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19 juillet 2022 2 19 /07 /juillet /2022 17:26

Partagez, partagez encore, c’est là le véritable sens de la vie

 

Je voudrais ici parler à la première personne car il s’agit d’une expérience personnelle déjà ancienne, qui s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui. Comme beaucoup, je me suis interrogé sur le sens de la vie et je crois aboutir maintenant à une certitude : le sens de la vie consiste tout simplement à partager.

 

Un groupe de la parole et la découverte du mythe

C’était en 1984. La société était en pleine effervescence. Avec une amie nous nous interrogions sur la création d’un groupe de la parole. La question qui nous sollicitait était la suivante : est-ce le groupe qui donne naissance à la parole ou est-ce au contraire la parole qui donne naissance au groupe ? Après une quarantaine d’années, ce groupe de la parole existe encore, émaillé de nombreux passages successifs, faits principalement d’étrangers. Mais plusieurs anciens sont encore présents et actifs.

Au début, nous avons assisté à de nombreux récits de vie, tous aussi passionnants les uns que les autres. Au bout de trois ans, pourtant, nous tournions en rond parce que nous connaissions par avance les réactions des uns et des autres. C’est alors que nous est venue l’idée d’interroger les mythes, qu’ils soient grecs, égyptiens ou même asiatiques. A notre grande surprise, le groupe renaissait à chaque séance. Nous étions en face d’une parole privilégiée des anciens, élaborée, il y a déjà des milliers d’années. C’était une sorte de parole fondamentale, qui nous faisait réagir sur les problèmes les plus actuels. Par ailleurs, nous avions la démonstration que la parole est à l’origine du groupe et non l’inverse.

 

Un café philosophique sur la parole, à partir des mythes, et la découverte du sens de la vie

Au mois d’octobre dernier, j’ai proposé à un groupe de faire un café philosophique sur la parole. J’avais déjà animé de nombreux cafés en utilisant des mythes. Mais c’était la première fois que je proposais, dans ce cadre, la parole comme objet de discussion. Nous nous sommes alors promenés de Shahrazade au sacrifice d’Abraham et de Ré et Isis (Egypte) au mythe grec de Narcisse. Après 9 mois de travail, il est apparu évident que le partage était le sens de la vie et que la parole n’avait d’autre rôle essentiel que de dire ce sens.  Le pauvre Narcisse qui se repliait sur lui-même finissait par conduire les autres à la mort et en arriva à se suicider alors qu’il était en adoration devant sa propre image.

 

La dénonciation de l’idéologie religieuse, qui peut détruire la parole et aliéner les hommes

C’est l’étude de Marx dans les années 60, qui m’amena à m’intéresser à l’idéologie, destructrice de la liberté et du sujet lui-même. Le philosophe Althusser était alors la coqueluche des étudiants de l’Ecole Normale Supérieure. De nombreuses années après sa mort, il reste encore le grand spécialiste de l’idéologie. J’ai suivi son cours en 1967 et, inspiré par sa réflexion, j’ai présenté une thèse de sociologie sur l’idéologie cléricale en 1973. Il m’en reste encore l’assurance que cette idéologie contribue à détruire le message évangélique lui-même.

 

 

 

 

La parole évangélique libérée de l’idéologie cléricale rejoint la Parole des hommes

Lorsque la gangue idéologique disparaît, le message évangélique apparaît avec une force extraordinaire comme un plaidoyer pour le partage entre les hommes.

Bien plus, à sa naissance, Jésus remonte à la racine de l’humanité qui émerge de l’animalité. Il est placé dans une crèche, comme le petit veau ou le petit agneau que l’on présente à sa mère. La légende dit qu’en ce froid d’hiver, un bœuf, un âne et une brebis viennent réchauffer par leur souffle le corps du petit enfant comme s’il appartenait à leur propre famille. Et les bergers eux-mêmes se trouvent ennoblis par cet enfant qui choisit de partager les débuts de sa vie avec les animaux dont ils ont la charge. Sans doute faut-il être plus qu’un homme pour oser se mettre au niveau de l’animal !

Le second signe du partage est la multiplication des pains et des poissons. Une foule immense est venu écouter la parole du Maître. Les femmes et hommes réunis se trouvent dans une situation critique, provoquée par la faim intense qui les tenaille. Qu’à cela ne tienne. Qu’on mette en commun les maigres provisions des disciples imprévoyants : 5 pains et 2 poissons. Jésus a dû perdre la tête ; il n’a plus les pieds sur terre. Et pourtant c’est lui qui a raison car lorsqu’on partage, on multiplie. Des milliers de gens finissent par être rassasiés.

Et pour bien montrer que le souci du partage est le centre de son message, à la fin de sa vie, il résume tout son enseignement en convoquant ses disciples les plus proches pour le repas de la dernière heure. Il n’a comme provisions qu’un pain et une cruche de vin. En partageant le pain et le vin, comme fruit du travail des hommes, il livre sa dernière leçon pour tous les hommes.


Il va même plus loin, après sa résurrection. Deux disciples, qui n’étaient pas au dernier repas, s’en vont à Emmaüs, à une courte distance de Jérusalem. En chemin, ils se lamentent après la disparition de Jésus. Un homme les rejoint, se mêle à leur conversation et tente de leur redonner espoir. Les deux premiers, arrivés à la porte de leur maison, invitent leur compagnon pour le petit repas du soir. Celui-ci se fait prier mais cède finalement à leur invitation. Il prend alors le pain qui était sur la table, le bénit et le partage entre tous les trois. Aussitôt les yeux des deux pèlerins d’Emmaüs s’ouvrent : ils reconnaissent Jésus à la fraction du pain, qui est signe du partage. Le partage transcende la mort : il est le signe de la Vie, au sens le plus fort du terme.

 

Le souffle créateur qui traverse l’humanité est aussi un souffle de partage

L’humanité et l’univers entier ne pourraient subsister s’ils n’étaient animés par un souffle créateur. Ce souffle a intrigué de nombreux penseurs, qui, souvent, lui ont donné le nom d’Esprit. Certains, comme Bergson, ont parlé d’élan vital et d’évolution créatrice. Or sa structure elle-même est le partage. Comme, dans un conte de fées, la vie de tous les jours est à l’image de la multiplication des pains. La cellule elle-même, qui est au centre de la vie, se multiplie en se partageant (divisant). Sans que nous ne l’appréhendions, la vie, la plus banale, est un miracle permanent.

Les tyrans, nombreux dans le monde d’aujourd’hui, contrarient dangereusement l’élan de partage, qui construit l’humanité, par leur toute-puissance destructrice. Il est temps que les hommes et ceux qui les dirigent se convertissent au partage, parce qu’il est l’essence même de la vie.

Etienne Duval, le mardi 19 juillet 2022

 

 

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commentaires

C
cher Etienne Nous venons juste de rentrer et avons laissé tomber l'ordinateur pendant 2 mois. Ce que vous dites est très fort et nous le partageons complètement. Et ne sommes pas très doués pour témoigner... Peut être à un de ces jours Amitiés M-Dominique et Charles Le 19/07/2022 à 11:48,
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E
Votre commentaire me rend plus proche de vous car il s'appuie sur un ressenti commun essentiel.
G
Cher Etienne,<br /> <br /> Je retrouve mes notes prises à la va-vite après une lecture rapide de ton message au moment de notre départ. J'essaie de restiturer ce qui m'est alors venu à l'esprit, avec peut-être de plus de recul ou de réflection.<br /> <br /> L'idée ou le terme de « partage » me semble à la mode (on partage tout, semble-t-il) comme si il y avait commandait ou organisait notre vie . Sans doute lui donnerait-il « un sens » comme on dit, ce qui ne suffit pas faire une réalité. J'évoquais aussi, brièvement cette crainte des « partageux » évoquée ou avouée par les Bretons du Léon, bien catholiques, comme par exemple ma mère née en 1903, ( qui y mettait toutefois une légère distance).<br /> <br /> Ma première réaction (tardive!) est que le terme de partage est omni-présent dans les discours notamment politiques, presque comme une réalité sociale. Cela signale seulement le poids de ce terme mais n'en fait nullement une réalité. Bien au contraire : la société me semble abuser de mots qui masquent la réalité, en évoquant continuellement son contraire -ou presque. On appelle ça de « l'idéologie », il me semble...<br /> <br /> Cet usage excessif est significatif de l'absence de « partage » dans la réalité. Je te signalais, dans une première et sommaire réaction, le rejet des « partageux », que ma pauvre mère (née en 1903) évoquait avec crainte et une désapprobation fortes.<br /> <br /> <br /> <br /> Bien évidemment, le partage, plutôt les partages sont vitaux et quotidiens. Les partages de la vie quotidienne sont obligatoires, concrets, identifiables et pas toujours faciles. Je conçois bien qu'on l'évoque fortement comme tu le fais en l'appliquant au monde entier, à l'humanité -qu'on n'ose plus évoquer ! Le problème reste de savoir quoi partager, et qui commence, et comment fait-on ?<br /> <br /> Gérard<br /> <br /> Lesches, 17. VIII. 22<br /> <br /> envoyé : 17 août 2022 à 17:12
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E
Merci Gérard,<br /> <br /> Pour moi, le problème n’est pas que le partage soit partout, ce qui ne m’apparaît pas si évident. Mais c’est qu’il en vienne à supplanter dans une analyse non idéologique du message évangélique, le terme d’amour, sorte de terme valise sans contenu véritablement concret. Bien plus l’analyse philosophique basée sur l’étude des mythes nous conduit à la même conclusion. Une telle convergence me paraît significative d’une certaine vérité. Bergson lui-même allait plus loin en soulignant que le partage était le sens de la vie au sens le plus prosaïque car la cellule elle-même se partage pour se multiplier.
F
Cher Etienne,<br /> <br /> Nous n’avons pas l’habitude de répondre à tes encycliques, ce qui ne veut pas dire que nous n‘en faisons pas notre miel... Mais, cette fois ci, avec le partage, tu as tapé si juste que nous,avons envie... de partager, Bérengère et moi.<br /> <br /> <br /> C’est vraiment une clé essentielle pour tout et tout le reste ne fonctionne que si on passe par là. Et c’est même le contenu de l’espérance chrétienne : un monde de partage pour tous... Nous avions bien cela en vue en entrant chez les OP. Tu as su maintenir un lien vivant qui est à l’abri des aléas juridiques ou autres. Occasion de t’en remercier, ça aide...<br /> <br /> J’espère que tu pourras bouger un peu à l’occasion de l’été et te reposer aussi. Si jamais tu passes par Grenoble, Bérengère, vaillante conductrice, peut te prendre quelque part et te reconduire ensuite où il faudra .En attendant... le partage continue !<br /> <br /> Bene tibi !<br /> <br /> François Douchin, et Bérengère
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F
Merci pour vos commentaires et le témoignage d'une amitié qui ne faiblit pas. Avec ce texte, je me sens réconcilié avec moi-même, comme pacifié de l'intérieur. Je suis heureux que vous soyez sur la même longueur d'ondes, ce qui ne m'étonne pas. Les choses sont simples; C'est nous qui les compliquons. En tout cas, bonnes vacances ! Si je vais dans votre coin, je ne manquerai pas dee vous le faire savoir.<br /> Bien amicalement.
F
Merci beaucoup pour l'envoi de ton blog de juillet 2022.<br /> <br /> Très intéressant...<br /> Il me vient à l'esprit, le partage, tel l'inspir et l'expir - ce souffle de vie qu'est la simple respiration.<br /> <br /> Dans l'inspir = l'accueil apparaît<br /> Dans l'expir = l'action d'offrir est prononcée<br /> <br /> C'est ainsi que j'entends le partage, tout comme une forme de transmission élémentaire et vitale.<br /> <br /> Bien à toi,<br /> <br /> Frida Roderich
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E
Tu as raison Frida : dans le partage, il s'agit d'une transmission élémentaire et vitale.
D
L'déologie cléricale version Dostovieski<br /> <br /> L'auteur imagine que Jésus est revenu sur Terre pour voir de plus près l'inquisition espagnole, cet épisode historique qui peut sembler si peu conforme à son enseignement.<br /> <br /> Le récit commence lorsqu'Ivan Karamazov, l'un des personnages du roman, raconte à son frère Alexeï la confrontation entre Jésus-Christ et le cardinal Grand Inquisiteur. Le cardinal, qui a fait arrêter Jésus, projette de le mettre à mort et lui explique pourquoi :<br /> <br /> pour lui, Jésus et ses disciples sont des « gêneurs » qui n'ont rien compris au tragique de la condition humaine ;<br /> défendre l'idée selon laquelle « les humains sont attachés aux idées de Liberté et d'Amour du prochain » est une attitude bien naïve :<br /> En réalité, ces idées sont au-dessus des forces de la quasi-totalité des êtres humains ;<br /> À la limite, elles peuvent les pousser à des comportements ou des extrémités voisines de la folie ;<br /> Lui, le Grand Inquisiteur et ses partisans, au contraire, ont parfaitement compris les besoins et les attentes réelles de la société des Hommes ;<br /> En conséquence, ils sauront trouver les voies « efficaces » du mystère, du miracle et de l'autorité qui mèneront l'humanité au bonheur.<br /> Le titre du récit, comme le personnage éponyme, sont visiblement inspirés du Grand Inquisiteur de la fin de Don Carlos de Friedrich von Schiller1.<br /> <br /> Lors de la réception du prix Nobel de littérature le 10 décembre 1957, Albert Camus en fait le thème central de son discours.<br /> <br /> Wikipedia
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D
https://www.youtube.com/watch?v=_31BTC56jlk
B
Bonjour Etienne<br /> Bravo pour ce texte auquel je souscris entièrement.<br /> Amitiés<br /> Bernard Beaudonnet
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E
Merci pour tes encouragements. Très bonne journée !
D
Merci pour cet article
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E
Merci à toi !
M
nous voilà depuis mardi chez Laure, Jerome et Liselotte et je viens seulement de lire ton dernier blog sur le partage. J'apprends également que ta thèse de sociologie portait sur l'idéologie cléricale. Compte tenu des nombreuses questions que nous nous posons Marie et moi par rapport à notre appartenance à l'Eglise institutionnelle , j'ai envie d'en savoir plus sur la relation que tu fais où peut être que tu ne fais pas entre le sens de la vie qu'est le partage et l'idéologie cléricale, ce dernier sujet étant toujours d'une brûlante actualité !<br /> Merci d'éclairer ma lanterne !<br /> Bien à toi et merci pour ce nouveau partage<br /> Michel
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E
Merci Michel de ton commentaire et de tes interrogations. Pour simplifier, je dirais que les clercs forment une classe sociale avec une certaine diversité et que son point de vue a tendance à assurer la conservation du système en place sans forcément se préoccuper du message qu’elle est censée porter. Quand je parle du système en place je pense au système religieux avec sa hiérarchie, qui s’impose aux dépens de la parole révolutionnaire de l’Evangile. La perversion c’est que la hiérarchie impose son pouvoir sur la Parole elle-même, alors qu’elle devrait être jugée par elle. Quand on lit l’Evangile comme j’ai essayé de le faire, les choses sont claires. Mais elles ne l’étaient pas pour moi avant l’exercice de lecture très simple auquel je me suis astreint…
R
Que cela me parait juste ..<br /> La beauté du partage c'est qu'il fait de l'autre un alter-égo d'égale puissance.<br /> Le terme "hôte" ne traduit-il pas cette horizontalité et réciprocité en désignant tout à la fois l'accueillant et l'invité.<br /> Le partage dans ces textes de l'évangile -associé à la parole -devient symbole .. Il intègre aussi le plaisir d'être ensemble, "en relation" d'où son effet multiplicateur et "rassasiant". Car partager, c'est expérimenter conjointement quelque chose...et déjà à tout le moins l' acceptation de l'illusion d'un manque qui se retourne en abondance par satisfaction d'un bien être "supérieur" ...<br /> Des expériences ont démontré que lors d'un geste d'entraide la zone de la satisfaction/gratification s'éclaire chez celui qui donne ( Pablo Servigne, l'entraide , l'autre loi de la jungle).<br /> Merci d'avoir partagé avec nous ces belles pensées !
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E
Merci Romane.<br /> Tu nages encore mieux que moi dans cet univers du partage,avec plus d'à propos et plus de poésie.
N
C’est vrai, il put y avoir don sans partage mais il n’y a pas de partage sans don.<br /> Amicalement
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E
Je vous laisse le dernier mot.
N
Merci pour cet éloge du partage qui est don. Le scoutisme le fait vivre, de multiples proverbes le conseillent ( quand il y en a pour deux il y en a pour trois. ……) le partage est le contraire de la solitude, son antidote.<br /> Bonne fin d’été, amicalement ..
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E
Merci pour ce commentaire que j'approuve. Personnellement, je pense qu'il y a plus dans le partage que dans le don, parce que le partage multiplie, ce que ne fait pas le don..<br /> Très bonne journée !
G
Cher Etienne !<br /> <br /> Je viens de trouver et lire rapidement ton texte. Grand merci ! Mais nous sommes sur le départ (dont le jour n'est pas encore fixé) et notre fille est ici avec la sienne : ce qui n'empêche pas un début de réflexion. Mais si quelque chose de présentable me vient, je trouverai peut-être le temps de t'envoyer quelques lignes.<br /> <br /> M'est venu tout de suite ce mot répété par ma mère (née en 1903 dans le Bas-Leon profond ) :<br /> <br /> " Ceux-là, c'est que des partageux ! ", ce qui n'était pas très approbateur. Pourtant ma mère était une bonne chrétienne, étant on ne peut plus léonarde (et fort volontiers "partageuse").<br /> <br /> Peut-être à bientôt - pour un partage ?<br /> <br /> Gérard
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E
A bientôt sans doute !
M
Bonjour Étienne,<br /> Je suis dans le train en direction de Bruxelles pour retrouver Laure et les siens avec Michel.<br /> Je viens de lire ton écrit sur le partage et je suis plus qu 'enthousiasmée<br /> Non seulement j' adhère tout à fait à ce que tu dis, mais ça révèle l'essentiel.<br /> Alors merci beaucoup pour tes envois.<br /> Nous serons absents jusqu'au 1er août mais ensuite serons à St Denis, bel été et peut-être à bientôt.<br /> Amicalement. Marie Josèphe
Répondre
E
Merci Marie-Josèphe et je suis heureux que cet article t'ait plu. J'ai essayé d'y mettre le meilleur de moi-même et de l'Evangile.<br /> Salue bien Michel, Laure, Jérôme, Lieslot.

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