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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:53

Arbre de vie d'Anne-Marie Zilberman

 

L’arbre de vie en danger

 

Nous pensions l’arbre de vie immuable, prêt à supporter les vents les plus violents et les tempêtes les plus impétueuses. Et puis voici qu’un tout petit virus de rien du tout le met en péril au point de briser les écosystèmes qui structurent le développement de la vie et de menacer de mort une partie des habitants de la planète. Pour faire face, l’homme a l’arme de la connaissance, et, pour le moment, il essaie de s’en servir pour vaincre le péril qui le menace.


La compétition entre deux arbres

Le livre de la Genèse, dans la Bible, héritier de la culture environnante, met en scène deux arbres mythiques (ch. 2 et 3), l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance. L’homme est du côté de l’arbre de la connaissance et, pour simplifier, nous dirons qu’il s’identifie à l’arbre de la connaissance. En effet sa vocation est de connaître le mystère de la vie que porte l’arbre de vie lui-même. Dans l’esprit de la Bible, c’est une manière de nous faire appréhender la rencontre de Dieu et de l’homme, dès l’origine. Or l’homme a une tentation qui le fait sombrer dans la toute-puissance : il se prend pour l’arbre de vie lui-même. Normalement, il est dans le con-être. Il ne peut aspirer qu’à être le compagnon de l’Être, dont la Vie est une des expressions les plus appropriées. Sous une autre forme, il est dans le con-naître : il naît avec l’Être, il naît de la Vie. En se prenant pour l’Être, pour l’auteur de sa propre vie, il échappe à la condition humaine, il échappe à lui-même et c’est la Chute.


La mise en péril de l’arbre de vie

Il se trouve que l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance ont partie liée sur cette terre. Si l’arbre de la connaissance n’est plus là pour reconnaître l’arbre de vie, l’arbre de vie lui-même est en danger. Il n’existe plus pour l’homme. C’est ainsi que la Bible nous dit : « Dieu posta devant le jardin d’Eden les chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l’arbre de vie » (Genèse, 3, 34). Un interdit est posé. Il ne pourra être levé que si l’homme sort de sa toute-puissance. Avec le transhumanisme actuel, la toute-puissance est toute proche : l’homme risque de devenir un apprenti sorcier en voulant écarter la mort et atteindre par lui-même l’immortalité. L’épisode du coronavirus apparaît alors concrètement comme un rappel de la fragilité de l’arbre de vie, surtout si l’homme ne sort pas de sa toute-puissance.


L’homme ne peut fabriquer la vie, il est amené à la recevoir comme un don

Que l’on soit croyant ou non croyant, athée ou agnostique, nous finissons par nous heurter au Mystère de la Vie. Elle ne peut être générée par la technique, elle nous est donnée comme un point de départ qui nous met sur la route de l’existence. Nous sommes ainsi introduits dans le Mystère qui provoque notre envie de connaître. Bien loin d’être interdite, la connaissance est notre vocation, notre raison d’être. Face à l’arbre de vie, elle est dans l’attente et la distance. C’est l’humilité et la modestie qui peuvent seules nous permettre de progresser en ce domaine, car la connaissance finit par se révéler dans l’acte de la vie qui se donne.


Le renoncement à la compétition

Il n’y a pas de solution à nos problèmes humains si les deux arbres restent dans la compétition. Ils sont faits pour s’entendre. Au lieu de rechercher la première place, la Connaissance doit se mettre au service de la Vie et non l’inverse. Et, c’est à cette condition, que peuvent s’accomplir des miracles. Car la Vie, en elle-même, est miracle, elle fait advenir ce qui n’est pas encore. Sans cesse, la Vie invente la Vie. Elle est constamment dans la création et si l’homme n’est pas créateur, c’est parce qu’il refuse d’être le serviteur de la Vie.

 

L’homme, gardien de l’arbre de vie

La réalité est plus prodigieuse que nous ne l’imaginions. Pour les croyants, c’est comme si Dieu avait confié son avenir à l’homme. Il ne peut exister dans notre monde que si l’homme le connaît et le reconnaît. L’homme en tant qu’homme, appelé à l’aventure de la connaissance, est institué comme le serviteur de la Vie, en devenant le gardien de l’arbre de vie. Sa responsabilité est engagée lorsque l’arbre de vie est en danger, comme aujourd’hui et comme toujours. C’est pour lui l’occasion de manifester ce qu’est le mystère de l’homme, appelé à devenir créateur, lorsqu’il se met au service de la Vie.

Etienne Duval


 

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commentaires

R
Voyance et Retour Affectif Rapide


GRAND MAITRE DU RETOUR AFFECTIF

Bonjour Mme, Mr
Moi je me nomme Grand voyant marabout said ce qui signifie la solution a vos problème dans 7 jour, Je suis grand maître said du retour affectif , héréditaire de mon père très puissant donc pas de soucis à ce faire, voici un peux ce que je fais comme travaille de rituels:


Retour Affectif Rapide dans 7 jours
Rituel pour devenir attirant(e)
Rituel pour reprendre avec son ex
Rituel pour en finir avec l'infidélité
Rituel pour stopper la jalousie
Rituel pour éloigner les rivales (ou rivaux)
Rituel contre la jalousie matérielle
Rituel pour stopper la malchance
Rituel pour attirer l'argent
Rituel pour réussir son avenir amoureux

Si vous, voulez vous faire aimer ou si votre ami vous a quitté je peux le ou la faire revenir dans 7 jours. Il, elle va courir derrière vous comme un chien derrière son maître. Amour durable. chance aux jeux, dés envoûtement, fidélité,
Impuissance sexuelle, maladie inconnue, même cas désespérés. , travail
Efficace et rapide.

100% de réussite garanti. Ne restez pas dans l'angoisse, il n'y a pas de
Problème sans solution. je suis le seule a par dieu a trouver une solution à tous vos problèmes car si je commence ce travaille je pense bien que votre marie vous reviendra et vous serez unis pour le reste de votre vie si vous le désirez bien
Mme ne vous faite plus de soucis car vous venez de trouvez la solution a ce problème alors n’hésiter pas a me contacter
Pour ses rituels je dispose plusieurs sortes de vaudou et plusieurs maniérés de procéder

Si vous utilisez une de mes Rituel vous trouverez la satisfaction dans 7 jours au plus.

PS/ les résultats sont garantie à 100% avec une durée de 7 jours ni plus ni moin .

NB/ Quelques soit la durée dont votre amour ou l'homme de votre vie vous a quitté il reviendra à coup sûr dans 7 jours ou votre femme . Quelques soit la personne concerné dans moin de 7 jours il ou elle s'inclinera sous votre charme et vous aurez le parfait contrôle sur lui .

Donc pour le moment je ne veux rien prends d'abord pour le travaille, car c'est après la satisfactions que vous aurez a me donnez ce que votre cœur désire comme récompense.

Voici mes coordonnées.

mail: marabout.said@hotmail.fr

MERCI
Répondre
M
Que c'est joli et gentil!
Merci.
Continue à méditer et éditer !
Répondre
E
Très bon après-midi !
M
C'était bien celà, je comparais le Covid 19 à Narcisse qui va à sa perte.
Et ce, dans le sens où nos corps et nos âmes parviendront à faire fi de ses effets.
Le Pr Montagnier parle en ce moment de ce monstre fabriqué, échappé, au milieu d'explications sur le lointain vaccin...des ondes électromagnétiques vecteurs ou solutions par rapport à la virulence du ou des virus...
Quant à François Cheng, non il n'était pas dit que c'était une rediffusion.
Je projette de lire cinq de ses œuvres s'il se peut dans mon mouchoir de jardin suspendu sur la colline des St Pères, en face de...Montmartre, colline de jardins sociaux, couronné du cimetière...une belle sorte de villa blanche vient d'y être construite : c'est le crematorium !

Entre les chants d'oiseaux qui enchantent mes petits matins, les fleurs, les trafics de rêves ou de mort du quartier, j'ai de quoi méditer sur les piles et faces de nos vies.
Con-finée, mais je n’espère pas trop ’con-finale'.
La primesautière,
Marie-Claude.
Répondre
E
Continue à être primesautière, à sauter d’une fleur à l’autre, pour faire ton miel et pour finalement nous en donner le goût.
C
Je suis avec toi, mais n'empêche que dans tout changement on laisse de plumes et cela fait un peu peur, même si on sait que c'est pour un meilleur.
Merci pour nous transmettre cette vision de chose, ça monte le moral.
Tout va bien par là, mais je commence a avoir envie de retourner chez moi.
Je t'embrasse
Carmen
Répondre
E
C’est vrai qu’on laisse des plumes, mais, comme dit le proverbe : « On ne fait pas d’omelette sans casser les œufs ».
Je comprends que tu aies hâte de revenir chez toi. En France, on commence à voir le bout du tunnel, peut-être plus qu’en Espagne.
Ce sera un plaisir lorsqu’on pourra prendre un café ensemble.
Bien amicalement.
M
Pessimiste non, observatrice, attentive plus qu'attentiste, mettant en garde contre les auteurs d'inutiles et perverses prétendues informations plus vraies que vraies
qui engorgent la toile.

Oh Oui, Etienne, la beauté du virus! Œuvre d'art!
Puissions nous parvenir à ce qu'il s'en contente!

_______&_________
La beauté !

J'en entendais discourir François
Cheng, récemment à la télé et le rapport de celle ci, entre autres, à la joie et au sens.

... Tu connais ce poète, romancier, philosophe, linguiste qui réenchante notre langue et plus encore ! ?

Moi, je viens d'en découvrir l'ampleur avec un ineffable bonheur.

Prends soin de toi;
nul doute que si tu flattes ainsi du jeune Covid-19 la beauté, il ne peut que chercher encore ailleurs...chercher à se mirer jusqu' à se retrouver...Narcisse (Loll!)

Amicalement

Marie-Claude Christophe.
Répondre
E
Oui j’adore Tcheng, mais j’ai été agacé par l’émission car c’était une rediffusion, ce qui ne semble pas avoir été dit. En fait, peu importe. Ses paroles sont souvent extraordinaires, surtout sur la beauté et l’âme. Bien plus l’âge ne semble pas avoir prise sur lui.
Ton raisonnement sur Narcisse ne semble pas tout à fait juste car Narcisse va à sa perte et, j’espère, le covid 19 aussi. Mais tu fais bien d’évoquer Narcisse (qui évoque la drogue). Nous sommes victimes d’une drogue qui nous renvoie à nous-mêmes en nous détournant de l’autre, ce qui conduit l’humanité à sa perte.
M
Deux siècles!?
- Deux millénaires!
Et Combien d'autres encore depuis la conscience naissante de l'humanité?
Répondre
M
Il y a longtemps que l'on sait l'emballement auquel était voué notre système capitaliste, le contre-pied n'a pas fait mieux....L'arbre de la connaissance du bien et du mal....est resté au Paradis!

J'aime bien la synthèse que Jean-Marc Dupont vient de faire de l'article d'Etienne.

Bonne journée de '''stop-en- tous-genres" et bonne préparation à tout type de résurrection !
En souhaitant que ce soir et demain midi l'immense carillon des cloches nous rapproche chez et nous rappelle notre insigne vie collective et individuelle si merveilleuse qui nous a été donnée, sans nous, pour nous, avec nous, pour qui un prophète ayant traversé deux siècles de cultures déclarait: être le Chemin et la Vie... Au dessus de l'Arbre,...de Vie, mis a mort, sur le bois , en vain!
Répondre
E
Il ne faut pas être trop pessimiste. Personnellement j’ai tendance à mettre en lien deux événements, qui sont comme deux rappels à l’humanité : l’incendie de Notre-Dame et le coronavirus. Notre Dame est en train de ressusciter, comme le montre le film qui vient d’être présenté par la télévision. Quel engouement de tous les intervenants pour sécuriser et refaire ce monument, plus beau encore qu’il n’était auparavant ! Or je pense qu’une nouvelle ère va s’ouvrir après le coronavirus, nouvelle ère qui va donner une importance accrue à la beauté. D’ailleurs le coronavirus lui-même a l’aspect d’une œuvre d’art.
J
Merci pour ton dernier article. Je retiendrai surtout qu'il ne doit pas y avoir de compétition entre l'arbre de la connaissance et l'arbre de vie et que, bien au contraire, la Connaissance doit se mettre au service de la Vie et non l'inverse. Cette réflexion me semble particulièrement adaptée à la situation que nous vivons.
Répondre
E
Tu as saisi l’essentiel de ce que j’ai cherché à faire comprendre. Peut-être aussi la connaissance puise-t-elle l’essentiel de son inspiration dans l’observation de la Vie elle-même, faite d’éco-réseaux et d’interactions entre ces éco-réseaux. Ainsi se révèle une logique de la Vie, qui n’a rien à voir avec la logique économique, prônée par le capitalisme. Or, sans même que nous nous en apercevions, c’est cette logique qui a dominé toute la politique de la santé préconisée depuis de longues années.
Y
Bonjour Etienne,

J'espère que tu vas bien, j'ai vraiment du mal à intervenir sur le blog car j'ai le sentiment que mon arbre de la connaissance n'a pas beaucoup de fruits, aussi je t'adresse un petit poème du matin pondu sans chagrin.

Le 30 mars 2030

Je ne veux pas d’un grand soleil.
Je veux juste un rayon de lumière.
Je ne veux pas une montagne.
Je veux juste une pierre où poser mon derrière.
Je ne veux pas une plage.
Je veux juste quelques grains de sable,
Qui glissent entre mes doigts.
Je ne veux pas de grands rêves
Mais juste un peu d’espoir
Pour m’endormir ce soi.
Au fond je veux juste sentir
Si ça c’est en mon pouvoir !
Yves
Répondre
E
Je vois venir à moi sans cheval, sans armure,
Un sage et poète, à la fois,
Qui arrive directement du désert.
En me voyant, il reste silencieux
Et baisse son regard émerveillé
Comme s’il voulait lire sur le sol.
C’est un homme de l’écriture.
Pour lui, chaque herbe est une lettre,
Chaque plante est un mot,
Chaque jardin est un grand ouvrage,
Qui révèle le secret du monde.
La richesse est aveugle.
Seul compte le rien.
A lui seul, il contient tout l’univers.
Et surtout, il contient l’arbre de vie.
Etienne
T
Appuyer sur Taïna Cluzeau pour découvrir l'article dans sa forme originale.
Répondre
T
ENVIRONNEMENT
Forêts : 37 % des arbres européens sont menacés d'extinction
Un récent rapport indique que 168 espèces d’arbres originaires d’Europe sont menacées.
https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2019/10/forets-37-des-arbres-europeens-sont-menaces-dextinction
De Taïna Cluzeau

PARC NATIONAL DE DURMITOR, MONTÉNÉGRO - La rivière Tara traverse le parc national, formant le canyon de la rivière Tara, gorge la plus profonde d'Europe.
PHOTOGRAPHIE DE MILAN RADISICS, WILD WONDERS OF EUROPE
Tigres, baleines, orangs-outans... Tous sont connus pour être menacés d’extinction. Mais qui s’inquiète pour le sorbier, le marronnier ou l’orme ? Ces arbres, qui peuplent les forêts européennes, courent pourtant le même danger que les espèces animales médiatisées : au moins 37 % des 454 espèces originaires d’Europe sont menacées. En septembre 2019, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a tiré la sonnette d’alarme, en publiant la première liste rouge des arbres européens. Le but ? Sensibiliser le public et les autorités à cette problématique.
« Nous avons tous besoin de travailler ensemble pour assurer leur survie, a déclaré dans un communiqué Craig Hilton-Taylor, chef de l’unité “liste rouge” de l’UICN. Le plus important est peut-être que les mesures de conservation de ces espèces menacées [...] soient intégrées au plan de gestion et de conservation des terres. »
Parmi les 168 espèces en péril, 40 % sont considérées comme en danger critique, c’est-à-dire confrontées à un risque extrêmement élevé d’extinction à l’état sauvage. Plus inquiétant encore, la quasi-totalité des arbres concernés, soit 155, constituent des espèces endémiques d’Europe : elles n’existent nulle part ailleurs sur la planète.
« La principale menace pour les essences forestières en Europe, c’est l’impact des espèces envahissantes ou problématiques, explique Catarina Ferreira, coordinatrice Europe pour la conservation de la biodiversité à l’IUCN. Cette menace touche 38 % des essences forestières. Elle inclut les parasites et les maladies, mais aussi les espèces animales non indigènes, telles que les chèvres et les cerfs, qui paissent sur les jeunes arbres (jeunes plants), ou encore les plantes exotiques envahissantes, qui rivalisent avec les espèces indigènes, et l’hybridation de ces dernières. » Autres pressions importantes sur les populations arboricoles, la déforestation et la récolte du bois, qui touchent, à l’instar du développement urbain, 20 % des espèces.

LANCER LE DIAPORAMA
Avec seulement six espèces d’arbres indigènes menacées sur 126, la France s’en sort plutôt bien. La moitié sont des sorbiers endémiques : Sorbus latifolia est vulnérable du fait du vieillissement du peuplement forestier ; Sorbus remensis est menacé par l’expansion de l’agriculture et la construction des routes ; et Sorbus legrei, dont la petite population est implantée en montagne, pourrait être affecté par le changement climatique. Les trois autres espèces vulnérables sont le marronnier, le laurier du Portugal et l’orme. « Ce dernier a décliné de plus de 30 % durant les trois dernières générations, et il est prévu que sa population continue de baisser dans les cent prochaines années », détaille Catarina Ferreira. En cause, la maladie hollandaise de l’orme : un champignon microscopique qui bouche les veines de l’arbre, le privant de sève, et qui l’empoisonne par ses toxines.
Quelles conséquences pourraient avoir la disparition de toutes ces espèces ? Les arbres sont essentiels à la vie sur Terre, rappelle le rapport. Ils fournissent d'importants services écosystémiques, entre autres, la purification de l'eau, le stockage du carbone, la production d'oxygène et la stabilisation des sols, et contribuent aux paysages et aux économies humaines. Et même si des espèces invasives venaient à remplacer les espèces indigènes, « rien ne garantit qu’elle le ferait d'une manière fonctionnelle, fournissant les mêmes services écosystémiques, prévient Catarina Ferreira. De plus, ce type de remplacement peut avoir un impact sur les interactions avec d’autres espèces (par compétition ou hybridation), mais ces phénomènes ne sont pas bien compris. Il est donc difficile d’en prévoir les conséquences. En outre, même si nous plantons de nouveaux arbres, il faut beaucoup de temps pour développer des forêts pleinement fonctionnelles, offrant les mêmes services que les forêts anciennes. »
Pour établir la liste des arbres en danger, les scientifiques se sont principalement fondés sur le nombre limité d’individus (72 % des espèces) et/ou leur aire géographique restreinte (40 %). Cependant, pour 57 espèces, les données sont insuffisantes pour déterminer leur statut de conservation. Le rapport insiste donc sur la nécessité de mener des recherches complémentaires pour identifier les potentielles menaces et leur évolution.
Ce manque de données concerne en particulier les effets du changement climatique. « Les espèces d'arbres sont toutes indirectement menacées par le changement climatique, qui va entraîner des modifications dans les microclimats, les modèles d'incendie, la disponibilité de l'eau et la température au cours des prochaines décennies, indiquent les scientifiques. Nous avons inclus les impacts du changement climatique dans les évaluations de la liste rouge uniquement pour les espèces pour lesquelles l'impact potentiel sur une espèce donnée a été clairement documenté. Mais, pour la vaste majorité d’entre elles, ces effets doivent encore être quantifiés. » C’est le cas, par exemple, pour l’introduction des organismes nuisibles : ceux-ci ne cessent de se multiplier, en grande partie à cause de la mondialisation croissante. Mais leur développement est aussi accéléré par le changement climatique, car celui-ci accroît la quantité et la gamme d’habitats disponibles pour ces organismes nuisibles, permettant leur propagation dans de nouvelles régions.
Une nouvelle encourageante, cependant : quasiment 80 % des espèces d’arbres indigènes européens sont présentes dans au moins une zone protégée, comme le réseau Natura 2000. Une démarche à poursuivre.

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• ENVIRONNEMENT
Répondre
B
Merci Etienne pour ce beau texte .

Amitiés
Bernard Beaudonnet
Répondre
E
Merci Bernard pour l’écho sympathique que tu me renvoies.
M
Merci à ce "Club des confinés" dont l'auteur du blog qui vient de me signaler sa dernière
réflexion -et vos commentaires- couchés(ou debout?) ici;

J'y fonce;

je vous lis très vite, en diagonale et
1) en voilà résumé
jailli de ma mémoire:

cette si belle évocation des intrications et corrélations
de vie entre Hommes et Arbres

i.e
Correspondances
Charles Baudelaire

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familier

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

2) Nous revoilà bien via Etienne
à la Genèse, celle selon la Bible
et celle , brute, de notre condition humaine.

Cet étrange interdit...Même au Paradis,un interdit!
Un interdit face à deux arbres entre tous:
celui "De Vie" aux fruits non interdits?

Celui " de La Connaissance .....Du Bien .....et Du Mal"
( Etienne, ou d'Autres en est-ce la bonne traduction?)
ou seulement "de la Connaissance?"

La nuance me parait importante!

Bref l'arbre dont les fruits eux furent , comestibles puisqu'interdits
conduisirent en une fois et une seule au grand chamboulement ,
que fut
la connaissance (ou la conscience?) de la mort , mort à LONG TERME,

Voire la mort dès la naissance du petit vivant, le seul qui n'aura pas à se débattre
à vivre son rêve d'immortalité terrestre.
St Paul.... le dernier ennemi c'est la mort!





3) En attendant de vous relire encore et mieux qu'en diagonlae,
salut à tous les consignés 'at home' en solo;
Courage à ceux plus nombreux en famille qui trouvent le logis rétrécit
et étoufferaient plus qu'avec le Sieur squatteur "Co-Vid Dizneuf"!

En écoutant chanter la vie en ce nouveau printemps,
et chanter avec Jean Ferrat:
"Que c'est beau, c'est beau ...."..

Haut les cœurs, et ....meilleures forces possibles!
Répondre
E
Merci Marie-Claude de nous entraîner sur les champs de la poésie, avec un grand maître comme Baudelaire. Tu fais bien car cette poésie elle est toute entière présente dans le paradis, là où la connaissance et la vie font bon ménage. C’est lorsqu’elles se séparent que le problème se pose et que la connaissance entraîne l’homme dans la toute-puissance. Ce qui est en cause, ce n’est pas la connaissance elle-même mais la connaissance qui n’est pas au service de la vie et qui conduit à l’appropriation de cette vie elle-même. En tout cas, c’est mon interprétation.
Par ailleurs, la connaissance du bien et du mal, qui favorise le discernement et le jugement, c’est bien là la vraie connaissance, celle qui va permettre la constitution du sujet.
Enfin tu évoques le problème de la mort. La connaissance toute-puissante vise à évacuer la mort : en fait il ne s’agit pas de l’évacuer mais de la dépasser.
G
Vaste et fondamental problème comme toujours.
Je te rejoins sur le fond, sans te suivre toujours dans ton argumentation.
Deux réflexions me viennent immédiatement.
J’ai lu il y a dix jours, dans le Monde diplo de mars, un article qui attribue ce type de désastre sanitaire non imprévisible à un désastre écologique en cours, bien visible. La déforestation opérée pour des raisons prétendument économiques met l’homme en contact, de plus en plus, avec des petites bêtes qui s’accommodent de divers virus qui passent à l’homme qui s’en accommode beaucoup moins. La mondialisation déclarée heureuse permet ensuite à chacun d’en profiter largement.
Première réflexion : le désastre écologique en cours est mu par des impératifs économiques qui se donnent (ou sont donnés) comme des vérités scientifiques (la nécessité de la croissance, la création des richesses, le « ruissellement », la Loi du marché etc….), vérités servies par les « premiers de cordée » au pouvoir partout. En d’autres termes : nous avons un effet (un de plus) de la toute–puissance, qui résulte de la pseudo-connaissance ; et au bout de tout cela, la mort.
Deuxième réflexion : j’ai lu autrefois un bouquin, d’une psychanalyste, Moussa Nabati, Ces interdits qui nous libèrent, La Bible sur le divan, qui m’a fait réfléchi (nous en avions un peu parlé alors) . Elle montre (p.126-135) comment, dans le récit de la Genèse, les créations étaient séparées par couples et de ce fait, réunies : le lumière et les ténèbres, la mer et les terres, et les vivants, eux aussi par couples multiples, puis le bien et le mal, la connaissance et la vie. J’ai retenu l’idée que la vie est dans ces rapports, qui impliquent –pour le dire trop simplement- à la fois séparation et lien. Et donc aussi la connaissance, qui requiert ces rapports de distance et de tension avec le « réel » et entre les chercheurs. La connaissance, à cette condition seulement, peut tendre vers la vérité.
Je suis tenté d’appliquer ces schémas à la situation actuelle – mais ce serait trop facile et probablement simpliste, et je viens de proposer quelques verges pour me battre. Je risque, et j’avoue mes obsessions.
Je suis frappé depuis longtemps qu’une seule et unique vérité est admise, mondialement (Chine comprise ?) : la loi du marché et du profit -c’est-à-dire la logique même du capitalisme- est la seule loi possible et est indépassable. Je ressors cette observation de Lucien Fèvre : « Jamais le capitalisme n’a été aussi massivement et aussi évidemment destructeur, et jamais il n’a été aussi peu contesté ». C’était il y a une trentaine d’années. Et depuis ?
Or cette connaissance du fonctionnement du monde est rendue difficile, voire impossible. Un langage qu’on entend partout et à longueur de temps crée un chaos opaque qui s’impose et s’interpose, formé de termes flous, vides, mystificateurs. L’ensemble construit une « pensée » qui se donne comme commune, consensuelle, donc admise comme vraie, et de plus apaisée, donc préférable. Elle utilise volontiers du jargon scientifique voire militaire, qui confère une autorité. L’ensemble détermine -à notre insu- des normes de pensée et d’action ou de non-pensée et d’inaction. Ce langage confus et convenu génère une pensée molle : la vérité est secondaire, l’effet produit compte davantage ; ou bien, par réaction, le mou produit des positions et points de vue rigides, entiers, fermés, ultra-conservateurs (intégristes ! ) qui se veulent dominants. Le « politiquement correct » marche avec le discours identitaire - (presque ?) raciste et déjà à nouveau antisémite. La connaissance, la vérité, ne suivent pas et précèdent encore moins.
L’histoire fournit des exemples de ces aveuglements (délibérés ?) portés par ces langues totalitaires (depuis celle du IIIème Reich à celle de la Vème République, entre plusieurs autres - notamment les discours nationalistes et dogmatiques), qui masquent le fond des choses. Quelques éclairs sont vite renvoyés dans les poubelles de l’histoire. Dernier exemple : le dernier discours du « Chef de l’Etat » (je cite de mémoire) : « Le service public et notamment le système sanitaire doit échapper à la loi du marché ». Tiens donc ?... Personne n’a repris cet aveu étonnant, lâché à la fin du discours. Si : Mélanchon, avec ironie, cité dans un articulet de Ouest-France, mais censuré sur ce point-là lorsque sa déclaration a été produite à la sainte Télé. J’y vois un exemple significatif de ces discours plutôt lénifiants, qui se veulent rassurants, où percent parfois des bouts de vérités vite oubliés.
La connaissance n’y trouve pas son compte. Et la vie non plus. « Que faire ? ». Je reviens à la Genèse. Il faut faire comme Yawhé (il y a des références pires). Refuser le chaos, en sortir pour en dégager le réel. . Nommer précisément les choses, les distinguer nettement mais sans les séparer, bien au contraire. L’univers (l’universel !) est fait de multiple qu’il doit tenir ensemble (sans parasite dominant …. !). C’est ce qui fait la vie. Et c’est ce qu’il faut reconnaître et connaître.
Vaste programme.
Heureusement, le confinement nous donne encore un « certain temps ».
Bonne chance, bonne santé.
A la prochaine, bien cordialement.
Gérard
Répondre
E
Bonjour Gérard,
Je suis heureux de t’avoir envoyé mon texte parce que je vois qu’il a servi de détonateur : toute ta pensée a fini par se dérouler devant nous. D’accord surtout avec ta réflexion sur le capitalisme où l’on découvre la plus grande escroquerie de notre époque : la confusion de la vie et de l’argent. Personnellement je trouve le mythe rapporté par la Bible très éclairant. Il nous encourage à pousser la connaissance de la vie aussi loin que possible, non pas pour créer de la vie, ce qui est de la toute-puissance, mais pour l’accompagner jusqu’au bout de ses développements, qui constituent la création. Notre connaissance est appelée à devenir créatrice, en se mettant au service de la vie. Elle est au service de l’accomplissement de la création. Encore d’accord avec toi pour finir, il faut séparer pour unir et provoquer ainsi la multiplication, séparer en particulier la connaissance et la vie.
R
Merci Carmen pour ton commentaire et bon séjour en Espagne !
Répondre
H
Appuyer sur Hélène de Tomojo pour avoçir le rexte original
Répondre
H
La forêt, cet incroyable écosystème en danger
Publié par Heloïse de Tomojo le 05 août, 2019

Depuis des millénaires la forêt a toujours été utilisée par l’homme. Source de matière première et lieu de vie du gibier, le plus grand service que celle-ci offre à l’homme est certainement l’absorption de nos émissions de CO2. Mais aujourd’hui la forêt, Amazonienne notamment, n’arrive plus à jouer son rôle de « poumon de la planète » à cause de la déforestation.
Chez Tomojo nous luttons contre la déforestation et le réchaufement climatique grâce à nos croquettes aux insectes. Leur élevage est en effet beaucoup moins couteux en espace agricole que l'élevage bovin.
Dans cet article nous expliquons pourquoi il est si important de protéger la forêt et nous vous faisons découvrir ce qu’il se cache vraiment derrière un arbre.

La forêt : un véritable « poumon vert »
Contrairement aux animaux, les plantes capturent du CO2 pour produire de l’énergie et rejettent de l’O2 en guise de déchet (plutôt bienfait fait la nature n’est-ce pas ?) : c’est la photosynthèse.
La forêt agît donc comme un véritable puits de carbone. En effet un arbre de 5m3 est capable d’absorber 5 tonnes de CO2 en une année, soit l’équivalent de 5 vols aller-retour entre Paris et New-York. Ce CO2 absorbé se retrouve dans les troncs, les feuilles et les racines des plantes.
Mais la forêt, et plus particulièrement la forêt Amazonienne dont plus de 60% se situe au Brésil, est menacée par l’agriculture, l’élevage et les activités minières. Lorsque qu’une parcelle de forêt est détruite afin de gagner de l’espace pour les activités humaines, celle-ci est brûlée. Tout le CO2 accumulé pendant de longues années dans les différentes parties de l’arbre se retrouve alors de nouveau dans l’atmosphère.
Sur les 34 milliards de tonnes de CO2 émises annuellement par la combustion de pétrole, de charbon et de gaz naturel, environ la moitié part dans l’atmosphère provoquant une hausse mondiale des températures, environ ¼ est dissous dans les océans et un autre ¼ est capté par les sols et les plantes.
Malheureusement aujourd’hui, la forêt ne peut plus jouer son rôle de puits de carbone : la forêt absorbe autant de CO2 que ce que la déforestation en émet. Et si la déforestation continue, le bilan deviendra négatif...

Les arbres : plus que des êtres vivants indépendants
Depuis la surface on pourrait croire que la forêt est ensemble d’arbres, qui vivent indépendamment les uns des autres. Et pourtant tous les arbres de la forêt, échangent entre eux des nutriments et des informations. De cette façon, les arbres les plus faibles, sont maintenus en vie par les plus forts.
Mais comment est-ce possible, sans bouger ? Le secret de leur succès se trouve sous le sol de la forêt. Les arbres sont en étroite collaboration avec des champignons très particuliers, accrochés à leurs racines : les mycorhizes. Ils forment un véritable réseau de connections sous-terrain reliant tous les arbres entre eux.
Ces champignons utilisent, en échange des bénéfices qu’ils apportent aux arbres, des ressources produites par ces derniers, afin d’assurer leur développement : un vrai travail d’équipe !
Récemment en Nouvelle-Zélande, des chercheurs ont découverts qu’une souche d’arbre est maintenue en vie par les arbres voisins grâce à la fusion de leurs racines ! Cette incroyable découverte montre que la forêt a encore beaucoup de choses à nous apprendre, d’où l’importance de la préserver.

Une lueur d’espoir ?
Certains pays se rendent compte de l’importance de protéger la forêt et les gouvernements prennent enfin leurs responsabilités.
Le 29 juillet en Ethiopie, dans le cadre de l’opération « Green Legacy », pas moins de 300 millions d’arbres ont été plantés par les habitants en l’espace de 12h, un nouveau record.
Rassemblés autour d’une cause commune, les Ethiopiens montrent ainsi l’exemple aux autres nations : lutter contre la déforestation, c’est lutter contre le réchauffement climatique.

Il est primordial de sensibiliser les individus à la protection de la forêt. Préserver la forêt c’est préserver les animaux et les Hommes. Cet incroyable écosystème fonctionne comme un « superorganisme ». Alors au lieu de le détruire, il s’agirait désormais de prendre plutôt exemple.
https://tomojo.co/blogs/news/la-foret-cet-incroyable-ecosysteme
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G
Cet article du blog est maintenant référencé par google.
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C
Merci Etienne,
je pense à l'humilité et modestie, comme tu signales, qui pourra nous emmener à dire merci, sans plus, à l'arbre de la vie. Merci pour ce cadeau que c'est la vie, sans chercher à comprendre.
F
Bonjour Etienne,

Je lis que vous allez bien, car Christine me fait parvenir vos écrits régulièrement. Merci.
Prenez bien soin de vous.

Votre nouveau texte est au cœur de l'enjeu individuel et collectif, qui se présente, - maintenant -. Au monde.
Ce minuscule et invisible virus met chacun face à sa vie. Au plus loin, à l'intérieur, face à la vie et face à la mort.

Nous avons, depuis qu'une grande feuille de route a été confiée à l'humanité, il y a de cela plus de deux mille ans, enfreint de grandes lois divines : "Aime ton Dieu de tout ton être et ton prochain comme toi-même". Vouloir posséder l'Arbre de la Connaissance, et tenter ensuite de faire main basse sur l'Arbre de Vie, oui c'est l'enfer du transhumanisme, sur terre.
Mais voilà qu'on nous dit : stop ! Cela n'est plus possible de "se croire au-dessus des lois". On nous rappelle notre condition humaine, fragile, humble, et précieuse lorsqu'elle se met au service du Créateur, au service du don de la vie.

Nous ne sommes pas en guerre contre le Covid-19, c'est un révolutionnaire qui veut nous inviter à de grandes et nouvelles choses, et, je n'écris pas cela à la légère, justement car je pense à nos frères et sœurs en réanimation, qui se battent, à cet instant précis, pour la vie, et qui sont "en grand travail", pour nous tous.

Comme chacun, je suis confinée, seule, à Paris. De temps à autre je suis traversée par l'inquiétude, d'autres fois je cherche l'horizon qui s'est perdu dans ce temps figé. Cependant, au plus profond de moi je rends grâce de cette condition humaine, donnée : cet incroyable cadeau qu'est la vie, qu'est l'incarnation.
Entre les interstices du confinement, de l'arrêt, de l'abandon apparent de toutes choses, je perçois la Présence. Alors le regard se détourne de ce qui ressemble au grand tombeau planétaire du moment, pour aller vers le Jardin ou se rencontre le grand Corps de Vie.

Encore merci pour votre texte.

Bien à vous,
Fadila.
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E
Merci Fadila. Je me sens tout à fait en accord avec vous, avec cet incroyable cadeau qu’est la vie, avec ce désir d’aller au jardin où se rencontre le grand Corps de Vie.
Je pense que nous allons sortir de cette épreuve, encore plus forts qu’avant, plus lumineux…
Bonne santé à vous et très bonne journée !
A
J’adhère au principal de ta réflexion. Mais si tu permets, je ferais deux remarques. La première, qui pourrait paraître anodine, mais en fait ne l’est pas vraiment, est que l’expression con-être saute aux yeux dans ton texte comme le nez au milieu de la figure. Tu aurais pu utiliser le terme co-être, mais évidemment il ne consonne pas avec connaître. Toutefois, ce terme me paraît même inutile, car le verbe connaître se suffit largement à lui-même. La deuxième remarque, qui n’est pas déconnectée de la première, est qu’il serait pertinent de bien distinguer la Vie de la vie biologique objective, bien qu’il y ait un lien entre les deux, sans que la deuxième ne puisse se substituer à la première. La Vie coule directement vers nous de la Source de manière immédiate, si nous sommes ouverts à elle. Les transhumanistes ne s’intéressent qu’à la vie biologique qu’ils manipulent, de fait, comme un objet. La vie qu’ils vont construire sera complètement déconnectée de la Vie elle-même et donnera naissance à des « vivants » qui ne seront que des objets.
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E
Je suis un peu d’accord avec tes remarques surtout avec celles où tu distingues Vie et vie. Je voulais simplement rester dans la simplicité, bien que ta distinction ait été constamment dans mon esprit. Sur le con-ëtre, le mot n’est pas très beau mais le cum latin devient le plus souvent con en français.
C
Bonjour Étienne,

J’espère que tu vas bien.
Nous sommes à la maison avec cette chance d’être proche de la nature.

Merci
Ton texte nous place au cœur du vivant, au cœur de l’homme et du mystère de la création.
Se poser pour opérer le mouvement vers l’intérieur.

« S’asseoir au milieu du désastre et devenir témoin, réveiller en soi cet allié qui n’est autre que le noyau divin en nous.
Il existe paraît-il un point dans un maelström où rien ne bouge. Se tenir là ! »

Ce sont les mots de Christiane Singer.
La connais-tu ?
Je suis en train de lire quelques-uns de ses livres sur les conseils de Fadila à qui je viens de transmettre ton mail.

Prends soin de toi.

A bientôt
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R
Merci Christine pour la justesse de tes réactions et ta bienveillance. Oui je connais Christiane Singer que j’ai fréquentée, par ses livres, il y a quelques années. Le texte que tu as choisi est, en même temps, parlant et pacifiant. Je pense à la présence de l’Esprit. Ce temps de retrait et de retraite peut faire beaucoup de bien à tous en nous remettant face au réel.
Très bonne journée !
N
Bonsoir Etienne,
Je viens de lire ton nouveau blog "L’arbre de vie en danger".
J'espère que tu ne relies pas la "toute puissance de l'homme, le transhumanisme à la propagation de ce virus. Un virus qui apparait dans un pays avec encore des modes de vie (d'alimentation) hors du temps. On ne peut qu'évoquer la circulation des personnes, la possible surpopulation, les grosses agglomérations ...l'impossibilité d'un confinement total, le manque de moyens de contrôle, de masques, l'indiscipline des habitants (dans les démocraties seulement).
Respecte les consignes de confinement.
Bonne soirée.
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E
Merci pour ton commentaire.
J’ai évoqué le virus simplement pour montrer la fragilité de ce que j’appelle l’arbre de vie. Un tout petit virus de rien du tout est capable de désorganiser les écosystèmes. En tant que gardien de l’arbre de vie, l’homme doit porter une attention extrême à tout ce qui pourrait le mettre en péril. Par contre, je mets bien un lien entre le transhumanisme et la toute-puissance.
O
Appuyer sur Ouest-France pour voir l'article avec les images.
Répondre
O
Voici les cinq espèces d’arbres les plus menacées en France
Par Léa VIRIET
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié, vendredi 27 septembre, une « liste rouge » des 454 espèces d’arbres présents sur le sol européen. Les chiffres sont alarmants : plus de 40 % d’entre elles sont menacées d’extinction. Cinq espèces présentes en France sont concernées, les voici.
https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/66100/reader/reader.html#!preferred/1/package/66100/pub/94345/page/11

Sorbus latifolia : vulnérable

Sorbus latifolia. (Photo : Bruce Marlin / Wikimédia Commons / CC BY-SA 2.5)
L’alisier de Fontainebleau, aussi appelé sorbier à larges feuilles, Sorbus latifolia de son nom scientifique, « est connu depuis la fin du XVIIIe siècle, indique Serge Muller, professeur du Muséum national d’Histoire naturelle. Il s’agit d’une espèce endémique [c’est-à-dire présente naturellement dans une zone définie, NdlR] du bassin parisien. C’est un petit arbre qui a des feuilles un peu découpées, des fleurs blanches, des grappes de fruits rouges. »
L’alisier de Fontainebleau est une espèce d’origine hybride, entre l’alisier blanc et l’alisier torminal. « Sorbus latifolia figure sur la liste des espèces protégées en France, selon un arrêté qui date de 1982 », souligne le professeur, qui est également le président de la commission Sauvegarde des espèces du Comité français de l’UICN (l’Union internationale pour la conservation de la nature). Concrètement, le fait qu’un arbre soit protégé signifie qu’il ne peut pas être abattu ni mutilé.
Sorbus remensis : en danger d’extinction

L’herbier du Sorbus remensis. (Photo : Herbier national / MNHN)
Cette espèce de sorbier tire son nom de la ville de Reims : elle est en effet endémique du département de la Marne, et plus précisément de la montagne de Reims, un plateau boisé situé entre Reims et Épernay.
Si Sorbus remensis avait été reconnue comme différente des espèces voisines, « elle n’a été décrite que très récemment, dans un article datant de 2008 par le botaniste Bruno Cornier », détaille Serge Muller. Dans cet article, il est indiqué que Sorbus remensis est un arbuste ou arbre pouvant atteindre 15 mètres de hauteur, aux feuilles plus longues que larges, qui possède des fleurs aux pétales blanchâtres et dont les fruits sont orange.
« Le problème de cette espèce, c’est que son aire de répartition est très restreinte. Comme ces arbres sont rares, leur espèce sera plus vite menacée s’ils sont touchés par un incendie ou un déboisement. Ce n’est pas une espèce protégée car elle a été décrite tardivement, alors que la liste des espèces protégées date de 1982, rappelle le professeur. Lorsqu’il y aura, je l’espère, une révision des espèces protégées, elle devrait y être intégrée. »
Sorbus legrei : classée comme étant en danger d’extinction
Sorbus legrei a été nommée ainsi en l’honneur de Ludovic Legré, le botaniste qui a découvert cette espèce au XIXe siècle. Mais elle n’a été décrite qu’en 2008, dans le même article que celui rédigé par le botaniste Bruno Cornier concernant Sorbus remensis.
« L’espèce Sorbus legrei est présente dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans la montagne de Lure, et est endémique de ce territoire, détaille Serge Muller. C’est un petit arbre, qui mesure une dizaine de mètres, qui a des fleurs blanches et des fruits rouges. Ce qui différencie cette espèce de sorbier des deux précédentes, c’est la forme des feuilles », plus longues que larges. Cette espèce est dans le même cas que Sorbus remensis pour ce qui est de sa protection.
Ulmus glabra : vulnérable

Ulmus glabra. (Photo : MPF / Wikimédia Commons / CC BY-SA 3.0)
L’orme de montagne est une espèce d’arbres présente dans les zones montagneuses, pouvant mesurer jusqu’à 30 m de hauteur, avec des feuilles de taille moyenne. « On connaît Ulmus glabra depuis 1762, précise Serge Muller. Mais elle est touchée par la graphiose de l’orme, une maladie causée par un champignon. Cela conduit à une forte mortalité de ces arbres. »
S’il existe en Europe trois espèces d’ormes, il n’y a que celle-là qui est classée comme étant vulnérable par l’UICN. L’organisation « a considéré qu’elle n’avait pas suffisamment de données sur les deux autres espèces pour pouvoir leur attribuer un niveau de menace. Mais la même maladie attaque tous les ormes. »
Cette espèce n’est pas protégée en France : « On a peut-être estimé que ce n’était pas utile, avance le professeur. Comme c’est une espèce menacée par un champignon, même si on protège son habitat et qu’on interdit d’abattre ces arbres, ce n’est pas ça qui va empêcher la régression des populations de cette espèce. »
Prunus lusitanica : vulnérable

Prunus lusitanica. (Photo : Sten Porse / Wikimédia Commons / CC BY-SA 3.0)
Le prunier du Portugal est « une espèce localisée dans la péninsule ibérique, qui atteint juste le sud de la France, dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle est donc en limite d’aire de répartition en France, explique Serge Muller. Elle a été découverte en 1753 par Carl von Linné », le botaniste suédois qui a imaginé la classification des plantes.
« Elle est beaucoup utilisée dans les parcs et jardins et ressemble plutôt à un grand arbuste, avec des inflorescences en grappes blanches et des feuilles relativement épaisses. » Du fait de sa rareté en France, cette espèce figure, comme Sorbus latifolia, sur la liste des espèces protégées.
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S
Ton texte était inspirant ! Merci, je te souhaite en forme, gros bec fraternel. Simone.
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E
Merci Simone. Tout va bien pour moi. Je souhaite qu’il en aille de même pour toi.
A bientôt !
N
Bonjour,
Merci pour votre message. Peut-être l’épidémie actuelle fera prendre conscience des limites de l’homme, on peut toujours rêver .....
J’espère que vous allez bien . A bientôt .
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E
Non vous ne rêvez pas. Je suis persuadé que les événements qui s’imposent à nous vont nous faire réfléchir et nous remettre en face de la réalité. J’espère que vous gardez la forme et l’optimisme : votre famille en a besoin. Pour moi, tout continue de bien aller.
Bien amicalement.

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