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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 14:03

 

Café-Ciné du quai Saint-Vincent

Du samedi 16 avril 2016 à 14h30

Film japonais : « Entre le ciel et l’enfer»

 

Date de reprise 9 mars 2016 - Version restaurée

Date de sortie inconnue (2h 23min)

De Akira Kurosawa

Avec Chiaki Minoru, Eijirô Tôno, Masao Shimizu plus

Genres Drame, Thriller

Nationalité Japonais

Actionnaire d’une grande fabrique de chaussures, Kingo Gondo décide de rassembler tous ses biens pour racheter les actions nécessaires pour devenir majoritaire. C’est alors qu’on lui apprend qu’on a enlevé son fils et qu’une rançon est exigée. Mais, second coup de théâtre, c’est le fils de son chauffeur qui a été enlevé…

Films jusqu’à juin 2016

  • Avril : Entre le ciel et l’enfer
  • Mai : Le voyage de Chihiro
  • Juin : Dodes kaden de Akira Kurosawa. 

 

 

 

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commentaires

P
A priori, ce film est surprenant pour un film de KUROSAWA qui semble n'être qu'un polar.
A partir de ce constat ,dans les jours qui suivirent je me suis plu à y trouver un plaidoyer contre l'usage et le trafic de drogues
A propos de la façon de traiter ce sujet, il est évident que la forme est plus adaptée au théâtre qu'au cinéma.
TU AS ETE MALHEUREUX CHER ETIENNE ? CE N’EST PAS EN EN VAIN PUISQUE J'AI DE NOUVEAU REFLECHI :
1_le kidnappeur est un ENVIEUX(sale maladie s'il en est)
2_les drogués ne restent EN-VIE que par la drogue
3-TOUS REPONDENT A L’ANGOISSE EXISTENTIELLE PAR CE QU’ILS SONT CAPABLES DE TROUVER
4- LES hommes d'affaires y répondent par leur capital
NOUS AURIONS PU NOUS INTERROGER SUR LE CRIME PERPETRE SUR LA FEMME Droguée /ACTE DE CHARITE SUR SA FEMME, SA Mère, sa sœur,???????
Mais je ne comprends pas le rapport entre CAPITALISME et DROGUE
Ne sois pas triste ETIENNE SI ON NE EST PAS TOUJOURS BRILLANT DANS NOS COMMENTAIRES.
L’ESSENTIEL C’EST DE REFLECHIR AMICALEMENT ENTRE NOUS. MERCI
Répondre
E
Merci Paule pour tes réactions. Je suis d’accord avec ta dernière phrase : « L’essentiel est de réfléchir amicalement entre nous ».
Sur le rapport entre la drogue et le capitalisme, il me semble qu’il est présent dans le montage du film. Très souvent les films japonais fonctionnent avec un miroir pour mettre en évidence ce qui est en cause. Le trafic de drogue est le miroir qui révèle ce qu’est le capitalisme et la drogue elle-même nous montre que l’argent fonctionne comme une drogue. Nous sommes alors renvoyés au mythe de Narcisse où l’homme s’enferme sur lui-même sans laisser de place à l’autre. Et puis il y a la dernière séquence où le capitaliste est face à lui-même à travers l’interne, adepte de la drogue et grand trafiquant : comme une sorte d’examen de conscience qui montre le chemin parcouru de l’enfer vers le ciel. L’interne qui n’a bougé est proche de l’enfer alors que le producteur de chaussures, qui est sorti de l’enfermement du capitalisme est à la porte du ciel.

Entre nous Paule j’ai bien aimé ta digression sur les chaussures, qui révèle ta fantaisie et ta dimension poétique.

Bien amicalement.
L
Pour voir le voyage de Chihiro, aller à l'adresse suivante :http://www.adkami.com/anime/169
ou appuyer sur le titre "Le voyage de Chihiro".
Répondre
C
Merci Etienne pour avoir discrètement rajouté dans ma réponse juste un mot qui manquait, ce qui me dit que tu l'as lu. En fait, n'ayant pas vu le film de Kurosawa, ni été présent à ce ciné-philo, je n'ai retenu que ton "sortir du capitalisme", et donc à côté de la plaque, même si y réfléchir n'est pas pour moi du bavardage.
Conclusion : à la différence du blog, la condition du ciné-philo c'est d'y venir !
Charles
Répondre
C
Merci Etienne pour ta réponse à Françoise, ce qui me fait regretter d'autant plus de n'avoir pu venir à ce café-ciné du 16 avril ; mais à "être partout" il n'y a que le capitalisme ou le journal collabo de Vichy pour y prétendre !

Je m'interroge sur ta réponse qui tend, me semble-t-il, à traiter le capitalisme au même titre que la drogue qui en est l'une des conséquences : comme un mal par opposition au bien qui serait quoi ? une société sans classes grâce à un régime de type communiste dont elle serait l'aboutissement ? Marx lui-même le rappelle "La lutte des classes est le moteur de l'histoire", et André comte-Sponville, après Le capitalisme est-il moral ?, observe dans C'est chose tendre que la vie (p.306) que "si le désir est l'essence de l'homme, le conflit est l'essence de la société", ce qui l'amène, comme tu nous y invites toi-même avec Françoise, à réfléchir non pas tant au capitalisme lui-même qu'aux moyens d'en sortir. "Les trois traits principaux du capitalisme, poursuit-il (p.319), sont la propriété privée des moyens de production et d'échange, la liberté du marché, le salariat (qui n'est jamais que l'application des deux premiers traits au marché du travail). Cela suppose un droit de la propriété, un droit du commerce, un droit du travail. Or, ces trois droits ne sont pas des marchandises : ils ne sont pas à vendre ! Lorsqu'il suffit de payer un juge pour gagner un procès, ce n'est plus du capitalisme, c'est une économie mafieuse. Le marché n'est ni le diable, ni le Bon Dieu. Il ne vaut que pour les marchandises (et les services donc, mais dès qu'un service se vend ou s'achète, ce n'est qu'une marchandise comme une autre). Si vous pensez que tout se vend, que tout s'achète, soyez ultralibéral : "Plus besoin d'Etat, soyez ultralibéral ! " Erreur, le marché n'y survivra pas, il n'y aura plus que violences et rapines. Quant à limiter l'intervention de l'Etat à ses seules fonctions régaliennes (la justice, la police, la diplomatie...) ce n'est qu'une autre impasse[...] Ne comptons pas sur l'économie pour être morale ou juste à notre place, ni sur la morale pour tenir lieu de politique ou de régulation. [...] L'Etat n'est pas très efficient pour créer de la richesse : le marché et les entreprises le font plus et mieux ; (mais) il serait temps de comprendre, y compris à droite, que le marché n'est pas davantage performant pour créer de la justice : seuls les Etats ont une chance d'y parvenir ! "

Voilà donc la réflexion que m'a suscitée ta réponse : comment sortir du capitalisme, question il est vrai très actuelle et dont la réponse ne devrait pas être laissée seulement aux anarchistes

ou à DAECH, un Etat sans Etat.

Amicalement,
Répondre
E
Ce n'est pas de moi dont il s'agit, mais de la position de Kurosawa dans le film. Personnellement, je la trouve très astucieuse, notamment dans sa manière d'interpréter le phénomène de la drogue comme le miroir du capitalisme...
F
Je vois bien ton souci. Le problème dans ces rencontres, à mon avis, c'est que peu de gens viennent régulièrement même si nous sommes en fin de compte toujours une douzaine. Personne ou presque ne prend la peine de voir les films en amont (mais est-ce bien possible pour tout le monde de le faire? Et si non cela remet-il le projet en question) Les participants sont intéressés car ils me demandent de leur confier le film après pour le revoir, et même pour le revoir plusieurs fois. Donc l'idée du cinéma est bonne, tu peux le dire à Jacques.

Nous mettons avec plaisir à disposition le lieu, le projecteur et je me charge volontiers du compte-rendu de séance. Je ne peux pas recevoir les gens ici pour voir les films avant les séances comme il a été demandé, ni faire un travail préparatoire car c'est bien plus qu'un découpage linéaire suivi du film, n'est-ce pas? (le faire à deux est très compliqué car il faut dégager pas mal de temps pour cela, même en le faisant par mails, et personne n'est très chaud pour s'y mettre)

Telles que sont les choses actuellement, même quand il se présente une belle diversité de thèmes, ça finit en bavardages de salon de thé. Personnellement je n'ai pas d'autorité naturelle suffisante, je l'ai dit, ce n'est pas ma nature, pour ramener la balle au centre à chaque fois que la conversation s'égare.

D'un autre côté, j'ai trouvé par exemple l'intervention spontanée de Paule sur "la chaussure de femme" une trouvaille quant aux clés de lecture. Le thème aurait pu être "que le féminisme est un humanisme", mais tous les participants ne viennent pas pour la même motivation. Cela ne me dérange pas personnellement car je crois que ces rencontres sont vraiment des rencontres de gens qui par le cinéma rencontrent d'autres gens d'autres cultures et les rapportent à eux-mêmes.

Richard suggère de ne choisir que 3 films pour l'année prochaine, plusieurs séances de réflexion pour chaque film, en les structurant par thèmes. Qu'en dis-tu?

Que dirais-tu également d'une réunion-bilan de cette année comme nous avons commencé l'an dernier à la Brasserie de la Croix-Rousse? Toi-même, Maud, Jacques et je verrais bien Paule? Richard est occupé.

Bonne journée à toi, à bientôt
Françoise
Répondre
A
Cher Etienne, J'en reste à la lecture symbolique parce qu'elle est plus inclusive. Et elle justifie plusieurs interprétations., dont la tienne

Gondo s'est construit à la force du poignet et semble à l'apogée. La faille, sa suffisance. Il pense avoir ,seul, trouvé un remède à la situation financière. Il n'a pas inclus la composante familiale (femme, fils vulnérable). Il va découvrir, bon gré mal gré, l'altruisme, la nécessaire collaboration (on ne se sauve pas tout seul). Il sort grandi parce que , dépouillé de biens matériels (les superflus - il a encore beaucoup d'atouts en mains), il est libre d'être parce qu'il n'a plus de haine.
Autre héros positif le chauffeur qui est comme métamorphosé. Un signe : dans la scène finale il est debout, disponible à l'avenir Il peut être fier : son fils a été shérif pour de vrai (les deux dessins révélateurs, la piste remontée presque jusqu'au bout).
Demeure très dur le sort du coupable : peut-on s'en sortir quand on est "d'en bas" ?
C'est le propre des grandes oeuvres d'être multifacettes, et c'est tant mieux.

A bientôt amitiés
Répondre
E
Bonjour Françoise,

Je n’ai jamais autant souffert dans un café que samedi dernier. De mon point de vue nous n’avons pas vraiment compris de quoi il s’agissait. Pour moi et je dis bien pour moi ce café a produit du brouillard, en tout cas une grande obscurité. Je me suis trouvé très malheureux. Apparemment seule Françoise qui avait plus de recul a mieux compris de quoi il s’agissait. La question qui se pose c’est que face à un monument comme « Entre le ciel et l’enfer » il faut plus de distance dans le temps pour comprendre de quoi il s’agit.
En fait il s’agissait de voir comment sortir du capitalisme. Le capitalisme est mis en liaison avec la drogue, parce que, pour le cinéaste, le commerce de la drogue est le produit du capitalisme et sert de miroir pour comprendre ce qu’est le capitalisme. Nous sommes renvoyés au mythe de Narcisse (narcos, le poison ou la drogue) : si nous ne faisons pas une place à l’autre au point de confondre notre image avec la réalité de l’autre, nous sommes conduits à la mort.
Dans nos échanges nous sommes restés dans le bavardage, la plupart du temps : nous n’étions pas dans la parole qui va de la lettre au sens. Pourquoi ? Parce que nous avons été piégés par l’intrigue policière, cherchant, comme nous le faisons d’habitude, les égarements, les blocages de la recherche, les dénouements, qui nous amènent à la découverte du coupable. Or l’intrigue policière n’était qu’un habillage symbolique pour figurer la recherche qui doit nous conduire à une sortie du capitalisme. Le capitalisme est la cause des plus grandes injustices, qui marginalise une grande partie de l’humanité et nous entraîne, comme je l’ai dit, dans les dérives de la drogue et finalement à la mort. Donc, nous étions dans le bavardage et non dans la parole parce que nous avons pris l’habillage symbolique pour la réalité elle-même. Comme dans tous les mythes, il y avait un camouflage pour nous détourner de la vérité et nous sommes tombés dans le panneau.
En fait, le film nous dit assez clairement par quelles étapes il faut passer pour sortir du capitalisme. D’abord se déprendre de l’appât du gain en restituant à l’argent sa dimension symbolique : il doit rester au service de la vie et de l’économie. D’une logique de l’appropriation, il est nécessaire de passer à une logique de la vie, défendue par la femme de Dongo et le chauffeur, père de l’enfant kidnappé. Ce n’est pas facile et on voit bien qu’il faut du temps pour faire le passage. Dans ce cadre il faut redonner toute sa place au travail bien fait que compromet une trop grande recherche des profits. Les enfants de leur côté doivent nous ancrer encore plus dans la logique de la vie en nous orientant vers l’avenir. Ils nous redonnent le sens du jeu et nous emmènent vers une plus grande ouverture de l’esprit. Les policiers eux-mêmes jouent un rôle utile pour découvrir les coupables, associer le bien des enfants et, pour une part, celui de l’employeur escroqué. Mais il y a une limite chez eux car ils visent la punition du coupable sans voir que lui-même est une victime qu’il faut amender.
La fin du film est assez énigmatique dans le face à face entre l’interne de médecine (du côté de la drogue) et le directeur qui a retrouvé son argent et relancé une nouvelle entreprise. C’est pour ainsi dire un face à face avec soi-même : l’interne représente le capitaliste qui n’est pas sorti du système (je considère le trafiquant de drogue comme le révélateur de ce qu’est le capitaliste). Il est condamné à mourir, alors que Dongo est passé par la mort pour tout retrouver et bien plus à la fin, en ressuscitant comme dirait Françoise. Dans le face à face nous voyons le chemin parcouru. Il y en a un qui est condamné à l’enfer alors que l’autre est à la porte du ciel.
Etienne Duval
Répondre
F
Entre le ciel et l’enfer AKIRA KUROSAWA (1963)
Plusieurs grilles de compréhension sont évoquées intégrant que les riches et les pauvres ne vivent pas sur la même planète. Dans les bas-fonds une vie infernale où les gens luttent sans se désengluer sauf à tenter la drogue, la criminalité, l’abrutissement au travail au péril de leur vie quand les riches tiennent le haut du pavé dans l’arrogance sous leur nez, supplice de Tantale aux yeux des miséreux.
Réflexion sur « Entre… » dans le titre: expression d’une bipolarité, barrière infranchissable ou bien proposition d’équité, recherche d’un juste milieu? Et dans ce dernier cas, où repérer la charnière de la relation et dans quelles circonstances elle opère? Nous examinons l’essence des gens, le film se structurant autour des réactions des décideurs (pas tant l’épouse/la mère ni le chauffeur, quoique…) dans un cas de figure, cas de conscience extrême. Logique du ressentiment chez le ravisseur, logique de la droiture chez Gombo.
Gombo : il se détache du lot des actionnaires de National par son comportement inflexible et son attachement viscéral à ce qui est reconnu par presque tous les participants au final comme des valeurs positives.
Il est pointé que sa stature crève l’écran. Quand des partenaires véreux sont affalés sur leur sofa, costumes gris, discours veules ou silences de couards, regards en dessous, lui, debout, parle franc. Il apparaît de dos déployant ainsi au mieux sa carrure, vêtu de blanc (ange blanc, chevalier blanc ? a-t-il été avancé/contesté). (Pourrait-on ajouter, sans faire dériver après coup l’observation, que Platon est surnommé Platon, le mot signifiant « large d’épaules ». Atlante portant le Ciel ?) Plus tard Gombo s’encadrera, de marbre à sa fenêtre, sans mollir, poings sur les hanches, rideaux ouverts, scrutant « le bas » où l’adversaire se faufile et le nargue et glisse entre les mains en Truite vagabonde.
Une réplique de Gombo est rappelée: défendant la nécessité et la gloire de faire des chaussures coûteuses mais confortables, élégantes et durables –et à terme rentables- contre l’avis des associés tournés vers des marchandises bas de gammes premier prix mais qui se vendent comme des petits pains, en arguant le rapport lucratif des effets de modes qui plaisent et ne durent pas (autant de profit), comme des chapeaux par exemple, Gombo tranche « le chapeau couvre la tête » (borne l’esprit, met un petit couvercle?) quand « la chaussure porte la femme ».
S’ensuit dans le débat une intervention éclairante sur la chaussure de femme et sa place, non seulement symbolique, non seulement quant à la femme mise sur le piédestal des chaussures à talons, mais dans la modernité du féminisme, l’image de la femme, la sensualité, l’érotisme, la douceur, la résistance, l’esthétique, la valeur hors de prix. On rappelle travail et savoir-faire de pointe requis étant donné l’extrême complexité de l’art de la fabrication des belles chaussures de femmes, et la sensation du cuir tanné fin comme un gant épouse une main comme une seconde peau.
Jaillit une apologie intempestive fervente des ateliers Jourdan à Roman en leur temps, aux petits soins de tous les pieds. En s’interrogeant sur le tour léger, bavard, échevelé que prend le débat, nous percevons une intention de légèreté, peut-être aussi, sous-tendant la dramaturgie. Dans l’esprit de présenter la vie sociale comme une Comédie humaine cocasse à démêler en profondeur comme en apparence. Des policiers sont des tendres, des journalistes mettent leurs intérêts en berne pour coopérer, les requins continuent à nager en eau trouble, bien fait pour eux, les enfants… sont des enfants et le sage revient cultiver son jardin, enfin, tondre sa pelouse.
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