Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 17:07

Enterrement du Christ par Karl Heinrich Bloch

 

LA MORT DE JEAN-NICOLAS

 

La mort fait partie de la vie. Nous la côtoyons chaque jour. Mais parfois, elle nous touche de plus près. C’est le cas pour celle de Jean-Nicolas, décédé, il y a quelques jours seulement. A son enterrement, j’ai dû dire un petit mot que je vous soumets, espérant rejoindre un peu ce qu’il y a de très personnel et d’universel en chacun d’entre nous.


L’hospitalité de la table, et aussi l’hospitalité de la parole et de l’intelligence

Je voudrais saluer toute la famille de Jean-Nicolas, ses deux filles, Anne et Claire qu’il aimait tant, ses petits-enfants qu’il adorait, Monique, la mère des enfants et bien sûr Claire, qui a accompagné Jean-Nicolas, depuis plus de 20 ans et pendant toute la durée éprouvante de sa maladie, ainsi que ses deux enfants venus spécialement des Etats-Unis. J’y ajoute tous ses amis et ceux qui l’ont connu et qui sont ici aujourd’hui. Ce serait bien, si, pour être à l’unisson, avec lui, nous pouvions être dans l’hospitalité. L’hospitalité, c’est l’essence même de notre humanité, c’est même la charité dans ce qu’elle a de plus concret ; j’accueille l’autre qui m’accueille à son tour. Jean-Nicolas avait toute la chaleur de l’hospitalité, l’hospitalité de la table, et aussi l’hospitalité de la parole et de l’intelligence.


Nous étions nés dans un même souffle qui nous dépassait

Si je suis là, à vous parler, c’est parce qu’il y avait entre nous une grande complicité. Nous étions nés dans le même souffle qui nous dépassait : nous voulions aller vers Dieu mais en passant par l’homme. C’était notre chemin à nous, un chemin essentiel, mais aussi un chemin parmi d’autres. Je pense que l’un et l’autre, avec des trajectoires différentes, nous avons essayé d’y être fidèles. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à Angers dans le même noviciat dominicain pendant une année et, pendant trois ans, nous avons étudié ensemble la philosophie à La Tourette (Couvent Le Corbusier d’Eveux).


L’éloignement et les retrouvailles

Au terme de ces quatre ans, sans rien renoncer du souffle qui nous animait, il a voulu prendre une autre voie, ce qui était tout à fait son droit. La promotion de l’homme était toujours dans sa visée. Il a été responsable des ressources humaines dans des entreprises importantes, il a aussi beaucoup travaillé sur la médiation pour réparer certaines déchirures de la société. Mais, pendant de nombreuses années, nous nous sommes perdus de vue

Et puis, en 2007, je travaille quelques semaines au sein d’une ONG où je rencontre Monique. C’est elle qui va m’aider à rétablir le lien perdu avec Jean-Nicolas.

 

Un groupe de la parole pour mieux comprendre l’homme

J’animais alors avec d’autres un groupe de la parole, créé en 1984. C’est ici que nous avons découvert la force de la parole en nous intéressant aux mythes et aux contes. Le groupe renaissait à chaque séance. C’est ainsi que nous avons vu arriver de nombreuses personnes de culture, de nationalité et de religion différentes. Jean-Nicolas et Claire ont vite trouvé leur place. A certains moments même, Jean-Nicolas nous a un peu secoués : il voulait que nous nous intéressions de plus près aux transformations de l’homme sous l’effet du numérique, des algorithmes et des nouvelles découvertes biologiques : pendant cinq séances, Harari, l’auteur d’Homo deus, est devenu notre maître.  Mais nous avons cheminé avec Jean-Nicolas sur bien d’autres sujets : il était toujours présent, vigilant, stimulant. Récemment, nous avons passé plusieurs réunions à réfléchir sur le mystère d’Œdipe dans le théâtre grec. Mais sa maladie l’a empêché d’être présent jusqu’au bout.

 

Jean-Nicolas nous quitte mais j’ai le sentiment très vif qu’il est vivant

Je l’ai alors suivi de plus près et j’ai pu constater l’aide que lui apportait Claire dans sa souffrance. Nous avons continué à réfléchir, à prier ensemble. Il s’intéressait beaucoup à l’Esprit Saint. Le souffle qui nous avait réuni au départ s’intensifiait à nouveau pour un autre voyage. Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, j’ai très mal dormi. Dans la matinée de jeudi il nous a quittés. Claire m’a dit que son visage était pacifié et j’ai personnellement ressenti une grande paix intérieure. J’ai eu alors la certitude qu’il avait bien fait son passage et je me suis dit : « Jean-Nicolas est bien mort et pourtant il est vivant ».

 

Le retour au personnage d’Abraham, l’homme de l’hospitalité

Le parcours de Jean-Nicolas me fait penser à un personnage fascinant, qui fait partie de nos racines spirituelles, mais que nous avons un peu oublié : je veux parler d’Abraham. Abraham, c’est l’homme de l’hospitalité, guidé par un souffle qui le dépasse. Un jour trois hommes se présentent devant sa maison. Il les installe à l’ombre d’un grand arbre, leur offre de l’eau pour se laver les pieds. Sarah, sa femme, confectionne des galettes qu’elle met au four. Et lui s’en va à son troupeau pour choisir un veau bien tendre que ses serviteurs préparent pour le repas des invités. Or le texte nous fait comprendre que, derrière les invités, c’est Dieu Lui-même qui se profile. Il emploie même, en ce qui les concerne, le terme de Yahvé. Lorsque je suis dans l’hospitalité, en m’intéressant à l’homme, c’est Dieu lui-même que je reçois.

Il y a un autre texte que vous connaissez sans doute. C’est celui du sacrifice d’Abraham. Abraham adore son jeune fils Isaac, qui a une dizaine d’années. Or, une tradition religieuse de l’époque demande qu’on sacrifie l’aîné de la famille. Abraham pense que c’est Dieu Lui-même qui lui demande ce sacrifice. Pleurant intérieurement il emmène son fils sur la montagne. Isaac s’inquiète : « Je vois bien le feu et le bois pour le sacrifice, mais où est l’agneau qui doit être sacrifié ? » Abraham ne sait trop que répondre car il est certain que l’agneau c’est Isaac lui-même. Alors il botte en touche : « L’agneau, c’est Dieu qui y pourvoira ». Arrivé sur la montagne, il dresse la table du sacrifice et installe Isaac dessus. Le pire est en train d’arriver. Dieu ne peut pourtant pas tuer un enfant. Abraham prend quand même son couteau et l’élève au-dessus d’Isaac, mais son bras est arrêté au moment où il voit un bélier qui s’est pris les cornes dans un buisson. Il reconnaît alors l’image du faux dieu qui l’a martyrisé jusqu’ici. Et c’est ce faux dieu tout-puissant qu’il sacrifie à la place d’Isaac. Il comprend maintenant que le vrai Dieu ne peut pas vouloir la mort d’un enfant. Décidément il faut se débarrasser des faux dieux pour libérer l’homme. Malgré lui, Abraham, en croyant obéir à Yahvé n’était plus dans l’hospitalité. Le Seigneur le ramène à la raison en transformant l’autel du sacrifice en table d’un repas qu’il va partager avec son fils, Isaac, et finalement avec le vrai Dieu Lui-même.

Etienne Duval

________________________

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

N
Merci pour ces réflexions que je partage . Bon été, au mois de septembre .<br /> Amitiés .<br /> Noëlle Sage
Répondre
E
Merci pour ce partage et bon été !
A
Bonsoir Étienne, <br /> <br /> J'ai pris le temps de lire et ne partage pas tout - sourires<br /> <br /> Bien à toi et amicalement à bientôt<br /> <br /> Anne Marie
Répondre
E
Merci d’avoir lu. Et, pour partager en vérité, c’est bien de dire ce que tu ne partages pas.<br /> Bien amicalement.
C
Merci Etienne, <br /> Bon rétablissement de ta vue et à bientôt pour un autre échange.<br /> amitiés
Répondre
E
Merci Chantal. Et j’échangerai avec plaisir avec toi et Jean une autre fois. En tout cas, l’oubli d’Abraham et de la première alliance a, pour moi, des conséquences graves : il nous écarte de nos responsabilités concernant notre vie sur terre et nous éloigne des Juifs et des Musulmans, qui prennent au sérieux l’hospitalité de tous les jours et vide la charité de sa dimension la plus concrète et la plus banale, qui n’est autre que l’hospitalité elle-même.<br /> Bonne fin de journée !
J
Bonjour Etienne,<br /> Merci de ta réponse, mais j'ignorais que tu avais des problèmes de vision... Car Chantal, ayant beaucoup de travail en des domaines divers et pour passer des vacances tranquilles, n'a pas ouvert tous les messages reçus. <br /> Je te souhaite en bonne voie de guérison et ne t'oublie pas.<br /> Jean<br /> P.S. J'ai pris bonne note d'une prière pour des obsèques :"Toi qui es le Dieu des vivants, donne-lui une place près d'Abraham, Isaac et Jacob."... Fraternellement.
Répondre
E
Merci Jean, je retiens ta prière tout à fait appropriée : :"Toi qui es le Dieu des vivants, donne-lui une place près d'Abraham, Isaac et Jacob."...<br /> Mes problèmes de vision sont passagers. Il s’agissait simplement de supprimer un strabisme ui pme fait voir deux images au lieu d’une. Les choses déjà s’améliorent.<br /> Bien fraternellement à vous deux ! Bravo pour votre réflexion en commun.
J
Cher Etienne,<br /> Merci de nous avoir fait part de l'homélie que tu as adressée à la famille et aux amis présents de Jean-Nicolas. <br /> Tu nous avais informés de la gravité de sa maladie et je ne l'oubliais pas, mais deux années lointaines de fraternité et une mémoire défaillante ne m'avaient pas laissé beaucoup de souvenirs communs; maintenant je le "connais" un peu mieux et je t'en remercie.<br /> Tu souhaites connaître nos "réactions". Recherche délicate! Je ne relèverai qu'un étonnement : tu as cité deux textes de l'Ancien Testament, fait référence aux Mythes et aux Contes, mais rien du Nouveau Testament. Tu cette me diras peut-être que ton homélie faisait partie de cette Eucharistie...<br /> Je ne t'oublie pas et t'assure de mes fraternelles pensées.<br /> Jean
Répondre
E
Bonjour Jean,<br /> Chantal a dû te dire que je sortais de la clinique et que j’avais des difficultés de vision. Je vais donc essayer de répondre brièvement pour le moment. C’est très volontairement que j’ai fait référence à Abraham parce qu’il porte les racines de notre spiritualité et de notre humanité en valorisant l’hospitalité et la lutte contre l’oppression d’où qu’elle vienne et même des faux dieux. Sans doute le Christ n’est-il pas apparu, mais l’Esprit est depuis toujours au travail pour promouvoir la création et l’homme bien sûr. Abraham est l’homme de la première alliance et de la bénédiction par Dieu de la vie terrestre. Nous l’avons malencontreusement oublié, en nous centrant sur la seconde alliance initiée par le Christ et valorisant la vie éternelle. Il me semble qu’il est temps de prendre conscience que la vie terrestre vaut la peine d’ê et que, sans elle, la vie éternelle risque d’être un leurre. C’est aussi un moyen de nous sentir en fraternité avec les Juifs et les musulmans et avec tous les hommes de bonne volonté. Mais je reprendrai ce dialogue lorsque j’y verrai plus claqir.<br /> Bien amicalement.
C
Cher Etienne, <br /> Tout d’abord merci de nous avoir transmis votre parole à propos de la mort de Jean- Nicolas. Vous nous demandez de vous dire ce que nous en pensons, quelles sont nos réactions, malgré la peine. Je suis sensible à la confiance que vous nous faites.<br /> Lorsque vous nous avez appris le décès de Jean- Nicolas, j’ai vu Jean- mon mari- très ému. Il le connaissait bien, pour avoir été au noviciat d’ Angers puis à l’ Arbresle . Il a goûté, comme vous, à ce « même souffle qui vous dépassait ». Lorsque nous sommes allés à l’Arbresle, invités par Alain Durand, il y a quelques années, je me souviens vous avoir vu et écouté. Je me souviens de plusieurs amis de Jean ; je n’ai pas de souvenir de Jean-Nicolas…. était-il venu ?.<br /> Comme vous le comprenez, Jean a pris une autre voie que la vôtre, sans renoncer à ce souffle et nous avons fini par nous rencontrer et décidé de faire la route ensemble…il y a 47 ans. Ce que je sais de ce que vous avez vécu à l’ Arbresle, c’est Jean qui me l’a appris… avec discrétion. Institutrice de l’Ecole publique et partageant l’aventure des Equipes Enseignantes, je connaissais très bien Patrick Jacquemont, un peu Jean-Pierre Jossua. Plus tard, j’ai rencontré Alain Durand grâce à son travail avec les Equipes d’ Amérique Latine. C’est pour cela que mon expression est libre et sans doute différente de celle de Jean. Grâce à vous et à votre parole, nous avons réfléchi et discuté ensemble. <br /> Ce que vous dites de l’hospitalité « essence même de notre humanité »me donne beaucoup à réfléchir, j’apprécie. Ce que vous nous apprenez sur ce que vous apporté le groupe de parole, le regard sur les mythes fondateurs nous permet de saisir un peu votre cheminement à tous les deux. … mais il ne me semble pas judicieux, ce jour là, à cet instant là d’évoquer Harari et Œdipe. <br /> Je trouve formidable que vous éprouviez le « sentiment très vif qu’il est vivant » , qu’il a « bien fait son passage ». J’ai tendance à le croire aussi. Je crois très fort qu’on lui a dit « tu as toujours travaillé à ma promotion », « tu as toujours cherché la médiation, toute ta vie tu as été fidèle à l’esprit qui ta porté jeune »…. « Viens près de moi » …..<br /> Voilà, c’est cela que je m’attendais à entendre de votre part…..une réelle référence à l’ Evangile qui nous anime tous, au plus profond de nous- même, dans le monde qui nous entoure. Nous partageons la vie de nos contemporains, d’où qu’ils viennent, où qu’ils aillent….. <br /> J’avais vraiment envie de vous le dire et vous fais grâce de tout le reste : nos enfants, nos quatre petits- enfants, notre vie sociale, nos inquiétudes …. <br /> Avec mon amitié Chantal Guilbaud
Répondre
E
Je m’excuse de réagiri tard. Je rentre de la clinique, où je me suis fait opérer des yrux pour un strabisme. J’ai encore un peu de difficulté à lire. J’entends bien tout ce que tu dis, mais cétait tout à fait intentionnel que je parle d’Abraham et d’Harari. D’une part il y a une première alliance avec Abraham qui représente une bénédiction de la vie terrestre en soulignant l’importance de l’hospitalité, la lutte contre les oppresseurs et les faux dieux. D’autre part, j’avais bien dit que nous voulions aller vers Dieu en passant par l’homme. Aussi il me paraît important que nous intéressions aux grands enjeux actuels concernant l’humanité. Le Christ de son côté nous engage dans une nouvelle alliance qui nous engage au-delà de la mort dans la vie éternelle. Je pense, bien sûr, que c’est très important, mais pas au point d’oublier tout le travail de l’Esprit antérieur au Christ, et toute son action pour la promotion de l’homme aujourd’hui. Excuse-moi, j’ai de la difficulté à continuer parce que je n’y vois pas grand-chose. Je reprendrai la disscussion plus atrd.<br /> En tout cas avec toiute mon aùmoitié.
X
Xavier CHARPE <br /> 17:07 (il y a 1 heure)<br /> À moi<br /> <br /> Etienne,<br /> <br /> “La continuité de l’élan original”... Je crois beaucoup à cela,malgré ce qui peut apparaitre comme des virages, des changements, des ruptures. Comme tu le sais les chemins de montagne serpentent beaucoup, n’empêche qu’ils montent. Je me dis parfois que Dieu a de la suite dans les idées à notre sujet.
Répondre
E
Tu as raison. Il faut apprendre à regarder avec les yeux de Dieu, qui reste notre guide, quels que soient les aléas du parcours. Il est plein de tendresse et de miséricorde là où nous avons tendance à juger.
C
Ton témoignage d'amitié et de fraternité pour Jean Nicolas est touchant et chaleureux par contre je n'ai pas vu le lien avec le paragraphe final sur Abraham...
Répondre
E
Bonsoir Chantal, <br /> <br /> Je commence par l’hospitalité de Jean-Nicolas : « L’hospitalité de la table, de la parole et de l’intelligence ». Et ensuite je remonte à l’hospitalité exemplaire d’Abraham, qui donne son sens à la première alliance de Dieu avec les hommes…<br /> Bonne soirée !
B
J’ai bien aimé ton texte sur Jean-Nicolas. Le souffle de l’Esprit et la reconnaissance de Dieu dans les autres, notamment dans ceux qui souffrent, sont deux éléments de la vie chrétienne qui me parlent beaucoup.<br /> <br /> J’ai aussi découvert , à travers ton texte, des aspects de la vie de Jean-Nicolas que je connaissais peu et en particulier les liens que vous avez pu tisser tous les deux depuis plusieurs décennies.<br /> <br /> Comme je te l’ai dit, sa mort me touche beaucoup car nous nous sommes croisés il y a bien longtemps sur les bancs du collège ; nous nous sommes ensuite perdu de vue pendant de longues années jusqu’à ce que je le croise à nouveau notamment grâce au groupe d’octobre. Je ressens beaucoup d’affinité avec lui et je regrette que nous n’ayons pas davantage parlé notamment au cours de ses dernières années…<br /> <br /> Avec toute mon amitié.<br /> <br /> Bernard Beaudonnet
Répondre
E
Je ne suis pas étonné que vous soyez en affinité l’un avec l’autre. Il est un peu notre contemporain à tous. A cette époque, et je pense que nous avions raison, nous ne voulions pas séparer la recherche de l’homme et la recherche de Dieu. C’est souvent parce que nous découvrions un grand sens de la liberté humaine chez les Dominicains que nous étions attirés par la voie qu’ils traçaient dans les années 50-60. Et puis, j’ai insisté sur le personnage d’Abraham parce que nous l’avons oublié et avec lui l’importance de la construction humaine dans cette vie terrestre avec l’hospitalité, la lutte contre les faux dieux, et l’oppression d’où qu’elle vienne. Par là même nous avons oublié notre lien essentiel avec les autres religions, notamment le judaïsme et l’Islam.
X
Etienne, j’ignorais l’existence de Jean Nicolas. Décidément le groupe des frères de l’Arbresle. Dire qu’il s’en est fallu de peu que j’en fasse parite... mais je ne voulais pas être dans l’aire géographique de la tribu Charpe, trop nombreuse. Il faut sortir de la fratrie pour aller vers la fraternité.<br /> <br /> Le thème de l’accueil et de l’hospitalité, qui marche avec celui de l’écoute. Je viens en quelques semaines d’avoir deux ou trois expériences d’amis qui avaient des choses énormes à dire et qui avaient besoin de quelqu’un qui les écoute. On se tient là et on écoute. Je crois, cela fait partie de mes marottes, que l’accueil précède le don.<br /> <br /> Bien à toi. Xavier.<br /> <br /> Bien à toi. Xavier.<br /> <br /> As-tu des nouvelles de Douchin ?
Répondre
E
Comme tu as pu le voir, Jean-Nicolas avait une grosse importance pour moi. Il m’a paru essentiel de montrer la continuité de l’élan initial, là où il y avait apparemment une rupture.<br /> C’est vrai qu’avec l’hospitalité, l’écoute a une importance essentielle pour remettre dans la dynamique de la parole. Toi, au-delà de la parole, tu fais référence au don. C’est plus original même si c’est dans tes « marottes ». Ça m’intéresse de penser que l’écoute réveille le don. C’est certain et, pourtant dans l’hospitalité, le don est à l’origine, comme quelque chose d’inconditionnel, comme l’expression de la Vie elle-même et de sa priorité…<br /> J’ai longuement parlé avec François, la semaine dernière. J’admire son attention à tout ce qui se passe.<br /> Très bonne journée !
M
Merci Etienne pour ce témoignage.<br /> Je n’ai le souvenir d’avoir rencontré Jean-Nicolas, mais j’ai pensé à vous mercredi.<br /> Michel
Répondre
E
Jean-Nicolas a quitté La Tourette en 1962, à un moment où tu n’étais pas encore rentré. Je constate en effet que beaucoup sont partis. Mais, pour un grand nombre, ils ont poursuivi leur engagement dans un autre cadre. C’est aussi cela que je cherche à valider.<br /> Très bonne fin de journée !
M
Ton récit tombe bien ! Nous avons perdu notre voisin que nous aimions beaucoup et qui ressemble à ton ami : c était un homme dévoué aux bullysois, ,très charitable ,et au même moment nous accueillions un jeune homme en chemin sur saint Jacques ,malade nous demandant l‘hospitalitè ! . Quelle journėe !
Répondre
E
Merci de tes réactions qui tombent bien elles aussi. Le chemin de Saint-Jacques est un chemin d'hospitalité pour les marcheurs comme pour ceux qui les reçoivent comme vous. Merci Michelle. Je me permets de mettre ton commentaire sur le blog. Très bonne journée à tous les deux.
G
Google a déjà référencé cet article.
Répondre
O
Merci à Olivier de faire référence, une fois encore, à l'article du mois de juin. Appuyez sur son nom.
Répondre
J
Bonjour ETIENNE, j'ai lu ton texte: il est trés beau; il est vrai. Je pense que tu as laissé parler ton coeur, et que tu n'as pas eu à faire appel à ton intelligence.<br /> <br /> Trés amicalement. J.P.
Répondre
E
C'était un ami de très longue date. Lorsque nous nous sommes rencontrés à nouveau après de longues années de séparation, noue étions toujours sur la même longueur d'ondes et, je pense, sous l'élan du même Esprit..<br /> J'espère que tu vas toujours aussi bien que possible.<br /> Bien amicalement à toi et à Raymonde !
D
La sono défaillante de l'église d'Écully m'a empêché de saisir la globalité de ton sermon.<br /> Le texte de ton blog me permet, enfin, d'en gouter toute la saveur.<br /> En particulier, la finale, qui me semble une bonne interprétation du texte biblique, à la mode de Bretagne, faite pour l'assemblée.<br /> Une vraie prédication.<br /> denis
Répondre
E
Merci Denis pour ta bienveillance. J'étais un peu humilié hier, car ayant un problème aux yeux et ne pouvant pas bien lire, je ne pouvais pas vraiment parler. Mais avec l'opération de lundi, je pense que je vais pouvoir récupérer une très bonne vision.<br /> Très bonne journée !.
G
Merci pour le partage.<br /> Bien amicalement
Répondre
D
Merci Geneviève et très bonne journée !
D
Etienne , c'est la 2ème fois que je reçois tes messages dans ma boîte "indésirables "...<br /> Je ne connaissais pas assez Jean Nicolas pour dire ses qualités , mais la fin de ton texte est forte, le passage de l'autel du sacrifice à la table du partage...
Répondre
E
C’est aussi ce qui se passe apparemment dans l’eucharistie.<br /> Merci de ta réaction
A
Merci Etienne pour ce beau sermon. J’ai un peu connu Louis Herique, fort sympathique, puis je l’ai perdu de vue comme beaucoup d’autres. Tu en as fait un beau portrait. Merci pour ce texte.<br /> Alain
Répondre
A
C'était, pour moi, comme une nécessité. Il a été fidèle jusqu'au bout à sa recherche du début, ce qui montre que les chemins de l'homme sont multiples.

  • : le blog mythesfondateurs par : Etienne
  •   le blog mythesfondateurs par : Etienne
  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.over-blog.com/ Le mythe et le conte sont la parole dans sa première gestation. C'est pourquoi, si la parole est malade, comme le dit Vittorio Gasman, il devient urgent de revenir à ses fondements qui sont encore à notre disposition, à travers les mythes et les contes. Lorsque la parole ne fonctionne pas, c'est la violence qui gagne. Les mythes et les contes, par l'apprentissage du processus symbolique qu'ils proposent, sont là pour nous aider à faire sortir la parole de la violence. C'est de la naissance de l'homme lui-même dont il s'agit.
  • Contact

Recherche

Articles RÉCents

Blog De Mythes Fondateurs

Liens

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -