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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 15:04

Passage à ne pas manquer sur Paris

 

Passages au cœur du mystère

 

La vie de chaque homme est faite de passages et ces passages sont décisifs pour l’avenir de chacun d’entre nous. C’est pourquoi je voudrais faire part de ma propre expérience en ce domaine non pas pour me mettre en valeur mais pour aider les autres à ne pas rester bloqués là où le saut pour passer à un autre niveau est devenu indispensable.


La peur panique d’affronter les cinquante ans

Ma plus grande difficulté, dans la vie, a été d’affronter la cinquantaine. Je voyais la vieillesse arriver et cette perspective m’apparaissait comme une sorte de fin du monde. J’aurais voulu camper dans la quarantaine mais ce n’était manifestement pas possible. Et puis une sorte de déclic intérieur s’est opéré plus ou moins à mon insu. J’ai commencé à respirer : un avenir insoupçonné était en train de se préparer.


Je me rends compte que si je vieillis de l’extérieur, je suis en train de rajeunir de l’intérieur

Une sorte de mutation est en train de s’opérer. Comme le papillon qui sort de sa chrysalide, sans vraiment m’en apercevoir, je me défais de mes vieux habits pour en enfiler de nouveaux. C’est une nouvelle jeunesse qui s’offre désormais à moi car si je vieillis de l’extérieur je rajeunis de l’intérieur. Est-ce une illusion ? Il m’arrive parfois   de me laisser doubler par l’imaginaire. Il faut que j’en aie le cœur net : je me décide alors d’aller passer une dizaine de jours chez un bénédictin de 85 ans qui vit, en pleine forêt, avec un routard hollandais et un jeune ingénieur agronome, dans une maison sans eau ni électricité.


Un ermite et un cochon, qui lui servait la messe

Je me rends vite compte que le père déjà âgé n’est pas ordinaire. Chaque jour, après le repas de midi, il m’emmène, avec lui, dans sa chambre, pour que nous engagions conversation. Immédiatement sa présence me remet dans mon assiette. C’est l’homme le plus extraordinaire que j’ai jamais rencontré : il est habité par l’Esprit. Il me raconte alors ses années d’errance comme ermite dans le département de l’Isère. Pour lui venir en aide, un paysan lui avait remis un cochon pour l’engraisser. Mais avec le temps, le cochon était devenu son ami. Chaque matin, il lui servait la messe. Un jour l’ermite l’enferme à clef car il doit aller faire des courses à une vingtaine de kilomètres ; sur la route, il arrête une voiture pour faire de l’autostop. Pendant ce temps, le cochon ne supporte pas l’ingratitude de son ami : il sort de son enclos et part à sa recherche. Il suit sa trace à l’odorat, jusqu’au moment où le père est entré dans une voiture. Après tout peu importe, le cochon remonte à sa demeure en passant par les châtaigneraies ; il en profite pour déguster un de ses meilleurs repas. Là-dessus, l’ermite retrouve sa maison, mais il est désespéré car son ami a disparu. Une heure plus tard, pourtant, le cochon fait sa réapparition.

Or ce petit incident interroge le père ; il est trop attaché à l’animal. En désespoir de cause, il va le rendre à son propriétaire. Ce qu’il n’avait pas imaginé, c’est qu’à force de le fréquenter, le cochon a désormais des réactions humaines, Il est prêt à mourir de tristesse si bien que le propriétaire se voit contraint de précipiter son trépas. Je m’attarde sur cette histoire pour faire comprendre qui était cet ermite, transformé par l’Esprit. Non seulement il était proche de Dieu mais il vivait en harmonie avec ses voisins, avec la nature et avec les animaux. L’Esprit ne l’avait pas écarté du monde, mais il avait réunifié toute sa vie.

Petit à petit, je finis par comprendre que mon rajeunissement intérieur est l’œuvre de ce même Esprit. Il devient alors mon guide dans toutes les dimensions de ma vie, sans m’écarter de mes préoccupations matérielles et professionnelles.

 

Une plus grande fécondité avec la découverte des mythes et des espaces intermédiaires

Depuis cette époque, j’ai l’impression d’être plus ancré dans l’existence à tous les niveaux. D’une certaine façon, il me semble que je respire du souffle de la Vie elle-même.  Mais sans doute y a-t-il de mon côté une forme d’exagération ou peut-être même d’illusion !  Les textes symboliques, tels que les mythes et les contes, m’apparaissent désormais comme des outils essentiels pour comprendre le monde. Ils font apparaître les structures fondamentales de la vie. Un groupe, créé en 1984, renaît après chaque séance parce que la parole surgit maintenant avec une grande intensité. En même temps, un café philosophique rencontre un franc succès en s’appuyant sur les mythes égyptiens, les mythes grecs ou les contes eux-mêmes. Dès lors, il me devient plus facile de comprendre certains problèmes sociaux relatifs à l’insertion en égayant la recherche par ces textes symboliques. Il en sort une étude « Les quartiers en mal d’insertion », qui a un certain succès, dans le cadre d’un service d’études du Ministère du travail. Elle sera publiée un peu plus tard, en 1994, par les éditions Jeanson sous un nouveau titre « Réenchanter la ville ».

La seconde découverte qui me séduit le plus est celle des espaces intermédiaires. Elle a donné lieu à une recherche personnelle, dans le cadre du service d’études de la Direction régionale du travail de Lyon, sous le titre « L’espace intermédiaire et la dynamique de l’insertion », publiée en de très nombreux exemplaires. C’est par les espaces intermédiaires que passe la dynamique de la vie et que peut advenir la création. Ils se concrétisent entre le dedans et le dehors, moi et l’autre, l’individu et le groupe, le passé et l’avenir, l’un et le multiple… La force de l’hospitalité elle-même, que je redécouvre aujourd’hui, tient au fait qu’elle est elle-même un espace intermédiaire qui fait advenir l’humanité sous l’effet de  l’accueil inconditionnel de l’autre. Il y a création grâce au jeu entre moi et l’étranger, si bien que celui que je redoute le plus peut devenir l’artisan de ma propre progression et de ma propre réussite.

 

Depuis quelque temps, j’engage un combat avec la mort qui frappe à la porte

Depuis quelques mois, celui que j’appelle l’Esprit ne répond plus à mon attente, comme s’il n’était plus là, ou que son rôle, désormais, consistait à me conduire inexorablement vers ma propre fin. Je ne suis pas malade, en tout cas pas porteur d’une maladie qui pourrait entraîner le départ de cette vie. Peut-être la mort elle-même est-elle vraiment l’horizon inexorable de tout être humain, comme le pensent un certain nombre de femmes ou d’hommes autour de moi. Une telle perspective ne me séduit pas et je ne peux supporter que la vie n’ait pas le dernier mot. Il y a bien ce que prétendent les religions et en particulier la religion chrétienne. Mais les dogmes n’ont plus aucune prise sur moi si leur contenu n’est pas porté par la force intérieure de l’Esprit.

 

Je finis par passer en choisissant la résurrection

Le combat avec la mort se poursuit pendant plusieurs nuits. Je ne sais pas encore qui aura le dessus. Et puis une lumière élargit mon horizon : désormais la vie ne peut passer que par une résurrection. Aussi, je me sens poussé à parier sur la Vie, en choisissant la résurrection. La sérénité revient et le souffle de vie retrouve sa place en moi en changeant de chemin. En acceptant que la mort fasse son œuvre, je m’oriente vers la véritable Vie. D’habitude, je suis plus pudique pour respecter l’itinéraire de chacun. Que chacun me pardonne si j’ai dépassé ce que la vérité peut avoir de supportable.

Etienne Duval

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commentaires

G
Chacun suit son chemin. Oui, mais nous allons tous au même endroit, chacun avec son propre viatique. Je te souhaite une bonne route. Mais on se reverra en chemin, j'espère bien.<br /> Bien amicalement.<br /> Gérard
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E
Oui, je souhaite en tout cas qu’on se rencontre en chemin. Et puis les rencontres se font aussi grâce à internet et nous en profitons plutôt bien.<br /> Bonne soirée !
G
Oui. Je comprends mieux ta proposition exprimée dans ces termes-là, et j'y souscris.<br /> <br /> Ce que j'ai appelé (imprudemment) « la communion des saints » est la reprise d'une tradition rappelée par un prêtre d'ici qui vit en ermite et en breton pas très loin : en Bretagne la règle voulait qu'à la Toussaint, plutôt à la fête des Trépassés, on mette sur le rebord de la fenêtre une bougie allumée, une lumière, afin de signaler aux trépassés qui passeraient par-là, qu'ils sont toujours avec nous et sont les bienvenus. Mon ermite appelait cela la « communion des saints » dans sa version bretonne. L'idée m 'a plu. Cela suggérait la continuité de la vie et ce que les vivants doivent à tous ceux qui les ont précédés et faits d'une certaine manière. Et si on appelle cela aussi une « résurrection », je veux bien !<br /> J'ai été voir dans mon vieux « Vocabulaire de théologie biblique » (1962) comment était présentée la Résurrection. J'en retire l'idée qu'à la mort du prophète Jésus, les disciples ont alors réuni un grand nombre de prophéties et d'interprétations, aux significations convergentes : la vie est plus forte que la mort. Dieu qui fait la vie peut assurément vaincre la mort et en arracher qui il veut. Interprétations hautement et fortement symboliques, mais qui ont été transmises comme un fait historique (pour des raisons compréhensibles). Or la signification symbolique, mythique ? (« hyperbolique », disent les auteurs de l'article) suffirait. Elle a plus de force que ce qu'en a fait la tradition dogmatique : une histoire, un prétendu événement, presque un fait-divers incroyable sur lequel est fondée la religion chrétienne, qui prend cet « événement » comme une évidence (que mes auteurs ne remettent nullement en question). C'est la raison de ma méfiance à l'égard de ce mot, et mon interrogation devant son emploi.<br /> <br /> Dans le cas présent il ne change rien à ma perception de la mort. Je préfère m'en tenir à croire à la force de la vie (et de nos vies) en espérant que « quelque chose » se transmettra... suivant les aléas des circonstances. Je reste convaincu que ma vie s'arrêtera bel et bien, et sans aucun espoir de résurrection. Cependant, à te lire et à y réfléchir, je m'aperçois bien que les moments les plus heureux de ma vie demeurent, à cette approche de la fin, très - et de plus en plus ? - vivants. Mais je ne sais s'ils rendront plus acceptable l'instant fatal. On verra bien.<br /> <br /> Mais je ne suis pas pressé. Restons vivants.<br /> Gérard
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E
Chacun suit son chemin. Personnellement, avec la mort qui s’approche, j’ai choisi celui de la résurrection, qui m’apporte un nouvel élan de vie, comme lorsque j’ai passé la cinquantaine. Je n’ignore pas que le christianisme est basé sur la foi en la résurrection du Christ, donc aussi en celle des hommes et en la mienne, qui m’ouvre à la vie éternelle. Maintenant, ce en quoi j’aspire, c’est la communion avec Dieu, avec ceux qui m’ont précédé et avec ceux qui continuent leur cheminement sur cette terre. Cela suppose une sorte de pari, un saut dans l’inconnu de la vie.
C
Bonsoir Étienne.<br /> Ton texte, avec sa finalité sur la résurrection, m'a incité à creuser comme tu m'y invitais ce que vient faire la beauté au sein d'une vérité authentique ; le Beau et non le Bien au nom duquel tant de mensonges et de massacres sont commis.<br /> Et c'est un texte de Rosa Luxemburg - son "troisième Noël sous les verrous" - qui est venu rejoindre le tien et son parfum de résurrection. Il est dit à haute voix par Christian Bobin au terme de l'interview que lui a consacré Augustin Traquenard vendredi dernier 4 octobre à 9h du matin sur France-inter (c'est encore temps de le podcaster) à propos de son livre récent "Pierre" et de l'invisible que nous révèle Pierre Soulage dans le travail de sa peinture sur le noir. La beauté, dit encore Christian Bobin, nous assure de nous-même et fait de l'angoisse une source d'énergie ; le silence aussi,une œuvre d'art qui passe comme un ruisseau entre deux notes de Bach...<br /> Amicalement. Charles
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E
Si j’ai bien compris, nous nous retrouvons nous-mêmes non pas à travers la vérité, mais à travers la beauté, qui accomplit la vérité en l’amenant à s’incarner en chacun de nous. Mais cela demande, pour le comprendre, une profonde réflexion. C’est dans le corps que s’accomplit la création de l’homme : c’est en lui que va resplendir la beauté de la vérité, qui, dans le Verbe, est à l’origine de cette création…
G
Cher Etienne<br /> <br /> Nous sommes donc passés à La Tourette, Monique était surtout intéressée par Kiefer, moi plutôt par un salut à Le Corbusier.<br /> <br /> <br /> <br /> Quant à Kiefer... Une curiosité, "intéressante", soit ! Mais j'ai trouvé qu'elle n'avait guère sa place, avec son symbolisme lourd, dans ce couvent rationnel, sobre, harmonieux, subtil. Sauf si l'opposition touche - à condition que "l'installation" touche autant que le lieu.<br /> <br /> Monique est plus indulgente, plus curieuse, et ne perçoit pas l'oeuvre de Le Corbusier comme moi.<br /> <br /> <br /> <br /> Je suis d'accord avec ce que tu disais: ce qu'on voit au réfectoire est fort (un peu trop ?). Le reste pèse des tonnes (à part quelques images, certaines photos retravaillées), et est parfois mal foutu. La fragmentation dans plusieurs salles et lieux enlève un peu de la force qu'on pourrait trouver, et cette répétition ajoute à la lourdeur de l'ensemble (Monique le pense aussi).<br /> <br /> <br /> <br /> Puis j'ai été saluer les vieux frères enterrés plus haut et j'ai revu le couvent en redescendant : le meilleur moment, celui d'une émotion vraie . Va savoir pourquoi. Il y a sans doute un rapport avec la question que tu poses en ce moment, et sur la quelle je continue à réfléchir. Je reprends bientôt.<br /> <br /> Bien cordialement<br /> <br /> Gérard
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E
Vos réactions ne ml'étonnent pas. J'attends la suite.
G
Bien reçu, merci. D'accord etj'attends la suite....<br /> <br /> Mais je ferme, je charge et nous partons (demain matin)<br /> <br /> Gérard
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E
C'est moi qui attends tes réactions à mon petit bout de texte sur la résurrection.<br /> <br /> Bon voyage à l'Arbresle !
G
1. La fin, une possibilité réelle<br /> « C'est bien l'approche de la mort (comme réalité peut-être proche) qui me fait comprendre que je suis rentré dans la vieillesse ; cependant, je marche, je lis, je grave ; mes quelques amis me sont toujours précieux. Je ne me sens pas (très) vieux. Déni ? peut -être ; ou peu d'empressement à entrer dans cette catégorie, la crainte que l'idée d'être « vieux » me ferait devenir vieux pour de bon. Je verrais le regard des autres me voir vieux, et je verrais ça d'un assez mauvais œil. »<br /> 2. L’examen de conscience<br /> Lorsque tu parles des engagements non tenus, je me demande si ce ne sont pas ceux qui ont donné un sens à ta vie. <br /> « Oui, si je peux y lire, avec un peu d'indulgence, une continuité ; ce me semble être en gros, le cas. »<br /> Les blessures irréparables ? Ce n’est pas forcément à toi à les réparer. Le plus souvent c’est la personne blessée qui va les réparer elle-même. <br /> « Oui, mais elles sont faites. »<br /> 3. La résurrection improbable ?<br /> C’est sur ce problème que j’ai voulu porter un témoignage. Je pense que la résurrection est improbable, tant que je ne l’ai pas choisie en faisant le pari de la Vie. Il y a un saut à faire et tant que le saut n’est pas fait, la résurrection est en effet improbable. <br /> « Je ne comprends toujours pas ce que tu entends par là. « Pari de la Vie » : qu'est-ce à dire, réellement ? « Le saut » : dans quoi? et comment ? « Résurrection ? » : de quoi ? Bien sûr je n'oublie pas la signification que notre christianisme donne à ces mots. Or je ne vois pas précisément leur sens ici.<br /> Je n'emploierais donc pas ces termes. Mais la vieillesse venant (ou déjà là – si je ne fais pas trop de coquetteries ! ) et avec la disparition des proches je suis très sensible - bien plus qu'avant !- aux liens que j'avais avec eux et qui m'ont fait, qui sont rompus et je vois avec reconnaissance qu'ils restent et très forts. Ils constituent une continuité avec ceux qui sont partis, nous ont marqués (comme on dit ) et, peut-être, ceux nous suivront seront marqués de même ? Communion des « saints » ? (qui ne le sommes guère ) . Simplement force de la vie qui passe par nous. J'ai la conviction que cette transmission (plutôt inconsciente et surtout par les faits) est le fondement de l'humanité. Et si les religions y contribuent (enfin ….) tant mieux. »<br /> 4. L’union du réel et du spirituel<br /> <br /> Pour moi, le spirituel fait partie du réel. Le danger c’est lorsque le religieux le dissocie de ce réel, c’est-à-dire tend à évacuer le corps, <br /> « Et l'histoire » . <br /> Sans corps, il n’y a pas de spirituel humain et donc pas de réel.<br /> 5. L’invitation à être modestes<br /> Je suis d’accord avec toi. Mais, en même temps, je pense qu’il y a dans l’homme et dans son existence historique quelque chose de grandiose, qui plane comme un appel au dépassement et qui donne sens à l’histoire elle-même.<br /> « Oui , parce que la vie passe par nous, à travers nous, dans l'histoire elle-même. A condition qu'on fasse -ou qu'on ait fait- « œuvre de vie ». Et c'est la raison d'un examen rétrospectif qui soit un essai de vérité et l'espoir de partir la conscience à peu près tranquille - mais sans être sûr d'avoir atteint en ce qui me concerne une vérité certaine. »<br /> La suite du dialogue aidera...<br /> G.
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E
Je crois que je suis d’accord avec tout ce que tu dis. Mais je reviendrai sur la résurrection. Dans mon premier texte, j’ai voulu témoigner du cheminement qui m’a amené à prendre en compte la résurrection.<br /> Alors, cette résurrection, c’est quoi pour moi ?<br /> - C’est d’abord l’idée que la vie ne s’arrête pas avec la mort du corps mais qu’elle continue<br /> - C’est ensuite l’idée que la vie trouve ici son accomplissement<br /> - C’est enfin l’idée que mes liens avec ceux qui nous ont précédés sont amplifiés dans ce que tu appelles la communion des saints.<br /> Bien amicalement.
G
Cher Etienne<br /> Curieusement, des amis d'ici, exactement de nos âges, nous ont mis en face de ces questions dès notre arrivée dans le calme Diois. « Comment voyez-vous votre vieillesse – qui vient - ? ». Quelques jours plus tard une amie plus jeune se demandait, approchant de ses cinquante ans, examinant ses divers engagements, ou s'en dégageant, déçue de l'impuissance et inquiète pour l'avenir : « Est-ce déjà et est-ce cela la vieillesse ? »<br /> Je me posais aussi, sans vraiment y réfléchir, ces interrogations. Je ne prétends à aucune vérité supportable ou pas. Je livre simplement quelques aveux ou constats.<br /> Le premier est que le « départ » de proches, parmi lesquels nombre de vieux frères, m'a rendu évident le fait qu'une fin est une possibilité réelle, et non plus un sujet de réflexion théorique.<br /> Cette évidence de plus en plus présente m'a fait quelque peu paniquer et presque culpabiliser : j'ai devant moi tant de choses encore à faire, et que je ne saurais entreprendre, ou -pire- que je ne pourrai achever, les ayant entreprises autrefois, dans une autre vie où l'avenir n'avait pas de fin imaginable. Je rejoignais notre « amie-de-trente-ans » bientôt cinquantenaire, frustrée de ne pas avoir vu aboutir ses engagements, un peu désespérée de moins y croire tout en continuant à vivre.<br /> J'applique ces constats à moi-même. Je fais peu à peu un bilan : le compte des engagements non tenus (notamment du côté de La Tourette), des ruptures injustes ou stupides, et des choix hasardeux, de quelques naïvetés ; mais aussi (je cesse de me flageller) des choix lucides et confirmés, les quelques amitiés solides, heureuses (parfois avec quelques touches de tendresse...), les accompagnements heureux et durables, un métier peu gratifiant, qui avait cependant un sens, et nos enfants dont nous sommes assez fiers - et inquiets pour leur avenir sur cette planète menacée (mais les avons-nous assez armés?).<br /> Dans cet examen rétrospectif, deux questions sans réponse : n'ai-je pas gravement blessé, porté tort à tel ou telle ? L'événement qui ne manquera pas de se produire rendra ces éventuels torts ou blessures absolument irréparables. Et de plus ai-je été cohérent, fidèle aux convictions profondes et premières. Après l'événement tout sera définitif. Et selon je ne sais plus quelle sagesse, je disparaîtrai totalement lorsque disparaîtra le dernier survivant qui m'aura connu. Cette idée ne m'apaise pas. Ni l'idée d'une « résurrection » fort improbable. Je ne vois pas d'ailleurs ce que signifie ce mot.<br /> <br /> Que dire d'autre ?<br /> Nous visitions il y a quelques jours, une amie de Lesches, âgée, elle, de 101 ans, avec qui les discussions vont très vite à quelque essentiel. Elle conçoit finalement la vie comme un passage, dont la conclusion n'est pas une fin, mais une sorte de transmission. Elle avouait ne plus croire aux constructions abstraites du discours religieux, qui ignore les réalités humaines, l'institution religieuse en devenant inhumaine, hors de la réalité. (Cette amie avait beaucoup lu Légaut et me l'avait fait un peu connaître). Je lui ai signalé que c'était aussi quelque chose que j'avais retenu (à tort ? - je ne crois pas) de Jolif, qui avait averti que la démarche religieuse s'égarait dangereusement, mortellement, en dissociant l'humain, le réel, du « spirituel » qui, de ce fait, n'avait plus rien de spirituel parce qu'il n'avait plus rien de vrai.<br /> Il se trouve que la mort nous rappelle à la réalité, nous oblige à être dans le vrai. Quant à moi, j'y vois une invitation à nous comprendre aussi comme êtres historiques, c'est-à-dire incomplets, inachevés, utiles autant que possible, sujets à l'erreur, vivant dans l'aléatoire bien que rien ne sort de rien. C'est donc une invitation à être modestes. Ce qui est un appel à passer la suite à qui veut la prendre.<br /> Gérard Jaffrédou. 30.IX.19
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E
Je suis très sensible à cet examen de conscience.<br /> <br /> 1. La fin, une possibilité réelle<br /> Il me semble que tu as sauté à pieds joints sur la vieillesse, alors que tu es en plein dedans. Mais peut-être as-tu la même expérience que celle que j’ai eue, une sorte de jeunesse intérieure qui t’a permis d’être créatif. Mais cette nouvelle jeunesse arriverait à son terme dans la mesure où tu n’oses plus entreprendre à long terme…<br /> <br /> 2. L’examen de conscience<br /> Lorsque tu parles des engagements non tenus, je me demande si ce ne sont pas ceux qui ont donné un sens à ta vie.<br /> Les blessures irréparables ? Ce n’est pas forcément à toi à les réparer. Le plus souvent c’est la personne blessée qui va les réparer elle-même.<br /> <br /> 3. La résurrection improbable ?<br /> C’est sur ce problème que j’ai voulu porter un témoignage. Je pense que la résurrection est improbable, tant que je ne l’ai pas choisie en faisant le pari de la Vie. Il y a un saut à faire et tant que le saut n’est pas fait, la résurrection est en effet improbable.<br /> <br /> 4. L’union du réel et du spirituel<br /> Pour moi, le spirituel fait partie du réel. Le danger c’est lorsque le religieux le dissocie de ce réel, c’est-à-dire tend à évacuer le corps. Sans corps, il n’y a pas de spirituel humain et donc pas de réel.<br /> <br /> 5. L’invitation à être modestes<br /> Je suis d’accord avec toi. Mais, en même temps, je pense qu’il y a dans l’homme et dans son existence historique quelque chose de grandiose, qui plane comme un appel au dépassement et qui donne sens à l’histoire elle-même.<br /> <br /> Ce que j’exprime ne peut avoir le dernier mot, elle n’est que le second versant du dialogue qui doit s’achever par un essai de jugement de vérité, d’une vérité jamais atteignable.
G
Etienne, je t'envoie un bout de réflexion alors que nous allons quitter non cette vie (je ne le prévois pas, en tous cas) mais seulement Lesches, jeudi prochain (en passant d'ailleurs sans doute par la Tourette pour voir l'expo qui est installée.<br /> Cet été a été rempli par deux expositions (de mes travaux de gravure) qui m'ont valu quelques rencontres fortes, inattendues, qui ont été des petits moments de vrai bonheur.<br /> Bien cordialement !
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E
J’ai vu l’exposition de La Tourette mais sans commentaires autorisés. J’adore la sculpture du réfectoire, mais j’apprécie moins celles de l’église et de l’atrium. Je serais curieux d’avoir vos propres réactions.
A
Bonsoir Etienne,<br /> Nous venons de découvrir ton dernier "blog" qui nous a touchés, au sens où tu nous délivres un message très personnel qui appellerait un échange de vive voix.<br /> Avec toute notre amitié,<br /> Michel et Marie Josèphe
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E
Merci de l’écho sympathique que vous renvoyez à cet article. Je me suis interrogé sur son caractère très personnel qui pourrait le rendre impudique. Pour le moment, ceux qui ont réagi n’ont pas soulevé ce problème.<br /> <br /> Très bonne journée !
J
Bonjour Etienne,<br /> <br /> Merci pour ton texte très personnel, qui peut nous aider à choisir la voie de la vie quand celle du renoncement pourrait paraître plus facile ...<br /> Il me semble que je n'ai pas peur de vieillir - et assume les faiblesses physiques et intellectuelles qui apparaissent avec les cheveux blancs - mais redoute la perte de curiosité ; ce qui revient à se fermer à l 'autre.<br /> DanS mes moments de doute, je pense au pari de Pascal ; désormais je penserai aussi au tien ! <br /> <br /> Comment vont tes yeux ?<br /> Bien amicalement.<br /> <br /> Josiane
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E
C’est sa propre voie qui est importante. Mais ce qui est vrai pour tous, c’est qu’à certains moments il faut accepter de faire un saut pour passer à un autre niveau. Je me suis interrogé pour savoir si je pouvais entrer dans l’intime, en prenant le risque de gêner l’autre. D’après les réponses que j’ai eues, il ne semble pas que j’aie dépassé l’acceptable. Pour ce qui est de mes yeux, les choses se régularisent progressivement, au moins apparemment.<br /> Bien amicalement.
F
Bonsoir Etienne,<br /> Ton texte me touche au plus profond.<br /> Je l'envoie à mon fils Denis, le quatrième de la fratrie,<br /> qui vient d'avoir un très grave accident de vélo à Paris.<br /> Depuis son divorce, il s'est engagé sur la voie de la méditation, devenant prof de yoga.<br /> Merci pour la qualité de ta réflexion, pour ton dynamisme de vie. <br /> <br /> Françoise
Répondre
E
Merci Françoise pour ta bienveillance et ton aptitude à trouver la note juste pour continuer la réflexion amorcée. Je souhaite à Denis de se remettre au plus tôt.<br /> Bien amicalement.
G
L'article est maintenant référencé par Google.
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M
Merci, Etienne, pour cet itinéraire. J'adore ton ermite au cochon dont tu nous as déjà parlé ; cette histoire m'amuse et me touche mais elle est aussi pour moi source de grande réflexion sur notre responsabilité dans une relation, et l'aliénation. J'ai rencontré une ermite le week-end passé, (sans cochon ni compagnons, mais descendue dans le monde pour animer une retraite !) qui nourrit aussi pas mal ma réflexion.<br /> J'ai vécu également la "crise de la quarantaine », (de 42 à 49 ans en astrologie, cycle de Saturne), maturité assumée (ou non), moment de bilan ; ce passage, il peut être "la porte étroite » vers une ouverture, une élévation spirituelle possible (c’est le symbolisme de Saturne, mourir à ce qu'on a été pour croître). C'est à ce moment que j'ai commencé l'astrologie et un peu de sophro. Qui m'ont ouvert toutes les autres portes.<br /> A bientôt<br /> D'ici là, œuvre bien . . .<br /> Michèle
Répondre
E
Je découvre et j’admire chez toi comment l’astrologie peut guider ta spiritualité ou plutôt ta vie dans l’Esprit. Et ce que j’apprécie le plus, c’est ta recherche constante, ce qui veut dire que tu as déjà beaucoup trouvé. Mais cherche encore pour la joie de ceux qui t’entourent.<br /> Bien amicalement.
J
Cher Etienne, <br /> Cette contribution est la plus belle que j'ai lue de toi, parce que la plus explicitement personnelle ! J'ai 57 ans, j'ai couru aujourd'hui un semi-marathon durant lequel j'ai pu mesurer bien sûr mon vieillissement, mais sans en tirer d'amertume. Le vieillissement est encore pour moi une bonne nouvelle car il réalise les promesses que tu évoques à merveille, sans encore produire les désagréments physiques de l'âge. Seule la perte de performance dans la course, mais pas encore la perte du plaisir de courir!<br /> Je t'embrasse très fraternellement, et merci pour ton pari en la résurrection comme ultime et seule réelle promesse de vie!
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E
Merci Jean-Paul de me réconforter car il m’a fallu faire un saut très difficile, celui de l’impudicité ou de l’intimité. Je sais qu’en ce qui concerne l’intimité, il faut ouvrir et fermer, en même temps ou successivement, selon la situation. Tu as su le faire de ton côté, en évoquant ton vieillissement. Mais c’est quand même magnifique que tu puisses faire un semi-marathon sans trop de problèmes. Je sais, pour autant, que le souffle intérieur est là et qu’il l’est encore pour longtemps.<br /> Bien fraternellement.
Y
Quelle belle manière de dire l'indicible.<br /> D'autant que ces passages sont souvent des moments douloureux, ce n'est qu'après coup que l'on comprend combien ils sont féconds.
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E
J’ai hésité avant de dire l’indicible. Mais finalement j’ai cédé en espérant favoriser le passage des autres. Car comme tu le soulignes, sans ces passages, il n’est pas de vraie fécondité possible.
P
Merci Etienne pour ce très beau message.<br /> Ta présence est là inscrite dans notre imaginaire et le demeurera longtemps encore.<br /> Je suis là et je vis des moments intenses où l'Amour à toute sa place et où ainsi l'espoir en l'humanité est réel.<br /> Je sais qu'un jour mon parcours dans ce corps s'arrêtera mais alors je pousserais la petite porte au fond du jardin prêt à accueillir ce qui me sera offert.<br /> <br /> Merci pour tes beaux échanges et j'espère qu'ils seront nombreux encore.<br /> Au plaisir de te lire.<br /> <br /> J'aime beaucoup les paroles de cette chanson:<br /> « Sonho que se sonha só É só um sonho que se sonha só Mas sonho que se sonha junto é realidade »<br /> « Un rêve qui se rêve seul <br /> est seulement un rêve qui se rêve seul.<br /> Mais un rêve qui se rêve ensemble est réalité »<br /> https://www.youtube.com/watch?v=Q3VzzpTlSMw<br /> <br /> "Deux êtres qui s'aiment s'infligent plus de torture que leur ennemi juré n'oserait leur en imposer car deux êtres qui s'aiment soigneront leurs blessures d'un simple regard échangé".<br /> <br /> Cœurdialement<br /> Pierre Pérol<br /> 1 place du général De Gaulle<br /> 11000 CARCASSONNE
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E
Bonjour Pierre, <br /> <br /> Je sais que nous sommes sur des longueurs d’ondes assez semblables. C’est pour cela que nous n’avons aucune peine à nous comprendre et à nous reconnaître.<br /> Bien amicalement.
D
Etienne<br /> <br /> Merci pour ce témoignage très éclairant et inspirant......<br /> Pour ma part je n'ai pas eu cette angoisse des 50 ans, cela a été au contraire entre les 50 et 60 une période d'accomplissement professionnel où tout est enfin devenu simple dans ce secteur de ma vie, secteur très (trop) pesant dans la vie d'un homme......<br /> Je retrouve maintenent aussi dans cette dernière partie de la vie ce désir de retrouver mon enfant intérieur, et de me centrer sur ce message de l'Esprit, afin d'atteindre une compréhension plus globale du monde, des humains qui l'habitent, des éléments qui le composent....<br /> On en reparle très vite avec plaisir.<br /> Amitiés
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E
Je suis heureux de voir que mon expérience te renvoie à la tienne. Cela ne m’étonne pas car je pense qu’il y a des invariants dans l’expérience de chacun, c’est-à-dire une structure caractérisée par des sauts, qui doivent nous faire passer d’un seuil à un autre. C’est avec plaisir que nous pourrions nous retrouver autour d’un café. Je te téléphone.
C
e ne sais plus où et quand Nietzsche a écrit " L'art nous libère de la vérité qui tue" ; l'art et donc la beauté !<br /> C'est beau ce que tu nous écris, Étienne !<br /> Charles
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D
Cela voudrait donc dire qu'il n'y a pas d'authentique vérité sana la beauté ou que la vérité doit épouser la beauté. A creuser !
C
Ah cher Tonton!<br /> <br /> Je viens de prendre plaisir à parcourir ce temoignage par son tour personnel et car il parle de la cinquantaine. <br /> <br /> Je n'ai jamais eu peur de vieillir. <br /> Mais je découvre petit à petit l'effet de la cinquantaine et les nouvelles limites physiques qui se font jour.<br /> <br /> Par ailleurs, j'aime beaucoup le rapport libre à l'Esprit et la vie et m'y retrouve. <br /> <br /> Merci avec mes affectueuses pensées !
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E
Merci Claude de tes réactions bienveillantes. L’Esprit nous rajeunit quel que soit notre âge. Je pense pouvoir dire que ma vie, depuis cinquante ans jusqu’à aujourd’hui, a été la plus heureuse et la plus féconde de toute mon existence. Alors n’aie pas peur, la Vie est encore devant toi.<br /> Bien affectueusement à toi et à toute la famille.
F
Bonsoir Etienne,<br /> J’espère que vous allez bien.<br /> Christine m’a transmis un magnifique texte que vous venez d’écrire sur votre blog.<br /> Vous êtes tellement sincère en partageant l’intériorité de votre condition humaine du moment, que cela m’a bouleversée.<br /> Merci beaucoup.<br /> Bien à vous. Fadila
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E
Je suis très ému par vos réactions. Finalement il y a, entre nous, une complicité, qui tient à la présence de l’Esprit de part et d’autre. J’ai bien apprécié les deux pages que La Croix vous a consacré. Et maintenant j’ai compris l’importance de l’hospitalité, fondatrice de l’humanité elle-même, au point que je suis prêt à travailler sur le sujet avec trois groupes différents.<br /> Avec mon meilleur souvenir.
C
Cher Étienne,<br /> <br /> Ton article du jour fait écho alors je profite de cet entre-deux dans le TGV entre Bourg-en-Bresse et Paris pour te répondre.<br /> Fadila m’attend pour dîner.<br /> <br /> C’est sur l’île de Vancouver en terre amérindienne que j’ai tout d’abord ressenti le plus fort, ce souffle de Vie, cet Esprit, dans la nature sauvage des fjords du Pacifique; là où nous avons eu cette chance d’aller voir les Grizzlies sur leur territoire vierge. <br /> Au cœur des forêts qui bordent les bras de « mer », nous pouvions écouter le silence et entendre battre le rythme de la Terre.<br /> <br /> La connection à la nature ramène au Vivant, à l’essence de la Vie. <br /> <br /> Puis touchée par cet Esprit, c’est au coin de la rue, dans les Hutongs de Pékin que j’ai ressenti ce même élan de Vie en marchant seule à l’écoute de ce « je ne sais quoi ».<br /> La simplicité des Gens de Pékin touche au cœur.<br /> <br /> Cet Esprit était plus fort que tout lors des Béatifications en Algérie.<br /> Il y avait cette parfaite alchimie des Uns et des Autres reliés par l’Esprit au delà des carcans des Églises. Nous étions dehors à l’air libre et c’était loin d’être anodin !<br /> <br /> A la Vie <br /> A la mort<br /> A la vie <br /> <br /> La carte de la mort dans le Tarot de Marseille représente la mort de tout ce qui n’est pas la Vie !<br /> Quand j’ai intégré cela, j’ai réussi à apprivoiser cette carte et je n’ai plus eu peur de l’avoir en main. <br /> Un passage... <br /> <br /> Maman a traversé à sa façon.<br /> <br /> Je trouve que tes mots touchent au cœur du Vivant.<br /> <br /> Merci<br /> <br /> NB : j’avais promis à maman de l’accompagner à Lourdes avec papa pour rendre grâce et nous partons mardi prochain au pèlerinage du Rosaire. Elle est très heureuse. A cause de son dos, elle part en ambulance mais tout ira bien ! <br /> <br /> A bientôt.
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E
Je suis impressionné par tes réactions sur la vie et la mort. Elles prouvent que tu as su traverser des épreuves difficiles et que tu en es ressortie vivante, en choisissant la Vie.<br /> <br /> Bon pèlerinage de Lourdes ! C’est un beau signe d’amour d’accompagner ta maman et aussi ton papa. Chacun connaît le prix de la vie et sait qu’elle vaut la peine d’être vécue.
P
MERCI Etienne pour ce très beau texte qui nous entraîne vers LA VIE . . .<br /> Philippe M.
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E
Merci Philippet bonne soirée !
A
Merci Etienne pour ce texte personnel qui m'interpelle.<br /> <br /> Un cheminement vrai et personnel qui interroge du même coup sur le parcours de celui qui te lit, et qui m'invite donc pour ma part à rebondir.<br /> <br /> C'est la parole de l'autre - en l'occurrence la tienne - qui fait avancer.<br /> <br /> A bientôt.
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E
Merci Alain. Le rebondissement de l'autre ne m'appartient pas. Tant mieux si ma parole le provoque.<br /> Bonne soirée !
M
Merci Etienne. "Lève toi, mange et bois, tu as un long chemin devant toi" comme disait l'ange à Elie.
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E
Merci Mireille. Je ne sais pas si j'ai un long chemin à parcourir. Mais peu importe.<br /> Bonne soirée !
C
Merci cher Etienne des que je le pourrai , je lirai ton article. Bises Claire
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C
Merci. J'attends.

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