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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 13:50

 

Chercher la vérité partout où elle se trouve

 

Je viens d’avoir 25 ans. Je travaille depuis un an dans un cabinet d’organisation. A part quelques petits travaux à l’intérieur des entreprises, je réalise des études de marché en France et en Belgique. Mon patron est un universitaire qui enseigne les sciences économiques. Ce n’est pourtant pas cela que je retiendrai de lui. Il est un passionné de l’entreprise concrète, bien différente de celle que présentent les livres. Alors, pour la connaître, il ose s’affronter à une réalité qu’il ne connaît pas, procédant, comme l’enfant, par tâtonnements successifs, jusqu’au point de devenir un des plus grands spécialistes français de son évaluation. C’est cette naïveté efficace que je retiens de lui, comme un précieux héritage.

Mon travail me plait et pourtant je sens en moi comme une part d’insatisfaction. C’est alors que je me décide d’aller voir un prêtre psychanalyste. Il m’écoute brièvement et me donne aussitôt son diagnostic : « Cherchez la vérité partout où elle se trouve ». C’est, pour moi, une véritable révélation. Toutes les frontières qui me paralysaient finissent par céder, l’horizon devient immense et mon avenir est désormais tracé dans ses plus grandes lignes. Me voici parti comme un enfant sur une route sans fin.


La vérité, c’est d’abord un chemin

Je ne perçois pas encore le but du voyage. Il me faut d’abord partir, quitter toutes mes certitudes, pour prendre la route sans savoir où elle va me mener. Pour le moment, la vérité c’est d’abord le chemin, peut-être la promesse d’une terre promise. Sans doute faudra-t-il m’affronter au désert, à la faim, à la soif et peut-être à l’incompréhension et au découragement.

 

Mon terrain de recherche sera l’Ordre dominicain

Si la route que je vais prendre est sans frontières, il me faut pourtant un lieu pour mener ma recherche. Or il se trouve qu’un couvent dominicain est en construction à l’Arbresle près de Lyon. Son originalité est qu’il est l’œuvre d’un très grand architecte, du nom de Le Corbusier. Je sais que cet homme est en recherche depuis longtemps. Est-ce cette particularité qui m’attire vers lui inconsciemment ? Je l’ignore. Mais c’est sans idée préconçue que je vais visiter le chantier. Or la visite est effectuée par un jeune frère. Il explique que les Dominicains ont osé confier la construction de leur lieu de formation à un agnostique. Aussitôt je me dis que cet Ordre doit faire preuve d’une très grande liberté pour justifier une pareille audace. C’est de cette liberté dont j’ai besoin pour mener ma recherche. Inconsciemment, ma décision est prise d’entrer chez les Dominicains. Ai-je la vocation ? En réalité j’inverse le problème. Il ne s’agit pas de savoir si j’ai personnellement la vocation dominicaine mais si la vocation de l’Ordre n’est pas aussi d’accueillir ceux qui veulent mener une recherche humaine et spirituelle.


La lutte à mort avec Dieu

La Genèse (32, 23-33) nous livre un passage étrange. Jacob a dû quitter précipitamment sa belle-famille en pleine nuit avec ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze enfants et ses troupeaux. Ses beaux-frères lui reprochaient de s’être enrichi démesurément à leurs dépens et manifestaient à son égard une jalousie insupportable. Il avait fait simplement preuve d’une plus grande sagesse et d’une plus grande habileté pour mener ses affaires. Or, après avoir fait traverser la rivière du Yabboq par sa famille et ses animaux, il se trouva seul entre deux territoires. A ce moment même il dut affronter un individu invisible qui s’opposait à son passage. Finalement c’est lui qui l’emporta mais son adversaire le frappa à la hanche et le rendit boiteux. En fait, c’est avec Dieu lui-même qu’il avait lutté sans le savoir ou plutôt avec la représentation toute-puissante qu’il en avait. Il fallait se débarrasser d’un faux dieu, qui ne laisse pas sa place à l’homme, pour entrer dans une relation d’alliance. A la suite du combat, le vrai Dieu était devenu un partenaire.

Comme Jacob et comme tous les chercheurs de vérité, j’ai dû moi aussi m’affronter à des images toutes-puissantes de la divinité, qui bridaient ma liberté. Il a fallu dépasser la culpabilité pour échapper à un Christ, Grand Roi de la terre, ou à un Père conçu comme un Patriarche dominateur.

 

La vérité recherchée finit par prendre la figure de l’Esprit-Saint

Jusqu’ici, la vérité était un chemin. Mais de plus en plus elle se présente principalement sous les traits de l’Esprit-Saint. Il est le souffle qui nous fait vivre, le médiateur entre le ciel et la terre, le promoteur du partage. Pour moi, il est l’ami de tous les instants. Si je le prie, il me répond, si je pleure il me console, si je suis tombé, il m’aide à me relever. Esprit d’intelligence et de bienveillance, il est aussi artisan de la création. Je peux dire presque sans emphase, que je l’ai rencontré dans les années 80, en Ardèche. Il y avait, dans les bois près de Joyeuse, un vieux père bénédictin de 85 ans, qui vivait dans une maison sans eau ni électricité, avec deux compagnons. Je le sentais habité par une présence d’une très grande intensité. Pendant dix jours, j’ai pu partager sa vie avec ses deux apprentis de sainteté et je peux avouer maintenant qu’il est l’homme le plus extraordinaire que j’ai jamais rencontré. Il suffisait qu’il me dise deux mots pour me remettre dans mon assiette. Ami des hommes, il était aussi ami des animaux. Autrefois, ermite en Isère, il avait un cochon qui lui servait  la messe, tous les matins. Or, un jour, le cochon a eu l’impression qu’il faisait preuve d’infidélité à son égard. Son compagnon est parti très tôt le matin, en l’enfermant dans un endroit sans lumière. Le pauvre animal a pu sortir très rapidement de sa « maison de retraite » ; il a suivi à l’odorat les traces de l’ermite, jusqu’à l’endroit où il est monté dans une voiture pour faire de l’auto-stop. Qu’à cela ne tienne. Le cochon est remonté sans se presser à sa maison, en se régalant des châtaignes qui se pressaient sur son passage. Pendant ce temps, le père se lamentait sur la disparition de son ami. Quand il l’aperçut de loin, il a pleuré de joie, mais il était alors torturé par un problème de conscience : il était trop attaché à l’animal. Il fallait qu’il le rende à son propriétaire. C’en était trop. Le cochon souffrit d’une dépression et décida de se laisser mourir. Le paysan eut juste le temps de l’abattre avant qu’il ne passe de vie à trépas.

 

La leçon de Socrate : pour apprendre, s’appuyer sur son non savoir

Après l’Esprit-Saint, Socrate est devenu mon second maître. Selon Platon son disciple, il prétendait que sa seule connaissance véritable était de savoir qu’il ne savait rien. Paradoxalement le manque de savoir pouvait alors devenir le moteur du savoir. J’ai remarqué, après coup, que cette vérité fondamentale avait permis à mon premier patron d’accéder rapidement à la réussite. Et, de mon côté, plus j’avance et plus je constate que ma non-connaissance s’agrandit beaucoup plus vite que ma propre connaissance. Je sais alors maintenant que je dois m’en réjouir et que je me maintiens tant bien que mal sur le chemin de la vérité.

 

Le café philosophique et l’art de donner la parole à celui qui ne sait pas

Je retiens la leçon de Socrate : c’est à partir du non savoir que je peux progresser dans la connaissance. Or je viens de réaliser une étude sur les clochards de la Croix-Rousse et de Perrache dans la ville de Lyon. J’ai été étonné par la richesse dont ils faisaient preuve en dépit de leur dénuement et par la lumière qui se dégageait de mes échanges avec chacun d’entre eux. Il m’a semblé alors qu’ils portaient la question du monde et j’ai eu l’idée de lancer avec eux un café philosophique. Ici ce n’est pas le maître qui est le personnage principal : c’est celui qui ne sait pas, parce qu’il a l’énergie de sa non-connaissance :  il apporte au groupe par ses questions le moteur de l’apprentissage. En réalité, il ne s’agit pas ici d’apprendre mais d’apprendre à apprendre et finalement d’apprendre à penser par soi-même. C’est ainsi que le café des clochards a servi de rampe de lancement pour un plus grand café ouvert à tous.

 

C’est le mythe tant décrié qui recèle le secret de la parole

En 1983, j’ai créé avec une amie « le groupe de la parole ». Il s’agissait de montrer que ce n’est pas la communauté qui crée la parole, mais que c’est la parole qui produit la communauté. Encore fallait-il que la parole soit une véritable parole. Pendant deux ou trois ans, chacun a parlé de sa propre vie, de ses joies et de ses peines, de ses réussites et de ses échecs. Et puis nous avons fini par tourner en rond. Nous savions à l’avance quelle pouvait être la parole de chacun. Il fallait que nous nous réinventions en réinventant la parole. Alors nous avons eu l’idée d’en revenir à la parole des anciens contenue dans les mythes : mythes égyptiens, mythes grecs, mythes scandinaves, mythes de la Bible… et même certains grands contes. C’est alors que le miracle s’est produit : après chaque séance, où nous interprétions en commun le mythe de Prométhée ou le mythe d’Œdipe, le mythe de la création ou celui d’Abel et Caïn, le groupe finissait par renaître. D’un certain point de vue, le mythe se présentait comme la parole par excellence car il contenait la logique de la vie.

 

Babel ou le retour à la différence

Dans la région de Babylone, des hommes ont voulu créer une grande ville, comme s’ils cherchaient à inventer une nouvelle civilisation. Cette ville idéale aurait une particularité étonnante : elle serait constituée par une immense tour qui s’élèverait jusqu’au ciel. Les habitants, parlant une même langue, seraient très proches les uns des autres comme les membres d’une seule communauté. Déjà, chacun se réjouissait à l’idée de mener une vie pacifiée et pacifiante. Stimulés par une telle utopie, les futurs habitants se mirent à l’ouvrage. Ils confectionnèrent des briques toutes identiques qu’ils soumirent à la cuisson de très grands fours. La tour s’éleva rapidement et la ville se constitua en quelques années. Pendant un certain temps, ce fut la joie et la bonne entente qui s’imposèrent. Mais très vite la ville idéale se fissura et de terribles disputes éloignèrent les habitants les uns des autres. Il fallut très vite abandonner la tour pour rétablir la différence en accueillant l’étranger et une multiplicité de langues.


En ce qui me concerne, j’ai dû m’affronter avec d’autres à cette forme de toute-puissance, engendrée par une même idéologie. Je veux parler de la Somme de Saint-Thomas et du catholicisme. Saint Thomas était un grand génie. La construction de ses articles, qui associe la prise de position, les objections et la contradiction pour aboutir à une conclusion satisfaisante, constitue une petite merveille. Elle est, en même temps, d’une grande modernité, en dépit de l’usure du temps. Et pourtant, la Somme du grand génie a fini par donner naissance à la scolastique, qui a progressivement asséché la pensée. Il faut, en même temps, ne pas négliger le trésor transmis par le treizième siècle, et le replacer dans l’histoire de la philosophie et de la théologie. C’est ce qu’a su merveilleusement faire Yves Jolif, un très bon philosophe, dont j’ai suivi les cours pendant sept années successives.

De son côté, le catholicisme a présenté des inconvénients semblables, mais a bien plus grande échelle. Il a prétendu enfermer le christianisme pour le mettre à l’abri des erreurs des autres religions et des autres systèmes de pensée. Mal lui en a pris car nous en subissons les conséquences désastreuses depuis de nombreuses années et plus encore aujourd’hui. Il convient, comme pour le reste, de reconnaître la part de vérité que contiennent les autres religions et les autres cultures. Chacun en a besoin pour être soi-même, dans les options de base qu’il a choisies ou dont il a hérité. Le christianisme révélera toutes ses potentialités lorsqu’il acceptera de se confronter avec bienveillance à toutes les cultures du monde.

 

La parole de la femme oubliée

Comme beaucoup en conviennent aujourd’hui, la femme doit trouver sa place à l’égal de l’homme, dans la société d’aujourd’hui, pour permettre à la civilisation de progresser en assurant ses mutations. Le problème a été posé avec une hardiesse étonnante dans le mythe de Narcisse et dans l’histoire de Shahrazade que présentent les Mille et Une Nuits.

Avec le mythe de Narcisse, l’homme est représenté par Narcisse et la femme par Echo. L’homme ne reconnaît dans la parole de la femme que l’écho de sa propre parole. La femme lui est entièrement soumise et n’a droit à la parole que pour répéter et approuver ce qu’il dit lui-même. C’est ici que réside le poison qu’évoque le mot Narcisse (narcose). En adorant sa propre image, l’homme finit par se détruire et détruire l’humanité elle-même.

C’est un thème semblable qu’évoque le personnage de Shahrazade dans les Mille et Une Nuits. Le roi Chahriyâr prend une femme chaque nuit et la remet, le matin, au grand vizir, pour qu’il la fasse disparaître. Tourmentée par une telle monstruosité, qui affecte les gens du peuple et la tribu des marchands, Shahrazade, la fille du vizir, décide d’épouser le roi lui-même. Quand elle annonce cela à son père, le vizir est épouvanté car il sait qu’il devra lui donner la mort. Mais devant la ténacité de sa fille, il s’en va parler au roi et celui-ci accepte avec joie la proposition de Shahrazade. La première nuit, tout se passe bien. Mais avant le lever du jour, sur la demande de sa sœur qui s’est introduite subrepticement dans la chambre, la reine commence à raconter des histoires, mais en les laissant en suspens, promettant que la suite sera plus merveilleuse encore. Le matin venu, le roi qui veut entendre la fin de l’histoire, hésite à sacrifier la nouvelle reine. Alors, pendant mille et une nuits, Shahrazade raconte toutes ces histoires, qui évoquent la logique de la vie. Et elle présente à son mari les trois beaux enfants qu’elle a mis au monde. Le roi enchanté avoue qu’il a accepté depuis longtemps d’épargner sa vie. Capable de l’écouter, il était guéri maintenant de la maladie de l’homme.

 

Epilogue

Ayant travaillé avec d’autres, pendant une année, sur l’hospitalité, qui est accueil inconditionnel de l’autre, je me plais à rêver à un retour du paradis perdu. Pour moi, l’espace de l’hospitalité est l’espace même du paradis. Et la Croix-Rousse, qui est une terre très hospitalière pourrait redevenir un endroit paradisiaque, lorsque s’ouvriront à nouveau les portes des cafés et des restaurants.

Etienne Duval

 

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commentaires

F
Merci Etienne pour ton téléphone, …

Mais sur le coup j'ai oublié de te dire que j'avais bien en mémoire ton
dernier message du blog avec les grandes étapes de ton histoire de vie à
la lumière des récits bibliques et du souffle de l'Esprit. (bien
complémentaire de ce que tu m'avais donné aussi par ton échange avec le
Provincial des Dominicains sur ton statut etc etc).

C'est stimulant de relire ainsi sa vie et de rester ouverts aux
mouvements profonds qui nous ont guidés... je retrouve parfois quelques
bribes aussi de mon chemin, mais il me faudra plus de temps et
d'attention (et d'échange avec toi peut-être un jour ou l'autre) car un
peu plus sinueux...

je te garde présent à mes côtés et continue à vivre dans ce coin de
paradis qu'est la Croix-Rousse et dont je garde aussi une grande
nostalgie et un désir d'y revenir...

à bientôt. Francesco’
Répondre
E
Merci Francesco. Je sais qu’il y a des passages de vie, qui nous sont communs. Mais chacun suit son chemin à sa manière. De ton côté, tu n’as pas suivi la voie la plus facile. Je suis admiratif de ta patience. Je pense qu’un jour ou l’autre, elle s’ouvrira sur plus de lumière et de réconfort.
Bien amicalement.
M
Excuse-moi si je n'ai pas trouvé le temps de répondre à ton message du blog; c'est un joli témoignage de ton vécu, sur lequel je n'ai rien à dire que merci pour nous l'avoir partagé . Quant à la question de La Vérité, c'est une vaste question.
Passe une bonne journée et le mieux possible ces jours de confinement d'hiver. On va s'en sortir . . .
Affectueusement
Michèle
Répondre
E
Merci Michèle pour ta réponse au blog. J’ai un peu hésité à parler de l’intime car le moi est haïssable mais j’ai senti comme une nécessité de rendre compte de mon parcours. Quant à la vérité, c’est quelque chose qu’il faut chercher car elle est du côté du manque. Elle est cachée comme les œufs de Pâques, mais elle est plus difficile à trouver !
Très bonne journée !
C
Merci Etienne de ton retour.

Les mots coulent de source quand je réponds à tes textes !



Sur la question des juifs, je ne connais malheureusement pas suffisamment les évangiles ni la Bible d’ailleurs, tous ces textes, pour être claire sur le sujet.

Pendant mes années de catéchisme, je n’étais intéressée que par les goûters ! ????

A ce sujet, est-ce que tu peux me conseiller une entrée en matière ?



Mais ce qui me vient, c’est dans l’appropriation que l’on s’égare sur le chemin !

Les juifs bataillent pour leur Terre avec les Palestiniens et bien voilà !

La « terre élective » n’appartient à personne car elle est universelle.

Et… nous allons justement vers « l’ère du Verseau » qui est le chemin de l’universalité pour l’humanité.



Incarnation, hospitalité et universalité

Et je n’ai jamais rencontré une hospitalité comme en Algérie ! Ca m’a marquée. Je retournerai avec Fadila.

L’élection dont les juifs ont bénéficié vient peut-être les chercher sur ce terrain de l’hospitalité et les Palestiniens ont besoin d’une Terre pour nous enseigner le chemin de l’hospitalité.

Ce qui a été séparé, c’est peut-être cela : le corps (l’incarnation sur la Terre « juive »), le cœur (l’hospitalité de l’orient) et l’esprit (l’universalité).



Qui sont au final les pères dans la Foi ?

Je dirais que les peuples premiers, les Amérindiens, avaient compris que le Souffle est partout…



C’est ce qui me vient…



Bonne journée à toi,



NB : j’irai à Lourdes pour Eugène et maman aussi ce mois.



Christine Duval
Répondre
E
Merci de ta propre réponse. Je suis moi-même scandalisé par l’attitude d’Israël envers les Palestiniens. Il n’y a pas de terre élective. Mais il y a élection des Juifs dans le plan de salut. Ils font partie du chemin qui nous est proposé, notamment avec la reconnaissance d’un Dieu unique et la Loi. Mais comme tu le soulignes, chacun est élu, chaque groupe humain est élu, parce qu’ils apportent quelque chose d’original et d’irremplaçable. L’insistance sur l’élection d’Israël, c’est pour éviter qu’ils ne soient exclus. Même si le Christ est là, leur apport n’est pas éliminé. Mais c’est vrai aussi que pour conserver leur rôle, je pense qu’ils doivent accepter celui du Christ, qui au-delà de la Loi, nous apporte le don de l’Esprit-saint. C’est le passage de la Loi à l’Esprit qu’ils ont de la peine à franchir. En même temps, je ne peux accepter le dépassement de la Loi si je refuse la Loi.
Le goûter c’est comme la grâce, il faut que ce soit beau comme vos meubles et bon comme les pâtisseries de ta maman, quelque chose qui sorte de l’ordinaire, comme un cadeau
C
Cher Etienne,

J’espère que tu vas bien et que ce confinement ne te pèse pas trop mais bientôt serons-nous appelés à sortir à l’extérieur à nouveau.

Ce texte est différent des autres et en cela, il m’a tout de suite interpellée.
Différent parce que plus personnel,
Différent parce que plus intérieur,
Différent parce que la vérité, je l’ai saisie en filigrane dans ton texte, dans le non-dit, dans l’indicible.
Et finalement, n’est-il pas le juste fruit du travail de ce Covid qui nous a tous ramenés à l’intérieur ?!

Où est la vérité ?
Je sens que tu sais bien car tu as beaucoup cheminé !
Mais en bon « passeur », tu laisses l’autre accoucher de sa parole en n’oubliant personne sur ton chemin et surtout pas ceux qui pourraient être oubliés, les plus démunis, les femmes aussi (merci )…

Tu nous donnes des clés et tu nous parles de cette représentation d’un Dieu tout-puissant ou d’un « Patriarche dominateur » qui s’est présenté à toi mais que tu as remis à la bonne place en prenant conscience du souffle qui nous rend vivant et en faisant hospitalité à la lumière des plus démunis.
Et là, tu as trouvé !
Les textes fondateurs, la parole des anciens contiennent cette « logique de la vie ».
Et tu « réveilles en chacun ainsi, cet allié qui n’est autre que le noyau divin en nous » comme l’écrivait Christiane Singer.

Où est la vérité ?
La vérité est en chacun de nous !
Elle éclaire le chemin !

Voilà ce que j’ai compris en filigrane de ton texte.
Tu es le « passeur », tu nous éclaires à la façon de Socrate !

Merci de ta présence sur ce blog.

A bientôt,

Christine Duval
Répondre
E
Merci Christine. Ton texte est parfait et je pourrai le signer de deux traits, à part les louanges que tu m’adresses.
Je regrette une chose, c’est de ne pas avoir insisté sur les Juifs. Ils sont nos Pères dans la foi. L’élection dont ils ont bénéficié reste présente et nous ne pouvons en tant que chrétiens, c’est-à-dire comme disciples du Christ, faire comme si nous étions leurs successeurs ; ils sont encore une partie de notre chemin et nous ne pouvons pas les laisser seuls car nous partagerions le Christ en deux. Le Christ reste juif que nous le voulions ou non. Ce problème me hante depuis toujours, à tel point que j’ai traduit « La question juive » de Marx à l’Ecole pratique des Hautes Etudes en 1969.
Très bonne journée et merci encore pour ton texte.
J
Bonjour Etienne ,

merci pour ces mots personnels et peut-être universels ... Chercher sa voie , essayer d'être dans le vrai à un moment donné et selon les circonstances ,les personnes , fuir les affirmations définitives , être humble , est-ce ce que tu veux nous faire comprendre ? c'est ce que je m'efforce de faire ...

J'espère que tu vas aussi bien que possible . Les gelées matinales suivies de moments ensoleillés nous tonifient !
Amitiés.
Répondre
E
Oui, Josiane, tu as parfaitement compris et je suis admiratif de ton comportement. En ce qui concerne le temps, si le soleil de l’après-midi me réconforte, le froid du matin, mêlé de bise, m’oblige à rentrer à la maison aussi vite que possible.
Très bonne journée !
N
Bonjour Etienne,
Merci de ce texte qui pour moi fait resurgir de nombreux souvenirs heureux, et merci de cette description de l’attitude de mon mari en face de ce qu’il ne connaissait pas, cette soif d’apprendre, de rencontrer qui l’a motivé.
Un terme me posait question, la naïveté. J’ai cherché la signification première de ce mot, c’est en fait un regard neuf, sans à priori, posé sur ce qu’on ne connaît pas encore.
Et là je suis d’accord.
Répondre
E
Merci Josiane.
Oui tu as parfaitement compris et je suis admiratif sur ton comportement.
Sur le temps tonifiant, si le soleil de l'après-midi me réconforte, le froid du matin avec la bise me fait rentrer à la maison aussi vite que possible à la maison !
Très bonne journée !
E
La naïveté, c’est ici un compliment : oui c’est un regard neuf comme celui de l’enfant qui apprend. Mais il n’était pas naïf au sens où on l’entend habituellement. J’ai voulu souligner ce qui m’est apparu comme une grande qualité d’autant plus qu’elle est plutôt rare.
J
Merci Etienne pour ces précisions qui correspondent beaucoup mieux à ce que je voulais exprimer. La bien-pensance est souvent interprétée de manière péjorative ce qui explique mon erreur.
Répondre
E
Merci et très bonne journée !
J
Bonsoir Etienne,

Je ne sais pas ce que signifie BIEN PENSER je me sens au contraire plutôt rebelle et hostile à la pensée conformiste.
Répondre
E
Bien penser, cela ne veut pas dire être conformiste. C’est, en partie au moins, être critique. C’est aussi apprendre à bien interpréter le côté symbolique de la réalité. Lorsque je suis fatigué, je prends un texte symbolique de la bible (mais ce peut-être aussi une fable ou un texte poétique), j’essaie de l’interpréter et cela me remet en forme, car ils contiennent la logique de la vie. Le plus simple serait de lire simplement des poésies.
Bonne soirée !
J
Merci Etienne pour ton excellent article où tu abordes de nombreux sujets de réflexion et mets en lumière les influences qui ont dicté tes choix de vie et en particulier ta décision d’entrer chez les dominicains, ordre qui t’a paru le mieux adapté à tes recherches humaines et spirituelles.

Parmi les points qui ont le plus attiré mon attention je retiendrai la leçon de Socrate qui prétendait que sa seule connaissance véritable était de savoir qu’il ne savait rien et que, paradoxalement, le manque de savoir pouvait devenir le moteur du savoir. Cette leçon se vérifie chez les savants et les hommes très cultivés qui sont souvent d’une grande humilité car ils ont conscience, au fur et à mesure de leur recherche, qu’ils ne pourront jamais accéder à la parfaite connaissance d’un sujet. Dès lors ce constat les incite à approfondir de plus en en plus leur domaine de recherche.

Un autre point me paraît très important car il ne me semble pas correspondre systématiquement aux critères de l’enseignement actuel dispensé en France. Il ne s’agit pas seulement d’accumuler des connaissances mais surtout, comme tu le dis très justement dans ton texte, d’apprendre à penser par soi-même. Le livre n’est pas le seul support de la connaissance, l’expérience de la vie est tout aussi enrichissante, voire plus.

L’éloge de la différence évoqué à travers l’échec de la Tour de Babel qui visait à uniformiser la société constitue aussi un point très important, surtout à notre époque où les étrangers sont parfois stigmatisés.

Merci encore et bonne soirée.


Jean-Marc Dupont
Répondre
J
Merci Jean-Marc.

Je m'aperçois que tu a dû être un très bon élève et que tu le restes aujourd'hui. Mon expérience me montre qu'il faut toujours apprendre à bien penser, quel que soit l(âge , car bien penser maintient en bonne santé. Tu as les moyens de le faire. Alors il ne faut pas t'en priver.
Bonne soirée !
B
Merci Etienne pour ce beau texte, à la fois si personnel et universel.
La vérité, c'est d'abord un chemin, dis-tu.. Je crois que toute la vie est ce chemin. Quand on a eu des enfants et petits enfants, il y a, à la fois la joie, à l'approche de la mort qui nous guette à nos âges avancés, de les voir prolonger l'aventure de la vie et , en même temps, une certaine paix à les voir nous remplacer.en les aimant plus que tout, même si forcément ils se détachent de nous pour vivre leur propre vie. L'égoïsme laisse de plus place à l'amour et au détachement de soi,sans amertume ,au profit de nos enfants. Et, c'est là un des secrets pour bien vieillir. Quand on a choisi de ne pas en avoir, pour une grande cause, ou plus encore, dans la vie religieuse, pour accéder plus directement à cette présence que l'on nomme l'Esprit-Saint et qui est, comme nous le dit l'Evangile,la présence et la force de Dieu en nous, la paix et la compréhension du secret de la vie chrétienne sont là avec moins de médiations.
Je partage aussi ce que tu dis à propos du dépassement de la culpabilité pour échapper à un Christ grand Roi de la terre et à la toute puissance de la pensée thomiste dans l'Eglise qui , en dépit de son génie au moment de sa création, a fini par étouffer le progrès nécessaire à toute réflexion et à freiner l'ouverture aux autres religions et courants de pensée.Là aussi , il faut chercher la vérité partout où elle est....
Portes toi bien.
Avec toute mon amitié.
Bernard Beaudonnet
Répondre
E
Merci Bernard de t’exprimer sur ton propre cas avec tant de vérité et tant de juste émotion. Je suis émerveillé par cet amour paternel ou maternel, qui finit par prendre toute la place, sous l’effet de la présence silencieuse de l’Esprit-Saint.
Finalement que nous soyons religieux ou non, nous nous rejoignons. La religion est comme une béquille qui doit céder la place à l’unique vérité de la Vie.
Y
Tout comme je ne peux connaître
Ce qu’il va arriver
Ce que je crois savoir
Je dois l’abandonner
Ce que j’ai étudié
Juste des gardes corps
Pour ne pas sombrer
Alors au cœur de la nuit
Juste avant que l’aube
Ne pointe son nez
Je peux laisser la place
A ce nouveau né
Je sais bien qu’au cours de la journée
De cette vigilance je vais m’écarter
Qu’importe de cet abandon
Chaque fois naît une part de vérité.
Voilà Étienne les quelques mots que ton texte m'a inspiré.
Répondre
E
Merci Yves pour ce texte d’une grande profondeur. Si j’ai bien compris, ce qui importe pour toi, c’est de laisser émerger la vie. Comme la vérité, chaque jour, elle se renouvelle. Un monde nouveau se construit au fil du temps. Il ne faut bloquer ni sa naissance ni sa croissance. A chaque minute, Noël frappe notre porte. Il faut vite aller lui ouvrir.
J
J'envie tes relations privilégiées avec l'Esprit-Saint et je te remercie de si bien les partager
Répondre
E
Merci !
G
Cher Etienne,

Je ne suis pas spécialiste de la question. Mais il me semble que le Dieu du Sinaï édicte plus que des « normes » (Exode 20, 1-20). J’y vois surtout des règles de base qui fondent et définissent les comportements « humains » qui constitueraient par eux-mêmes le « rapport » avec « Dieu » (termes à définir si possible. A distinguer ? Pas sûr. J’aperçois là un problème assez complexe). Mais là est le fondement (historique si on peut dire) de nos « civilisations occidentales ». Qu’en reste-t-il ?



Les comportements humains, historiquement et au quotidien, sont parfois peu « humains » parfois plus. Ils le sont par éducation, habitude, mouvement spontané ou décision réfléchie etc. selon les circonstances. S’ils sont « humains » (respectueux d’autrui considéré comme « un autre moi-même » qui m’importe autant et plus que moi-même) on pourrait en effet attribuer ces comportements humains à l’action d’un hypothétique « Esprit-Saint » puisqu’ils seraient conformes aux règles divines premières. Mais je dois avouer que l’intervention supposée d’un hypothétique « Esprit-Saint » me paraît –si j‘ose dire – une vue de l’esprit superflue. Toutefois respectable.



Tout ceci pour t’indiquer mes réflexions de ces temps-ci, que tu nourris fort bien. Merci.

Gérard
Répondre
E
Je comprends tout à fait ta position. Pour moi, s’il y a une chose dont je peux et veux témoigner, c’est bien de l’action de l’Esprit-Saint. Mais je ne peux pas imposer ma position aux autres.
Bien amicalement.
P
merci Etienne pour nous avoir fait partager ton beau chemin de vie par ce blog et "in vivo" puisque je participe a ta route depuis l'epoque des contes sur les pentes de ta croix rousse.
Que bonheur aussi que le partage a l'occasion des films .Je te propose la lecture d'un super livre L'INSURRECTION CULTURELLE;DE Jonathan Natisser ;Il yest question de cinema et de vin:REJOUISSANT
Répondre
E
Oui je reconnais ceux qui participent à la route et je sais que tu en fais partie. Merci de ton clin d’œil sympathique et à bientôt !
N
Merci de ta réponse. J'aime bien te provoquer ! Encore admiratif pour ce que tu apportes à beaucoup. Je comprends ce manque de contacts avec les amis avec ce confinement. On ne sait pas si on pourra se retrouver sans soucis a Noel en famille. C'est aussi un manque entre nous (frères et soeur) a cause de l'âge et...On attend ce vaccin.
Répondre
N
Bonsoir Etienne,

Un peu surpris par ce blog tres personnel. J'espere que ce n'est pas une justification encore que ta critique de la chretiente semble le montrer. C'est evident que chaque religion (juive, chretienne, musulmane..) a ses imperfections. De nombreux exemples de personnes exemplaires dans leur vie ont, malgre ces defauts de leur Eglise, trouve dans le catholicisme la force de leur action. je pense a Madeleine Delbrel, Marie-Noelle, L'abbe Pierre, le Pere Guy Gilbert, Mere Theresa...

Je suis surpris (pas uniquement dans ce blog) que tu ne fasses jamais reference a l'Evangile. Tu t'appuies sur la bible, les textes juifs, tes contes et mythes!!

Je suis depuis des annees admiratif de tout ce que tu apportes a beaucoup autour de toi. Mais, reconnais que beaucoup font comme toi ou moins, sans sortir de leur eglise. Je pense a l'Oncle Abbe qui a fait tant pour les pauvres (des son arrivee a Constantine) et pour les musulmans et a ceux evoques ci-dessus.

La verite? Quelle verite? Un chemin? Un chemin ouvert sans evoquer les consequences de ces choix. Quelle limite a cette liberte?

J'espere que tu ne vas pas faire comme Jean en evoquant ses tourments (la ferme de Chenex) pour les paroissiens de Flumet et....

je t'embrasse.
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E
D’abord merci de ton commentaire. Mais je voudrais te rassurer sur tes craintes. Je n’ai pas quitté les Dominicains et je ne suis pas sorti de l’Eglise. Je veux simplement témoigner d’une certaine liberté, qui me rend heureux de vivre, Je veux surtout témoigner de l’Esprit-Saint qui soutient tout l’Evangile. De quoi voudrais-je me justifier ? Oui je veux rendre compte de ma recherche engagée depuis longtemps : c’est pour moi un devoir, ce n’est en rien une justification. Lis bien l’Evangile et tu verras que le Christ a été tué parce qu’il critiquait l’institution du moment ou parce qu’il soutenait les pécheurs et non les pharisiens et les légistes, qui défendaient l’élection. Si je critique le catholicisme d’aujourd’hui, c’est parce qu’il est, pour une part, en contradiction avec l’Evangile qu’il prétend annoncer.
Très bonne soirée !
F
Bonjour Etienne, merci pour ton envoi. J'ai parcouru les textes. Je ne sais que dire, la vérité, le paradis bien sûr, ce n'est pas en débat. Des améliorations, l'entraide si possible.
En attendant un retour à la normale, je forme des voeux pieux.

Amicalement
Françoise
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E
Merci Françoise. Chacun fait son parcours. J’ai énuméré les résultats de ma recherche. Ils m’ont paru assez significatifs pour que j’en fasse part. Mais tu as les tiens, car tu es aussi en chemin.
Bien amicalement.
G
Cher Etienne,
Je vois dans ton texte deux sujets en un (ce que je trouve avantageux) : ton expérience dominicaine pour une recherche la vérité dans la liberté – et la question de la vérité qui est, certes, un chemin.
J’essaierai d’être bref cette fois-ci.
1) L’expérience dominicaine. J’y suis entré un peu pour les mêmes raisons ; mais j’en suis sorti en constatant que l’Ordre, tout en revendiquant une liberté, se trouve soumis à une institution dominante qui définit les vérités acceptables et obligatoires. Bien évidemment, dans mes engagements ultérieurs, j’ai fait les mêmes constats. Alors « Que faire ? » : ce qu’on peut.
2) Ce qu’on peut, c'est-à-dire chercher, avec son expérience propre, de bonnes lectures et des amis proches, le peu de vérités provisoires dont on a l’intuition. Agir... Et réfléchir à des fondements possibles, aussi communs que possible. J’achève la relecture de Hans Jonas, Le concept de Dieu après Auschwitz, une voix juive, 1984. Suivi d’un essai de Catherine Chalier (1994)). J’ y retrouve ta méfiance à l’égard de la « toute-puissance » , ici en particulier à l’égard d‘une conception d’un Dieu « tout puissant, créateur du ciel et de la terre », conception qui rend les hommes peu responsables ou les invite à faire sans lui qui laisse faire le pire. Donc à s’en passer radicalement. A moins que la conception d’un Dieu en retrait, voilé, assigne aux hommes une responsabilité: celle d’achever la « création » en voyant le mal constamment présent et proche, de travailler à l’empêcher sans faire semblant quand il se fait tard (Cf. le commentaire de Catherine Chalier, p. 69).
On ne saurait mieux indiquer un meilleur chemin pour chercher la » vérité. En restant sur terre, mais en faisant un retour préalable vers des vérités premières et communes. C'est-à-dire un détour par le Sinaï.

Gérard Jaffrédou. 19. XI. 2020
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E
Nous sommes sur la même longueur d’ondes en ce qui concerne le Dieu, en retrait, qui laisse une place à l’homme. Je compléterai en disant que Dieu ne se présente plus comme Celui du Sinaï, qui édicte des normes, mais comme le partenaire de l’homme que j’appelle l’Esprit-Saint. Il se soumet aussi à l’histoire : il est entré dans l’histoire de l’humanité…
Bonne soirée !
C
Que dire Etienne de ton texte si ce n'est que je m'y retrouve.
Mais tu l'écris tellement mieux que je ne le saurais,
par cette initiative que tu prends chaque fois
qui n'a de cesse de nous initier !
Fraternellement.
Charles
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E
Je suis heureux, Charles, de voir que tu t’y retrouves et je n’en suis pas étonné. Nous avons un fond commun. Et, personnellement, je trouve que tu as une très bonne écriture. Tu es un homme de l’écriture. Ce qui fait que je donne l’impression d’initier, c’est que je raconte des histoires. Mais tu peux le faire aussi avec succès.
Très bon après-midi !
S
Merci Etienne pour ce texte où tu t'implique avec une grande sincérité, c'est peut-être cela que j'aime le plus. Moi qui suis agnostique je cherche aussi la "vérité" mais je pense que le Saint Esprit me guide car j'ai souvent des réactions qu'i m'étonnent moi-même. Peut-être un jour à force de chercher la lumière se fera. Merci encore, je vais le méditer. Vida
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E
Le Saint-Esprit ne demande pas un certificat de baptême pour intervenir. Il est partout chez lui. Alors si la lumière se fait inopinément, tu n’auras pas à être surprise. J’ai été moi-même guidé par l’agnostique qu’était Le Corbusier, ce qui signifie que l’Esprit est chez lui, même chez les agnostiques.
Très bonne journée !
E
Être libre, c’est chercher la vérité partout où elle se trouve, et c’est obéir à la vérité partout où elle se rencontre. Ernest Naville.
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E
Je ne savais pas que mon prêtre psychanalyste connaissait Ernest Naville, à moins que l’utilisation de la même formule soit l’effet du hasard. Ce qui est étrange, c’est que cet auteur est né à Chancy, en Suisse, à quelques kilomètres de mon lieu de naissance (Chênex 74).
H
MERCI BEAUCOUP !
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E
Merci de ton merci. Très bonne journée!
D
Merci pour cet article sur ton blog.
2 idées.
Je me tais, j'écoute l'Esprit Saint. En m'écoutant, en t'écoutant, ce qui me permet d'écouter l'Esprit Saint. J'y tiens ; je confirme.
Et, de mon côté, plus j’avance et plus je constate que mon ignorance s’agrandit plus vite que ma connaissance. Je sais alors maintenant que je dois m’en réjouir et que je me maintiens tant bien que mal sur le chemin de la réalité de mon dictionnaire. Un vrai serpent de mer.
Ton témoignage est mon bienvenu.
denis
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E
Quel plaisir de te lire longuement. A lire et méditer.
Merci Etienne, bonne soirée
Elodie
Répondre
E
Quelle joie, pour moi, de penser que tu prends plaisir à me lire.
Bonne soirée !
C
C’est toujours une joie de recevoir tes articles. Ça sera ma lecture du soir.

A bientôt,

Christine Duval
Répondre
E
J'aime bien aussi recevoir tes commentaires témoignant d'une grande originalité.

Très bonne soirée !
M
Merci Etienne pour cette nouvelle fenêtre ouverte.

A bientôt

Marie Mad
Répondre
E
Merci pour ton entrée dans le débat.

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