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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 16:02

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/28/Parson_Russell_Terrier.jpg/250px-Parson_Russell_Terrier.jpg

 

Whisky, le chien du Bon Dieu

 

Je viens de découvrir que le Bon Dieu a un chien : il s’appelle « Whisky ». Vous pensez qu’il s’agit du fruit de mon imaginaire. Non c’est la pure et simple réalité.


Le compagnon

Elisabeth, une voisine, vient de rentrer d’une maison de repos. Mais une grave maladie la tient encore prisonnière dans son appartement.  Bien plus son mari est mort, il y a un peu plus de deux mois. Il avait peur de voir disparaître sa compagne et le sort a voulu qu’il s’en aille sans crier gare, après quelques semaines de clinique. Elisabeth reste seule, mais non pas tout à fait, car elle a, avec elle,  le petit chien Whisky.


Les promenades de Whisky

Avec Maria, une autre voisine, nous nous consultons. Il faut faire quelque chose. Qui va s’occuper des courses et surtout qui va promener le chien ? Vraiment, je ne me vois pas emmener cette petite bête dans la cour intérieure. J’aurais l’air trop ridicule. Ce sera tout mais pas ça.  C’est alors qu’en imagination, j’aperçois le mari disparu, qui me fait les gros yeux. Avec le temps, il était devenu un ami. Je ne peux supporter le reproche de l’au-delà : je suis obligé de faire le saut. Oui c’est d’accord, j’accompagnerai Whisky pour une ou deux promenades journalières.


Whisky, grand personnage

Alors, me voilà avec la laisse dans les mains et le petit chien qui trottine derrière moi. Les habitants sont étonnés ; ils reconnaissent l’animal, l’interpelle et lui font des caresses. Malgré sa petite taille, Whisky est un grand personnage, beaucoup plus important que je ne le suis moi-même. Mais quand même sa réputation rejaillit sur moi. Je deviens celui  qui l’accompagne dans sa promenade, autrement dit son homme de compagnie. C’est un monde bien étrange que je suis en train de découvrir.


Le tisseur de relations

Dans la cour intérieure où je m’engage, il y a d’autres chiens. On dirait qu’ils se sont donné rendez-vous. Là ils sont les rois et deviennent le centre de toutes les conversations : « Alors, ma petite fille, comme tu es belle !… César a été malade cette nuit, je ne pouvais l’empêcher d’aboyer… ». Et puis, de fil en aiguille, chacun passe aux nouvelles de la famille. D’autres relations s’ébauchent entre les propriétaires des petits animaux. Manifestement, sans le vouloir, le chien est un merveilleux passeur. Comme l’araignée qui tisse sa toile, il tisse des liens entre les habitants, quelle que soit leur condition sociale. Grâce à Whisky, je donne des nouvelles d’Elisabeth. Elle sort de l’anonymat et trouve une place nouvelle et un peu privilégiée dans la communauté des habitants que les chiens, avec d’autres, et en particulier les enfants, contribuent à construire.


L’odeur du paradis

C’est drôle comme quoi Whisky m’interpelle sur les questions les plus fondamentales. On dirait qu’il connaît la voie des humains au point de devenir leur guide dans les situations difficiles. Il peut être le guide des aveugles que nous sommes. Il paraît que, depuis très, très longtemps, Dieu Lui-même a confié au chien le soin d’emmener les hommes jusqu’au paradis. C’est en tout cas, ce que nous révèle un conte mauritanien.

L'ancêtre du chien avait manifesté à l’homme, son maître, une grande fidélité. Il lui gardait sa maison, son troupeau, il l'accompagnait partout et ne lui coûtait presque rien, car, pour sa nourriture, le chien se contentait des restes de son maître. L’homme l'aimait beaucoup et l'avait pris comme son compagnon de tous les jours. Toute leur vie, ils avaient vécu ensemble sans aucun problème.

Dieu fut tellement ému et content de cette amitié que le jour de leur mort, car ils étaient morts le même jour, Il décida de leur donner la plus grande des récompenses : le Paradis.
L'homme et son chien, très contents, prennent donc la direction du Paradis ; l’homme devant, le chien derrière. Quand ils arrivent à la porte, l'homme entre, avance un moment puis se retourne pour regarder son chien. Il le voit debout devant la porte, la tête dedans et le reste du corps dehors. Il l'appelle lui demandant de se dépêcher pour entrer, le chien répond :
- « Il me suffit de respirer l'odeur du paradis ». Et il se dépêche de rebrousser chemin…

http://www.conte-moi.net/contes/chien-et-ses-compagnons

Et depuis, il se laisse toujours guidé par cette odeur exquise venue d’on ne sait où, qui, depuis les temps les plus anciens, ne l’a jamais quitté.


Du flair du chien au flair de l’homme

Personnellement, je pense qu’avec son flair, le chien a un sens que nous avons perdu. Il ne se laisse pas conduire par les méandres du raisonnement, il va droit au but, « au bout de son désir », passant, grâce  à son instinct, de l’inconscient au conscient, de l’invisible au visible ou du visible à l’invisible. Naturellement plein de compassion pour les hommes, il nous enseigne que l’attention à l’autre est le moyen privilégié pour se trouver soi-même et que la fidélité est une vertu majeure pour la vie en société. Sans même le vouloir, il nous invite à sortir de notre cécité, à passer du flair du chien au flair de l’homme, guidés par « l’odeur » enfouie d’un amour indicible qui nous précède.

Etienne Duval

 

Télécharger Whisky

 

 

 

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commentaires

L
Pontage de l’abandon<br /> <br /> Ces deux opérations ne concernent pas seulement l’évolution des choses, des images et des signes, mais aussi la notre, historique, collective, relationnelle, intime, psychique, religieuse, subjective, pathétique, colérique et amoureuse, enthousiaste et désespérée.<br /> Nous nous élevons vers le haut (altus) grâce, certes, aux aliments (alo, qui signifie nourrir, alimenter, donc faire croître), mais aussi, mais surtout, par nos réunions et nos séparations, par nos relations et leurs déchirements, nos plaisirs et nos chagrins d’amours et ruptures, rires et sanglots. Nous nous approchons pour aimer, pleurons de nous désunir.<br /> La naissance, le sevrage, le départ le matin à l’école, l’adolescence, le début dans la vie, l’amour même, quelquefois, où l’amertume suit les répits au paradis, le divorce, la maladie, la douleur, l’agonie, la mort…autant de coupures successives, cruelles, inévitables, qui cassent nos existences de dures souffrances. Depuis que nous nous séparâmes du ventre de notre mère, sue l’angoisse notre chair d’éclipse et de déréliction. Première et constante, ô douleur universelle des enfants, des femmes et des hommes : l’abandon. Nous en consolerons-nous jamais ? <br /> Si toi aussi tu m’abandonnes, à qui confierai-je désormais mon espérance ? Eli, Eli, lama sabactani, mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?<br /> <br /> Pourtant, nous survivons à ces déchirures, nous continuons par delà ces discontinus, nous grandissons que de les dépasser. Blessés pour toujours, nous ne cessons pas de nous recoudre pour survivre, c’est à dire vivre plus. Par systoles et diastoles notre cœur, brisé, recollé, bat.<br /> Coupure, dures ; douces coutures, déchirures dures raccommodements doux.<br /> Qu’ai-je à raconter, sinon ce courage là ?<br /> Je n’en aurai jamais vécu d’autre.<br /> <br /> Ma voisine déchirure, tu es ma prochaine et ma lointaine, mon entaille et mon attache, sécatrice et cicatrice, ma réunion et tes abandons, ta présence et mon absence, tu es ma mort et ma vie, mon mal et mon bien, c’est à dire Dieu et mon amour.<br /> <br /> Ce qu’il faut s’enquiller de dureté pour se faire doux !<br /> MICHEL SERRES.<br /> Saint-Emilion Pâques 2007<br /> <br /> En un clique vous verrez : Le chien de Saint Augustin
Répondre
D
Cliquez !
E
Il me semblait bien, et je l'ai souligné, qu'il y avait un lien entre le chien et la psychanalyse. Pour être un bon psychanalyste, il faut avoir du flair comme le chien. Les chiens semblent ressentir certaines choses bien avant que nous en ayons conscience.
S
L’amour de Freud pour ses chiens est un fait souvent marginalisé dans le corpus critique de sa vie et de son œuvre. La cynophilie du grand maître de la psychanalyse est relégué à l’anecdotique, comme un trait négligeable, digne d’intérêt uniquement en ce qu’il peut apporter aux matières plus élevées, plus profondes. L’élément canin a fait son apparition relativement tard dans la vie de Freud, ce qui ne diminue aucunement l’impact que l’animal aura eu sur lui, ce qui, en fait, l’aura augmenté, grâce à une certaine concurrence de circonstances historiques et personnels.<br /> C’est en 1925, par le biais de sa fille Anna, que le septuagénaire a connu son premier coup de foudre canin. Souhaitant un compagnon de promenade, Anna acquit alors Wolf, un berger allemand magnifique et intelligent avec qui Freud forma un lien d’amitié si intense qu’il suscitait en Anna une petite crise de jalousie, comme en témoignent ces lignes écrites par elle la même année :<br /> Je n’ai pas donné de cadeau à papa pour son anniversaire parce qu’il n’y a aucun cadeau approprié pour l’occasion. J’ai simplement apporté une photo de Wolf que j’ai prise à la blague, parce que j’affirmerai toujours qu’il a transféré la totalité de son intérêt pour moi sur Wolf. Ça lui a beaucoup plu.<br /> <br /> Dorénavant, à l’occasion de son anniversaire, ses chiens lui offraient un poème écrit par Anna sur des bouts de papier qu’elle plaçait sous leur collier. La photo de Wolf resta accrochée au mur de son bureau de Berggasse 19 en 1938, quand, menacé par le régime nazi, Freud a quitté Vienne pour Londres…<br /> <br /> Pour lire la suite de cet article cliquez sur le titre <br /> &quot; Sigmund Freud et ses chiens &quot;
E
Whisky est un caniche adorable, mais je me suis souvent promené avec le beauceron d’un ami et cet animal plus puissant, apparemment plus proche du loup, attirait encore davantage les passants et jouait très bien son rôle de passeur et de médiateur. <br /> <br /> Comme tu le suggères, il y a un désir plus ou moins inconscient de la rencontre avec le loup, car il s’agit d’une rencontre avec nous-mêmes, avec la violence qui nous constitue et qui donne naissance à la parole. En ce sens, nous sommes tous un peu chaperons rouges. Et le conte dit bien que le loup est notre père… C’est bien un peu aussi notre violence originelle que révèlent les manifestations des bonnets rouges, complètement différents des chaperons rouges, car la violence originelle continue à nous constituer, mais elle ne peut trouver son rôle qu’en nous montrant le chemin de la parole et de la négociation.<br /> <br /> Le mystère du chien, c’est qu’il ne parle pas, et pourtant il nous apprend à parler !
J
Merci pour cette belle histoire ! Oui, belle car le chien est ici un passeur, un médiateur, un créateur involontaire (?) de relations, un chemin vers l'ivresse c'est à dire la joie de la relation. Merci Whisky ! Cela n'est pas toujours le cas. Cela dépend sans doute de la taille et de la race du chien ainsi que de l'humeur du maître. Ne dit-on pas &quot;tel chien tel maître...&quot;? Il y a naturellement un effet de miroir entre le chien et le maître. Celui qui se promène avec un Chow-Chow à la tête de lion et à la langue bleue n'a sans doute pas les mêmes sentiments que celui ou celle qui se promène avec un Yorkshire terrier, ou un chien des pharaons à tête d'Anubis, ou un lévrier d'Irlande qui peut mesurer jusqu'à 90cm au garrot, ou un Dalmatien, ou un Griffon-Singe, ou un Bullmastiff ou un Rottweiler...Autant d'hommes ou de femmes, autant de sentiments, autant de chiens...Nous ne savons pas toujours qu'il y a 300 races de chiens domestiques, autant que de variétés de fromages en France ! Autant d'hommes, autant de palais, autant de chiens, autant de chemins vers le paradis...<br /> Et pourtant tous les chiens domestiques descendent d'un ancêtre commun:le Loup. Pour les hommes on cherche encore. Apprivoiser le chien ne serait-il pas une façon d'apprivoiser le loup qui somnole toujours, s'éveille souvent et court parfois en nous et hors de nous ? Pourquoi depuis 12000 ans l'homme a-t-il besoin d'un chien comme compagnon pour maîtriser et combattre le loup qui court à travers l'humanité, derrière ses troupeaux et ses chaperons rouges.<br /> Mais quel esprit pousse les chaperons rouges à s'aventurer seuls et sans chien dans les forêts des origines ?<br /> Désir de la rencontre du loup ? Dernier bouc émissaire des chiens domestiques, ancêtre rejeté dans la forêt des mystères, tenu aux marges de nos cités et de nos vies et restant condamné à la vie sauvage ?<br /> Le chien rassure et le loup fait peur et pourtant ils ont la même origine. Ils accompagnent ou ils poursuivent toujours dans les mêmes buissons des mêmes sentiments les mêmes chaperons rouges.<br /> <br /> Au fait Whisky est-il un Kyi Leo, un Épagneul King Charles, un Chihuahua, un Bichon, un Caniche, un Shih Tzu, un Lhassa Apso, un Spitz...? Si nous pouvions savoir sa tête et sa taille...nous le suivrions plus facilement sur le chemin du paradis...!
C
Les chiens, amis des hommes.<br /> <br /> Iduga, jeune chasseur de la tribu Sénecas, avait deux chiens, comme lui bons chasseurs. Aussi Induga les aimait-il et en était fier. Les chiens, de leur coté, savaient apprécier l’adresse de leur maître et sa bonté pour eux.<br /> <br /> Un jour d’hiver ils partirent tous les trois vers le nord, afin d’aller chasser. Après une longue marche, ils dressèrent leur campement dans une forêt. La chasse promettait d’être fructueuse : pendant trois jours, Iduga tua plus de gibier qu’il n’en avait jamais tué à lui seul dans aucune de ses expéditions.<br /> <br /> Il se reposait le soir du troisième jour lorsque, tout d’un coup, ses chiens se mirent à aboyer et quittant le campement, coururent à perdre haleine dans la direction du lac. Induga les suivit une touche à la main.<br /> <br /> Après s’être arrêté un instant au pied de l’arbre, l’un des chiens revint vers son maître et lui dit :<br /> <br /> « Frère, nous allons peut être mourir ce soir. Il y a la bas un animal étrange et tel que nous n’en avons jamais vu de semblable »<br /> <br /> En effet, arrivé à peu de distance d’un grand sapin, Iduga vit, tout au sommet de l’arbre, éclairée par la lune, une forme qui lui sembla terrifiante.<br /> <br /> L’homme distingua nettement une tête où brillait d’énormes yeux phosphorescents un mufle hideux garni de longues dents aiguës et il entendit un grognement lugubre.<br /> <br /> « Laissons le, retournons au campement, nous verrons demain ce que nous pourrons faire »Leur dit il.<br /> <br /> Les chiens le suivirent, mais ils dirent :<br /> <br /> « Frère, demain il sera trop tard. Nous allons être attaqués cette nuit. Peut être ne pourrons nous pas nous défendre contre cet animal aux griffes énormes. Il vous faut chercher du renfort au village. Courrez y vite. Ne prenez avec vous ni torche, ni flèche, qui gêneraient votre course. Nous vous protégerons et pour cela, nous nous ferons tuer s’il le faut »<br /> <br /> Et le Séneca, comprenant que ses chiens avaient raison, suivit leur conseil. Jetant au loin sa torche, il se mit à courir de toutes ses forces. Il courait depuis un bon moment, lorsqu’il fut rattrapé par l’un des chiens.<br /> <br /> « L’animal est sur votre piste, nous allons essayer de lui tenir tête jusqu'à ce que vous soyez en sûreté. Courrez plus vite »<br /> <br /> Iduga essaya d’aller plus vite encore. Les rugissements se rapprochaient de lui. Bientôt, les furieux aboiements des chiens indiquèrent que la lutte avait commencé.<br /> <br /> A un moment, il lui sembla que la créature avait dû se libérer et se mettre à sa poursuite, car Iduga l’entendait nettement de nouveau.<br /> <br /> Les chiens rejoignirent sans doute le monstre, leurs aboiements devinrent féroces, acharnés, désespérés même ; puis tout à coup, l’un des chiens se tut. Iduga comprit qu’il avait succombé et voulut essayer de sauver son compagnon en arrivant, avec ses amis, à temps pour le défendre. Cette pensé lui donna l’énergie nécessaire pour continuer de courir et pour courir plus vite encore.<br /> <br /> Enfin ; il vit les feux du village briller dans le lointain. Il appela à l’aide et tomba épuisé, incapable d’expliquer ce qui était arrivé.<br /> <br /> Lorsqu’il revint à lui, ses amis se mirent à la recherche de la bête féroce afin de l’abattre. Il leur fut impossible de retrouver sa piste, mais les traces du combat étaient visibles et sur le sol, à l’endroit où ils avaient désespérément lutté, gisaient les ossements des deux braves chiens, morts pour que leur maître eût la vie sauve.<br /> <br /> C’est depuis ce temps là que les Sénecas honorent les chiens et les reconnaissent comme les meilleurs amis des hommes.<br /> <br /> http://majorkurk.over-blog.com/categorie-11358300.html
L
LE SIGNE DU CHIEN DANS L’HOROSCOPE CHINOIS<br /> <br /> L’année du Chien 1922, 1934, 1946, 1958, 1970, 1982, 1994, 2006, 2018.<br /> <br /> Loyauté et combat contre l’injustice sont les mantras du chien. Les chiens sont loyaux, fidèles et honnêtes, et collent toujours à leur ferme code d’éthique. Mais le problème c’est qu’ils ne font rarement, si ce n’est jamais, confiance aux autres. Accorder leur confiance leur donne un sentiment d’infériorité.<br /> Le Chien fait un ami admirable, discret et loyal, de plus il est un excellent auditeur.<br /> Socialement, le Chien ne voit pas l’intérêt de communiquer avec le monde extérieur ou de ressembler aux autres. C’est la queue basse et lasse, le pas lourd et gêné, et l’œil gris et contraint, qu’il se rend aux fêtes ou aux réunions publiques. C’est son petit monde et les petits tracas de son entourage qui le préoccupent.<br /> Émotionnellement, le Chien a du mal à rester serein et délicat quand des problèmes importants sont en jeu. Il peut aussi être très lunatique. L’humeur très changeante caractérise sa vie émotionnelle, et le Chien a souvent besoin de s’isoler un temps pour récupérer.<br /> Pour trouver son partenaire idéal, le Chien doit traverser un véritable chemin du combattant, parsemé d’embûches. La parade amoureuse peut l’amener à des degrés d’anxiété et de nervosité qui réussissent souvent à stresser leur partenaire au maximum.<br /> Le Chien devrait s’appliquer à contrôler ses inquiétudes irrationnelles. Qu’il respire un bon coup et relâche un peu ses principes trop rigoureux qui exaspèrent souvent la personne aimée au point de l’éloigner.<br /> http://www.chine-nouvelle.com/astrologie/signes/chien.html
L
LE LION ET LE CHIEN<br /> HISTOIRE VRAIE<br /> <br /> Dans une ménagerie, à Londres, où l’on montrait deux bêtes féroces, chaque spectateur devait payer sa place en espèces, ou fournir des chiens et des chats pour le repas des fauves. Un barine désireux de voir ces animaux s’empara dans la rue d’un petit chien et l’apporta dans la ménagerie.<br /> On le laissa entrer ; on prit le chien, qui fut jeté dans la cage du lion. Le petit chien releva sa queue et se blottit dans un coin de la cage.<br /> Le lion s’approcha du petit animal et le flaira ; le jeune chien s’étendit sur le dos, leva ses petites pattes et agita sa queue.<br /> De son énorme patte, le lion le retourna. Le chien se releva vivement et se mit à faire le beau devant le roi des animaux.<br /> Le lion contempla le chien, tourna sa tête à droite et à gauche, sans le toucher.<br /> Quand le maître de la ménagerie jeta de la viande au lion, l’animal en détacha un morceau et le laissa au chien.<br /> Le soir, lorsque le lion se coucha, le petit chien s’étendit près de lui et appuya sa tête sur la patte du fauve.<br /> Depuis ce jour, le petit chien vivait dans la cage du lion, qui ne le touchait pas. Ils mangeaient, dormaient ensemble ; le lion parfois daignait jouer avec lui.<br /> Un jour, le même barine revint à la ménagerie et reconnut le chien ; il demanda alors au maître de la ménagerie de lui rendre cet animal.<br /> Le maître y consentit ; mais lorsqu’on appela le chien pour le retirer de la cage, le poil du fauve se dressa, et l’animal rugit.<br /> On les laissa donc, et ils vécurent toute une année en compagnie l’un de l’autre.<br /> Mais au bout d’un an, le chien tomba malade et mourut. Le lion cessa alors de manger ; il flairait et léchait le chien ou le retournait de sa patte. Quand il comprit que l’animal était mort, il bondit ; son poil se hérissa, et, fouettant son corps de sa queue, il se jeta sur les barreaux de sa cage et les mordit ; il s’agita, se débattit tout le jour en rugissant, puis il s’étendit près du chien mort et se calma.<br /> Le maître voulait emporter le cadavre du chien, mais le lion ne laissait approcher personne. On pensa que l’animal oublierait son chagrin, si on lui donnait un autre chien ; mais le lion, aussitôt, le mit en morceaux. Puis, il prit dans ses pattes le cadavre de son petit compagnon, et resta pendant cinq jours immobile ; le sixième jour, il mourut.<br /> <br /> http://fr.wikisource.org/wiki/Contes_et_fables/Le_Lion_et_le_chien
C
Les enfants ont tendance à aller vers les chiens facilement. Pour éviter les accidents, voici quelques précautions à prendre.<br /> C'est tante Myriam qui reçoit à Noël cette année et elle a un chien? C'est à elle de surveiller son animal, mais c'est à nous de gérer le comportement de notre enfant. Pour prévenir les morsures, on lui explique de ne jamais: <br /> • courir ou crier près de lui. <br /> • le surprendre par derrière (même si c'est pour le caresser). <br /> • l'étreindre ou grimper sur lui. <br /> • lui tirer les oreilles ou la queue. <br /> • le déranger pendant qu'il mange ou dort. <br /> • retirer de la nourriture ou n'importe quoi de sa gueule. <br /> • le cerner dans un coin. <br /> À faire <br /> • Si le chien aboie ou grogne, le laisser tranquille et s'éloigner immédiatement. Même chose s'il bâille, passe sa langue rapidement sur son museau, détourne le regard ou la tête, ou cesse de bouger et fixe: ce sont des signaux d'apaisement qu'il utilise quand une situation le stresse ou lui fait peur. <br /> • Jusqu'à 8 ans environ, l'enfant devrait jouer avec le chien uniquement sous la surveillance du propriétaire. <br /> • On a un chien? S'il est nerveux et qu'on reçoit, on le confine dans une pièce fermée ou dans une cage. On peut aussi le mettre en pension. <br /> <br /> Nathalie Vallerand, Coup de pouce, décembre 2013 ,<br /> 18 novembre 2013<br /> <br /> Cliquez sur le titre
B
Les enfants et les animaux selon Boris Cyrulnik <br /> <br /> ” Dès le debut de notre aventure intellectuelle et affective, les animaux peuplent notre univers mental, ils instruisent notre manière de voir le monde et nous sécurisent. Les premiers mots d’un enfant, quelle que soit sa culture, sont les équivalents dans sa langue des mots “maman”, “papa”, “ouah ouah”, etc. Au cours des premières années de la vie, près de la moitié des rêves enfantins mettent en scène des animaux (cette quantité tombe en dessous de 7% à 18 ans). Les échanges entre les petits et les bêtes s’expriment généralement par des contacts tactiles et des odeurs.<br /> A ce stade, l’enfant considère l’animal comme son égal, au point d’imiter sa gestuelle et ses cris. Il représente le confident des joies et des chagrins, le partenaire idéal pour partir à la conquête du monde. La présence de l’animal le rassure, provoque l’envie de s’investir dans une relation d’échange et induit le respect de l’autre. Elle le stimule sensoriellement, l’aide surmonter les contradictions auxquelles il peut se heurter dans le monde des adultes et participe à le familiariser avec quelques grandes étapes de la vie comme la naissance ou la mort. Les relations entre un enfant et un animal sont généralement faciles parce qu’elles ne sont pas ambivalentes ni pour l’un ni pour l’autre. La bête ne juge pas l’enfant. Dans un environnement humain, on s’aime mais on se dispute aussi très facilement.<br /> Avec les animaux, c’est beaucoup plus clair : si on a peur de l’autre, on se fuit mais si l’on s’aime, on peut s’aimer de manière très pure. De plus les postures de l’enfant ne sont pas traduites comme des agressions par l’animal. Alors qu’un adulte regardera fixement le chien ou le cheval en s’avançant droit vers lui, l’enfant va dodeliner de la tête, rentrer les épaules, s’accroupir et moduler doucement des sons apaisants qui ne vont susciter aucune inquiétude chez l’animal. La complicité avec un animal développe également chez l’enfant qui a subi des traumatismes psychiques ou physiques un véritable lien d’amour, une relation de confiance, une porte ouverte sur le monde extérieur. Tout cela participera au désir de l’enfant de s’investir dans une relation fondée sur l’échange”.<br /> Source : Boris Cyrulnik, La fabuleuse aventure des hommes et des animaux aux Editions Hachette Littérature.<br /> http://coeurdartichien.fr/?p=444<br /> <br /> Cliquez sur Boris Cyrulnik
E
Merci François. Ce que tu dis sur les chiens et la psychanalyse, je le pensais mais je n’ai pas osé le dire. On dirait qu’ils sont en lien avec l’inconscient. En tout cas, pour être un bon psychanalyste, il faut avoir du flair.<br /> Que les chiens et les chats soient des interlocuteurs valables, c’est plus qu’évident. Ils sont là pour nous ouvrir, pour nous dire que le monde de l’humain concerne aussi le monde animal et qu’il serait dangereux de l’oublier.
F
Je ne pratique pas habituellement les échanges de blog mais cette parabole avec le chien Whisky m'a beaucoup plu ! Je ne suis pas surpris mais il me semble que le chien a une capacité symbolique intéressante qui le met tout de suite en résonance avec le monde des contes, mythes, etc.... familier au teneur de sa laisse... Peut-être même une vague inclination à la psychanalyse puisque ces animaux répondent finalement à un grand nombre de mots...<br /> <br /> Par ailleurs, et suivant le sens de ma pente, je crois que le chat, lui, est plutôt philosophe. Sans en avoir l'air, ce qui est la meilleure manière.... Donc, à chacun sa ménagerie mais ces bestioles sont, à n'en pas douter, des interlocuteurs valables. On le voit en particulier avec les petits enfants qui sont &quot;de plein pied&quot; !
E
Le chien serait un loup transformé par son dialogue avec l'homme et le chacal serait là pour nous montrer que la violence est toujours sous-jacente, prête à défendre le maître ou plutôt les êtres que le chien accompagne dans leur voyage.<br /> <br /> Commentaire 50
L
Entre chien chacal et loup<br /> <br /> La théorie d'une double origine (les chiens des régions froides descendraient du loup et ceux des régions chaudes du chacal doré). n'est pas fondée<br /> D'après des tests génétiques, le loup est en toute probabilité l'ancêtre du chien.<br /> <br /> A ce moment là, les choses se compliquent un peu pour notre Mythique Anubis <br /> <br /> Des analyses ADN entreprises par l’Université d’Oxford et par l’Université d’Addis Abeba en Ethiopie viennent de démontrer que le chacal égyptien appartient en fait à l’espèce des loups gris, au même titre que le loup Holartique, le loup Indien et le loup Himalayen.<br /> <br /> Le loup est apprivoisé par l'homme du paléolithique. La domestication s'est faite par étapes avec l'apprivoisement de louveteaux, et la reproduction d'animaux fidélisés parmi les humains. Le phénomène s'est étalé sur plusieurs milliers d'années et a gagné les cinq continents.<br /> <br /> Pour re-découvrir le loup gris d’Afrique. Cliquez
E
Jusqu'ici je voyais surtout la tête de chacal et beaucoup moins la tête de chien chez Anubis. Or le chien renvoie à son rôle de psychopompe pour la traversée de la mort. Il a un rôle de préparation à un voyage, le rôle principal pour le passage dans l'autre monde étant attribué à Osiris, le père d'Anubis. On peut penser aussi que, dans ce rôle de médiateur, Osiris représente l'homme (ou le dieu), accompagné et guidé par le chien fidèle que serait Anubis.
S
ANUBIS<br /> Anepou ou Inpou est le nom égyptien d’un dieu, que les grecs ont appelé Anubis. Son ascendance est différente suivant le site théologique. A Hermopolis, il est le fils d’Osiris et de Nephtys. La tradition veut qu’ayant peur de la colère de son époux, Seth, Nephtys cache le fruit de l’amour incestueux dans le delta. Isis apprenant la naissance de cet enfant décide de le recueillir et de l’élever. Par la suite Anubis deviendra un des plus fidèles alliés de la déesse.<br /> Il prend une part très importante au mythe osirien. Suite à l’assassinat de son père par Seth et après que ce dernier ait éparpillé le corps d’Osiris, il aide Isis et sa mère à reconstituer le corps mutilé. Il préside ainsi à la première momification.<br /> D’après le papyrus Jumilhac, Anubis reçoit son nom de sa mère. Celui-ci, &quot;au vent, à l’eau et au désert&quot;, est représenté par les trois hiéroglyphes composant la racine du nom d’Anubis. Il porte ainsi, de part sa naissance, les fonctions qui lui sont attribuées. Celles-ci sont également définies par les titres qui lui sont généralement alloués.<br /> · Tépy-djouf (ou Tepy-Djou-ef) &quot;Celui qui est sur sa montagne&quot;, gardien de la nécropole.<br /> · Neb-To-Djeser, &quot;Seigneur de la terre consacrée&quot;, dieu protecteur de la nécropole.<br /> · Khenty-Seh-Netjer, &quot;Celui qui préside à la tente divine&quot; endroit où les cérémonies de momification se déroulent.<br /> · Imy-Out, &quot;Celui qui est dans la place de l’embaumement&quot;, responsable des embaumeurs.<br /> <br /> On comprend aisément le rôle d’Anubis, il sera le protecteur de la dépouille des êtres dont le corps est déposé dans la nécropole. Le dieu-chacal préside aux cérémonies d’embaumement, d’ouverture des yeux et de la bouche. Par ses gestes, il répète le miracle accompli pour son père. A compter de la Vème dynastie, cette tâche est dévolue à Osiris. Le &quot;supérieur des mystères&quot;, chef des prêtres embaumeurs, portait un masque reprenant les caractéristiques d’Anubis.<br /> Anubis est représenté de deux façons. Orné des attributs des dieux, il porte le sceptre d’ouas et la clé ankh, il est vêtu de la tunique à bretelles, son corps surmonté d’une tête de chien ou de chacal de couleur noire. La seconde représentation du dieu est également très importante. Sous la forme d’un chien ou d’un chacal noir, les oreilles pointues et la queue tombante, il est allongé sur un tombeau. Cette représentation en fait le dieu protecteur de la sépulture sur laquelle il veille. La couleur noire représente le limon fertile issu de la crue du Nil. Cette symbolique fait référence à la renaissance.<br /> Protecteur d’Henou (Cynopolis en Grec), c’est dans cette ville de Haute-Égypte, que le seul temple connu, a été retrouvé. Il lui est entièrement consacré. D’autre part, une multitude de chapelles lui est dédiée, en général dans les &quot;temples de millions d’années&quot;. Durant toute la période baptisée &quot;l’Egypte antique&quot;, le culte d’Anubis sera présent.<br /> L’assimilation d’Anubis par les grecs de la fin de la basse-époque, s’est parfois faite sous les traits du dieu Hermès, créant ainsi un nouveau membre de la mythologie grecque : Hermanubis ou Hermès-Anubis &quot;celui qui révèle les mystères du monde inférieur&quot;
E
J'aimerais bien que tu donnes plus de détails sur le chien tuteur qui rend responsable des personnes à la dérive. Si tu as un exemple significatif, ce serait bien de me le faire passer.
J
Merci pour ce récit plein de sagesse plus facile à comprendre que certains articles !<br /> L'expérience du chien support de relations humaines évoquée ici rejoint bien celle que j'ai pu constater ; j'ajouterais que le chien peut même être un tuteur qui rend responsable une personne à la dérive .<br /> Rester à la porte du Paradis ? Pourquoi pas ? L'odeur du café peut satisfaire l'amateur de café qui ne peut en boire ...<br /> Ceci dit, je préfère les chiens bergers de la campagne à ceux qui vont chez la toiletteuse !
L
Atchy et Rex sont deux chiens, deux frères abandonnés à la SPA de Sainte-Marie, un refuge de la Réunion.<br /> <br /> Un jour Christian et sa femme Marie-Lina décident d'adopter un animal de compagnie et visitent le refuge.<br /> <br /> Ils jettent alors leur dévolu sur Atchy. Mais en emportant l’animal avec eux, Christian remarque un autre chien au regard triste qui les regarde partir.<br /> <br /> Deux frères inséparables à l’instinct fort<br /> Arrivé dans sa nouvelle demeure, Atchy est heureux et s'habitue rapidement à ses nouveaux maîtres et son bel environnement réunionnais : &quot;C’est un chien très gentil&quot; explique Marie-Line, épouse de Christian.<br /> <br /> Quinze jours passent, Atchoum est désormais intégré comme membre à part entière de la famille. Puis dimanche dernier, un incident se produit, Atchoum se met à aboyer bruyamment face au portail sans s’arrêter. A ses appels, un autre chien répond tout aussi tumultueusement créant une véritable cacophonie dans le quartier tranquille de Beauséjour. <br /> <br /> Intrigué par tout ce ramdam, Christian sort voir ce qu’il se passe : &quot;Ils ont longtemps aboyé et j'ai fini par ouvrir le portail&quot; raconte Christian. A l’ouverture de la porte, le chien errant s’engouffre dans le jardin et saute sur Atchy : &quot;Quand l'autre chien est entré, il s'est mis tout de suite à jouer avec Atchy. J'en ai eu des frissons à cause de l'émotion qui est montée à cet instant. Le lendemain, lorsque j'ai appelé la SPA, ils m'ont expliqué que ce deuxième chien était le frère d'Atchy et qu'il s'était échappé depuis plusieurs jours, sûrement parce que son frère lui manquait trop&quot;.<br /> <br /> Ils adoptent le frère du chien<br /> Nommé Rex, le frère d'Atchy était affaibli et amaigri par ces longs jours d'errance. Le fidèle toutou aurait parcouru environ 10 kilomètres pour rejoindre le foyer de son frère ! Depuis leurs retrouvailles, les frères sont inséparables.<br /> <br /> Il aurait été bien cruel de ne pas écouter le cri du coeur de ces deux chiens. Ainsi, voyant ce débordement de joie et cet amour incommensurable l'un pour l'autre, Christian et Marie-Lina ont décidé d'adopter Rex.<br /> <br /> Aujourd’hui, les deux chiens adoptés sont heureux dans leur nouveau foyer, côte à côte. Mais un mystère demeure : Comment Rex a-t-il retrouvé le foyer de son frère Atchy ? Quoi qu’il en soit, nous souhaitons tout le bonheur du monde à cette nouvelle petite famille !<br /> http://forum.aufeminin.com/forum/f498/__f19549_f498--saut-une-belle-histoire-de-chiens-abandonnes.html
E
Il ne faut pas prendre les textes symboliques au pied de la lettre. C’est bien évident que le chien ne nous emmène pas au paradis, mais il peut nous aider à être plus humains, à nous mettre sur notre propre chemin. Et, finalement comme tu l’as bien compris, le paradis dont il s’agit est précisément celui qu’il porte en lui.
J
Évidemment, le chien a un sens que nous avons perdu, celui du bon sens et de la mesure, celui de l'intelligence dite émotionnelle.<br /> Il veut bien suivre son &quot;maître&quot; jusqu'au paradis, mais, dès le premier coup d’œil, il a compris que ça ne marcherait pas. Pas de temps à perdre avec des fantasmes tirés par les cheveux, le chien préfère la mêlée de la vie et l'absurdité de la mort aux illusions crées par les dérives intellectuelles de &quot;l'intelligence&quot;.<br /> Il se tient loin des intrigues des ambitieux, des faux semblants et des fausses promesses, des séductions du &quot;story telling&quot;, pour se consacrer aux échanges affectifs. Il peut juger la valeur de chacun à la chaleur humaine qu'il est prêt à échanger. Il est reconnu parce qu'il n'impose pas de rapport de force, il laisse les gens libres de retirer leur masque de convenance.<br /> Pourquoi aurait-il besoin d'inventer le paradis alors qu'il lui suffit d'exprimer celui qu'il porte en lui?<br /> Jacques de Beaumont
E
Il est bien connu que le chien est un thérapeute, surtout pour un certain nombre de jeunes en difficulté. Mais je ne savais pas qu'il pouvait aider les cardiaques.
J
Elle est très jolie ton histoire de chien, connue de tous les citadins qui en ont. Un chien est un excellent créateur de relations humaines et aussi un bon remède pour les cardiaques ; certains cardiologues n'ont pas hésité à prétendre que les propriétaires de chiens qui les promenaient longuement (pas seulement dans l'arrière cour) récidivaient moins que le malades qui n'en n'avaient pas.
E
C'est très impressionnant surtout de voir, par interstices, l'intérêt que les autres élèves portent à ce chien et le renforcement des liens entre eux. Et j'imagine sans peine que cet animal, malgré lui, joue le rôle de surveillant. Car comment chahuter sans le faire réagir !
U
TEMPERANCE<br /> <br /> Chose étrange! on apprend la tempérance aux chiens, Et l'on ne peut l'apprendre aux hommes ! Jean de La Fontaine.<br /> <br /> Appuyez sur le titre la tempérance n’est pas un vain mot.<br /> <br /> Commentaire 38
E
Il doit y avoir une affinité entre le chien et le sénateur ! Laquelle ? A chacun de chercher.
D
Le 15 octobre 2013<br /> <br /> C’est pour répondre à la demande de l’Association Nationale des Maîtres de Chiens Guides d’Aveugles (ANMCGA) que Catherine Procaccia, Sénateur du Val-de-Marne et membre du Bureau du Sénat, a demandé que soit créé un espace détente à leur destination dans le jardin du Luxembourg.<br /> <br /> En ville, il est quasiment impossible de lâcher un chien guide qui a pourtant besoin de se détendre puisqu’il est sans cesse « en fonction ». Le maître doit pouvoir être sûr que son compagnon dispose d’un espace dédié sécurisé.*<br /> <br /> Une rencontre réunira ce mercredi 16 octobre 2013 à 15 heures dans le jardin - préau Saint-Michel - les sénateurs, la ANMCGA, la Fédération Française des Associations de Chiens Guides. Educateurs, adhérents et une quinzaine de chiens guides procéderont à des démonstrations et s’approprieront officiellement cet espace.<br /> <br /> Cette opération s’inscrit dans la continuité des actions que la Sénatrice mène depuis de nombreuses années : accessibilité et gratuité dans les transports, prise en course par les taxis, sensibilisation des écoles. Il y a près de 15 ans, elle instaurait des « classes de découvertes » à Vincennes sur ce thème.<br /> <br /> Elle se réjouit que les questeurs du Sénat, surpris par l’originalité de sa demande, aient cependant rapidement concrétisé cet espace.<br /> <br /> http://www.ump-senat.fr/Des-chiens-guides-d-aveugles-en.html<br /> <br /> Commentaire 36
E
Quelle belle évocation Paule de ce grand sénateur promenant son chien et aussi de ces chiens qui promènent leurs maîtres !<br /> <br /> Commentaire 35
P
FRANCK (Sérusclat) mon mari a changé de vie en découvrant les arbres de mon jardin, mes multiples chapeaux et BUCK mon chien... Il s'est installé parmi nous, a taillé les arbres, déplacé mes chapeaux et promené BUCK.<br /> Le chien heureux de ces balades et le sénateur découvrant une forme de relation plaisante avec les passants et particulièrement les autres chiens promenant leur maîtres concluait souvent au retour de ces promenades qu'il n'était pas de plus agréable façon de mener une campagne électorale....
L
Le meilleur ami de Dieu<br /> <br /> Sur la route d’Ecbatane à Ninive, Tobie chemine avec l’ange Raphaël et un chien. Une scène qui a enchanté depuis des siècles les lecteurs de la Bible. Le chien de Tobie est un sacré cabot. Dans la Vulgate, la traduction latine de saint Jérôme, il s’est taillé une place que ne lui reconnaît pas la version grecque des Septante. Celle-ci ne le signale que d’un mot : &quot; Le chien les suivait. &quot; Celle-là, beaucoup plus prolixe, brosse un tableau du retour à la maison où l’animal court devant Tobie et l’ange, tel un messager : &quot; Et le chien qui les avait accompagnés en route courut devant eux et, survenant comme un messager, montrait sa joie en agitant la queue. &quot; Où donc saint Jérôme a-t-il pris cette photo ? Sans doute dans l’une des versions chaldéennes ou araméennes du texte de Tobie qu’il consultait aussi, et qui est aujourd’hui perdue.<br /> <br /> Cette petite scène a enchanté durant deux millénaires les lecteurs de la Bible. Au VIIIe siècle, l’érudit anglo-saxon Bède le Vénérable consacre tout un commentaire au livre de Tobie. Il voit dans le chien une image du docteur évangélique qui enseigne le chemin du salut et défend &quot; le troupeau du Créateur contre les bêtes sauvages que sont les esprits impurs et les hommes hérétiques &quot;. S’il frétille de la queue en rentrant au bercail, c’est qu’il témoigne &quot; par l’extrémité de son corps de l’heureux achèvement de sa bonne œuvre &quot;.<br /> Au Moyen Âge, un chanoine de Reims, Pierre de Riga, récapitule dans la figure du chien de Tobie toutes les vertus chrétiennes de l’animal. Non seulement celui-ci représente les prédicateurs qui pourchassent l’hérésie, mais léchant les plaies, sa langue, comme celle des docteurs, est un remède pour les pécheurs. La queue n’est pas oubliée, car elle symbolise la fin jubilante de la mission...<br /> <br /> Durant la Renaissance et le Baroque, de nombreuses peintures offrent l’image d’un grand ange flanqué à droite d’un jeune homme de taille moyenne et à gauche d’un petit chien. Ainsi chez Gozzoli, Pollaiolo, Titien. Avec une saveur inépuisable, Rembrandt célèbre dans ses dessins la présence d’un chien de Tobie à tous les moments de l’action.<br /> Le trio de l’ange, du jeune homme et du chien éveille de profondes résonances. En écho à l’évangile de la tentation au désert (&quot; Il vivait avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient &quot;), l’histoire de Tobie figure l’étroite communion de l’homme avec les créatures célestes et les créatures sans raison. Situé à leur jonction, l’homme transmet par l’ange le salut du Christ à toute la nature.<br /> <br /> Claudel a &quot; interrogé &quot; deux fois le livre de Tobie : en 1936 dans un commentaire exégétique, en 1938 dans une &quot; moralité &quot; théâtrale. Cette dernière fait du chien un vrai personnage joué par un mime. L’animal déploie une activité débordante. Un récitant précise : &quot; C’est le même chien qui léchera plus tard les plaies du pauvre Lazare dans l’Évangile. &quot; Pour Claudel, aucun doute : &quot; L’ange Raphaël ne suffit pas. UN ange gardien, c’est très bien, mais parlez-moi de cet instinct animal en nous qui n’est pas si bête qu’on le croit. &quot; Une fois de plus se manifeste entre l’ange, Tobie et le chien une alliance rédemptrice. On comprend que Claudel, au terme de son premier commentaire de l’Apocalypse, en 1930, affirme résolument que &quot; non seulement les hommes, mais les animaux entreront dans Jérusalem, quoique naturellement d’une manière différente &quot;.<br /> <br /> Jean Bastaire<br /> <br /> Commentaire 33<br /> <br /> Appuyez sur le titre pour avoir le numéro de La Vie, qui reprend l'évocation de Jean Bastaire.
E
Le chien abandonné, qui reconnaît l'humanité de l'homme, quelle leçon pour tous les racistes ! Car être raciste, ce n'est pas différencier des races mais c'est avant tout dépouiller l'homme de son humanité, comme l'a fait le nazisme dans les camps, comme viennent de le faire ceux qui s'opposent à Christiane Taubira. Etre raciste, c'est finalement commettre le crime contre l'humanité.<br /> <br /> Commentaire 32
E
Nom d'un chien ou le droit naturel<br /> <br /> Nous étions soixante-dix dans un commando forestier pour prisonniers de guerre israélites, en Allemagne nazie. Le camp portait — coïncidence singulière — le numéro 1492, millésime de l'expulsion des juifs d'Espagne sous Ferdinand V le Catholique. L'uniforme français nous protégeait encore contre la violence hitlérienne. Mais les autres hommes, dits libres, qui nous croisaient ou qui nous donnaient du travail ou des ordres ou même un sourire — et les enfants et les femmes qui passaient et qui, parfois, levaient les yeux sur nous — nous dépouillaient de notre peau humaine. Nous n'étions qu'une quasi-humanité, une bande de singes. Force et misère de persécutés, un pauvre murmure intérieur nous rappelait notre essence raisonnable. Mais nous n'étions plus au monde. Notre va-et-vient, nos peines et nos rires, nos maladies et nos distractions, le travail de nos mains et l'angoisse de nos yeux, les lettres qu'on nous remettait de France et celles qu'on acceptait pour nos familles —, tout cela se passait entre parenthèses. Êtres enfermés dans leur espèce ; malgré tout leur vocabulaire, êtres sans langage. Le racisme n'est pas un concept biologique ; l'antisémitisme est l'archétype de tout internement. L'oppression sociale, elle-même, ne fait qu'imiter ce modèle. Elle cloître dans une classe, prive d'expression et condamne aux « signifiants sans signifiés » et, dès lors, aux violences et aux combats. Comment délivrer un message de son humanité qui, de derrière les barreaux des guillemets, s'étende autrement que comme parler simiesque ?<br /> Et voici que, vers le milieu d'une longue captivité — pour quelques courtes semaines et avant que les sentinelles ne l'eussent chassé — un chien errant entre dans notre vie. Il vint un jour se joindre à la tourbe, alors que, sous bonne garde, elle rentrait du travail. Il vivotait dans quelque coin sauvage, aux alentours du camp. Mais nous l'appelions Bobby, d'un nom exotique, comme il convient à un chien chéri. Il apparaissait aux rassemblements matinaux et nous attendait au retour, sautillant et aboyant gaiement. Pour lui — c'était incontestable — nous fûmes des hommes.<br /> Le chien qui reconnut Ulysse sous le déguisement à son retour de l'Odyssée, était-il le parent du nôtre ? Mais non ! mais non ! Là-bas, ce fut l'Ithaque et la patrie. Ici, ce fut nulle part. Dernier kantien de l'Allemagne nazie, n'ayant pas le cerveau qu'il faut pour universaliser les maximes de ses pulsions, il descendait des chiens d'Égypte. Et son aboiement d'ami — foi d'animal — naquit dans le silence de ses aïeux des bords du Nil.<br /> Emmanuel Lévinas, « Nom d'un chien ou le droit naturel », , Difficile Liberté, 3e éd. revue et corrigée, Livre de poche, 1976, page 215-216.<br /> <br /> Dialogue 31
E
Je croyais lire du Georges Sand ! Merci pour ce dialogue !<br /> <br /> Dialogue 30
D
DIALOGUE DE BETE<br /> <br /> Le perron au soleil. La sieste après déjeuner. Toby-Chien et Kiki-la-Doucette gisent sur la pierre brûlante. Un silence de Dimanche. Pourtant, Toby-Chien ne dort pas, tourmenté par les mouches et par un déjeuner pesant. Il rampe sur le ventre, le train de derrière aplati en grenouille, jusqu'à Kiki-La-Doucette, fourrure tigrée, immobile.<br /> <br /> TOBY-CHIEN : Tu dors ?<br /> KIKI-LA-DOUCETTE, ronron faible : ...<br /> TOBY-CHIEN : Vis tu seulement ? Tu es si plat ! Tu as l'air d'une peau de chat vide.<br /> KIKI-LA-DOUCETTE, voix mourante : Laisse...<br /> TOBY-CHIEN : Tu n'es pas malade ?<br /> KIKI-LA-DOUCETTE : Non... laisse-moi. Je dors. Je ne sais plus si j'ai un corps. Quel tourment de vivre près de toi ! J'ai mangé, il est deux heures... dormons.<br /> TOBY-CHIEN : Je ne peux pas. Quelque chose fait boule dans mon estomac. Cela va descendre, mais lentement. Et puis ces mouches !... La vue d'une seule tire mes yeux hors de ma tête. Comment font-elles ? Je ne suis que mâchoires hérissées de dents terribles (entends les claquer) et ces bêtes damnés m'échappent. Hélas ! mes oreilles ! Hélas ! mon tendre ventre bistré ! ma truffe enfiévrée !... Là ! juste sur mon nez, tu vois ? Comment faire ? Je louche tant que je peux... Il y a deux mouches maintenant ? Non, une seule... Non, deux... Je les jette en l'air comme un morceau de sucre. C'est le vide que je happe... Je n'en puis plus. Je déteste le soleil, et les mouches, et tout !...<br /> Il Gémit.<br /> KIKI-LA-DOUCETTE, assis, les yeux pâles de sommeil et de lumière : Tu as réussi à m'éveiller. C'est tout ce que tu voulais n'est-ce pas ? Mes rêves sont partis. A peine sentais-je, à la surface de ma fourrure profonde, les petits pieds agaçants de ces mouches que tu poursuis. Un effleurement, une caresse parfois ridait d'un frisson l'herbe incliné et soyeuse qui me revêt... Mais tu ne sais rien faire discrètement ; ta joie populacière encombre, ta douleur cabotine gémit. Méridional va !<br /> TOBY-CHIEN, amer : Si c'est pour me dire ça que tu t'es réveillé !...<br /> KIKI-LA-DOUCETTE, rectifiant : Que tu m'as réveillé.<br /> TOBY-CHIEN :J'étais mal à l'aise, je quêtais une aide, une parole encourageante...<br /> KIKI-LA-DOUCETTE : Je ne connais point de verbes digestifs. Quand je pense que de nous deux, c'est moi qui passe pour un sale caractère ! Mais rentre un peu en toi-même, compare ! La chaleur t'excède, la faim t'affole, le froid te fige...<br /> TOBY-CHIEN, vexé : Je suis un sensitif.<br /> KIKI-LA-DOUCETTE : Dis : Un énergumène.<br /> TOBY-CHIEN : Non, je ne le dirai pas. toi, tu es un monstrueux égoïste.<br /> KIKI-LA-DOUCETTE : Peut-être. Les Deux-Pattes - ni toi - n'entendent rien à l'égoïsme, à celui des Chats... Ils baptisent ainsi, pêle-mêle, l'instinct de préservation, la pudique réserve, la dignité, le renoncement fatigué qui nous vient de l'impossibilité d'être compris par eux. Chien peu distingué, mais dénué de parti pris, me comprendras-tu mieux ? Le chat est un hôte et non un jouet. En vérité, je ne sais en quel temps nous vivons ! Les Deux-Pattes, Lui et Elle, ont-ils seuls le droit de s'attrister, de se réjouir, de laper les assiettes, de gronder, de promener par la maison une humeur capricieuse ? J'ai, moi aussi, MES caprices, MA tristesse, mon appétit inégal, mes heures de retraite rêveuse où je me sépare du monde...*<br /> <br /> Dialogue de bête écrit de Colette en 1904.Grande observatrice de la nature…<br /> Elle met en scène 4 personnages : KIKI-LA-DOUCETTE, chat des Chartreux, TOBY-CHIEN, bull bringué, LUI, ELLE, seigneurs de moindre importance…<br /> <br /> Commentaire n°29
D
Je viens de m'apercevoir qu'un certain nombre de commentaires ont disparu, notamment dans l'article précédent sur Oedipe. Ils concernent Yvon Montigné, Marius Alliod, André Burnet, Gérard Jaffrédou... Si cela concerne l'un des lecteurs, je puis vous assurer que je n'y suis pour rien. Il a dû m'arriver une seule fois, depuis le début, de bloquer un commentaire. En tout cas, cela ne m'est pas arrivé depuis longtemps. La cause de ce problème est sans doute du côté d'overblog...
L
Le chien jeté aux ordures sauvé par un billet de loterie<br /> <br /> Un petit caniche croisé a été retrouvé samedi dernier enfermé vivant dans un sac-poubelle taxé à Belmont-sur-Lausanne (VD). C’est un chauffeur de bus, voulant récupérer son billet de loterie jeté par mégarde, qui l’a sauvé.<br /> C’est un petit miracle. Le caniche retrouvé samedi dernier enfermé mais vivant dans un sac à poubelle taxé à Belmont-sur-Lausanne (VD) a été sauvé par un chauffeur de bus des Transports lausannois. Un pur hasard, puisque le conducteur voulait récupérer dans la benne à ordures son billet de loterie jeté par mégarde. Le propriétaire de l’animal s’est quant à lui dénoncé jeudi aux autorités. Il s’agit d’un homme domicilié dans le canton de Vaud, mais pas à Belmont-sur-Lausanne. Ce qui explique la présence insolite d’un sac taxé dans une commune qui n’a pas adopté ce système et où les sacs noirs sont encore autorisés. <br /> Par ailleurs, cet homme est d’origine étrangère, ressortissant d’un pays de l’Union européenne. «Je vais l’entendre ces prochains jours afin de déterminer les circonstances de son acte. En fonction de l’audition il sera donné une suite administrative ou pénale, voire les deux», informe Giovanni Peduto, vétérinaire cantonal vaudois, en charge de l’instruction. Les mesures administratives pourraient prendre la forme d’un séquestre définitif suivi d’un replacement auprès d’un nouveau propriétaire, assorti d’une interdiction de détention d’autres chiens pour un certain temps.<br /> Pour en savoir plus, consultez la nouvelle application Le Matin Dimanche sur iPad ou notre E-Paper pour une lecture sur votre ordinateur personnel. (Le Matin)
L
Le chien qui a vu Dieu<br /> <br /> Le chien qui a vu Dieu est un court roman de Dino Buzzati.<br /> Defendente, le boulanger du village de Tis, vient d'hériter. Mais par pure malveillance, son défunt oncle a posé comme condition à l'obtention de l'héritage que Defendente devrait, pendant cinq ans, distribuer tous les matins aux pauvres cinquante kilos de pain frai. Defendente est furieux, et ne peut que contempler les indigents se servir de son pain. Mais un jour, un chien vient aussi se servir.<br /> Defendente a déjà dû mal à supporter que les pauvres se servent, mais il ne veut pas en plus nourrir les chiens errants. Se jetant à la poursuite du chien, il découvre que celui-ci apporte du pain à un vieil ermite, reclus sur une colline, dans une chapelle abandonnée. Il accepte que le chien apporte du pain pour l'ermite. Mais à la mort de l'ermite, le chien revient au village, et décide d'y demeurer. Et le regard de ce chien va boulverser totalement et à jamais la vie de Tis.<br /> Le chien qui a vu Dieu est un récit amusant et l'expression du regard sur les autres de Dino Buzzati, bref un court divertissement littéraire.<br /> <br /> Appuyez sur le titre.
E
Ce qui est étonnant c'est que le flair, chez l'homme, devient comme un accomplissement de l'intelligence parce qu'il associe l'inconscient et le conscient.
J
Je viens de lire ton dernier article &quot;WHISKY&quot;. Que dire, si ce n'est que je suis entièrement d'accord avec la conclusion.
E
Quel conte superbe ! Ce dont je suis sûr, c'est qu'il y a quelque chose d'animal en chacun de nous. Et il y a aussi quelque chose d'humain dans les chiens que nous côtoyons...
M
A Gabrielle Sand<br /> <br /> Nous avions jadis pour voisin de campagne un homme dont le nom prêtait souvent à rire : il s'appelait M. Lechien. Il en plaisantait le premier et ne paraissait nullement contrarié quand les enfants l'appelaient Médor ou Azor.<br /> C'était un homme très bon, très doux, un peu froid de manières, mais très estimé pour la droiture et l'aménité de son caractère. Rien en lui, hormis son nom, ne paraissait bizarre : aussi nous étonna-t-il beaucoup, un jour où son chien avait fait une sottise au milieu du dîner. Au lieu de le gronder ou de le battre, il lui adressa, d'un ton froid et en le regardant fixement, cette étrange mercuriale :<br /> - Si vous agissez ainsi, monsieur, il se passera du temps avant que vous cessiez d'être chien. Je l'ai été, moi qui vous parle, et il m'est arrivé quelquefois d'être entraîné par la gourmandise, au point de m'emparer d'un mets qui ne m'était pas destiné ; mais je n'avais pas comme vous l'âge de raison, et d'ailleurs sachez, monsieur, que je n'ai jamais cassé l'assiette.<br /> Le chien écouta ce discours avec une attention soumise ; puis il fit entendre un bâillement mélancolique, ce qui, au dire de son maître, n'est pas un signe d'ennui, mais de tristesse chez les chiens ; après quoi, il se coucha, le museau allongé sur ses pattes de devant, et parut plongé dans de pénibles réflexions.<br /> Nous crûmes d'abord que, faisant allusion à son nom, notre voisin avait voulu montrer simplement de l'esprit pour nous divertir ; mais son air grave et convaincu nous jeta dans la stupeur lorsqu'il nous demanda si nous n'avions aucun souvenir de nos existences antérieures.<br /> - Aucun ! fut la réponse générale.<br /> M. Lechien ayant fait du regard le tour de la table, et, nous voyant tous incrédules, s'avisa de regarder un domestique qui venait d'entrer pour remettre une lettre et qui n'était nullement au courant de la conversation.<br /> - Et vous, Sylvain, lui dit-il, vous souvenez-vous de ce que vous avez été avant d'être homme Sylvain était un esprit railleur et sceptique.<br /> - Monsieur, répondit-il sans se déconcerter, depuis que je suis homme j'ai toujours été cocher : il est bien probable qu'avant d'être cocher, j'ai été cheval !<br /> - Bien répondu ! s'écria-t-on.<br /> Et Sylvain se retira aux applaudissements des joyeux convives.<br /> - Cet homme a du sens et de l'esprit, reprit notre voisin ; il est bien probable, pour parler comme lui, que, dans sa prochaine existence, il ne sera plus cocher, il deviendra maître.<br /> - Et il battra ses gens, répondit un de nous, comme étant cocher, il aura battu ses chevaux.<br /> - Je gage tout ce que vous voudrez, repartit notre ami, que Sylvain ne bat jamais ses chevaux, de même que je ne bats jamais mon chien. Si Sylvain était brutal et cruel, il ne se serait pas devenu bon cocher et ne serait pas destiné à devenir maître. Si je battais mon chien, je prendrais le chemin de redevenir chien après ma mort.<br /> On trouva la théorie ingénieuse, et on pressa le voisin de la développer…(Extrait du conte Le Chien et la fleur sacrée par George Sand )<br /> <br /> Pour la suite du conte appuyez sur le titre &quot;Monsieur Lechien&quot;
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Découvrez le chien Martha de Paul Mc Cartney en appuyant sur le titre.
L
Henri VIII a fait décapiter sa seconde épouse Anne Boleyn en 1536 et ordonne le même jour que l’on décapite également Urian, le chien préféré de l’ancienne reine.
L
Le petit chien qui voulait attraper sa queue. Ecoutez en appuyant sur le titre.
E
Je pense que Dieu était d’accord. Il fallait bien aider tous ceux qui ont des difficultés à entrer eux-mêmes au paradis. C’est un thème qui est assez constamment dans la Bible avec la notion de serviteur. De mon point de vue, le chien, comme il est décrit dans le conte, illustre presque parfaitement cette notion. On la retrouve dans le bouddhisme : souvent celui qui atteint l’éveil y renonce pour aider les autres à avancer (le boddhisatva).
M
J’ai lu avec plaisir et amusement l’histoire de Whisky. N'importe quelle personne qui a eu un chien ou promené celui de son voisin a inévitablement constaté qu’il était un merveilleux vecteur de communication. Effectivement il permet d’abolir les barrières d’âge et de milieu social ou culturel. De la conversation affective sur le toutou on peut évoluer vers des sujets plus personnels. Il favorise le transfert aussi, comme le chat de la femme du boulanger. Il réduirait même le déficit de la sécurité sociale en économisant les antidépresseurs et les prestations de « psy » ! Donc jusque là rien ne m’a étonnée.<br /> En revanche, son refus d’entrer au paradis m’a bluffée ! « Il lui suffit d’en respirer l’odeur… », ça me ravit, mais je me perds en conjectures. Étienne, éclairez moi !<br /> Qu’en a pensé Dieu ?
E
Merci Vincent pour cet écho qui me rappelle les années où nous fonctionnions un peu ensemble et dont j’ai gardé un bon souvenir. En même temps, je suis heureux de voir que tu as su rebondir avec succès. Pour ce qui est du chien, je pense comme toi qu’il vaut mieux être un bon chien berger qu’un mauvais berger, d’autant plus que le chien a plus de flair que son maître.
V
Salut Etienne,<br /> J'ai aimé ton whisky !Ce texte me rappelle deux autres histoires de chien, ou de chien et d'homme, ou de chien et de femme. Il y a &quot;quelques&quot; années, lorsque j'étais animateur de jeunes, une fille de 16 ans, un jour, m'a dit en parlant de son chien, un caniche que pas mal des autres jeunes et moi-même trouvions inintéressant au possible, que la relation avec ce X (je ne me souviens plus de son nom) était ce qui l'avait sauvée de l'indifférence aux autres. Et lorsque j'étais permanent d'aumônerie de lycée, un des jeunes, suivi par un certain nombre d'autres, m'appelait, en toute connaissance de cause sur l'identité de l'aumônerie, &quot;chien de berger&quot; ; j'ai beaucoup aimé cette expression, qui m'a aidé par la suite à vivre cette responsabilité un peu spéciale et que j'ai trouvée très juste, d'autant plus que dans ces années émergeaient dans la mouvance catho des communautés soi – disant nouvelles dont les responsables se faisaient appeler berger...(on a vu par la suite comment certains de ces bergers ont traité leurs moutons...).<br /> Je te souhaite en forme, avec ou sans le chien. Tu salueras sa maîtresse de ma part.
E
Quelle complicité entre le chien Argos et Ulysse ! Contre toute espérance, il sait que son maître reviendra. Il l'attend pour mourir. Et ainsi c'est Ulysse qui l'enterrera...
V
Fidèle Argos<br /> <br /> Ulysse et Eumée parlent ainsi. Soudain un chien couché près d'eux lève sa tête et dresse ses oreilles : c'est Argos, que le vaillant Ulysse avait élevé lui-même ; mais ce héros ne put voir le succès de ses soins, car il partit trop tôt pour la ville sacrée d'Ilion. Jadis les jeunes chasseurs conduisaient Argos à la poursuite des chèvres sauvages, des cerfs et des lièvres ; mais depuis que son maître était parti, il gisait honteusement sur le vil fumier des mules et des bœufs, qui restait entassé devant les portes, jusqu'à ce que les serviteurs d'Ulysse vinssent l'enlever pour fumer les champs. C'est là que repose étendu le malheureux Argos tout couvert de vermine. Lorsqu'il aperçoit Ulysse, il agite sa queue en signe de caresses et baisse ses deux oreilles ; mais la faiblesse l'empêche d'aller à son maître. Ulysse, en le voyant, essuie une larme qu'il cache au pasteur, puis il prononce ces paroles : « Eumée, je m'étonne que ce chien reste ainsi couché sur le fumier, car il est d'une grande beauté. Toutefois j'ignore si avec ses belles formes il est bon à la course, ou si ce n'est qu'un chien de table que les maîtres élèvent pour leur propre plaisir.» Le pasteur Eumée lui répond en disant : « Hélas ! c'est le chien de ce héros qui est mort loin de nous ! S'il était encore tel qu'Ulysse le laissa quand il partit pour les champs troyens, tu serais étonné de sa force et de son agilité. Nulle proie n'échappait à sa vitesse lorsqu'il la poursuivait dans les profondeurs des épaisses forêts : car ce chien excellait à connaître les traces du gibier. Maintenant il languit accablé de maux ; son maître a péri loin de sa patrie, et les esclaves, devenues négligentes, ne prennent aucun soin de ce pauvre animal ! C'est ainsi qu'agissent les serviteurs : dès qu'un maître cesse de les commander, ils ne veulent plus s'acquitter de leurs devoirs ; Zeus ravit à l'homme la moitié de sa vertu quand il le prive de sa liberté. » Quand Eumée a achevé ces paroles, il entre dans les demeures d'Ulysse et va droit à la salle où se trouvaient les fiers prétendants. — Mais le fidèle Argos est enveloppé dans les ombres de la mort dès qu'il a revu son maître après vingt années d'absence !<br /> D'après l'Odyssée d'Homère chant XVII Traduction de Eugène Bareste (1842)<br /> <br /> Proposition de voyage en ARGOS Cliquez

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