Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 15:57

http://www.mon-coach-jardin.fr/files/2014/05/bassin-jardin.jpg
 

Les migrants ne viennent pas chez nous pour nous envahir

Ils quittent les champs de bataille que nous avons initiés pour apprendre le métier de jardinier

 

Je pense que nous ne saisissons pas ce qui se passe avec les migrants. Nous imaginons qu’ils viennent nous envahir et prendre notre pain. En fait, ils ont parfaitement saisi l’intuition qui préside à l’institution de l’Europe. Les pères fondateurs, fatigués par une guerre qui a fait des millions de morts, ont voulu transformer une logique de mort par une logique de vie : l’Europe devait devenir un grand jardin, un espace intermédiaire, qui avait pour mission de réconcilier les anciens belligérants et, indirectement, de faire respirer le monde entier. C’était une utopie grandiose, mais nous en avons perdu la dimension révolutionnaire. Acculés à la souffrance, au mal vivre et à la mort que provoquent les guerres, des femmes et des hommes du Moyen Orient et de l’Afrique viennent nous rappeler que notre intuition est juste et qu’il faut la faire revivre au bénéfice de tous.

Un monde de culpabilité qui engendre la chasse à la faute et aux coupables

Le 9 mai 2016, j’ai regardé le film « La chasse » sur Arte, avec Mads Mikkelsen, qui est un très grand acteur. Nous sommes dans un climat où règnent la culpabilité, l’angoisse de la faute et la chasse aux coupables. Les enfants eux-mêmes sont marqués par cette ambiance morbide. Or, une petite fille a aperçu sur la tablette de son frère adolescent un sexe en érection. Amoureuse de son animateur, elle veut l’embrasser sur la bouche et imagine déjà, chez lui, un sexe raide comme celui qu’elle a aperçu sur la tablette. Mais il n’y a qu’un pas entre l’imaginaire et la réalité. Elle finit par dévoiler à une responsable du jardin d’enfants la vision de ce membre inquiétant de son animateur. La police est convoquée, les enfants sont interrogés et décrivent les sous-sols de la maison de l’accusé. En fait, il n’existe aucun sous-sol dans cette maison. Mais peu importe, il est bien évident que l’accusé est coupable d’exhibitionnisme et d’attouchements non seulement pour la petite fille mais pour de nombreux enfants. Tout le monde s’écarte du coupable. On ne veut plus  sa présence dans les groupes et même à l’église pour la fête de Noël. Sa chienne Fanny elle-même en subit les conséquences, puisqu’elle est assassinée. La vie devient infernale. Finalement la justice se rend compte que les accusations sont sans fondement et la communauté se reconstitue autour de l’animateur injustement mis à l’écart. Pour lui redonner sa place, une fête est organisée en l’honneur de son fils qui vient d’obtenir son permis de chasse : il reçoit alors le fusil du grand-père, qui passe d’une génération à l’autre. Ainsi se révèle les fondements d’une éducation séculaire, basée sur la toute-puissance virile. Toujours présente, cette forme de toute-puissance liée au sexe est soumise à la culpabilité ; elle est pourtant loin de disparaître et se retrouve dans la chasse aux fautes et aux coupables.

Le nécessaire passage d’une logique du terrain de chasse à celle du jardin

Il devient de plus en plus urgent de quitter les chemins de la mort, y compris dans la chasse aux fautes et aux coupables, pour s’engager dans les voies de la vie. Cette idée était présente dans les premiers récits mythiques, qui évoquent le paradis terrestre conçu comme un grand jardin. Peut-être est-ce le souvenir diffus des premiers temps de l’humanité. Plus sûrement c’est l’idée que le passage dont nous parlons fait partie de la dynamique du désir depuis les origines de l’homme. D’abord imaginé dans le rêve, il se fraie aujourd’hui un passage dans les projets politiques que portent les écologistes et bien d’autres à leur suite. C’est en prenant soin de la vie qui s’exprime dans les fleurs et dans les légumes, que nous serons amenés progressivement à respecter celle de l’homme lui-même. Et alors la terre pourra devenir non seulement un jardin mais aussi un terrain de jeu pour tout le monde et peut-être même pour les animaux eux-mêmes. Car la vie adore jouer pour mettre du jeu entre les êtres et permettre ainsi les jeux de l’amour.

Ne pas éteindre la mèche qui fume encore

La littérature hébraïque a produit un de ses plus beaux poèmes en insistant sur le respect de la vie, dans tous ses cheminements. Il s’agit du premier chant du serviteur dans le livre d’Isaïe. L’homme est présenté comme le serviteur de la vie et la vie c’est aussi faire jaillir la lumière de la connaissance chez les hommes aveuglés par l’ignorance et laisser une chance aux coupables en leur épargnant les tourments de la prison.

Is 42:1-

Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme se complaît. J'ai mis sur lui mon esprit, il présentera aux nations le droit.

Is 42:2-

Il ne crie pas, il n'élève pas le ton, il ne fait pas entendre sa voix dans la rue ;

Is 42:3-

il ne brise pas le roseau froissé, il n'éteint pas la mèche qui faiblit, fidèlement, il présente le droit ;

Is 42:4-

il ne faiblira ni ne cédera jusqu'à ce qu'il établisse le droit sur la terre, et les îles attendent son enseignement.

Is 42:5-

Ainsi parle Dieu, Yahvé, qui a créé les cieux et les a déployés, qui a affermi la terre et ce qu'elle produit, qui a donné le souffle au peuple qui l'habite, et l'esprit à ceux qui la parcourent.

Is 42:6-

" Moi, Yahvé, je t'ai appelé dans la justice, je t'ai saisi par la main, et je t'ai modelé, j'ai fait de toi l'alliance du peuple, la lumière des nations,

Is 42:7-

pour ouvrir les yeux des aveugles, pour extraire du cachot le prisonnier, et de la prison ceux qui habitent les ténèbres. "

Is 42:8-

Je suis Yahvé, tel est mon nom ! Ma gloire, je ne la donnerai pas à un autre, ni mon honneur aux idoles.

Is 42:9-

Les premières choses, voici qu'elles sont arrivées, et je vous en annonce de nouvelles, avant qu'elles ne paraissent, je vais vous les faire connaître. (Bible de Jérusalem)


Faire de l’Europe un espace de respiration pour les pays asservis et livrés à la guerre

A la fin de la guerre, des hommes remarquables ont pris leur responsabilité pour faire de l’Europe un terrain de réconciliation : il s’agissait de l’Allemand Konrad Ademauer, du Luxembourgeois Joseph Bech, du Néerlandais Johan Willem Boyen, de l’Italien Alcide De Gasperi, des Français Jean Monnet et Robert Schuman et du Belge Paul-Henri Spaak. Le 24 mars 1946 à Cologne, Konrad Adenauer s’exprimait ainsi : « L’Europe ne sera possible que si une communauté des peuples européens est rétablie, dans laquelle chaque peuple fournit sa contribution irremplaçable, insubstituable, à l’économie et à la culture européennes, à la pensée, la poésie, la créativité occidentales ». La réconciliation devait entraîner la prospérité.

En agissant ainsi, des hommes de bonne volonté contribuaient à créer un espace de respiration non seulement pour les Européens eux-mêmes mais indirectement aussi pour tous les hommes. En effet une utopie allait se concrétiser et servir d’exemple pour tous ceux qui sont enfermés dans la guerre. Sans le vouloir, les initiateurs étaient en train de mettre au jour un espace intermédiaire, qui allait pouvoir diffuser un surplus d’énergie et d’humanisation au bénéfice des pays en difficulté. Il est vrai les Européens se découragent. Mais les migrants viennent leur dire qu’il ne faut pas baisser les bras et que leur intuition est juste. Marie-Thérèse Bitsch nous dit que, pour Robert Schuman, « la paix était une construction de tous les jours, fondée sur la solidarité, la coopération, la liberté, la fraternité ».

Chaque personne est invitée à passer du champ de bataille au travail du jardin

Nous redécouvrons petit à petit que la vocation de l’homme est d’être un jardinier : poète aussi car il doit cultiver le jardin des mots pour promouvoir la réconciliation, artiste pour révéler la beauté de la terre et de l’homme, cinéaste pour développer l’imaginaire dont nous avons tant besoin pour créer un monde toujours nouveau…

Etienne Duval

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Duval Etienne
commenter cet article

commentaires

tiré de "La Croix" 27/06/2016 07:17

éditorial
Pour tous les Européens
François Ernenwein, le 27/06/2016 à 0h00

Envoyer par email

0 0

Passée la sidération, celle des Britanniques et de tous les Européens, les responsables de l’Union se mettent à l’ouvrage. Pour éviter que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets, ils devront désormais s’y prendre différemment, en analysant les raisons pour lesquelles l’euroscepticisme (distinct de l’opposition à l’idée même de construction européenne) a sans cesse gagné du terrain. Jusqu’à être majoritaire sur le continent. S’ils pensent vraiment que l’Union reste la bonne solution, ils auront à proposer des réponses concrètes aux demandes exprimées dans tous les pays. Par une redéfinition du rôle plus créatif et moins normatif de la Commission, par un engagement plus marqué des responsables nationaux et par un respect plus soutenu de la démocratie. Il n’est pas évident que cette voie s’imposera d’emblée… Aux réponses post-traumatiques exprimées dans certains pays (faire payer la Grande-Bretagne) s’oppose en Europe le froid pragmatisme d’autres, occupés à préserver leurs intérêts (les affaires restent les affaires). Le statu quo et la fuite en avant étant exclus, l’Europe pourrait alors tenter un retour aux fondamentaux : l’adhésion libre à un projet assurant la paix et la prospérité sur le continent, clé des succès de l’Union. Dans cette hypothèse, aucun effort d’adaptation, aucun abandon de souveraineté ne sont exclus. Mais ils deviennent plus acceptables quand ils sont clairement au service de tous.
François Ernenwein

Etienne Duval 27/06/2016 08:48

Je pense être d'accord avec François Emenwein. Il faut revenir aux fondamentaux : responsabiliser tous les acteurs et en particulier les Etats, les communes et les individus. La recherche du consensus est une erreur parce que le consensus est à venir. L'important, au départ, est de séparer pour faire apparaître les différences et définir ainsi l'espace d'un dialogue possible. Salomon, qui reste un maître, en matière de jugement et de gouvernement, ne cherche pas à réunir les deux femmes en opposition à propos de l'enfant vivant. Il opère une double séparation entre les deux femmes et plus directement entre la vraie mère et son fils. Je me réfère ici au jugement de Salomon.

M-Cl Christophe 01/06/2016 00:25

J'ai bien aimé ce rappel judicieux de vœux pour une mise en œuvre :

"A la fin de la guerre, des hommes remarquables ont pris leur responsabilité pour faire de l’Europe un terrain de réconciliation : il s’agissait de l’Allemand Konrad Ademauer, du Luxembourgeois Joseph Bech, du Néerlandais Johan Willem Boyen, de l’Italien Alcide De Gasperi, des Français Jean Monnet et Robert Schuman et du Belge Paul-Henri Spaak. Le 24 mars 1946 à Cologne, Konrad Adenauer s’exprimait ainsi : « L’Europe ne sera possible QUE SI une communauté des peuples européens est rétablie, dans laquelle CHAQUE peuple FOURNIT sa CONTRIBUTION irremplaçable, INSUBSTITUABLE, à l’économie et à la culture EUROPEENNE , à la pensée, la poésie, la créativité OCCIDENTALES ».

Etienne Duval 01/06/2016 09:02

Je suis tout à fait d'accord avec tes mises d'accent exprimées par des majuscules. Très bonne journée !

coup de gueule du président (Huet) de "sans abris" 22/05/2016 09:04

"Vous poussez un coup de gueule dans les médias sur le traitement des migrants car on arrive à leur dénicher des logements dans toute la France, tandis que les SDF sont toujours à la rue…

Oui, j’ai lu dans toute la presse une grande mobilisation pour loger les migrants, mais on ne s’occupe pas des SDF. Un SDF ne rapporte rien, un SDF ne vote pas…

Mais les migrants non plus…

Ce n’est pas certain… Peut-être que le but de certains politiques est de leur donner très vite la nationalité française et le droit de vote pour garder le pouvoir… On vit une situation intolérable avec les migrants. En tant qu’humaniste, je dirais que c’est à l’ONU de faire son travail en créant des zones de paix dans les pays concernés et les gens seraient finalement beaucoup mieux au soleil dans leur pays. Aujourd’hui, on sait très bien que sur tous les migrants qui arrivent, il y en a peut-être 4 ou 5 % qui vont s’intégrer. On est dans la magouille et je ne vois pas pourquoi on leur offrirait tout, alors que cela fait trente ans qu’on laisse mourir les gens dans la rue dans notre pays ! Si on loge un migrant, on devrait loger au moins deux SDF ! ...

Etienne Duval 22/05/2016 09:34

J'entends bien vos critiques. S'intéresser aux SDF, qui ne votent pas, ne signifie pas qu'on doive laisser tomber les migrants. Ce que j'ai voulu souligner, en réfléchissant à un ,niveau symbolique c'est que les migrants nous renvoient à une nouvelle prise de conscience sur l'Europe et son rôle dans le monde. Nous nous décourageons et risquons de laisser tomber, ce qui fut, à son origine, une initiative créatrice très importante, concernant un nouveau choix de société...

Paule Sassard 19/05/2016 09:34

Merci pour ce magnifique texte.
OUI L'Europe est le fruit de tant de souffrances guerrières et d'une grande espérance.
Ce fruit fut l'objet de "gourmandises, de manque de vigilance dans son entretien, le paradis est un jardin qu'il ne faut pas quitter des yeux, comme un enfant. Pas tant par crainte d'en être spolie que par la joie à le contempler et a l'animer.
Toutefois nous aurions dû exporter, "prêcher" quelques recettes de notre crû : telles que la notion de laïcité et la pratique des mondes associatifs. Ces migrants n'en ont pas la moindre idée.

Etienne Duval 19/05/2016 09:35

Merci Paule pour ton commentaire qui manifeste notre accord pour être vigilant sur l’avenir de l’Europe.

Marie-Claude Christophe 17/05/2016 23:21

"Cultiver un jardin? Mais madame c'est pour qui, pour d'autres? et çà (me) paie combien? Je veux pas moi, je veux pas, je ne peux pas, je n'ai pas le droit et puis etc...etc..."
Alors la petite poule rousse, découragée, sans mains (d'ailleurs a part du fruit de son propre travail et ses encouragements et sa bonne humeur, et ses graines achetés par elle, qu'aurait-elle donné de plus d'une main que l'autre main ne doive savoir?) Découragée mais persévérante elle replie ses ailes, travaille , et en protège le fruit pour ses petits, en attendant qu'ils en fassent de même sans oublier qu'un partage tient au partage dans le silence aussi ....

**************************************************************

Et si c'étaient de fait les perpétuelles oscillations " angoisses de menaces de culpabilité" et "auto-déclarations de bonté-pureté" -à l'autre bout du pendule- qui généraient autant malentendus que quête de paradis ailleurs que là où les circonstances nous ont fait naître, doublés alors de "pan-quelquechose-finissant- en- "i s m e ""?

***********************************************************************************

- Et alors errons! Mieux encore fonçons! l' horizon d'un paradis perdu là, toujours à portée de voyage et de pensée!,
" Il est ici! Non, il est là! mais non! Arrêtons-nous , il n'est pas là tout de suite! On se le fera,
brisons, exigeons, cassons tout! Partons! Encore ailleurs! Et le cycle de violences d'angoisses et de suffisances et d'auréoles recommence, des siècles et des siècles durant avec quelques accalmies
"sans histoire"!

***************************************************************************************

Et si nous commencions par:
"Arrêtons les flagellations , les auto da fé ressassant le méchant occident conquérant,
-je me prends alors à penser à l'orient...pas meilleur- et risque de tomber dans l'inverse,

ET de grâce "Ste Egalité de traitement des horreurs de l'histoire" montrez-vous,
sortez de dessous vos voiles de quels lieux et civilisations et sociétés et religions qu'ils soient.

¨¨^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Les âges d'or ne sont qu'équilibres précaires et localisés,
voire stratifiés en clivages intra -civilisationnels.
Quand ou tant qu'ils diront "Paix paix il n'y aura pas de paix!" alors on fuit,
et pour tenter de s'unir
on crira " Aidons-nous, notre jardin terre se meurt de chaleur"...
Oui, la chaleur, mais la seule vivable urgente possible sans bruit est celle de l'intra-muros-humanité,
avec ses chaînes, pas celles des forçats, celles des fourmis, ou chaque place et rôle et échange
est unifiant, et sans à coup de migrations vers d'autres fourmilières? ( quoique à vérifier!)

Mais puisque l'humanité va ainsi.... apprenons déjà à aimer réciproquement nos propres "lopins de jardin", sans honte , sans hypocrisie, et sans fausse fierté...
Certes çà ne résoud pas l'ici et maintenant de la main qui reçoit et la main qui donne, si la première d attend , à tendre toujours à temps et .à contre temps, tendre pour des durs qui attendent les gains de ses quêtes...

************************************************************
.
Que ta main ne sache pas ce que l'autre donne, certes! mais que la main qui reçoit n'utilise pas l'autre pour se servir , voire couper l'élan de mains qui donnaient....

Les charnières des civilisations grincent, la terre est basse, usées par les condescendances en tous genres vis à vis des leçons que chaque culture portent en elles ce qu'en rapporte et transpose chaque être à sa façon plus ou moins sage , plus ou moins averti, plus ou moins emporté dans us et coutumes bien en vue ou bien en vogue.

Les humilités en tous genre pour mieux asservir autrui parfois, font qu'il nous faut sans cesse chercher l'huile bienfaisante (tiens, celle qui nourrit, élève, soigne, dégrippe, parfume ou/et fait durer ?)
à commencer par cette "huile de coude" que nos "Vieux", ces maîtres, envoyaient d'abord chercher à leurs apprentis : certains gagnaient du temps et s"épargnaient du tracas en osant demander franchement : "à quoi çà ressemble, en quoi çà consiste", d'autres revenaient bredouilles et humiliés.d'avoir tourné en rond sans rien avoir appris- pour un temps- des autres, pour l'heure si moqueurs ... Les arcanes du savoir nécessaire et du respect pour un dépassement de soi et du bel ouvrage, commençaient par là, et les mains en étaient les chevilles ouvrières.

Or d'éternels apprentis sommes-nous, Tous. Apprendre, encore et encore et toujours, et de la matière et de la vie et de l'Esprit, cette triade inépuisable de biens communs.à l'humaine condition


**********************************************************

(cf Le laboureur et ses enfants , ou bien de Florian "la noix, le Singe et la guenon, sinon quoi? aussi noble soit-elle peinte par Vigny, "la mort du loup" !?)

Y a-t-il jamais eu quelque part vraiment, culture, paix et joie et prospérité de récoltes
sans efforts au préalable p a r t a g é s et réciproques quoique différents quant à leurs natures ,
ni sans erreurs ni sans rires aussi ?

A tous les bourlingueurs du monde, rêveurs , curieux ou douloureusement contraints , voire tout à la fois ...Chercheurs....d' Humanité réciproque... en marche ...vers les geysers de culture pour vrais jardins nourriciers, paradis de chaleur et vie d'ici-bas,

=============================================

"Migrante " sur ton blog, Etienne, sur TA proposition quand même, quel terreau ton "jardin" d'encre et de plumes ( de claviers et de caractères devrai-je dire?)
Merci pour ces séjours- lecture de tes lecteurs!
Marie-Claude

Etienne Duval 18/05/2016 09:49

Quel beau poème ! Il ne manque que les vers. Je vois que tu fais ton miel de toutes les interventions du blog. C'est peut-être cela la création : "Faire son miel de toutes les fleurs du chemin".

  • : le blog mythesfondateurs par : Etienne
  •   le blog mythesfondateurs par : Etienne
  • : Mythes, articles à partir des mythes, réactions sur le site Mythes fondateurs http://mythesfondateurs.perso.cegetel.net/
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Blog De Mythes Fondateurs

Liens

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -