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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 17:58

 

Chagall, Le jardin d'Eden


L’Islam est une religion
mais c’est aussi une culture

 

Spontanément, l’occident a tendance à isoler la religion de la culture. Il le fait, en particulier, pour l’Islam. Mais il ne se rend pas compte qu’il est lui-même modelé, en partie du moins, par la religion chrétienne et que sa manière de penser le monde et son environnement est marquée par un tel héritage. Aussi d’emblée se nourrit-t-il d’idéologie en donnant à sa culture particulière la marque de l’universel, qui est pourtant encore à construire par l’apport des différentes cultures du monde. Il n’est pas question, ici du moins, de remettre en cause l’apport  du christianisme à la culture. Mais en échange il n’est pas normal que nous refusions à l’Islam son apport à la culture universelle puisqu’il est déjà lui-même une culture.

 

Le monde est un grand jardin ouvert à tous ses habitants

A l’origine les mythes nous présentent le monde comme un grand jardin. Il appartient aux hommes de le cultiver, comme si l’être humain était fondamentalement un jardinier. Qu’est-ce à dire sinon que la vie lui est confiée pour qu’il la fasse prospérer ? Il passe ainsi progressivement de l’animalité à l’humanité en cultivant son jardin. Autrement dit, il est appelé à se faire en faisant, et faire c’est essentiellement faire advenir la vie.

 

Dans ce jardin, les hommes doivent cultiver des sujets

Avec l’évolution, l’homme passe du travail du sol pour se nourrir à la culture proprement dite,  qui consiste à faire advenir des êtres libres, responsables et créateurs que nous appelons sujets. Il est ainsi amené à favoriser la gestation de la terre en la rendant féconde et en l’embellissant, et c’est à partir de là, sans décrochage possible, qu’il peut donner naissance à la culture. Aussi l’écologie et la culture sont-elles  depuis toujours intimement liées. C’est à travers des épreuves, des erreurs, des errements de toute nature qu’il arrive alors à ouvrir son chemin.

Un conte arménien, intitulé « Le maître du jardin », nous entraîne dans le cheminement de l’homme vers son destin. Il s’agit, au départ, d’un véritable voyage initiatique. Le roi d’Arménie possède un rosier apparemment chétif mais promis à un avenir extraordinaire. Il s’appelle Anahakan. Or il est dit qu’un jour cet arbre donnera naissance  à une rose généreuse qui conférera au maître du jardin une éternelle jeunesse. Douze jardiniers se succèdent les uns après les autres sans aucun succès. Ils sont maintenant en prison. Assuré de son succès, un treizième arrive. Son nom est Samvel. Il ne craint ni la prison ni la mort. Rapidement une complicité d’amour s’établit entre lui et le rosier. Au départ, il s’intéresse à ses racines, les couvrant de terreau et de fumier  Tour à tour, il l’écoute et lui parle. Ils finissent par échanger leurs secrets. Il y a manifestement un malaise chez le rosier : des gémissements s’échappent de ses racines. « Où as-tu mal », lui dit le jardinier. C’est alors qu’un ver sort de la racine principale. Un oiseau s’en empare, puis un serpent avale l’oiseau. Mais un aigle qui voit la scène de loin plonge sur le serpent et s’en fait un délicieux festin. Aussitôt, le rosier reprend de la vigueur, et puis, au début du mois de mai, un bourgeon apparaît et, en quelques jours, une rose, toute mignonne, offre un merveilleux sourire à Samvel. Plein d’émotion, le jardinier sort le roi de son sommeil en pleine nuit. Un peu chagriné d’être réveillé en plein sommeil, mais aussi vite conscient du miracle qui est en train de se produire, le souverain sursaute, enfile ses chaussures et vient assister à la naissance de la rose. C’est sûr, il est promis à une vie éternelle. Mais les années passent, et une maladie mortelle s’empare de lui. Aussitôt, il fait venir Samvel : « Je croyais pouvoir échapper à la mort. -  Malheureusement, le maître du jardin ce n’est pas vous, réplique Samvel. C’est celui qui veille. » Alors la mort fait son œuvre et le jardinier ferme les yeux du propriétaire du rosier. Et maintenant il  danse au rythme de la vie.

 

L’Islam frappe à la porte du jardin des sujets

Aujourd’hui, l’Islam voudrait avoir sa part dans le jardin des sujets. Il frappe à la porte mais l’Occident prend peur ; il se raidit, cherche à  imposer ses conditions comme s’il était le propriétaire du jardin. Comme nous l’avons déjà souligné, il confond sa propre idéologie avec la culture elle-même.  Alors le dialogue se transforme en rapports de force. Les uns se sentent rejetés et font la sourde oreille, sans vouloir coopérer à un monde qui leur est imposé. Les autres n’hésitent pas à user de violence et dérivent dans des formes multiples de terrorisme. Ce que l’Occident ne voit pas, c’est sa propre violence originelle qui interdit à l’autre l’entrée du jardin.

 

Il faut  lui ouvrir pour le bien de tous

Il n’y a de culture que dans l’interculturalité. Autrement dit l’Islam sortira du rapport de force si les portes du jardin lui sont ouvertes. Il entrera dans l’interaction avec toutes les autres cultures et devra se transformer comme il amènera les autres eux-mêmes à se transformer. Le doute deviendra une exigence pour tous et la critique sera une des règles du dialogue retrouvé. Dans le domaine religieux proprement dit, la foi ne pourra s’enfermer sur elle-même en engendrant de  la toute-puissance. Il n’existe pas de foi sans rationalité, sans pour autant que l’une ne soit réduite à l’autre. Cela, l’occident chrétien l’a appris à ses dépens. Il appartient à l’Islam d’entrer dans cette forme d’ascèse et de purification. Nous ne pouvons lui imposer une telle exigence avant d’entrer dans le jardin de tous. C’est l’entrée dans le jardin qui lui permettra de répondre à un tel impératif.

En France, nous sommes directement confrontés aux problèmes qui sont ici soulevés. La culture et l’identité de chacun ne sont pas données a priori ; elles  se construisent dans un processus historique toujours à reprendre. Il ne s’agit pas d’offrir le trésor de la culture occidentale à ceux qui n’en bénéficieraient pas et de le protéger par de multiples fermetures. Le trésor ne  peut se révéler que dans l’échange des cultures. C’est bien pour cela que nous avons, aujourd’hui, tout intérêt à nous ouvrir les uns aux autres.

Etienne Duval, le lundi, premier mai 2017

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Published by Duval Etienne
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commentaires

Antoine 06/06/2017 17:46

J’ai lu un peu plus attentivement l’introduction de ta thèse. La dernière partie qui traite directement de l’idéologie et de son fonctionnement est intéressante. Par contre, les différents chapitres, qui ont pour but de définir l’idéologie, prêtent le flanc à la critique comme le marxisme lui-même. Bien que non-compétent, je me permets quelques remarques.
Je ne souscris pas à la définition de la science ni à celle de la théorie qui ne correspondent pas à celles que l’on donnerait pour les sciences dures comme la physique. Ainsi par exemple une théorie en physique est développée aussi bien de manière inductive, se basant sur des faits, que de manière déductive, en étant confirmée postérieurement.
L’opposition science et représentation ne me paraît pas pertinente, la science en elle-même étant représentation. Même chose pour l’opposition science et idéologie : la science si elle est considérée comme décrivant la réalité peut devenir la pire des idéologies, comme l’a été le marxisme dans sa pratique. A ce propos, les définitions de la réalité et de la vérité dans le marxisme sont très insatisfaisantes et sont à la source des problèmes posés par cette idéologie.
Il y a un thème de Marx qui est intéressant, c’est la praxis dans le sens de « poien » qui constitue le sujet, pour reprendre ta terminologie. Mais est-il suffisamment développé dans ce sens ?

Oui, ce que tu as écrit sur l’idéologie, à partir du chapitre III est intéressant et toujours d’actualité. J’ai bien apprécié le chapitre VI sur les concepts : sacralisation, assujettissement, abstraction, dissimulation, spécularité… Ils sont toujours pertinents. Toutefois, je ne pense pas que c’est la « science marxiste » qui permettra de contrer ces déviations. Ne serait-ce pas plutôt la vraie réalité sur laquelle repose le sujet ?

Etienne Duval 06/06/2017 18:15

Merci pour ton attention au texte sur l’idéologie. Je reçois bien tes critiques sur la science et je trouve pertinent que tu aies souligné l’importance de la praxis, comme une forme d’action créatrice. Comme toi je trouve aujourd’hui que les concepts retenus conservent toute leur actualité.
En réalité Marx et Althusser reprennent à leur compte toute une réflexion très présente dans la Bible et chez certains théologiens et philosophes sur la symbolisation et la diabolisation. Ce qui est appelé idéologie avec le rappel d’une forme d’idolâtrie correspond assez bien au processus de diabolisation ou de dé-symbolisation. A ce niveau je trouve qu’Althusser a fait un travail de clarification tout à fait utile.

Gérard Jaffrédou 06/06/2017 11:48

Oui (mais je ne pensais pas que mon long bavardage atterrirait dans un blog sur l'Islam ..., ni qu'il méritait d'atterrir ailleurs que dans nos échanges).
L'idéologie, comme je la conçois à partir de ta proposition précédente (les pierres, les trous, la pâte), est telle que nous sommes constamment dedans. La difficulté est moins d'y échapper que de ne pas se laisser duper par elle, ou bloquer, comme tu dis. Il y aurait lieu de maîtriser raisonnablement nos "affects négatifs" (nos peurs, nos haines : la pâte), de connaître le réel aussi justement que possible (une recherche constante de ce qui peut être la vérité sur tel ou tel sujet : laisser le moins de trous possible). Puis de choisir "en conscience" comme on disait autrefois (du temps où on croyait encore aux consciences). L'important étant bien de choisir. Avec toutes les incertitudes inhérentes à la vie.
L'idéologie dominante de ce moment nous dissuade de choisir (les experts, mieux informés, pensent pour nous). Elle engendre une confusion générale. Avec en plus la complexité (plus ou moins réelle ou alléguée) des choses, le poids et la rigidité des institutions, voilà découragés le choix et la réflexion. Et la politique en agonie (provisoire ?).

Mais je ne veux pas en rajouter, simplement expliciter ma conclusion sibylline.
Bien à toi. Bonne journée.

Etienne Duval 06/06/2017 11:51

Notre discussion sur l’idéologie est née à propos du blog sur l’Islam comme culture. Tes réflexions qui sont loin d’être anodines m’aident à avancer et finalement à simplifier ma propre pensée. C‘est ainsi que je viens de m’apercevoir que Marx et Althusser reprenaient une idée déjà ancienne de la Bible et de la philosophie, qui tourne autour de la symbolisation et de la diabolisation, de la vie et de la mort. Leur dénonciation de l’idéologie, proche de l’idolâtrie, est en fait une dénonciation de la diabolisation. Un des défauts de de la théologie a été d’attribuer à une personne ce processus de diabolisation, ce qui n’empêche pas certaines personnes d’être réellement diaboliques. Personnellement je pense que nous naissons de la mort ou de la violence séparatrice et que nous commençons ainsi par diaboliser au lieu de symboliser. C’est probablement ce que veut exprimer le mythe de la chute dans la Bible. Toute la dynamique de la vie va consister ensuite à jouer entre la diabolisation et la symbolisation, en allant bien sûr dans le sens de la symbolisation.

Gérard Jaffrédou 05/06/2017 19:14

NOUS POURSUIVONS SUR L'IDEOLOGIE

Cher Etienne
Merci de revenir sur la question de l'idéologie. En y réfléchissant, un peu mieux, je pense, saisir les « enjeux » comme on dit, qui se jouent en ce moment, et pas seulement aux Etats-Unis trumpistes ou anti-trumpistes. Dans l'Hexagone aussi. On ne peut présumer ce dernier au-dessus des idéologies grâce à son cartésianisme allégué. Mais la mode du « ni gauche ni droite », du « gauche et droite en même temps » se donne ou est acceptée comme non-idéologique voire anti-idéologique. Or elle l'est au contraire très fortement. De plus (par ailleurs?) on voit bien ce que peut produire ici où là une idéologie meurtrière basée sur une religion qui la permet, voire la nourrit -comme l'ont fait quelques autres-, et qui tient ses origines d'une situation historique analysable, et quelque peu méconnue.
Bref. La situation actuelle peut se caractériser comme une lutte idéologique forcenée contre les idéologies dont certaines le sont aussi.
La première question est de savoir de quoi on parle : puis ce qui se joue en réalité.

Je ne peux argumenter en philosophe ni en économiste, n'étant ni l'un ni l'autre. J'ai retenu ta définition métaphorique : l'idéologie, c'est la matière qui permet de boucher les trous dans les connaissances. Matière très composite, d'origine et de nature incertaines, mais solide, qui donne cohérence et force aux parties plus fermes. En gros : tout ce qui est croyance, ou affects, ou refus de penser etc. par rapport mécanique (ou dialectique?) à ce qui est su d'une manière certaine et vérifié comme étant un reflet aussi juste que possible de la réalité, donc une compréhension correcte de celle-ci. Compréhension toujours discutable, et en ce sens : provisoire.

L'histoire, comme suite d'événements ou de situations et comme étude, offre de très nombreux exemples de ces combats idéologiques, et du fonctionnement de l'idéologie. Deux ou trois exemples :
1) « L'identité nationale »- concept, en soi, fort idéologique. La chose se construit pendant tout le XIXe s. en référence positive ou négative à la Révolution, se perpétue au XX è, avec ses fruits (nouvelles références) : les deux guerres mondiales, puis les guerres coloniales. S'y affirment par rapport aux faits, selon la connaissance ou la perception qu'on en a - ou qui en est permise -, toutes les crispations, les résignations, les peurs, les haines, les espoirs etc... , qui forment cette pâte qui « bouche les trous », tient les faits ensemble par des évidences fausses ou justes ; mais tient aussi ensemble la population dans un sentiment "d'identité", d'appartenance commune, y compris du fait des divisions. Le mot nomme la chose et la consacre.
Puis le temps passe. Les dangers s'éloignent ou changent. Les peurs s'atténuent -ou changent. Il devient possible de mettre en question cette « identité », ou nécessaire de la réaffirmer comme protection collective devant les « nouveaux dangers » (qui arrivent opportunément).
Devant ces réalités, les historiens sont le plus souvent d'une extrême prudence, accompagnent et légitiment le discours ambiant ; mais parfois le critiquent, suivant les connaissances nouvelles, les sources devenues accessibles, qui permettent parfois d'ajouter de nouvelles pierres solides. Encore faut-il l'oser, puis être entendu.
L'histoire de la seconde guerre mondiale est typique de ces combats idéologiques vifs : ceux de la population (avant, pendant et après) ; mais aussi ceux des historiens (principalement après : métier oblige), de Marc Bloch, puis Duroselle, à Lacroix-Riz, sans oublier Paxton et Sternhell qui, les premiers, ont mis les doigts là où il fallait, provoquant la fureur de plusieurs historiens défenseurs de la pâte tricolore.

2) « L'école » au sens général, mais d'abord la Primaire, fixe avec l'habillage qu'il faut les premières « connaissances ». Celles-ci deviennent dès lors des dogmes, qui détermineront définitivement la « compréhension » du réel, et la « cohésion » du groupe (national) par une perception commune et indiscutable (sous peine d'exclusion).
Mona Ozouf a subtilement analysé cela, repérant ce rôle de l'école primaire (celle, surtout, de la troisième république). Suzanne Citron en a fait la démonstration détaillée. L'école a imposé le « discours national ». Après les visions de Michelet (encore célébrées), Ernest Lavisse a -comme chacun sait- rédigé l'Histoire officielle de la France (le « Petit Lavisse ») qui a fait autorité jusque dans les années 1970, et qui était une référence recommandée aux étudiants d'Histoire dans les années soixante. Histoire sainte pleine de raccourcis et de mystifications, d'oublis et de célébrations douteuses. Détienne, après et avant Citron, en a fait un joli tableau (Où est le mystère de l'identité nationale ? Panama, 2008, et : Comment être autochtone, du pur Athénien au Français raciné, Seuil, 2003). Histoire de France, garantie 100 % d'idéologie pure.
L'historiographie de cette question (l'école) montre comment cohabitent, se confortent, et se confondent presque, connaissances et idéologies. Jusqu'au milieu du XX è. et au-delà, l'histoire de l'école s'intéressait à la construction de l'Institution. Celle-ci allait de soi, était suivie dans ses progrès, c'est-à-dire ceux de l'Etat qui arrachait les populations à leur barbarie, leur ignorance, leur apathie (termes qu'on trouve dans les rapports de l'époque). Ce point de vue, celui de l'Etat tout puissant et salvateur, est légitimé par nos historiens (Gontard, Gréard, Fourrier...). Puis, dans les années soixante et soixante-dix, quelques historiens s'avisent que la « demande sociale d'instruction » est le moteur de la scolarisation autant et plus que le pouvoir de l'Etat (François Furet- Jacques Ozouf). Sans doute. Mais cela préjuge que la « demande » (réelle ou pas, et diverse) existait … pour cette instruction-là définie par le haut. De plus, cette notion de « demande » vient directement du discours économique d'alors, et est adoptée comme une croyance, plus qu'une hypothèse. Resterait à faire une « histoire par le bas » : nouvelle mode. Nouvelle sauce idéologique ?
3) Je renonce à prendre cet autre exemple : l'histoire de « la guerre froide ». Les peurs, les aversions -ou les enthousiasmes, les illusions mêlées à des connaissances, à des « faits », tout cela constitue un bloc - et même deux !, qui s'affrontent. Le recul et la lecture d'Howard Zinn notamment permettent de voir (si l'on veut bien y jeter un œil - Zinn : Une histoire populaire des Etats-Unis, De 1492 à nos jours, Agone, 2002-201) ce qu'a d'artificiel la construction de ces « blocs », qui masquent et révèlent les enjeux réels. Quel système économique doit dominer le monde ?

On a presque une réponse. Quoique ….
Je considère, quant à moi, que la réponse n'est ni dans les faits, ni dans la sauce qui les tient. Elle n'est pas « idéologique », mais morale au fond. Je veux dire au fond de chacun de nous.


Excuse-moi d'avoir été bavard.
Gérard
5. VI. 2017

Etienne Duval 05/06/2017 19:32

Merci Gérard de continuer la discussion avec beaucoup d’à propos sur l’identité nationale, l’école, les guerres, la guerre froide. Nous sommes effectivement dans chacun de ces cas en pleine idéologie. Pour moi l’idéologie consiste à bloquer les choses lorsqu’elles sont à notre avantage, mais plus négativement, c’est vouloir échapper à la dynamique de la vie, qui, comme le dit un conte chinois ‘Echange et partage », consiste à entrer dans la dynamique du partage. Mais pour partager il faut accepter de manquer pour faire sa place à l’autre. Dans l’idéologie, on est dans la toute-puissance, dans la dynamique de la vie, on en sort. C’est bien pour cela, comme tu le dis, que la réponse est, chaque fois, au fond de nous (je choisis la vie ou la mort).

Josiane Bochet 05/06/2017 18:47

Bonsoir Etienne , merci pour ta réponse . Moi aussi j'apprécie bcp la culture arabo-andalouse , perse etc ...Musique , architecture , jardins .

juliette Germain 22/05/2017 09:29

J ai été très intéressée par les échanges autour de la question de l Islam et du livre d Etienne, plus particulièrement -10 mai G.Jaffredoux/Etienne- mais je n ai malheureusement que survolé la lecture et pas eu le temps d'approfondir ma réflexion pour contribuer. J ai noté des références qui sont aussi les miennes.
La mise en relation avec l'actualité politique en France aussi m a beaucoup intéressée.
Peut-être aurais-je quelque chose à en dire.
Pour l'instant, merci pour cet espace de qualité où le doute est permis .Bonne jounée à tous.

Etienne Duval 29/05/2017 18:31

Merci Juliette. Je réémerge parce que mon ordinateur était chez le réparateur.

A bientôt !

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