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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:23

 

L’idéologie, un poison pour la pensée et l’action

dont il faut sortir

 

Nous imaginons un peu trop facilement que l’idéologie est un concept daté et qu’il est nécessaire d’abandonner ce type de réflexion. Or l’idéologie continue son travail souterrain et, aujourd’hui, elle nous menace dangereusement. C’est ainsi que l’Etat islamique prend la suite du nazisme, du régime de Pol Pot, des Brigades rouges, d’Action directe et même du communisme soviétique. Et si un tel poison continue à nous solliciter c’est parce qu’il trouve un terrain propice à son développement.

 

Un écrit ancien inspiré par Althusser

En 1973, j’ai présenté une thèse de sociologie, intitulée « Marxisme et idéologie sacerdotale ». Il me semblait qu’il fallait laisser dormir des réflexions aussi anciennes. Mais poussé par la curiosité, j’ai voulu récemment relire le premier chapitre sur la théorie de l’idéologie. Cet écrit m’a stupéfié : il était d’une  actualité qui m’a ébranlé. Le mérite n’en revenait pas à son auteur mais à Althusser, mon inspirateur,  dont j’avais suivi le cours sur l’Idéologie allemande de Marx. A chaque intervention, il remplissait un grand amphithéâtre de l’Ecole Normale Supérieure. Nous étions obligés de nous asseoir sur les escaliers pour prendre des notes et je garde un souvenir ébloui de ce très grand philosophe, grand spécialiste de l’idéologie.

 

L’idéologie, c’est le rejet de l’autre dans le discours et dans l’action

Pour simplifier, sans m’en tenir à la lettre d’Althusser, je dirais que l’idéologie est un système de représentation qui enferme les sujets sur eux-mêmes parce qu’il ne fait pas de place à l’autre. Aussi conduit-il à tourner sur soi-même et à aller du même au même parce qu’il n’embraie pas sur le réel, qui, en dernier ressort, est l’autre lui-même. L’idéologue croit aux idées qu’il pousse jusqu’à l’absolu en en faisant des idoles. Depuis longtemps déjà, les grands prophètes ont alerté sur les dangers mortels que font courir à la spiritualité les idoles elles-mêmes. En ce qui concerne la pensée et l’action elles finissent par mener au désastre.


L’intuition de Macron ou la fécondité de l’autre

Ce n’est pas un hasard si Macron a obtenu très rapidement le succès que nous observons. Il a compris que l’autre, figé dans une opposition stérile, pouvait devenir, si on lui offrait une place,  celui qui féconde la vie politique. Il fallait introduire de la différenciation dans le parti. L’inconscient a reconnu presque immédiatement une vérité cachée depuis les origines : la vie associe le même et l’autre en faisant de l’autre le principe fécondant. C’est alors que l’espoir s’est mis à renaître dans une société qui apparaissait définitivement bloquée.


Mais la menace de l’idéologie est toujours là et il convient de poursuivre le travail amorcé

La transformation de la société n’en est pourtant qu’à ses débuts et les premiers succès pourraient devenir un piège en ouvrant la voie à la toute-puissance. Or la toute-puissance a toujours la tentation d’évacuer l’autre et par là même de renouer avec l’idéologie.

La place du premier ministre

Le premier ministre n’est pas le président. Il doit pouvoir conserver son altérité face au président au risque de perdre toute son efficience.

La place de l’opposition

L’opposition reste importante dans le jeu politique parce qu’elle porte la parole oubliée de l’autre. Il lui appartient donc de la faire reconnaître pour qu’elle soit prise en compte. Pour cela, elle ne peut réussir que si elle entre dans un jeu difficile qui associe la critique et l’ouverture. Aussi la critique systématique comme la fermeture délibérée conduiront-elles immanquablement à une nouvelle stérilité.

La place de la presse

Sans l’information de la presse, la démocratie n’est plus possible. Il est vrai que la presse peut développer la délation ou se substituer à la justice, mais sa mission n’est pas d’être au service des gouvernants. Il est indispensable qu’elle ne soit pas absorbée par le pouvoir et, en même temps, elle ne peut s’enfermer, elle non plus,  dans la critique systématique.

La place des syndicats

De leur côté, les syndicats ont une mission essentielle, celle de faire entendre les revendications de l’entreprise et des salariés. En ce qui concerne le droit du travail en particulier rien ne pourra se faire d’utile sans une négociation sérieuse avec eux. Et, sans doute, un jeu subtil devra-t-il être recherché entre la position des directions et celle des salariés…

La place de la parole de l’autre ou la place du silence

Lorsque j’entendais le discours du président à Versailles, le lundi 3 juillet, j’avais un peu l’impression qu’il cherchait à remplir tous les vides. Il manquait des petits temps de silence. Il manquait le manque qui souligne la place nécessaire de l’autre. Mais le silence comme le manque peuvent aussi s’apprendre avec l’expérience.


Quelques concepts pour traquer l’idéologie et si possible l’écarter

Althusser nous offre un certain nombre de concepts pour repérer l’idéologie et la contrarier. Il me paraît utile de les reprendre ici.

La sacralisation

Par sacralisation, il faut entendre ici le processus qui, dans un groupe ou un sous-groupe, tend à donner un caractère définitif et non discutable à une situation historique en la rattachant à un principe transcendant.

L’assujettissement

L’idéologie constitue les individus en sujets dans la mesure même où ils deviennent les sujets de quelqu’un d’autre ou d’un groupe quelconque.

La dissimulation

Très souvent une situation est le résultat d’un rapport de force originaire. Avec la dissimulation il s’agit de voiler ce rapport de force arbitraire en faisant apparaître comme légitime la situation qu’il détermine.

L’abstraction

L’abstraction consiste à isoler un des aspects de la totalité et à le confondre avec la totalité elle-même. Elle produit alors un renversement : les choses sont vues à l’envers ; l’ordre des causalités réelles est inversé ; l’effet est pris pour la cause, le partiel pour la totalité…

La spécularité

La pensée va du même au même sans produire de connaissance nouvelle. Ainsi l’idéologie s’oppose ici à l’historicité : elle évite le détour, la prise en compte de situations contingentes. En ce sens, on peut en conclure qu’elle est non-dialectique.

La reproduction

Lorsqu’un groupe social se prend pour la totalité, il fait en sorte qu’il conserve sa place privilégiée. Dans ce cas, l’école devient elle-même le moyen de reproduction de sa domination et de ses privilèges.

 

Comme le fait remarquer Mannheim, l’idéologie empêche l’adaptation d’un groupe à une situation nouvelle. Mais, pour lui, l’utopie peut jouer le rôle inverse : elle peut rompre l’ordre social existant pour transformer la réalité socio-historique.

Etienne Duval

 

 

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commentaires

Marius Alliod 15/07/2017 18:42

Un cordial merci pour ton travail sur l'idéologie.
Je trouve réussie l'approche par les concepts de la fin de l'article : la sacralisation, l'assujettissement, la dissimulation, l'abstraction, la spécularité, la reproduction qui de façon isolée ou cumulée ont les effets d'asphyxie de la pensée que tu soulignes et qu'Althusser avait déjà démasqués, lorsque tu suivais son enseignement.
Cette seule phrase est une consigne pour vivre : lorsqu'un groupe social se prend pour la totalité, il fait en sorte qu'il conserve sa place privilégiée. Dans ce cas, l'école devient elle-même le moyen de sa reproduction et de ses privilèges.
Saurons nous appliquer la leçon ?Merci de cette contribution Marius Alliod

Etienne Duval 15/07/2017 18:46

Merci à toi Marius de souligner ce qui te paraît important et qui peut l’être pour les autres.

GérardJaffrédou 14/07/2017 15:07

J'ai mis en italiques.
Je pense après ces échanges que nos divergences viennent surtout du fait que j'attache une importance première aux décisions politiques, aux situations historiques etc. plutôt qu'aux postures philosophiques qu'on peut attribuer ou supposer aux protagonistes, et qui ne suffisent pas à justifier les décisions ou situations. Grand tant mieux quand il y a des convergences, de la cohérence entre ces deux "niveaux" .
Bonne journée, nationale ou autre.
Gérard

Etienne Duval 14/07/2017 15:09

Les italiques ne passent pas sur overblog. Pour le reste, je suis entièrement d'accord avec toi.

Bien amicalement.

Gérard Jaffrédou 14/07/2017 09:30

Les observations de Gérard Jaffrédou sont entre parenthèses

Bonjour Gérard,
Je vais bientôt partir pour prendre mon train et donc je n’ai pas beaucoup de temps pour te répondre. Tout d’abord, pour Marx, le réel, il est dialectique : il est dans le rapport entre le même et l’autre, entre la situation actuelle et la situation à transformer par la praxis. Et dans l’Idéologie allemande, l’idéologie elle-même est surtout du côté de ceux que tu appelles de droite et qui n’ont pas conscience (?) de la situation socio-économique dans laquelle ils sont, (je pense au contraire que eux seuls savent qu'ils forment une classe et défendent très consciemment et efficacement leurs intérêts et leurs pouvoirs) situation qui modèle inconsciemment (?) leur pensée. Je vois que tu ranges là-dedans les partisans de Macron, qui seraient ni de droite ni de gauche.( Je dirais : qui se croient ou se veulent sincèrement ni de droite ni de gauche, mais qui sont de ce fait bien "de droite". (Cf le "Ni droite ni gauche" de Sternell , qui analyse, c'est vrai, une autre situation).
Sur ce point, j’essaie d’être plus positif que toi parce que je pense que Macron a compris quelque chose que les autres n’ont pas compris : si l’on veut avancer, il faut sortir de l’opposition qui stérilise la gauche et la droite, et donner une place aux sujets individuels. (On retrouve Simone Weil, qui me laisse intéressé mais sceptique : que peuvent les "sujets individuels" non organisés pour la réflexion et l'action durables, devant le Pouvoir.... ) Sortir de l’opposition stérilisante ne veut pas dire qu’on abandonne la droite et la gauche, mais qu’on les positionne différemment pour qu’elles permettent la création sociale. (OUI). Il y a quelque chose à essayer. Soit ! Maintenant est-ce que cela réussira ? On verra.( OUI, c'est aussi ce que je pense : faut voir....) On a parlé de couac pour la question des impôts locaux et de la CSG. C’est un couac pour ceux qui sont figés dans l’ancienne politique, mais c’est pour moi la démonstration que le système Macron permet un jeu qui n’était pas très possible avant. Lorsque le jeu n’est plus là, il faut le rétablir. (Je pense, sans être constitutionnaliste, que beaucoup des difficultés qui ont ouvert la voie à Macron, et qui se trouvent devant lui, tiennent pour une part aux institutions de la Vème rép. qui écrasent les "minorités", les points de vue autres ; les médias, les "idéologies" dominantes etc. allant dans le même sens). En fait, je ne suis pas prêt à m’agenouiller devant tout ce que fait le gouvernement mais j’observe ce qui se passe pour voir s’il y a vraiment une nouvelle manière de faire, susceptible de régénérer la politique. Je peux me tromper mais je conserve mon héritage marxiste, qui laisse une place à la critique. Tant pis si j’accepte d’être naïf comme la colombe à condition que je reste prudent comme le serpent (je serais plutôt du côté du serpent). Là aussi il y a une dialectique qui me paraît nécessaire… (Tu l'entretiens très bien, merci beaucoup, très sincèrement). Mais, naturellement, sur ce point et sur bien d’autres, tu as toute latitude pour prendre position comme tu veux. C’est à cette condition que peut subsister notre liberté dans le dialogue.

Bien amicalement.

Etienne Duval 14/07/2017 09:45

Bonjour Gérard,

J’ai repris mon texte avec tes observations que j’ai mises entre parenthèses, sans pouvoir les mettre en gras. Donc tout cela ressort difficilement pour des raisons techniques. Chacun peut voir cependant que tu restes sur la réserve en ce qui concerne certains points et c’est bien que cela apparaisse pour la vérité de nos échanges. Il reste le temps pour permettre à chacun d’évoluer.

Bonne journée et bonne réflexion !

Gérard Jaffrédou 11/07/2017 01:06

Je n'ai pu m'empêcher de gamberger un peu après 22h19 et avant de trouver ton message ce midi.

Je te soumets ceci, davantage tiré de courtes expériences que d'une haute réflexion philosophique.
D'accord, le réel, c 'est l'être et c'est l'autre et j'en suis un autre. Mais c'est aussi, je crois m'en souvenir, l'existant , c'est-à-dire, si je me rappelle bien : l'être en situation.

Or, je me disais, après 22h19 - à propos du rapport au réel (quel réel, quel rapport?) qui, selon moi, distingue d'abord « la droite » et « la gauche » avant « les valeurs » - que le premier réel qui distinguerait, c'est bêtement la situation où nous sommes (par naissance, hasard et histoire) puis ce que nous connaissons de ce réel ; par conséquent ce que nous en pensons, pouvons en penser, et croire, ce que nous pouvons et voulons en faire etc... Alors interviennent ou naissent, dans et de la réflexion et l'action, « les valeurs ».
Lesquelles, et comment seraient -elles « de gauche » / « de droite » ?
Ces deux options sont historiques et typiquement françaises comme chacun sait (mais nullement déterminantes ou déterminées – les neurones restent libres, en gros).

Côté gauche. On peut se trouver dans des situations (familiales, d'éducation, d'apprentissages -lycée, Fac...) où nous voyons – ou subissons – un ordre du monde à l'évidence injuste, mal foutu, absurde, inacceptable tel quel. De là, à moins qu'on s'y résignerd'une manière ou d'une autre, naît l'espoir (durable) d'un changement (radical ou non) de cet ordre des choses. Et nous voilà dans l'idéologie : cet espoir, basé sur des connaissances plus ou moins complètes et assurées, aide à vivre. Il soude à un groupe, est partagé, défendu, et devient un absolu.

Côté droite. Les situations vécues peuvent être plus confortables, porter beaucoup moins à l'insatisfaction devant le monde comme on le voit, dans lequel on s'intégre tranquillement et durablement. L'ordre des choses convient, avec sa hiérarchie. Pourquoi donc vouloir en changer ? Quelques « réformes » suffisent, urgentes, pour que rien ne change. Pour peu qu'on se trouve du bon côté du manche et que celui-ci ne semble pas près de changer de côté, on conserve et on protège.

Dans les deux cas, côté gauche et côté droite, on sécrète des « valeurs », du fait qu'on pense et qu'on agit. Elles peuvent être les mêmes et fortes dans les deux camps : générosité, sincérité, honnêteté, souci d'autrui, etc., ce qui rend possibles les échanges, agréables et fructueux, et même certains changements (de camp)... Mais derrière ces valeurs éventuellement communes, le débat politique reste, qui, lui, sécréte de l'idéologie et les condamnations qu'elle s'attire par la nature même de ce combat, du moins par ses conditions présentes.

La différence est, qu'ici, côté droite, on n'a pas besoin d'idéologie. L'absolu est fourni par le fait que « tout le monde pense comme ça », et que « le monde est comme il est » et ne saurait être autrement. A partir de quoi, il est facile de dénoncer « l'idéologie », l'utopie, la violence, l'extrémisme, ceux qui ne comprennent jamais rien (on veut bien faire un peu de pédagogie, insuffler des motivations positives...). Le groupe reste ouvert : la méritocratie y pourvoit . On peut opposer aux récalcitrants irréductibles des « valeurs » communes indiscutables (le patriotisme, le culte de la Nation pure et de l'Etat fort, lorsque la « religion » perd son autorité).. Aucune idéologie dans tout ça, puisqu'on n'est plus ni de droite ni de gauche. Ce choix, qui va de soi, de la modération, du juste milieu (quelques abstractions d'historiens de service aidant) rassure, attire et rassemble. Et peut donner de confortables majorités.

Et - pour te rejoindre - l'autre, l'opposant virtuel qui n'a rien compris à la beauté métaphysique de cette situation, est dirigé vers les poubelles de l'histoire.

Bref, au non-être. Tant pis pour lui.


Et si j'ai tort, tant pis pour moi.
Je dois terminer de repeindre mes volets.
Amicalement.
Gérard

Etienne Duval 11/07/2017 09:40

Bonjour Gérard,

Je vais bientôt partir pour prendre mon train et donc je n’ai pas beaucoup de temps pour te répondre. Tout d’abord, pour Marx, le réel, il est dialectique : il est dans le rapport entre le même et l’autre, entre la situation actuelle et la situation à transformer par la praxis. Et dans l’Idéologie allemande, l’idéologie elle-même est surtout du côté de ceux que tu appelles de droite et qui n’ont pas conscience de la situation socio-économique dans laquelle ils sont, situation qui modèle inconsciemment leur pensée. Je vois que tu ranges là-dedans les partisans de Macron, qui seraient ni de droite ni de gauche.
Sur ce point, j’essaie d’être plus positif que toi parce que je pense que Macron a compris quelque chose que les autres n’ont pas compris : si l’on veut avancer, il faut sortir de l’opposition qui stérilise la gauche et la droite, et donner une place aux sujets individuels. Sortir de l’opposition stérilisante ne veut pas dire qu’on abandonne la droite et la gauche, mais qu’on les positionne différemment pour qu’elles permettent la création sociale. Il y a quelque chose à essayer. Maintenant est-ce que cela réussira ? On verra. On a parlé de couac pour la question des impôts locaux et de la CSG. C’est un couac pour ceux qui sont figés dans l’ancienne politique, mais c’est pour moi la démonstration que le système Macron permet un jeu qui n’était pas très possible avant. Lorsque le jeu n’est plus là, il faut le rétablir. En fait, je ne suis pas prêt à m’agenouiller devant tout ce que fait le gouvernement mais j’observe ce qui se passe pour voir s’il y a vraiment une nouvelle manière de faire, susceptible de régénérer la politique. Je peux me tromper mais je conserve mon héritage marxiste, qui laisse une place à la critique. Tant pis si j’accepte d’être naïf comme la colombe à condition que je reste prudent comme le serpent. Là aussi il y a une dialectique qui me paraît nécessaire… Mais, naturellement, sur ce point et sur bien d’autres, tu as toute latitude pour prendre position comme tu veux. C’est à cette condition que peut subsister notre liberté dans le dialogue.

Bien amicalement.

Gérard Jaffrédou 10/07/2017 02:52

L'heure (22h19) et la complexité du sujet m'obligent à ne pas en rajouter. Pour moi, les "valeurs" ne sont pas discriminantes Droite / gauche (elles peuvent être communes) . Mais le rapport au réel, si ! (quel rapport et quel réel). J'arrête.

A une prochaine fois. Merci de supporter mes élucubrations radoteuses.
gérard

Etienne Duval 10/07/2017 09:40

Tu poses la bonne question. Dans le cadre de l’idéologie, l’important est le rapport au réel. Mais le réel, c’est l’être, ce qui est vraiment. Plus fondamentalement l’être c’est l’autre. Je est aussi un autre. Je ne peux être en rapport au réel qu’en étant en rapport avec l’autre… C’est là qu’est la pierre de touche. Dans le nazisme, il n’y avait plus d’autre à qui s’opposer. C’est pourquoi, comme le dit Anna Arendt, le comportement criminel était banal. Il n’y avait plus d’autre pour dire la loi….

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