un en lui racontant des histoires, réinventer l'amour où chacun peut être à égalité dans la relation, restaurer l'image de la femme, traverser l'épreuve pour donner naissance à une existence sublime faite de joie débordante. Pourquoi refuser le piment de ce roi trompé, qui tue parce qu'il ne sait plus où il en est ? Autrement on risque de retomber dans des contes à l'eau de rose. Je pense que la représentetion que l'on a des Mille et une nuits est en partie fausse. Ce ne sont pas de belles histoires : ce sont des histoires tragiques, qui se terminent bien.

Mais c'est vrai aussi que les Mille et une nuits atteignent leur but, lorsqu'elles trouvent des hommes comme toi pour donner naissance à de nouvelles histoires. Les poètes ont toujours raison, même lorsqu'ils ont tort !

Bien amicalement.
commentaire n° : 15 posté par : Etienne le: 18/03/2008 12:18:51
C'est vrai? Toi aussi tu parles peu mais lorsque tu es provoqué, tu réagis très bien ; c'est ce que j'ai voulu et je l'ai obtenu.
commentaire n° : 16 posté par : Ibrahim le: 18/03/2008 21:52:19
Tu es malin comme un... Libanais : sans en avoir l'air !
En toute amitié.
commentaire n° : 17 posté par : Etienne le: 18/03/2008 21:54:53

La belle dame, Etienne, a surtout lutté, en contant des histoires sans fin, pour rester en vie, non ? …

commentaire n° : 18 posté par : Olivier le: 18/03/2008 22:00:30
C'est une manière de voir, qui n'est pas fausse. Mais la belle dame va plus loin. Elle s'attaque à la racine du mal...
commentaire n° : 19 posté par : Etienne le: 18/03/2008 22:03:12
Le conte "M. et U. N." met en exergue les principes permettant la solution des conflits, en l'occurence celui qui oppose le soi au soi (absence de maîtrise):
-importance de l'espace "temps" (laisser du temps au temps),
-     d°          de la parole, celle dite, puis entendue et enfin reçue (la difficulté et l'art de celui qui la porte sont de faire en sorte qu'elle soit entendue),
-importance de la parole de retour (réponse) exprimant les interrogations et réflexions de son auteur.
La parole permet la relation; elle est le trait d'union entre soi et l'autre: le frère, la soeur, l'époux(se), le voisin, l'inconnu, l'étranger, l'ennemi....
Enfin, in fine de ce conte, il y a l'image à double face de la femme (à un - degré, celle aussi de l'homme): EVE de la Bible (ruse, tromperie) mais aussi Marie aux noces de Cana ( la mère, l'amie, la confidente, l'amante ,l'épouse, la grand-mère, la vieille dame respectueuse et respectée) qui inspire la confiance nécessaire à l'écoute, à la réflexion et in fine à l'action qui  concrétise la parole entendue et reçue.
Amicalement.-  J.  P.
commentaire n° : 20 posté par : Jean le: 18/03/2008 22:09:51
De mon point de vue, qui n'est pas exclusif, tu mets bien l'accent sur tout ce qui est important, sans oublier le double visage de la femme que l'on retrouve dans les textes bibliques.
Je préciserai pourtant deux choses :
- La Parole, sur la quelle, j'ai voulu insister, est celle qui est contenue dans les histoires, une Parole avec un P majuscule. Elle est importante parce qu'elle contient les grandes structures symboliques de l'homme, qui associent les contraires, vie et mort, désir et violence, intérieur et extérieur, passé et avenir, ... C'est à cette Parole que le roi est confronté. C'est elle qui va le faire évoluer.
- La parole personnelle du patient est aussi essentielle : la parole qui naît au fil de la cure. Elle est moins mise en valeur ici, mais elle est pourtant bien présente : elle est le résultat de l'intégration des structures symboliques, celle qui va amener le roi à reconnaître ses enfants, sa femme, les dignitaires du royaume, le peuple, les pauvres, celle aussi qui va le conduire à dire le manque de Chahrazade, des enfants..., c'est-à-dire à exprimer son propre désir et son amour.
En résumé, ce qui me paraît essentiel, dans le modèle de thérapie proposé par Chahrazade, c'est l'insistance sur la confrontation aux grandes structures de l'homme, sans laquelle la parole personnelle ne peut pas naître.
commentaire n° : 21 posté par : Etienne le: 19/03/2008 09:10:15

Les Mille et une nuits pour améliorer les relations sociales c'est une très bonne idée.  Je pense à l'Europe et nos rapports enfin apaisés avec nos voisins. Et je rève de voir s'etendre cette paix.

Cette sagesse d'une femme d'Orient est certainement un signe d'espoir.

La parole qui renoue le lien fraternel éclaire d'un jour nouveau les relations parentales. Cette belle idée mérite d'être creusée  pour apporter de l'aide au sein de la famille.

amicalement  Genevieve

 

commentaire n° : 22 posté par : Geneviève le: 19/03/2008 14:51:11
Merci Geneviève. Tu fais bien, à mon avis, d'insister sur la restauration de la relation fraternelle, car il s'agit du fondement de notre société, de quelque chose, qui dépasse de loin la famille. Relation qui se construit à l'intersection de la communauté et de la société et qui va définir le sujet avec, en même temps, la notion d'égalité et celle d'altérité. C'est l'humanité, au sens fort du terme, qui est en cause. La guérison du roi, comme celle de chacun d'entre nous, se résumait dans la restauration de son humanité et passait par une nouvelle construction intérieure de la parole.
commentaire n° : 23 posté par : Etienne le: 19/03/2008 14:59:04
Mille et une signatures pour mettre un terme à la violence chinoise sur le Tibet

Subject: Tibet en francais and english
 
Bonjour à toutes et à tous.
Que ceux qui auraient déjà reçu ce message veuillent bien me pardonner de leur faire perdre un peu de temps. Après des dizaines d’années de répression sous la loi chinoise, la
frustration du peuple tibétain vient d’éclater dans les rues, sous forme de protestation et d’émeutes. Placés sous les feux de la rampe grâce à l’approche des Jeux olympiques en Chine, les Tibétains crient au monde
entier leur volonté de changement.

Le gouvernement chinois a déclaré que les manifestants qui ne se sont pas encore rendus « seraient punis ». Ses dirigeants se retrouvent face à un choix crucial - l’escalade de la violence ou le dialogue - choix qui pourrait décider du futur du Tibet, et de la Chine.


Nous pouvons influer sur ce choix historique, la Chine se préoccupant beaucoup de sa réputation à l’étranger. Il faut faire savoir au président Hu Jintao que la fabrication « made in China » et l’approche des J.O. à Pékin ne peuvent être une réussite que s’il opère le bon choix. Mais il faudra la puissance d’un raz-de-marée à l’échelle mondiale pour attirer son attention
; et nous en avons besoin sous 48 heures.
 
Le Dalaï Lama, prix Nobel de la paix et guide spirituel des Tibétains, a appelé à la retenue et au dialogue : il a besoin du soutien des citoyens du monde entier. Cliquez maintenant pour signer la pétition et faites-le savoir immédiatement à tout votre entourage. Notre but est de d’obtenir un million de voix en faveur du Tibet : 
 
Merci d'aider le peuple tibetain
 
 
commentaire n° : 24 posté par : Brigitte le: 19/03/2008 18:26:48
La Chine est dans la toute-puissance comme le roi Chariyar des Mille et une nuits. Le Tibet, c'est un peu Chahrazade, mais il a besoin que nous lui tendions la main. En fait, ce n'est pas la Chine qui va sauver le Tibet, c'est le Tibet qui va sauver la Chine...
commentaire n° : 25 posté par : Etienne le: 19/03/2008 18:36:27
Je suis peu réactif, mais c'est parce que je n'ai rien à dire... 
J'essaie de comprendre.
Pour ce qui est du duo que tu as fait avec Yvon Montigné, je n'ai pas  perçu l'accord profond ou la similitude des vues. C'est pourquoi je  n'ai rien dit.
J'ai bien aimé ton texte sur Chahrazade.
commentaire n° : 26 posté par : Alain le: 20/03/2008 12:23:09
Merci Alain de ton mot sympathique. C'est vrai que si on n'a rien à dire, on ne dit rien. Je suis content que tu aies résonné au texte sur Chahrazade. Personnellement elle me fait bien comprendre ce qu'est la psychanalyse : se coltiner avec les structures symboliques  pour se reconstruire et donner naissance à une véritable parole personnelle.
En ce qui concerne le blog avec Yvon, nous n'avons pas cherché à être d'accord ou pas d'accord. Notre seul but était de poser le dialogue au départ pour qu'il se poursuive ensuite. Mais toi tu penses que le dialogue n'était pas visible. C'est bien possible. En fait, c'était simplement un blog à deux voix.
commentaire n° : 27 posté par : Etienne le: 20/03/2008 12:30:25

Je viens de lire ton texte avec plaisir.

Ce texte des Mille et une nuits fait parti des livres qui m'accompagnent et j'aime en lire des extraits.

Ton analyse m'interesse ainsi que celles que tu recueilleras alors je vais prendre de temps en temps le chemin de ton blog. 

Ce texte est-il à l'ordre du jour d'un prochain café philosophique ?

commentaire n° : 28 posté par : Anne le: 20/03/2008 14:36:38

Je suis heureux d'apprendre que les Mille et Une Nuits font partie de tes lectures préférées. Je pense personnellement que c'est un livre extraordinaire. Il contient une vision fondamentale du monde, qui nous aide à penser, à guérir, à avoir du plaisir, au-delà des épreuves de la vie, qui ne sont jamais définitives, pourvu que l'on reste dans la cohérence de la vie.

Je pense que l'an prochain, nous travaillerons exclusivement sur les Mille et Une Nuits, au café philsophique, si les participants sont d'accord. Ce sera, en tout cas, ma proposition. Naturellement, nous reprendrons le texte sur Chahrazade. Tu es bien sûr invitée à venir nous aider à réfléchir.

commentaire n° : 29 posté par : Etienne le: 20/03/2008 14:44:42

S'il faut raconter des histoires à tous ceux qui souffrent (dits méchants), tuent, construisent, vendent, utilisent des armes, qui peuvent être aussi économiques, financières...certes ça peut créer des emplois, et beaucoup, mais ça risque de coûter cher et prendre beaucoup de temps...Déjà il faudrait connaitre beaucoup de belles histoires.
Bon, je sais bien que c'est symbolique, mais dans une société hiérarchisée ou tout un chacun est le roitelet d’un autre, a peur de tomber de son barreau sur l’échelle sociale, souffre du stress produit par et dans ce contexte, souffre et tombe malade du cortisol secrété massivement par ses surrénales...on pourrait pas un jour raconter aux enfants l’histoire émerveillante du vivant, histoire qui s’enrichit de jour en jour et pourrait nous éclairer sur les rapports du corps et de l’esprit,
de l’individu et de la société. Pluridisciplinarité (large) oblige.
Alors quand l’écrivons nous cette histoire ?
Amitié.

commentaire n° : 30 posté par : bonnefond le: 20/03/2008 16:08:00

En disant intersection de la communauté et de la société, parles-tu de ces relations filiales, sociales,  fraternelles qui nous ont faits  et par là même nous privent de notre liberté d'être autre. Peut-on alors vraiment croire que la parole nous délivrera un jour de cette emprise heriditaire ?
Petite princesse d'Orient viens vite nous aider à voir plus clair et avancer vers plus d'humanité, si tu veux Etienne te prêter encore à l'analyse!

 

commentaire n° : 31 posté par : Geneviève le: 20/03/2008 18:08:46

Lorsque je parle d'intersection entre le communautaire et le social, c'est précisément pour nous défaire des relations familiales ou communautaires aliénantes, en nous ouvrant (du côté de la société) sur plus d'universel et, en même temps, en nous garantissant un minimum de proximité, qui  évite l'enfermement dans l'abstrait. Dans ce cas, l'amour fraternel constitue le sujet en liant égalité et altérité. Ce sont alors tous les humains qui sont considérés comme frères ou soeurs.

commentaire n° : 32 posté par : Etienne le: 20/03/2008 18:15:45

J'avais eu du mal à me mobiliser sur les mythes egyptiens comme tu as pu le voir mais là j'ai très envie de me joindre à vous l'année prochaine.

Dès que j'ai le temps je lis les autres textes que tu as mis sur ton blog sur la parole, la transmission ...

A bientôt*

commentaire n° : 33 posté par : Anne le: 20/03/2008 18:20:00

Après le blog, tu peux aussi aller sur Mythes et pensée :
http://etienneduval.neuf.fr/
. Sur le menu à gauche, tu trouveras pas mal de textes dont certains pourront t'intéresser. J'y mets, en plus de ceux qui existaient déjà, les textes du blog. 

commentaire n° : 34 posté par : Etienne le: 20/03/2008 18:24:28

A Jacques Bonnefond

Jacques, je n'avais pas vu ton texte. Je viens de le découvrir juste après un film à la télévision. Comme il se fait tard, je ne veux pas y répondre trop rapidement. D'autant plus que tu poses toujours des questions de fond, de Bonnefond !

A demain donc !

commentaire n° : 35 posté par : Etienne le: 20/03/2008 22:40:01

A Jacques Bonnefond

Je pense que tu as raison : il faut raconter aux enfants l'histoire "émerveillante" du vivant, comme une multiplicité d'histoires qui s'enchâssent les unes dans les autres selon la spécialité de chacun. Cette épopée merveilleuse pourrait être en effet les "Mille et Une Nuits" d'aujourd'hui :  une telle ouverture à l'intelligence serait, en même temps, ouverture au mystère, à l'inconnu qui nous échappe sans cesse. C'est ce mélange d'intelligence et de mystère qui fait le symbolique. Il devrait nous conduire à l'émergence d'une nouvelle parole poétique, susceptible de nous guérir de notre toute-puissance et de faire naître une immense fraternité rassemblant entre eux non seulement les hommes mais aussi tous les vivants sans oublier les plantes, les astres, le soleil et la lune comme l'exprimait François d'Assise.

Puisque tu en sens l'urgence, tu peux toi-même commencer et d'autres suivront.

L'intuition de la vie m'a passionné dès que j'ai commencé à réfléchir, me nourrissant de Bergson et de Teilhard de Chardin. Aujourd'hui encore, avant d'écrire, je vais lire quelques pages sur l'élan vital dans "L'évolution créatrice de Bergson" tout simplement pour me remettre modestement dans le rythme de la vie.

commentaire n° : 36 posté par : Etienne le: 21/03/2008 09:08:39

Cantique des créatures

Prière de Saint François d'Assise

 

Très-Haut, Tout-Puissant et bon Seigneur,

A toi les louanges, la gloire, l'honneur et toutes bénédictions!

Loué sois-tu, mon Seigneur, dans toutes tes créatures!

Et spécialement pour notre frère le soleil, qui nous donne le jour et par qui tu nous éclaires; il est beau et rayonnant.

Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour notre soeur la lune et pour les étoiles; dans le ciel, tu les as formées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour notre frère le vent, pour l'air et les nuages, le ciel pur et tous les temps.

Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour notre soeur l'eau; elle est si utile, si précieuse et si pure.

Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour notre frère le feu par qui tu illumines la nuit; il est beau, joyeux et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour notre mère la terre, qui nous porte et nous nourrit; elle nous donne ses plantes et ses fruits colorés.

Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour tout ceux qui pardonnent à cause de ton amour.

Louez et bénissez mon Seigneur, rendez lui grâce et servez-le avec beaucoup de simplicité.

 

http://viacrucis.free.fr/prieres/cantique.html

 

commentaire n° : 37 posté par : François d'Assise le: 21/03/2008 09:12:25

"L'entrée dans la gueule du loup" m'évoque le tableau d'Esther devant le roi Assuerus vu à l'expo Poussin...
Et si tu faisais le même traitement au livre d'Esther, autre "conte" historique qui traite de l'enfermement dans le cercle persécution-vengeance?
Il paraît que cette année le "Vendredi Saint" tombe en même temps que la fête des "Purim"!
Dominique

commentaire n° : 38 posté par : Dominique le: 21/03/2008 11:48:16

Merci Dominique pour ton petit mot. Je me souviens bien du tableau dont tu parles sur Esther. Je n'avais pas pensé au rapprochement que tu fais avec Chahrazade : deux femmes qui sauvent le peuple menacé, deux grandes images de la femme. Il est probable qu'une analyse du texte d'Esther donnerait un éclairage intéressant sur un  processus de libération de la société. Mais ce qu'il y a de particulier, dans les Mille et Une Nuits, c'est que Chahrazade raconte des histoires enchâssées les unes dans les autres comme les structures symboliques elles-mêmes. Nous sommes en face de la Parole avec un grand P, ce qui n'est pas le cas avec Esther, ou tout au moins pas de la même manière. 
Mais je retiens le lien avec la fête de Purim, ayant l'idée qu'il existe un pouvoir purificateur de la Parole (Parole de Dieu chez Esther, Parole plus humaine chez Chahrazade)...

commentaire n° : 39 posté par : Etienne le: 21/03/2008 12:06:31
A Etienne;
ta réponse me satisfait. Si nous convenons de la nécessité de construction d'une "nouvelle parole poétique", prenant en compte l'intelligence (notion qu'il conviendrait de préciser), et le mystère ( dans sa dimension "d'inconscient" et "d'inconnu")...il conviendrait de ne pas oublier d'autres formes de langages. Il y a bien sûr le langage musical (qui adoucit les moeurs, excepté peut-être les marches militaires), et, l'incontournable langage mathématique qui nous a envahi, sans que nous en soyons encore très conscients. Un exemple , une recherche sur internet repose sur un "simple" algorithme de 500 millions de variables et 2 milliards de termes.
Passer d'une pensée simpliste et linéaire ou une cause produit un effet, et une responsabilité produit une culpabilité et une sanction, où le calcul différentiel a réponse mécaniste à tout...
à une pensée complexe semble pouvoir s'envisager depuis l'irruption de découvertes importantes ("progrès") dans le champ des maths. Je ne rentre pas dans le détail, mais les travaux de Connes, Thom, Nottale, Mandelbrot, Prigogine, etc permettent de "se représenter" le vivant de façon beaucoup plus riche et pertinente "qu'avant"..
Et ça ne peut pas s'exprimer avec des mots...peut-être des images...animées.
Il conviendrait donc, aussi, d'apprendre (tôt) à parler math, géométrie et topologie, de façon ludique si possible, pour se raconter des histoires de formes ( quelles qu'elles soient)...dont symboliques.
A suivre.
commentaire n° : 40 posté par : bonnefond le: 22/03/2008 09:58:59

Jacques, je suis d'accord avec toi. Tu rejoins, me semble-t-il, ce que nous enseignent les Mille et une nuits. Ces textes nous montrent, jusqu'à en rire, la complexité de la vie. Il y a de nombreux niveaux, des points de vue multiples qui sont enchâssés les uns dans les autres. Le symbolique me semble être précisément cet enchevêtrement, cette interactivité, qui conduit à une forme de musique, à une certaine harmonie, qui intègre les catastrophes elles-mêmes. L'histoire de la vie, si elle veut transformer les individus, les jeunes comme les vieux, les guérir de leur toute-puissance, devrait s'exprimer sous cette forme complexe, mais d'une complexité qui évoque la simplicité, parce qu'elle serait soutenue par une vision forte, qui fonde et finalise toute véritable rationalité. Bonne suite dans ton travail !

commentaire n° : 41 posté par : Etienne le: 22/03/2008 11:35:11



Dans cette peinture des pélerins d'Emmaüs, réalisée par Rembrandt, la lumière transcende et révèle la scène qui est en train de se passer. De la même façon, dans le discours symbolique des "Millet une nuits", la vision enveloppe, transcende la parole et lui donne sens. C'est la vision, porteuse d'unité et de lumière, et fabricatrice d'images, qui donne à la parole sa pleine dimension symbolique et lui confère, parfois, sa capacité d'opérer des guérisons...

commentaire n° : 42 posté par : Etienne le: 22/03/2008 22:31:12

Etienne, je voulais répondre directement sur ton blog mais je n'y arrive pas! C'est pour contester la "Parole de Dieu" chez Esther: d'après le commentaire de la BJ, le texte hébreu (à la différence du grec) raconte l'histoire de Mardochée et d'Esther sans la commenter religieusement; c'est le seul texte de la Bible à ne pas nommer Yahvé. Cette précision rappelée, je ne cherche nullement à te détourner de ce qui est devenu ta nouvelle source de travail.

commentaire n° : 43 posté par : Dominique le: 24/03/2008 17:39:02

Domlnique, si tu veux ajouter un commentaire, tu vas au bas du texte du blog qui te concerne et tu appuies sur "Ajouter un commentaire". Il te suffit ensuite de te laisser faire, c'est-à-dire d'appliquer les consignes. A la fin, tu recopies les lettres indiquées à gauche : elles sont là pour éviter les spams.

Si Yahvé n'est pas nommé, c'est probablement parce qu'Esther avait pour consigne de ne pas donner son origine. Yahvé lui-même allait agir en secret et ne devait donc pas signaler explicitement sa présence.

La denière fois, j'ai réagi un peu rapidement : figure-toi que Chahrazade est persane. Esther est aussi la femme d'un roi persan. Il est possible que ce soit les deux mêmes personnages ou que le personnage d'Esther ait donné naissance au personnage de Chahrazade. Celle-ci sauve son entourage comme Charazade a sauvé non seulement le roi mais aussi les femmes des commerçants et  des classes populaires (qui peuvent faire référence aux Juifs d'une époque plus ancienne). Tu as ouvert une piste qui me paraît maintenant tout à fait plausible. D'ailleurs la structure symbolique la plus affirmée des Mille et une nuits est une structure de salut (ou de guérison). Je vais essayer de la reproduire dans le commentaire suivant.

C'est vrai que je m'intéresse actuellement aux Mille et Une Nuits, mais tu ne m'en détournes pas. Au contraire tu m'amènes à approfondir encore la piste choisie

Esther et Mardochée, par Aert de Gelder
Esther et Mardochée, par Aert de Gelder
commentaire n° : 44 posté par : Etienne le: 24/03/2008 17:59:05

Structure symbolique du salut ou de la guérison

 

Dans les Mille et une nuits

 

 

 

 

 

 

 

 

8

L’ALTÉRITÉ RESTAUREE

 

L’individu retrouve son altérité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1

ENVIE

 

 

7

DÉPASSEMENT DE LA MORT

Notamment le deuil par rapport à la perte ou à la mort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2

MENSONGE

 

 

9

LE SUJET CONSTITUÉ ET LA VICTOIRE SUR LE MAL

 

 

6

LE MENSONGE DEVOILE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3

VOLONTÉ DE DÉTRUIRE L’AUTRE

Meurtre ou tentative de destruction de l’autre

 

 

 

5

SOUCI DE L’AUTRE OU ÉMERGENCE D’UN SAUVEUR

 

Un sauveur ou un « bon samaritain »  se manifeste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4

LA VICTIME S’EN REMET TOTALEMENT À L’AUTRE TOUT-PUISSANT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

commentaire n° : 45 posté par : Etienne le: 24/03/2008 18:23:07
merci de m'avoir donné la clé pour le blog
commentaire n° : 46 posté par : Dominique le: 25/03/2008 18:35:14
Je viens de découvrir le n°260 de LV sur Esther!
commentaire n° : 47 posté par : Dominique le: 28/03/2008 10:22:08

Malheureusement, je ne l'ai pas. Peux-tu voir, au cas où tu l'aurais, s'il apporte quelque lumière, qui pourrait faire avancer sur l'hypothèse que tu as permis de mettre en lumière ? Dans ce cas, pourras-tu me le prêter ?

commentaire n° : 48 posté par : Etienne le: 28/03/2008 16:44:24
Dominique, je viens de relire le livre d'Esther. Je m'aperçois que la structure du salut des juifs, dans ce livre, est la même que celle des Mille et Une Nuits. Je la reproduis dans le commentaire suivant.
commentaire n° : 49 posté par : Etienne le: 28/03/2008 19:05:07

Structure du salut des Juifs


Livre d’Esther

 

 

 

 

 

 

 

8

DÉCRET DE RÉHABILITATION

DES JUIFS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1

ENVIE DE TOUTE-PUISSANCE D’AMAN, RENFORCEE PAR LA NON SOUMISSION DE MARDOCHÉE

 

 

 

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