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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 14:54

Le caducée

 

L’ostéopathe, le serpent et la parole

 

Je voudrais vous raconter une histoire très récente. Elle date d’une quinzaine de jours à peine. La raconter est, pour moi, une obligation, de telle sorte qu’elle produise tous ses effets positifs.


L’ostéopathe

Chaque année je vais consulter un thérapeute pour une séance d’ostéopathie. Ce n’est pas un mal particulier qui m’amène à ce rendez-vous annuel. Après expérience, je me rends compte que chaque séance contribue à améliorer mon état général. L’ostéopathe remet en route la machine de telle manière que je devienne mon propre médecin et opère ma propre guérison. Vous pensez, sans doute, que cela est magique. Non, c’est plutôt un retour aux origines de la médecine, comme vous le comprendrez  plus tard.


Le blocage

Au départ, je me positionne, le dos face au thérapeute. Il acquiert ainsi une idée générale de mon état. C’est alors qu’il me demande de m’étendre sur le dos et parfois sur le ventre. Ses massages commencent par le bas et s’effectueront tout le long de la colonne vertébrale. Parfois ils s’attarderont sur telle ou telle partie du dos, selon les problèmes particuliers qui sont détectés. Ils se font très en douceur sans  aucune brusquerie, qui pourrait contrarier l’une ou l’autre vertèbre. Mais assez vite le thérapeute constate un durcissement des muscles.


La question

L’ostéopathe inquiet me demande si je n’ai pas eu un traumatisme important. « Ce que je constate, me dit-il, vient souvent d’un événement qui finit par blesser profondément l’individu  et le corps tout entier ». A part un accident de bicyclette, je ne détecte, dans ma vie, rien de très important. En souriant je dis que tous les membres de ma famille ont eu un accident mortel. Mais finalement ils en sont sortis bien vivants. Où donc veut m’emmener ce thérapeute, pas tout à fait comme les autres ? Il y a bien quelque chose, un domaine intime que je voudrais tenir secret. Je finis par céder en le nommant.


Grande surprise : la parole provoque un déblocage

A peine mon évocation énoncée, les petits muscles jusqu’ici contrariés se détendent. Le thérapeute est surpris, émerveillé. Il a compris que quelque chose d’important venait de se passer. Avant de me soulever de l’assise sur laquelle je suis étendu, il me dit : « Faites attention, ne vous relevez pas trop vite ! » Il avait bien raison de m’avertir ainsi. Aussitôt dressé sur mes deux jambes, je me sens pris de vertiges. « Ne vous inquiétez pas, reprend l’ostéopathe. C’est normal : votre corps a beaucoup travaillé. » Reprenant mes esprits, je paie ma consultation et je repars, sachant bien que d’autres événements m’attendent. Le processus enclenché est loin d’être terminé.


Mon écriture se débloque à son tour

Depuis pas mal de temps, je sentais que mon écriture était un peu bloquée. Et cela m’humiliait d’autant plus que je suis graphologue, à  mes heures perdues, théoriquement reconnu par la profession.  Or, depuis ma séance d’ostéopathie, mon écriture se détend comme les muscles de ma colonne vertébrale. Ce phénomène me paraît de bon augure car, pour moi, l’écriture est la matrice de la parole. En effet, les choses finissent par se clarifier dans ma tête. Au-delà du domaine concerné par mes difficultés, je prends conscience d’un traumatisme important, qui, d’une certaine façon, m’a fait traverser la mort.


Le serpent qui pique et qui guérit

Le problème, c’est que le traumatisme a été provoqué par un individu, que je connaissais. Aussi je sens la révolte monter en moi, comme si cette personne m’avait détourné de ma voie et avait anéanti le bon déroulement de ma vie. Avec un peu de réflexion pourtant, je fais machine arrière en pensant au serpent. Le serpent pique et, en même temps, il guérit. Il nous permet d’être affronté à la mort et c’est de sa blessure que peut jaillir la parole qui nous sauve. Sans affrontement à la mort, il n’est pas de parole véritable. Un mythe égyptien, « Le conte du naufragé »,  le montre avec beaucoup d’habileté. Un marin, sur un bateau avec une centaine de compagnons, s’est trouvé affronté à une tempête. Il en est ressorti le seul survivant et se retrouve sur une île, regorgeant de fruits, de céréales et de légumes de toute espèce. Assez rapidement,  un serpent s’interpose, c’est lui le propriétaire de l’île. Le marin prend peur et voudrait se sauver. Mais avec beaucoup d’aménité le serpent le fait entrer dans son antre et le convie à une séance de thérapie. Il lui explique que ses 88 frères ont péri dans un incendie et il est resté le seul survivant. Et, c’est à travers cet événement qu’il a compris le cheminement de la vie : il faut passer par un affrontement à la mort pour découvrir sa véritable voie.

Ainsi l’individu qui m’a infligé une profonde blessure, pareille à la piqûre du serpent, a été, sans que je le sache,  une forme de thérapeute.


La parole qui s’accomplit dans le pardon

Je comprends maintenant qu’il a besoin de ma parole pour guérir, à son tour, du mal qu’il m’a fait et de la blessure qu’il a provoquée en moi. Je me trouve à un moment important et ma parole doit faire un grand saut pour devenir pardon ou parole de pardon. Pour la première fois de ma vie, je lui accorde le pardon dont il a besoin. En fait,  je lui avais déjà exprimé ce pardon. Mais celui-là restait très formel parce qu’il n’était pas cette parole ultime qui sort du fond de l’être et qui résume l’essentiel de la parole.

 

La parole comme nouvelle colonne vertébrale

Dans l’histoire que j’ai racontée, on voit clairement qu’il ne suffit pas de guérir la colonne vertébrale du corps. Il faut aussi que le mal qu’elle révèle passe dans la parole pour qu’une véritable guérison soit opérée. C’est ce qu’avaient compris, depuis très longtemps, les penseurs anciens. L’emblème du médecin était représenté par un caducée, où l’on voit le serpent de la blessure et de la parole entourer la colonne elle-même.

Personnellement, je suis très sensible à une telle pensée, parce que la structure de mon prénom (Etienne) est représentée par le t. Et je sais, par expérience, que le t, dans une écriture, révèle tous les dysfonctionnements de la colonne vertébrale. Cette lettre  semble donc représenter la colonne vertébrale elle-même dont il faut prendre grand soin.


La médecine perd son âme lorsqu’elle perd la parole

Finalement, mon thérapeute a retrouvé une vérité très ancienne, en associant le massage à la parole. Je précise qu’il s’agit avant tout de la parole du patient qu’il provoque par sa question. Aujourd’hui la médecine elle-même est menacée par la technique (y compris la chimie) qui a favorisé ses plus grands progrès. Il est temps qu’elle réapprenne à marcher sur ses deux jambes : celle de la technique et celle de la parole.

Etienne Duval

 

 

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commentaires

L
bonjour Etienne,<br /> <br /> J'apprécie votre texte sur l'ostéopathie car en ce moment je vis un événement similaire dont je n'arrivepas à décrypter l'origine. Je sais que j'ai quelques grosses souffrances et quelques grosses douleurs mais je n'arrive pas à trouver la bonne parole pour y remédier. A en parler ultérieurement avec vous pour ouvrir une brèche de rémission.<br /> Par ailleurs, j'ai envoyé par lien interposé le film brésilien sur la femme qui s'était fait enlever son enfant... J'espère que le message que je veux faire passer sera compréhensible. (pourquoi avons nous du mal à expliquer des choses, alors que nous avons la parole, comme vous dites si souvent?<br /> Je regrette de ne pouvoir, encore une fois venir à la séance. Quand est celle de décembre?
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E
Merci Corinne. Les maux laissent une trace physique sur le corps, ils sont une écriture qu’il faut interpréter pour la transformer en parole. Ils sont des messages qu’il nous appartient de déchiffrer. Il est souvent plus facile de le faire à deux : on peut déboucher sur une interprétation lorsqu’un tiers ouvre un espace entre moi et le mal que je ressens. Il ne lui appartient pas de déchiffrer lui-même mais de permettre à l’intéressé de le faire. Nous pourrons en parler une prochaine fois.<br /> La prochaine séance de cinéma aura lieu le samedi 16 décembre, probablement avec le film « Orpheu negro ».
J
Bonsoir Etienne,<br /> <br /> Merci pour tes propos sur l’ostéopathie et les mains qui libèrent le corps et la parole. Je " crois " en l'ostéopathie quand elle est respectueuse du corps et agit en douceur. Le corps parle pour nous, en effet, écoutons-le. Maintenant je comprends mieux le symbole du caducée.<br /> <br /> Bonne continuation Etienne avec une colonne vertébrale solide, assouplie, voir la fable " Le chêne et le roseau" : La Fontaine a raison une fois de plus !<br /> <br /> Amitiés.
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E
Merci Josiane. Tes propos me font penser et avancer. La colonne vertébrale devient souple lorsqu’elle est assouplie par la parole. L’ostéopathe sert d’intermédiaire entre la colonne et la parole. Et alors, d’une certaine façon, le serpent serait du côté de la parole
M
Merci Étienne pour ce récit partant de ta propre expérience ,cela ne m’étonne pas convaincue du lien fusionnel entre le corps et le cerveau, et surtout de la mémoire phénoménale de notre squelette, muscles ,etc. ....tout ce que nous avons traversé d’épreuves, de maladies, d’opérations, de contrariétés de blessures de l’affect sont définitivement imprimés au sein de notre organisme, la difficulté est que souvent il est difficile de faire le lien même avec la parole entre le psycho et le soma. À travers mon expérience modeste je me suis rendue compte qu'à travers ma peinture, le choix des couleurs, le sujet du tableau, la façon dont je procède m’échappent en grande partie animée par un inconscient qui m'est inexplicable ......je pense que je me soigne à travers ma peinture ? Il y a aussi l’alimentation qui joue un rôle important. Bonne fin de dimanche, je t'embrasse bien.
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E
Je vois que nous sommes sur la même longueur d’ondes et il y a longtemps que je sais que tu te soignes à travers ta peinture. Bien sûr, il faut continuer tout en sachant qu’il y a bien autre chose, dans ta peinture, que son aspect thérapeutique. C’est le sens de ta vie qui est aussi en jeu et tout simplement le désir de chanter la beauté du monde et la beauté de la vie, en dépit de certaines apparences contraires. Bien amicalement.
L
Un conte des Indiens d’Amérique nous fait comprendre que le fondement de toute parole est dans le sacrifice de soi pour les autres. Se sacrifier pour l’autre c’est lui faire une place (sacrée) et ce sacrifice s’accomplit dans le pardon.<br /> <br /> LE CHANT ETERNEL (QUI NOUS RENVOIE AU PARDON)<br /> <br /> C’était la nuit.<br /> Le pays indien était enveloppé d’une telle obscurité<br /> Que personne ne pointait le nez hors de son teepee.<br /> Seul le vent soupirait dans les hauteurs lointaines.<br /> <br /> Pourtant un groupe d’hommes s’avançait <br /> Sur le sentier longeant la Baie des Serpents, sous le couvert de taillis touffus.<br /> Ils allaient à pas de loup, évitant de faire craquer les brindilles et sans souffler mot.<br /> Les Dakotas s’étaient élancés sur le sentier de la guerre<br /> Et, ici, nous voyons une compagnie de guerriers<br /> Se hâter pour surprendre l’ennemi avant le lever du jour. <br /> Ils marchaient ou couraient, toujours en silence.<br /> Des éclaireurs les précédaient,<br /> Tandis qu’une arrière-garde les protégeait de toute surprise. <br /> <br /> Le sentier, quittant la prairie, les conduisit à un petit bosquet.<br /> « Faisons halte ici, » dit leur chef, élevant la voix pour la première fois.<br /> « L’endroit est isolé – nous pouvons même y allumer un feu. »<br /> A l’instant, les guerriers firent un tas d’herbes sèches et de bois mort,<br /> Et les flammes brillèrent aussitôt.<br /> <br /> Tout autour, ils s’installèrent confortablement,<br /> Les uns se mettant à réparer leurs mocassins déchirés,<br /> D’autres passant en revue leurs arcs et flèches,<br /> D’autres encore s’affairant à la préparation d’un repas. <br /> En attendant le souper, les plus âgés se mirent à raconter des histoires.<br /> Naturellement, il s’agissait de batailles et d’aventures étranges,<br /> Arrivées il y a bien longtemps. <br /> Ils parlaient d’un puissant talisman qui avait protégé de nombreuses vies.<br /> Ils disaient comment un carquois magique <br /> Transformait les flèches ennemies en boomerang,<br /> Qui retournaient percer au cœur celui qui les avait lancées ;<br /> Comment de belles jeunes filles étaient venues du Pays des Ombres,<br /> Pour séduire les plus braves et les entraîner avec elles<br /> Dans les régions d’où l’on ne revient pas. <br /> Le feu écoutait tous ces contes<br /> En lançant silencieusement sa fumée jusqu’aux vertes frondaisons. <br /> Mais, au moment où un vieil Indien chenu se levait pour dire la prière solennelle,<br /> Il se mit à pétiller et à craquer, lançant des étincelles dans toutes les directions. <br /> <br /> Au même instant, se produisit un phénomène plus étrange encore.<br /> On entendit un chant s’élever des arbres voisins.<br /> <br /> La voix monta, s’amplifia jusqu’à remplir tout le bosquet d’une triste mélodie,<br /> Puis s’amenuisa, se fit ténue et se confondit avec les soupirs du vent. <br /> « Eteignez le feu ! » chuchota le chef.<br /> L’arc tendu, prêt à tirer, il s’éloigna dans l’obscurité. <br /> Comme obéissant à un ordre secret, la Lune sortit des nuages<br /> Et son pâle reflet illumina les troncs argentés des bouleaux.<br /> Les guerriers s’avancèrent prudemment dans l’herbe humide,<br /> Observant avec méfiance les ombres des branches tordues,<br /> Qui se balançaient au vent. <br /> Le chant se poursuivait toujours<br /> Et il devenait plus net, au fur et à mesure<br /> Que l’on se rapprochait d’un orme plus haut que les autres, à l’extrémité du petit bois. <br /> Les guerriers formèrent alors un large cercle autour de l’arbre mystérieux,<br /> Avançant lentement, pas à pas. <br /> Leur cercle se rétrécissait et le chant montait,<br /> Montait jusqu’à une note aiguë,<br /> Et s’éteignait aussi vite qu’il avait commencé. <br /> Les guerriers, concentrés maintenant au pied de l’orme vénérable, <br /> L’examinaient de haut en bas,<br /> Scrutant son tronc ravagé par les intempéries et ses racines emmêlées. <br /> <br /> Et alors, dans un creux des racines,<br /> Ils découvrirent un petit tas d’ossements blanchis.<br /> C’étaient les restes d’un guerrier inconnu.<br /> Près du crâne gisait son arc brisé<br /> Et, un peu plus loin, quelques flèches étaient éparpillées. <br /> « Ce que nous venons d’entendre et de voir indique<br /> Que ceci est le dernier lieu de repos d’un héros qui a sacrifié sa vie pour les autres, »<br /> Dit le chef, rompant le silence qui s’était établi. <br /> Et il poursuivit :<br /> « La mort même ne peut faire taire la voix d’un tel héros.<br /> Son chant se poursuit inlassablement<br /> Jusqu’à ce qu’enfin il soit perçu par des oreilles vivantes<br /> Qui captent son message. <br /> C’est ce qui vient de se produire.<br /> Et maintenant, c’est à nous qu’il incombe<br /> De porter ce chant et son message sur le devoir le plus sacré,<br /> Celui de nous sacrifier pour les autres. <br /> Ce chant, nous devons le garder dans notre mémoire et nous plier à son ordre<br /> Jusqu’à ce qu’à notre tour nous rejoignions le Pays des Ombres.<br /> Alors notre chant à nous, lui aussi, deviendra immortel et éternel. »<br /> (Conte des Indiens d’Amérique, Gründ)
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C
Merci pour tous tes textes... Bises à toi l'Ami.
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E
Merci pour le merci !
P
PHILIPPE RAHMY, L’ECRITURE COMME COLONNE VERTEBRALE<br /> Philippe Rahmy laisse derrière lui une œuvre consacrée au rapport au corps, à la douleur, mais aussi aux mots. (DR)<br /> <br /> Atteint d'une maladie génétique, l'écrivain Philippe Rahmy a fait de l'écriture sa colonne vertébrale. Chapeau, barbiche, oeil malicieux et verve intarissable, le Vaudois raconte un parcours où se mêlent inextricablement souffrance du corps, littérature et voyages.<br /> Né en 1965 à Genève, Philippe Rahmy est issu d'une "macédoine d’origine", germanique par sa mère, franco-égyptien par son père. Il passe son enfance entre un lit médicalisé à Crans-près-Céligny (VD) et un pensionnat catholique de Genève.<br /> Souffrant d'ostéogénése imparfaite, autrement dit de la maladie des os de verre, Philippe Rahmy connaît l'hôpital et l’isolement "à haute dose" depuis sa naissance.<br /> Creux et bosses <br /> La fragilité de son corps, ses difficultés quotidiennes, il les évoque avec humour, sans jamais s'apitoyer. "Je me blesse, je me soigne, je prends des forces et je repars. C'est une vie en forme de montagnes russes, avec des creux et des bosses", explique-t-il à Montricher (VD) où il est en résidence d'écriture pour six mois.<br /> "Cette douleur physique constante ne m'a pas détruit pour l'instant. C'est une saloperie, mais elle se traduit en quelque chose d'autre", relève-t-il.<br /> Lettres et amour <br /> Si l'écriture est devenue pour lui la vie, son parcours ne manque pas de romanesque. A dix ans, son grand-père maternel, un médecin expérimental allemand, lui injecte des cellules animales, ce qui le terrorise. Plus tard, il veut devenir médecin, puis égyptologue.<br /> Oubliant qu'il a "un corps qui se casse", il part à l'Ecole du Louvre à Paris. Installé dans une chambre de bonne du 6e étage, il passe plus de temps à monter les escaliers qu'à suivre ses cours. Il revient en Suisse "mal en point".<br /> A la Faculté des Lettres de l'Université de Lausanne, il rencontre Tanja, son épouse. Repéré par cette "bonne personne", il fuit tout d'abord. "J'étais terrifié, tellement certain de devenir un 'über vieux garçon'." Alors qu'elle s'apprêtait à détruire ses lettres, l'écrivain se fait tatouer la déesse égyptienne de l'amour sur le bras "pour ne pas se dégonfler". Ils sont mariés depuis 18 ans.<br /> Voyageur tardif <br /> Après plusieurs recueils de poésie, l'auteur est invité dans une résidence d'écrivain à Shangaï, un voyage tardif qui l'amène à défier ses contraintes physiques. Son premier roman "Béton armé" fait un récit ciselé de ce périple singulier, dans une ville fourmillante dont il est tombé "raide dingue amoureux".<br /> Puis ce sera "Allegra", une errance qui a pour théâtre la ville de Londres avant les Jeux olympiques. Son prochain livre, "Monarques", va paraître à fin août. Ce roman qui mêle histoire et biographie interroge la migration, la fraternité et la responsabilité politique, explique l'auteur.<br /> Quatre coins du monde <br /> A la Maison de l'écriture, Philippe Rahmy travaille sur son projet "Pardon pour l'Amérique", dédié aux détenus condamnés à tort et à d'autres formes d'emprisonnement. Et fourmille de projets aux quatre coins du monde.<br /> "Depuis la Chine, j'ai la faim. Il y a eu tant de retenue, je me projette dans mon corps et mon écriture. Avant je me cloîtrais dans mon corps et m'enfermais dans ma poésie".<br /> Invisibilité <br /> Philippe Rahmy, qui passe son temps entre hôpital et résidences littéraires, bataille aussi pour les droits des handicapés: "En fauteuil, "on est toujours à la hauteur des derrières des gens"..."on est dans l'invisiblité".<br /> "A Shangaï, toutes ces personnes assises sur leurs talons, des milliers de paires d'yeux à ma hauteur. C'était merveilleux, jubilatoire", raconte-t-il.<br /> "Ca m'a retourné comme une chaussette. J'ai dû oublier toutes ses protections, me lancer. Cette carapace que je transportais, je la vois aujourd'hui chez les autres", en Suisse auprès de l'UDC notamment.<br /> Philippe Rahmy est lauréat de plusieurs prix, dont le prestigieux prix Rambert 2016 pour "Allegra". Il a reçu l'un des prix suisses de littérature 2017 décernés par l'Office fédéral de la culture.<br /> https://www.swissinfo.ch/fre/philippe-rahmy--une-vie-en-forme-de-montagnes-russes/43390208
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G
Google affiche maintenant une référence de cet article.
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J
CARL-GUSTAV JUNG ET LA KUNDALINI<br /> <br /> Le yoga est une discipline spirituelle qui permet d'atteindre l'éveil en purifiant le corps. Il existe plusieurs écoles de yoga tantrique, mais celle de la Kundalinî est sans doute la plus surprenante. Elle consiste à activer les forces les plus puissantes de l'humain, décrites comme un serpent lové autour de la colonne vertébrale, et vise ainsi à accorder les principes souvent supposés contradictoires de la sexualité et de la spiritualité, en faisant fusionner leurs énergies au sein du corps humain. En octobre 1932, C. G. Jung, invité au Club psychologique de Zürich, donna quatre conférences sur cette discipline exigeante et alors pratiquement inconnue. Alors que la psychologie de l'époque était sous l'emprise grandissante de la psychanalyse, le yoga de la Kundalinî allait offrir à Jung un modèle qui manquait totalement à la psychologie occidentale : une description, à partir de l'étude symbolique des chakras, des phases de développement de la conscience supérieure. <br /> <br /> <br /> http://www.albin-michel.fr/ouvrages/psychologie-du-yoga-de-la-kundalini-9782226157119<br /> <br /> Appuyer sur le titre
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C
A QUI S’ADRESSE L’OSTEOPATHIE ?<br /> <br /> A toutes les étapes de la vie<br /> Adaptée à chaque patient, en fonction de son âge et de sa morphologie, l'Ostéopathie apporte sa contribution à la femme enceinte tout au long de sa grossesse, aux nourrissons, aux enfants, aux adultes, aux personnes âgées et aux sportifs, professionnels ou amateurs.<br /> <br /> Son innocuité, son action préventive et son effet curatif ont cependant des limites et l'Ostéopathie ne prétend pas tout soigner. Elle intervient en complément de la médecine allopathique et ne propose pas de traiter les maladies cancéreuses dégénératives, génétiques, infectieuses ou mentales, ni les fractures et luxations orthopédiques.<br /> De la tête aux pieds<br /> L'Ostéopathie connaît de vastes champs d'application, elle est efficace dans de nombreux domaines : sur les structures articulaires et musculaires : pied, cheville, genou, hanche, coude, épaule, crâne, colonne vertébrale; sur les tissus vivants : sanguins, pulmonaires, nerveux, osseux, conjonctifs et sur les organes palpables : foie, vessie, intestins...<br /> <br /> Consulté pour des troubles ou des douleurs fonctionnelles, l'ostéopathe observe la façon dont le patient se déplace. Après un examen palpatoire qui permet de déceler les restrictions de mobilité, il traite les dysfonctions des grands systèmes du corps.<br /> <br /> L'Ostéopathe recherche également les manifestations de stress, de surmenage ou de choc qui ont perturbé l'équilibre du patient, à différents moments de sa vie.<br /> Nourrisson<br /> Lors de l'accouchement, le crâne du nourrisson subi de fortes pressions :<br /> <br /> • Contractions utérines<br /> • Forceps, cuillères<br /> • Ventouses<br /> • Doigts dans la bouche<br /> <br /> Les crânes des enfants nés par césarienne n'ont pas été modelés par les contractions utérines et sont très denses.<br /> <br /> Un bilan ostéopathique permet de déceler des tensions de certaines pièces osseuses pouvant justifier de différents troubles tels que :<br /> <br /> • Régurgitation<br /> • Colique<br /> • Pleurs incessants<br /> • Otites, rhinite à répétition<br /> • Trouble du sommeil<br /> • Difficultés à l'apprentissage de la marche ou de la parole<br /> • Difficulté à tourner la tête d'un côté…<br /> <br /> 1 à 3 séances, selon l'enfant, permettent d'améliorer ces troubles.<br /> Femme enceinte<br /> Pour les douleurs lors de la grossesse<br /> <br /> Lors de la grossesse, le corps de la femme subit de nombreux changements :<br /> • Prise de poids rapide et parfois importante <br /> • Accentuation de la cambrure lombaire pour lutter contre la gravité <br /> • Bascule du bassin <br /> • Changements hormonaux... <br /> <br /> Ces transformations peuvent entraîner chez certaines patientes des douleurs telles que :<br /> • Lombalgie, sciatalgie<br /> • Douleurs au niveau du coccyx<br /> • Douleur au niveau du pubis<br /> • Nausées, brûlure gastrique <br /> • Fatigue, stress… <br /> <br /> L'ostéopathie aide les femmes enceintes, présentant des douleurs, à mieux s'adapter à leur état de grossesse. Par exemple en redonnant de la mobilité à la colonne vertébrale pour permettre à la patiente d'augmenter sa courbure ou au bassin pour diminuer les tensions. <br /> <br /> Préparation à l'accouchement <br /> <br /> L'ostéopathie permet de préparer le bassin à l'accouchement. <br /> <br /> L'ostéopathe va diminuer les tensions présentent au niveau des lombaires et du bassin afin d'optimiser le bon déroulement de l'accouchement et équilibrer le plancher pelvien afin de diminuer les risques d'épisiotomie.<br /> <br /> Il est conseillé de consulter 2 à 3 fois lors de la grossesse afin de vérifier la bonne adaptation du corps aux différents changements. <br /> Sportifs<br /> Soigner <br /> <br /> Votre ostéopathe traite vos traumatismes sportifs. Il vous aide à conserver votre équilibre corporel et à améliorer vos performances. Il restaure, par des techniques ostéopathiques appropriées, basées sur la notion de globalité, la mobilité de vos systèmes osseux, musculaire et organique. L'entorse, la foulure, la tendinite, la pubalgie… sont aisément réduites par votre ostéopathe dont les mains interviennent sur les tissus traumatisés pour vous faire retrouver votre mobilité. Adapté également aux enfants, l'Ostéopathie est très indiquée pour corriger les conséquences de chutes, de mauvaises réceptions ou de mouvements répétés. <br /> <br /> Renforcer <br /> <br /> Votre ostéopathe peut également améliorer votre souplesse articulaire et ligamentaire ainsi que votre capacité respiratoire pour une meilleure récupération après l'effort. Il améliore ainsi votre puissance musculaire. <br /> <br /> A titre préventif<br /> <br /> • Pour faire un bilan ostéopathique<br /> • Avant de démarrer une activité, une nouvelle saison <br /> • Pour préparer une épreuve sportive <br /> • Avant une pratique occasionnelle <br /> • Pour améliorer ses performances <br /> • Avant de fréquenter une salle de gym. <br /> <br /> A titre curatif <br /> <br /> • Après une entorse, un traumatisme, des déchirure ligamentaire, une intervention chirurgicale, des chutes sans lésions visibles sur une radio, pour des séquelles de fractures.<br /> • Pour rééquilibrer avec précision les axes articulaires perturbés par un choc<br /> <br /> Les signes <br /> <br /> • Douleurs articulaires<br /> • Tennis elbow <br /> • Maux de tête et vertige<br /> • Essoufflement à l'effort <br /> • Récupération difficile entre et après les épreuves <br /> • Lumbago <br /> • Difficultés de concentration <br /> • Difficulté de locomotion <br /> Seniors<br /> Au fil des années, les ligaments perdent de leur élasticité, les cartilages s'usent et s'amincissent. Cette évolution naturelle peut occasionner des difficultés motrices pendant la marche. Par exemple, le genou se dérobe avec des mouvements plus ou moins douloureux. Après 50 ans, l'arthrose du genou, la plus courante, atteint 3 millions de français. En France, 40 % des femmes ménopausées sont victimes d'une fracture liée à la fragilité des os. <br /> <br /> Plus de confort malgré les années, c'est possible <br /> <br /> Après s'être assuré que les troubles relèvent bien de la compétence, l'ostéopathe procède à un examen palpatoire minutieux du corps dans sa globalité. Il diagnostique et traite vos dysfonctions, sans jamais forcer le jeu normal de vos articulations. Son toucher adroit perçoit vos réactions articulaires, détecte vos éventuelles tensions et restaure votre mobilité perdue. Avant d'envisager une intervention chirurgicale et pour limiter la consommation d'anti-inflammatoires et d'antalgiques, le traitement ostéopathique peut vous aider à retrouver un certain confort.<br /> <br /> A titre préventif <br /> <br /> • Pour faire un bilan <br /> • Avant de commencer ou reprendre une activité physique.<br /> • En complément de cure. <br /> <br /> A titre curatif <br /> <br /> • Après des entorses, faux mouvements, interventions chirurgicales, chutes sans lésions visibles sur une radio <br /> • Après tout traumatisme. <br /> <br /> Les signes <br /> <br /> • Douleurs vertébrales<br /> • Sciatique <br /> • Maux de tête <br /> • Difficulté de locomotion<br /> • Douleurs articulaires<br /> • Arthrose <br /> • Troubles du sommeil <br /> • Faiblesse du transit intestinal<br /> • Trouble digestif. <br /> <br /> <br /> http://www.osteo-caen.fr/aqui.htm<br /> <br /> Appuyer sur le titre
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P
Une pratique qui a plus de 100 ans<br /> L'ostéopathie a sans doute souffert de l'association que l'on a pu faire entre elle et la pratique des guérisseurs et rebouteux. Très actifs dans les sociétés traditionnelles et encore un peu dans certains pays industrialisés, ces derniers « manipuleraient le corps » grâce à un savoir ancestral transmis de génération en génération. Or, il est probable que le créateur de l'ostéopathie, Andrew Taylor Still, se soit en partie inspiré des techniques traditionnelles. En effet, il n'a pas hésité, à une époque, à écrire sur sa carte de visite : bonesetter (rebouteux) et healer (guérisseur).<br /> Fils d'un pasteur également médecin, le jeune Still a grandi dans le Missouri, une région des États-Unis qui, à la fin du XIXe siècle, tenait encore du Far West. Il y est devenu médecin et chirurgien. En 1864, trois de ses enfants et plusieurs de ses patients meurent au cours d'une épidémie de méningite. Profondément atteint par cette tragédie, le Dr Still remet en question certains fondements de la pratique médicale de l'époque (très rudimentaire, il faut le dire) et consacre les 10 années suivantes à la recherche d'une nouvelle voie.<br /> Au début, les théories et les pratiques du Dr Still sont reçues avec scepticisme et résistance. Il se fait alors médecin itinérant. Graduellement, le succès qu'il rencontre attire les patients chez lui et, bientôt, plusieurs personnes souhaitent connaître ses techniques. En 1892, il fonde l'American School of Osteopathy, à Kirksville, au Missouri. En 1895, il y ajoute une infirmerie où, selon certaines évaluations, plus de 400 personnes par jour viennent, parfois de très loin, se faire soigner. Le Dr Still y demeure actif jusqu'à sa mort en 1917, à l'âge de 89 ans, au moment où environ 5 000 ostéopathes pratiquent déjà. L'école qu'il a fondée est toujours en activité, sous le nom de Kirksville College of Osteopathic Medicine.<br /> http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=osteopathie_th<br /> <br /> Appuyer sur passeport-santé.
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G
Cher ETienne <br /> j'ai lu avec plaisir et intérêt ton histoire qui te fait du bien. Je n'ose pas dire – et j'ai sans doute tort – que, de certains soucis de la vie, j'en ai plein le dos, car c'est très relatif et assez supportable - et ce serait trop facile. Nous avons près de Lesches, une amie accablée depuis longtemps de fortes souffrances de dos, et depuis plus longtemps encore de lourds traumatismes personnels, qu'elle connaît. Je lui passerais bien ton texte si tu n'y vois pas d'inconvénient. Nul doute qu'elle sera sensible au point de vue que tu développes. <br /> Ma première réaction a été de me dire qu'en effet le cerveau est un organe méconnu, qu'on ne sait pas bien ce qui s'y passe, comment s 'y jouent les rapports entre le corps et ce qu'il est convenu d'appeler l'esprit : notre pensée, nos décisions : ce qu'on croit être notre liberté. A force de penser les deux séparément, on s'interdit une bonne compréhension de cette partie-là de nous mêmes, qui n'est nullement périphérique ni secondaire.<br /> Cela dit, je constate que tu fais une liaison radicale, bien intéressante, entre la « manipulation » et la parole. L'intérêt est évidemment que la parole sert aussi à manipuler. Opération qui va du tripotage à l'emprise et la domination, ou une action sur des substances, et qui se fait avec soin et précaution, ou par prestidigitation (Cf. Petit Robert). <br /> Je n'insinue pas que ton texte en est une. Mais ta parole met en branle ma pensée ; elle agit, à l'évidence, sur ma matière grise, ce qui lui fait du bien, tandis que mon dos ne s'en porte pas plus mal. Il s'en portera peut-être mieux si je vais au bout de ta parole, et si je pousse un peu, grâce à elle, mon effort pour penser.<br /> Je prends note de la prescription. Merci et à bientôt. <br /> Gérard
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E
Je vois que tu as bien retenu la leçon puisque tu as fait pour ETienne un T majuscule bien mis en évidence.<br /> Tu peux sans problème passer ce texte à ton amie.<br /> Sur les rapports corps et esprit, je sais qu’ils sont in interaction et, pour la santé, il est nécessaire qu’ils soient en interaction. Pour le reste, il y a bien des domaines encore à élucider.<br /> Tu as raison d’attirer l’attention sur la manipulation. Il y a de mauvais ostéopathes qui manipulent dangereusement. L’important est de respecter le corps pour écouter la parole des tissus et, en même temps, écouter la parole de l’autre. Mais cela nous montre que la parole est déjà inscrite dans le corps.<br /> En fait, l’important, ce n’est pas ma parole mais celle de ton corps. Ecoute ce qu’elle te dit.<br /> Bien amicalement.
M
Interroger cette citation « seuls les tissus savent » très employée dans le monde ostéopathique à été le point de départ de ce mémoire. Il a tenté de montrer qu’écouter pleinement le sujet plutôt que seulement ses tissus, ouvre un espace d’accueil pour le patient, mais espace où nous sommes nous-mêmes accueillis. <br /> <br /> La parole du patient est écoutée, elle se dépose en nous, nous la retrouvons au cours du traitement comme des indications sur le parcours tissulaire que nous suivons. Chaque ostéopathe apprend à lire le langage du corps, nous nous sommes appuyés sur une analogie avec la musique, mais tout autre art ; peinture, sculpture, littérature, poésie peut traduire l’intime. Dans « Un territoire fragile » d’Eric Fottorino, un peintre exprime dans des tableaux ce qu’il perçoit d’une jeune femme et rencontre le kinésithérapeute qui la traite. « Je ne la peins jamais sur le moment. Trop d’émotion. Oui, c’est ainsi qu’elle m’apparaît quand elle a le dos tourné et que je suis seul avec l’impression qu’elle m’a laissée d’elle. La beauté s’efface, il reste un bloc de souffrance.[…]Ce tableau c’est le cri de son ventre[…]Vos mains sont réputées dans toute la Norvège. Je voudrai savoir, avez-vous perçu ce cri en les posant sur son ventre ? »36 Comme ce peintre, l’ostéopathe ne lit rien du corps avec certitude, son langage ne se suffit pas toujours à lui-même, il persiste des lacunes que les mots déposés peuvent combler quand ils ré-émergent en nous. Malgré la complémentarité de l’écoute de la parole et des tissus, persiste toujours une grande part non accessible du sujet. Loin d’être un échec de l’ostéopathe, « la reconnaissance de cette incomplétude est une condition d’ouverture et de progression ».37 Cette part qui nous échappe est le propre de la vie et du mystère de l’homme. En tant qu’ostéopathe nous savons écouter, mais n’osons souvent pas rester dans cette posture, nous avons appris à faire, à agir. Laisser le temps, pour qu’émerge dans nos mains non pas le problème du patient mais son « secret », nous est difficile. La tentation d’aller chercher « la » lésion ou de « relancer » le mouvement est souvent forte. La main qui écoute n’est pas curieuse, ne cherche pas à vaincre les défenses, elle est silencieuse, attentionnée et se laisse alors conduire vers une porte qui peut-être s’ouvrira car le patient nous en aura donné la clé. 36 E. Fottorino p. 147 37 T. Magnin <br /> 32 <br /> <br /> L’ostéopathie n’est pas qu’écoute mais celle-ci est un merveilleux « sésame » permettant d’accéder à l’intime du sujet, du moins ce qu’il peut ou souhaite en livrer. Si l’écoute est là, vraiment là, le geste ostéopathique sera au plus juste car libéré de vouloir réussir. Il sera induit quelque soit la technique employée non par le savoir de l’ostéopathe mais par la demande du sujet. Au terme de ce voyage théorique sur notre approche du travail ostéopathique, nous espérons que le lecteur aura perçu notre cheminement intérieur pour accompagner le patient dans sa demande de soin. Chemin pour un traitement, mais aussi chemin du devenir ostéopathe. Nous ne devenons pas ostéopathe le jour du diplôme, c’est tout au long de notre vie professionnelle que nous le devenons un peu plus chaque jour. Les formations, les rencontres nous apprennent beaucoup, mais nos meilleurs enseignants sont nos échecs et bien sûr nos patients. C’est bien en les écoutant, en les accueillant entre nos mains et en osant travailler dans un « corps à corps »38 qu’un mouvement thérapeutique, que nous accompagnerons, pourra émerger de la profondeur de leur être. Alors comme le musicien qui, lors d’un concert, peut dire je ne sais pas pourquoi mais ce soir c’est la musique qui s’est jouée, l’ostéopathe pourrait dire à cet instant que le mouvement s’est dansé.
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E
Je trouve ce texte admirable. C'est la conclusion d'un mémoire pour l'obtention d'un diplôme universitaire. Je peux y relire mon expérience : <br /> - l'ostéopathe qui est attentif au langage du corps<br /> - son écoute de la parole de l'autre<br /> - le secret du patient qui va se révéler à lui après la séance.<br /> <br /> J'apprécie aussi cette remarque : "la main qui écoute n'est pas curieuse" car il ne s'agit pas d'arracher au corps le secret d'un sujet. C'est en lui qu'il doit se révéler...
H
C’est passionnant.<br /> <br /> Merci <br /> Hugues
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E
Merci.
O
Merci à Olivier pour ses références sur son blog de blogs, comme vous pourrez le voir en appuyant sur son nom.
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N
Bonsoir, merci de ce récit qui porte à réfléchir. Je serais heureuse que vous puissiez le transmettre à mes filles . À bientot.<br /> Noelle Sage
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N
Merci Noëlle.. Vous pouvez bien sûr communiquer ce récit à vos filles. Bien amicalement.
F
Merci Etienne, j'ai lu rapidement et je vais reprendre certainement, car c'est pour chacun aussi, pour moi aussi... mais ton témoignage de vie est pas mal et vivifiant....<br /> bonne continuation.... Francesco
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E
Merci Francesco de me renvoyer tes impressions. Si le texte peut être vivifiant, j'en serai ravi. A bientôt !

  • : le blog mythesfondateurs par : Etienne
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  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.over-blog.com/ Le mythe et le conte sont la parole dans sa première gestation. C'est pourquoi, si la parole est malade, comme le dit Vittorio Gasman, il devient urgent de revenir à ses fondements qui sont encore à notre disposition, à travers les mythes et les contes. Lorsque la parole ne fonctionne pas, c'est la violence qui gagne. Les mythes et les contes, par l'apprentissage du processus symbolique qu'ils proposent, sont là pour nous aider à faire sortir la parole de la violence. C'est de la naissance de l'homme lui-même dont il s'agit.
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