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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 15:50

La cour de récréation – Le télégramme – Pont-l’Abbé

Des règles qui contraignent aux règles du jeu qui libèrent

 

L’image de ce blog nous montre des enfants en recréation : ils sont en train de libérer la vie. Ils dansent joyeusement autour d’un arbre qu’ils viennent de planter.


Nous avons oublié de jouer

Les adultes sont devenus trop sérieux : ils ont oublié les cours de récréation, pensant que le jeu est réservé aux enfants. Mais, en fait, le jeu ne concerne pas seulement les plus jeunes, il est aussi, à tous les âges, le principe de fécondation de la vie. C’est lorsqu’il y a du jeu à tous les niveaux de l’existence que la vie, faite d’interactions, peut se développer. Les arbres eux-mêmes ont besoin d’espace pour pouvoir jouer entre eux. Il y a plus  de 2000 ans, deux historiens racontent comment un enfant et un dauphin se sont liés d’amitié. Dionysos, c’était le nom de l’enfant, remarqua que tous les matins un dauphin nageait non loin de lui. Peu à peu ils se rapprochèrent et finalement l’élégant poisson prenait un très grand plaisir à faire des cabrioles autour de l’enfant. Et puis, un jour, alors qu’ils nageaient, l’un à côté de l’autre, le dauphin plongea, se glissa entre les jambes de son voisin d’abord apeuré, et l’emmena faire un voyage en mer, prenant bien soin, ensuite, de le ramener sur la plage. Ils nous faisaient ainsi comprendre que le jeu est au cœur de la nature pour la faire progresser, peut-être,  vers une fête grandiose, unissant les animaux et les humains.


Et pourtant la création est du côté du jeu

Nous aspirons tous à sortir de la monotonie de la vie pour nous associer à la joie de la création. Comment pourrions-nous avoir des enfants sans les jeux de l’amour ? Et si nous portons notre attention sur le comportement des grands créateurs nous remarquerons toujours qu’ils sont aussi de grands joueurs. Ainsi le peintre joue avec les couleurs, l’architecte avec les espaces, le musicien avec les sons, le poète avec les mots. Einstein lui-même n’a pas été un grand génie parce qu’il était plus intelligent que les autres mais parce qu’il jouait avec la raison. Et, en cela, il était à l’écoute d’un joueur de flûte invisible. « Tout est déterminé, disait-il, par des forces que nous ne contrôlons pas. Tout est déterminé, pour l’insecte comme pour l’étoile. Êtres humains, légumes ou poussière d’étoile, nous dansons tous au rythme d’un air mystérieux joué au loin par un joueur de flûte invisible. » Et le savant physicien ajoute, à un autre moment : « Le jeu est la forme la plus élevée de la recherche ».


 


Les règles au cœur de la tourmente

Si le jeu ne trouve pas sa place, c’est parce que les règles l’empêchent de se déployer. Dans la mesure où la société n’a pas dépassé la peur de la mort, elle édicte des règles pour se protéger. C’est ce que nous voyons en France où, jusqu’ici, tout nouveau problème donne naissance au vote d’une loi. L’Europe elle-même donne naissance à une bureaucratie épouvantable, qui décourage les nations soucieuses de leur liberté et même les utilisateurs de mesures, qui finalement pourraient leur être favorables. Ainsi La Grande-Bretagne, pour sauvegarder la grande liberté que lui confère son isolement, préfère se tourner du côté du Brexit. Mais, en même temps, l’Ecosse qui ne supporte plus le corset de l’Angleterre préfèrerait prendre le grand large du côté de l’Europe. En d’autres lieux, dans la ligne de l’Ecosse, certaines régions souffrent de la tutelle des nations.  Ainsi, la Catalogne n’arrive plus à respirer à grands poumons, parce qu’elle sent toutes les contraintes de l’Espagne : celle-ci est encore incapable d’entrer dans le grand jeu de la vie, dans la mesure où elle conserve le mauvais souvenir de la guerre civile et craint l’éclatement du pays. Et, du côté français, nous aurions intérêt à nous interroger sur le difficile décollement de l’Algérie, pour une part paralysée par l’excessive bureaucratie que nous lui avons laissé en héritage.


Passer des règles qui contraignent aux règles du jeu qui libèrent

Dans la mesure où nous avons oublié de jouer, les règles finissent par tourner sur elles-mêmes et nous conduire à l’étouffement. En réalité, l’homme n’est pas fait pour les lois, mais les lois sont faites pour l’homme. Et l’être humain ne peut s’épanouir que dans le jeu. Ainsi la règle ne découvre sa véritable signification que lorsqu’elle devient règle du jeu, règle d’un jeu qui la dépasse, provoquant de multiples interactions. D’interactions en interactions nous pourrions passer de la commune à la région, des régions à la nation, des nations à l’Europe et de l’Europe au monde tout entier.  Et dans la progression d’un niveau à un autre, le jeu peut se démultiplier aussi bien entre les communes qu’entre les plus grands ensembles. L’élan créateur se frayerait ainsi une voie jusqu’aux confins de la terre. A condition, bien sûr, que la règle change de nature en devenant règle du jeu….


Passer de la suprématie de la technique, faite de rigueur, à l’art qui embellit le monde

Un des plus grands espoirs de l’humanité vient aujourd’hui des progrès scientifiques et techniques et principalement du développement du numérique. Mais, en même temps, le plus grand danger est lié à la toute-puissance et à la suprématie de la technique. L’homme risque d’y perdre sa peau et sa liberté. Il devient donc de plus en plus urgent de passer à un autre niveau qui est celui de l’art, parce qu’il fait sa place à l’homme et au sujet, sans rien perdre, pour autant, des multiples avantages que procure le numérique. On raconte que l’empereur de Perse avait organisé un grand concours entre des peintres chinois et des peintres persans. Ils devaient décorer deux murs opposés dans une très grande salle et ils avaient six mois pour achever leur travail. Entre eux, on avait installé un grand voile qui leur permettait de travailler en toute liberté. Les Chinois réclamèrent dix sortes de peintures et de multiples instruments. De leur côté, les Persans ne réclamèrent rien. Au bout de six mois, l’empereur vint avec sa cour pour examiner le travail des uns et des autres. Lorsque les juges découvrirent le travail des Chinois, ils décrétèrent que leur travail était insurpassable. La nature et les différents personnages qui l’animaient y étaient représentés avec une si grande exactitude et une finesse si parfaite qu’il n’était presque plus possible de différencier la réalité et sa reproduction. L’empereur fit enlever le voile de séparation. C’est alors que se refléta l’œuvre des Chinois avec un éclat et une beauté extraordinaires. Les Persans n’avaient fait que polir et repolir leur mur pour enlever toutes les aspérités. En fait, les Chinois étaient restés dans la technique et la reproduction. Quant aux Persans, ils étaient passés au niveau supérieur de l’art ; ils faisaient  une place aux autres en leur servant de miroir. L’art, contrairement à la technique toute-puissante, sait faire une place à l’homme et à l’autre, sans pourtant rien écarter des richesses de la technique.


Ne pas écarter les frontières mais transgresser la notion de frontière

Par une insidieuse générosité, certains voudraient supprimer les frontières. Ils pensent que ceux qui sont d’un avis contraire sont d’odieux conservateurs. En fait, ils n’ont rien compris au fonctionnement humain. L’homme est un être de relation mais la relation n’est possible que s’il y a séparation. C’est dans l’espace de séparation que peuvent se tisser les liens entre les individus et les peuples parce que l’espace de séparation est aussi un espace de rencontre. Et puis, après tout, nous n’avons pas à  discuter, puisque c’est Dieu qui l’a dit. Je ris bien sûr. La Bible nous parle de Moïse. Il se cachait chez son beau-père parce qu’il avait tué un Egyptien. Un jour, il mène paître les troupeaux de la famille sur une montagne toute proche. Soudain, il aperçoit un buisson en feu qui ne se consume pas. C’est étrange. Il fait un petit détour. Tout à coup, une voix venant du buisson  lui dit : « N'approche pas d'ici, retire tes sandales de tes pieds car le lieu où tu te tiens est une terre sainte." L’espace qui sépare l’homme de Dieu est sacré parce qu’il est l’espace de la rencontre. Il en va de même entre les hommes.

Il y a quelques années, le président de la communauté de communes d’Archamp-Saint-Julien-en-Genevois voulut, à son tour, transgresser l’ordre naturel des choses, en faisant de la frontière entre la France et la Suisse un lieu d’échanges et d’interactions à tous les niveaux : économique, social et culturel. Il pourrait ainsi bénéficier, en particulier, du capital intellectuel du CERN, qui réunit un grand nombre de savants. Je crois que le projet, appuyé par le Conseil Général de Haute-Savoie, a bien débuté et donné de bons résultats. Mais je ne puis dire où il en est aujourd’hui.


Le chat-professeur

Mon appartement donne sur une cour intérieure où se côtoient des gens de plusieurs origines. Et puis il y a surtout un chat qui préside aux relations entre les uns et les autres. Les enfants en particulier, qui se rendent dans un cabinet médical, le caressent à chacun de leur passage. Je dirais qu’en un sens il est le garant de la bonne entente. D’ailleurs, il fait preuve d’une ouïe extraordinaire. D’une certaine façon, Il est le gardien des ondes sonores, qui, en jouant entre elles, lui communiquent une information précieuse sur la situation.  Lorsque, le matin, je frappe doucement sur les vitres de ma fenêtre, il tourne la tête vers moi et je lui fais un petit geste de la main pour lui dire bonjour. Or, depuis quelques jours, il n’entend plus et ne répond pas à mes petits appels. Avant-hier, pour en avoir le cœur net, je descends vers lui : il s’écarte et je découvre alors une assez grosse blessure sur son nez. J’en ai presque les larmes aux yeux. J’ai peur qu’on l’ait frappé volontairement pour détruire la bonne entente entre tous. Pour moi, il est un très bon professeur, qui nous apprend à écouter pour entretenir les meilleures relations entre individus structurés par leurs différences culturelles.

Or, depuis deux jours, je ne le revoyais plus. Je craignais qu’il ne soit mort. Et, puis, il y a deux minutes, je l’ai vu réapparaître, balançant joyeusement sa queue comme si de rien n’était. Il faut avoir la tête solide pour accomplir le travail qu’il fait ! Merci professeur !


L’Europe pourrait jouer le rôle de passeur

L’Europe fait un peu fausse route, prisonnière des règles qu’elle s’est données. Il lui manque une vision à long terme pour corriger le tir. Ce n’est pas le numérique qui la sauvera : il lui faut, en plus, de la poésie pour qu’elle se tourne vers la création. En un sens, Einstein, l’un de nos plus grands savants, peut lui servir de guide parce qu’il a su mettre du jeu dans ses réflexions austères : il a su introduire la raison dans le jeu du monde. En faisant aussi jouer entre eux la raison et le sentiment, elle pourrait nous faire passer d’un modèle à un autre, si elle accepte de sortir de la bureaucratie pour entrer dans le jeu de la création.

Etienne Duval

 


 


 

 

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Etienne Duval 17/10/2017 03:38

RETOUR AU CHAT-PROFESSEUR
J’ai rencontré, hier, une femme qui habite, comme moi, sur la cour intérieure. Elle est une des nombreuses personnes qui promènent leur chien dans cet espace, plusieurs fois par jour. Je prends des nouvelles du chat : « qu’est-ce qu’il est gentil !, me dit-elle, tout le monde l’aime. Mais il est tombé d’un échafaudage ». Je suis rassuré : je croyais qu’il avait reçu d’un habitant, un coup vengeur qui aurait pu le tuer. Il peut donc, sans crainte, continuer à assurer la paix de notre grand immeuble.

Yves Bajard 16/10/2017 18:52

J'ai bien pris connaissance du dernier texte du blog, il est vrai que pour l'instant je l'ai lu rapidement et même si de prime abord je partage ton opinion, je devrais y réfléchir plus avant si je veux apporter ma pierre à cette réflexion car je vois bien au travers des premiers commentaires que cette dernière soulève pour ma part de réelles difficultés, même si je sais bien au travers de mon expérience théâtrale que le jeu le plus libre possible entre les acteurs a toujours été le ressort essentiel de la réussite de tout objet théâtral.
En attendant je me permets, puisque tu m'encourages à écrire, de t'adresser en pièce jointe un petit texte d'une de me tentatives.
Oh tyrannie des mots quand on ne sait les agencer, pourtant une fois couchés sur le papier, eux seuls permettent d’ordonner notre pensée. Alors juste confier à la page blanche quelques réflexions, sans forcément que ces lignes puissent être partagées, à peine offertes à quelque solide amitié. Et puis sentir si elles peuvent résister à l’assaut de nos jours et de nos nuits.
Voilà en peu de mots ce que j’aimerais avouer ; voilà que depuis quelque temps déjà, je semble m’être libéré d’une part infime d’un fardeau que je crois pouvoir nommer culpabilité. Une rencontre qui remonte au mois de Février, avec un de ces guérisseurs de l’âme que le hasard m’a fait rencontrer, depuis mon esprit semble s’être allégé. J’entends bien du même coup, les railleries qu’un tel aveu peut provoquer. D’aucun prétendront qu’il s’agit là d’une chimère, d’autres qu’il n’y a là qu’un simple réconfort comme celui que peut provoquer une douce rêverie ou bien les plus méchants viendront me soupçonner d’abuser de quelque amphétamine. Mais force est de constater que depuis quelques semaines, renforçant il est vrai ma pratique de plusieurs exercices comme il me fut conseillé, je perçois avec une acuité aiguisée l’harmonie de cette nature quand mon regard veut bien juste se poser sans tenter de donner à toutes ces choses une quelconque signification. Toute cette gamme de verts, dont elle est composée, ces pierres d’un muret à peine assemblées, la ligne de fuite de maisons juxtaposées. C’est en fait du même ordre que cette douce sensation que peut provoquer une longue randonnée quand la fatigue aidant, le corps entier semble s’abandonner. N’y voyez pas la seule marque d’une grande naïveté même si vous êtes tentés de ne voir là que mièvrerie, et je ne cède nullement à toute forme d’angélisme car je sais bien que le vernis de tant de beauté peut à tout moment être retiré pour laisser voir de ce monde toute la cruauté. Entre autre ce nouvel équilibre que je semble trouver ne prend pas racine dans cette seule contemplation, c’est aussi dans le goût exquis que me procure chaque respiration quand je lui prête toute mon attention. D’ailleurs au moment où je recopie ces lignes, j’apprends le décès de ma sœur ainée, au même instant mon regard se porte au loin où d’épais nuages abritent tant d’averses, comme si leur noirceur venait m’annoncer que c’est à la tristesse ce soir, que la place va être cédée.

Yves

Etienne Duval 16/10/2017 19:09

Très beau texte, qui n’est pas une réflexion mais une véritable construction de toi-même. Cette construction te libère des freins qu’engendre la culpabilité et te donne accès à une paix qui rend possible la contemplation. Au-delà des remous de surface tu sembles avoir accès à la beauté fondamentale du monde. Et, pour revenir au blog, s’il y a beauté, il y a aussi le jeu sur lequel le monde est fondé. Peut-être l’écriture, la vraie écriture, celle que tu cherches à pratiquer, n’est-elle rien d’autre que la transcription de la beauté de ce jeu profond qui n’a jamais fini de s’écrire. Et je sais que la paix que te procure une telle écriture va t’aider à accompagner ta sœur vers sa destination finale.

Max Weber 16/10/2017 16:06

LE MODELE BUREAUCRATIQUE SELON MAX WEBER
Définition de “bureaucratie” selon Weber
Le modèle bureaucratique mis en place par Max Weber est le modèle de référence, de progrès et d’innovation au XXème siècle. On fixe des règles objectives de production. Il est remis en cause dès les années 1970 à cause de la lourdeur administrative. Cette remise en cause aboutit à son démantèlement et à la privatisation (en partie) des tâches dévolues aux pouvoirs publics.
Le modèle bureaucratique de Weber repose sur 10 principes et hypothèses (qui en font un modèle principalement théorique) :
• Les individus sont soumis à une autorité uniquement dans le cadre de leurs obligations impersonnelles officielles.
• Les individus sont répartis dans une hiérarchie d’emplois clairement définie.
• Chaque emploi a une sphère de compétences clairement définie.
• L’emploi est occupé sur la base d’un contrat.
• Le recrutement se fait sur la base des compétences (diplômes et/ou expérience).
• La rémunération est fixe, en fonction du grade hiérarchique.
• L’emploi est la seule occupation du titulaire.
• Logique de carrière : la promotion ne dépend que de l’ancienneté et de l’appréciation des supérieurs hiérarchiques.
• Les individus ne sont pas propriétaires de leur outil de production.
• Les individus sont soumis à un contrôle strict et systématique dans leur travail.
Max Weber regroupe ces hypothèses en 6 principes :
• Division du travail : Le poste, les tâches et les responsabilités de chacun doivent être clairement définies et distincts.
• Structure hiérarchique : Les relations entre un dirigeant et ses subalternes sont codifiées et l’autorité est précisément définie.
• Sélection du personnel : La sélection du personnel se base sur la formation et les connaissances techniques qui auront été vérifiées au préalable.
• Règles et règlements normalisés: L’uniformité du travail et la normalisation des actes accomplis sont mis en pratique par le biais de règles, de codes, de méthodes, de procédures précis.
• Caractère impersonnel des relations : Les relations entre les différents membres de l’organisation doivent être impersonnelles. L’application des règles et des règlements évite tout conflit de personnalités.

Appuyer sur Max Weber

Moncef le paysan 14/10/2017 18:24

Le jeu est absent, dans la société, parce qu’on pense qu’il n’est pas sérieux. En fait le jeu est très sérieux tout en étant léger. Nous réfléchissons trop à partir de la technique alors qu’il faudrait partir du jeu.
J’ai l’habitude de beaucoup marcher et je constate que la nature est joueuse. Selon l’heure de la journée, les sons ne sont pas les mêmes, les lumières varient comme les ombres elles-mêmes. La nature joue avec les sons, les lumières et les ombres.
En ce qui concerne l’art, je pense qu’il est dans l’esprit de chacun. Aussi l’interprétation d’une œuvre n’est jamais achevée, étant donné la multiplicité des individus.
Tu parles beaucoup de la frontière, mais tu ne vas pas jusqu’aux fondements. La frontière est d’abord corporelle et intellectuelle. Elle commence par se manifester chez l’individu. Aussi peut-elle enfermer chacun sur lui-même. Mais elle peut aussi être ouverture à l’autre. Autrement dit si elle est ouverte à l’autre, elle a toujours une dimension individuelle.

Etienne Duval 14/10/2017 18:28

En gros, je suis d’accord avec toi. Je pense en effet que le jeu est premier. Il me semble que Derrida dit qu’il précède l’être. C’est vrai aussi que le jeu est inscrit dans la nature. Je me demande même si, au sein de la nature, ce n’est pas d’abord la vie qui joue. Elle joue dans la nature comme elle joue chez l’homme.
Par ailleurs ton insistance sur l’individu dans l’art et à propos de la frontière me semble tout à fait opportune. Dans ces domaines, le sujet est impliqué, et, au sein du monde humain, le sujet est d’abord un individu.

Jean Rochefort 14/10/2017 17:58

JEAN ROCHEFORT MAL A L'AISE AVEC LES REGLES

• Au diable les règles
En 2013, Jean Rochefort assure la promotion du film l'Artiste et son modèle. Dans un long entretien à L'Express, il parle de son enfance, de comment il cultive depuis toujours des traits de caractères a priori opposés. Une façon pour lui de montrer son refus de devenir "classiquement austère". Une pulsion qui l'animait encore au moment où il lui fallait faire ses preuves:
"Un jour, au Conservatoire, un comédien [Georges Descrières], en costume trois pièces comme il se devait à cette époque, me prend à part et me dit: 'Tu ne réussiras jamais, tu t'habilles trop mal.' De ce jour, j'ai décidé de ne jamais porter de costume trois pièces. "
Le costume trois pièces obligatoire est passé, Jean Rochefort est resté.

http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/09/les-meilleures-citations-de-jean-rochefort-sont-de-formidables-lecons-de-vie_a_23237258/

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