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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 09:17

Le long cheminement de la parole qui fait de nous des hommes et des dieux

 

Sans que nous ne le sachions, nous sommes engagés dans une grandiose épopée. Un élan mystérieux, fait de vie et d’amour, nous entraîne dans une étonnante gestation. En réalité nous ne savons pas encore où il veut nous entraîner. Or, dans cet élan, il y a l’inconnu du monde, un être invisible et pourtant très actif qui est la Parole du commencement. « Au commencement était la Parole. » Il est là pour nous apprendre à parler. Mais pourquoi la parole est-elle si importante ? Pourquoi doit-elle nous accompagner sans cesse dans notre évolution ? Nous finirons par le savoir au terme de notre réflexion.

 

L’écriture

 

A l’origine, la parole est écriture : le monde lui-même est écriture

Dès que nous accédons à l’existence, nous sommes accueillis par un monde qui nous précède. Ce monde est comme la trace de quelqu’un qui était avant nous. Nous pourrions le comparer à un grand Livre que l’homme est appelé à déchiffrer. Bien caché, l’inconnu du monde est notre Maître à tous. À tout moment, Il communique avec nous de manière réelle mais en partie inconsciente. Sa tâche essentielle consiste à nous apprendre à parler. Auparavant pourtant, il doit nous apprendre à lire, car nous ne pourrons parler que si nous nous confrontons à la parole d’un Autre, consigné dans le Grand Livre du monde

Cet Autre, nous ne savons pas qui il est. Certains l’appellent Dieu, mais il est dangereux de lui donner un nom, car nous serons amenés à fabriquer des idoles, c’est-à-dire à le confondre avec nos propres représentations. En définitive, il est un être enveloppé de mystère, pleinement libre d’être ce qu’il est, pleinement imprévisible.

 

L’interprétation

 

A la lecture du Livre du monde, la parole de l’homme devient interprétation

Lorsque nous lisons le Grand Livre du monde, nous sommes comme un voyageur qui consulte sa carte. Il nous faut trouver des repères pour pouvoir nous engager dans ce qui sera notre chemin. L’inconnu qui nous précède nous invite, à travers la lecture de son écriture, à découvrir le sens de notre existence. Notre parole devient interprétation. Autrement dit, elle s’inspire de la Parole de l’Autre, pour se construire en tant que parole d’homme et trouver ainsi sa propre voie et donc le sens de sa vie. Fondamentalement, nous sommes des imitateurs de l’inconnu du monde, car le chemin que nous suivons nous amène à nous construire à son image.

 

La symbolisation

 

L’invisible se révèle en se cachant : la parole passe par la symbolisation

Le lecteur du Grand Livre veut en savoir plus sur le maître invisible qui lui apprend à parler. Il l’interpelle, taraudé de l’intérieur par le désir de le connaître, car il pressent qu’il y va de son propre avenir. L’autre joue au chat et à la souris. Il se révèle en se cachant, comme s’il voulait séduire celui qui l’interpelle. Alors, en bon pédagogue, le maître invite son élève à partir de lui-même pour s’élever jusqu’à une certaine connaissance de l’invisible. Il y a un lien entre les deux qui est de l’ordre du symbole ou plus simplement de l’image. Bien plus la création toute entière regroupe tous les êtres dans une sorte de parenté symbolique si bien qu’il est possible de passer de la connaissance de l’un à la connaissance de l’autre. Aussi la parole, qui a pour fonction de créer du lien ou plutôt de la relation, est-elle amenée à entrer dans ce jeu symbolique universel, si bien que parler, c’est aussi symboliser.

 

Le dialogue

 

Peu à peu la parole devient un dialogue créateur

Finalement, la parole prend tout son sens lorsqu’elle est ouverture à l’autre, lorsqu’elle est dialogue. Je parle à l’autre, l’autre me répond et nous participons ensemble à la création du monde. Un jeu s’installe entre nous, mais ce jeu n’est possible que si nous laissons une place à l’invisible, à l’inconnu du monde, qui est notre maître. Ainsi, grâce à l’invisible, la création elle-même est un jeu. Nous sommes comme des enfants, qui, chaque jour, réinventons le monde. Sans doute, l’inconnu du monde a-t-il lui aussi quelque chose de l’enfant. Et personne ne peut participer à cette grande gestation s’il n’accepte de redevenir lui-même un enfant. Seul l’enfant est sérieux car il a l’avenir devant lui. Il sourit à la vue des hommes trop imbus d'eux-mêmes, enfermés dans une rationalité illusoire et une répétition stérile : ils ferment les portes à la nouveauté de l’évolution créatrice, qui nous traverse tous.

 

La parole d’alliance

 

Sous l’impulsion de la vie et de l’amour, finit par émerger une parole d’alliance

Désormais les portes s’ouvrent. L’élan de la vie et de l’amour, qui suscitait l’évolution et portait la création elle-même, contribue à faire converger la parole de l’inconnu du monde et la parole de l’homme sous la forme d’une parole d’alliance. Grâce à cette transformation, l’homme devient frère des autres hommes et partenaire de l’invisible. Sans cesser d’être un homme, l’être humain entre alors dans l’espace de la divinité, il devient dieu,  lui-même. Maintenant, il lui est possible d’utiliser le terme « Dieu » pour désigner l’inconnaissable d’hier, parce qu’il finit par le connaître de l’intérieur. Il peut sortir sans risque de l’idolâtrie et donner toute sa place à la vie et à l’amour.

Etienne Duval

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commentaires

J
Merci Etienne pour ces explications.
Répondre
E
Bonne soirée !
J
Merci Etienne pour ton dernier article que j’ai trouvé intéressant mais plus difficile à interpréter que les précédents à cause sans doute d’un manque de connaissance, de ma part, au sujet des thèmes abordés.

Pourrais-tu en particulier m’éclairer sur le sens de cette phrase qui figure dans le 4ème paragraphe : « seul l’enfant est sérieux car il a l’avenir devant lui ». Où figure, dans cette phrase, la notion de jeu qui caractérise les jeunes ? Par ailleurs, les jeunes ont-ils toujours conscience d’avoir l’avenir devant eux ? Rien n’est moins sûr surtout aujourd’hui dans un contexte aussi incertain dans lequel il n'est pas aisé de se projeter.
Merci encore et bonne soirée.
Répondre
E
Merci Jean-Marc. C’est vrai que ma rédaction n’est pas très claire. Par contre, je peux m’engager sur le fond. Il s’agit, de mon point de vue, d’un sujet très difficile, et le fait d’écrire l’article m’a permis de comprendre des choses que je n’avais pas comprises jusqu’ici.
Tu me demandes de t’expliquer la phrase : « Seul l’entant est sérieux car il a l’avenir devant lui ». Si la parole est dialogue, les choses ne vont lui tomber du ciel toutes préparées. Il est partenaire de la parole créatrice et donc aussi responsable de cette parole. Et, come il a toute la vie devant lui, il est, en partie, responsable de sa réalisation ; c’est pour cela que je dis qu’il y a là quelque chose de très sérieux, qui l’engage.
Il est dans un jeu avec l’invisible et c’est dans ce jeu que se situe la parole, qui fonctionne à deux. Bien plus, l’invisible crée un espace intermédiaire qui va renforcer le jeu.
Que les jeunes aient conscience de ce qui se joue ? La plupart du temps, non, mais il est de la responsabilité des adultes de les aider dans une telle compréhension. De les amener eux-mêmes à être responsables. Si, parfois, ils sont malades, c’est pour une part au moins, parce qu’ils veulent rester des enfants et que cela n’est pas dans la nature des choses. Ils sentent alors que quelque chose leur échappe et se trouvent dans le désarroi.
J’ai un peu corrigé le texte, mais très peu. Je t’envoie la nouvelle version en fichier joint.
Très bonne journée !
J
Cher Etienne,

Merci de cette contribution. Que c'est bon lorsqu'un dialogue peut, parfois, être vécu à ce niveau, dans l'amitié, parfois.
Nous sortons des journées d'hommage à Henri Teissier. Je suis profondément heureux qu'il soit inhumé dans la basilique de Notre dame d'Afrique, aux côté du cardinal Duval.
Ci-joint, mon homélie pour la messe de funérailles algériennes.
Très fraternellement à toi,

Jean-Paul
Répondre
E
Merci Jean-Paul pour ton petit mot encourageant concernant mon blog. Par ailleurs j’ai lu avec attention ton homélie, à l’occasion des funérailles de Mgr Tessier. J’ai apprécié ce que tu as relevé de sa vie : un don complet de lui-même au service de l’Algérie, sans découragement, malgré les épreuves liées aux 19 martyrs. En plus, un grand sens de la rencontre, qu’il aimait bien accompagner d’un bon repas.
Un petit mot sur Mgr Duval : dans la famille, nous n’avons jamais reconnu la dimension ascétique dont tu parles. C’était toujours une grande joie quand il venait manger à la maison…
Bonne continuation en Algérie, à l’exemple de Mgr Tessier qui t’a transmis le flambeau.
G
C'est bien ça. Et je pense aussi à l'humiliation de ma mère, de sa génération, de la précédente et encore de la suivante, Merci de l'avoir compris. Je n'en doutais pas. Mais je rencontre là-dessus, surtout chez nos amis du Diois !, une telle indifférence ! doublée d'un regard supérieur et satisfait...

Mais je ne veux pas cultiver ma paranoïa. Ni t'encombrer avec ces questions particulières et séparatistes.

Merci encore. Cela fait du bien.

Gérard
Répondre
E
Bonne soirée !
G
Merci pour ta mise au point.
Je venais à l'instant de jeter unbrref coup d'oeil sur mon vieux "Vocabulaire de théologie biblique" : je continuerai ma lecture d'un oeil mieux ouvert et rénové.

La question des langues me préoccupe depuis très longtemps, et tu sais pourquoi. Je vois beaucoup de confusions à ce sujet qui n'est pas celui de la Parole, mais qui n'en est pas détachable. La langue est problème lorsqu'elle est utilisée par "le maître" pour sa domination, interdisant ainsi ou rendant difficile la Parole qui tend à la vérité et fait vivre les liens humains. Mais prétextant généreusement l'intégration, on requiert l' assimilation obligatoire, c'est-à-dire l'unification forcée, prétendument supérieure. Ce problème est fondamentalement historique (et politique, social, philosophique, moral ...). Comme Babel, il suscite les confusions et les dispersions, et les incompréhensions. La Parole en devient inaudible. Problème complexe, ancien, babylonien, toujours devant nous.

C'est tout pour aujourd'hui - du moins pour le moment.
Bien cordialement,
Gérard
Merci encore : je crois que je commence à distinguer ce qui fait l'ambiguïté de cette curieuse histoire de Babel.
Répondre
E
Je comprends tout à fait ton problème, à cause de cette partie de toi-même qui n’a pas été respectée. Car la langue fait aussi partie de l’identité. Peut-être, avec cette contrariété supplémentaire, que tu es plutôt admiratif de la langue française et que tu découvres qu’elle a été une mère marâtre. Je n’ai pas ce problème avec la Savoie. Je pense que le français était depuis longtemps pour nous une langue maternelle d’autant plus que François de Sales l’avait même embellie.
G
Mes inspecteurs parlaient la langue de leur maître afin de l'imposer, ce qui a pris du temps.
Babel, j'essaierai de mieux comprendre le fond de l'affaire.

Merci pour ton texte, très clair.

PS petite précision:
Ce ne sont évidemment pas les langues qui créent les séparations et les conflits, mais leur "instrumentalisation" dans l'imposition des "identités" .
A la prochaine. Bonne et saine continuation.
Répondre
E
Merci de ton compagnonnage qui m’est très agréable et très utile. Le mythe de Babel ne nous dit pas que les langues créent des séparations mais au contraire qu’elles sont indispensables. Ce qui est créateur de conflits, c’est lorsque la langue du maître veut s’imposer aux dépens des autres. Et je pense qu’avec le temps, il faudra les faire sortir du cimetière où nous les avons enterrées. Il me semble que, sans le vouloir, tu fais une erreur d’interprétation du mythe. Ce n’est pas la dispersion qui provoque la confusion. C’est au contraire la volonté prématurée d’unification, qui en est à l’origine. La dispersion fait partie du remède et, pour bien nous le montrer, le texte précise que c’est Dieu qui disperse.
Très bonne journée !
G
Bien sûr bien sûr : la diversité des langues crée une altérité potentiellement infiniment riche. (On le sait bien :les traducteurs le soulignent - ce qui semble être le même mot dans des langues différentes est en fait riche d'un grand nombre de sens différents et sous entendus, dans l'une et l'autre de ces langues - sans compter les syntaxes, les mots particuliers à telle ou telle langue, qui n'ont pas de correspondant dans les autres, etc) : problème de sémiologie. Mais, problème historique et politique (très français) : il faut que toutes les langues soient acceptées, reconnues, enseignées, pratiquées. Revendication Bas-Bretonne. La langue française serait-elle une rescapée triomphante et arrogante de Babel, et le Bas-Breton(et d'autres) une victime oubliée et méprisable ? Le mythe viendrait-il ici encore au secours de l'histoire ?
Mais je n'ai jamais bien compris cette histoire (ambigüe ?). Par contre, les rapports de mes inspecteurs de 1833 sont parfaitement clairs.
Répondre
E
Et si Babel avait quand même raison. Si les inspecteurs dont tu parles étaient dans l’idéologie de ceux qui ont imaginé Babel : imposer l’unité en rejetant la diversité !
G
Cher Etienne
Je te rejoins sans difficulté sur ton idée générale, en espérant l'avoir bien comprise. La parole nait d'un besoin d 'agir entre humains ; en cela elle crée de l'humain, de l'humanité dans l'humain ; elle est déterminée par le monde réel qui l'entoure, et forme une sorte d'écriture (je comprends mieux ta proposition paradoxale selon laquelle l'écriture précède la parole). Et la parole essaie de dire ce que l'humain pressent : un infini intemporel indicible auquel on peut donner des noms divers ou qu'on peut s'abstenir de nommer, à moins qu'on décide de son inexistence (en somme une simple vue de l'esprit …). L'important est que la parole intériorise en nous cet infini, le divin, dieu si on veut le nommer ainsi (serait-ce cette intériorisation-là qu'on pourrait appeler « la Parole de Dieu » - expression qui m'a toujours laissé perplexe).
Jusque là ça va.
D 'autant mieux que je viens de jeter un œil dans J.-B. Pontalis (retrouvé par hasard dans mes rangements) : Perdre de vue, 1988. Dans son chapitre « Mélancolie du langage », p. 249-254, partant de Freud qui évoque les mots utilisés dans un deuil, Pontalis constate que ces « mots de plainte » révèlent que nous avons le sentiment « d'une terre natale » que nous ne saurons « jamais rejoindre » et que nous ne « toucherons pas non plus à la terre promise ». « Pourtant la certitude d'une chose sans nom nous accompagne » (p. 250). Les mots, dit-il, « ne sont pas une prise ».Mes mots sont communs à tous. La langue que les premiers hommes « inventent pour rien (...) leur était étrangère ». « Dans l'opération du langage même, est inscrite l'impossibilité de satisfaire son exigence » (p. 252). Puis il se demande (lui aussi!), « ce qui a bien pu pousser ces hommes lointains, (ses) frères, (...) à parler », et ajoute : « Je jurerais qu'ils n'ont pas « inventé » le langage pour se parler mais pour parler avec l'inconnu : était-ce la mort ? étaient-ce nos dieux ? »
Voilà une belle convergence avec ton propos.

Mais il faut bien que je pinaille un peu.
Tout cela me semble vrai - et fort- si on s'en tient à « la parole » (abstraitement, si j'ose). Certes, nos paroles forment pour chacun de nous, d'abord une « langue qui (nous) est étrangère »,puis celle-ci elle forme une « parenté symbolique » qui crée « du lien », « de la relation » - donc de l'humanité. Or, la parole est pratiquée dans des langues
Je ne perds pas de vue l'évolution historique (depuis Babel jusqu'à la Basse-Bretagne) : ces langues ( chacune étrangère même au locuteur natif pour qui elle devrait être maternelle), sont devenues depuis les XVéme et XVIéme s. des langues « nationales » ; les nations sont devenues elles-mêmes, au XIXéme s. la base et la justification des Etats (devenus «nationaux »). Elles en sont (avec les pavillons - tricolores ou autres) le symbole, la seule garantie d'une « identité » uniforme, obligatoire et supérieure, bénie des dieux, opposée aux autres, et s'il le faut : dans le sang (l'histoire continue!). Elles sont loin, dans ces conditions, de faire naître une « parole d' alliance » curieuse de « l'inconnu du monde »,

Ceci ne fait que confirmer ton propos : il faudrait bien que « l'homme », retrouve la Parole, contre les « éléments de langage », le « discours sans fin ni finalité » (Pontalis) qui nous fait taire et se substitue à la pensée. Et ceci est une urgence historique.

Gérard Jaffrédou
11 décembre 2020
Répondre
E
Je vois que tu as très bien saisi ce que je voulais dire, ce qui me réjouit parce que je pensais que mon discours n’était pas clair. Il me semble qu’on a presque tout compris lorsqu’on a pris conscience que la parole est dans le dialogue et qu’il s’agit de créer un monde à plusieurs. La parole nous fait entrer dans le monde de la création.
Parler pour ne rien dire n’a rien à voir avec la parole. Et le problème que tu évoques avec la multiplicité des langues. est traité par le mythe de Babel. Les langues différentes sont nécessaires pour faire place à l’altérité. Et l’unité vient de l’espace intermédiaire que crée l’invisible, qui est entre-deux. C’est l’invisible qui met du jeu et de l’unité dans le jeu.
Bonne soirée !
G
Cher Etienne,

Bien reçu, et j'espère avoir assez bien lu ton texte, qui me parle.

A bientôt.

Gérard
Répondre
E
A bientôt !
P
Bravo Etienne de mettre en garde tout un chacun d'utiliser la vocable « dieu ».
C’est de la dynamite aux mains d'enfants qui n'en sont plus car ils ont cessé d'être habités par le questionnement qui est le propre des vrais enfants.
Je viens de lire trois livres qui sans le savoir forment un tout dont je te conseille la lecture
LOBBYTOMIE
INSURRECTION CULTURELLE
INSURRECTION DES SIMPLES
PEUX-TU TRANSFERER CE TEXTE A FRANCOISE GOOD DONT JE N4AI PAS LE MAIL POUR ELLE JE LUI RECOMMANDE LE SECOND CAR IL Y EST QUESTION DE CINEMA ET DE VIN / : DIVIN
Répondre
E
Oui, tu as raison, Paule, il faut remettre les gens dans le questionnement et non dans des réponses à des questions qu’ils n’ont pas posées.
Très bonne journée !
A
Bonjour Etienne,

Ton blog est bien.
A propos de l’Invisible, je voudrais faire une remarque. L’invisible existe même en physique, c’est la cohérence quantique qui ressort de la rationalité non-objective. La cohérence est la relation et même la corrélation entre constituants qui sont liés par une même origine. Elle n’est pas observable dans sa globalité, mais elle se révèle lorsque cet invisible interagit avec l’objectif, par exemple grâce à une mesure qui réduit l’état global, qui est la corrélation entre les états des différents constituants. Après cette réduction ou objectivation, on peut observer la corrélation, ou intrication entre les états des constituants.

L’univers est en principe cohérent. Une première objectivation correspond au big bang. Mais le big-bang ne détruit pas la cohérence de l’univers dans sa globalité. Par contre à l’intérieur de l’univers, il se crée de multiple cohérences locales suivies d’objectivations qui sont à l’origine des créations.

Je ne veux pas dire que la cohérence est Dieu, évidemment. Mais je me demande si la cohérence invisible n’est pas une trace de l’Invisible ou de Dieu laissée dans l’univers.
Répondre
E
Je reprends tes deux phrases : « Je ne veux pas dire que la cohérence est Dieu, évidemment. Mais je me demande si la cohérence invisible n’est pas une trace de l’Invisible ou de Dieu laissée dans l’univers. »

Oui en effet, c’est une écriture (trace) qui renvoie à un auteur inconnu. Je ne peux pas le nommer, mais il est là comme une question posée. Il faut voir si on peut aller plus loin. C’est cela qui m’intéresse.
F
Merci Étienne. Ce sont des catégories qui ne me sont pas familières. Je n'arrive pas à me projeter dans l'univers mystique. Je le respecte.
J'espère que tu vas pour le mieux comme nous tous nous y efforçons. J'ai le sentiment que l'atmosphère se détend, du moins autour de moi.
En amitié
Répondre
E
Merci Françoise de tes réactions. Je crains que mes catégories mystiques ne m’aient amené à être trop abstrait. Tu m’en excuseras. Et pourtant c’est bien aussi un domaine qu’il faut explorer sans forcément s’enfermer dans une forme de théologie. Mais comment ?
C’est vrai, il y a une forme de détente liée à la perspective du vaccin. Personnellement, je ne suis pas trop pessimiste.
Bonnes fêtes en perspective !
D
Texte intello. Adjectifs inutiles du genre profond. Heureusement du vit à l'étage.
Pour le fond, imagine ton monde sans parole. Impossible.
Bon courage.
denis
Répondre
E
Oui Denis, j’ai bien senti ce que tu me dis et je m’attendais à ce que le diablotin que tu héberges vienne m’adresser quelques petites flèches, qui finissent par entretenir l’amitié.
Très bonne journée !
C
Je ne suis pas très en forme , surtout avec ma marche . Mais je suis toujours Ok pour réflechir sur le texte et après se voir

Mon Amitié

ClaireH D
Répondre
E
Je te remercie, Claire, de ton attention toujours bienveillante.
A bientôt !
C
Entre deux réunions téléphoniques, j’ai pris le temps de lire ton nouveau texte.

C’est toujours un cadeau de voir arriver ton mail.

Ce texte est tellement clair qu’il n’y a rien à ajouter de plus !

« Des hommes et des dieux ».

Finalement, c’est en Algérie que j’ai de mon côté, un peu plus « levé le voile »,



Aussi, il y a quelque chose qui est spontanément venu à mon esprit en lisant le début de ton texte.

Ce mystère qui se dévoile au fur et à mesure sur le chemin de la Vie et bien, cela me fait penser aussi aux « recherches » de Philippe Guillemant au sujet du futur qui est déjà là en nous !

C’est un physicien qui travaille sur des sujets passionnants, je trouve !

Tu connais ?



Bonne journée à toi,



Christine Duval
Répondre
E
Merci Christine de ton commentaire rapide qui m’a beaucoup rassuré. Je pensais que mon texte n’était pas clair et qu’il allait rebuter les lecteurs. S’il éclaire un sujet difficile, j’en serai ravi. Il fallait faire comprendre que la Parole de Dieu est un dialogue créateur et qu’elle ne peut fonctionner sans l’homme ou un autre interlocuteur. Je ne connais pas ton auteur, mais d’après ce que tu dis, il doit être intéressant.
Très bonne journée !

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  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.over-blog.com/ Le mythe et le conte sont la parole dans sa première gestation. C'est pourquoi, si la parole est malade, comme le dit Vittorio Gasman, il devient urgent de revenir à ses fondements qui sont encore à notre disposition, à travers les mythes et les contes. Lorsque la parole ne fonctionne pas, c'est la violence qui gagne. Les mythes et les contes, par l'apprentissage du processus symbolique qu'ils proposent, sont là pour nous aider à faire sortir la parole de la violence. C'est de la naissance de l'homme lui-même dont il s'agit.
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