Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 14:30

Grotte Chauvet en Ardèche - Télerama

 

Voyage en Ardèche, au pays de La belle au bois dormant

 

L’Ardèche m’a toujours fasciné. En 1972, j’ai accompagné, dans la région, Jean-Claude Sagne, jeune dominicain, psychologue, qui préparait une thèse sur les communautés. Il deviendra rapidement directeur de l’UER de psychologie à Lyon II. Nous avons passé du bon temps à écouter les utopies des uns et des autres. Parfois, nous avons été aussi témoins de certaines excentricités : une jeune fille de 18 ans se plaignait : « Ici, il y a la liberté sexuelle, mais il n’y a pas d’amour ». Au même endroit, avant notre arrivée, les jeunes insouciants n’avaient pas hésité à manger une chèvre, apparemment morte de maladie.

Par la suite, je suis retourné dans ce département une quarantaine de fois pour sillonner vallées et collines en randonnée. Et puis, la semaine dernière       , avec deux compagnons, nous avons passé trois jours dans des chambres d’hôtes.


L’Ardèche, une terre vivante et hospitalière

En arpentant les sentiers, j’ai apprécié le côté rieur de cette terre, son charme indéfinissable. Le matin, je prenais bâton et casse-croûte pour explorer un coin ce jour-ci et un autre le lendemain. Ce moment précieux était consacré à la nature et aux animaux. J’avais un peu de mal avec les chiens qui me poursuivaient, mais, en m’abaissant et en mettant la tête entre les deux jambes, je les faisais fuir plus vite qu’ils n’étaient venus. Les chèvres, de leur côté, étaient entreprenantes : elles me léchaient le visage ruisselant de sueur, pour avoir leur ration de sel journalière.

L’après-midi était consacré à la discussion au « Dardaillon », le grand café situé au centre des Vans. Que de fois j’ai reconstruit le monde avec certains marginaux, qui étaient devenus des amis ! Je voulais connaître leurs projets, leurs motivations et leur manière de vivre. Ils m’apprenaient à communiquer avec la nature, à entretenir un dialogue avec les arbres. Pour eux, il était évident que l’hospitalité s’enracinait dans la terre nourricière. Et, les oiseaux eux-mêmes semblaient avoir une importance particulière parce qu’ils avaient inventé la musique en reliant la terre et le ciel.

 

La mort dans les montagnes et le grand silence des villages

Ces derniers jours, j’ai eu une sensation bizarre : alors que jusqu’ici la région me paraissait pleine de vie, la mort me semblait maintenant envahir les lieux et plus particulièrement les montagnes. Je ne pouvais m’empêcher d’avoir une impression de deuil, en les regardant à la tombée de la nuit. Elles ne pleuraient pas mais elles ne respiraient plus, et leurs volets s’étaient subitement fermés.

Les villages eux-mêmes retenaient leur souffle. Aucun bruit lorsque je m’approchais des maisons. Parfois seulement la résonance d’un pas ou le bruit métallique d’une casserole replacée dans un placard. Les relations entre les gens étaient en train de s’effriter.


On vient d’assister à une marchandisation de la terre de l’hospitalité

Depuis quelques années déjà, les paysans ont renoncé à cultiver leur terre. Sous la pression de la demande, cette terre vaut de l’or. Alors les uns et les autres ont décidé de vendre au plus offrant, sacrifiant l’hospitalité que la terre a engendrée. C’est ainsi que nombre de familles se déchirent parce que les partages semblent avantager un frère et désavantager une sœur. Pour limiter les disputes on n’a pas hésité à recourir à l’indivision, remettant à demain d’autres déchirements.

Sans faire de bruit, la propriété privée est en train de détruire les relations et l’hospitalité elle-même. Parfois, les anciens propriétaires risquent de perdre leur âme pour un peu plus d’argent et celui qui achète s’enferme dans son petit enclos et dans sa maison pour assurer son repos et sa sécurité. Le silence peine alors à redonner naissance à la parole.

 

L’Ardèche n’est pas morte, elle est simplement endormie ; bientôt elle va se réveiller  

En fait, la vie est plus forte que la mort. L’Ardèche n’a pas cessé de vivre, elle s’est simplement assoupie. Le moment de son réveil est arrivé. Comme dans La Belle au bois dormant, le baiser de l’étranger va la réveiller. Elle ne pouvait renaître sans faire appel à l’autre pour la féconder à nouveau. Il faut qu’elle sorte de la marchandisation pour entrer à nouveau dans le don, qui fonde l’hospitalité. L’hospitalité n’est pas dans l’échange : elle n’attend pas de rétribution. Son attention à l’autre est inconditionnelle parce que l’hospitalité humaine est fondée sur l’hospitalité de la terre, qui nous livre gratuitement toutes ses richesses. Comme d’autres régions, l’Ardèche peut être le lieu d’une nouvelle Alliance entre la terre et les hommes. L’étranger qui vient chez elle arrive avec sa culture ; elle ne peut trouver son épanouissement qu’en s’enracinant dans le jardin de la terre, là où les lois de son développement sont enfin respectées. Dès lors, que de perspectives pour les anciens Ardéchois et les étrangers qu’ils accueillent ! Ils sont appelés, à leur niveau, à reconstruite le monde…

Etienne Duval


 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

J
Bonjour Etienne,<br /> <br /> Merci pour ce message optimiste !<br /> Souhaitons que les habitants de ces maisons endormies, cachées derrière des murs se réveillent ...<br /> Souhaitons que l 'esprit de Jean Ferrat accueilli et accueillant (je crois ...) souffle et pas seulement la burle.<br /> Les néo-ruraux peuvent dynamiser une région ; les sites culturels aussi (Grotte Chauvet en Ardèche).<br /> N'ayons pas peur des souffles nouveaux !<br /> <br /> J'espère que tu as bien profité de ton séjour en Ardèche.<br /> Comment vont tes yeux ? Nette amélioration avec tes lunettes ? Courage.<br /> <br /> Beau début d’automne. Amitiés.
Répondre
E
C’était une occasion pour moi de révéler une sorte de vérité universelle, mise en forme par La belle au bois dormant : c’est l’autre, l’étranger, qui vient réveiller la belle endormie et lui donner un nouvel avenir. Je suis persuadé que l’Ardèche, grâce à l’apport étranger, va progressivement constituer une zone de ressourcement pour toute la région. Ce serait bien si l’esprit de Jean Ferrat pouvait marquer durablement cette renaissance.<br /> Oui, mon séjour en Ardèche s’est bien passé et mes lunettes me permettent de retrouver le plaisir du bien voir.<br /> Bonne nouvelle saison à toi aussi !
J
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ton article consacré à l'Ardèche. De nombreux souvenirs me sont revenus à la mémoire. Je constate que tu utillises toujours, avec succès, la même technique pour éloigner les chiens. Mais pourquoi as tu un tel contentieux avec eux pour qu'ils te poursuivent de la sorte?
Répondre
E
Ta remarque sur l’Ardèche me fait sourire. Je ne sais pas si tu sais, dans cette région, les facteurs en particulier ont un gros problème avec les chiens et ils sont nombreux à être mordus. Il faut dire qu’il y a beaucoup de chiens dans la campagne. Par ailleurs, je ne sais pourquoi, ils n’aiment pas l’uniforme. Et, en ce qui me concerne, ce qu’ils n’aiment pas, c’est le bâton. Mais mon petit stratagème m’a toujours protégé.
M
Bonjour Etienne,<br /> <br /> quel bel hymne à la re-naissance de l'Ardèche, à ce beau département où nous avons vécu et travaillé pendant plus de 5 ans !! J'ai envie de partager ton blog avec deux amis ardèchois que nous avons reçus en juin chez nous..<br /> <br /> A bientôt et bien à toi,<br /> <br /> Michel
Répondre
E
Je pense en effet que l’Ardèche peut jouer un rôle de ressourcement pour la région et même plus largement. Mais il y faudra encore un peu de temps.<br /> Bien amicalement à toi et Marie-Jo.
A
Tourisme : : ÉMERVEILLÉS PAR L’ARDÈCHE A l’occasion des Rencontres du tourisme, organisées par l’Agence de développement touristique de l’Ardèche (ADT) en mars à Aubenas, Laurent Ughetto, président de l’ADT a dévoilé la nouvelle stratégie marketing qui réunira les acteurs du tourisme ardéchois et… bien au-delà. En effet, Hervé Saulignac a exprimé, sa volonté d’élargir le périmètre de la marque Ardèche<br /> www.bandeapart.fr • Montgolfières à Annonay • Photo: Michel Rissoan - ADTO7 La réflexion conduite avec un grand nombre d’acteurs du tourisme ardéchois a abouti à la co-construction de la marque «Émerveillés par l’Ardèche». Avec trois objectifs : mieux répartir les visiteurs dans l’espace, dans le temps et faire qu’ils dépensent plus en Ardèche. Une stratégie qui repose sur l’émotion, portée par tous : les Ardéchois comme les visiteurs, les acteurs du tourisme comme les acteurs économiques, culturels, etc. Participer, partager et surtout, chacun à son niveau, s’engager dans la démarche pour qu’en Ardèche, tous et tout soient émerveillés ! Dans ce défi qui vise à développer plus encore l’attractivité, chacun peut devenir un «émerveilleur» ou une «émerveilleuse» ! Cet émerveillement passera par de petits gestes simples et chaleureux en matière d’accueil, par des offres de séjours riches de sens, par tout ce qui laisse des souvenirs positifs. C’est aussi, en instaurant un conseil d’attractivité, doté d’une gouvernance public/privé, que la marque va quitter les seules sphères touristiques pour concerner, ensuite, toute l’économie ardéchoise. C’est au travers de cet outil et d’une approche partagée que pourront se créer des dynamiques et un sentiment d’appartenance à un réseau, le b.a.-ba d’une marque porteuse de développement et d’attractivité… ou comment faire de l’appartenance au territoire un véritable avantage compétitif pour l’Ardèche et ses entrepreneurs. Une marque en action Mais une marque, aussi merveilleuse soit-elle, ne vaut rien si elle n’est pas portée par des intérêts communs. À commencer par le partage des usages de la marque Emerveillés par l’Ardèche, par une priorité donnée aux actions collectives et partenariales ou encore en matière de tourisme, en favorisant l’émergence de nouveaux produits pour renforcer la croissance de cette économie. Faire de l’Ardèche une marque qui compte, c’est relier la promotion à l’acte de vente, prioriser les marchés en offrant le meilleur retour sur investissement mais aussi, animer une stratégie d’influence communautaire et médiatique. + d’infos www. emerveillesparlardeche.com 20 n°75 | mai / juin 2016 : : Tourisme : : É
Répondre
A
Tourisme<br /> <br /> Le service ‘’tourisme agriculture’’ du Département s’attache à mettre en avant les richesses touristiques de l’ensemble du territoire ardéchois…<br /> Diversifier l'offre touristique<br /> Au-delà de l’accompagnement des porteurs de projets (hébergements, sites, manifestations, agritourisme…), un des enjeux de la stratégie départementale de développement touristique consiste en la diversification d’une offre de plus en plus positionnée sur le patrimoine culturel, autour d’une saisonnalité élargie. <br /> De l’Ardèche verte à la Cévenne ardéchoise en passant par le bas-Vivarais, ou, des monts d’Ardèche au fleuve Rhône, la moyenne annuelle de nuitées est proche de 17 millions, et l’on compte environ 2,5 millions de visiteurs<br /> Vers le patrimoine culturel<br /> L’attractivité touristique de l’Ardèche repose sur les paysages et les activités de pleine nature qu’ils permettent de pratiquer. Les dernières orientations ont pour objectif d’élargir l’offre touristique au patrimoine culturel, valorisé par des sites comme MuséAl, la Cité de la préhistoire d’Orgnac et la Caverne du Pont-d’Arc.<br /> Chiffres clés<br /> • 600M€ : Retombées économiques générées par le tourisme en Ardèche sur la saison 2016 (soit 855M€ estimés sur l'année)<br /> • 25,8 millions : nombre de nuitées 2016, dont 18,1M en saison<br /> • 2,4 millions : le nombre de touristes en Ardèche en 2016<br /> Contact<br /> Direction du développement économique<br /> Service Tourisme et agriculture<br /> Pôle Maurice-Gounon<br /> BP 737 07000 Privas cedex<br /> Tél. 04 75 66 75 20<br /> Le Pont d'Arc / Matthieu Dupont Cg07<br /> A voir sur le même sujet<br /> • <br /> Grotte Chauvet 2 - Ardèche<br /> Quatre ans après son ouverture au public, la Caverne du Pont d'Arc devient Grotte Chauvet 2 - Ardèche. <br /> • <br /> Agence de développement touristique<br /> Le tourisme a un impact considérable sur le dynamisme de l'économie ardéchoise. C'est dire toute l'importance de la stratégie départementale de développement touristique principalement mise en oeuvre par l'Agence de développement touristique (ADT).<br /> • <br /> Sports et loisirs de nature<br /> Forte de ses 15 000 sites et de son dynamisme sportif, l'Ardèche a été pionnière pour la mise sur pied d’une Commission départementale des espaces, sites et itinéraires (CDESI) chargée de mettre en œuvre un plan de protection et de développement maîtrisé des sites de pratique (PDESI).
Répondre
A
ARDECHE DEPARTEMENT<br /> <br /> Le textile<br /> Plus ancien secteur industriel de l’Ardèche, le textile évolue aujourd’hui dans l’innovation, la diversification et compte plusieurs entreprises leaders du marché (Payen, Chomarat, Chamatex, Montagut SA, Tiba, Milliken France, Tissages de Quintenas, Ourdissage Vassal…). Les entreprises de la filière sont fortement soutenues pas les collectivités locales et se trouvent de ce fait dans un environnement dynamique propice à leur développement.<br /> Les énergies renouvelables<br /> Le Département s’engage à aider et soutenir les entreprises qui évoluent dans le secteur du développement durable.<br /> Pour préparer les futurs acteurs de lafilière énergies renouvelables, une licence « énergie éolienne et photovoltaïque » a été créée à Aubenas. Son objectif est de former des cadres ainsi que des techniciens hautement qualifiés, en alternance, dans le domaine desénergies renouvelables.<br /> En Ardèche, les entreprises des énergies renouvelables évoluent dans un environnement de développement très dynamique :<br /> • le pôle de compétitivité régional Tennerdis,<br /> • le cluster Éco-énergies,<br /> • l’INES (Institut national de l’énergie solaire),<br /> • le laboratoire CEA-Liten (Laboratoire d’innovation pour les technologies des énergies nouvelles et des nanomatériaux).<br /> <br /> L'agroalimentaire<br /> Conscient de son importance économique – près de 2500 personnes (soit 13% des effectifs industriels du département) sont employées dans les industries agroalimentaires – et de l’impact de ce secteur sur l’image de l'Ardèche, le Département soutient fortement les initiatives de développement de la part des entreprises agroalimentaires, ainsi que les projets de création d’entreprises. Cette politique se traduit concrètement par des aides pouvant aller jusqu’à 40 % des investissements matériels ou immatériels.<br /> C'est également à ce titre que le Département s'est engagé dans le Centre du développement agroalimentaire Ardèche le goût.<br /> Le textile<br /> Plus ancien secteur industriel de l’Ardèche, le textile évolue aujourd’hui dans l’innovation, la diversification et compte plusieurs entreprises leaders du marché (Payen, Chomarat, Chamatex, Montagut SA, Tiba, Milliken France, Tissages de Quintenas, Ourdissage Vassal…). Les entreprises de la filière sont fortement soutenues pas les collectivités locales et se trouvent de ce fait dans un environnement dynamique propice à leur développement.<br /> Les énergies renouvelables<br /> Le Département s’engage à aider et soutenir les entreprises qui évoluent dans le secteur du développement durable.<br /> Pour préparer les futurs acteurs de lafilière énergies renouvelables, une licence « énergie éolienne et photovoltaïque » a été créée à Aubenas. Son objectif est de former des cadres ainsi que des techniciens hautement qualifiés, en alternance, dans le domaine desénergies renouvelables.<br /> En Ardèche, les entreprises des énergies renouvelables évoluent dans un environnement de développement très dynamique :<br /> • le pôle de compétitivité régional Tennerdis,<br /> • le cluster Éco-énergies,<br /> • l’INES (Institut national de l’énergie solaire),<br /> • le laboratoire CEA-Liten (Laboratoire d’innovation pour les technologies des énergies nouvelles et des nanomatériaux).<br /> A voir sur le même sujet<br /> • <br /> Centre du développement agroalimentaire<br /> Le Département soutient le centre du développement agroalimentaire Ardèche le goût qui a pour vocation d’aider toutes les entreprises agroalimentaires ardéchoises dans leur développement. <br /> • <br /> La forêt ardéchoise<br /> Avec 56 % de sa surface couverte par la forêt, l'Ardèche est le département le plus boisé de Rhône-Alpes. Le Département soutient l'ensemble de la filière forêt - bois à travers la mise en place d'actions coordonnées et ambitieuses.<br /> <br /> <br /> Economie sociale et solidaire<br /> <br /> Le Département soutient les structures de l'économie sociale et solidaire qui mettent l'homme au centre de leurs préoccupations et où l'activité créée répond à une demande sociale.<br /> Qu'est ce que l'économie sociale et solidaire ?<br /> Les critères de l'économie sociale et solidaire (ESS) se fondent sur la libre adhésion, la lucrativité limitée, la gestion démocratique et participative, l’utilité collective ou sociale du projet, le lien avec le territoire et le vivre ensemble. Les entreprises de l’économie sociale et solidaire sont d’abord définies par leurs statuts. Elles se créent soit sous forme d’associations, de mutuelles, de coopératives et de fondations.<br /> Un poids important en Ardèche<br /> En 2013, le Département a voté son premier budget dédié à l'économie sociale et solidaire. L’originalité de ce budget porte sur l’ouverture des règlements d’aides économiques aux acteurs de ce secteur. Au préalable, un état des lieux a été réalisé afin de recenser les acteurs, les activités, la répartition sur le territoire, les emplois créés dans l’ESS.<br /> Il a montré qu’avec 15 % de l’emploi privé, soit 12 850 salariés et 1 400 établissements, le département de l’Ardèche est le premier département de Rhône-Alpes pour le nombre de salariés employés dans l’ESS. Ses effectifs ont augmenté 4 fois plus vite que dans le reste du secteur privé, entre 2005 et 2009.<br /> Les coopératives représentent 13 % des structures juridiques et 10 % des emplois.
Répondre
G
AUTRE EXEMPLE DE REUSSITE<br /> <br /> Un patron aux semelles en or<br /> a conquis la planète<br /> • Par A. B. (à Montebelluna) <br /> <br /> • Mis à jour le 16/04/2008 à 10:22 <br /> <br /> • Publié le 15/04/2008 à 10:21<br /> • Remonter au début de l'article<br /> Véritable Géo Trouvetou, Mario Moretti Polegato, 53 ans, a inventé Geox, lamarque des chaussures qui respirent. Il a bâti une fortune.<br /> La nouvelle incarnation de l'Italie qui gagne, c'est lui. À 53 ans, Mario Moretti Polegato a détrôné Luciano Benetton au palmarès des grandes réussites du nord de l'Italie. Depuis son fief de Montebelluna, près de Trévise, il a bâti une fortune industrielle, en partant d'une idée simple : la chaussure aux semelles qui respirent. En moins de quinze ans, son invention est devenue un succès commercial mondial. Le chiffre d'affaires de Geox augmente entre 25 % et 30 % par an, une croissance remarquable dans un secteur ultraconcurrentiel où dominent les marques américaines comme Nike ou Reebok, Clarks ou Timberland.<br /> Originaire d'une famille de viticulteurs, Mario Polegato est un patron en tout point atypique. Élevé dans le respect de la tradition, il aurait dû se consacrer, comme son frère, à la vente du vin blanc familial, le prosecco Villa Sandi, s'il n'avait eu l'idée saugrenue, après une randonnée dans les Rocheuses, de créer une chaussure à trous, qui laisse respirer le pied, sans laisser passer l'eau. Son esprit Géo Trouvetou s'est épanoui dans ce projet, qui s'est réalisé dans les pré-Alpes italiennes, berceau historique des chaussures d'après-ski.<br /> Chausseur des papes<br /> Fidèle à sa terre, où il possède une magnifique villa paladienne, Mario Polegato n'est pas un inconditionnel du «made in Italy». Et pour cause : à part quelques mo-dèles, ses chaussures sont fabriquées dans le monde entier, notamment en Roumanie et en Slovaquie. «Les clients de Geox ne savent même pas que c'est une marque italienne, et c'est très bien ! explique-t-il. La valeur ajoutée de mes produits, c'est la technologie.»<br /> Il a fait breveter son innovation jusqu'en Chine. «Le brevet, c'est la clé du succès, quand on a une bonne idée. Les Italiens auraient dû faire breveter la pizza ou la ma¬chine à expresso !» assure-t-il. Spécialiste de la propriété intellectuelle, le dottore Polegato prêche la bonne parole auprès des étudiants dans les universités euro¬péen¬¬nes. Il prétend avoir réalisé « en Ita¬lie un rêve américain». Et d'a¬jouter : « Geox est un modèle pour l'économie eu¬ropéen¬ne.»<br /> Les universitaires viennent à Montebelluna étudier les clés de son succès : 3 % du chiffre d'affaires consacré à la recherche et au développement ; délocalisation de la fabrication ; quatre écoles pour former les jeunes diplômés au monde de l'en-treprise.<br /> Grand admirateur de Bill Gates, collectionneur de Ferrari et de Lamborghini, Mario Polegato ne cache pas son autre secret : la religion. Catholique pratiquant, il a nommé Joachim Navarro-Vals, l'ancien porte-parole du Vatican et membre de l'Opus Dei, à son comité d'éthique. À Montebelluna, il n'est pas rare de voir l'évêque venir bénir les ouvriers de l'usine. La propriété vinicole familiale est un fournisseur officiel des tables du Vatican. Lui chaussera les papes. Des photos de Jean-Paul II et Benoît XVI laissant pointer des Geox sous leur soutane sont accrochées dans le couloir menant à son bureau.<br /> CONTENUS SPONSORISÉS<br /> <br /> Auvergne-rhone-alpes : Combien coûtera l'installation de panneaux solaires ?Électricité gratuite<br /> par Taboola<br /> A. B. (à Montebelluna)<br /> Contenus sponsorisés
Répondre
M
ROMANS S/ISERE, LA RENAIS-SANCE D’UNE VALLEE ENTRE-PRENANTE<br /> Par Michel Berry | 13/10/2018, 10:20 | 832 mots<br /> <br /> Romans-sur-Isère était condamnée après la fermeture de la dernière usine de chaussures, mais Christophe Chevalier réussit l'impensable : sauver cette industrie, et relancer tout le territoire. Étude de cas autour d'un entreprenant solidement ancré dans son territoire.<br /> Le désastre de la chaussure<br /> Dans les années 1980, la moitié des 50 000 habitants du bassin de Romans-sur-Isère vivent de l'industrie de la chaussure, mais tout disparaît en 15 ans. C'est dans ce contexte qu'est créé le groupe Archer. C'est d'abord une structure d'insertion par l'économique, mais son action ne revenant qu'à changer l'ordre dans la file d'attente des chômeurs, il valait mieux créer des activités :<br /> « Depuis 30 ans, dit Christophe Chevalier, on assure qu'on va régler les problèmes par la croissance, mais le PIB a progressé de 70 % et cela n'a pas empêché le chômage de masse et la pauvreté. Au lieu d'attendre les bras croisés, il vaut mieux créer un emploi, puis deux, puis trois. Si chaque PME passait de cinq à six emplois, la donne serait profondément changée. »<br /> Le groupe Archer se transforme en SAS, avec aujourd'hui 112 actionnaires dont beaucoup d'habitants du bassin, chacun détenant une voix et se contentant de dividendes au taux du livret A. Il comprend aujourd'hui 500 salariés, répartis dans des activités allant de la sous-traitance pour l'industrie au labour à cheval. Pour lancer une nouvelle activité, l'idée est de repérer une ressource locale, un talent, et de l'aider à se lancer.<br /> Le défi de la chaussure<br /> Relancer l'industrie de la chaussure ? « Ça ne marchera jamais ! » dit-on à Christophe Chevalier, « On y a englouti des millions ! » Les conditions ne sont plus réunies pour relancer la chaussure ont même affirmé les experts.<br /> En fait, il s'agissait à chaque fois d'appliquer un modèle industriel avec des ateliers de centaines de personnes. L'option choisie par Christophe Chevalier est au contraire de s'appuyer sur la tradition, la qualité et les savoir-faire, et de démarrer selon un modèle artisanal avec des ateliers de cinq à vingt personnes.<br /> Une petite ligne de fabrication est rachetée à Charles Jourdan, et trois marchés de niche sont visés :<br /> • de grandes marques devant réaliser en France une partie de la production pour avoir le label « Made in France » ;<br /> • des créateurs de mode ayant besoin de faire fabriquer quelques dizaines de paires assorties aux vêtements pour des défilés ;<br /> • la création d'une marque, « Made in Romans », pour capitaliser sur l'histoire et vendre les chaussures dans des magasins d'usine auprès de touristes visitant les ateliers.<br /> Cependant, une surprise attendait les fondateurs : plus personne ne savait fabriquer les chaussures en entier. Dans les usines, on en était venu à confier à chacun trois ou quatre opérations sur cent. Il a fallu aller chercher des retraités pour reconstituer le savoir-faire. L'un avait 65 ans, l'autre 84...<br /> Très vite, les ateliers ont été débordés par la demande et ont cherché de l'aide auprès des anciens « parias » qui, au pays de la chaussure de luxe, continuaient à fabriquer des sandales, des chaussures de danse ou d'escalade. C'est ainsi que s'est organisé un réseau à l'image des districts italiens.<br /> Une démarche qui fait école<br /> Ensuite, de nouveaux artisans s'installent, une association professionnelle, Romans Cuir, fédère les entrepreneurs pour l'achat de cuir, le partage de commandes, la participation aux salons, etc. Le lycée professionnel et l'AFPA relancent des formations dans la chaussure, la collectivité locale remet la chaussure dans ses axes de développement, le groupe Archer vient de racheter un ancien supermarché en centre-ville, des locaux immenses pour regrouper les chausseurs et créer un magasin d'usine commun. La création d'une association, Entreprises Romans Bourg-de-Péage, de 110 membres représentant 5 000 salariés, permet la création d'une centrale d'achat, d'une crèche interentreprises, et favorise de nombreuses coopérations. Archer crée une école d'entrepreneuriat dans laquelle interviennent des chefs d'entreprise locaux.<br /> De nouveaux concepts sont inventés comme les start-up de territoires, les pôles de coopération économique, qui seront repris dans la loi Hamon de 2014 sur l'ESS. Cette démarche patiente est en train d'inspirer d'autres territoires qui décident de prendre leur destin en main.<br /> Cette renaissance foisonnante illustre la fécondité d'un esprit entreprenant qui ne se restreint pas à un projet purement économique. Il a été mené en respectant et en utilisant les forces présentes sur le territoire, dans une approche globale d'écosystème. Le redémarrage de cette industrie ne peut être isolé de la revivification de tout le territoire. Cela illustre le point 8 du manifeste des entreprenants : l'entreprenant est un jardinier qui se soucie de faire grandir ses plantes en s'adaptant aux conditions locales plutôt qu'un maçon qui construit sur des plans préétablis.<br /> ______<br /> Par Michel Berry, Fondateur de l'école de Paris du Management, Mines ParisTech<br /> La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation
Répondre
E
UNE LECON A RETENIR POUR L’ARDECHE<br /> <br /> « L'entreprenant est un jardinier qui se soucie de faire grandir ses plantes en s'adaptant aux conditions locales plutôt qu'un maçon qui construit sur des plans préétablis. »
V
Nous parlons bien de la même région; entre Alès et Florac; j'avais une maison au col de Prentigarde entre le collet de dèze et st Germain de Calberte que mon frère affectionnait particulièrement; je l'ai cédée à un neveu qui entretient des châtaigneraies et fabrique divers produits à bas de châtaignes.<br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> Vincent
Répondre
E
Oui, je connais bien le lieu où tu habitais. Il n’est pas très loin des Vans. En tout cas, je garde un très bon souvenir de Florac. Mais, en Ardèche, il y a un personnage singulier : c’est le châtaignier, « l’arbre à pain », le père nourricier de la région. Mais peut-être n’est-il pas absent de ton coin. Par contre, ce dont j’ai le souvenir, chez toi, ce sont les champignons
E
Bonsoir Vida, <br /> <br /> Je viens de passer plus d’une heure à regarder le film « Mémoire de la montagne en petite cévenne ardéchoise ». Quel plaisir ! J’ai pu comparer avec la Haute-Savoie où j’ai vécu enfant. Il y avait beaucoup de choses semblables mais la campagne en région de moyenne montagne était plus riche et la population moins pauvre. Les habitudes étaient les mêmes mais apparemment les fêtes étaient plus nombreuses. En même temps, la musique et le chant tenaient une place importante. Du temps de mes parents, je crois que les gens étaient heureux, en tout cas, selon ma mère, et sans doute plus heureux qu’aujourd’hui. Et pourtant il y avait eu la guerre de 14.<br /> <br /> Ce qui m’a frappé en Ardèche, c’est l’importance de la construction des lignes de chemin de fer et l’ouverture que cet événement a apporté aux gens du pays. J’ai été aussi intéressé par la distribution de l’eau dans les villages avec les canaux et les règles strictes de répartition. La période de la résistance, par contre, a été semblable de part et d’autre. Par ailleurs, en Haute-Savoie, nous n’avons pas eu les marginaux, qui, ici, semblent avoir été bien acceptés, en tout cas, mieux acceptés que ce que je pensais. Il est alors possible qu’ils aient préparé le réveil de La belle endormie.<br /> <br /> Il se trouve par ailleurs que je connais bien les régions décrites, d’autant plus que les ai traversées à pied au cours de mes randonnées.<br /> <br /> En tout cas, merci de m’avoir fait connaître le film. Je mets ce courrier sur le blog pour l’enrichir.<br /> A bientôt !
Répondre
M
Mémoires de la montagne - En petite cévenne ardéchoise<br /> <br /> © Muriel Biton / Anthony Koole<br /> 1/1<br /> AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)<br /> Muriel Biton, Anthony Koole<br /> IMAGE<br /> Muriel Biton<br /> SON<br /> Frederik Van de Moortel<br /> MONTAGE<br /> Muriel Biton<br /> MUSIQUE ORIGINALE<br /> Anthony Koole<br /> PRODUCTION / DIFFUSION<br /> Muriel Biton<br /> PARTICIPATION<br /> Touscoprod, Région Auvergne-Rhône-Alpes<br /> ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)<br /> Muriel Biton, Anthony Koole<br /> ISAN : non renseigné - en savoir plus<br /> COMMENT VISIONNER CE FILM ?<br /> • <br /> Catalogue des vidéos à la demande<br /> • Distributeur(s) :<br /> Muriel Biton, Anthony Koole<br /> • France | 2017 | 74 minutes | Video Full HD<br /> • Un film de Muriel Biton, Anthony Koole<br /> • fr<br /> Les "anciens" racontent la métamorphose environnementale et sociétale de la petite Cévenne ardéchoise, en confiant leurs expériences personnelles. Habitant la vallée de Thines en particulier et la corniche du Vivarais, ces montagnards témoignent avec émotion de la vie particulière qu’ils avaient tout au long du XXe siècle car ils étaient isolés du monde moderne qui s'épanouissait dans les plaines au loin.<br /> Ce film documentaire inédit en Cévennes ardéchoise, sauvegarde et transmet la mémoire collective des pratiques agricoles et culturelles dans les montagnes. Le récit oral livré par les personnes âgées est porteur d’une valeur universelle : savoir d’où on vient pour comprendre qui on est. Il nous éclaire sur la complexité des ruptures sociologiques affectant en particulier le monde du travail et le paysage en Cévennes.<br /> Le film est créateur de lien social avec cette dimension intergénérationnelle.
Répondre
V
Bonjour Etienne,<br /> <br /> Je t’envoie ce message qui, à mon avis, est porteur de perspectives et nous incite à agir. Cela aide aussi au réveil de la belle endormie,<br /> réveil auquel je crois et cela depuis longtemps.<br /> Il se trouve qu'un ami m’a envoyé via facebook un documentaire, intitulé »Mémoires de la montagne en petites Cévennes ardéchoises.<br /> Ce sont des témoignages de personnes âgées avec une force et une telle vérité que cela te prend aux tripes, de surcroit de magnifiques paysages.<br /> Je t’invite à le regarder..<br /> Amicalement. Vida<br /> <br /> Bonjour Vida<br /> en pièces jointes le scénario Afterres2050 sous 2 formats, le dépliant 4 p. et le texte complet 96 p.<br /> bises<br /> Dominique Chardonneau<br /> file:///C:/Users/Utilisateur/Documents/.%20Dépliant%20Ardèche%201.pdf<br /> file:///C:/Users/Utilisateur/Documents/b.%20Afterres%202050.pdf
Répondre
E
Merci Vida pour ce très beau programme. Je le fais suivre à Marie-Louise Fleckinger, qui fait partie de la famille Charbonneau.<br /> <br /> A bientôt !
B
LES MERVEILLES DE L’ARDECHE<br /> Le bois de Païolive : entre histoires et mystères<br /> “Le combat de l’ours et du lion”, rocher emblématique, mais il faut découvrir aussi : la tête de Cléopâtre, le combat des dragons, la tortue, l’éléphant, le pont des fées, et le labyrinthe. Le DL/Marc PLOSSARD<br /> <br /> Le bois de Païolive s’étend sur près de 2000 hectares au sud du département de l’Ardèche, tout à côté des Vans. Formées au fond de la mer du jurassique, ses masses calcaires sont devenues des rochers ruiniformes, souvent étranges. Joseph Charaix est sans doute l’un de ceux qui connaît le mieux le Bois et les Gorges, et il en parle avec une passion non exempte de poésie : « au cours de plusieurs millénaires, le Chassezac est parvenu à sculpter son passage au travers d’imposantes falaises, un creusement vertical et latéral, pour laisser passer généreusement les eaux furibondes qui dévalent des crêtes et des pentes cévenoles aux équinoxes de septembre. Toute l’année, il roule ses eaux chargées de minéraux arrachés aux terrains granitiques, schisteux, gréseux ou calcaires, apportant dans les plaines une terre alluvionnaire riche et fertile. Païolive montre une incroyable diversité dans tous les domaines. Diversité de paysages, de sculptures, de lignes, de dimensions, de coloris, de contrastes, de flore et de faune, d’histoires réelles ou romanesques ».<br /> Tel est Païolive, au-delà du Bois si populaire. Cependant, son approche, sa découverte, sa compréhension, exigent beaucoup d’attention, de recherche personnelle, et d’explications plus savantes. N’a-t-il pas été le théâtre d’antiques civilisations, le témoin de révolutions, de mandements occitans, d’accents méridionaux, le porteur de vie pastorale aussi riche que modeste ? Il garde jalousement ses secrets, sa longue histoire, ses richesses, dont quelques pépites d’or dans le sable de la rivière. Il poursuit : « L’homo sapiens de Néanderthal, puis l’homo sapiens sapiens du Néolithique ont trouvé dans ce pays un lieu de vie. Ils ont même élu un lieu de repos éternel dans des caveaux dolméniques, comme s’ils étaient tellement attachés au pays qu’ils ne voulaient pas le quitter définitivement. Et maintenant encore, certains individus de l’homo modernis ne demandent-ils pas d’y faire répandre leurs cendres ? ». Et d’évoquer ensuite ses mystères : « Lieu agréable et convivial, terrain de jeu pour les enfants, clairière des fêtes et des danses, promenade des amoureux au clair de lune, c’est aussi un lieu de tristesse, avec ses accidents, ses crimes camouflés, un lieu d’ombre et de lumière, avec ses peurs, des loups, des revenants, de la Talabrène, porteuse de mauvais sorts ». Des études scientifiques ont été réalisées et publiées récemment sur les rochers, les animaux, les oiseaux, les insectes, les reptiles, les poissons, les arbres, les plantes, les fougères, les mousses, les lichens, le karst souterrain. Sont signalés plusieurs cas de rareté, dont la cétoine bleue, la géante magicienne dentelée, (saga peds), espèce de sauterelle très longue, mâle et femelle à la fois, la lathrée clandestine, sorte d’asperge découverte depuis peu au cirque de la Padèle. Chaque année, 600 000 personnes visitent le Bois, ce qui en fait le second site touristique de l’Ardèche après le Pont d’Arc.<br /> Par la rédaction du DL | Publié le 12/08/2010 à 05:43 | Vu 3935 fois
Répondre
E
En 1982, il y a eu un double meurtre dans le bois de Païolive. Or à cette époque, je faisais de fréquentes randonnées sur ce territoire si bien qu'un journal a donné mon signalement.Je suis ainsi devenu pendant une certaine période l'un des possibles meurtriers que l'on recherchait..
G
L'article est maintenant référencé par google.
Répondre
V
Bonjour,<br /> Je ressens cela dans les Cévennes.<br /> Nous sommes dévorés par le système, y compris quand on agit pour le transformer, illusion, sans doute.<br /> Amitiés
Répondre
E
La partie de l’Ardèche ou du Gard dans laquelle je me trouvais fait aussi partie des Cévennes. C’est vrai que nous sommes dévorés par le système de la marchandisation. Mais, en même temps, des interactions positives sont en train de se développer entre les étrangers et les natifs du lieu. Personnellement je parie sur ces interactions. Nos hébergeurs, un aviateur et une assistante sociale participent positivement à la transformation du coin, Par ailleurs, pendant que j’y étais, il y a eu une initiation à l’astronomie par des gens qui venaient d’Angers. Et puis que dire du rayonnement de la grotte Chauvet pour des milliers de visiteurs ? Sans conter l’apport de certains marginaux, qui commence à porter ses fruits.
P
Merci !
Répondre
E
Merci à toi Paul, que j'ai du plaisir à retrouver !
H
MERCI pour ce message TONIQUE !!!<br /> OK on y va...<br /> Amitiés<br /> <br /> Hubert
Répondre
E
Merci Hubert !
J
Merci cher Etienne de ce beau texte sur ce terroir que je connais peu mais qui fait partie de mon histoire familiale et j'y suis donc venu suffisamment pour sentir ce que tu dis en positif et en négatif. J'espère que ta prophétie sur l'Ardèche se réalisera et que la Belle n'est qu'endormie. J'aime ta phrase : « l'hospitalité n'est pas dans l'échange, elle n'attend pas de rétribution ».<br /> Très fraternellement à toi.
Répondre
E
Je suis heureux que ce soit toi qui réagisses dans les premiers, sur un sujet qui met en relief l’hospitalité, dans la mesure où tu as des liens forts non seulement avec l’Algérie mais aussi avec l’Ardèche. L’hospitalité ne peut pas être pour toi un concept abstrait, elle est la vie elle-même.<br /> En tout cas merci de tes réactions.
C
Mon cher Etienne, <br /> Je me réjouis de lire ton beau texte … déjà le titre !!<br /> Mais là je pars à Paris, pour quelques jours et serai là Mardi. Quand aura lieu notre prochain groupe ?<br /> Il peut se faire chez moi, car en Septembre, autour du 19, je ne serai pas là. Je pense que tu apprécies de plus en plusta bonne vue !<br /> Bises<br /> CLAIRE H.D.
Répondre
E
Merci Claire pour ton attention sympathique. Ma vue n’est pas encore complètement rétablie mais ça viendra. Bon voyage à Paris. Le prochain groupe aura lieu le 13 octobre chez Denise et Philippe. Si tu veux, nous pourrons faire le suivant chez toi.

  • : le blog mythesfondateurs par : Etienne
  •   le blog mythesfondateurs par : Etienne
  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.over-blog.com/ Le mythe et le conte sont la parole dans sa première gestation. C'est pourquoi, si la parole est malade, comme le dit Vittorio Gasman, il devient urgent de revenir à ses fondements qui sont encore à notre disposition, à travers les mythes et les contes. Lorsque la parole ne fonctionne pas, c'est la violence qui gagne. Les mythes et les contes, par l'apprentissage du processus symbolique qu'ils proposent, sont là pour nous aider à faire sortir la parole de la violence. C'est de la naissance de l'homme lui-même dont il s'agit.
  • Contact

Recherche

Articles RÉCents

Blog De Mythes Fondateurs

Liens

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -