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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 15:03

Eugène Roger, le serpent d'airain

 

Chacun, dans le monde entier, est en train d’assister, avec Donald Trump, à la remise en cause de trois millénaires de civilisation. Sa réussite pourtant apparente ne peut être que de courte durée. Mais, comme si l’histoire était guidée par une main invisible, l’égarement dont il fait preuve pourrait fonctionner comme un recul pour mieux sauter en avant.


Le repli identitaire et le rejet de l’autre

Toute l’action du président américain repose sur le slogan « America first ». L’Amérique s’est perdue, il faut qu’elle commence à s’occuper d’elle-même et revienne à son identité pour réussir. C’est apparemment une mesure de bon sens que préconisent aussi l’Italie et de nombreux pays dans le monde. Il y a pourtant dans cette mise en avant de l’identité un leurre qu’a mis en relief le mythe grec de Narcisse, car l’identité sagement recherchée est inconsistante : elle n’est qu’une image, une idole trompeuse. Narcisse est amoureux de lui-même : il est en admiration devant son image reflétée dans l’eau. Au moment où il voudrait coïncider avec lui-même, l’image s’échappe et le livre au désespoir et finalement à la mort.

En réalité l’homme ne peut devenir lui-même qu’en se confrontant à l’autre. C’est ce qu’avait compris Abraham : en donnant l’hospitalité à des étrangers de passage, il s’est aperçu que c’était Dieu lui-même qu’il recevait. Mohamed reprend le même exemple et nous fait comprendre, dans la sourate « Les ouragans », que l’hôte accueilli est en réalité un ange qui nous conduit vers notre destinée. Il pose ainsi l’hospitalité comme un principe majeur de l’Islam et du devenir de l’humanité.


La non prise en compte du manque et l’oubli de la durée

Donald Trump réagit comme un enfant. Il veut à tout prix gagner pour obtenir tout, tout de suite. Il ignore qu’en réalité il faut jouer avec le manque, prendre son temps pour atteindre ses objectifs dans une histoire qui se construit au jour le jour. Il faut éviter le trop grand empressement qui nous écarte de la bonne voie. C’est en tout cas un des premiers conseils que Dieu donne dans la Bible. On a beaucoup critiqué l’idée de la faute originelle. Or la langue espagnole nous fait comprendre que la faute renvoie au manque car « faltar » veut dire manquer. Au début de son existence, l’homme est en manque de ce qui lui est nécessaire pour réussir. Il doit donc accepter ce principe de réalité et ne pas trop s’alarmer de ses échecs et de ses égarements. Il ne faut pas s’appuyer uniquement sur ses propres efforts mais compter aussi sur le souffle intérieur de la vie qui nous est donné constamment dans la durée.


La pulsion qui s’oppose au désir et finalement à l’amour

Manifestement, le président Trump est presque constamment dans la pulsion même s’il semble préparer des coups à moyen terme. Il oublie que l’énergie de la réussite exige que l’on passe de la pulsion au désir car le désir colle avec le souffle de la vie et s’inscrit dans le long terme. Progressivement il trouve son plein accomplissement dans l’amour. L’Evangile nous offre un très bon exemple de l’opposition entre la pulsion et le véritable amour. Il s’agit de l’épisode sur la femme adultère (Jean, 8,1 à 11). Des hommes pleins d’exigence morale viennent devant Jésus avec une femme prise en flagrant délit d’adultère. Selon la Loi il faudrait la lapider. Qu’en pense donc le maître ? Pour écarter le piège et sauver la pauvre femme qui est en danger de mort, le maître dit aux hommes assoiffés de justice : « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre ! » Après plusieurs minutes, ils partent tous les uns après les autres. Ils viennent de prendre conscience qu’ils peuvent aussi s’égarer, comme la femme adultère, sous l’influence de leurs pulsions incontrôlables. Alors Jésus se sent pris d’amour pour cette femme qu’il vient de sauver. « Personne ne t’a condamnée ? – Non, dit-elle – Moi non plus je ne te condamne pas. Continue ton chemin et ne t’égare plus. » Lorsqu’on est sur un chemin de vie, la pulsion s’efface pour laisser place à un amour qui ne condamne pas et ne juge personne.


Le machisme, à peine déguisé, qui compromet la place des femmes dans la société

Sans vouloir porter un jugement défavorable, il est facile de constater que le machisme est toujours apparent chez notre président. Or une telle attitude contribue à écarter le rôle essentiel des femmes en dehors de la maternité, rôle reconnu depuis des milliers d’années. Dans le mythe égyptien de « Ré et Isis », même si nous sommes dans le monde des dieux, il est bien évident que Ré représente l’homme et Isis la femme. Or Isis trouve que Ré est enfermé en lui-même tellement il se croit parfait. Il est donc impossible d’avoir une vraie relation avec lui. Ré est aussi le soleil qui tourne dans le ciel jours après jours. Alors Isis pose un serpent fait de glaise sur son passage journalier. Lorsque Ré arrive sur le passage, le serpent prend vie et pique le soleil au point de menacer sa vie elle-même. Tout le monde vient à son secours, mais seule Isis a la clef de la situation. « Je peux te venir en aide, dit-elle, si tu me donnes ton nom. » Ré hésite et puis finit par céder. « Prête-moi ton oreille dit-il ». La femme lui prête son oreille et le soleil y inscrit son nom. Alors Isis peut appeler Ré par son nom et le ramener à la santé. C’est une manière de dire que si l’homme donne sa semence pour la maternité, la femme en échange l’engendre à la parole, en l’appelant par son nom. C’est la même idée que l’on retrouve dans les Mille et Une Nuits, avec Shahrazade. Ici, en racontant des histoires, la femme fait passer l’homme de la violence à la parole.


L’apologie du rapport de force et la toute-puissance

Toute la politique de Donald Trump repose sur le rapport de force. C’est d’une certaine façon, la violence qui s’impose pour aboutir à ses fins. La manifestation la plus flagrante de ce comportement s’exprime dans la relation avec l’Iran. Non seulement il exclut toute relation avec ce pays mais il contraint les autres à en faire autant sous la menace d’une fermeture du marché américain. Et pourtant l’histoire nous montre que l’humanité ne peut se construire que s’il y a renoncement à la toute-puissance. A tel point que les trois religions monothéistes trouvent leur premier fondement dans le sacrifice d’Abraham (Gen. 22, 1-19). Pour obéir à la tradition de l’époque, Abraham se voit contraint en conscience de sacrifier son fils Isaac. Mais lorsqu’il élève le couteau, son bras est arrêté par une main invisible. Et, à ce moment, il voit un bélier qui s’est pris les cornes dans un buisson. Il reconnaît alors dans l’animal sa propre toute-puissance. Et c’est elle qu’il va sacrifier en immolant le bélier. En réalité, non seulement la sienne mais aussi celle de la tradition qui enchaînait sa conscience.


La leçon du serpent d’airain

 La violence laisse sa marque dans toute l’histoire non seulement hier mais aussi aujourd’hui. C’est pourquoi il peut être utile de découvrir comment Moïse, dans la bible, a réussi à échapper à ses effets désastreux. Avec les Hébreux, il traversait le désert, lorsqu’il fut attaqué par les Cananéens, qui lui barraient le passage. On dut recourir aux armes pour écarter l’ennemi. Mais bientôt, l’ennemi n’était plus seulement à l’extérieur, il se révélait à l’intérieur du groupe lui-même. Les marcheurs souffraient de la faim et de la soif et leur colère s’enflamma contre leur chef. Et puis, de fil en aiguille, des mutineries se développèrent dans le groupe, chacun imitant la violence de l’autre sans plus savoir les raisons de son emportement. Le récit dit que des serpents brulants conduisaient à la mort de nombreux Hébreux. C’était une manière de dire que les hommes se comportaient entre eux comme des serpents venimeux. Il y avait là un danger énorme de voir le peuple se décimer de lui-même. Moïse eut alors une inspiration de génie (Les Nombres XXI, 4 à 9). Il fit représenter la violence meurtrière sous la forme d’un serpent d’airain qu’il commanda d’installer sur un grand étendard, au sommet d’un mont, pour que tout le monde puisse le voir. L’expérience lui donna raison, car, en le regardant, les Hébreux emportés dans leur élan meurtrier, prirent conscience que la violence était en eux et qu’ils pouvaient ainsi la maîtriser. En l’intégrant, ils pouvaient retrouver la raison et passer à la parole.


Du serpent d'airain au bond en avant de la civilisation

Qu’il le veuille ou non, le président des Etats-Unis est en train de narguer le monde entier en mettant au défi la civilisation que l’humanité a construite depuis des milliers d’années. Bien plus il menace la survie de la terre en refusant d’appliquer les mesures contre le réchauffement climatique. Sans s’en apercevoir, il montre au monde entier ce que peut produire la toute-puissance d’une superpuissance : elle peut nous conduire à la mort. Mais heureusement, dans sa naïveté, il est comme le serpent d’airain de Moïse : il fait prendre conscience à chacun de ce qu’il ne faut pas faire. Dans le meilleur des cas, il pourrait bien représenter le vaccin dont le monde a besoin pour sortir des impasses qui l’empêchent d’avancer et lui permettre ainsi d’assumer le recul nécessaire pour un nouveau bond en avant.

Etienne Duval


 

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commentaires

C
Merci de ton retour toujours bien éclairé.
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C
Bonjour Étienne,<br /> <br /> Je te remercie.<br /> <br /> J’ai lu avec attention ton blog sur Trump et j’ai pris le temps de la réflexion pour te répondre car le personnage semble limpide et globalement cohérent dans ses attitudes. Par contre, ce qui questionne, c’est la pertinence du United States of America qui est bien mis à mal!<br /> <br /> Trump divise profondément son pays et c’est peut être là que le bas blesse plus que partout ailleurs.<br /> Pour être fort, il faut faire corps ce que font les chinois. Du l’autre côté de l’Atlantique, c’est un peu la faille de San Andreas qui se réveille... <br /> <br /> Trump capte la lumière sur lui car il ne vit qu’au travers de cela depuis l’enfance et cette énorme faille en lui.<br /> Autour de lui, il y a beaucoup de zones d’ombres... à commencer par sa femme qui vit dans l’ombre comme un fantôme!<br /> <br /> Il divise, il provoque, il enflamme, il joue avec le feu !<br /> Et il manque de respect envers les autres, la Terre, les éléments, sa propre nature. <br /> <br /> Ce qui me vient intuitivement à l’esprit comme image quand je pense à Trump, ce sont les 4 éléments de la carte du bateleur du Tarot de Marseille.<br /> <br /> Feu Eau Air Terre<br /> Il joue avec ces 4 éléments qui se déchaînent ... les feux en Californie, la pollution des eaux et de l’air dont il se FOU, et la Terre qui va elle, finir par se réveiller et se fendre sous ses pieds. Ça commence à Hawaï avec les volcans qui se réveillent.<br /> <br /> Je crois qu’il va finir par se consumer sur lui même... la Terre est ronde ! <br /> Mais sa tête ne tourne pas rond et n’est pas au diapason de la nature, sa propre nature. Il y a dissonance totale derrière cette image de toute puissance affichée. Il n’y a pas d’ancrage. Il n’y a plus d’unité aux USA ! <br /> <br /> Je ne sais pas si tu me suis mais cette lecture m’est apparue comme limpide.
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E
Nous faisons la même analyse mais nous prenons chacun un des deux bouts de la chaîne. Personnellement j'insiste sur la toute-puissance (tout se construit autour de moi, je me positionne eu centre du monde) et toi tu insistes sur la division qui est la conséquence de la toute-puissance si bien que la stratégie de Trump va finir par le désastre, à moins que le spectacle qu'il donne ramène son pays et le monde entier à la raison.
G
Cher Etienne, <br /> Merci de l'envoi : on se partage avec plaisir ton dernier blog sur TRUMP... Certains le proposent comme discussion pour une prochaine réunion de communauté : pour qui connait un peu l'AT et se passionne à l'étude des mythes, ton texte est limpide, et complète bien le précédent.
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E
Merci Georges de ton commentaire sur le blog concernant Trump. Il me semble important de dire des choses avant qu’il ne soit trop tard
J
Merci à toi cher Etienne de cette réflexion. Tu mets les mots justes, et les concepts, pour dire une réalité mortifère dont Trump est un des plus beau jouets. <br /> Très fraternellement à toi.
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E
Merci Jean-Paul de faire écho à cet article.
G
Google fait maintenant référence au nouvel article du blog.
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J
Bonjour Etienne ,<br /> <br /> <br /> merci pour cette analyse que je partage en grande partie . Ton optimisme raisonné fait du bien mais la montée des nationalismes en Europe , le soutien des Américains à leur Président , les élections au Brésil me font craindre le pire ...<br /> <br /> <br /> Bien amicalement .<br /> <br /> <br /> Josiane
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E
C'est bien face à ces replis identitaires à l'image des positions de Trump que j'ai voulu réagir. Il faut réapprendre à tenir les deux bouts de la chaine, celui de l'Amérique et celui du monde, celui de la France et celui de l'Europe, moi et l'autre...<br /> <br /> Bien amicalement.
G
Non la fidélité ne doit pas être une valeur dans le sexe mais elle doit l’être dans l’amitié. <br /> <br /> Donner ou engendrer !!!! J’ai besoin de cours particulier pour comprendre mais il est vrai que je suis bête, c’est ma mère me l’a dit. Alors tu as certainement raison. <br /> A plus ! <br /> Geneviève
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E
Non, Geneviève, tu n’es pas bête et tu en es loin. Tu as même une qualité rare, c’est celle d’oser penser. Alors ne m’en veux pas de t’avoir titillée. C’est vrai que j’étais énervé de voir que tu n’avais pas saisi la position révolutionnaire d’Isis et Shahrazade sur la femme. Mais il faudrait, une fois, qu’on en parle de vive voix.<br /> Bien amicalement.
H
Tu as raison. Le pire n’est pas toujours sûr<br /> <br /> Amitiés<br /> <br /> Hugues
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E
Tu as raison. Mais, dans certaines circonstances, il faut réagir vite pour éviter le pire.<br /> <br /> Bien amicalement.
G
Réveile-toi Etienne ! Femme adultère et péché ce n’est plus audible, femme qui donne la parole aux hommes non plus. Ceci dit, je suis heureuse de te sentir en forme amicalement. Geneviève
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E
Tu as raison de vouloir un peu m’asticoter. Mais je vais le faire à mon tour. Il faut savoir se replacer à d’autres époques. Et même si l’on évite de parler péché, la fidélité dans le couple n’est pas une valeur dépassée. D’autre part, ce n’est pas le Christ qui ramène la morale, ce sont ses opposants. Lui ne juge pas et ne condamne pas. Enfin, tu ne sembles pas avoir bien compris cette chose extraordinaire que révèlent Isis et Shahrazade : la femme ne donne pas la parole à l’homme, il est dit qu’elle engendre la parole chez l’homme, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Mais tu as encore la parole pour réagir.<br /> Très bonne journée !
F
Merci pour cette reflexion J aimerais dire plusieurs choses 1 Trump n est pas seul il a avec lui un peuple qui l a porte Il correspond a ce que veut l Amerique a un moment donne Il a su reunir la moitie des Americains Je crois que de tres nombreux peuples dans le monde sont tres sensibles a ce discours de fierte nationale Comme le Bresil aujourd hui 2 Je crois que nous sommes loin du mythe de Narcisse Nous n avons jamais ete autant traverse par la mondialisation Le mot d ordre qui consiste a valoriser en permanence l heterophilie ou la haine de soi est plutot monnaie tres courante dans les medias dominants 3 Je crois meme qu il faut regarder d autres mythes, les mythes opposes a la morale de Narcisse ou les heros a force de haine de soi se trouve dans une confusion identitaire et une sterilite dramatique C est le cas de l Allemagne par exemple aujourd hui Haine de soi Confusion Identitaire Sterilite dramatique
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P
En fait je m etonne que vous vous etonniez que la politique soit un rapport de force, qu elle soit quelque chose de masculin. Vous sembez meme le deplorer. <br /> Mais que Trump defende les americains est la base de sa legitimite meme ! Poutine defend les Russes, Merkel defend les allemands et j aimerais croire que le president elu par les francais existe pour defendre... les francais ! <br /> Aussi, Trump ne serait anime que par ses pulsions, sous entendez vous qu il est bete ?
E
Merci pour vos réactions qui font progresser la réflexion. Je suis d’accord, Trump n’est pas seul sinon il n’aurait pas été élu. Il est même le produit d’un peuple. Ce qu’on peut lui reprocher c’est qu’il est dans une logique univoque. En tout cas, le Brésil qui va dans le même sens nous fait craindre le pire car le passé sombre pourrait se répéter. Par ailleurs qu’il y ait une fierté nationale ne me déplait pas. La nation, comme la communauté, est une valeur sur laquelle il ne faut sauter à pieds joints. Ensuite, c’est vrai, Narcisse n’est qu’un mythe parmi d’autres. Je l’ai pris pour contrer le repli identitaire qui se développe aujourd’hui en de multiples endroits et valoriser, en même temps, le rapport à l’autre. Cela veut dire que la recherche d’identité est honorable, à condition qu’elle passe par l’autre. Lorsqu’elle est marquée par le rejet de l’autre, elle n’est qu’une simple image sans consistance comme le révèle mythe de Narcisse. Mais c’est vrai, la haine de soi ne peut rien produire de bon. Une fois encore il faut sortir de l’univoque. Il n’y a pas d’amour de l’autre sans amour de soi. Il n’y a pas d’Europe possible sans respect des nations. Ce qui est important aujourd’hui, c’est la promotion du sujet, qui joue entre l’individu et le collectif, entre soi et l’autre. Je suis moi mais je suis aussi autre…
O
Merci à Olivier, qui continue à servir de trait d'union en faisant référence aux articles de ce blog dans oxymoron fractal..<br /> Appuyez sur le titre.
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F
Bonsoir Etienne, <br /> Merci pour ce texte, très intéressant. <br /> Je le transfère maintenant à un groupe avec lequel nous avons abordé aujourd'hui la question du mal .<br /> Avec mon amitié. <br /> Françoise
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E
Merci Françoise. Tant mieux si je vous aide à comprendre ce qu’est le mal. Personnellement je ne sais pas trop ce que c’est. Il me semble qu’il est du côté du dérisoire et de l’insignifiance, comme le pense Anna Arendt.<br /> Bien amicalement.
D
Par sa profession, Trump est un prédateur, qui fait ses coups en solitaire.<br /> Son génie est son excellent flair.<br /> Comme tous les prédateurs, il agit seul, il étrangle seul, il dévore seul dans le respect de la loi. D'où sa démarche contre tout multi et son attrait du face à face, les yeux dans les yeux.<br /> Son ameria first est de l'emballage.<br /> Mais votre attention, qui mange sera mangé.
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E
Sans doute, as-tu raison, qui mange sera maison. Merci car ce sont nos discussions sur le péché qui m'ont amené à traiter de ce sujet..
C
Mon cher Etienne , Bonne idée que le contenu de ce blog , qui c’est bien évident m’intéresse aussi beaucoup car c’est l’histoire qui se passe aux USA !...<br /> Après, philosophiquement, il y a des points qui me parlent et d’autres beaucoup trop compliqués et pas évidents, sauf Pour toi !!<br /> Au plaisir de te revoir bientôt<br /> Chaleureusement.<br /> CLAIRE
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E
Merci Claire de réagir. Je sais que tu as la moitié de ton cœur aux Etats-Unis et j’avais un peu peur de provoquer ta fierté. Mais heureusement, je vois que ce n’est pas le cas. A bientôt !

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