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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 21:28

 

Prométhée enchaîné, libéré par Héraclès. Peinture de Christian Griepenckel

http://arts.mythologica.fr/artist-g/pic/griepenkerl_promethee-hercule.jpg

 

 

La prison et le serrurier

 

Il y a une dizaine de jours, j’étais avec un ami.
Nous devisions à deux, le plus simplement du monde.
 Il me dit : « Je veux être visiteur de prison.
– Pardieu, quelle idée vous avez, lui répondis-je !
– Je connais la prison et j’en suis sorti.
Il me faut rendre aux prisonniers
Ce que le destin m’a donné. »
Sachant qu’il n’avait jamais eu  de problème avec la justice,
je restais perplexe, ne comprenant pas de quelle prison,
Il était en train de me parler.

Le soir même je me couche, réfléchissant,
plein de doute et d’inquiétude,
au projet que l’ami venait de me confier.
Ce monde est cousu de malheurs
mais il est aussi rempli d’utopies.
L’utopie ne nous écarte-t-elle pas de la réalité ?
Ne nous renvoie-t-elle pas à une froide déconvenue ?

 

J’étais ainsi dans mes pensées lorsque je finis par m’endormir.
Vers deux heures du matin, l’envie me fait sortir du lit.
Je me heurte à la porte et la porte ne veut pas s’ouvrir.
Je cherche à la faire bouger mais rien n’y fait.
La serrure reste obstinément bloquée.
Nous parlions la veille de prison et je restais perplexe.
Maintenant, me voici prisonnier dans ma chambre.
L’existence se joue de nos certitudes et de nos prétentions.
Comment faire pour sortir ?
Je n’ai ni outils, ni téléphone, ni lunettes.
L’angoisse me saisit et ainsi, de surplus,
me voici prisonnier de l’intérieur.

La vie tout à coup reprend le dessus.
Je fais une grande respiration
et, de la prison de la peur,
je passe à la détente de ma cellule intérieure.
Une lumière alors surgit :
tous les matins, à huit heures précises,
un homme sort avec son chien dans la cour intérieure.
Je le contacterai et lui jetterai
la clef de mon appartement par la fenêtre
pour qu’il vienne me secourir.
Je suis maintenant rassuré
et je peux me replonger dans le sommeil réparateur.

 

A sept heures trente, me voici à nouveau réveillé.
Après un brin de toilette, je mets ma chambre en ordre
et, guignant par la fenêtre, j’attends la venue de mon sauveur.
Il est huit heures, pas une minute de plus :
j’aperçois un chien qui se met à trottiner sur le gazon mouillé.
Juste derrière, le maître arrive, attentif aux détours de Gipsy.
« Holà, pouvez-vous venir m’aider, je suis enfermé dans ma chambre ?
- Qu’est-ce que vous dites ? Enfermé dans votre chambre ?
- Oui, c’est bien cela.
Je mets la clef de mon appartement dans un sac
et je vous l’envoie par la fenêtre.
Montez à mon étage et essayez de m’ouvrir de l’extérieur. »
Il finit par comprendre, ouvre le sac, y déniche la clef
et monte à mon secours.
Au bout d’une minute, il frappe à la porte de ma chambre :
« Vous êtes là ? – Oui je suis bien là ! Essayez de m’ouvrir. »
La poignée s’agite mais rien ne bouge.
« Je n’y arrive pas. – Allez chercher François ;
c’est un bon bricoleur ».
Quelques minutes plus tard, j’entends une voix.
Ce n’est pas celle de François, mais celle de Louis,
un ancien quincailler.
Au moins lui, il sait ce qu’est le bricolage.
Mais rien n’y fait, il avoue son impuissance.
Sur ces entrefaites, François finit par arriver.
Mêmes efforts, même désolation.
« Je n’y peux rien ! »
La porte reste rebelle.

Les proches, pourtant pleins de bonne volonté,
demeurent impuissants.
Il faut se résoudre à faire appel à un  serrurier,
susceptible d’agir efficacement au-delà de la solidarité.
Appelé par téléphone, il répond qu’il sera là dans une demi-heure.
Les voisins continuent à me parler par compassion
et pour renforcer ma patience.
Au bout d’une heure enfin, le serrurier arrive.
Il réalise un rapide diagnostic
et me fait passer un très petit tournevis sous la porte.
Il faut que je participe à l’opération
en débloquant la poignée, de mon côté.
Sans mes lunettes, tant bien que mal,
je réussis à faire ce qui m’est demandé.
Au bout d’un quart d’heure la porte s’ouvre
et me voici enfin libéré.
Il suffit à l’artisan de changer la serrure pour que tout soit remis en ordre.

Ce que je viens de raconter est réellement arrivé
il y a une dizaine de jours.
Or, pour moi, cette étonnante histoire a la valeur d’une fable.
Elle nous dit que les prisons de toute nature sont à notre porte :
pour l’enfant dans sa famille, l’ouvrier dans son usine,
le citoyen dans sa commune, le malade dans sa maladie,
le moine dans sa cellule, le croyant dans sa foi,
le belligérant dans sa guerre, l’étranger dans son pays d’accueil,
le mari et sa femme dans le couple, l’habitant dans son logement…
Si le tiers n’est pas là, tous sont condamnés à vivre en prisonniers.
Or, parce qu’il a le savoir de la fermeture et surtout de l’ouverture,
le serrurier est la figure du tiers indispensable.
Le thérapeute est un pis-aller lorsqu’on a oublié de réserver la place du tiers,
comme on le faisait, autrefois, pour l’hôte de passage,
à l’une des extrémités de la grande table de famille.

Etienne Duval

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Published by Duval Etienne
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commentaires

Michel Aviron- Violet 04/03/2015 17:55

mon cher Etienne, je te confirme qu'il nous est arrivé semblable aventure, il y a quelques années lorsque nous habitions à Veyras (Ardêche) dans une maison que nous louions. Un matin, Marie et moi nous nous sommes trouvés bloqués à l'intérieur de notre chambre, du fait que la serrure de la porte d'entrée ne voulait plus rien savoir. Heureusement, notre chambre avait une fenêtre donnant sur l'arrière de notre maison qui était mitoyenne de celle de notre voisin.Aux cris prononcés pour réclamer de l'aide, notre voisin est accouru en passant dans l'étroit passage existant entre le mur de nos deux maisons accolés et le mur de soutènement des terres édifié lors de la construction du lotissement sur une pente. Nous voyant prisonniers, il eut l'idée géniale de jeter deux planches bien solides entre l'allège de la fenêtre de notre chambre et reposant de l'autre côté sur le haut du mur de soutènement, créant ainsi une très courte passerelle et rendant possible notre "libération"... Finalement et malgré l'aide de notre voisin pourtant fin bricoleur, nous eûmes besoin de contacter un serrurier pour ouvrir cette fameuse porte récalcitrante, cette fois de l'extérieur et ... remplacer la serrure.
La morale de cette histoire, c'est que nous avons tous besoin de tiers ou de "passeur" pour nous aider à surmonter les difficultés de la vie !

Etienne Duval 06/03/2015 09:04

Il y a des moments que les Grecs appelaient des kairoi : les tiers se multiplient...

Flavian Dubourget 06/03/2015 01:26

Je confirme,
et encore aujourd'hui avec une autre rencontre aussi inattendue que porteuse... d'espoir et de réconfort : http://www.lesyeuxducyclope.fr/sitemap/

Comprendrons ceux.

Mais le plus important selon moi, c'est la suite.

Bien à vous toutes & tous pour vos commentaires.

Un visiteur.

Etienne Duval 04/03/2015 18:16

C'est bien la leçon de l'histoire...

Geneviève Pégaz 25/02/2015 21:11

J'admire toujours la façon dont tu sais rebondir dans les situations difficiles .Bravo.
J'aimerais bien savoir en faire autant, Hélas je n'ai pas ton talent. .

Vincent Lambert 04/03/2015 18:12

VINCENT LAMBERT, LE PRISONNIER (DANS SA CHAMBRE)

LE MONDE | 28.01.2014 à 09h56 • Mis à jour le 20.06.2014 à 12h38 | François Béguin et Laetitia Clavreul
A l'hôpital Sébastopol de Reims, la chambre de Vincent Lambert est désormais fermée à clé. Une caméra surveille les allées et venues, les visiteurs doivent décliner leur identité. On cherche à le protéger des journalistes, d'un geste fatal, d'une occupation des lieux… La France entière parle de lui, ses proches et des médecins parlent pour lui. Vincent Lambert, lui, ne peut s'exprimer. Le son de sa voix, on ne l'entend plus que sur la boîte vocale du portable qu'utilise sa femme, qui n'a sans doute pas eu la force de l'effacer.
Otage de son corps, le jeune tétraplégique en état de conscience minimale l'est aussi d'un mélodrame familial aux airs de tragédie grecque. Et se retrouve pris au piège d'injonctions contradictoires, à la croisée de la médecine, de la justice et de la politique.
« Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi en est-on arrivé là ? », s'interroge aujourd'hui sa mère, Viviane Lambert. Comme, forcément, face à elle, l'épouse de Vincent, Rachel, et six sur huit de ses frères, demi-frères, sœurs et demi-sœurs, rangés à l'avis des médecins qui estiment que le patient est dans une situation d'« obstination déraisonnable ». De ce fait, ils ont décidé d'interrompre sa nutrition et son hydratation artificielles, et ainsi de le laisser mourir.
Pour la deuxième fois en moins d'un an, le 16 janvier, la justice administrative, saisie par ses parents, leur a donné tort. Un recours a été déposé devant le Conseil d'Etat. Vendredi 14 février, celui-ci doit dire s'il annule le jugement du tribunal administratif de Châlon-en-Champagne ou s'il reporte sa décision pour convoquer une nouvelle expertise médicale.
La vie de Vincent Lambert a basculé le 29 septembre 2008, dans un accident de voiture, alors qu'il se rendait au travail. Victime d'un traumatisme crânien, l'infirmier psychiatrique de 32 ans, père d'une petite fille depuis quelques semaines, tombe dans le coma.
Quand on l'en sort, il enroule ses bras, signe d'une souffrance neurologique. Dans les années qui suivent, tout est tenté pour l'aider à réagir. En 2011, le Coma Science Group, à Liège, en Belgique, un site mondialement reconnu sur le sujet, confirme le diagnostic d'état pauci-relationnel, une « conscience minimale plus ». A la famille, on explique qu'il ne faut pas vraiment s'attendre à une amélioration. « Son état est consolidé », dans le jargon médical. En dépit de 80 séances d'orthophonie, il va se révéler impossible d'établir un code de communication avec ce beau jeune homme brun, discret, qui ne faisait jamais rien à moitié. Lui, qui, selon son frère Joseph, était « un bon vivant, parfois excessif, toujours partant pour faire plein de choses ». « Il avait un humour très noir, voire trash », complète son neveu François qui, lui aussi, soutient la décision des médecins.
LA MÈRE ET L'ÉPOUSE FACE À FACE
L'« écorché vif en quête de liberté » qu'il décrit, vit aujourd'hui alité. Son corps est immobile, raide, relié à une sonde gastrique. Depuis plusieurs mois, il ne tient plus dans un fauteuil. Il alterne des périodes de veille et de sommeil, bouge les yeux et perçoit la douleur, mais nul ne peut affirmer s'il comprend ce qu'on lui dit ou s'il pense. Son état permet une certaine interaction avec l'environnement. Il lui arrive de sourire ou de pleurer, mais il est impossible de dire s'il s'agit de larmes de chagrin ou de joie, ou bien d'une réaction neurodégénérative sans lien avec un sentiment.
C'est ce doute qui va laisser place à toutes les interprétations sur son état et, de là, à tous les déchirements. Vincent Lambert n'ayant pas laissé de directives anticipées, ni désigné de personne de confiance, dont l'avis aurait alors compté plus qu'un autre, sa volonté aussi fait débat. Sa femme et des frères et sœurs, que les médecins ont entendus, affirment que Vincent Lambert avait dit ne pas vouloir vivre en état de dépendance, et qu'il ne partageait pas les valeurs de ses parents. Pour ces derniers au contraire, il a montré « une farouche volonté de vivre », en restant en vie malgré un arrêt d'alimentation de 31 jours au printemps 2013 – une survie qui peut aussi s'expliquer par le fait qu'il a alors continué d'être un peu hydraté.
Face à face, surtout, il y a deux femmes. L'une dit vouloir le laisser partir, l'autre lui sauver la vie, chacune « par amour ». « Je représente sa première famille, celle qu'il a créée, celle qu'il a choisie », a estimé sa femme, dans un entretien au Monde, en mai 2013. « Si Rachel a épousé Vincent, c'est quand même parce que je l'ai porté avant », rétorque Viviane Lambert. « Si elle décidait de refaire sa vie, je comprendrais », assurait-elle d'ailleurs dans Le Nouveau Détective le 29 mai. Son avocat, Me Triomphe, se montre encore plus violent, évoquant la possibilité qu'elle a de divorcer.
Après une enfance passée à Châteauroux puis à Rethel, dans les Ardennes, Vincent Lambert est envoyé en pension vers l'âge de 12 ans à Saint-Joseph-des-Carmes, un établissement catholique hors contrat, près de Carcassonne. Une fratrie de neuf enfants, issus de trois lits. De lourds et douloureux secrets à porter. Un père médecin-gynécologue, opposant actif dans la deuxième moitié des années 1970 à la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse. Une mère proche de la Fraternité Saint-Pie-X, un mouvement catholique intégriste. Voilà le tableau. « Vincent n'était pas très bien dans sa peau avant son accident, dit son frère Joseph. Il semblait rongé de l'intérieur par ses vieux démons. »
Même si Viviane Lambert s'en défend catégoriquement, son combat mené avec une sœur et un demi-frère de Vincent pour sauver son fils de la « mort » – d'un « assassinat », affirme même son avocat – prend de fait une tournure politique et religieuse, que pointent ses propres autres enfants. C'est sur des sites radicaux proches de la mouvance intégriste (Riposte catholique, Salon beige), ou sur le blog pro-life de Jeanne Smits, journaliste à Présent, que sont publiées en premier les informations concernant Vincent Lambert. Et c'est Me Jérôme Triomphe – par ailleurs défenseur du mouvement intégriste Civitas – qui, au mois de mai 2013, évoque le premier publiquement Vincent Lambert, sur Radio Courtoisie. Il y raconte le retour dans la chambre de l'hôpital après avoir obtenu au tribunal administratif sa réalimentation. « Il a reconnu ses parents, on a le sentiment qu'il nous a dit merci », dit-il, ajoutant : « J'étais habité, je ne pense pas avoir plaidé seul, le ciel était avec nous. »
UN CONFLIT ENTRE LE DOCTEUR ÉRIC KARIGER ET Me TRIOMPHE
En face, une fois la stupéfaction passée de la mise sur la place publique de l'intimité d'un homme, on rappelle que le patient n'a sans doute pas souri, mais fait son rictus régulier, auquel aucun sens ne peut être donné. « Je n'avais jamais vu Vincent autant apaisé que pendant l'arrêt des soins », dira l'épouse, sortant de son silence, quelques jours plus tard dans Le Monde. La médiatisation a choqué épouse et frères et sœurs, et particulièrement la mise en scène d'une photo transmise à la presse, où l'on voit Vincent Lambert sur son lit d'hôpital, et une femme lui présenter le tableau d'un oiseau. Comme si une interaction était possible.
Me Triomphe symbolise un autre conflit, celui entre deux hommes. Imposant, jamais avare de formules – à l'audience au tribunal de Châlons-en-Champagne, le 15 janvier, il a clamé son émotion d'être le premier avocat, depuis 1981, à devoir « plaider pour un condamné à mort » –, l'avocat dit se battre pour « un handicapé », et non un malade. Un patient « autonome » hormis l'alimentation, même.
En face, le docteur Eric Kariger, chef de service au CHU de Reims, à l'origine de la décision d'arrêt des traitements. Son profil surprend : vice-président du conseil général de la Marne, il s'est mis en congé du Parti chrétien-démocrate, la formation politique de Christine Boutin, « pour ne pas exposer inutilement le mouvement ». Il se dit « catholique pratiquant » et hostile à l'euthanasie. « Je suis un libéral social-chrétien, souligne-t-il. On peut respecter la vie mais pas à n'importe quel prix. »
Il a beau répéter qu'il se voit comme « l'avocat » de Vincent Lambert, il a fini par cristalliser les critiques des parents et de leurs avocats, par sa facilité à s'exprimer dans les médias et sa détermination à ne pas laisser son patient partir dans un autre établissement : « Mon devoir moral, à part si une décision est imposée, est de continuer à accompagner Vincent », livrait-il en mai.
« Kariger se comporte comme le propriétaire de Vincent Lambert, qui est en réalité pris en otage par ce médecin qui refuse d'en lâcher la charge », écrit Jérôme Triomphe, dans sa requête en référé-liberté du 13 janvier. Pour lui et les parents de Vincent Lambert, la vie de celui-ci est « en danger » à l'hôpital de Reims. Le tribunal leur a cependant donné tort sur ce point.
Le jeune homme, lui, ne peut dire ce qu'il souhaiterait. « J'ai l'impression qu' est otage d'un mouvement pour la vie coûte que coûte dans le cadre des futures discussions politiques. Mais c'est un homme dont il s'agit ! », a réagi sa femme, le 16 janvier. La mécanique est en effet enclenchée : alors que le président de la République a promis une nouvelle loi sur la fin de vie, ceux qui estiment que celle qui est en vigueur va déjà trop loin, se sont invités dans le débat. Grâce au cas Vincent Lambert. Et à son corps défendant.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2014/01/28/vincent-lambert-le-prisonnier_4355372_3208.html#b38fXaOzqGDysxZk.99


http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2014/01/28/vincent-lambert-le-prisonnier_4355372_3208.html

Appuyez sur Vincent Lambert

Etienne Duval 04/03/2015 00:14

Oui, j'ai remarqué aussi que ta semaine dernière fut aussi très surprenante. Je souhaite qu'elle ;annonce un changement favorable.

Flavian 04/03/2015 00:09

Bonjour ou bonsoir Étienne,

je suis vraiment touché par cet article de votre blog,
les commentaires à l’issue du texte sont très émouvants.

Je suis toujours troublé par la densité de ma semaine dernière,
qui elle aussi fût surprenante en tout point.

« You should have more such accidents in your life» m’avait alors dit Evergon,
mon professeur canadien de photographie à l’Université de Concordia à Montréal,
après lui avoir montré mon travail sur tirage 120x160 cm,
réalisé au Canada au cours de l’hiver,
il y a 10 ans déjà !!!

http://www.evergon.ca/assets/cv_Evergon.pdf
http://www.evergon.ca/index.php?page=home
http://en.wikipedia.org/wiki/Evergon

À très bientôt pour la suite de nos «aventures» dans l’espace intermédiaire.

Salutations.

flavian.

Etienne Duval 25/02/2015 21:14

Tu as bien d'autres talents et plus importants que les miens

Josiane Bochet 25/02/2015 18:00

le tiers a pu être Van Gogh au Musée d' Orsay car j'avais très envie de voir certains tableaux suite au cours de l'Université Tous Ages ou ma cousine avec qui j'ai admiré le bâtiment de la Fondation Vuitton .

Amitiés.

Josiane

Etienne Duval 25/02/2015 18:03

Oui tu as raison ! Le tiers c'est celui qui nous décale pour mieux voir.

Renée 24/02/2015 21:54

Super texte, plein d'humour et très émouvant. Le chien, mais pas seulement lui, a été l'instrument de la providence. Gipsy, en plus !!! Amitiés, Etienne

Etienne Duval 25/02/2015 09:46

Est-ce que la peur est irrationnelle ? Pas toujours. Est-ce que le feng shui est irrationnel ? Je ne pense pas. Mais il est basé sur de multiples observations et sur une représentation du monde qui nous échappe.

Antoine 25/02/2015 09:42

Pour rire, je dirais que le fenshui est aussi irrationnel que la peur...

Lou 25/02/2015 09:30

Sur les commentaires du même site, Lou écrit : "Belle allégorie de la prison et du serrurier. Dans quelques semaines, je serai enfin libérée des chaînes de mon geôlier serrurier."

Olivier Schmidt-Chevalier 25/02/2015 09:26

Merci à Olivier pour sa fidélité indéfectible. Une fois encore il référence cet article du blog dans son blog de blogs "oxymoron-fractal". Appuyez sur le titre pour aller sur le site.

Etienne Duval 25/02/2015 09:08

Merci Sami. C'est vrai que nous avons oublié le tiers ; il est pourtant notre thérapeute naturel.

Marie-C Christophe 24/02/2015 11:02

En effet les prisons, quelles que soient leurs natures et leurs durées, ont une porte qui se referme autant sur les certitudes que sur l'angoisse, elles ne se rouvrent vraiment que si l'on sait (ou nous apprend) que l'on peut participer à son ouverture... comme tu dis avec l'aide de tiers... donc rarement sans tâtonnements, le serrurier à la fois efficace et désintéressé n'étant pas celui qui se présente comme LE salutaire.

Ta fable renvoie aussi à la chambre, aux chambres, ces compartiments ou chacun se retrouve avec soi-même ou hors de soi, mais philosophe ...ermite parfois, rassembleur d'autres fois, médiateur d'autrefois (comme celui qui sans le savoir avait une assiette réservée parce-qu'on savait, plus au moins consciemment, qu'il aurait besoin lui aussi de partager le repas qu'il n'avait pas initié).

Merci pour ta fable.
Pour le petit côté moins sérieux, l' ex-collaboratrice d'un serrurier au fur et à mesure imaginait la scène et les moyens que tu pouvais avoir pour t'en tirer seul, et les angoisses préexistantes amplifiant encore celle des gens .enfermés concrètement de manière inopinée, dedans ou dehors d'ailleurs.

Etienne Duval 24/02/2015 21:19

Merci pour ton diaporama. Il est superbe, mais je n'ai pas réussi à le mettre sur le blog.

Jean Puel 24/02/2015 19:32

Bonsoir Etienne,
En avant donc, ouvrons la porte qui ns emprisonne ( le diaporama ci-joint nss invite à rester jeune).
Amicalement

Etienne Duval 24/02/2015 18:01

Merci de tes encouragements !

Hugues Puel 24/02/2015 18:00

Merci de cette jolie parabole.

Etienne Duval 24/02/2015 15:10

Je répondais simplement aux règles du fenshui, qui nous invite à fermer les portes. Mais la porte n'était pas fermée à clef.

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