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28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 15:43

Poutine vient d’ouvrir la boîte de Pandore, en décrétant la mobilisation partielle

 

Jusqu’ici, il parlait d’opération spéciale pour masquer la réalité

Poutine est dans la toute-puissance. Comme Prométhée, il flirte avec les dieux. Mais contrairement à Prométhée, il n’essaie pas d’éduquer les citoyens pour les libérer, il cherche à les maintenir en servitude pour mieux les dominer et conforter son propre pouvoir. Son arme favorite est le mensonge. Une guerre est engagée avec l’Ukraine : il masque la réalité en parlant d’opération spéciale, destinée à accroître le prestige de la Russie. Flattée, la population mord à l’hameçon.

 

En mobilisant les réservistes, il manifeste qu’il est en guerre

Son armée finit par fléchir devant la détermination des Ukrainiens. Il doit la renforcer et parle d’une mobilisation partielle de 350 000 réservistes. Chacun finit par comprendre que le pays est entré en guerre depuis plusieurs mois déjà, et les  350 000 réservistes pourraient rapidement se transformer en un million de jeunes recrues.

Alors qu’un voile vient de tomber, l’angoisse de tout un peuple grossit encore le côté sombre de la réalité.

 

Fondamentalement, la population ne veut pas la guerre

Contrairement à ce que pensent de nombreux observateurs, la population russe ne veut pas le conflit. Elle a été traumatisée par les nombreuses victimes de la guerre de 1940 : 8 millions dues aux opérations militaires et 19 millions chez les civils, soit au total 27 millions de morts. Il n’en fallait pas plus pour susciter un grave traumatisme chez les habitants, traumatisme encore renforcé par le souvenir des millions de victimes dues à l’expérience soviétique.

Poutine n’avait pas imaginé les effets d’un tel traumatisme. Dès l’annonce de la mobilisation, de nombreuses familles, et en particulier des personnes, directement concernées par la mobilisation partielle, se sont précipitées en direction de pays frontaliers comme la Finlande et la Géorgie. Les femmes elles-mêmes, plus directement concernées par la préservation de la vie, cherchent à manifester leur hostilité à la mobilisation des jeunes, au cours de manifestations publiques, qui peuvent être violentes.

 

Ainsi se révèle le fossé qui sépare le dictateur de son peuple

En ouvrant la boîte de Pandore par l’appel à la mobilisation, Poutine a révélé un hiatus important entre lui et les citoyens. Et le fossé ne va cesser de s’agrandir si la guerre se poursuit. En voulant faire fi de l’histoire passée, profondément marquée par d’importants traumatismes, le dictateur se heurte au mur de la mémoire. Tant que les cicatrices ne se seront pas totalement refermées, le souvenir des horreurs passées finira par s’opposer à ses propres velléités.

 

Poutine s’apprête à perdre définitivement la guerre

Les dictateurs se nourrissent de l’énergie et du sang de leur peuple, surtout en période de conflit. Mais si le fossé se creuse entre eux et la population, ils sont réduits à l’impuissance. C’est ce qui est en train de se passer, en ce moment. Dès lors, il ne s’agit plus d’emmener le pays vers la victoire mais d’assurer la survie de son chef. Des vents contraires et des tempêtes intérieures vont finir par détruire les soubassements de la nation. A moyen terme, il devient évident que Poutine a non seulement perdu la guerre mais a conduit à la ruine les forces vives de la Russie. Bien plus, il a déjà engendré sa propre destitution.

 

Bien plus, en voulant la destruction de l’autre, il va réveiller la fraternité

Les souffrances des combattants finissent par créer des liens de fraternité, surtout lorsque la victoire a permis l’anéantissement d’une idéologie meurtrière comme le nazisme. La Russie et surtout son président ne peuvent s’approprier une telle victoire et restreindre, à leur seul profit, les liens de fraternité scellés à long terme. La victoire appartient à tous les co-belligérants et, en particulier, à toutes les nations qui ont composé l’Ex-Union Soviétique. Quoi qu’on en dise, les Russes et les Ukrainiens restent des frères, contrairement à ce que le mensonge de Poutine voudrait nous faire entendre. Et, il est presque sûr que cette fraternité va resurgir après l’échec du dictateur, qui aurait voulu l’enterrer.

C’est pourquoi, il est souhaitable d’offrir l’hospitalité à tous les Russes, qui, actuellement, refusent la guerre et cherchent à s’expatrier.

Etienne Duval

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commentaires

Y
Bonjour Etienne,<br /> <br /> L'absence de tout commentaire ces derniers mois, ne signifie aucunement un désintérêt de ma part des choses du monde. Régulièrement je découvre tes articles. Souvent je partage tes points de vue tant sur Poutine que l'article de juillet concernant le partage. Il est souvent difficile de faire un commentaire sans avoir les armes nécessaires pour enrichir de telles discussions au risque d'être simplement redondant. Rien qu'en ce qui concerne la guerre en Ukraine, je n'ai pas véritablement les idées claires, ce n'est pas faute de tenter de m'informer en diversifiant mes sources mais il est difficile de comprendre la situation actuelle sans connaître parfaitement l'histoire des nations. Peut-être que ce manque de lucidité n'est dû qu'au caractère anxiogène d'une situation aussi désespérante. Alors je préfère au risque comme toi de me tromper, imaginer qu'à ce jour en Europe comme en Russie, le culte de la personnalité n'est pas tout à fait aussi puissant tel qu'il pouvait l'être dans l'Allemagne des années trente, pour que Poutine entraîne toute une nation et par voie de conséquence ses voisins et frères vers une destruction sans fin déjà bien entamée.<br /> Pour ce qui est du partage, je ne peux que souscrire à ton point de vue. IL ne se passe pas un seul jour sans que la situation économique, sociale, politique, climatique nous le rappelle. Mais voilà maintenant quelques millénaires que l'humanité bloque sur cette même injonction que lui imposent aussi bien les mythes que tous les textes fondateurs, si je ne m'abuse.<br /> Mais chacun de nous sait bien combien il est difficile parfois d'abandonner nos peurs, nos peines, nos souffrances et à fortiori nos biens et que sais-je encore. Aussi je ne crois pas que l'on puisse vraiment partager sans passer par cette acceptation, ce renoncement pour qu'à partir du vide créé naisse l'essentiel, qui nous permette de partager véritablement. Peu importe de savoir quoi exactement, j'aime à croire qu'une fois l'abandon accepté, chacun de nous sait bien ce qu'il est en mesure d'offrir à l'autre. Je reconnais le point de vue utopique d'une telle hypothèse, mais il me semble qu'une même démarche est nécessaire au niveau des nations, je souhaite bien sûr naïvement, que nos femmes et hommes de pouvoir, qu'il soit économique ou politique, aient ce courage et cette force pour les décennies à venir.<br /> Très cordialement.
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E
J’ai bien apprécié ton long commentaire, qui manifeste l’état avancé de ta réflexion, aussi bien sur Poutine que sur le partage.<br /> <br /> Je vois même que tu rejoins le bouddhisme en parlant de tous les attachements qui nous empêchent de partager. Il faut dire que j’anime, en ce moment, un café philosophique sur l'éveil bouddhiste avec une amie, elle-même bouddhiste.<br /> <br /> Merci et très bonne journée !
C
Merci Etienne pour ta réponse.<br /> Juste après t'avoir envoyé ma participation - tardive ! - je suis allé sur LCP et le DébaDoc sur la suite de "C'était la guerre d'Algérie",<br /> cette fois-là, pas celle de Poutine, la nôtre !<br /> Charles
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C
Merci Étienne pour l'occasion, le moment - les grecs l'appelaient kairos - que me donne ton texte d'aller dans le Protagoras de Platon<br /> ( 321 sq.) relire le mythe si actuel de Prométhée.<br /> "C'était au temps où les Dieux existaient.." Épiméthée (celui "qui pense après coup" et le mari de Pandore, "l'étourdie") se charge de distribuer entre tous les habitants de la planète les qualités nécessaires à un juste équilibre - nous dirions "écologique" - pour résister aux intempéries, à la faim, etc. C'est ainsi que tous les animaux ("êtres privés de raison") en sont dotés mais il oublie les humains et c'est alors que Prométhée ( celui "qui réfléchit pro : à l'avance) vient au secours de l'homme ("le seul des animaux à croire à des Dieux") en dérobant à Héphaïstos le feu pour la fabrication des outils et à Athéna le génie des arts. C'est ainsi que l'homme a désormais les moyens de se défendre, si ce n'est que pour l'art politique - dont l'art de la guerre - il est nécessaire pour les humains de se grouper, fonder des cités, etc. mais c'est alors que naissent entre eux des querelles, des injustices car, dit le texte (321 d), " l'art d'administrer les Cités - j'ajouterais : même en démocratie - l'homme ne le possédait pas ! Cet art était en effet chez Zeus ". Alors celui-ci (322 c), craignant la disparition totale de notre espèce, nous envoie quoi ? - le sentiment de l'honneur et celui du droit répartis, sage précision, (322 d) " à tous les humains indistinctement".<br /> De ma lecture de ce texte je retiens trois sources d'inquiétude qui font écho, pour ma part, à celles que tu exprimes à partir de ton texte sur Poutine. Mais tout d'abord Poutine, plutôt que Prométhée je me le représente en Épiméthée : "épi = au temps de"... l'empire russe, et avec pour épouse - première source d'inquiétude - Pandore l'étourdie, qui après les USA (Hiroshima puis Nagasaki), risque de recourir à l'arme nucléaire.<br /> Deuxième source d'inquiétude : l'oubli - pour parler comme Heidegger - de la dimension symbolique, transcendantale, de ce qui fonde "l'art d'administrer les Cités" ; nous ne le possédons pas et Poutine non plus ; car c'est chez Zeus ou Dieu ou le Rien, à moins que ce ne soit le Réel - mais non pas le Néant - qu'il faut aller le chercher !<br /> D'où, troisième source d'inquiétude, la perte du sentiment de l'honneur et du droit - ce droit qui ne se trouve pas par hasard dans les premières paroles de l'hymne national allemand : "Einigheit und Recht und Freiheit" -, perte qui découle de l'oubli du Symbolique, alors que ce sentiment c'est la dignité universelle de tout être humain, comme nous le rappelle le mythe et, dans ton texte, cette notion de fraternité qui ne va pas sans l'hospitalité, ce lieu de l'altérité où chaque fois s'altèrent c.à.d. se transforment, se dessaisissent, l'honneur, le droit, au contact de l'hôte ... de l'Autre.<br /> Charles
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E
Merci Charles. Comme toi, en effet, je pense que Poutine, c’est plutôt Epiméthée que Prométhée. En fait, je n’ai pas cherché à partir du mythe de Prométhée lui-même mais de l’expression de la boîte de Pandore, comme elle est passée dans le langage courant.<br /> Sur l’oubli du symbolique, je suis d’accord, car symboliser veut dire rassembler, prendre ensemble ( les Russes et les Ukrainiens, et le sujet dans sa totalité qui nous renvoie à la fraternité.<br /> Tu fais bien de nous renvoyer à un peu plus de rigueur.
R
Bonjour Etienne, Au fondement de tout ceci, il y a aussi la frustration, la soif de revanche. Et le mensonge comme moyen de recréer l'histoire. Il n'est pas le seul ce me semble (pas de place au doute dans la "communication d' Etat " en général ne pensez-vous pas ?)<br /> Mais les dictatures ont ceci de particulier qu'elles étouffent dans l’œuf toute autre lecture de l' "histoire", et toute interprétation de l'action d'Etat qui ne reproduirait pas en miroir -et en abîme- le discours du "gouvernement"...si l'on peut encore employer ce terme.<br /> L'Etat totalitaire se trouve absorbé, phagocyté par l'idéologie du dirigeant au pouvoir qui érige sa volonté de puissance en principe de vérité jusqu'à faire plier le réel à son idéologie ...de quoi donner à réfléchir ici et ailleurs..et aussi parfois peut être donner raison aux anarchistes de tous poils (?)<br /> Romane
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E
Je te rejoins totalement. En ce qui concerne la frustration, le dictateur réussit dans la mesure où il rejoint la frustration de tout un peuple. Il voudrait faire renaître la « Sainte Russie des tsars » Et, comme tu le dis, il exclut toute autre vision de l’histoire en imposant sa propre idéologie par tous les moyens parce qu’il croit être un envoyé de Dieu et par conséquent un porteur de la vérité. C’est en cela que réside sa toute-puissance. Sur un plan strictement religieux, il n’a pas compris que Dieu ne peut rien faire sans les hommes, sans leur critique et sans leur liberté.<br /> Merci de faire ressortir un aspect sur lequel on insiste peu. Il se prend pour un prophète et finit par le parodier.
G
Oui oui !<br /> <br /> Merci pour ces nuances critiques qui sont bien nécessaires pour compléter mon discours et l'empêcher de délirer. <br /> <br /> Je n'ai rien à redire contre ton propos, bien entendu.<br /> <br /> Juste une nuance ou deux à mon baratin sommaire.<br /> <br /> 1) les "tout-puissants" ne peuvent l'être que par la passivité du peuple provoquée par divers moyens, ou entretenue de même. Je suis peu être naïf. <br /> <br /> 2) je n'ignore pas complètement le poids, parfois l'efficacité des hommes - des individus - qui détiennent le pouvoir -du pouvoir-, l'exercent au milieu de forces diverses qui le rendent possible ou peu - ou pas du tout. <br /> <br /> 3) Je pense, sans doute comme toi, que le "pouvoir" (politique ou autre) n'est pas longtemps efficace sans une certaine (ou même incertaine) acceptation du "peuple" - ce qui s'obtient plus ou moins par divers procédés...<br /> <br /> 4) Je suis bien d'accord (ayant fait un peu d'Histoire" autrefois) que les décisions du "pouvoir" n'existent réellement que par le consentement (au moins) du "peuple", compte tenu de toutes ses inégalités réelles. <br /> <br /> Voilà pour le moment.<br /> <br /> <br /> <br /> envoyé : 30 septembre 2022 à 17:00<br /> de : Etienne Duval <br /> à : Gérard JAFFREDOU <br /> objet : Re: Re:
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E
Merci et bonne soirée !
G
Poutine est-il dans « la toute puissance » ? De quoi viendrait SA (?) « toute-puissance » ? Celle-ci est-elle réelle ? Sommes –nous aussi impuissants qu’on veut bien le croire – et pourquoi et comment ? Vastes problèmes….<br /> <br /> Dans l’immédiat (relatif) et en apparence, Poutine serait « contre les Ukrainiens » ? Sa « destitution » (est-elle possible ? – je la crois plutôt improbable) serait-elle une solution ? Le problème n’est pas dû à des personnes ni à une personne. On le sait bien. Mais surtout à une réalité historique (dont je ne suis pas spécialiste).<br /> <br /> Je vois cependant que les Ukrainiens d’aujourd’hui (du moins leurs ascendants !) sont depuis au moins le XVè siècle dans ce qui deviendra l’Empire russe. Mais l’Ukraine comme Etat est établie –reconnue- en 1918 (après les reculs de l’empire Ottoman et les turpitudes de l’Empire Russe) ; mais préalablement, elle vient du XIXè. siècle, avec l’essor des « nationalités » et les revendications d’un Etat pour chacune. (Cela après la France, sa Révolution, l’unité nationale, « l’identité » unique qui « va de soi »). Ainsi depuis l’Adriatique jusqu’à la Baltique, naissent ces histoires « nationales » diverses, plus ou moins honnêtement construites et affirmées, objets parfois d’un culte. En particulier dans et contre la Russie tsariste puis « communiste », et de même dans l’Empire ottoman ainsi grignoté, réduit à la Turquie devenue un (simple- si on peut dire) état-nation comme tout le monde. L’Europe se retrouve au début du XXè.s. avec une prolifération d’Etats qui sont presque -ou à peine et pas encore- des « nations » uniformes dans une improbable ou possible entité, uniques et se voyant ou se voulant) cohérentes et totalement autonomes, libres comme des grands. Petit rappel qui n’apprend rien à qui que ce soit. Difficile (et inutile ?) à prouver que l’ensemble reste fragile. Mais il est compréhensible que les anciennes nations ou Etats dominants cherchent à conserver leur domination.<br /> <br /> Poutine dans tout ça, semble ne pas avoir admis que, depuis le XIXè. siècle, l’histoire a fait ce pas. Que l’Ukraine est aussi un Etat ; que les empires politiques ont été disloqués en « états-nations », dans lesquels les habitants (les « nationaux », mais dans des diversités maintenues au moins de fait) se reconnaissent assez volontiers (quitte à devenir volontiers « nationalistes »). Mais il sait bien que ces Etats périphériques peuvent au besoin être aussi une protection. <br /> <br /> Or pour le moment, on veut presque ignorer que les vraies puissances sont maintenant mondiales, économiques, financières, etc., hors du pouvoir des Etats, et inaccessibles aux citoyens de base : elles sont au sens propre des toutes-puissances. Je crains que notre puissance à nous se limite à rechercher autant que possible une lucidité peu rassurante. La « démocratie » à l’ancienne reste vénérée comme un vieux parent plein de sagesse mais quasi-impuissant, d’un autre temps. Et de même l’illusoire indépendance nationale. Notre pouvoir semble bien se réduire à cette constatation (qui demande une certaine attention – et un peu de mauvais esprit).<br /> <br /> J’assume ce dernier.<br /> <br /> A la prochaine. Bien cordialement et merci encore.<br /> <br /> Gérard<br /> <br /> .<br /> <br /> envoyé : 29 septembre 2022 à 09:50<br /> de : Etienne Duval <br /> à : Gérard JAFFREDOU <br /> objet : Re:
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E
Merci Gérard,<br /> <br /> J’apprécie ton mauvais esprit ou ton esprit critique, qui peut faire avancer notre recherche de la vérité.<br /> Au départ, je voudrais dire que les tout-puissants ne sont jamais tout-puissants. Dans le meilleur des cas, ils tirent leur pouvoir du peuple. Ils se nourrissent de son sang et de son bon vouloir. Et ils ne sont efficaces que lorsque cet apport leur est accordé. Poutine est tout-puissant s’il a la confiance du peuple. Or cette confiance pourrait être mise en danger.<br /> <br /> Par ailleurs, je ne suis pas sûr que l’histoire soit faite uniquement par les forces sociales. Elle est faite aussi par des individus sujets. Il faut impérativement une conjonction entre les deux. Par ailleurs les valeurs jouent aussi leur rôle à travers le poids du spirituel. Pour moi, la démocratie n’est pas un vain mot et la Grèce qui l’a enfantée n’était pas une grande puissance économique et financière. Je ne nie pas pour autant le poids de l’économie mais, comme tu le sais bien, elle ne peut pas être la principale composante d’une société qui a aussi besoin de la culture pour se développer. <br /> <br /> Bonne soirée !
D
Pourvu que ça dure !
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E
Comme tu dis :
A
Étienne,<br /> Je ne suis pas convaincu par ce que tu écris sur Poutine et le peuple russe. Mes infos ne vont pas dans le sens que tu dis. Tu ne tiens pas compte du contrôle complet de l'information par le pouvoir, ce qui signifie que les Russes n'ont pas d'autre source d'information que la propagande officielle et que le pouvoir est tel qu'il parvient à faire croire au peuple que sa guerre est juste. C'est tout l'art de la dictature et du contrôle de l'info ! On peut toujours trouver une faille, mais elle est légère à mon avis. Il n'y a pas de quoi être optimiste car cette situation peut durer longtemps.<br /> Alain
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E
Il me semble que tu traduis ce qu’on veut nous faire entendre. Mais je ne suis pas sûr que ce soit la vérité. Il se trouve que je suis de très près cces événements parce que l’idée d’une guerre mondiale me terrorise, ayant des souvenirs précis sur la guerre de 1940. <br /> Mais je peux aussi me tromper. On verra très rapidement dans quel sens cette affaire va évoluer. Je préférerais avoir raison même si je peux aussi prendre mes désirs pour la réalité.<br /> <br /> A bientôt !
M
Cher Étienne,<br /> Je souhaite que ton analyse soit la bonne.<br /> J’ai l'impression que la popularité de Poutine en Russie est moins entamée que tu ne le laisses entendre.<br /> Devant le rouleau compresseur, qui n’est pas que militaire, l’Ukraine va-t-elle pouvoir tenir ?<br /> A court terme que va-t-il se passer ?<br /> Que ces réserves soient rapidement démenties !<br /> Cordialement<br /> Michel Alibert
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E
Merci Michel pour ton commentaire Le mien est un point de vue, qui peut toujours ëtre critiqué. Je pense tout de même que Poutine est pris à son propre piège. L'avenir nous le dira.<br /> Très bonne soirée !
C
Merci Etienne pour cette analyse. Tout à fait d’accord avec toi. Je pars 4 jours à Fatima avec Annie mon âme-sœur que le « destin » a mis sur mon chemin il y a une quarantaine d’année. Ce voyage était prévu bien avant le début de l’attaque russe en Ukraine et il prend tout son sens aujourd’hui !<br /> Bien affectueusement.<br /> Claire
Répondre
E
Merci Claire pour ton commentaire et je te souhaite bon pèlerinage avec ton âme soeur.<br /> Très bonne journée !
M
Je suis entièrement d’accord avec ce texte ! Il est très explicite. Mais j’aurais envie d’ajouter en rappel, à la fin de ce texte, que les pays qui se rattachent à l’OTAN ne sont pas blancs non plus. Les pillages et les génocides dans les pays pauvres se pratiquent soit par l’État (en général avec un joli motif humanitaire) soit par des multinationales qui empoisonnent des pays et tuent leur population pour obtenir à bas prix des matières premières. De cela on parle rarement ou pas du tout dans nos medias. (Avez-vous entendu parler des débats causés par Areva en Afrique ?) Ceci est la raison pour laquelle l’Afrique et l’Inde ne sont pas promptes à condamner l’intervention de la Russie.<br /> Amicalement,
Répondre
E
Bonjour Monique et merci. Je suis bien sûr d'accord avec tes propres réflexions. Très bonne journée !
D
Lu avec plaisir.<br /> denis
Répondre
D
Reçu ton bref commentaire avec le même plaisir !
G
Cher Etienne !<br /> <br /> Nous rentrons tout juste de notre Haut-Diois, suivi presque immédiatement d'un tour en Alsace, à Strasbourg (un mariage dans la famille, côté Monique ...) et retour. Je vais essayer de réfléchir sur le problème que tu poses (plus complexe que ces allers-retours de circonstance).<br /> <br /> A bientôt.
Répondre
E
Je vais attendre patiemment ton commetaire avisé.<br /> Très bonne journée !
J
Merci cher Etienne pour cette chronique éclairante et pertinente. Puisses-tu être prophète !<br /> Très fraternellement à toi en ce jour où je reçois le Pallium à Notre Dame d’Afrique, à quelques mètres de la tombe de ton oncle et mon immense prédécesseur.<br /> Jean-Paul
Répondre
E
Merci Jean-Paul pour ta grande bienveillance. Je souhaite que la réception du pallium soit annonciatrice d'une grande fécondité dans le dialogue les Musulmans<; ton humilité me semble être un gage de réussite pour l'avenir.<br /> Très bonne journée !

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