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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 16:07

Chagall, Le Buisson ardent

 

Le grand retournement actuel

 

Dans le monde social et économique d’aujourd’hui les valeurs changent de sens, comme si un univers caché apparaissait désormais au grand jour, un monde oublié qui a pourtant son importance. Les gilets jaunes ont fait subitement leur apparition, à la barbe des forces traditionnelles, qu’ils s’agissent des partis ou des syndicats. Avec la révolution française, l’universel, hérité de la philosophie des lumières ou plus simplement de la raison est apparu comme la valeur centrale à partir de laquelle toutes les forces sociales et politiques devaient s’organiser. Mais on finit par s’apercevoir que l’universel proclamé est trop abstrait et qu’il n’existe pas sans le particulier très concret. Si l’homme a un esprit, il a aussi un corps et à côté de l’espace de la mondialisation et des métropoles, il y a les petites villes et le monde de la ruralité avec ses multiples villages. Manifestement la révolution française n’a fait que la moitié du travail et les hommes finissent par asphyxier si l’on oublie le corps qui les inscrit dans la nature.


Après l’ouverture à l’universel, il faut revenir à la maison

La maison, c’est l’oikos en grec, qui a donné écologie ou écosystèmes, et l’oikos, c’est aussi  le monde de l’habitat, de la proximité, du pouvoir d’achat, des équilibres qui organisent la vie sur terre. La terre elle-même apparaît comme une grande maison dont il faut prendre soin. Désormais la qualité de vie doit prendre le pas sur la quantité de marchandises présentes dans les grandes surfaces. Et les entreprises de distribution semblent l’avoir compris puisqu’elles redéploient une partie de leurs magasins dans les centres-villes. En même temps, la communauté liée à la présence des familles doit retrouver sa place, sans être suspectée de donner naissance au communautarisme. Même la nation semble ne plus pouvoir s’effacer devant l’ampleur de la mondialisation.

 

L’entrée dans la confusion

Les nouvelles valeurs de l’oikos ne sont plus le privilège de la gauche qui misait, pour une part, sur le progressisme engendré par la promotion de l’universel. Même l’extrême-droite, tout en continuant à défendre la valeur de la nation, n’est pas insensible à la sauvegarde du pouvoir d’achat pour les familles et à l’écologie elle-même. Une partie des gilets jaunes affichait son affiliation à ce courant et on a pu découvrir qu’un certain nombre de syndicalistes de la CGT ne cache plus son appartenance au rassemblement national. Il se trouve que si la contestation trouve encore un ancrage à l’extrême-gauche soucieuse de rébellion, elle découvre aussi un terrain favorable à l’extrême-droite. A tel point qu’il existe aujourd’hui une certaine connivence entre les deux courants diamétralement opposés. Cela ne signifie pourtant pas que l’écologie soit le privilège des extrêmes : elle trouve sa place à gauche mais aussi dans la droite classique.


L’indispensable tension entre proximité et universel

En dépit des modes, l’universel est loin d’avoir perdu sa dimension structurante dans le monde social et politique d’aujourd’hui. Mais il doit entrer en tension avec les valeurs de la proximité qui peuvent lui donner un ancrage concret plus approprié pour le monde actuel. Il y va d’ailleurs de la survie de notre planète et de l’humanité elle-même.

Il n’est donc pas question d’échapper au mouvement de mondialisation qui rapproche les hommes entre eux, ni d’abandonner la construction de l’Europe, indispensable à l’équilibre du monde en constante gestation. Il est pourtant urgent de rattraper le temps perdu, du fait des insuffisances de la révolution française, incapable d’assurer un fondement fiable à la démocratie.

 

L’enseignement du Buisson ardent

Il est un texte de la Bible particulièrement intéressant pour le sujet que nous sommes en train de traiter. Il s’agit du récit concernant la Buisson ardent (Exode 1-15). Les textes symboliques de la Bible peuvent être pour les croyants une révélation de Dieu, mais ils représentent aussi un effort de la pensée humaine pour organiser la vie des hommes sur terre. Selon cette perspective, Dieu est un modèle, voire un modulor pour l’être humain, dans la mesure même où l’homme est créé à son image. Ainsi des textes considérés comme religieux peuvent présenter un intérêt réel pour tout homme quel qu’il soit.

Moïse est le berger de son beau-père. Il emmène son troupeau sur le mont Horeb. Tout à coup, il aperçoit un buisson qui brûle sans pour autant se consumer. Intrigué par cet événement insolite, Moïse s’approche, mais une voix l’arrête : « Retire tes sandales car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ». Alors le berger ouvre ses oreilles pour écouter le message divin. Dieu le charge de faire sortir les Hébreux d’Egypte parce qu’ils sont réduits en esclavage. Il donne alors deux noms pour le présenter. Le premier représente sa proximité : « Je suis le Dieu des Pères, d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ». Le second insiste sur sa dimension universelle : « Je suis celui qui est », c’est-à-dire le Dieu de tous les hommes. Ainsi, Dieu, modèle de l’homme, vit comme lui dans la tension entre proximité et universalité.

 

La nécessité de définir le sujet à partir de l’accueil de l’autre

C’est le sujet lui-même qui permet de tenir ensemble la proximité et l’universalité. Or il arrive fréquemment qu’on le définisse par le rapport de soi à soi. Nous sommes alors dans l’identité, c’est-à-dire dans le même (idem en latin). Dans ce cas, seuls les plus proches peuvent avoir leur place. Les étrangers sont condamnés à l’exclusion.

Le récit du Buisson ardent permet de lever la difficulté. Il suffit pour cela d’être attentif à l’image qui nous est présentée. Le Buisson représente Dieu lui-même (qui rassemble tous les arbres). Il se sacrifie pour les autres et en particulier pour l’homme (le feu du sacrifice). Autrement dit, en se sacrifiant, il ouvre la place sacrée de l’autre. Et pourtant il ne perd rien de ce qu’il est (il ne se consume pas). Au contraire, il ajoute à ce qu’il est une dimension créatrice dans la mesure même où il permet à l’autre d’exister avec lui.

Il en va de même pour l’homme, si l’on définit le sujet par l’accueil de l’autre. Non seulement il peut être ce qu’il est mais il assume aussi sa dimension de créateur en permettant à l’autre d’exister avec lui. Il devient un acteur nécessaire dans l’évolution créatrice du monde.


En rebâtissant Notre-Dame, c’est aussi notre maison commune qu’il faut reconstruire

En France, la redéfinition du système des retraites a mis le feu aux poudres. Il s’agissait de redonner un cadre plus universel aux pensions des futurs retraités. Or l’on s’est aperçu que la situation de chacun était particulière et qu’il fallait absolument s’écarter quelque peu de l’universalité pour s’intéresser à la proximité, au pouvoir d’achat, à la qualité de vie des uns et des autres. Le problème des retraites a mis en évidence le grand retournement qui affecte aujourd’hui notre société. Mais la hausse de certaines taxes avait déjà provoqué des soulèvements dans toute la France. Il convient sans doute d’arrêter l’incendie qui menace notre maison commune pour essayer de la reconstruire sur de nouvelles bases, qui associent, en même temps, proximité et universalité. Mais, pour cela, il s’agit de changer le paradigme qui définit le sujet. Il ne faut plus partir de l’identité, qui renforce les inégalités et compromet le vivre ensemble. Il est urgent de donner une place centrale à l’accueil de l’autre, qui est à la base de l’hospitalité. Lorsque la population a vu le drame qui menaçait Notre-Dame de Paris, elle n’a pas hésité, quelles que soient ses croyances, à affirmer sa solidarité pour la rebâtir plus belle encore qu’elle n’était auparavant. Sans doute en sera-t-il de même si chacun devient conscient du drame qui menace notre société et de l’enjeu de sa reconstruction. Le drame c’est la possibilité de perdre notre liberté et l’enjeu consiste à renouveler le cœur de la démocratie.

Etienne Duval

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commentaires

M
Ton texte est bien écrit. J’ai pris du plaisir à le lire. Il est dans l’actualité. En même temps, il fait référence au lointain passé de l’humanité.
J’ai bien aimé ton passage sur la confusion.
Ce qui me pose problème, c’est lorsque tu parles du retour à la maison et que tu opposes la maison à l’universel. Pour moi, la maison est aussi dans l’universel.
Par ailleurs Notre-Dame n’est pas la maison commune pour tout le monde. Il y a des athées, des non religieux qui ne se reconnaissent pas en elle.
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E
Merci Moncef de tes réactions, qui permettent d’enrichir la réflexion.
Je comprends tes réticences sur certains passages, en particulier lorsque tu hésites à opposer la maison à l’universel. L’universel serait aussi dans la proximité. Tu as raison au sens où nous sommes dans la tension plutôt que dans l’opposition, si bien que l’universel doit s’inscrire dans la maison, comme dans la la proximité en général.
Tu insistes aussi sur Notre-Dame qui est une maison pour les chrétiens et non pour les athées ou les opposants à la religion. Cela est vrai formellement. Mais, en réalité, lorsqu’il y a eu l’incendie, nombreux furent les athées ou les opposants à la religion chrétienne à se sentir atteints par la perspective d’un désastre. Ils ont reconnu que cette maison avait dépassé sa dimension particulière pour s’ouvrir à tous les hommes quels qu’ils soient.
K
Ce qui m’intéresse, c’est la dialectique entre universel et proximité. Il faut que ce soit compris. C’est bien que tu aies parlé de socialité et de villages, de glissement vers l’Extrême-droite. Macron ne sait plus comment faire. Il est dans l’incertitude. Il envoie des signes vers l’Extrême-droite et la droite pour que leurs adhérents lui donnent leurs suffrages. De leur côté, les retraités vont voter pour lui.
Il y a de l’inquiétude en ce qui concerne l’accueil de l’étranger. Comment faire comprendre que plus on partage avec l’autre et plus on s’enrichit ?
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E
Comme tu le précises, nous sommes un peu dans le brouillard et pour en sortir il faut un véritable retournement en pensant le sujet non plus dans le rapport de soi à soi, mais dans l’accueil de l’autre. C’est parce qu’il y a de l’autre en moi que je suis sujet et que je peux m’ouvrir à l’étranger lui-même.
J
Bonjour Etienne,

Merci pour ton analyse où je crois me retrouver dans la tension entre l 'universel et le singulier.
Le beau tableau de Chagall m 'aide à approcher "l 'épisode biblique " que j’ignore. La vie naît de la mort, oui ...
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E
Merci Josiane. C’est bien en effet de la tension entre l’universel et le singulier dont il s’agit d’abord. Mais cette tension n’est possible que si l’altérité du sujet est respectée. Nous avons trop l’habitude définir le sujet par le rapport de soi à soi. Mais, dans ce cas, le risque est de s’enfermer dans le même sans véritable ouverture pour l’autre et donc pour l’étranger.
J
Ton texte comporte tellement d'idées que je n'ai pas pu rebondir sur chacune d'entre elles.
Toutefois, je suis content que l'on se rejoigne sur certains points essentiels même si je n'ai pas pu tous les aborder.
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E
L’important, ce n’est pas de tout reprendre, mais c’est de s’engager sur un axe personnel pour rejoindre l’autre. C’est, à mon avis, ce que tu as su faire.
V
Vida Salvador nous propose un cas d’école, qui va dans le sens du retournement analysé par la blog. C’est pourquoi il me paraît intéressant de le soumettre aux lecteurs.
Tourné vers l'avenir, Nous c'est Marguerittes propose pour la plaine du Vistre un projet alternatif de développement qui nous permettra de faire face à la pression et à la spéculation foncière, d'en finir avec le modèle passéiste de l'étalement urbain.
Aujourd'hui et encore plus demain, nous aurons tous besoin d'espaces et de terres pour produire des aliments de qualité, nous devrons préserver notre environnement et la ressource en eau, nous voulons créer de l'activité économique et des emplois.
Pour Nous c'est Marguerites, la plaine du Vistre doit retrouver et affirmer sa vocation agricole et être un des piliers du développement local et de la qualité de vie à Marguerittes.
Dès maintenant, notre ville doit être à l'initiative et à la création de ce cercle vertueux en initiant et en accompagnant le développement d'une filière agricole locale, en impliquant les agriculteurs et la population, en permettant d'accueillir de nouveaux producteurs, en aménageant les circulations dans la plaine, en soutenant la filière de distribution, en achetant des produits locaux pour les can tines...
Pour construire ensemble cet avenir pour Marguerittes, nous vous invitons à une grande réunion publique de réflexion et de projet pour l'avenir de la plaine agricole du Vistre.
Avec votre participation, nous étudierons comment:
- Rendre sa vocation agricole à notre plaine ? - Créer une filière courte de production/vente à l'échelle locale ? - Mettre en place la qualité environnementale des productions ? - Développer la qualité alimentaire pour les écoles, les établissements publics, la population ? - Sécuriser l'activité économique et les emplois liés au projet ?
Vu, les candidats. Ne pas jeter sur la voie publique, imprimé sur du panier PEFC
Rémi
Nicolas
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J
Merci, Etienne, pour ton dernier article consacré aux indispensables tensions entre les valeurs de proximité et l’universel. Ces tensions auxquelles se trouvent confrontés les dirigeants politiques de notre pays sont au cœur de notre actualité.

Plébiscité dans les grandes villes au moment de son élection, Emmanuel Macron a été très rapidement désigné par ses détracteurs comme un président « hors sol », coupé des territoires ruraux et des racines de son pays. Malgré les nombreux débats qu’il a animés en début d’année dernière auprès des représentants et élus locaux, cette étiquette lui reste collée à la peau comme le sparadrap du capitaine haddock (expression reprise par de nombreux journalistes en référence à l’album de tintin, l’affaire Tournesol).

Le projet de réforme des retraites est l’illustration parfaite des difficultés auxquelles se heurtent les politiciens pour tenter de concilier l’universel et les particularismes des catégories socioprofessionnelles. Ce projet, destiné initialement à uniformiser les régimes de retraite se trouve progressivement vidé de sa substance. En effet, face aux manifestations des opposants à ce projet, le gouvernement est obligé de faire machine arrière en créant des régimes particuliers qui se substituent aux régimes spéciaux.

Merci encore, Etienne, pour cet article d’une très grande richesse qui nous incite à mieux réfléchir sur les concepts de proximité et d’universalité en lien avec le récit biblique du Buisson ardent.
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E
Jean-Marc, je me retrouve assez bien dans tes commentaires. Tu sembles avoir parfaitement compris ce que je voulais exprimer.
Merci et bonne soirée !
C
Il reste que dans ton texte je m'interroge sur ta notion d'un "Dieu qui se sacrifie pour les autres et en particulier pour l'homme (le feu du sacrifice) " au point de voir du sacrifice jusque dans le sacré : "la place sacrée de l'autre". Pour ma part quand je me trouve être l’hôte de cet hôte que je reçois, que j'entends, je n'éprouve nullement le sentiment de me sacrifier pour lui ! Et ça me renvoie notamment à cette dérive cléricale dans l'interprétation de l'épître aux Hébreux portant non sur la Pâque mais sur la fête juive du grand pardon, après les sacrifices du Lévitique celle de Jésus "Grand-prêtre", la victime expiatoire, alors que l’offrande de Melchisédech (Gen.14 18-20), sa médiation d'entre les hommes et Dieu se fondait sur une bénédiction : le pain et le vin, ce que reprend Jésus et les premières communautés chrétiennes prenant leurs distances vis-à-vis des sacrifices du Temple.
(Cf. Bruno Guérard Géopolitique du Nouveau Testament p. 177 sq.)

Amicalement.
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E
Il me semble que, pour le sacrifice, il faut en revenir à la signification profonde qui consiste à faire sa place à l’autre. Cette place est sacrée parce qu’il y a dans l’autre un absolu auquel je ne peux m’identifier. On évoque la mort car, dans ce cas, je renonce à occuper toute la place, pour moi. Aussi créer c’est aussi mourir à ma toute-puissance. Dans la création mourir et donner la vie sont intimement liés.
Bon après-midi !
J
Bonjour Etienne, je viens de prendre connaissance de ton blog. Tu es toujours formidable dans tes analyses de la situation présente, en particulier actuellement avec la nature qui flambe (en Australie ), la crise des gilets jaunes, la réforme des retraites et la recontruction de N0tre Dame ( en France ).
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E
Merci Jean pour tes remarques bienveillantes.
C
Merci Étienne pour ces précisions.
Méditant le passage du buisson ardent auquel ton texte nous renvoie, plutôt que de recourir à un copié-collé sur Google qui noie souvent la réflexion, je suis retourné entendre l'interview de Bernard Stiegler
https://www.youtube.com/watch?v=-y9jbSwBfOU où, dans une perspective qui est celle de scientifiques mais qui ne me paraît pas éloignée de la tienne avec ta notion de proximité et d'accueil de l'autre,
Il nous dit que tout est pris par l'entropie - notion physique selon laquelle (le principe de Carnot 1824) il y a toujours une perte d'énergie, d'où (11 ' 20) en 1850 la théorie de la mort thermique de l'univers en sorte que si la loi de l’entropie est vraiment une loi universelle, l'univers va vers sa disparition - le buisson qui se consume - son cooling, son refroidissement.
Mais (12 ' 19) - et c'est là que je rejoins ta notion de proximité - les êtres vivants ont la capacité de retenir l'énergie : ils s'organisent, deviennent des organismes, se complexifient pour garder l'énergie,
Ils s'organisent localement pour la garder localement mais toujours temporairement : on ne peut vaincre l'entropie définitivement en sorte que la vie ne peut jamais être éternelle.
Quant à la raison c'est aussi une fonction de l'univers contre l'entropie pour maintenir la vie, dont la vie intellectuelle, la vie de l'esprit. C'est pour cela qu'il faut continuer à "oser le savoir" et que (25 ') la jeune Greta Thunberg dit aux scientifiques - alors que nous sommes souvent sceptiques à leur égard du fait de leurs hypothèses contradictoires - " vous devez continuer à travailler là-dessus " ; en quelque sorte... sur ce buisson ardent !
Amicalement.
Charles
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E
Ton intuition me paraît juste : il faut continuer à travailler sur le buisson ardent, faire en sorte que la vie ne s’épuise pas et qu’elle finisse sans arrêt par renaître. L’entropie, c’est l’incendie de Notre-Dame avec la mort qui semble prendre le dessus, au moment où l’on croyait que son existence était bien assurée. Mais l’incendie est une provocation pour que la cathédrale resurgisse plus belle encore qu’elle n’était. La vie ne peut pas continuer sans la mort. Le feu du buisson c’est la mort qui ranime la vie. Et l’intelligence de l’homme, c’est de réveiller le savoir enfoui, qui nous dit, à travers le buisson ardent, que nous avons besoin de la mort pour faire vivre la vie. Pour faire exister de l’autre, pour faire exister l’autre à côté de soi-même. Et c’est cela l’évolution créatrice qui dépasse l’homme mais dont il a aussi la responsabilité.
F
TEXTE DE FRANCOIS TCHENG SUR NOTRE-DAME DE PARIS
Cette cathédrale qui existe depuis 850 ans en dépit de ses charpentes en bois, n’a pas
connu véritablement d’incendie. Et tout d’un coup, ce 15 avril 2019 à 18 h 30, c’est arrivé. Cette flamme qui jaillit de ses entrailles et qui monte jusqu’au ciel avec une fureur stupéfiante, l’Histoire ne l’oubliera pas. Elle retiendra cette date.
Mais à un degré plus haut, il y a cette intense émotion qui s’empare de chacun. Et chacun dans la nuit, sidéré, désespéré, sent que cette émotion est partagée par les autres, et puis par tout un peuple et puis par le monde entier. A ce moment là on est entrainé irrésistiblement dans une communion universelle… Nous ne devons jamais l’oublier.
… Le peuple français a une révélation. C’est ce monument là et absolument pas un autre qui incarne notre âme commune chargée de spiritualité et d’histoire. Ce monument est fait de pierres vivantes, c’est à dire de chair et de sang parce qu’un cœur n’a jamais cessé d’y battre. Alors que cette chose existe, c’est à dire ce lieu, cette chose, où se réunissent la beauté, quand même, et la vérité humaine, c’est proprement extraordinaire. C’est l’honneur de la France. Notre Dame ce n’est pas seulement notre âme commune mais c’est l’honneur de la France, c’est à dire un seul monument qui réunit la beauté et la vérité humaine.
Si vous me permettez j’ajoute une très brève remarque intime. N’oublions pas que c’est Notre Dame donc c’est une présence maternelle. L’Amour maternel nous savons ce que c’est, quelque chose de naturel, de normal : on en jouit, on en profite on en abuse souvent, mais sans trop s’en soucier. Un jour, soudain, cette présence maternelle nous est arrachée. Alors on est plongé dans une tristesse infinie, dans un regret infini. On se dit : il y a tant de choses qu’on aurait pu lui dire et on ne l’a jamais fait. On ne lui a jamais dit : “je t’aime”. Maintenant c’est trop tard. Ce sentiment de « trop tard » nous a saisi au moment où la flèche s’est transformée en torche et s’est brisée. Alors un cri d’effroi nous a saisi…Notre Dame va partir sans qu’on ait le temps de lui dire adieu. Heureusement le lendemain on a été rassuré…Elle est sauvée. Dans ce cas, ne soyons pas oublieux. Soyons pleins de gratitude et soyons fidèle à ce bien commun.”
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H
Aliénation et accélération[modifier | modifier le code]
En 2010, Hartmut Rosa publie, en anglais, une synthèse de sa réflexion sur l'accélération sociale qu'il articule à l'idée marxiste d'aliénation. Le titre complet est Aliénation et accélération. Vers une théorie critique de la modernité tardive. Rosa y affirme une évolution de la société occidentale moderne depuis les années 1980, raison pour laquelle il nomme l'âge qui s'ouvre « modernité tardive » (pour indiquer que le cadre général est toujours celui de la modernité mais qu'elle subit une inflexion particulière depuis cette époque).
Dans son introduction, Rosa présente son projet, à savoir un essai sur la vie moderne pour répondre à la question : qu'est-ce qu'une vie bonne ? — et pourquoi nous fait-elle défaut ? Cet essai se déploie à partir de la logique de l'accélération sociale envisagée comme aliénation.
Le livre est composé de trois grandes parties :
• Une théorie de l'accélération sociale
o Qu'est-ce que l'accélération sociale ?
Rosa propose de distinguer trois catégories d'accélération sociale :
1. L'accélération technique, c'est-à-dire une accélération intentionnelle de processus orientés vers un but, dans les domaines des transports, de la communication et de la production, dont l'effet est la compression de l'espace par le temps (par exemple : plus de kilomètres parcourus en moins de temps).
2. L'accélération du changement social (attitudes, valeurs, modes, relations et obligations, groupes, etc.) caractérisée par une compression du présent, en particulier dans le travail (plusieurs métiers en une vie) et dans la famille (divorces).
3. L'accélération du rythme de vie, manifestée par la famine temporelle qui se manifeste par l'augmentation du nombre d'actions ou d'épisodes par unité de temps, conséquence du désir de faire plus en moins de temps. Le paradoxe est que l'accélération technique devrait augmenter le temps libre (courriel, voiture, lave-linge) mais les activités ainsi rendues possibles croissent plus, d'où l'impression de manquer de temps.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hartmut_Rosa

Apmpuyer sur Hartmut Rosa
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B
«Disruptif». Le terme, dixit le dictionnaire de l’Académie française, dérive du latin disrumpere, «briser en morceaux, faire éclater». Dans le langage des entreprises du numérique, «l’innovation disruptive», c’est l’innovation de rupture, celle qui bouscule les positions établies, court-circuite les règles du jeu, impose un changement de paradigme. De Google à Uber, la «disruption» bouleverse nos vies connectées. Mais à quel prix ? Directeur de l’Institut de recherche et d’innovation du centre Pompidou, fondateur de l’association Ars Industrialis, le philosophe Bernard Stiegler consacre son travail aux effets des mutations technologiques. Dans son dernier ouvrage, Dans la disruption, comment ne pas devenir fou ? (éditions Les liens qui libèrent), il analyse ce phénomène qui «prend de vitesse les organisations sociales» au risque de la désintégration et de la mélancolie collective. Et plaide pour une «bifurcation» qui nous fasse entrer dans une «nouvelle époque».
Vous décrivez la disruption, cette accélération de l’innovation, comme une «nouvelle forme de barbarie». Pourquoi ?
En ce que cela s’oppose à la civilisation. La disruption commence en 1993 avec la réticulation - la structuration en réseau - numérique et la connexion généralisée. Cela arrive à pas de colombe, et plutôt comme quelque chose d’enchanteur, avec ses promesses de changer de monde - un changement auquel je crois toujours. Avec la réticulation par les algorithmes, on assiste à une accélération inouïe de l’innovation, qui s’était déjà très fortement accentuée après la Seconde Guerre mondiale. Mais à présent, la technique réticulaire court-circuite systématiquement tout ce qui contribue à l’élaboration de la civilisation. Ce qui nous arrive de la Silicon Valley vient liquider l’état de droit en tant qu’état délibératif fondé sur des légitimités réfléchies. En France, «l’accélérateur de start-up» TheFamily, qui s’inspire de la Silicon Valley, se présente sous cette formule : «Les barbares attaquent.» Il s’agirait pour ces néobarbares de semer le chaos dans tous les secteurs - logement social, transports, éducation, immobilier, environnement… Pendant la terrible année 2015, nous avons rencontré la barbarie de Daech [acronyme arabe de l’EI, ndlr]. A côté de cette barbarie horrifique, il existe une autre forme de barbarie, plus «soft», une barbarie technologique qui nourrit la barbarie terroriste.
En quoi ce que nous vivons est-il différent de ruptures technologiques majeures antérieures ?
La déstabilisation est devenue permanente. Le problème n’est pas le choc technologique : l’augmentation du savoir, sous toutes ses formes, est toujours le contrecoup d’un tel choc, proche ou lointain. Un grand moment de rupture technologique produit ce que les philosophes appellent une épokhè : une interruption, une suspension de tout ce qui paraissait «couler de source». L’épokhè technologique engendre toujours une deuxième épokhè qui touche, elle, à la vie de l’esprit - l’art, la science, la philosophie, la politique, le droit… Et cela produit une nouvelle époque, au sens fort. Or les ruptures technologiques se produisent à intervalles de plus en plus rapprochés. Et depuis peu de temps, avec la réticulation numérique, nous sommes dans un dispositif qui fait que tout bouge en permanence, que plus rien n’est stable. Et que la société ne peut plus s’en nourrir : elle s’en trouve au contraire désintégrée.
Il n’y a pas de «nouvelle pensée» qui émerge mais, écrivez-vous, une absence de pensée…
Nous n’arrivons plus à élaborer des savoirs. Une technologie est un pharmakon : ce terme grec désigne ce qui est à la fois poison et remède. Le pharmakon technologique est porteur de promesses, mais il commence toujours par provoquer mille problèmes, parce qu’il commence par détruire les cadres constitués. Après cette phase de destruction apparaît ce que Rimbaud appelle «le nouveau», qui fait du pharmakon une remédiation : un autre mode de vie, une autre époque. C’est ce qui ne nous arrive plus : le processus disruptif systématiquement cultivé par les chevaliers d’industrie prend de vitesse toute socialisation. Or ce n’est pas soutenable. Cette fuite en avant produit une accélération colossale de l’anthropocène, cette ère dans laquelle l’humain est devenu un facteur géologique majeur, ce qui engendre la mélancolie collective et des formes diverses de désespérance.


Appuyer sur Bernard Stiegler
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C
Voici cette interview de Bernard Stiegler que je viens d'écouter pour la deuxième fois,
d'une autre pointure que les discours écolo habituels !
Dans la même veine : l'interview d'un philosophe et sociologue allemand Hartmut Rosa sur France-culture le vendredi 24 janvier vers 7h45-8h20. Antimoderne, il propose au sujet de se rendre "indisponible" à ce monde de la robotisation et de l'accélération avec, en finale, le régime nazidécidant de détruire tout ce qui ne peut être contrôlé ni maîtrisé. Rosa propose, pour panser, la "résonance" : entendre l'Autre"indisponible" parce qu'il ne pense pas comme nous,l'autre différent mais avec lequel peut s'engager un ialogue interactif.
D'où le politique, forcément conflictuel, qui est d'écouter...et de répondre.
Ciao, ciao et à plus.
Charles
https://www.youtube.com/watch?v=-y9jbSwBfOU
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C
L'extrême droite n’est pas bienvenue dans nos manifestations
PUBLIÉ LE 4 DÉC 2019

TEMPS DE LECTURE : 2 MIN.
En soutenant la grève du 5 décembre, le Rassemblement national, parti d'extrême droite, joue encore la confusion mais ses positions sociales ne sont qu’une mascarade.
L’extrême droite, dont les positions racistes divisent les travailleurs et travailleuses, n’a pas sa place dans nos manifestations.
« Les solutions de gens qui sont racistes ne sont pas les bienvenues dans les mouvements sociaux. Le problème dans notre pays c'est pas l'immigration, c'est le partage des richesses. il y a des solutions simples. Nous, on est pour la retraite à 60 ans. Il suffit de reprendre les exonérations de cotisations dont bénéficient un certain nombre d'employeurs, ça représente 20 milliards. Il y a de quoi financer largement la retraite à 60 ans et améliorer les pensions », a déclaré Philippe Martinez, en réaction au soutien affiché du RN à la grève du 5 décembre.
En effet, le Rassemblement national s’est fendu d’un communiqué début novembre : la présidente du parti d'extrême droite « apporte son entier soutien au monde du travail, qui a des intérêts communs ».
Nous n'avons rien en commun !
Ce communiqué est dans la ligne du confusionnisme propre à ce mouvement qui feint de défendre des « positions sociales » sans jamais remettre en cause l’organisation capitaliste du travail ou les politiques patronales.
L’extrême droite adopte un discours « social » tout en restant sur une ligne nationaliste et raciste, qui cherche à se faire passer pour une forme de lutte contre le capital. Ils préfèrent diviser les travailleurs et travailleuses que combattre les politiques qui détricotent les conquis sociaux.
En effet, les positions « sociales » du RN s’inscrivent dans un tout autre cadre que nos revendications.
La priorité nationale et les mesures discriminatoires envers les étrangers sont au cœur de leur projet, là où nous défendons l’égalité des droits de tous les travailleurs et travailleuses comme un principe fondamental et émancipateur, permettant d’améliorer l’ensemble des droits ainsi que les conditions de travail et de vie.
C’est pourquoi le RN n'est et ne sera pas le bienvenu dans nos luttes, qui sont des luttes pour le progrès social et la défense des tous et toutes les travailleurs.
Nous sommes une organisation avec l'antiracisme chevillé au corps et nous n'aurons jamais rien en commun avec un mouvement qui porte une idéologie raciste et xénophobe.
https://www.cgt.fr/actualites/france/retraite/extreme-droite/lextreme-droite-nest-pas-bienvenue-dans-nos
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G
L'article du blog esr recensé par google sous le titre "Le grand bouleversement actuel"..
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P
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Présentation :
Face aux impasses du paradigme politique et idéologique actuel, Pierre de Lauzun, homme de réseau, auteur très reconnu dans les milieux économiques et politiques, met toute son érudition dans cet essai brillant et accessible au service d'une action publique concrète renouvelée.

Il convoque la pensée classique pour analyser les limites de la pensée moderne qui ont conduit à notre situation et fournir aux politiques les principes et les outils d'un renouveau de la France. Ce faisant, il propose une grille de lecture des grands courants et un au-delà des pseudo clivages droite-gauche ou conservatisme-progressisme : une vision politique réellement dédiée à la quête du Bien Commun, qui passe par un grand retournement de la pensée et de l'action politique.


Quelques mots sur Pierre de Lauzun :
Pierre de Lauzun (X et ENA) était directeur général de la Fédération bancaire française et délégué général de l'Association française des marchés financiers (AMAFI). En parallèle, il a toujours eu une activité d’essayiste, primé au niveau international. Il est l’auteur de Guide de survie dans un monde instable, hétérogène, non régulé (Éditions TerraMare) ainsi que de nombreux ouvrages en Finance : Christianisme et croissance économique (Éditions Parole et Silence), Finance : un regard chrétien (Éditions Embrasure), prix international Centesimus annus (Vatican) ; La finance peut-elle être au service de l'homme ? (Éditions DDB) ; L'avenir de la démocratie (Éditions FX de Guibert), etc.
(Clc, le blog)



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L
Le Grand Retournement
Adaptation d’une pièce de l’économiste « atterré » Frédéric Lordon.
Déjà monté au théâtre, Le Grand Retournement raconte la crise financière en alexandrins.
Pour adapter à l’écran ce matériau conçu par l’économiste Frédéric Lordon, Gérard Mordillat a transposé l’action dans le décor d’une usine désaffectée. Cela suffit-il à passer la rampe du cinéma ?
C’est remarquablement bien écrit, et entendre parler de titrisation ou de subprimes en vers XVIIIe est assez jouissif. De plus, ces mots d’antan sur nos maux actuels sont délivrés par une belle bande de stradivarius de la scène.
Cette critique stylisée du libéralisme, cette comédie française sur la tragédie mondiale a tout pour nous plaire. Et pourtant, le film ne dépasse pas le statut de curiosité pittoresque.
Peut-être cette dénonciation arrive-t-elle un peu tard (la finance folle, sauvée par le lourd endettement des États et citoyens ), non que la crise soit passée, mais ce texte ne nous apprend rien qui n’ait été rabâché par pléthore d’analyses.
Sans doute aussi l’inspiration Molière-Corneille-Rostand, si elle ne manque pas d’humour et de panache, ne produit-elle pas un cinéma très novateur. Cette affaire fonctionne certainement beaucoup mieux live, sur une scène.

(Inrockuptibles)
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A
J'ai regardé un peu rapidement ton blog. Ton interprétation du "buisson ardent" est assez originale. Je suis assez d'accord que le créatif vient de l'autre, ce qui justifie la valeur de l'hospitalité. Mais je ne suis pas sûr que l'autre trouve sa place dans l'universel.
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E
L’universel est ouverture à tous les hommes, mais, comme toi, je ne suis pas sûr qu’il soit ouverture à l’autre, dans son altérité.
Merci de ton commentaire.
C
Bonjour Etienne,
Et merci pour ce blog de janvier. Je l'ai lu ; Jean aussi. Il me semble, vu de notre banlieue parisienne, que lorsque d'entrée de jeu on est fermé à tout dialogue (proximité des corps intermédiaires, acteurs de terrain), on entraine les hommes et les femmes vers une impasse. C'est ce qui s'est passé. Cinquante jours de grève des transports ont bouleversé la vie des citoyens et coûté fort cher à la société. Sans aucune référence à l'intérêt général on a privé les gens de passer Noël et le jour de l’An en famille. Nous avons perdu beaucoup de force, de temps en marchant sans métro ni bus, ni tramways. Et pour quel bénéfice ? Ne fallait-il pas mieux être animé par un souci de justice, de dialogue comme l'a expliqué Laurent Berger de la CFDT. Le bouleversement est là à cause de la déception de ceux qui ont suivi comme des moutons, un leader lamentable.
On pourrait analyser plus finement mais la reconstruction va être difficile.
Bien amicalement
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E
Merci Chantal. Je comprends ton point de vue, surtout pour vous, qui vivez en banlieue et qui avez porté le poids des grèves. C’est vrai que le non dialogue m’agace et l’instinct grégaire aussi. Mais je pense que le pouvoir n’a pas bien compris ce qui se passait, même s’il a fait des efforts. La rationalité des technocrates les empêche de voir le concret et les problèmes des petites gens. Et je pense qu’il y a un vrai problème de retournement dans la dynamique sociale et politique.
Bien amicalement à toi et à Jean.
C
Merci de nous faire part de ton remarquable travail, c’est un peu submergeant, au propre comme au figuré.
Mais je dois dire que moi, fondamentalement, je suis bien plus « interpellée par tes articles sur l’ici et maintenant et les interprétations que tu apportes et qui sont passionnantes.
Par contre, personnellement je ne suis pas du tout à l’aise et, complétement « désorientée, par les lectures bibliques, etc...
Mais, je comprends bien que c’est la « loi du nombre « et si c’est cela qui est convenu, le chemin semble tracé.

A bientôt, chaleureusement
Claire Herique –Dumont

PS : quel dommage que ce soit mon cher Jean Nicolas qui soit « parti » le premier, il aurait vraiment abondé dans les interprétations et s’en serait nourri ….moi pas dutout !!
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E
Merci Claire de ton retour et tu fais bien de dire ce que tu penses. Les lectures bibliques sont faites pour mieux comprendre ce qu’est l’hospitalité, puisque c’est le thème de cette année. Mais alors, il faudrait que l’on parle de vive voix. Ce sera pour un jour prochain.
Bien amicalement.

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