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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 17:18

 

Centrée sur la sécurité, la police a oublié

la parole

 

Selon une tradition déjà ancienne, la police met la sécurité au centre de son action. Une telle sécurité concerne les personnes, les biens et les institutions. Aujourd’hui, elle se déplace sur les flux migratoires et l’immigration illégale, la criminalité organisée et la drogue. Dans tous les cas, elle vise à maintenir l’ordre public.

Aujourd’hui, la peur renforce encore cette dimension sécuritaire si bien que la parole n’a plus beaucoup de place dans les métiers de la police. Et pourtant c’est elle qui humanise l’action des hommes et lui donne sa dimension créatrice. Aussi un grand malaise se développe-t-il chez les policiers et dans la population.

 

Mon expérience personnelle

Récemment, des pickpockets ont volé ma carte bleue, sans même que je m’en aperçoive, dans une agence bancaire de la Croix-Rousse, un dimanche matin. Rapidement j’ai fait opposition. Malheureusement mon opposition n’a pas été enregistrée si bien que le mardi, 2000 euros avaient disparu de mon compte. Les malfaiteurs avaient eu tout leur temps pour accomplir leurs larcins, passant du sixième arrondissement à Pierre-Bénite afin de retirer l’argent qui coulait à flot des agences de la banque.

J’ai porté plainte pour pouvoir être remboursé et je dois dire que j’ai été bien reçu par un policier de la Croix-Rousse. Il m’a avoué que je lui étais sympathique, si bien qu’il a pris le temps de m’écouter pendant de nombreuses minutes. Son procès-verbal était fidèle à ma parole si bien que la banque m’a remboursé la totalité de la somme volée sans aucun reste à charge. Et pourtant, j’ai senti chez lui une forme de mauvaise conscience. Il m’a signalé que son attitude bienveillante ne correspondait pas à son travail habituel, qui devait se centrer sur le pénal, c’est-à-dire sur le délit et la poursuite éventuelle par la justice. Dans son esprit le moment de parole devait être écourté, parce que, à la limite, il était considéré comme une perte de temps. En mon for intérieur, je pensais pourtant qu’en négligeant la parole, il négligeait un outil, qui pouvait accroître considérablement son efficacité, dans son rapport à la justice et dans l’accueil du porteur de plainte. Pour la première fois,  il pouvait verbaliser le préjudice subi.

 

La tragédie des femmes battues

L’accent porté sur le pénal et la poursuite éventuelle par la justice met sérieusement dans l’embarras des femmes battues, qui viennent porter plainte. Elles ont l’impression que le policier veut, avant tout, vérifier la recevabilité de la plainte pour intenter un éventuel procès. C’est comme s’il fallait avant tout protéger le mari violent en négligeant la victime battue. Le manque d’attention portée à la parole pénalise la plaignante, qui ne se sent pas écoutée et donc pas reconnue comme une personne à part entière. De ce fait, la victime devient avant tout une coupable en puissance. Le doute qu’elle ressent chez le policier désarme sa propre parole qu’il faudrait cependant conforter. Lorsqu’elle sort du commissariat, elle ne se sent plus vraiment capable d’affronter son agresseur.

 

L’histoire vraie de Julie Douïb et Laura Rapp

Le mardi soir, 19 mars 2022, M6 a présenté un film, intitulé « Elle m’a sauvée », qui met en scène le récit croisé de deux femmes battues. En septembre 2018, Julie se sépare de son mari ; il l’a battue pendant 12 ans, et souvent devant ses enfants. Elle ne supporte plus ses coups et ses humiliations et veut prendre un temps de tranquillité pour se reconstituer. Mais pendant six mois, elle est insultée et menacée. Finalement son mari viendra chez elle et l’abattra de sans froid. Plaintes et mains courantes n’ont produit aucun résultat. Elle meurt tout simplement parce que les gendarmes et la justice ne l’ont pas écoutée.

En voyant cela, Laura qui a suivi l’affaire et s’est identifiée à la victime, ne supporte pas l’idée de la suivre dans la mort. Puisque la police et la justice ne réagissent pas, elle décide de frapper un grand coup : elle s’adresse aux réseaux sociaux, qui répondent immédiatement par centaines. La parole endormie se réveille et se multiplie. Très rapidement, la justice remet en prison le mari libéré, qui avait tenté de tuer sa compagne, l’année précédente. A l’occasion d’un procès bien préparé et bien orchestré, l’agresseur écope d’une peine de prison de 8 ans. Laura peut maintenant respirer et lutter pour défendre la parole des femmes battues et menacées de mort.

 

Le point crucial de l’écoute : il n’y a pas de parole sans écoute

La parole est intimement liée à l’écoute à tel point que si elle n’est pas écoutée, elle n’existe ni chez celui qui l’émet ni chez celui qui la reçoit. Comme on l’a souvent exprimé, dans ce blog, Shahrazade, dès le 10è siècle, avait fortement insisté sur ce point. Et, pour elle, si la société ne fonctionnait pas, c’était parce que l’homme n’écoutait pas la parole de la femme. Le plus important consistait donc à lui apprendre à écouter car il était encore dans l’enfance de l’humanité.

En réalité, si l’écoute est absente, l’homme ou la femme eux-mêmes n’ont pas réellement accès à l’existence. Il leur manque la reconnaissance. Ainsi notre histoire est la répétition de la parole initiale qui appelle l’autre à exister, en lui donnant un nom. Il nous appartient de reprendre, à notre compte, le récit de la création pour construire l’histoire de l’humanité.

Lorsque les victimes viennent présenter leur plainte auprès de la police, ils attendent que des hommes ou des femmes viennent réparer une parole blessée pour qu’ils puissent poursuivre leur histoire. Les policiers sont les premiers à les écouter après la survenue de leur blessure. S’ils ne les écoutent pas vraiment, ils finissent par les condamner à mort.

 

 

 

L’entrée dans la parole ou la nomination des problèmes

Si par bonheur le policier écoute la victime, c’est elle qui va commencer à reprendre les fils perdus de la déchirure, en nommant ses problèmes. Mais cette nomination ne peut aboutir que si l’autre du dialogue est là pour l’orienter et préciser les mots réparateurs. Ainsi commence un premier travail à deux, qui pourra, ensuite, se poursuivre avec des professionnels.

Si par contre le policier n’écoute pas, la plaie ne pourra cicatriser et la déchirure finira par s’agrandir. La dégradation de la parole prendra une plus grande ampleur et la victime se trouvera affaiblie face à ses oppresseurs.

 

La parole est le meilleur rempart contre la violence

Dans le préjudice subi, c’est la violence destructrice qui gagne. Or la parole est le meilleur remède pour sortir de l’impasse dans laquelle la victime est enfermée. Elle agit comme un vaccin car elle naît elle-même de la violence, c’est-à-dire d’une séparation qui l’écarte de l’autre. En réalité, l’espace de la séparation est le lieu même d’une parole possible. Il faut que je me sépare de l’autre pour entrer en relation avec lui. Il n’existe pas de relation sans séparation. Ainsi la parole puise chez l’ennemie qu’est la violence, la possibilité de son avènement et de son développement. C’est pourquoi une réconciliation peut être possible avec l’ennemi lui-même. La vie est ainsi faite qu’elle est toujours un jeu entre des contraires, et finalement entre la vie et la mort.

En parlant aussi bien avec l’oppresseur qu’avec la victime, le policier est bien placé pour préparer un nouvel espace pour la parole et donc une nouvelle rencontre possible. C’est pourquoi il ne peut en définitive accomplir sa tâche que s’il laisse une place privilégiée à la parole elle-même, dans son propre métier de policier.

 

La police doit apprendre à marcher sur ses deux jambes : la parole et la sécurité

Dans la situation actuelle, il est bien évident que le policier ne peut assumer d’autres tâches que celles qu’il exerce aujourd’hui. Non seulement les effectifs sont insuffisants, mais les compétences ne sont pas assez diversifiées. D’une part, il faudrait plus de femmes et plus de spécialistes de la relation, comme le sont les assistantes sociales, et, pour une moindre part, les psychologues eux-mêmes. Il s’agit d’un impératif indispensable si l’on veut sortir les policiers de l’enfermement que provoque l’insistance sur la sécurité, et donner à l’institution la place qui revient à la parole pour une meilleure efficacité de l’action sécuritaire elle-même et surtout pour un meilleur accueil des porteurs de plainte.

Etienne Duval

 

 

 

 

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commentaires

G
Cet article est maintenant référencé par google.
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G
"Message", c'est beaucoup dire : juste un rêve
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E
Le rêve en tant que révélation laisse encore un peu d'espoir !
G
Cher Etienne !<br /> <br /> Tu mets le doigt pile sur ce qui me semble essentiel dans l'histoire des langues, tout particulièrement de la langue française. Celle-ci a en effet « constitué » la nation (française). Elle été voulue langue unique et obligatoire depuis les premières lois de la Révolution française, explicitement pour fonder la Nation française (Décrets du 30.VIII.1792, et 29.XII. 1793). Le but radical a été la mission première de l'Ecole (du moins des écoles reconnues – contre les écoles « clandestines » -qu'on trouve assez nombreuses au XIXé s. ).<br /> <br /> Ceci a impliqué et produit, comme on le sait -surtout en Bretagne- la suppression voulue, organisée et obligatoire de toute autre langue conçue comme adversaire de la Nation et de la République– et notamment cette langue bretonne, plus étrangère que les autres. Cette politique, reste systématique depuis la Révolution (avec plus ou moins de tolérances passagères) ; la IIIéme république parachève le travail (ou presque!) dans un cadre bien connu, au caractère systématique : la centralisation, l'uniformisation autant que possible, le fonctionnement général et uniforme de la société pour une prétendue égalité. De sorte que la langue française est sacrée comme la République et identifiée à elle (et peut être menacée comme elle ?) elle garantit l'existence même de la France, (comme le faisait, dans ces temps heureux, la sainte Eglise).<br /> <br /> Notre langue est cependant restée massivement vivante encore à la fin du XIXé s . et encore au milieu du et jusqu'à la fin du XX é. , objet pourtant de moqueries, de honte rentrée – mais aussi de revendications, de luttes, d'actions (créations d'écoles en breton) d'abord hors la loi et malgré celle-ci, finalement tolérées – jusqu'à quand ?<br /> <br /> Excuse moi ce petit cours d'histoire non officielle.<br /> Salut, cordialement.<br /> <br /> Gérard
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E
J'ai bien entendu le message. Je pense que l'avenir donnera enfin à la langue bretonne son vrai droit d'exister. Cela me paraît, au moins en France, dans la logique actuelle de l'histoire, pour une démocratie plus concrète
N
Bonjour Etienne, merci de votre blog ( et de tous les blogs) que je lis avec attention. Comme il est difficile d’écouter sans interrompre ! c’est aussi difficile que de trouver les mots adéquats pour exprimer ce que l’on ressent ou a vécu. Je pense que c’est pour cela que peu de gens savent le faire, et on n’apprend plus à ecouter, comme à attendre . Et l’un va avec l’autre . <br /> Comment allez vous ?
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E
C'est vrai, nous sommes de plus en plus pressés et nous ne savons plus bien écouter ni attendre. Mais tous vos enfants, petits-enfants, et arrière-petits-enfants ont aussi besoin de votre parole.<br /> Merci de vos réactions.
G
J'essaierai de faire court et de ne pas radoter.
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G
Tu m'as bien compris, grand merci. Toutefois, si tu permets je te répondrai qd même.
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E
Tu fais ce qui te semble le meilleur.
G
Comment ne pas être d’accord ? Ta « parole » est très convaincante, aussi parce que le lecteur que je suis pense à peu près la même chose. Que vaudrait une parole de plus ? Mais comme la parole ne peut pas tout dire exactement et d’une manière précise et définitive, je me crois obligé (et autorisé) de produire quelques mots….<br /> <br /> Oui ! pour qu’il y ait parole, il faut d’abord l’écoute : spontanée, attentive, compréhensive – pas fusionnelle car il faut aussi une distance ; tu le dis, d’ailleurs : il faut une séparation, qui est « le lieu d’une parole possible », une séparation dans l’égalité et le respect. C'est-à-dire une langue, maîtrisée, intime, riche autant qu’il le faut et autant qu’on le peut, mettant à égalité autant que possible le locuteur et le récepteur, ce qui permet le respect mutuel. Ceci est dans l’idéal et les grands principes. Nous savons bien -notamment en Bretagne pour une raison supplémentaire- que la réalité historique est tout autre (mais je m’abstiens d’un développement, qui ne serait qu’une illustration de cette généralité).<br /> <br /> « Mon expérience personnelle »<br /> <br /> Cette généralité vaut, me semble-t-il, pour les rapports personnels et quotidiens. La parole et l’écoute vivent d’aléas et de difficultés. Je l’ai expérimenté et vérifié plus d’une fois (avec plus ou moins de bonheur) dans mes fonctions de « chef d’établissement ». Je ne manquais pas d’élèves en difficultés ni de profs de même, les uns grâce aux autres – souvent. Et bien souvent parce que les uns et les autres ne prenaient pas le temps d’écouter, de (se) parler, ou n’osaient pas le faire. Autrement dit : les uns et les autres craignaient souvent, et se refusait à établir entre eux une relation simplement humaine.<br /> <br /> Tu sais bien quelle est la difficulté. Nos fonctions professionnelles, nos rôles sociaux convenus et quasiment obligatoires, créent une distance utile qui nous protège – et nous y tenons, tous : élèves, professeurs, chefs d’établ’… J’ai souvent expérimenté que ces relations un peu distanciées facilitaient les décisions justes (ou voulues telles), et elles n’empêchaient pas – par ailleurs ! et au contraire- des rapports quasiment amicaux avec bien des profs et eux entre eux. Tout est une question de dose et de circonstances, c’est-à-dire de « prudence ».<br /> <br /> Dans certains cas des collègues (j’ai des noms !!!) s’en tenaient soigneusement, par prudence ou par principe, à ces rapports distants, « professionnels », réglementaires, qui se réfèrent à « la Loi » (du moins au « règlement »), évacuant autant que possible les rapports plus humains, personnels, par une juste prudence. De plus, le rappel aux règles communes et à leur respect constitue et protège la collectivité, et lui permet de fonctionner. Et il faut faire ce rappel dans les formes. (Je tiens ceci de mon passage dans la Marine, prof’ au Collège naval). Ceci n’excluait pas un fond humain, bien au contraire, mais sous-jacent. Et c’était bien la parole qui faisait le travail au fond. La parole directe, franche, chaleureuse si possible, et surtout respectueuse, rétablit la paix, l’ordre, …. et les bons rapports (plusieurs exemples qui m’émeuvent encore).<br /> <br /> J’ai eu à essayer d’apaiser plus d’un conflit (de quelques profs avec des élèves ou des parents, moins de profs entre eux ou avec la « direction »…) : il fallait que le travail (l’enseignement !) se face, la tranquillité des esprits étant le meilleur ingrédient (pas toujours facile…). Dans ce cas, la « distance » était une séparation, et la séparation un refuge (pour chacun) d’où le dialogue reprend –si tout va bien.<br /> <br /> La force du dialogue, c’est-à-dire de la parole, tient à plusieurs particularités bien connues qui ne sont pas de la parole –du moins pas des mots proférés. Sa force vient d’abord ( ?) de ce qu’elle « dit », mais bien plus de ce qui l’accompagne : la posture, la voix, le ton, le regard, les silences… vis à vis de quelqu’un qui écoute (qui le veut bien où y vient peu à peu). Ainsi elle dit plus que les mots et bien plus que l’écrit. Car l’ensemble est vivant. Et met chacun en danger (relatif). On a un peu peur de la parole. Est-ce pourquoi on l’utilise peu ou mal. (dans les écoles et Lycées on l’utilise peu –sauf pour enseigner d’autorité- non pour écouter les élèves, qui ne sont pas là pour qu’on les écoute). Cette peur de la parole –et de son pouvoir- a été signalée et étudiée par les linguistes et sociologues depuis longtemps (Pagès, par exemple). L’Educ.nat’ avec ses hiérarchies, ses règles, est un triste exemple de cette parole difficile, parfois impossible. La maîtrise de la parole est, comme on sait (Bourdieu, Passeron …), un critère fondamental pour escalader la hiérarchie ou en être expulsé au plus vite.<br /> <br /> (J’ai connu d’autres Paroles, plus difficiles. Je peux dire combien j’étais autrefois perplexe à l’évocation constante et pieuse de « la Parole de Dieu ». Ne l’ayant jamais rencontré -que je sache-, vivant et en face de moi, je n’ai eu aucun dialogue, -pour le moment-. La Parole, dans ce cas, est restée muette – ou moi parfaitement sourd, ou dur d’oreille).<br /> <br /> l’Institution Educ’–nat’, (est-ce un autre problème ?) a , depuis les belles années de la Révolution et de ses nombreuses lois scolaires, a pour mission première d’imposer et diffuser la langue « commune » par décret – ce qui a fait peu à peu disparaître les autres. Elle contribue à cette tâche essentielle (quasiment achevée mais la suivante est toute proche) et a créé la sainte Nation, où l’on « s’entend » très bien. On repère bien les étapes essentielles (11 Floréal an X = 1er mai 1802, et 17 septembre 1808, et la suite 1816, 33, 81, 86 et j’en passe : tout un arsenal de lois pour faire exister la Nation). De cet arsenal, les Institutions de ce pays ont reçu un caractère sacré, (les guerres finissant le travail), l’ Ecole, sacrée elle aussi, par étapes, apportant ses pierres. C'est-à-dire son discours pensé comme il faut, enfin, sur une base unique. Et le seul qu’on puisse entendre. <br /> <br /> Gérard<br /> <br /> 5/IV/ZZ
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D
J’ai apprécié ta façon d’entrer dans la parole en remettant à sa place la question. La parole n’est jamais définitive. Il y a toujours un reste qui pose question. Et cette question se trouve dans la réduction de la parole à la langue, et une langue qui est unique. Et ceci à l’Ecole, qui est chargée d’apporter une régulation. Si bien qu’au lieu d’apprendre à parler on en vient à apprendre à écrire, en enseignant une langue unique. On oublie alors que la véritable écriture est un jeu avec la langue ou avec les langues. Du coup, nous assistons à l'exclusion du sujet. Et, à ce niveau, la question est énorme : l’école comme le lieu de la normalisation ? On parlait autrefois d’école normale ou encore aujourd’hui d’Ecole Normale Supérieure…<br /> Merci de faire avancer la pensée.
M
Merci Etienne pour ce blog sur la sécurité, la parole et ton expérience de plaignant. A plus tard, Mireille.
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E
A plus tard !
M
Bonjour,<br /> <br /> Ton article a réveillé en moi une observation que je m'étais faite dans mon activité de consultant. Une société se modèle à partir de son sommet, comme un cristal à partir de son noyau. Pour que la police s'ouvre à la parole, il faut d'abord que le sommet de l'Etat le fasse et ne réagisse pas comme il l'a fait lors de l'épisode des gilets jaunes.<br /> C'est pour cette même raison que l'accueil dans les services publics suisses nous paraissent si amènes en comparaison avec ceux français.
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E
Je suis assez d'accord avec toi. Ton image est parlante. Ce serait très intéressant de réfléchir à la démocratie, en partant de ta réflexion. Quand je vois la dégradation des services, où l'écoute perd sa place, je me dis que le mal est bien avancé.<br /> Merci !
G
Bien reçu ! J'y réfléchis comme je peux, n'ayant eu à faire que très peu avec la police. <br /> <br /> Gérard
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E
A bientôt !
J
La parole est intimement liée à l’écoute à tel point que si elle n’est pas écoutée, elle n’existe ni chez celui qui l’émet ni chez celui qui la reçoit.<br /> La police doit apprendre à marcher sur ses deux jambes : la parole et la sécurité. Et la gendarmerie !<br /> Justice répressive déjà sous Philippe le Bel.<br /> Médiateur. La tiers personne pour trouver la solution acceptable par les 2 parties.<br /> Bravo, Étienne.
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E
Merci Denis pour ton attention bienveillante !

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